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mercredi 11 septembre 2013

Guyane: des détenus jouent la fille de l'air en hommage au laxisme de Taubira

Des détenus guyanais s'offrent une permission

Petite visite de courtoisie de
Taubira à Rémire-Montjoly
Dans le département d'origine de la garde des Sceaux, Christiane Taubira, trois prisonniers se sont récemment offert  du bon temps hors de leur centre pénitentiaire


Des condamnés en fin de peine se sont joués de la surveillance relâchée de la prison de Rémire-Montjoly, ouverte en 1998 à quelques km de Cayenne. 
Des petites vacances qui font désordre après l'évasion du braqueur Redoine Faïd interpellé, dans la nuit du mardi 28 au mercredi 29 mai, après six semaines de cavale et trois vols à main armée (la BNP de Creil en 1995 avec prise d'otage; une société informatique d'Evry en 1996 ; un fourgon blindé à Villepinte en 1997), ou celle de Mohamed le 16 juillet, un trafiquant de cannabis, incarcéré à Sequedin (Nord) mais décidé à "prendre des vacances"selon l'expression de son frère, bien que parti, à pied et menotté, après avoir échappé à la vigilance des policiers.


"Le 14 juillet, vers 15 h 30, un collègue posté sur un mirador a remarqué trois détenus qui escaladaient le mur d'enceinte pour réintégrer l'établissement", raconte Diokine Gomis, secrétaire départemental du
syndicat FO-pénitentiaire. "Il semble qu'ils soient sortis régler des comptes, car la femme de l'un d'entre eux avait été frappée, poursuit ce surveillant. Au passage, ils ont rapporté une bouteille de whisky, une autre de vodka et deux téléphones portables. Ils auraient tout aussi bien pu ramener des armes…"

Une dizaine de jours plus tôt, FO avait une nouvelle fois soulevé le problème des gardes au quartier de semi-liberté de Rémire-Montjoly, qui accueille les détenus en fin de peine bénéficiant d'aménagements pour exercer en journée, du lundi au vendredi, une activité à l'extérieur de l'établissement. "Il n'y a pas de surveillant la nuit, le week-end et les jours fériés, souligne Diokine Gomis. Cela dure depuis plusieurs années, on ne nous donne pas les moyens de faire correctement notre travail!"

Ce n'est sans doute pas la première fois que des détenus s'octroient ce genre de virée. 
Le quartier de semi-liberté se trouve en effet un peu à l'écart des autres bâtiments et il n'y a pas de "concertina" (du fil barbelé tranchant) sur les murs alentours. "L'agent qui a remarqué les évadés était posté à près de 150 mètres de là, précise le surveillant. Là-bas, quand il y a des bagarres le soir entre prisonniers, ce sont eux-mêmes qui nous préviennent par un interphone qui ne fonctionne que quand il veut…" Le syndicat réclame donc une surveillance permanente: "Il faut que l'administration pénitentiaire et le ministère de la Justice prennent leurs responsabilités."

Taubira n'a rien fait de plus entre février et septembre

La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a pourtant présenté un plan de renforcement de la sécurité des prisons, qui prévoyait notamment un large déploiement de nouveaux portiques de détection, notamment à la sortie des parloirs, des cours de promenade et des ateliers, à la satisfaction globale des représentants syndicaux. Ils seront Mais c'était en février dernier et, en sept mois, depuis son petit tour, elle n'a rien fait. La garde des Sceaux n'a toujours pas ouvert l'enveloppe de plus de 33 millions d'euros débloqués pour financer les mesures, lors de sa présentation du projet aux organisations syndicales et aux cadres de l'Administration pénitentiaire. 

Prison: Taubira va renforcer la sécurité, avec notamment des portiques
La ministre de la Justice, Christiane Taubira, 

visite la prison de Remire-Montjoly 
(Guyane), le 25 février 2013
Un cadre de la prison, sous couvert d'anonymat, relativise les faits survenus. "Ce centre de semi-liberté est tenu à des règles de surveillance moins strictes. Ce sont des détenus en fin de peine et au profil sélectionné, assure-t-il. S'ils n'étaient pas là, ils seraient dehors avec un bracelet électronique, le système fonctionne sur la confiance.
Il glisse toutefois que l'installation de fils barbelés sur les murs a été programmée "pour que d'autres détenus n'aient pas la même idée", mais qu'il y a "d'autres priorités plus urgentes" que de renforcer les effectifs de surveillance en semi-liberté… Le fonctionnaire a retenu la leçon de la ministre.

Les trois fugitifs doivent quant à eux passer en commission de discipline alors que le Parquet a ouvert une enquête. Ils risquent un allongement de leur peine et le retour en détention classique. Ou au bracelet électronique !

mardi 9 février 2010

Un élève passé à tabac dans un lycée du Val-de-Marne

La grève des enseignants perturbe le calme retrouvé

Le lycée "défavorisé"
Adolphe Chérioux
de Vitry-sur-Seine

Pas de nouvelles de la victime et de ses agresseurs...

Un adolescent -anonyme- a été hospitalisé après avoir été poignardé à l'intérieur de son établissement
. Lire PaSiDupes Deux mineurs suspects -de "jeunes garçons"- ont été interpellés. Leur âge reste secret défense, puisqu'il pourrait justifier le couvre-feu voulu par le ministre Hortefeux (et le socialiste Chevènement à Belfort), le fichage des mineurs récidivistes ou la loi sur les mineurs de 13 ans: lire PaSiDupes. Une bagarre entre deux jeunes, voire davantage, pourrait être à l'origine de l'agression.

La prévention par l'éducation civique

Un lycéen de 14 ans scolarisé au lycée polyvalent Adolphe-Chérioux de Vitry-sur-Seine, dans le Far West du Val-de-Marne, a été violenté, mardi matin, au coeur même de ce qui devrait être un sanctuaire, son lycée. Le jeune homme a été passé à tabac par au moins sept personnes, qui avaient pris soin de dissimuler leur visage: euphémisme pour désigner les foulards interdits par la loi. De source judiciaire, on indique qu'il a reçu un coup de couteau dans la cuisse, souffre d'une plaie à l'oreille et a les yeux tuméfiés par les gaz lacrymogènes. Son état n'est toutefois pas jugé préoccupant.

La gauche ne veut pas de portiques de sécurité

Sans qu'on s'en émeuve outre mesure, tant la violence est banalisée, un coup de feu a par ailleurs été entendu par des témoins, mais aucune blessure par arme à feu n'a été constatée. Il semblerait que l'arme utilisée soit un pistolet à grenailles, «sans doute pour impressionner», estime une source policière.
Une bagarre entre bandes de Thiais et de l'Haye-les-Roses pourrait être à l'origine de cette agression. «Il y a quelques jours, deux jeunes se sont bagarrés, puis deux clans se sont formés, apprend-on. Cette agression pourrait être une vengeance de l'un des groupes». Les enquêteurs de la Sûreté territoriale cherchent à établir les raisons de cette rivalité. Interpellés mardi vers 11 heures, deux jeunes de Thiais se trouvaient toujours en garde à vue mercredi matin.

Des enseignants font de l'animation politique devant ...le rectorat

Les professeurs victimes de la violence de leurs élèves ne mobilisent pas tant: faut-il se faire poignarder pendant une campagne électorale pour mobliser la gauche ? Lire PaSiDupes
=> En décembre 2005 à Etampes, une enseignante, Karen Montet-Toutain, avait été poignardée par un élève, Kévani Wansale, 20 ans, qui n'avait encore vu sa victime qu'à trois ou quatre reprises mais voulait déjà "faire un truc de ouf" et "schlapper" (planter) son professeur principal.

Alors que, le calme retrouvé, l'établissement rouvrait ses portes mercredi sous la surveillance de quelques policiers, des enseignants ont décidé de profiter de la situation pour exercer leur droit de retrait (lire le prochain article de PaSiDupes sur le sujet) et refuser de donner leurs cours aux élèves. Ils appellaient à manifester devant le ...rectorat de Créteil plutôt que devant le Conseil Régional et «envisageaient de poursuivre leur action» jeudi dans le cas où leur revendication «ne serait pas satisfaite», annoncaient-ils. Ils réclament le doublement du nombre d'assistants d'éducation. Lire PaSiDupes sur la totale absence de formation de ceux-ci.

L'incurie des Conseils Général et Régional

Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a souligné mercredi sur RMC que le lycée avait fait l'objet en mai dernier d'un diagnostic de sécurité. Ce dernier avait recommandé la pose d'une clôture autour de l'établissement situé «dans un parc sur plusieurs hectares» avec «22 bâtiments ouverts à tous les vents». «Malheureusement, ça n'a pas été fait et je regrette que les collectivités locales, la région et le département se soient un peu renvoyés la balle sur ce sujet, puisque le département est propriétaire du site et la région responsable du lycée. Ce que je souhaite, c'est que dans les meilleurs délais, on mette en oeuvre les préconisations de ce diagnostic», a-t-il affirmé.

La manifestation des enseignants n'aurait-elle pas dû prendre le chemin du CR ? Les syndicats enseignants ont préféré entraîner les enseignants, parents et élèves devant le ministère. Nous assistons manifestement à une action de détournement des responsabilités des responsables sur les adversaires politiques traditionnels. En période électorale, ça s'appelle de l'intox de l'opinion, du maquillage des coupables et de la récupération politicienne.

Des élus d'opposition peu réactifs

Le maire, Alain Audoubert et le président du Conseil Général, Christian Favier, sont communistes. Quant à celui du Conseil Régional, Jean-Paul Huchon, il est socialiste. La FSU a la délicate attention politique de ne pas nuire à sa campagne des régionales...

Au lycée de Vitry
Le ministre a en outre répété que les diagnostics de sécurité seraient effectués dans tous les lycées de France d'ici à la fin de l'année scolaire. A ce stade, ils ont déjà été réalisés dans 57% des établissements.
Cette agression survient au lendemain de l'annonce de l'accélération du plan de sécurisation des établissements scolaires par Luc Chatel. Il a ainsi affirmé que la mise en place des équipes mobiles de sécurité (EMS), mesure phare du dispositif, sera achevée d'ici au 31 mars.

D'autres lycées du Val-de-Marne
Le 10 janvier dernier, un lycéen du Kremin-Bicêtre dans le même département, Hakim, 18 ans, avait trouvé la mort (Lire PaSiDupes), frappé de trois coups de couteau dans son établissement. Son agresseur présumé, un camarade de lycée, avait été placé en garde à vue.

Le maire, Jean-Luc Laurent, est socialiste de la mouvance Jean-Pierre Chevènement (MRC) et membre (in)actif du Conseil régional d'Île-de-France.
=> Si la récupération politique des coups de poignards en établissements scolaires profite à la gauche, c'est à désespérer de l'électorat. Lien PaSiDupes

Et pendant ce temps-là

Malgré les élections et le populisme de l'opposition,la majorité souhaite responsabiliser les parents: lire PaSiDupes

Devoir de mémoire: Vitry-sur-Seine

  • 11 octobre 2002
    VOIR et ENTENDRE Reportage.
    Evocation du meurtre d'une jeune fille à Vitry-sur-Seine : Sohane a été volontairement brûlée vive après avoir été aspergée de liquide inflammable. Commentaires sur images des lieux du meurtre en alternance avec des témoignages anonymes sur les circonstances du drame et l'interview de Nicolas Couteau, policier et membre du Syndicat général de la police.

  • 1992
    VOIR et ENTENDRE Vitry: drogue au foyer des immigrés (doc INA)
  • mardi 23 juin 2009

    Les bandes violentes ne pourront plus sévir impunément

    Christian Estrosi dévoile son projet en faveur des personnes menacées

    Aperçu des principales propositions présentées ce mardi après-midi à l'Assemblée nationale...

    Le premier article de la proposition de loi donne le ton. Toute participation à «une bande ayant l'intention de commettre des violences» sera punie de trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende. Et lorsqu'un délit sera commis en réunion par plusieurs personnes dont l'une au moins est porteuse d'une arme, la condamnation pourra aller jusqu’à sept ans de prison et 100.000 euros d'amende. Des mesures strictes et spécifiques censées «adapter notre législation» à une «délinquance en constante mutation», selon le rapporteur de la proposition de loi, Christian Estrosi. En avril dernier, Nicolas Sarkozy avait confié au député-maire (UMP) de Nice le soin de rédiger une proposition de loi pour lutter contre le phénomène des «bandes violentes».
    Si les députés de la majorité suivent l'appel lancé par Frédéric Lefebvre, la proposition de loi pourrait être votée mercredi à l'Assemblée. Le porte-parole de l'UMP a en effet appelé dimanche les parlementaires à voter «à l'unanimité» ce texte.

    Les principales mesures prévues par la proposition de loi:

    -> La prison: Toute «participation à une bande ayant l’intention de commettre des violences ou des atteintes aux biens concertées, dont la définition est directement inspirée de celle de l’association de malfaiteurs» donnera lieu à une incrimination spécifique. Même s'il s'agit d'une participation temporaire, la personne encourra, selon les circonstances, jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende. Le texte précise qu'il ne s’agit «aucunement de réprimer le simple fait d’être en groupe avec une "bande de copains" et qu'il faut appartenir à ce groupement en connaissance de cause». Le fait de se retrouver inopinément à proximité de ce groupement n’est donc pas punissable. Reste à savoir comment les enquêteurs prouveront cette «intention».
    ->Le port d'arme: Le texte prévoit l'extension du délit de participation délictueuse à un attroupement en étant porteur d'une arme (trois à cinq ans de prison et 45.000 à 75.000 euros d'amende) à la personne qui, sans être elle-même porteuse d'une arme, participe volontairement à un attroupement où une ou plusieurs personnes portent des armes de manière apparente.

    -> La cagoule: La proposition instaure une circonstance aggravante nouvelle lorsque certaines violences sont commises par des personnes dissimulant volontairement leur visage (par exemple à l'aide de cagoules) afin d'éviter d'être identifiées. Cette mesure complète le décret du ministère de l’Intérieur qui interdit les cagoules dans les manifestations.
    -> La caméra: Le texte prévoit des modalités selon lesquelles les arrestations lors des opérations de maintien de l'ordre peuvent faire l'objet d'un enregistrement audiovisuel par les services de police judiciaire. Mais attention, la diffusion de ces enregistrements fait l'objet d'une nouvelle incrimination (un an de prison et 15.000 euros d'amende).
    ->Les profs: La proposition prévoit l'instauration d'une circonstance aggravante lorsque des atteintes aux personnes sont commises, sur les enseignants ou les personnels travaillant dans les établissements d'enseignement scolaire, dans l’exercice ou du fait de leurs fonctions. D’autre part, le texte prévoit de protéger spécifiquement les proches de ces personnels, ainsi que toutes les personnes chargées d’une mission de service public, dès lors que les violences seraient commises en raison des fonctions exercées.
    ->Les écoles: Outre les profs, les lieux d’enseignement seront également protégés. Une circonstance aggravante sera considérée lorsque des vols et des extorsions sont commis dans les écoles ou à proximité. Les intrusions dans un établissement scolaire seront punies d'un an de prison et 7.500 euros d'amende et de trois ans de prison et de 45.000 euros d'amendes si elles sont commises en réunion.

    Les amendements

    Plusieurs amendements à la proposition de loi sont également prévus.

  • Xavier Darcos doit présenter la fouille des cartables en séance publique. Il prévoit d'habiliter certains personnels à fouiller les cartable. De même, des portiques pourront être installés dans certains établissements.
  • Autre amendement, celui concernant les halls dimmeubles. Le député UMP Philippe Goujon a introduit une modification de la définition du délit d'attroupement dans les halls d'immeuble. Et une peine complémentaire telle que le travail d'intérêt général a été introduite par le rapporteur du texte, Christian Estrosi.
  • dimanche 24 mai 2009

    Fouilles à l’école: selon Cambadélis, Royal"se moque un peu du monde"…

    En visant Darcos, il atteint Désirdavenir Royal !
    Bientôt la fouille des cartables
    au Palais Bourbon ...

    Le violent Cambadélis, le 20-6-06
    à l'Assemblée Nationale

    La force de proposition socialiste...

    Le socialiste Cambadélis n’a ni le look, ni la trajectoire de celui qui fréquente les bars, mais sa dernière formule a pourtant des relents de brève de comptoir. Il reste qu’il a le cerveau enfumé et la mémoire courte, car il n’a pas percuté que lorsqu’il voulait faire le coup de poing avec le Premier Ministre, Dominique de Villepin, en pleine Assemblée Nationale, le président avait été à deux doigts - dit-on- d’appeler
    le GIGN en renfort, pour maîtriser le forcené Cambadélis…

    L’hyperbole contre le trou de mémoire?

    Aujourd’hui, à nouveau excessif, le très parisien député PS Jean-Christophe Cambadélis a jugé vendredi 22 mai que le ministre de l'Education, Xavier Darcos, "se moque un peu du monde" en proposant de créer "une espèce de corps spécial, un GIGN scolaire" pour lutter contre la violence alors que "pendant des années, il a réduit le nombre de surveillants".
    Croit-il vraiment que les surveillants sont d’accord pour prendre des coups de couteau dans le ventre?

    Alzheimer et le devoir de mémoire socialiste

    Les synapses de Camba ne connectent plus !
    Il a en effet oublié qu’en 1998, la sous-ministre de Jospin déléguée à l’Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin s’était prononcée en faveur des contrôles et que Xavier Darcos ne fait ni plus ni moins que son Obama en imitant Sa Cynique Majesté Royal…

    Conclusion: ce qui s'applique à l'un s'applique à l'autre et l'amère Royal "se moque un peu du monde"… Et pas qu'un peu !
    Lire PaSiDupes

    samedi 23 mai 2009

    Désirdavenir Royal était favorable aux portiques de détection

    La presse partisane devrait la passer au détecteur

    Vous avez gagné !
    Félicitations pour être arrivé jusqu'ici, car YAHOO! fait obstacle à l'accès à PaSiDupes, en général, et sur ce billet en particulier. Pour nous retrouver, il est conseillé d'utiliser tous les autres moteurs de recherche, dont Google.
    Mais revenons aux archives de l'actualité qui indisposent certains...


    Les professionnels de la presse n’ont sans doute pas oublié
    "la tempête de réactions qu’avait suscitée en son temps l’intervention du 5 avril 1998" (lire ci-dessous) de Marie-sEGOlène Royal (alors ministre déléguée à l’Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin) sur France 2, où elle avait estimé que
    « des fouilles ou des mises en place de portiques de détections d’armes pouvaient être envisagées dans certains cas, sur des opérations ponctuelles : on ne voit pas pourquoi on fouillerait à l’entrée de certains grands magasins et pas à l’entrée des établissements scolaires où il y a eu des signalements de détentions d’armes ».
    "D’autant qu'en sa qualité de présidente de la région Poitou-Charentes l’amère de Melle, elle a désormais autorité sur les lycées de la région."
    A-t-elle depuis sécurisé les sanctuaires scolaires, puisqu'elle connaît la méthode ?

    Citons -pour changer- une source anarchiste, en date du jeudi 16 avril 1998 :

    Chronique de l’école caserne
    Portique de détention d’armes, caméras vidéo de surveillance... l’école va bien ! Demandez aux enseignants de Seine-Saint-Denis, aux élèves, aux collégiens, aux lycéens... Ils ne vous diront pas le contraire : c’est un plaisir d’être scolarisé !

    Après Vigipirate aux portes des établissements scolaires, ça va être maintenant Vigipirate intra muros ! Ségolène Royal et Claude Allègre, les mammouths en chefs de l’Éducation nationale, viennent de réclamer à Jean-Pierre Chevènement, ministre de l’Intérieur, de « mettre en place un dispositif de contrôle approprié » dans les collèges et les lycées (Le Monde du 2 avril 1998). Ségolène Royal qui n’hésite pas à comparer l’école avec un supermarché propose même d’organiser des fouilles : «
    je ne vois pas pourquoi on fouillerait à l’entrée de certains grands magasins et pas à l’entrée des établissements scolaires où il y a eu des signalements de détention d’armes.
    » (France 2, le 5 avril 1998)


    Dans les Hauts-de-Seine, à Bagneux, au Collège Henri Barbusse, S. Royal a été devancée. Le 24 mars dernier ![1998] , pour le vol d’une clé, une dizaine d’adolescents se sont retrouvés « totalement nus » pour une fouille
    , « peut-être un peu virile » a concédé un témoin...

    À ce rythme là, dans la hiérarchie carcérale, l’école aura toute sa place entre la caserne et la prison. Mais est-ce bien nouveau ? Quand on y regarde de près, l’école n’a rien à envier à la société dans laquelle elle tente de survivre. Elle n’en est que le triste miroir... Et depuis Jules Ferry... c’est toujours d’actualité !

    Comment franchement « former des citoyens avec des pratiques de sécurité et des fouilles systématiques ? » Comment franchement envisager une école de la liberté, de l’égalité et de la fraternité dans un tel contexte ?
    [la tendresse fraternelle du coup de couteau...]


    Pis : n’y a-t-il pas tromperie sur la marchandise quand certains collaborateurs du ministre de l’Éducation nationale, Philippe Mérieu [Meirieu?] en tête (le « Monsieur plus » des lycées) en appellent à la pédagogie Freinet ou institutionnelle avec la mise en ordre sécuritaire de lieux déjà bien enrégimentés ?

    Si l’école « doit faire sa révolution » (dixit Mérieu) elle ne pourra pas la faire seule ! Violences, drames, exclusions, échecs... l’école n’en a hélas, pas le monopole. Voir s’y installer, comme dans les supermarchés, les prisons, les usines l’intendance sécuritaire n’a rien d’étonnant.

    L’État capitaliste a ce qu’il mérite : une école à son image. L’État a ce qu’il désire : une école à sa botte. »
    Alain Dervin groupe Pierre-Besnard (Paris)

    Mediapart n'a pas perdu la mémoire et Yahoo! ne l'entrave pas.


    On peut donc sacrifier au devoir de mémoire avec Claude Lelièvre qui ne cite pas sa source:
    "
    Certains n’ont sans doute pas oublié la tempête de réactions qu’avait suscitée en son temps l’intervention du 5 avril 1998 de Ségolène Royal ( alors ministre déléguée aux enseignements scolaires ) sur France II où elle avait estimé que " des fouilles ou des mises en place de portiques de détections d’armes pouvaient être envisagées dans certains cas, sur des opérations ponctuelles : on ne voit pas pourquoi on fouillerait à l’entrée de certains grands magasins et pas à l’entrée des établissements scolaires où il y a eu des signalements de détentions d’armes ". D’autant que Ségolène Royal est désormais la présidente de la région Poitou-Charente.
    Le travail de sape ‘’sécuritaire’’ est plus que jamais - en temps de crise sociale et politique - à l’ordre du jour. Toute occasion est bonne à prendre pour le pouvoir en place ( elle était pourtant mince, lorsque l’on connaît les circonstances… ). Et cela n’est pas prêt de finir, notamment dans le domaine scolaire, qui offre un terrain idéal pour focaliser l’attention et jeter le trouble
    "
    (Lien )
    A noter pourtant que, dans sa volonté de généralisation, l'effet produit par le désir de pardon de Lelièvre pour Sa Cynique Majesté Royal n'est pas celui recherché:
    Désirdavenir Royal n'est pas différente des autres; or, chacun sait qu'elle n'est pas meilleure; elle est donc pire !

    Croyez-vous que, pour illustrer la politique « sécuritaire » de Sarkozy, Le Monde va nous ressortir son article du 2 avril 1998 et France 2 son reportage?
    Et la Toquée Royal nous demander pardon pour ses propos "sécuritaires"?

    Education : LePost fait du pousse au crime, avec humour…

    L’opposition va adorer, mais les acteurs politiques responsables ?

    Mais qu’a-t-il bien pu passer par la tête de ce gamin de 13 ans qui, en Haute Garonne, a sanctionné son enseignante de plusieurs coups de couteau dans la poitrine, demande un journaliste candide.

    PaSiDupes a lu et dénonce l'article odieux qui suit par le site LePost qui, en publiant, souhaite probablement créer un buzz. Inconscient et irresponsable, il mise sur la capacité de ses jeunes lecteurs à prendre ses élucubrations au second degré. N’est-ce pas faire beaucoup d’honneur à ses habitués ?

    Voici l’article de résistance citoyenne que protège la liberté de la presse…

    Comment bien tuer ton prof
    en passant les portiques de sécurité?

    J'm'appelle Sullivan. J'ai suivi Prof chez elle, facile à repérer sa bagnole pourrie de fonctionnaire. J'viens de la tabasser, y'a même un oeil qui pend là, et j'prends son PC pour faire passer un message (merci le correcteur automatique). Bon alors c'est la fin de l'année, t'es à cran quoi, et en plus ce genre de pétasse de prof te file une colle pour rien, t'as la rage, c'est normal quoi. Et là t'apprends que Darcos il veut mettre des portails de sécurité devant les bahuts. Mais putain quoi, on va faire comment sans ferraille? J'vous propose quelques solutions d'urgence.

    -> Massacre ton prof en l'étranglant avec les lanières de ton sac à dos. Tu pourras dire qu'elle s'est vautrée dans le sac en passant dans l'allée, c'est pas ta faute.

    ->Tue ton prof à grands coups de livres dans la tronche. Ah ouais j'oubliais. Les livres, tu les prends pas. Oublie cette proposition.

    ->
    Explose ton prof à coups de canettes de bière à la sortie. N'oublie pas de signer ton oeuvre avec quelques brûlures de cigarette (pour occuper les psychologues après).

    ->Déchire ton prof avec les fourchettes de la cantine. Ils en mettront jamais en plastique de toute façon, trop cher. En plus, tu seras excusé dans les médias parce que tu diras que tu avais trop faim et que les profs passaient prioritaires devant toi (la haine).

    ->Latte ton prof à grand coups de tableau pliant, en lui mettant bien la tête dans l'angle. Attention aux éclaboussures de sang, tu risques de te tacher ton beau jeans à 120 euros.

    ->Lamine ton prof en révisant tes dernières prises de catch en cours. En plus, c'est convivial, tes copains peuvent participer. Si t'es arrêté, donne l'excuse que papa-maman te délaissent, alors tu te tournes vers les sports violents.

    J'ai d'autres propositions d'utilisation ingénieuse d'objets non-métalliques, que je donne en comms.
    Grand merci...

    C'est probablement frais, jeune et sympa ! Et chargé d'humour...
    Sans commentaires.

    Education Nationale : la fouille ou le poignard

    Une CPE vient précisément d’être rouée de coups

    La gauche prend le risque du poignard…

    L’évocation par Xavier Darcos d'une fouille des élèves pour lutter contre la violence à l'école relance le débat dans le monde politique.


    Faire face à la situation ou laisser courir ?

    Mener une réflexion

    Le ministre de l’éducation nationale, Xavier Darcos, en visite au collège de Fenouillet, en Haute-Garonne, où une enseignante à été grièvement poignardée, vendredi 15 mai (Lire PaSiDupes), a envisagé l’installation de portiques de détection de métaux devant certains établissements.
    Le journal Le Monde cite les paroles du ministre, le 15: “Nous sommes en face d’un fait divers grave, face auquel il faut chercher des solutions, mais nous ne sommes pas en face d’un problème structurel”, a déclaré M. Darcos après s’être entretenu avec les enseignants et les parents d’élèves du collège François-Mitterrand.

    “Est-ce que nous sommes capables d’empêcher que des armes par destination puissent entrer dans les établissements ?”, a demandé M. Darcos. Il a annoncé l’organisation mercredi d’une réunion des services du ministère “avec les responsables des établissements que sont les départements et les régions”. Il s’agit, a-t-il dit, “d’examiner toutes les solutions possibles : on peut imaginer dans certains établissements des portiques, des systèmes de fouille. Nous verrons. Les collectivités territoriales estimeront peut-être que dans certains établissements, c’est une réponse possible”.

    Reconnaître le problème, c’est déjà progresser

    Il a par ailleurs annoncé que le recteur et l’inspecteur d’académie de Haute-Garonne reviendraient lundi au collège de Fenouillet pour faire “un diagnostic”. Si “cet établissement n’a pas de difficultés particulières, il y a un public scolaire qui se dégrade un peu”, a-t-il dit. “Cet établissement de 600 élèves est très bien doté [...] Vous ne réglerez pas avec un demi-poste de surveillant de plus le fait qu’un enfant de 13 ans arrive avec un couteau pour frapper un professeur alors qu’on n’a aucun signalement de violence”, a-t-il souligné.

    Vendredi, le ministre de l’éducation a pris connaissance d’une liste de 184 établissements scolaires considérés comme particulièrement vulnérables aux intrusions. Des mesures devraient être mises en place rapidement pour renforcer la sécurité de ces collèges et lycées.

    Le président Sarkozy avait annoncé la “sanctuarisation” des établissements scolaires et le recensement des plus exposés aux intrusions, le 18 mars à Gagny
    en Seine-Saint-Denis, huit jours après une expédition punitive menée dans un lycée de la ville par une vingtaine de personnes capuchonnées et armées de barres de fer, bâtons et couteaux, .

    Polémique ou réflexion et action ?

  • Dès le jeudi suivant, devant le congrès de la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP) à La Rochelle le ministre de l'Education a envisagé l’étude de "toutes les solutions possibles", comme l'installation de portiques de détection de métaux à l'entrée des collèges et lycées.
  • Xavier Darcos a aussi lancé l’idée de la création dans les établissements d’"une force mobile d'agents" qui seraient formés pour constater des délits, confisquer des armes ou procéder à des fouilles si besoin.
    "Ce que nous voulons, c'est dissuader les candidats à la violence", a-t-il expliqué à la presse. "Il faut pour cela donner aux personnels des établissements des moyens juridiques et matériels d'agir."

  • La gauche condamne sans discussion

  • Nathalie Arthaud
    , porte-parole de Lutte ouvrière, dénigre aussitôt, bien qu’elle ne souhaite ni mandat électif ni responsabilité: "toutes ces mesures sont très démagogiques". "Que veut-il faire croire ? Qu'il suffira de faire porter un uniforme de policier aux enseignants pour qu'il n'y ait plus de violence, de comportements agressifs dans les écoles, dans les collèges, dans les lycées ? Non, ça personne ne le croira", a-t-elle dit sur France 2. La trotskiste ferait-elle donc de la surenchère sécuritaire ?
  • Le socialiste Jean-Christophe Cambadélis a comparé, sur RMC Info et BFM TV, le projet de Xavier Darcos à un "GIGN scolaire".
    "Le problème n'est pas tant d'avoir une brigade spéciale ou de demander aux enseignants de fouiller les cartables des enfants, le problème est d'avoir un encadrement de surveillants" suffisant, a déclaré le député parisien. Un bataillon de surveillants à temps partiel, sans uniforme, ni formation ? Combien d’heures croit-il qu’ils doivent à l’E.N. pour assurer la continuité du service ? 28 heures à temps complet, mais le plus souvent 14 heures à temps partiel.
  • Bruno Julliard, secrétaire national chargé de l'Education au PS, a considéré qu'il s'agit d'"un aveu d'échec de la droite". "Quand un gouvernement en vient à proposer de substituer des policiers aux enseignants, c'est qu'il a échoué sur toute la ligne", a-t-il commenté.
  • Daniel Cohn-Bendit a estimé sur i-télé que "fouiller les enfants à l'entrée de l'école, c'est de la folie". Et se faire tripoter la braguette, c’est quoi ?
  • Egalement en campagne, Nicolas Dupont-Aignan a qualifié l'idée de Xavier Darcos de "grotesque". Pour lui, c'est très simple: "Il suffirait de mettre des surveillants qui manquent (...). On a supprimé des postes et maintenant on va mettre des portiques? Tout ça est ridicule", a affirmé le dirigeant du mouvement "Debout la République" sur Canal+.

  • Après les protestations des syndicats d'enseignants et de lycéens, le syndicat FSU des personnels de direction (SnU.pden-FSU) a affirmé vendredi dans un communiqué que les mesures envisagées par le ministre ne régleraient "en rien les problèmes de violences scolaires".
    "Nous refuserons de devenir des agents supplétifs des forces de sécurité", déclare, en guise de discussion, le syndicat, qui prétend que les statistiques des violences graves dans les établissements scolaires ne seraient pas en augmentation.
  • Le PS appelle à revenir sur les 13.500 suppressions de postes prévues en 2009 dans l'Education Nationale et à recruter des "surveillants éducatifs formés, sous la responsabilité des conseillers principaux d'éducation." Il faut savoir que les CPE n’ont rien de commun avec les « surveillants généraux . Ce sont des bureaucrates retranchés dans leurs bureaux où, sans autre formation qu’à l’IUFM, ils font de la psychologie sur les jeunes.

    L’actualité montre que le PS est à côté de la plaque.

    Le 22 mai, le journal Le Parisien titre : « Yvelines : la conseillère rouée de coups au collège »

    « Un adolescent de 16 ans été mis en examen jeudi à Versailles après avoir mercredi matin à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), roué de coup sa conseillère principale d'éducation. Mercredi matin vers 9 h 30 l'employée du collège René-Cassin, âgé de 32 ans, surprend trois élèves dans les couloirs de l'établissement.
    La jeune femme ordonne aux ados de la suivre pour aller dans le bureau du directeur. Arrivée à destination, la jeune femme menace le minot de le faire renvoyer du collège. Il s'énerve devient incontrôlable et s'en prend physiquement à la conseillère. Il la frappe à coups de poings et de pieds. Elle n'a que trois jours d'incapacité temporaire totale (itt) mais elle a été touchée à l'œil et il y a des risques de lésions. L'agresseur a été remis en liberté à l'issue de sa présentation devant le juge pour enfants qui a ordonné un suivi éducatif. »

    Cette CPE n’aurait-elle pas manqué de respect à ces ‘gamins’ ? S’est-elle montrée assez psychologue ? A-t-elle reçu une formation suffisante ? En bref, est-elle apte à former des brigades de jeunes surveillants ?

    Les statistiques dissimulent la réalité

    Avec la complicité des élus locaux et des syndicats dominants, les chefs d’établissements maquillent la vérité, font pression sur les victimes et truquent les statistiques. Les chiffres des incivilités et des agressions sont minorés pour préserver la réputation et des communes et des établissements et attirer les inscriptions. Seule une faible partie des actes répréhensibles est connue et prise en compte.

    Selon le ministère de l'Education, une vingtaine de faits avec arme sont recensés chaque mois dans des établissements scolaires en France.

    Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a défendu les "propositions innovantes" du ministre de l'Education au nom du "droit à la sécurité" des enseignants et des familles.

    L’opposition n’est pas unanime… <
    br>La gauche sera sensible au rafraîchissement de mémoire que propose PaSiDupes sur un avis de Sa Cynique Majesté Royal. Elle n’a pas fait de déclaration depuis longtemps et c’est exact, mais elle va pourtant devoir demander pardon pour ses propos de 1998.
  • Lire le prochain article de PaSiDupes !
  • Ne surtout pas manquer un des articles lamentables de LePost, mais édifiant (lien), que PaSiDupes offre à votre appréciation dans un prochain article, pour le cas où le lien se briserait tout seul...
    Ces fachos de parents qui auraient le courage d’exercer un contrôle parental sur les fréquentations Internet de leurs ados enfants ont-ils prévu ça ?