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samedi 28 janvier 2012

La réplique cinglante de l'UMP au Mr Justice de Hollande

André Vallini: culot, mauvaise foi ou aveuglement socialiste ?


A-t-il le profil type
du Garde des Sceaux ?
Ou du client de la Maison de l'Amérique latine ?
lien



Vallini a dénoncé vendredi le " culot " de Nicolas Sarkozy en matière de justice, balayant d'un revers de main les réformes réalisées depuis 5 ans.

Il l'accuse d'avoir porté atteinte à l'indépendance de la Justice.
Or, ironie mordante de l'histoire, le Monsieur Justice de François Hollande fait actuellement l’objet d’une enquête pour " harcèlement moral et discrimination par l’âge " de ses collaboratrices.
Plaisante accusation qui porte sur un juge titulaire de la Haute Cour de justice de la République !


Vallini, futur Arpaillange de Hollande ?

"Homme neuf" de l'entourage de Hollande, il fut pourtant porte-parole de Lionel Jospin. Il est maintenant pressenti comme futur ministre de la Justice du prochain président présumé est passé dans la lumière en dénonçant le scandale d’Outreau, avant de présider la commission d'enquête parlementaire qui blanchit l'improbable juge d'instruction Fabrice Burgaud chargé de l'affaire.

Du grain à moudre pour les associations féministes
Ce chevalier rose attire de nouveau sur lui l'attention des media et de la justice depuis plusieurs semaines. Il est en effet poursuivi par l’une de ses anciennes employées qui accuse le président du Conseil général de l’Isère de l’avoir " placardisée ", afin de se rapprocher d'une autre collaboratrice… de trente ans sa cadette.
LIRE en outre le post de PaSiDupes: "Les ténors du PS affichent leur mépris des femmes violées "

Du coup, lorsque l’impudent André Vallini a dénoncé le " culot " de Nicolas Sarkozy qu'il salit pour de supposées "atteintes" à l'indépendance de la Justice, l’UMP s'est saisie du bâton que le socialiste lui tendait pour se faire battre...

Sur la forme, d'abord
" Étant lui-même sous le coup d’une procédure pour 'harcèlement, licenciement abusif, discrimination par l’âge', et même s’il est bien sûr présumé innocent, le sénateur Vallini pourrait, à tout le moins, faire preuve d’une plus grande retenue et garder un peu de pudeur ", indique Camille Bedin, jeune secrétaire nationale de l’UMP.

Au rayon des Miss, pourquoi pas la camarade Gro Eva Joly ?
De discrimination par l’âge, notre futur Garde des Sceaux et ex-ancien assistant parlementaire de Gisèle Halimi, n’en a certes pas fait, "lorsqu’il s’est agi de recruter comme attachée de presse Virginie Dechenaud… une jeune femme de 25 ans dont la principale expérience professionnelle avait été d’être élue Miss Rhone-Alpes 2009 et première dauphine de Miss France 2010.

Sur le fond, ensuite
Peut-être A. Vallini était-il trop occupé depuis 5 ans à sa carrière pour s'en rendre compte, mais Nicolas Sarkozy a mis en oeuvre bien plus de réformes sur l'indépendance de la justice et l'avancée des libertés publiques que ses prédécesseurs.

Comme le souligne pour sa part Jean-Paul Garraud, secrétaire national de l'UMP à la Justice :
"Qui a réformé le conseil supérieur de la magistrature (CSM) dans sa composition, sa saisine, sa présidence ? C'est Nicolas Sarkozy qui l'a voulu et qui, de ce fait, ne préside plus l'instance suprême de la magistrature.

Qui a fait que les propositions de nomination des Procureurs Généraux sous la supervision du CSM ? C'est également Nicolas Sarkozy.

Qui a fait que n'importe quel citoyen puisse saisir le Conseil constitutionnel à l'occasion d'un litige ? C'est toujours Nicolas Sarkozy.

Qui a étendu les possibilités pour nos concitoyens de devenir jurés et de participer à l'œuvre de Justice ? C'est encore et toujours Nicolas Sarkozy?"


PS ou l'intox politicienne et la manipulation de l'opinion
A défaut d'éthique politique, ne peut-on donc attendre un débat serein et respectueux sur ce thème majeur de la Justice et des libertés publiques, comme sur les autres ?

Sans doute se félicite-t-il du basculement du Sénat à gauche ?
Pourtant, en septembre 2011, il conduisait la liste PS/PCF aux élections sénatoriales et abandonna son mandat de député pour cause de cumul. Mais après quelques semaines d'exercice à la Chambre haute, l'instable confia à la presse : "Je m'ennuie là-bas, il se passe rien, il n'y a pas de journalistes. Le palais du Luxembourg, c'est vieillot. On dirait un bordel des années 30 ", avant d'annoncer son souhait de revenir à l'Assemblée Nationale dans le cadre des échéances électorales de juin 2012 ...
Ca les regarde !

dimanche 5 juin 2011

L’un des avocats de DSK lui promet la relaxe


Me Benjamin Brafman est hyper-confiant...

Dominique Strauss-Kahn , accusé de crimes sexuels à New York, "sera relaxé", annonce son avocat, avant même l'ouverture du procès. Entre suffisants et arrogants, n'est-ce pas...

Dans un portrait de vingt minutes, intitulé "Benjamin Brafman, avocat des stars, star des avocats", Benjamin Brafman donne son sentiment de conseiller salarié: "Je ne veux pas rentrer pour l’instant dans le détail de cette affaire, mais je suis confiant, je ne pense pas du tout que M. Strauss-Kahn soit coupable des faits qu’on lui reproche, et je peux vous prédire qu’il sera relaxé", conclut-il, dans l’émission "66 minutes" diffusée ce dimanche par M6.

C'est seulement demain lundi que l'ancien patron du Fonds monétaire international (FMI) doit comparaître et dire s’il plaide coupable ou non-coupable dans l'affaire d’agression sexuelle et tentative de viol dont l'accuse une modeste femme de chambre noire de l’hôtel Sofitel de Manhattan où ile séjournait dans une suite luxueuse.

Manipulation M6
Me Brafman, qui refuse les entretiens depuis que DSK l'a engagé, a accepté celui-ci à la veille" du procès, "parce qu’il s’attachait plus à faire un portrait de lui qu’à le faire parler de ce dernier cas", a prétendu l'un des deux journalistes de la chaîne commerciale privée française fondée par Jean Drucker.

Un avocat manipulateur de jurys

Dans le sujet, des proches de Me Brafman évoquent ses méthodes de travail, marquées par son éducation religieuse et son esprit de contradiction.

Ainsi Les Levine, un détective privé qui a travaillé avec lui pendant de nombreuses années raconte-t-il comment sa tâche consistait à "fouiller les poubelles" pour permettre à l’avocat de persuader les jurés que le témoin principal —en l’espèce la victime présumée— "n’est pas fiable".
Ben Brafman, qui a 62 ans, "est particulièrement bon quand il s’agit de harceler le procureur", se souvient Walter Mack, ancien procureur qui a dû l’affronter dans les années 80, lors de procès contre la mafia des Colombo et Gambino, où l’avocat a forgé sa réputation. "Tous les matins pendant une demi-heure à l’audience il me disait que j’avais mal fait mon travail; il me déstabilisait", accuse Walter Mack.

"Mon objectif, c’est de reprendre les faits", minimise l’avocat, qui rappelle qu’il suffit que l’un des jurés ait un doute pour que l’accusé sorte libre du tribunal.

Ben Brafman a aussi un regard acéré
Dans un autre cas, la libération d’un ancien roi de la nuit, Peter Gatien, inculpé de complicité de trafic de drogue pour avoir laissé des dealers distribuer de l’ecstasy dans ses discothèques, Me Brafman a été le seul à voir que deux témoins, supposés ne jamais se voir, comparaissaient portant le même costume.
Interviewé à Toronto, Peter Gatien se souvient. "Quand vous êtes-vous vus pour la dernière fois ? demanda-t-il au second témoin. "Il y a très longtemps", répondit celui ci. "Comment se fait-il alors que vous portiez le costume qu’il avait hier ?", rétorqua alors Brafman, avant de se tourner vers le jury et de dire : "laisseriez vous les clefs de votre maison à un menteur" ? "Il avait gagné, et j’étais libre", poursuit le trafiquant de drogue.

L'avocat de DSK mène le procès de la victime
"Dès qu’il déniche le mensonge, il s’engouffre dans la brèche", se souvient James Cohen, professeur de droit à l’université Fordham et spécialiste des contre-interrogatoires. "Il parle peu de son client, il attaque surtout les témoins", explique-t-il.
"Je l’ai déjà vu cuisiner la partie adverse, je peux imaginer les questions qu’il pourrait poser à la femme de chambre", précise le juriste.

Benjamin Brafman s'était déjà vanté auprès du quotidien israélien Haaretz au tout début de l’affaire, se flattant par avance de l’issue favorable d’un éventuel procès, qui se tiendrait si l’ancien patron du FMI plaide non-coupable à l’audience de lundi. C'est le choix de DSK.

DSK sera-t-il libre, parce qu'innocent ?



dimanche 23 mai 2010

Palmarès du 63e festival de Cannes: les films à éviter

Pour info: passeport pour l'ennui
Jury: la parité sacrifiée à la diversité...

Palmarès: la diversité ne garantit pas la qualité

Palme d’or : Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures du Thaïlandais Apichatpong Weerasethakul (mieux vaut encore le nom du volcan islandais)

Grand Prix
: Des hommes et des Dieux de Xavier Beauvois, film inspiré de la tragédie des moines de Tibéhirine, en Algérie

Prix de la mise en scène
: Mathieu Amalric pour Tournée

Prix du Jury
: Un homme qui crie du Tchadien Mahamat Saleh Haroun

Prix d’interprétation masculine
: ex-aequo, Javier Bardem pour son rôle dans Biutiful d’Alejandro Gonzalez Inarritu, un Mexicain, et un Italien, Elio Germano pour son rôle dans La Nostra Vita de Daniele Luchetti

Prix d’interprétation féminine
: Juliette Binoche pour son rôle dans Copie conforme de l'Iranien Abbas Kiarostami

Prix du scénario
: le Coréen Lee Chang-dong pour Poetry

Tim Burton, promesse non tenue

Le palmarès 2008 était déjà navrant: lien PaSiDupes

Le réalisateur aux Mains d'Argent n'est pas alchimiste et Mlle Binoche n'est pas Alice et Tim Burton n'a pas fait des Merveilles. Certes, le président d'un jury ne peut combler le vide de son entourage, ni transformer en or le sable d'une sélection.

mercredi 26 mars 2008

Quand nos dirigeants travaillent, la presse s’amuse

Le "Press club, humour et politique" sélectionne ses têtes de turcs
Le jury du prix "Press club, humour et politique" a procédé à une deuxième sélection de six "petites phrases" pour son Prix 2008, a-t-il annoncé mercredi 19 mars.Composé de 18 membres, ce jury est présidé par Jean Miot, ex-président d’agence de presse très marquée par le parti-pris que faute de finesse et de profondeur, elle confond avec indépendance et impertinence. Le prix récompense l'auteur de la phrase la plus hilarante de l'année, qu'il s'agisse d'humour volontaire ou involontaire.
Voici les six phrases retenues par le jury :
- François Bayrou, président du MoDem au soir de sa défaite aux municipales : "Je vous le promets, nous aurons d'autres victoires".
- Xavier Bertrand, ministre du Travail : "Le Parti socialiste est un parti sans leader. François Bayrou est un leader sans parti. Ils sont faits pour fusionner". Notre choix.
- François Fillon, Premier ministre, cité par l'Express : "Quand j'ai appris que Xavier Bertrand appartenait à la Franc-Maçonnerie, je ne me suis pas étonné de le découvrir Maçon ; mais franc, ça m'en bouche un coin".
- Bernard Laporte, ministre des sports débarquant en Guadeloupe : "Je voulais voir les Antilles de vive voix".
- Christian Estrosi, ancien ministre, maire de Nice, s'adressant à des journalistes accompagnant le chef de l'Etat en Guyane : "Vous avez vu comme Monsieur Sarkozy est populaire en forêt amazonienne ?".
Et une "Raffarinade" : "Il faut avoir conscience de la profondeur de la question du sens".
En décembre 2007, six phrases avaient déjà été sélectionnées :
- Un échange entre Nadine Morano (UMP) et Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la politique de la Ville.Nadine Morano: "Fadela Amara au gouvernement, cela montre les limites du casting à la Fogiel". Réponse de Fadela Amara: "J'ai tendance à croire que Nadine Morano c'est la Castafiore".
- François Bayrou (UDF) -encore- disant à Marie-sEGOlène Royal de ne pas monter chez lui, un soir entre les deux tours de la présidentielle, selon le récit de l'ex-candidate PS dans son livre: "Ne montez pas, il y a du monde dans la rue". Réponse de Royal, en connaissance approfondie (?) du sujet (sans ses fiches): "Il m'a fait l'impression de l'amant qui craint la panne...".
- François Goulard (UMP) : "Johnny Hallyday qui annonce son intention de rester Français et Bernard Laporte qui entre au gouvernement, c'est une période faste pour l'intelligence française".
- Christine Lagarde, ministre de l'Economie : "Pour faire face à la hausse du prix du pétrole, je conseille aux Français de faire du vélo".
- Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO : "Les retraits de l'UIMM, c'est mieux que la valise RTL".
- Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme : "Je me retrouve avec la journée des droits de l'Homme sur les bras et Kadhafi sur le tarmac". Pas de quoi se relever la nuit !
Il faut compter sur la dernière sélection en juin, car ce ne sera pas jusque là un grand cru.
En attendant, on observe que ce ne sont pas ceux qui parlent beaucoup qui retiennent l’attention des sélectionneurs de petites phrases, sauf à penser que ceux-ci sont secs (pardon!) d’une oreille et que les méchants manquent totalement d’humour.
Enfin, dans le genre parité et diversité, les femmes s’en tirent bien et spécialement Rachida Dati, tandis qu’au rayon ‘ouverture’, la vengeance semble être le mépris…

mardi 3 juillet 2007

20,27 /20 : le bac n’est pas dévalorisé ?

Les profs font pourtant tout ce qu'ils peuvent!
Certes, les professeurs sont soumis au respect des consignes qui vont du laxiste au stupide, au nom de la démocratisation et de l’accès du plus grand nombre à la culture. Disons plutôt aux études… Le ministère porte la responsabilité des textes et circulaires, les inspecteurs exécutent des pressions sournoises sur les correcteurs, mais des profs militent aussi pour le démantèlement d’un examen que l’étranger respecte pourtant. Les Français apprennent donc la défiance à l’égard de cette institution, comme des autres. Ce qui arrive à la session 2007 est de nature à les justifier dans cet état d’esprit et les professeurs y mettent d’ailleurs du leur. Voyez comment les textes officiels, coefficients et barêmes conduisent à une aberration, dont tout le monde bénéficie, sans que ce soit aussi apparent, comme dans le cas suivant:

Une brillante lycéenne de Coutances (Manche) de 18 ans, Laurence Boivin, a obtenu lundi son baccalauréat en Sciences économiques et sociales avec une moyenne de 20,27, grâce à ses options qui lui ont donné des points supplémentaires.
"Je ne m'attendais pas du tout à un tel résultat", admet-elle. "La mention très bien oui, mais pas cette note là", a-t-elle précisé en ajoutant, modeste, que la chance y était aussi pour quelque chose. Passionnée de piano et de tennis, la jeune lycéenne, a toutefois reconnu n'avoir fait aucune impasse.
Laurence n’est pas perfectible : elle a obtenu 20 en mathématiques et à l'oral de français, 19 en sciences économiques, histoire-géographie et anglais (LV1), 18 en philosophie, sciences et vie de la terre et allemand (LV2) et un petit 15 en éducation physique et sportive (la moyenne nationale imposée, il faut le savoir, doit être de 14…). Elle n’avait donc pas intérêt à passer l’épreuve optionnelle d’EPS, qui peut fournir facilement aux autres candidats, peu ‘intellos’, un 14 (mention Bien éventuelle, en fonction du total) qui s’ajoute à un accessible 14 en épreuve imposée, sans être un(e) champion(ne).
C'est d’ailleurs grâce à ses trois options qu'elle a pu engranger 57 points supplémentaires et obtenir ainsi un score de 750 points sur 740. Ses options étaient latin (20), histoire en langue anglaise (19) et travaux personnels encadrés (TPE :19) auxquels les candidats tiennent énormément – les TPE sont bidons, car ils sont élaborés en équipe au cours de l’année sous la supervision du prof et notés par une équipe de profs de l’établissement (!), officiellement pour développer l’aptitude au travail collectif, mais en réalité dans un souci d’accélération du processus d’éclatement du bac.
Scolarisée jusqu'à présent au lycée privé Germain de Coutances, Laurence se destine à une carrière au sein des cabinets ministériels et vise ainsi dans un premier temps Sciences Po Paris puis l'ENA.
Son père, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Caen et sa mère, professeur de français au collège de Coutances sont, selon elle, "ravis et très fiers". Une satisfaction qu'ils ont déjà connu lorsque leurs deux autres filles, âgées de 20 et 22 ans, ont obtenu leur baccalauréat avec mention très bien.
Sans vouloir leur faire de la peine, il est permis d'observer que la mention devient banale: l'inflation des notes et la générosité des jurys de professeurs-correcteurs qui décident de leur attribution, dépassent l'entendement: certains profs-correcteurs proposent des points sans que le président de jury ne les sollicite, et il/elle est tenu(e) au respect des consignes -venues d'en haut- de taux de réussite ... Le bon président de jury est donc accommodant!
Les barêmes -calculés au plus juste- sont donc sans concession et, sachant en outre que les corrections et interrogations ne sont pas laxistes, …
A noter que les parents de Laurence, enseignants de l’enseignement public, ont confié leur petite à l’enseignement privé ! Et quand on pense qu’ils manifestent probablement dans les rangs du SNES et du SNES-Sup
Bonne chance au bac, si les enseignants lui prêtent vie…