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vendredi 20 septembre 2013

Clément Méric pourrait être à l'origine de la rixe

Une vidéo de la RATP montre la bagarre fatale à Clément Méric

L'analyse du document vidéo par les experts de la police technique serait concluante. Voici l'article de L'Internaute (25/06/13 16:06), intitulé: "Clément Méric: il pourrait être l'agresseur".

Les enquêteurs de la police judiciaire et les experts de la police scientifique ont à leur disposition des images filmées par une caméra de surveillance de la RATP, sur lesquelles apparaissent Clément Méric et son présumé meurtrier, Esteban M., lors de la rixe fatale. Que montrent ces images ? Les témoignages ne sont pas unanimes sur le contenu du film et les conclusions que l'on peut en tirer. Selon RTL, le film montre une bagarre générale opposant les militants antifascistes et des skinheads. Parmi ces derniers, Esteban M. est identifié donnant des coups à deux jeunes personnes.

C'est dans ces circonstances que les images montreraient, selon le journaliste de RTL, Clément Méric venir dans le dos d'Esteban M. pour lui assener un coup à la tête. A ce moment, le jeune skinhead se retourne et lui donne un violent coup de poing au visage. Selon les données de l'autopsie, c'est ce coup de poing qui serait à l'origine de la mort de Clément Méric. Toujours selon RTL, la vidéo ne permettrait pas d'identifier s'il y a eu un second coup ou si Esteban M. était muni d'un poing américain comme l'affirment certains témoins. En revanche, les images permettraient d'affirmer qu'il n'y a pas eu de lynchage du jeune militant antifasciste au sol.
La version de RTL est contestée par un article de Libération. Le journal a recueilli le témoignage d'un commissaire de la police judiciaire de Paris qui affirme lui que les images de la caméra de surveillance ne permettent pas d'être si catégorique. La caméra qui a permis de filmer la scène est orientée vers le sol : seuls 20 centimètres d'images au-dessus du bitume sont exploitables, on ne voit ainsi sur la bande que les jambes des personnes présentes. Le commissaire affirme qu'il y a bien eu "une bagarre entre deux groupes" et que des coups de pieds ont été échangés. Les policiers ont bien pu identifier Clément Méric et Esteban M. à la couleur de leurs chaussures. "A un moment de la rixe, Méric passe derrière M. occupé à frapper un autre. Peut être Méric donne-t-il un coup à M. lequel, en tout cas, se retourne. Et Méric tombe par terre" explique le commissaire de police. Selon Libération, rien ne permet donc d'affirmer formellement que Méric puisse être à l'origine de l'agression.
Pour autant, la vidéo "prouve que le groupe d'extrême gauche a attendu longtemps les skinheads à côté de la station de métro pour en découdre", toujours selon le témoignage du commissaire rapporté par Libération. La police judiciaire a malgré tout écarté la thèse du "guet-apens" puisque selon les éléments de l'enquête, la présence des deux groupes au moment des faits dans ce quartier de Paris était "totalement fortuite".
Selon le leader des Jeunesses nationalistes révolutionnaires, Serge Ayoub, qui aurait pu récolter des témoignages de témoins de la scène, Esteban M. aurait agi dans un contexte de "légitime défense", laissant entendre que les responsables de la bagarre étaient les militants antifascistes.
EN VIDEO - Le 6 juin dernier, des centaines de personnes s'étaient rassemblées à Paris pour observer un moment de recueillement pour rendre hommage à Clément Méric :



Pour mémoire, nous ajoutons ce reportage diffusé par Le Monde sur Dailymotion 

VOIR et ENTENDRE l'hommage de l'extrême gauche révolutionnaire à Clément Méric, le 6 juin 2013, place Saint-Michel:


Hommage à Clément Méric sur les lieux du drame par lemondefr
Et celui de BFMTV

Hommage à Clément Méric: rassemblement "Antifa... par BFMTV

samedi 26 novembre 2011

Affaire DSK: relance de la thèse fumeuse du complot

Les avocats US de Strauss-Kahn conditionnent le procès au civil


Pourquoi cet homme
a-t-il de quoi rire ?




La défense n'a rien trouvé de mieux que la thèse du complot

La thèse d'un complot dans l'affaire DSK a été relancée vendredi
" Nous ne pouvons plus exclure la possibilité que Dominique Strauss-Kahn ait été la cible d'un effort délibéré de le détruire en tant que force politique ", accuse par communiqué le moins médiatisé des deux avocats de Dominique Strauss-Kahn. William Taylor, l'un des deux avocats de Dominique Strauss-Kahn, relance ainsi l'affaire qui a précipité la chute du candidat favori de la primaire socialiste, l'ex-directeur général du Fonds monétaire international, un homme marié aux moeurs débridées, à nouveau inquiété dans une sordide affaire de sexe.


Une "enquête" ...journalistique alimente justement la thèse

Quels sont donc les éléments de la machination du camp DSK aux Etats-Unis ?
Après le stupéfiant abandon des charges par le procureur Cyrus Vance Jr., voilà qu'un magazine prétend avoir des indices !
A l'approche de l'ouverture du procès civil annoncé, un journaliste d'investigation a justement mené ce qu'il appelle une 'enquête' pour le New York Review of Books à paraître lundi. L'auteur de cette enquête parallèle n'est autre qu'un dénommé ...Edward Jay Epstein , né en 1935. Des mystères, le journaliste septuagénaire a eu le loisir d'en faire sa spécialité: il a écrit des livres sur l'assasinat du président Kennedy, sur une tentative d'assassinat de Fidel Castro par la CIA ou sur le trafic de diamants.

Et, dans son élan, Epstein (ci-contre) s'autorise un merveilleux amalgame, écrivant qu'il " met sérieusement en question le comportement des représentants de l'hôtel Sofitel à New York et du Groupe Accor à travers le monde ". Ainsi reprend le suintement de l'accusation à base de supputations et interprétations.

Son enquête est tellement percutante qu'elle n'a que des interrogations et ne démontre rien: elle insinue. L'investigateur appelle en effet le groupe hôtelier à faire le travail: " Nous les appelons à avancer une explication complète aux questions soulevées par M. Epstein ", ajoute-t-il. Dans la foulée, la presse ironise en observant aussitôt qu'aucune réaction n'a pu être obtenue dans l'immédiat auprès du groupe Accor sur l'article daté du 22 ...decembre 2011: "What Really Happened to Strauss-Kahn ?"lien.

Le monde est aussi petit que l'univers de DSK est grand

La surprise est-elle grande de constater que la fondatrice du magazine culturel est une journaliste journaliste américaine du nom de Barbara Epstein, née Barbara Zimmerman (1928-2006) ?

Le magazine Esquire, qui s'adresse à une clientèle masculine aisée et comporte un mélange de photos dites de charme et d'articles sur l'économie, a d'ailleurs qualifié son confrère de " premier magazine intellectuel et littéraire du monde anglophone ", ce qui tend à classer le bimensuel new-yorkais du côté des collectionneurs internationaux d'oeuvres de grands maîtres de la peinture, comme l'épouse DSK (1991), Anne Sinclair, plutôt que de l'investigation judiciaire.

Anne Sinclair, de son vrai nom Anne-Élise Schwartz, est née en 1948 à New York. Elle est est la fille de Micheline Nanette Rosenberg (représentée sur une toile de Picasso) et de Joseph-Robert Schwartz (devenu Sinclair en 1949), homme d'affaires et chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur, et petite-fille du grand marchand d'art parisien, londonien, puis new-yorkais Paul Rosenberg, dont elle est l'une des héritières (elle possède une partie de sa collection de tableaux d'une valeur de plusieurs dizaines de millions d'euros).

Une "enquête" commanditée
Le 18 septembre dernier, interrogé sur TF1 sur un éventuel complot destiné à torpiller ses ambitions présidentielles, Dominique Strauss-Kahn avait répondu sans exclure cette hypothèse: allait-il se fermer cette possiblilité ? " Un piège, c'est possible, un complot, nous verrons." La possibilité de piège est un demi aveu de celui dont la vie sexuelle tourmentée n'est que trop connue dans les mileieux hôteliers, comme le démontre l'affaire du Carlton de Lille. Un complot était plus difficile à envisager, mais l'obsédé sexuel se réservait cette éventualité et ne fermait aucune porte.

L'insolent DSK accumule les déboires

Mis en cause dans des affaires judiciaires en 1999 (affaire de la mutuelle étudiante MNEF, emploi fictif dans l'affaire ELF et affaire de la cassette Méry, il démissionne de ses fonctions ministérielles, puis retrouve son siège de député en 2001, avant de bénéficier d'un non-lieu et d'une relaxe.

Arrêté le 14 mai à l'aéroport John Fitzgerald Kennedy de New York l'ex-ministre socialiste de Jospin s'est montré très arrogant alors qu'il était le favori des sondages pour la présidentielle de 2012 en France et très imprudent, alors qu'avec Laurent Fabius il s'était fait éliminer par Ségolène Royal à la primaire du PS pour désigner son candidat à l'élection présidentielle de 2007.
A la demande du procureur de Manhattan Cyrus Vance, la justice a renoncé en août aux poursuites pénales en raison de difficultés présumées à convaincre la totalité requise du jury américain, mais une procédure au civil est toujours en cours, avec laquelle la presse interfère donc.


Un téléphone perdu: piraté ?

Dans cet article, Edward Jay Epstein (76 ans), qui s'appuie notamment sur les enregistrements des caméras de vidéo-surveillance de l'hôtel, tombées entre ses mains, retrace minute par minute ce qui s'est passé le 14 mai.


L'investigateur en chambre s'étonne d'abord que l'hôtel ait mis une heure entre le moment où la femme de chambre a informé son responsable hiérarchique de son agression sexuelle et la mise au courant de la police new-yorkaise
, bien que l'agresseur soit un VIP international intouchable, le patron du FMI. Le Figaro parle de seulement "quarante-cinq minutes après sa 'rencontre' avec DSK": l'un des deux journaux n'est pas à la minute, ni à quinze près...

Epstein évoque ensuite une série de contacts téléphoniques entre des responsables du groupe Accor, qui possède l'hôtel. Il écrit également qu'au moment où le chef de la sécurité de l'hôtel, Adrian Branch, vient de composer le 911, le numéro de la police, deux employés de l'hôtel ressortent de son bureau en se congratulant et en se livrant à ce qu'il qualifie subjectivement d'" extraordinaire danse de célébration qui dure trois minutes ". Un de ces deux employés, souligne-t-il, a accompagné Nafissatou Diallo jusqu'au bureau du chef de la sécurité du Sofitel à 12h52. L'autre les y a rejoints. Selon l'enquête à charge du journaliste, " il n'y a toujours aucune explication des raisons pour lesquelles le personnel de sécurité a différé l'appel au NYPD qui allait aboutir à un scandale impliquant le possible futur président français (...), insiste-t-il, bien qu'il s'agisse d'une personne à ménager et éventuellement protégée par un passeport diplomatique. " Pas plus qu'on ne sait pourquoi ces deux hommes faisaient la fête ", insinue-t-il, sinon que ces faits sexuels scabreux sont de nature à égailler le quotidien de deux hommes ordinaires.
Un soupçon parano, Epstein affirme également que le BlackBerry de DSK a forcément été "piraté", puisqu'il a disparu.
Dominique Strauss-Kahn se servait de l'un de ses téléphones portables, "le BlackBerry FMI", son appareil de fonction, pour des communications aussi bien professionnelles que privées. Déjà journaliste d'investigation au temps de la 'Guerre froide', Epstein conclut sans preuve que le portable égaré le jour de l'arrestation de DSK lui aurait été subtilisé par les services secrets bulgares ... D'après les relevés, il a été désactivé à 12h51, alors que Dominique Strauss-Kahn avait quitté l'hôtel et qu'il déjeunait avec sa fille. Rien n'indique que, reprenant ses esprits et réalisant son oubli après sa fuite de l'hôtel, DSK ne l'a pas lui-même fait désactiver au cours du repas. "D'après des informations électroniques qui ont été portées à la connaissance des enquêteurs en novembre 2011, il apparaît en effet que ce téléphone n'a jamais quitté le Sofitel ", confirme Epstein.

Selon le journaliste, Strauss-Kahn a en outre été alerté par un SMS d'une amie travaillant pour l'UMP. Epstein ne précise malheureusement pas à quelle heure... Cette infiltrée travaillant temporairement comme documentaliste au siège de l'UMP - dont le nom n'est pas révélé - l'aurait prévenu qu'un courrier électronique qu'il a adressé à sa femme, Anne Sinclair, via son BlackBerry, a été lu au siège de l'UMP. " On ignore comment les bureaux de l'UMP ont bien pu recevoir cet e-mail, mais SI il venait de son BlackBerry FMI, Epstein avait des raisons [lesquelles ?] de penser qu'il était peut-être sous surveillance électronique à New York".
Des 'si', des 'peut-être et des conditionnels font sans doute de l'information sur Mediapart, mais ne constituent pas des preuves pour la justice, seulement des hypothèses vendeuses. Ainsi, dans certains cas, les informations électroniques ne parlent-elles plus "minute par minute" au journaliste qui n'est donc pas en capacité de révéler l'heure exacte de lecture éventuelle par l'UMP.
Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a d'ailleurs démenti l'information et réfléchirait à d'éventuelles poursuites judiciaires pour diffusion de fausses informations.

Nouveau recours à l'immanquable théorie de la peur

DSK serait d'autant plus inquiet, ajoute Epstein, que quelque temps auparavant, un ami diplomate - anonyme, faut-il le préciser - lui AURAIT révélé qu'ON essaierait de le "gêner avec un scandale ". C'est à ce moment qu'intervient le coup de fil de DSK à Anne Sinclair (plusieurs fois évoqué dans la presse) dans lequel il lui dit "avoir un gros problème . La conversation passée à 10h07 dure six minutes.
Une peur qui n'a toutefois pas coupé les moyens de DSK, déplore certainement la femme de chambre gratifiée d'un "quickie" de sept minutes, douche comprise.

DSK n'est pas matinal
A 12h13, sept minutes après l'agression de Nafissatou Diallo en cinq sets à la sortie du bain, sur le coup de midi, Monsieur Sept Minutes appelle sa fille Camille avec ce BlackBerry de fonction pour lui dire qu'il sera en retard à leur déjeuner.
Le repas terminé, DSK prend un taxi pour l'aéroport et constate à l'arrivée qu'il a égaré le "BlackBerry FMI" (sur lequel se trouvait le texto de sa camarade documentaliste à l'UMP). A 14h16, il demande à sa fille de vérifier s'il ne l'a pas oublié au restaurant: c'est dire qu'il ne diabolise pas encore le Sofitel. Mais Camille ne le retrouve pas. Ni la police ni les détectives privés ne remettront la main dessus. On comprend que pour le bon déroulement de son scénario, Epstein n'envisage l'oubli ni au restaurant ni dans le taxi.

" Si on excepte la possibilité d'un accident, pour qu'un téléphone soit mis hors service de cette façon, il faut une connaissance technique du fonctionnement du BlackBerry ", affirme Edward Jay Epstein. Ou une opposition du propriétaire.

Le zèle de France Info

Pour mieux étayer les soupçons sur le Sofitel de Manhattan
, propriété de la chaîne hôtelière française, France Info, elle aussi "à la solde de l'Elysée", selon la presse partisane, insiste pourtant sur la vidéo qui montrerait le personnel de l'hôtel en train de "se réjouir" du récit de Nafissatou Diallo, à 13h33. La commentatrice s'étonne que des employés fassent des gorges chaudes d'une affaire sexuelle et interprète à son tour leurs réactions grivoises comme de la satisfaction au succès du présumé complot.

La chaîne d'information abonde dans le parti-pris
Les allées et venues d'une employée de service dans une chambre voisine, la 2820, située au même étage que la suite présidentielle 2806 occupée par DSK, seraient suspectes ! Mme Diallo s'y est rendue , ce qui s'expliquait jusqu'ici naturellement avant la rencontre, par ses obligations de service, et après, par le besoin de se ressaisir des violences sexuelles subies.

La défense de l'employée immigrée peine à se faire entendre

Douglas Wigdor, un des avocats de Nafissatou Diallo, a au contraire estimé qu'il est "au-delà du grotesque de dire que Mme Diallo a pris part à un complot d'Etat pour piéger DSK".

D'autant que des zones d'ombre subsistent que l'enquêteur partisan n'éclaire toujours pas.


jeudi 24 novembre 2011

A propos d'une marche blanche de plus et de trop

La protection inégalitaire des mineurs est judiciaire et sociale
Les marches blanches,
"pour faire son deuil",
en attendant la suivante:
quelle horreur !

Marches blanches

On peut nommer la victime, pas le criminel
La petite victime qui n’avait pas encore 14 ans est morte dans une forêt dans des conditions si atroces que le procureur de la République n’a pas voulu les décrire publiquement, par respect pour la famille de l’enfant. L’auteur “présumé” du crime, âgé de 17 ans, a droit à toutes les protections.

Son nom est maquillé, il est présumé innocent, à l’abri de l’aimable plaisanterie du secret de l’instruction. Le nommer, ce serait le dénoncer. Ainsi va notre société, de marche blanche en marche blanche.

[Le long cortège des marches blanches s'accélère]


Marche blanche, dimanche dernier, au Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire), pour la jeune Agnès, en témoignage de solidarité et de douleur ; marche blanche, le 9 novembre, à Bellegarde (Gard), pour Océane, 8 ans, enlevée, agressée, assassinée par un détraqué de 25 ans ; marche blanche, le 24 juin, à Tournon-sur-Rhône (Ardèche), pour Marie-Jeanne, 17 ans, tuée, son corps carbonisé, par un marginal de 19 ans.
(lire l'article de Fabrice Madouas, "La longue plainte des victimes")…

Et puis il y a toutes les autres petites victimes dont leurs agresseurs ont épargné la vie : Manon, 5 ans, oui, 5 ans, dans l’Ain, l’adolescente de 14 ans, violée le 30 juillet dans un parking de Cergy, la fillette de 13 ans, violée en pleine rue, à Marseille, le 4 août… Ces viols de mineures commis la plupart du temps par des mineurs, Alain Bauer (Observatoire de la délinquance) en a dénombré 5 000 l’an dernier. Agresseurs occasionnels ou récidivistes ? Ils laissent derrière eux des victimes traumatisées pour la vie et des familles désemparées, meurtries.

[Instruisons le procès des indignés]

Le 18 janvier dernier, une jeune fille, Laetitia Perrais, disparaissait à Pornic, aux environs de Nantes. Son corps, mutilé, tronçonné, allait être retrouvé par la suite. Le 24 janvier, le procureur de Nantes mettait en examen un suspect de 31 ans, déjà condamné à treize reprises, et notamment par la cour d’Assises des mineurs de Loire-Atlantique, avant de l’être à nouveau pour des braquages à main armée. Le profil type du criminel récidiviste mais de nouveau laissé en liberté. Profitant d’une visite à Saint-Nazaire, le président de la République déclarait le 25 janvier : " Un tel drame ne peut rester sans suite. Je le dis très sereinement, mais il n’y aura pas une enquête de plus où l’on dira aux Français que tout a été parfait, sauf une jeune fille qui ne demandait qu’à vivre et qui a disparu. Il faudra des décisions et pas des commissions de réflexion… "

Ces propos déclenchèrent un ouragan médiatique et judiciaire
Nicolas Sarkozy avait parlé. Il avait instrumentalisé cette affaire ! Il avait " stigmatisé " les juges ! Le Syndicat de la magistrature prit la tête de la campagne, accusa le chef de l’État de provocation et d’incompétence, de ne pas donner de " moyens " à la justice. Sur un plateau de BFMTV, le substitut général de Paris, vice-président de ce syndicat, pointait du doigt le chef de l’État. Sans avoir un mot sur l’atrocité du crime, ni de compassion pour la famille de la victime. J’étais dans le studio ; j’en fis la remarque. Un instant plus tard, s’adressant au président de l’Association française des magistrats instructeurs qui lui succédait devant les caméras, le substitut eut ces mots : "
Surtout, n’oublie pas la larme pour les familles ! "
Au lendemain du cas tout aussi tragique de la petite Agnès, c’est le premier ministre qui a pris en charge le dossier, avec le garde des Sceaux, le ministre de l’Intérieur, celui de l’Éducation nationale. La gauche judiciaire s’est trouvée privée de l’argument Sarkozy. Dans le cas d’Agnès comme dans celui de Laetitia, il y avait bien des questions à se poser, des dysfonctionnements à révéler, des garde-fous supplémentaires à installer. Mais cette fois, l’orchestration ne marchait plus. Chacun se trouvait placé devant ses responsabilités. On pouvait rappeler que les socialistes s’étaient systématiquement opposés à tous les textes présentés par la droite sur la récidive, les peines planchers, les centres éducatifs fermés ; leurs sénateurs ont même refusé de débattre d’un texte du député Éric Ciotti sur un service citoyen d’encadrement des mineurs délinquants. Ils avaient voté contre au nom de la culture de l’excuse absolutoire, de la prévention, de la réinsertion, de la réintégration. Où est la limite ?

Ils auraient pu s’interroger sur un point : on a inscrit dans le préambule de la Constitution, au titre de la charte de l’environnement, le “principe de précaution”. Si ce principe s’applique à la protection de la nature, comment ne s’appliquerait-il pas à la protection de la société ? " Ah! dit le Syndicat de la magistrature, mais si les directeurs du collège avaient su qui était “Martin”, ils ne l’auraient pas accueilli ! " Quel terrible aveu. Le principe de précaution mis en oeuvre au collège du Chambon-sur-Lignon aurait pu éviter une marche blanche de plus.
François d'Orcival, de l'Institut

Si seulement les marches blanches faisaient avancer la conscience de la gauche politicienne archaïque, frileuse et conservatrice.
Les pacifistes aussi croyaient à la "der des der".

dimanche 4 septembre 2011

Retour de Strauss-Kahn: la joie indécente du couple nanti

DSK n'a toujours pas présenté ses excuses à Nafissatou Diallo

DSK et Sinclair retrouvent leur hôtel particulier de la Place des Vosges

DSK a atterri en France à bord du vol AF017 en provenance de New York peu après 7 heures du matin. Il était attendu à 8h30 à l'aéroport Charles-de-Gaulle à Roissy, ce dimanche. La foule des journalistes qui avait anticipé la ruse le guettait depuis 6 heures, et avec eux des proches de l'ancien patron du FMI étaient présents dans l'aérogare du terminal 2E.
Peu avant 7 heures, un important cordon policier avait pris place face à la foule.

VOIR et ENTENDRE
le reportage du départ des Etats-Unis:

La veille, Dominique Strauss-Kahn était en effet arrivé vers 16 h 45, heure locale à l'aéroport JFK de New York en compagnie de son épouse, la journaliste Anne Sinclair. Peu avant 18 heures, le couple patientait encore dans le salon VIP d'Air France.

Sur le sol de France


Le couple de retour
dans son hôtel particulier
de la place des Vosges
côté cour intérieure:

affichage de la sérénité
des consciences tranquilles ?...



Peu après 8h00, de nombreux badauds, admirateurs et journalistes s'étaient massés place des Vosges à Paris, aux abords du domicile de DSK, au n°13. A son arrivée place des Vosges, le couple fut chahuté par la cohue des journalistes et le couple a pénétré dans ce havre de paix, son riad de la place des Vosges, sans prononcer un seul mot mais tout sourire.
Cette décontraction affichée fait partie de la campagne d' 'innocentement' judiciaire médiatique...

Dès 9 heures, Jack Lang était sur le coup, pour un point presse "organisé mais impromptu" !...
En voisin de la place des Vosges, quartier huppé et chaud, Jack Lang, très gai, s'était posté, tel un santon, sous les fenêtres du couple pour leur roucouler :
« Bienvenue, vous êtes ici chez vous... Je suis un voisin heureux ». Et le ravi de la crèche d'ajouter en direction de la presse: « Enfin, ils sont libérés d'une situation humiliante et injuste... Ils ont fait preuve d'une force d'âme qui force l'admiration. »
Les femmes apprécieront ce copinage indécent qui humilie toutes les femmes, à commencer par les victimes de violences sexuelles. Un geste solidaire de celui qui fait l'objet de rumeurs persistantes sur ses préférences sexuelles.
Son entourage a fait savoir qu'il ne ferait aucune déclaration ce dimanche.

Pour être crédible, DSK devrait assumer

Le rapport du procureur de New York ne laisse plus aucun doute aujourd’hui
, sur ce qui s’est passé en sept minutes dans la suite 2806 du Sofitel. Ce qui diffère ce sont les qualificatifs utilisés pour décrire l'infamie : "maladie mentale", "cauchemar", "attitude inconvenante", "agression", "viol". Les qualificatils habillent les faits et changent tout, selon que l'on est objectif ou partisan. Pour les uns, le système judiciaire américain a lâchement permis d'abandonner les charges, au prétexte - subjectif- que l'unanimité des 12 jurés n'était pas assurée, malgré le rapport médical. Pour la suite de sa carrière élective, en effet, le procureur n'a pas pris le risque que le jury rende justice à une petite femme de chambre, immigrée noire, de surcroît. Un tel renoncement est appelé ...'blanchiment'. Les autres, en traduisant par simple délit, effacent le crime et osent parler d'innocence.

Une certitude, quel que soit le point de vue qu’on défende: la victime, menteuse ou non, est bien une personne, Nafissatou Diallo, et non une poupée gonflable. Sauf à penser qu'elle a eu un coup de foudre pour le Français et qu'elle est masochiste, un acte sexuel violent a été commis sur sa personne et son corps porte les séquelles de brutalités, tandis que des traces ADN ne laissent aucun doute sur l'identité de l'agresseur. Il semblerait que le sujet sexuel n'est pas humain, puisqu'il est traité par tous comme un objet, du procureur aux partisans du pervers, si notoire soit-il, en passant par les militants socialistes vertueux, mais permissifs, à qui une "violente agression" sexuelle ne fait pas peur.
Lien PaSiDupes: selon DSK, la femme de chambre aurait succombé à ses charmes cachés

Cynisme des puissants: la victime est quantité négligeable
Car, vers qui DSK, ses avocats, son entourage, se tournent-ils pour s’excuser d’une attitude «inconvenante» ? Vers la famille de DSK « qui a assez souffert », vers ses partisans au PS « qu’on a mis dans l’embarras », vers le personnel du FMI «dont la réputation a pu souffrir»…

Ils salissent mais ne veulent pas se salir
DSK peut-il un instant imaginer le sentiment de celles et ceux qui ne font pas partie de cet odieux cercle, qui sont soumis quotidiennement à la litanie des petites phrases de ses amis, pleines d’hypocrisie et de mépris, et qui voient déjà se profiler un retour triomphal à Sarcelles, sans une pensée pour la travailleuse défavorisée qui, tentant de l’empêcher de satisfaire sa nouvelle pulsion en passant à l'acte, a simplement osé dire à ce socialiste : « I don’t want to lose my job » [Je ne veux pas perdre mon travail] ? Malgré la préméditation de l'homme, tapi dans la salle de bain, qui guette sa proie, quelques-uns aujourd’hui, sans doute parce qu’ils voient se profiler un vote les concernant personnellement, commencent à réaliser que l’affaire les a quelque peu plombés et tentent un timide rétropédalage.

A Sarcelles, on « réfléchit » à un accueil plus discret et Martine Aubry déclare « je pense la même chose que beaucoup de femmes sur l’attitude de DSK vis-à-vis des femmes », sans qu'on sache ce qu'elle pense, et la Ch'tite lui conseille de bien prendre tout le temps de se ressaisir.

Quant à Arnaud Montebourg, il réclame des excuses… non à Nafissatou Diallo, mais aux socialistes et aux « électeurs de toute la gauche ». Est-ce vraiment ce qu’ils attendent de DSK ?
La double peine du mépris est-elle plus douce que les brutalités sexuelles ?

Le Phoenix socialiste peut-il renaître de ses cendres ?

Pourra-t-on jamais croire en l'autorité de quelqu’un qui, lorsqu’il est menacé dans sa personne, laisse à d'autres, ses avocats et son entourage, achever de détruire sa propre victime ?
C’est humain, certes, si on considère que l'Homme est un animal, mais est-ce digne, si la bête humaine est douée de raison ? Pourra-t-on jamais croire en la sincérité de quelqu’un qui ne serait pas, jour et nuit, hanté par la honte et le remords ? Osera-t-il se montrer à la télévision dans une tentative insultante de présentation d'excuses dérisoires, puisque la spécialiste picto-charentaise elle-même n'a pas jugé possible de demander pardon pour lui à qui que ce soit ?

Un ancien Premier ministre socialiste, Michel Rocard, qui, depuis, a présenté ses excuses à DSK « pour ses propos à l’emporte-pièce », disait vrai et lui rendait d'ailleurs pénalement service en le jugeant irresponsable de ses actes.
Démission de DSK, le 2 novembre 1999.
L'espoir de dream-tream Jospin s'effondre.
DSK est déjà impliqué dans l'affaire de la MNEF,
le DSKas s'épaissit des affaires de la cassette Méry
et de la prise en charge par ELF des salaires d'une de ses secrétaires.
(relaxe et non-lieux...)
Le Ministre, forcé et contraint, se retire - provisoirement - de la vie politique.

Mais le pervers conserve des ambitions politiques et sa maîtrise de soi ne doit être ni contestable ni contestée. Le clan DSK aura-t-il intérêt à faire oublier la sentence de l'ancien Premier ministre que le procureur américain n'a pas envisagée : « Dominique Strauss-Kahn est un homme de talent, mais il est atteint d’une maladie mentale qui l’empêche de contrôler ses pulsions.» Les passages furtifs de DSK au tribunal de New-York auraient-ils eu le pouvoir d'une psychanalyse, elle aussi "précipitée", sans jamais se livrer ?
Selon la théorie des genres de Françoise Héritier, une proche de la Ch'tite Aubry, Dominique Strauss-Kahn serait génétiquement irrécupérable, mais la société pourrait réaliser son improbable redressement: une thérapie serait aujourd’hui susceptible de l'aider à recouvrer lucidité et maîtrise de soi !

Son épouse bafouée n'est pas complaisante
Elle se protège en le protègeant contre lui-même et l'escorte partout, tel un garde du corps prêt à tout moment à lui passer la camisole de force. Il serait guéri si cette infirmière de luxe en noir ne le tenait pas, 24 heures sur 24 sous haute surveillance. Elle ne le couve pas; elle le tient en respect, prisonnière de l'illusion en vigueur que le milieu, donc l'entourage peut sauver un être en perdition. Or, DSK ne voit pas la nécessité d'une assistance thérapeutique: il ne connaît rien d'autre que cet état permanent de tension sexuelle dont il ne souhaite pas se libérer et il n'est donc pas certain du tout qu'il veuille se sauver lui-même. Or, c’est bien là un aspect fondamental de la question des violences sexuelles ou familiales: elles éclaboussent l’entourage et le patient n'en n'a pas la conscience profonde. Mais cet entourage a par ailleurs tout intérêt à nier la réalité des faits et un traitement ne peut être envisagé. Anne Sinclair ne peut faire plus et mieux que lui garder la bride sur le cou. Ou se désolidariser, comme bien d'autres, après tout.

Nombreux sont ceux, au PS ou ailleurs, qui lui trouvent des excuses.
Ainsi,Jean-Marie Le Guen (un complice de D'Jack Lang au cours des fêtes de Gbagbo en Côte d'Ivoire) ou Pupponi (son vassal et successeur à Sarcelles) ou encore Mme Sabban, cette élue socialiste aveuglée par son militantisme, parlent d' un complot. D'autres, comme Jack Lang, disent que leur ami DSK a été victime d’une terrible injustice, accablant au passage la femme de chambre immigrée, tout en affirmant - ce qui est vrai - qu’ils ont « toujours défendu la cause des femmes et pesé dans le passé pour que le viol soit criminalisé», en paroles. On voit ce que deviennent les déclarations au test de l'action.
Mais ne se rendent-ils donc pas compte que c’est justement le problème des violences dont les femmes sont les victimes : il y a toujours un proche qui a intérêt à défendre l’agresseur plutôt que la victime ? C’est ce que, dans les autres domaines de la vie sociale, on appelle le « conflit d’intérêt ». Ceux-là se voient imposer la loi du silence. S'il veut retrouver une parcelle de dignité, DSK doit prendre ses responsabilités. Puisque personne ne peut raisonnablement croire la fable que ses conseils nous racontent, il doit assumer et cesser de se laisser étouffer par son entourage, qui froidement se protège mais l'enfonce et le fige à jamais dans cette détestable réputation qu'il s'est construite. Sans aucune chance de rédemption.

On murmure que dans le fond de sa cellule à New York, il était prêt à parler
C’est vers Nafissatou Diallo qu’il doit se tourner, s'il est un homme. Alors seulement, on croira à la sincérité des regrets de DSK.
Mais autant demander l’impossible.

dimanche 3 juillet 2011

Champigny-sur-Marne: deux attaques du commissariat, sans conséquences ?

Le commissariat de Champigny-sur-Marne à nouveau pris pour cible

Deuxième assaut: « ny fer, ny feu, rien ne me peult »

La devise de la ville entretient le souvenir du passé guerrier de la ville.
Dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4, pour la deuxième nuit consécutive, le commissariat de Champigny-sur-Marne a de nouveau été pris pour cible. Un «engin pyrotechnique» a été lancé vers 1 heure du matin sur la porte du commissariat, heureusement [sic] «sans faire de dégâts ni de blessés», a expliqué sur BFM TV le syndicaliste Frédéric Larive.

Aux alentours de 1h30, quatre engins incendiaires ont été lancés en direction du parking du commissariat de la ville dont certaines cités sont des points chauds du trafic de cannabis.
Il n’y a pas eu d’interpellation et les caméras de surveillance montrent d'ailleurs un seul individu. «L’enquête commence», a souligné le syndicaliste. Et elle pourrait aller très vite, car des empreintes ont été relevées, selon la chaîne d’information.

20 Minutes établit un lien logique: "après les interpellations, les représailles".
Peut-on être à la fois plus démagogue, partisan et irresponsable ?
Le bâtiment a été visé par un «engin pyrotechnique», ce qui est particulièrement flou, mais, pas de quoi en faire un plat, puisqu'"il n'y a eu ni dégâts ni blessé...", insiste-t-on.

Premier assaut: "Attaque ou chahut au commissariat de Champigny ?" titrait Métro...

Neuf jeunes, âgés de 13 à 21 ans, sont soupçonnés d’avoir pris pour cible le commissariat de police de la ville, vers 22h30, après s’être attroupés juste devant, sur la place Rodin.
Interpellés samedi 2 juillet au soir dans le quartier du Bois l’Abbé à Champigny-sur-Marne, ils étaient toujours en garde à vue dimanche.

Les sources policières exagèreraient en parlant d’ “attaque”
Une vingtaine de jeunes munis de mortiers, de bar­res de fer, de pierres et de projectiles en tous genres ont attaqué le commissariat
, révélait pourtant un syndicat de police dimanche matin. Une scène semblable à une scène de guerre".

Poursuivis par les forces de l’ordre, les jeunes se seraient alors dispersés. Neuf d’entre eux, identifiables grâce aux images de la vidéosurveillance, ont été interpellés dans le quartier du Bois l’Abbé et placés en garde à vue.
" Le premier truc, c'était juste un jeu de gamins. Mais quand il y a eu les interpellations, les grands frères se sont pointés", affirme Ahmed, désignant les trafiquants menacés dans leur négoce.

Dimanche après-midi, le directeur de cabinet du préfet du Val-de-Marne, Patrick Dallennes, revenait sur les événements. “C’est une affaire qui a été montée en épingle à partir d’une restitution qui n’était pas tout à fait proche de la vérité”, a-t-il minimisé. Certes, une vingtaine de jeunes se seraient bien réunis devant le commissariat, mais ils n’auraient fait usage ni de barres de fer ni de pierres".
“Ils avaient des pétards et des deux artifices qu’ils ont allumé. Puis ils se sont éloignés, et ont recommencé. Les policiers sont arrivés pour les disperser, et là, une ou deux fusées ont été tirées vers les policiers sans blesser quiconque. Quelques minutes plus tard, les forces de l’ordre ont pu procéder à des interpellations”, a affirmé Patrick Dallennes.
Une anticipation potache de la Féte Nationale, somme toute louable...

Selon une source proche de l’enquête - le journalisme se fonde sur des témoignages anonymes -, “il n’y a eu aucune dégradation, et aucun blessé, que ce soit chez les jeunes ou chez les policiers. Les mineurs devraient être remis en liberté dès ce soir (dimanche 3 juillet). Le parquet prendra une décision pour les majeurs, mais ça ne devrait pas aller bien loin.”
Laxisme prémédité et revendiqué ?

Rien à voir avec l’installation de la Brigade spécialisée de terrain (BST) ?

La BST, successeur en août 2010 des unités territoriales de quartier (Uteq), s'est fixée à Champigny le 20 juin .
Mais pour le directeur de cabinet du préfet, il ne convient pas d'établir de lien avec ces “actes de provocations perpétrés par des jeunes qui avaient envie de s’amuser à leur façon”.
Les premières informations datées de dimanche matin ne doivent pas être prises au sérieux, insiste-on.

La préfecture du Val-de-Marne balaie d'un revers de manche l'idée que ces jeunes auraient pu s'opposer à une installation de la police qui vient perturber l'économie souterraine.
Pour autant, la préfecture ne prétend pas non plus que les jeunes ont voulu organiser une fête de bienvenue aux policiers. Tout au plus pouvait-on assurer jusqu'à la dernière attaque en date que ce "chahut" était une sorte de bizutage des forces de l'ordre, bien que Sa Cynique Majesté Royal n'ait pourtant pas encore demandé pardon pour ces jeunes.

Mot d'ordre: minimiser
Le quotidien gratuit Métro écrit tout et son contraire, le 3 juillet:

"Le 2 juillet vers 22h30, une étonnante troupe d'une vingtaine d'individus armés de barres de fer, de mortiers et de "divers projectiles" s'est présentée sur les lieux avec la ferme intention de refaire la décoration et d'en découdre avec les fonctionnaires présents. [Humour ?]
et "Représailles de délinquants ou "connerie de gamins désoeuvrés", neuf jeunes ont été arrêtés après l'improbable attaque d'un commissariat, qui n'a fait ni dégâts, ni blessé."
Le soir même, l'animation pyrotechnique reprenait...

Climat tendu dans la ville

La ville n'est pas isolée: une station du RER E, Les Boullereaux - Champigny dessert la commune. Mais le climat est pourtant toujours très tendu dans cette ville
,dont Dominique Adenot, un cadre commercial dans le tourisme social, est le maire communiste depuis 2004, à la suite du conseiller général Jean-Louis Bargero , qui critiquait les zones franches en 1996. Le quartier de Bois-l'Abbé à Champigny avait pourtant de grandes chances d'être retenu parmi les 35 quartiers (sur 38 présélectionnés) où les entreprises devaient bénéficier d'avantages fiscaux et financiers pour venir s'installer.

Au Bois-Labbé, le petit "jeu" avec la police n'est pas nouveau. Ici, le commissariat est planté en plein milieu de ce grand ensemble de 10.000 habitants où les commerces de proximité et les équipements (piscine, bibliothèque, mairie...) sont encore nombreux.
"Franchement, la cohabitation avec la police, ça ne pose pas de problèmes", souffle Youssouf, qui a appris à ne rien dire qui mettrait en péril le commerce souterrain.
Voix politique discordante, Luc Poignant, du syndicat Unité SGP-Police (FO), soutient lui que ce regain de tension est "directement lié" au déploiement des BST...

Quoi qu'en dise la préfecture, la population sait parfaitement que c'est bien leur commissariat que cette bande de jeunes jeunes visait dans la nuit de samedi à dimanche, et que les pétards et les fusées de feux d'artifice n'ont pu à ce point aveugler les autorités: les barres de fer et les gros boulons étaient destinés aux policiers.

Les trafiquants, contre lesquels aucune charge n'est retenue, ont bel et bien violemment protesté contre l'arrivée d'une unité de police spéciale chargée de patrouiller pour éradiquer les trafics.
Le 3 juillet, Métro citait l'agence de presse française: "Toujours d'après la source policière de l'A*P, les jeunes assaillants, tous originaires de la commune, ne digèrent pas la récente mise en place d'une unité de police spéciale qui patrouille avec pour objectif de mettre fin "aux divers trafics".

Le syndicat UNSA-Police ne marche pas dans la combine

Il rappelle dans un communiqué que «force doit rester à la loi, il est inconcevable de penser qu'un groupuscule de jeunes gens puisse, dans la violence, dicter la ligne de la politique locale en matière de sécurité.»

dimanche 5 juin 2011

L’un des avocats de DSK lui promet la relaxe


Me Benjamin Brafman est hyper-confiant...

Dominique Strauss-Kahn , accusé de crimes sexuels à New York, "sera relaxé", annonce son avocat, avant même l'ouverture du procès. Entre suffisants et arrogants, n'est-ce pas...

Dans un portrait de vingt minutes, intitulé "Benjamin Brafman, avocat des stars, star des avocats", Benjamin Brafman donne son sentiment de conseiller salarié: "Je ne veux pas rentrer pour l’instant dans le détail de cette affaire, mais je suis confiant, je ne pense pas du tout que M. Strauss-Kahn soit coupable des faits qu’on lui reproche, et je peux vous prédire qu’il sera relaxé", conclut-il, dans l’émission "66 minutes" diffusée ce dimanche par M6.

C'est seulement demain lundi que l'ancien patron du Fonds monétaire international (FMI) doit comparaître et dire s’il plaide coupable ou non-coupable dans l'affaire d’agression sexuelle et tentative de viol dont l'accuse une modeste femme de chambre noire de l’hôtel Sofitel de Manhattan où ile séjournait dans une suite luxueuse.

Manipulation M6
Me Brafman, qui refuse les entretiens depuis que DSK l'a engagé, a accepté celui-ci à la veille" du procès, "parce qu’il s’attachait plus à faire un portrait de lui qu’à le faire parler de ce dernier cas", a prétendu l'un des deux journalistes de la chaîne commerciale privée française fondée par Jean Drucker.

Un avocat manipulateur de jurys

Dans le sujet, des proches de Me Brafman évoquent ses méthodes de travail, marquées par son éducation religieuse et son esprit de contradiction.

Ainsi Les Levine, un détective privé qui a travaillé avec lui pendant de nombreuses années raconte-t-il comment sa tâche consistait à "fouiller les poubelles" pour permettre à l’avocat de persuader les jurés que le témoin principal —en l’espèce la victime présumée— "n’est pas fiable".
Ben Brafman, qui a 62 ans, "est particulièrement bon quand il s’agit de harceler le procureur", se souvient Walter Mack, ancien procureur qui a dû l’affronter dans les années 80, lors de procès contre la mafia des Colombo et Gambino, où l’avocat a forgé sa réputation. "Tous les matins pendant une demi-heure à l’audience il me disait que j’avais mal fait mon travail; il me déstabilisait", accuse Walter Mack.

"Mon objectif, c’est de reprendre les faits", minimise l’avocat, qui rappelle qu’il suffit que l’un des jurés ait un doute pour que l’accusé sorte libre du tribunal.

Ben Brafman a aussi un regard acéré
Dans un autre cas, la libération d’un ancien roi de la nuit, Peter Gatien, inculpé de complicité de trafic de drogue pour avoir laissé des dealers distribuer de l’ecstasy dans ses discothèques, Me Brafman a été le seul à voir que deux témoins, supposés ne jamais se voir, comparaissaient portant le même costume.
Interviewé à Toronto, Peter Gatien se souvient. "Quand vous êtes-vous vus pour la dernière fois ? demanda-t-il au second témoin. "Il y a très longtemps", répondit celui ci. "Comment se fait-il alors que vous portiez le costume qu’il avait hier ?", rétorqua alors Brafman, avant de se tourner vers le jury et de dire : "laisseriez vous les clefs de votre maison à un menteur" ? "Il avait gagné, et j’étais libre", poursuit le trafiquant de drogue.

L'avocat de DSK mène le procès de la victime
"Dès qu’il déniche le mensonge, il s’engouffre dans la brèche", se souvient James Cohen, professeur de droit à l’université Fordham et spécialiste des contre-interrogatoires. "Il parle peu de son client, il attaque surtout les témoins", explique-t-il.
"Je l’ai déjà vu cuisiner la partie adverse, je peux imaginer les questions qu’il pourrait poser à la femme de chambre", précise le juriste.

Benjamin Brafman s'était déjà vanté auprès du quotidien israélien Haaretz au tout début de l’affaire, se flattant par avance de l’issue favorable d’un éventuel procès, qui se tiendrait si l’ancien patron du FMI plaide non-coupable à l’audience de lundi. C'est le choix de DSK.

DSK sera-t-il libre, parce qu'innocent ?



jeudi 19 mai 2011

PS: le député-européen G. Savary assimile le viol au libertinage


Gilles Savary soutient la thèse du complot contre DSK



Les socialos paranos
sont-ils si petits ?




Le député de Paris, Jean-Marie Le Guen, avait été le premier socialiste à réagir


Dimanche matin, à l’annonce de l’arrestation de Strauss-Kahn pour une agression sexuelle présumée. Plusieurs proches du patron du FMI se sont alignés ensuite sur sa réponse: un récit qui « ne ressemble en rien à DSK», avait-il prétendu...

Michelle Sabban avait déliré dans son sillage

Avec véhémence, la vice-présidente strauss-kahnienne du Conseil régional d'Ile-de-France a aussitôt soutenu la thèse d'un complot visant le directeur général du FMI.
" Je suis convaincue d'un complot international. C'est le FMI qu'on a voulu décapiter et pas tant le candidat à la primaire socialiste", a-t-elle assuré.
La groupie avait d'ailleurs ajouté que Dominique Strauss-Kahn est " l'homme le plus puissant après Obama", au point de jeter sa gourme sur la moquette des Sofitel.

" Ca ne lui ressemble pas. Tout le monde sait que sa fragilité, c'est la séduction, les femmes. Ils l'ont pris par cela ", a-t-elle encore déploré, sans compassion aucune pour la jeune femme.

Doutant sans doute de la mort de Ben Laden, Michelle Sabban a le sentiment qu'il s'agit d'une "nouvelle forme d'attentat politique". Sur quels éléments se fonde-t-elle pour mettre en doute les accusations d'une femme de ménage ?
Lien PaSiDupes

Jean-Paul Huchon grognon
Choqué par une « histoire incroyable, épouvantable », il en a renoncé à monter les marches du Festival de Cannes, par solidarité avec «son ami». Le président de région devait assister à la projection d’un film soutenu par l’Ile-de-France, intitulé « L’Apollonide, Souvenirs de la maison close ».

Camba irradié
Souvent présenté comme le premier lieutenant de DSK, Jean-Christophe Cambadélis a lu, lundi à Solférino, une courte déclaration de soutien à son champion. Incrédule sur la « culpabilité » de celui-ci, le secrétaire national du PS, chargé de l’international, a rappelé « qu’ON avait promis à DSK le feu nucléaire» dès lors qu’il serait candidat... tout en se défendant d’être un «adepte des complots».

Marie-Pierre de la Gontrie au bord de la pâmoison
La secrétaire nationale du PS à la justice et aux libertés, qui connaît [bibliquement ?] DSK « depuis 17 ans », demeurait incrédule lundi soir sur La Chaîne parlementaire: « Cette histoire me paraît complètement invraisemblable», assurait-elle, avec des airs de vierge effarouchée. Pour la vice-présidente de la région Ile-de-France, le patron du FMI « subit la culpabilité de la justice américaine dans l’affaire Polanski ».

François Patriat endeuillé
Le président de la région Bourgogne avait lancé fin 2010 un appel pour soutenir la candidature de DSK, parle, ces derniers jours, d’une «période de deuil» pour les partisans de l’ex-ministre socialiste. A Public Sénat, il confiait aussi soupçonner «un coup monté», estimant que l’affaire comportait «trop d’invraisemblances».

Collomb de Lyon s'est encore trompé de monture
Le maire de Lyon a fait son entrée, l’air abattu, au Bureau national du PS, mardi: « Les choses sont terribles.» Le sénateur-maire de Lyon, qui avait soutenu Désirdavenir Royal au congrès de Reims en 2008, roulait depuis activement pour DSK. Début mai, il avait lancé avec Michel Destot, maire de Grenoble, le club « DSK 2012 Rhône-Alpes ».

Pierre Moscovici succédané de DSK ?
Voilà quelques mois, il disait qu’il se présenterait si DSK ne le faisait pas.
Il a appelé à « la prudence et à la décence » après l’inculpation du patron du FMI. «Cette nouvelle est un choc qui nous bouleverse», confiait l’ancien élève de Strauss-Kahn, que ce dernier a fait entrer rue de Solférino en 1984. Début mai, le député tenait, avec son courant « Besoin de gauche », un déjeuner DSK pour préparer son retour en France. Il va pouvoir réduire ses frais de bouche...

Arrivée, lèvres serrées, mardi au côté de Pierre Moscovici, au Bureau national du PS consacré à la crise DSK, la députée strauss-kahnienne Marisol Touraine n'a retrouvé l'usage de ses cordes vocales que ce jeudi. « Un moment douloureux pour lui - sa fonction le passionnait», gémit-elle, soulignant que l’accusé «réaffirme son innocence».

Gilles Savary lui a emboîté le pas, dès le 15 mai


DSK est un "libertin"...

Dans un article publié sur son blog et intitulé « Gibier de guet-apens », le vice-président du conseil général de Gironde et membre du conseil national du Parti Socialiste avait alimentéla rumeur, "confirmant ce qu'elle laisse poindre depuis plusieurs jours". Oui, « tout le monde sait que Dominique Strauss-Kahn est un libertin ».

Le viol, acte "consensuel", selon un journaliste de BFMTV
Savary ne croît pas un instant à la culpabilité de Dominique Strauss-Kahn: «
il serait tout de même hallucinant que ce dernier, instruit d’un premier incident mutuellement consenti pourtant au FMI, exposé par ses fonctions et sa présidentialisation française, se soit rué sur une femme de chambre ».
La lutte des classes continue
"Qui connait DSK sait que sa séduction n'a jamais manqué de répondant féminin au point de prendre un risque politique et personnel aussi fou !"

Evocation gratuite d'une possibilité de complot
«
A vrai dire, dans l’entourage de DSK, on s’attendait à des coups tordus. Si c’en est un, il est proprement insensé ! », car, reconnaît-il, cette affaire risque bien de ruiner la carrière de celui qui était pressenti pour représenter les socialistes en 2012.

Gilles Savary parle "d'affaire abracadabrantesque"
Le directeur général du FMI a été arrêté, placé en garde à vue et inculpé à New York pour agression sexuelle et tentative de viol, mais le député européen estime pourtant que '"rien exclure, c'est aussi ne pas exclure un guet-apens qui arrangerait beaucoup de monde en France…"

Macho fier de lui qui fait des envieux
Savary est admiratif de l'obsédé sexuel en faisant allusion aux attraits du directeur du FMI pour les plaisirs de la chair "Tout le monde sait que Dominique Strauss-Kahn est un libertin, qui se distingue de biens d'autres par une propension à ne pas le cacher". "Il est aisé de piéger une personnalité aussi peu résistante aux attraits de la gent féminine que Dominique Strauss-Kahn", insiste lourdement Gilles Savary.

Tandis que la bande à DSK élucubre

Le New York Post a annoncé que DSK envisage de développer le scénario d’une relation consentie -voire enthousiaste- avec la femme de chambre de l’hôtel new-yorkais Sofitel, ce que conteste formellement Maître Shapiro, l'avocat de la femme de chambre violentée.
Le présidentiable préféré de la gauche est désormais sous le coup de sept chefs d’accusation et risque jusqu’à 74 ans de prison.

N.B.
Le député socialiste (1954) est professeur associé à l'Institut d'Etudes Politiques de Bordeaux et enseignant-chercheur à l'Institut d'économie régional du Sud-Ouest,avec, en tout et pour tout, une maîtrise en sciences économiques, un DESS d'aménagement du territoire et un DEA d'analyse régionale et urbaine, mais ceci expliquant cela, sa carrière comme membre des cabinets de Philippe Madrelle, président du conseil régional d'Aquitaine de 1982 à 1985, puis président du conseil général de Gironde de 1988 à 1992 y est pour beaucoup.
En 2006, il était l'un des porte-parole de l'équipe de campagne de Sa Cynique Majesté Royal.

Et c'est kiki prend la tête dans les sondages ?

François Hollande !
Flamby 1er donnera aux femmes un peu de repos...

dimanche 31 octobre 2010

Les adolescentes s'approprient la violence: multiplication des agressions

Conflans-Sainte-Honorine: passage à tabac à sept pour un portable

Passée à tabac à la gare Fin-d’Oise de Conflans-Sainte-Honorine

En pleine journée, vers15h15, une jeune femme de 20 ans a été passée à tabac sur les quais. C’est là que les forces de l’ordre, appelées à la rescousse, l’ont découverte, baignant dans une mare de sang, le nez cassé. La victime a été conduite à l’hôpital de Pontoise où elle a été soignée.

Les agresseuses étaient des adolescentes

Les sept adolescentes de la bande, âgées d’une quinzaine d’années, se sont emparées de son téléphone portable et ont pris la fuite disparu en sautant dans le train de Pontoise (Val-d’Oise).
« Je n’ai jamais assisté à un tel déchaînement de violence », confie Sabrina, 16 ans. L’ado s’étonne d’entendre que des filles ont agressé une autre fille dans la gare pour la voler. « J’ai du mal à croire une chose pareille. Je pense qu’il y a dû avoir une embrouille. Peut-être un regard, ou elles se connaissaient », avance-t-elle.
« Depuis quelques années, on a une vraie appropriation de la violence par les filles, précise une source proche de l’affaire. Dans les Yvelines, ça n’arrive presque jamais mais, ailleurs en Ile-de-France, c’est devenu une réalité. »

La presse n'en a rien su

"Pour autant, les voyageurs ne prennent pas le train la peur au ventre ", assure Le Parisien, seul journal à rendre compte.

Du côté des employés de la gare, cette affaire n’est qu’un épisode de la vie quotidienne. « Ici, il y a des bandes qui traînent, surtout le soir, confie un cheminot. On a régulièrement les gars de Chanteloup qui viennent créer des incidents. Depuis quatre semaines, on a déjà eu cinq agressions d’agents SNCF. Mais des bandes de filles, on n’avait encore jamais vu ça. »
Les enquêteurs du commissariat ont commencé à travailler à l’identification des ados et attendaient que la victime vienne déposer plainte.

Appropriation de la violence par les filles

Les faibles filles ont été identifiées
Les six petites jeunes filles ont entre 13 et 17 ans et se font surnommer les Black Boucantes. Domiciliées à Chanteloup-les-Vignes, Andrésy et Triel et constituées en bande, afin de commettre des vols avec violences.

Elles ont sévi dans deux gares du département
Le 19 février, à la gare de Conflans-Sainte-Honorine, comme nous le savons. C'était un vendredi, un jour probablement sans cours...
Elles récidivent le 9 avril en gare de Triel : même déchaînement de violence à l'encontre d'une jeune mineure qu'elles frappèrent à coups de poing et de pied, dans le but de lui dérober son iPod et n'hésitant pas à la laisser au sol.

Le mode opératoire de ce gang d'adolescentes
Lors de leur garde à vue, ces collégiennes ont reconnu avoir créé cette bande il y a trois à quatre mois pour affronter d'autres groupes de filles.
Elles agissent en bande. « Elles sont très bien organisées. Leur bande est parfaitement hiérarchisée, avec un chef: une jeune mineure de 17 ans, qui a déjà eu des démêlés avec la police. Mais, contrairement aux garçons, les filles ne s'identifient pas à une cité.
La chef de gang donne rendez-vous aux autres filles par SMS pour commettre des agressions ou affronter d'autres bandes de filles, notamment à Argenteuil (Val-d'Oise). Ensuite, en fonction de leurs disponibilités, les filles rejoignent le groupe.

La videosurveillance ne sert à rien ?
L'enquête policière a ainsi permis d'identifier, notamment grâce au système de vidéosurveillance installé dans les gares, que trois de ces jeunes filles avaient participé à l'agression du 19 février, quatre à celle de Conflans.
Elles avaient prévu d'en découdre prochainement avec des adolescentes du Châtelet à Paris

Leur champ d'action
Deux ont été reconnues comme étant les auteurs d'un vol à Herblay (Val-d'Oise) outre les Yvelines ou Paris.
Ces jeunes ont été présentées au parquet pour vols avec violence.
Confessions d'un gang de filles: lien France Soir (juin 2010)

Et la politique de prévention, ça donne quoi ?

Ce phénomène de bande au féminin est suivi avec beaucoup d'attention par la police.
Depuis début 2010, elle a recensé la constitution de trois bandes différentes dans le secteur de Conflans.
Certaines ont également été reconnues sur des vidéos en train de participer à un affrontement entre jeunes à La Défense (Hauts-de-Seine).

Le maire PS de la ville de Conflans (Yvelines) est Philippe Esnol (1954), un proche de Jean-Paul Huchon, président socialiste du Conseil régional d'Île-de-France.