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samedi 7 septembre 2019

Patrick Balkany, menacé "d'égorgement" par ses agresseurs, selon son épouse

Des récidivistes : ils avaient déjà envahi la mairie de Levallois-Perret y a quelques mois, révèle Isabelle 

Des menaces de mort sur personne en charge d'un service public


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Après l'agression de Patrick Balkany ce jeudi 5 septembre en plein coeur de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), sa femme a réagi sur l'antenne de RTL, donnant ainsi plus de détails sur l'"incident", selon l'AFP. 

Les assaillants filment leur scène de provocation pour se victimiser: voici la version des agresseurs "agressés"...

Une altercation mise en scène - avec diffamation - a opposé deux jeunes hommes de couleur dans la force de l'âge (30 et 38 ans) de la Ligue de défense noire africaine (LDNA), une ligue, au maire septuagénaire de Levallois-Perret, Patrick Balkany. Un affrontement qui n'a aucune commune mesure avec les "attaques" de permanences de députés LREM, mais largement relayés par la presse aux ordres, qui banalise et minimise une agression physique contre un élu.

Egountchi Behanzin, l'un des activistes de ce
mouvement racial  se déclarant en lutte, notamment contre la négrophobie, a filmé en direct sur Facebook une partie de l'échange.  

Le Parquet de Nanterre a confirmé à l'AFP que le maire de Levallois-Perret avait été "agressé" le 5 septembre dans sa commune des Hauts-de-Seine et deux hommes, nés en 1981 et 1989, avaient été placés en garde à vue.
Pourtant, dans la vidéo de la LDNA, Egountchi Behanzin affirme à de très nombreuses reprises que les agressés sont ses camarades et lui.  
Le Parquet a transmis une tout autre version à l'AFP. Selon ses informations, l'édile a été "bousculé" vers 17h le 5 septembre et "deux gardiennes d'immeubles sont venues à son aide". Le maire et les deux dames ont porté plainte, selon la même source, qui ajoute que l'enquête a été confiée au commissariat de Levallois-Perret.

Après un échange "dans le calme", les deux agités de l'organisation communautariste ont "suivi, invectivé et insulté" Patrick Balkany "en ayant des propos insultants et diffamatoires tout en cherchant le contact physique", affirme l'édile dans un communiqué. "L’un des deux hommes a bousculé le Maire et l’a attrapé par l’épaule, cherchant clairement à faire dégénérer la situation".

Isabelle Balkany a expliqué que le maire de Levallois-Perret et son collaborateur faisaient une tournée de la ville quand ils ont été interpellés par "le président d'une Ligue de défense [...] des Africains" (LDNA), son président, Dr Jérôme Munyangi (dit 'Dr Jérô', ci-dessus à gauche, un médecin-chercheur congolais qui travaille sur l'artemesia), et un adhérent (qui pourrait être Egountchi Behanzin, porte parole de Ldna, ci-dessus à droite). Nés en en 1981 et 1989, ils sont extérieurs à la ville et, à aucun moment, l'AFP ne mentionne qu'ils sont Africains: il faut lire entre les lignes; au lecteur de décrypter... On notera que c'est la presse qui fait de la rétention d'information, puisque le logo de l'association ne fait pas mystère de son orientation raciale.

L'échange aurait [conditionnel de l'AFP] totalement dégénéré par la suite.
"Les deux messieurs ont menacé de les égorger, de les tuer", a indiqué l'épouse du maire.

Un membre de la Ligue de défense noire africaine (LDNA) appelle à tuer des "Blancs, des Indiens et des Chinois"

Exemple de propagande anti-française diffusée par la LDNA







La Ligue de défense noire africaine (LDNA) organisait le 6/9/209 une manifestation devant l’ambassade d’Afrique du sud à Paris contre les violences xénophobes qui frappent actuellement le continent africain. Lors de ce rassemblement, sous les applaudissements de tous les autres membres, un membre de la LDNA a appelé à tuer des Blancs, des Chinois et des Indiens plutôt que de se tuer "entre frères".

Vendredi 6 septembre 2019 vers 16h30 devant l'ambassade sud africaine en France. 1 membre de la @LDNAOFFICIEL appelle à tuer les blancs, les chinois et les indiens sous les applaudissements de tout les autres membres. Voila le vrai visage de la ldna.

Traduction : "La Xénophobie doit s’arrêter. Si vous voulez de la xénophobie, très bien : commencez à tuer des Blancs, commencez à tuer des Chinois, commencez à tuer des Indiens, mais ne tuez pas vos frères ! Nous sommes tous noirs !"
Lors de son incitation au crim, ce même membre menace de revenir brûler l’ambassade si les violences xénophobes devaient continuer en Afrique du sud (Vidéo en entier)

Un autre membre de la LDNA avertit ensuite : "Nous allons nous ordonner, nous allons nous organiser, nous allons nous discipliner,
nous sommes en guerre !"

L'agresseur bien connu de Patrick Balkany



Selon Isabelle Balkany, le Noir en question était déjà connu du couple. "Il y a, je crois, à peu près quatre mois, ils ont déjà envahi la mairie de manière extrêmement brutale". Ils seraient entrés dans l'hôtel de ville pour défendre une boulangère de la ville qui rencontrait des problèmes avec sa copropriété. Un incident qui aurait toutefois nécessité l'intervention de la BAC, précise Isabelle Balkany.

"Tout à coup, hier, quand mon mari est passé devant, le fameux président de cette ligue a reposé pour la énième fois la question, mon mari a répondu très calmement 'non'", a-t-elle poursuivi.
"A ce moment-là,
ce monsieur et un autre les ont suivis, ont commencé à les insulter verbalement, violemment et à les serrer de très près", a précisé l'épouse de l'élu, suggérant une intimidation physique.

Les assaillants ont menacé le maire de mort : un "chahutage", selon BFMTV
 


Les agresseurs récidivistes présumés ont été placés en garde à vue par la police.
Est punie de trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende la menace de commettre un crime ou un délit contre les personnes ou les biens proférée à l'encontre d'une personne investie d'un mandat électif public, d'un magistrat, d'un juré, d'un avocat, d'un officier public ou ministériel, d'un militaire de la gendarmerie nationale, d'un fonctionnaire de la police nationale, des douanes, de l'inspection du travail, de l'administration pénitentiaire ou de toute autre personne dépositaire de l'autorité publique, d'un sapeur-pompier professionnel ou volontaire, d'un gardien assermenté d'immeubles ou de groupes d'immeubles ou d'un agent exerçant pour le compte d'un bailleur des fonctions de gardiennage ou de surveillance des immeubles à usage d'habitation en application de l'article L. 127-1 du code de la construction et de l'habitation, dans l'exercice ou du fait de ses fonctions, lorsque la qualité de la victime est apparente ou connue de l'auteur.

vendredi 2 février 2018

Viol : Tariq Ramadan, déféré au Parquet de Paris

Islamologue respectueux de la femme à la manière islamiste

Deux plaintes pour viols ont été déposées contre le théologien de l'islam
Le Suisse avait été placé en garde à vue mercredi, suite à des faits remontant à 2009 et à 2012. Ainsi le permet la loi.
A l’issue de quarante-huit heures de garde à vue, le Parquet de Paris a requis vendredi 2 février la mise en examen l'exégète du Coran pour viol et son placement en détention provisoire, selon une source judiciaire.

Les enquêteurs du deuxième district de police judiciaire ont enquêté pendant trois mois, méthodiquement, ce qui ne signifie pas avec un zèle malvenu, et sans faire fuiter la moindre information, observe avec consternation la presse d'investigation par téléphone, avant de se résoudre à convoquer, à partir de mercredi 31 janvier, le théologien suisse de 55 ans, qui a longtemps disposé d’une très large audience auprès de centaines de milliers de musulmans européens. Et reçu sur les plateaux de radio et de télévision avec une complaisance certaine, histoire de complaire aux communautaires des zones de non-droit et de ne pas se faire éliminer comme de vulgaires dessinateurs de la presse satirique et provocatrice.

Après avoir reçu deux plaintes pour viol, l’une déposée le 20 octobre 2017 par Henda Ayari, une ancienne salafiste déçue, devenue militante de la laïcité, l’autre le 27 octobre par une femme qui a préféré se protéger derrière son anonymat, mais dont Le Monde avait publié le témoignage accablant.

Les policiers ont recueilli d’autres récits de femmes. 
Elles ont décrit la même forme d’emprise, la même violence et, selon un proche voilé de l’enquête, "le même modus operandi" (mode opératoire, sauf pour ceux qui critiquent par ailleurs le latin de cuisine des médecins ou des notaires) que celui dénoncé par les plaignantes, sans pour autant déposer plainte à leur tour.

Les mises en présence n'auront pas toutes lieu
La confrontation avec Henda Ayari, qui subit depuis trois mois de nombreuses attaques sur les réseaux sociaux, a été décidée jeudi. Ce face-à-face serait renvoyé à l’instruction. 

Mais l’autre plaignante, que certains journaux "pas sérieux" ont affublée d’un prénom d’emprunt qu’elle n’a pas choisi, "Christelle", a accepté l’épreuve. La confrontation a duré trois heures et demie, en présence de Me Yacine Bouzrou, avocat de T. Ramadan, et de Me Eric Morain, conseil de sa victime présumée. 

Juste avant, deux perquisitions avaient eu lieu, à ...Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), dans un appartement où le théologien dispose d’un bureau et d’un pied-à-terre, l’autre en Haute-Savoie, à la ...frontière (franco-suisse) où il possède sa résidence principale. Y paie-t-il ses impôts ?

On saura tout (ou presque) des pratiques sexuelles du violeur

"Tariq Ramadan m’a donné rendez-vous au bar du Formule 1  de l’Hôtel Hilton de Lyon, où il était descendu pour une conférence, en octobre 2009", a répété cette femme de 45 ans devant le petit-fils du fondateur des Frères musulmans. A l’époque, cette Française convertie à l’islam entretenait, depuis le 31 décembre 2008, une correspondance avec Ramadan auprès duquel elle cherchait conseil.

Leur relation a quelque peu évolué, et le gourou, qui vit séparé de son épouse, lui a promis le mariage religieux et, en attendant, un mariage temporaire sur ...Skype. C’était pourtant leur première rencontre. "Au bout de dix minutes, il m’a dit : "Nous ne pouvons pas rester là, tout le monde nous regarde. Je suis une personne connue, et le Maghrébin à l’accueil m’a reconnu et n’arrête pas de nous regarder" ", avait-elle expliqué dans sa plainte. Tariq Ramadan rejoignit alors sa chambre par l’escalier pendant qu’elle, qui marchait avec une béquille depuis un accident de voiture avec son voile, prit l’ascenseur.

Selon la plaignante, l’agression très vite démarré après son entrée dans la chambre : des gifles au visage, aux bras, aux seins et des coups de poing(s) dans le ventre, une fellation et une sodomie "imposées de force" (comme dit Raphaëlle Bacqué, Le Monde), de nouveaux coups, un nouveau viol. "Il m’a traînée par les cheveux dans toute la chambre pour m’amener dans la baignoire de la salle de bain pour m’uriner dessus", une marque de respect, avait-elle assuré dans sa plainte, affirmant n’être parvenue à s’enfuir qu’au petit matin.

L'islamiste nie

"Faux", proteste Tariq Ramadan qui assure que la rencontre n’a duré qu’une demi-heure. Lors de la confrontation, le prédicateur ou le prédateur, comme on voudra, a nié farouchement tout viol et même tout acte sexuel, alors que sa victime présumée donnait cependant des détails et décrivait notamment une petite cicatrice, dont Ramadan est bien porteur. Dommage collatéral d'une précédente lecture de sourates ? A l’issue de cet échange contradictoire, l’islamologue a refusé de signer le procès-verbal.

Image souillée

L’affaire qui met en cause cette figure médiatique de l’islam européen s’annonce donc difficile. Certes, de multiples témoignages publiés sur Internet ou rapportés par la presse ont peu à peu dressé le portrait d’un homme multipliant les relations féminines, à mille lieues de celui qui mettait sans cesse en garde les musulmans contre les rapports sexuels hors mariage en leur rappelant que c’est "devant Dieu qu’il nous est donné la possibilité de vivre une relation avec une femme". Viol et voyeurisme...

En Suisse, les journaux ont rapporté les récits d’anciennes élèves des deux collèges suisses où Tariq Ramadan avait enseigné. Ces jeunes femmes affirmaient qu’alors qu’elles étaient âgées de 16 à 18 ans, et donc mineures, ils les avaient séduites et convaincues d’avoir des relations sexuelles avec lui. On pense à Darmanin... Le pouvoir fait le violeur ?

Même si la plupart de ces affaires sont prescrites ou si aucune autre femme n’a porté plainte, hormis Henda Ayari et "Christelle"  - ce qui n'est pas négligeable - ces témoignages ont très largement écorné l’image du prédicateur. 
D'autres que la journaliste penseront que ses victimes ont été autrement "écornées", mais nous avons la presse que nous méritons, sans doute, et les féministes ne manqueront pas de clouer ce pervers au pilori, à moins qu'elles aient de nobles raisons qui, encore une fois, nous échappent... 

Le 7 novembre dernier seulement, "d’un commun accord" avec Tariq Ramadan, l’université d’Oxford s'est résolue à la mise en congé immédiate [sic] du gardé à vue de son poste de professeur d’études islamiques contemporaines qu’il occupe dans un de ses collèges. 
Ces derniers jours, c’est le Qatar, qui finance la chaire de théologie – elle porte le nom de Sa Majesté Hamad Ben Khalifa Al-Thani, émir du Qatar de 1995 à 2013 – occupée jusque-là par Ramadan, qui a laissé entendre que le violeur récidiviste - bien que présumé -  n’est plus le bienvenu dans l’émirat.
Et s'il advenait qu'il puisse pointer sa face au Qatar, que pensez-nous qu'on lui amputerait ?

mardi 23 mai 2017

Cambadélis s'en prend physiquement aux journalistes


Une violence physique sans suites : indulgence sélective de la presse aux ordres 

Jean-Christophe Cambadélis perd patience face à des journalistes
 

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A 65 ans, candidat PS à la législative, Cambadélis n'a pas apprécié la visite de journalistes de La chaîne parlementaire. 
Le patron du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, brigue en effet un nouveau  mandat de député,  pour la ...5e fois depuis 1988. 
Or, parmi les candidats qui s'affrontent dans cette circonscription principalement située sur le très multiculturel et populaire 19e arrondissement de Paris, l'élu sortant fait face à Mounir Mahjoubi, le candidat La République en marche et secrétaire d'Etat au numérique - lequel joue sa place au gouvernement en cas de défaite -, et à Sarah Legrain, candidate La France insoumise de Mélenchon, parmi plus d'une vingtaine d'autres candidat(e)s, dont Europe Ecologie-les Verts, le PCF ou Lutte Ouvrière. 

La campagne s'annonce périlleuse pour Jean-Christophe Cambadélis. 
Dans cette partie du 19e arrondissement, Benoît Hamon, le candidat PS à la présidentielle est arrivé quatrième, derrière Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron et François Fillon. 

Le député socialiste sortant refuse toute image

La chaîne parlementaire (LCP) a pourtant diffusé un reportage sur cette circonscription, ce mardi. On y voit un Jean-Christophe Cambadélis agacé par la présence des journalistes. Approché par l'équipe de journalistes, le député s'est emparé de leur micro et les a sommés de suivre ses directives: "Vous allez fermer ça !". 






N.B. Cambadélis n'était pas député entre 1993 et 1997.

"On a dit à votre chaîne qu'on ne voulait pas d'images"
, avoue ensuite l'élu, tentant de se justifier. Sous pression dans le 19e arrondissement, le trotskiste perd ses nerfs et abuse de sa position pour empêcher la presse de faire son métier.



Comme le rappelle LCP, Jean-Christophe Cambadélis, le 12 mai dernier, le député sortant avait organisé un stand-up en pleine rue, face à un auditoire clairsemé. Perché sur une palette rouge, à l'angle de deux rues, son intervention avait fait l'objet d'un fuitage sur Twitter.


La nomination au secrétariat national du PS d'un ancien adjoint au maire du XIXe arrondissement de Paris, Roger Madec, a fait désordre. 
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Yacine Chaouat avait en effet été condamné dans le passé pour violences conjugales et le socialiste avait dû présenter sa démission. Nouvellement nommé à l'Intégration républicaine dans le "gouvernement" du PS a en effet été condamné à six mois de prison avec sursis pour violences conjugales aggravées sur sa conjointe en mars 2010. 24 heures après sa nomination, il avait remercié Cambadélis de cette 2e chance et déclaré que, "musulman, il n'avait pas le droit à l'oubli dans la France d'aujourd'hui, et qu'il préférait démissionner". En vérité, sa déclaration n'est pas ce qu'en rapporte une certaine presse: "C'est avec tristesse que je constate que dans la france d'aujourd'hui on n'a pas droit à une deuxième chance quand on est musulman, " avait-il morigéné.

Quant au Premier secrétaire, au lendemain des violents affrontements entre supporteurs anglais et russes à Marseille, 
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le chef de file du Parti socialiste avait fustigé les hooligans russes et anglais. "Nous sommes face à des crétins alcoolisés qui ont décidé de faire de la baston pour la baston", avait déclaré l'apparatchik dans Le Grand Rendez-Vous d'Europe 1. 
Kostas va devoir souffler dans le ballon avant chaque déplacement.

vendredi 13 novembre 2015

Air France: les turbulences syndicales reprennent

Violences à Air France : 4 licenciements et une grève le 19 novembre 

"C'est inadmissible et on se laissera pas faire", dit la CGT.
 

La direction a engagé une procédure contre un cinquième employé. Onze autres sont mis à pied. 
Mehdi Kemoune, numéro deux du syndicat CGT Air France rappelle que la CGT appelle à la grève le jeudi 19 novembre 2015. En cause, les licenciements annoncés jeudi 12 novembre. Quatre salariés d'Air France, mis en cause pour des violences le 5 octobre dernier, ont été licenciés "pour faute lourde".
Un cinquième, représentant du personnel, fait l'objet d'une procédure de licenciement spécifique en raison de... son statut privilégié.  

Pour le délégué syndical CGT, une "procédure légale spécifique et plus longue" est engagée, indique la compagnie. Compte tenu de son statut de salarié protégé, son licenciement doit être autorisé par l'inspection du travail et les instances du personnel consultées. 

Sans indemnité ni préavis 

Petit rappel des faits... 
Le 5 octobre, deux dirigeants avaient été molestés et des vigiles blessés en marge du CCE, envahi par plusieurs centaines de salariés. L'image du DRH d'Air France, torse nu, chemise arrachée et escaladant un grillage pour échapper aux manifestants, a fait le tour du monde. Le Premier ministre Manuel Valls avait promis des "sanctions lourdes" contre les "voyous", François Hollande avait condamné des violences "inacceptables". 

Ces cinq employés, principalement issus de la branche cargo, sont licenciés "sans indemnité ni préavis", a précisé Miguel Fortea, secrétaire général de la CGT-Air France.
 
Pour un sixième salarié, les faits "d'accusation d'agressions physiques n'ont pas été retenus", a indiqué le groupe aérien. Selon plusieurs sources syndicales, il fera l'objet d'une mise à pied, mais la direction va "retirer sa plainte pour violence", ne retenant que des "dégradations" à son encontre. 
Ces six salariés avaient été interpellés une semaine après les incidents survenues en marge du comité central d'entreprise (CCE) d'Air France où deux dirigeants avaient été molestés par des manifestants, l'image de leurs chemises arrachées ayant fait le tour du monde. 

Jugement en décembre 

Cinq d'entre eux seront jugés le 2 décembre au tribunal correctionnel de Bobigny. 

Par ailleurs, onze salariés, tous salariés au sol également, ont également écopé d'une mise à pied sans solde de 15 jours pour avoir participé, selon la compagnie, à l'"effraction" d'une grille d'accès. La direction a assuré agir "de façon juste, équitable, proportionnée et rigoureuse", ce qui n'a pas convaincu les syndicats interrogés. 
Pour les sanctions, elle s'appuie sur des vidéos tournées par des media. Bien que tierces personnes, "c'est juste une farce", de l'avis de Force Ouvrière. "On ne voit personne qui met un coup" mais "juste du chahut", a réagi un délégué FO.

Le FN paraît bien modéré
Sur BFMTV/RMC, Jean-Luc Mélenchon a affirmé que "retenir cinq gars qui défendent leur emploi, une nuit entière, c'est un abus." 
Et le dirigeant du Parti de gauche ajoute "Moi, je leur dis de recommencer, et de ne pas céder à la peur", se disant même prêt à aller en prison avec eux. 
Ou, tant qu’il y était, à leur place.

jeudi 15 octobre 2015

Cinq syndicalistes d'Air France mis à pied pour violence

Mise à pied de cinq syndicalistes sur dix impliqués dans les violences 

Les cinq syndicalistes -banalisés en "salariés"- d'Air France sont poursuivis, suite aux violences du 5 octobre sur deux dirigeants

Ils sont "mis à pied" - en clair, "suspendus" - à titre conservatoire et sans solde, (avant d'être -sans nul doute- réintégrés), annonce une source syndicale, ce jeudi. 
La sanction prend effet à partir de ce jeudi. Les cinq syndicalistes d'Air France ont reçu mercredi un courrier les informant de leur mise à pied. Il s'agit d'une mesure provisoire permettant à un employeur d'écarter un salarié dans l'attente d'une sanction pouvant aller jusqu'au licenciement. 


Ce qui est "inadmissible", ce sont les violences aux personnes

Agés de 35 à 48 ans, quatre sont employés de la branche cargo Air France et un d'Air France Industries. Certains ont un mandat syndical à la CGT, selon une source proche du dossier. 

La CGT d'Air France a estimé qu'"après avoir criminalisé la souffrance des salariés, la direction enfonce le clou en s'attaquant aux revenus et à l'emploi des salariés".
"Ceci est inadmissible et non propice à la reprise d'un dialogue social apaisé". 
Ces cinq salariés avaient été déférés devant le Parquet de Bobigny mardi après une trentaine d'heures de garde à vue. Leurs interpellations, lundi au petit matin, ont suscité une salve d'indignations dans les rangs de la gauche radicale et des syndicats. 
Ils sont soupçonnés d'avoir eu un rôle actif dans les violences physiques du 5 octobre au CCE consacré à l'annonce d'un nouveau plan de restructuration menaçant 2900 emplois. 

Deux dirigeants d'Air France avaient alors été molestés, leurs chemises déchirées, et poussés à l'exfiltration en escaladant des grilles avec l'aide de vigiles.

L'extrême gauche cautionne les violences

Le numéro 2 de la CGT Air France Mehdi Kemoune a réclamé "l'abandon des poursuites". "On ne peut pas criminaliser le désespoir des salariés, c'est une faute majeure", a -t-il déclaré.


Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche)  s'est emporté mardi matin sur BFMTV et RMC : "C'est une honte ! Qu'est-ce qu'ils ont fait, ces gens ? C'est des trafiquants de drogue ?"

"Ces salariés n'ont rien à faire en garde à vue", a également jugé Pierre Laurent (PCF) sur i-Télé. "Les traiter comme des criminels, c'est vouloir les humilier et humilier à travers eux tous les salariés qui se sont mobilisés".

Au PS, Julien Dray polémique en faisant de l'enfumage. "Excès de zèle des forces de police" ou "provocation"? L'ex-député PS a posé la question sur France Info. "Dans la situation que vit Air France, tous les acteurs, y compris la justice, doivent faire attention à ne pas créer des tensions supplémentaires", a-t-il dit. A commencer par Dray ?

Jugés le 2 décembre

Selon le Parquet, quatorze plaintes ont été déposées après ces violences: neuf émanant de vigiles et cinq de cadres de l'entreprise. Les cinq salariés seront jugés le 2 décembre devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour des "faits de violences en réunion ayant entraîné une ITT (incapacité temporaire de travail) n'excédant pas huit jours", délit passible de trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende. Avec sursis ?...

Une enquête interne à la compagnie avait permis d'identifier une dizaine d'individus impliqués dans ces violences. De premières notifications de sanctions devaient être envoyées en ce début de semaine, selon une source proche du dossier.

dimanche 2 août 2015

Gennevilliers : passage à tabac en pleine rue pour n’avoir pas dit bonjour

Violences sexistes sur la voie publique

Gennevilliers. La jeune fille a été rouée de coups et fouettée à coups de ceinture, devant le lycée Galilée, alors que deux hommes ont assisté à la scène sans rien faire.
La jeune fille a été rouée de coups et fouettée à coups de ceinture, devant le lycée Galilée, alors que deux hommes ont assisté à la scène sans rien faire.

Dans certaines "civilisations", ne pas avoir répondu à un homme qui lui a dit bonjour justifietait la violence

Un déferlement de violence s’est abattu sur une jeune fille en pleine rue. 
"Il m’a tirée par les cheveux et fait tomber", raconte la victime. Une pluie de coups s’abat sur elle. "A chaque fois que je me relevais, il me frappait de nouveau", précise-t-elle. 
Quand elle saisit son téléphone portable et crie qu’elle va appeler sa mère -et non pas son père- et la police, la fureur de son agresseur redouble. "Là, il a sorti sa ceinture et il a commencé à me fouetter avec", ajoute-t-elle, encore sous le choc.

Deux hommes arrivés sur les lieux lui conseillent de crier moins fort. 
A chaque fois qu’elle appelle au secours, l’homme augmente la cadence de ses coups, mais aucun des deux témoins ne s’interpose. L'agresseur finit par s’en aller, peu avant qu’une voiture n'arrive, avec plusieurs amis de la jeune fille à bord. "Avant de partir, il m’a dit : Ça t’apprendra, comme ça, la prochaine fois, tu me diras bonjour."

La jeune femme raconte les circonstances de ce qui lui est arrivé ce dimanche 12 juillet en fin de journée, près du lycée Galilée, à Gennevilliers. "Je sortais de chez moi pour aller chez une copine quand je l’ai croisé sur le trottoir, raconte la jeune fille, filiforme. Il m’a dit : "ça va toi ?", avec un sourire de pervers. Je l’ai regardé mais je ne lui ai rien dit." Cette froideur de l'outragée déclenche une réaction immédiate.

La jeune d'origine iranienne s’en tire finalement avec quelques hématomes. 
"J’ai eu peur qu’il me défigure, alors je me suis protégé le visage comme j’ai pu, relate Chaïnez. En farsi, langue majoritaire en Iran, le prénom Chahinez désigne "la préfèrée du Roi." On rapporte qu'un roi de Perse avait en effet une chatte préférée et qu'il l'avait ainsi nommée.
Ce qui m’a sauvée c’est que j’étais bien couverte. J’avais un jean épais et un gros sweat-shirt." Restent les blessures non visibles : "Il m’a frappée comme si j’étais un animal; mais même un animal, on ne le frappe pas comme ça…"

L'individu - majeur dont l'identité est pourtant masquée - a été jugé vendredi 17 juillet en comparution immédiate au tribunal de Nanterre. Il a été condamné à 8 mois de prison, dont six mois avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans.
Durant cette période, cet homme de 22 ans devra ne pas se rendre à Gennevilliers, ne pas chercher à voir la victime, l’indemniser à hauteur de 1.000 € et trouver une formation.

Carole Tanqueret, directrice de l’Association "Femmes relais" à Gennevilliers : "On ne parle pas assez de ces violences faites aux femmes"

Un collectif d’associations de femmes de Gennevilliers a réagi à cette agression par un communiqué. Elles manifestent leur solidarité à l’égard de la victime et "appellent tous les citoyens et citoyennes de Gennevilliers à condamner cet acte indigne". "Quand on parle de banlieue, on parle toujours de trafic et des autres formes de violences mais pas de celles faites aux femmes. Ces actes bénéficient d’une trop grande tolérance dès lors que ça se passe en banlieue, polémique Carole Tanqueret, directrice de l’Association des femmes relais de Gennevilliers. Il est inacceptable de se prendre des coups dans la rue parce qu’on n’a pas dit bonjour à quelqu’un."
A Gennevilliers, Carole Tanqueray-Lopez est une militante et candidate MRC
Le contexte socio-économique de cette ville de Gennevilliers  - communiste depuis la Libération - dans les Hauts-de-Seine doit être précisé.  

Le taux de natalité de 17,40 pour mille habitants est nettement supérieur à la moyenne (12,1 en juin 2015). La densité de sa population, 3.760,36 habitants/km2, est également supérieure à la moyenne du territoire national. Le nombre de personnes immigrées est, quant à lui, de 12.666, pour  41.364 habitants en 2010) ce qui est plus élevé que la moyenne. En 2008, 8,4 % des personnes vivant en France étaient immigrées.
Sur le plan de l'emploi, la ville est marquée par un taux de chômage de 16,90%, alors que la moyenne nationale est de 9.08%.  

L'insécurité est un autre des problèmes majeurs de cette ville. Le taux d'agression est de 8,67 pour mille.

Chiffres de l'Observatoire de la délinquance et des réponses pénales. 

Bien que les résultats s'améliorent dans la lutte contre les cambriolages de résidences principales, le bilan 2014 des crimes et délits publié en janvier 2015 montre que quasiment tous les types de violences augmentent, tandis que les agressions sexuelles explosent.