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jeudi 25 juin 2020

Municipales : des Frères Musulmans dans les valises du candidat de la gauche à Toulouse

L’Union des Musulmans de France appelle à faire barrage à Jean-Luc Moudenc 


L’UMDF a pris parti pour la liste de gauche conduite par Antoine Maurice

Jean-Luc Moudenc, maire juppéiste sortant (LR) de Toulouse

Ils n'étaient pas invités au Florida, la brasserie qui fait face à l'Hôtel de Ville, quand les poids lourds de la gauche parisienne étaient descendus sur Toulouse pour relancer la campagne de leur liste, “Archipel citoyen”, portée par l'écologiste Antoine Maurice: ils étaient tous là, Ian Brossat, adjoint (PCF) d’Anne Hidalgo (PS) à Paris, le sénateur Claude Raynal (PS) et la députée Clémentine Autain (LFI), à l'appel du président socialiste du département, Georges Méric, nostalgiques du temps de Pierre Cohen.
 
Un Benoît Hamon arborant une barbe ostentatoire a rejoint le cortège qui s’est offert une déambulation post-prandiale jusqu’aux berges de la Garonne. "Je ne sors de ma retraite que pour Toulouse et Marseille et puis j’y retourne", assure l’ancien candidat du désastre de la gauche à la présidentielle. Il était curieux de découvrir celui qu'il soutient les yeux fermés, le chef de file écologiste d’Archipel citoyen, le rassembleur d'une improbable coalition de formations politiques de gauche, et aussi de revoir, à ce banquet des anciens battus, l’ex-maire socialiste de Toulouse. Pierre Cohen, qui avait rejoint son parti, Génération.s et monté une liste (5,66%) avant de se fondre piteusement dans Archipel Citoyen. Cohen y figure en dernière position, non éligible, sur la liste de son ancien adjoint.
Mais, sur la photo, manquait la honte de la famille, ce cousin maudit, qui pourrait réclamer sa part de l'héritage, si jamais la ville rose virait au rouge vif, ce qu'à Allah ne plaise.... 

Le cousin en question, l'UMDF, a d'abord tenté de s'affranchir en constituant, sous ses propres couleurs, une liste au 1er des municipales à Toulouse. Proche des Frères Musulmans égyptiens, le mouvement s’est ensuite contenté de candidats sur une liste intitulée En Avant Toulouse. Avec 120 voix et 0,14% des suffrages exprimés, l’expérience a tourné court. Mais l’UMDF s’engage, tout de même, dans le scrutin du 28 juin prochain.

L'ambition des Frères musulmans est désormais de faire re-basculer Toulouse vers la gauche incarnée par Antoine Maurice: à son programme, en effet, la promotion des Frères musulmans. Mhamdi Taoufik, le représentant toulousain de l'UMDF, demande clairement "aux musulmans de Toulouse qui ont un amour fou de la République mais surtout de la religion" de faire "tout (leur) possible pour faire un barrage" au maire sortant, Jean-Luc Moudenc, candidat LR-LREM. L’objectif (affiché) de l’UMDF est clair : "donner la victoire à Antoine Maurice".


L’appel à voter pour la liste d’Antoine Maurice s'est manifesté au-delà des paroles. Le représentant de l’UMDF a participé à une rencontre avec le candidat écologiste le 8 juin dernier.


Les Frères musulmans ont obtenu des contreparties à leur engagement.
Et la gauche les leur a garanties, mais les électeurs ne savent pas lesquelles. L’impact électoral des consignes de vote est toujours aléatoire, surtout lorsqu’elles émanent d’une force politique qui représente quelques centaines de voix. Or, une élection peut précisément basculer à quelques voix près, et cet accord avec les Frères musulmans, dissuader les centristes de voter pour une liste faite de bouts de ficelles électorales et qui, avec les Frères musulmans de l'UMDF sortis du maquis, a créé des tensions dès la campagne.

En effet, le "barrage" anti-Moudenc s'explique par une prise de position claire, quand le maire de Toulouse a établi une comparaison entre le Coran des islamistes et "le livre d’Hilter", 'Mein Kampf'.
L’UMDF réveille une polémique qui remonte au 19 août 2016. Lors du 72ème anniversaire de la Libération de Toulouse, Jean-Luc Moudenc a déclaré :
Le terrorisme et la barbarie nous ont frappés et nous frappent encore. Notre premier devoir est de nommer le mal. Ceux qui préfèrent édulcorer la réalité se contentent de parler de "terrorisme" et de "barbarie", évitant soigneusement de désigner l’idéologie qui les inspire. C’est comme si, derrière Vichy, on avait ignoré qu’il y avait 'Mein Kampf'. Ce mal c’est le "nazislamisme".
La gauche atteinte d'anosmie ne sent plus les "relents nauséabonds"

Comme Assa ressort la mort d'Adama en 2016, le représentant de l’UMDF ressort ces propos tenus il y a quasiment 4 ans et, malgré les attentats de 2015 qui contextualisent la comparaison de Moudenc, les Frères musulmans refont le coup de la victimisation.
En 2015, a lieu une série d'attentats terroristes islamistes entre les 7 et 9 janvier, visant le journal Charlie Hebdo, puis, des policiers et des Français de confession juive fréquentant une supérette cacher, soit dix-sept personnes assassinées et vingt blessées ; les trois terroristes sont abattus le 9 janvier, par les forces de l'ordre.
Suivront, la même année, six attentats, dont une série de sept par au moins dix  islamistes et une vingtaine de terroristes complices, en Seine-Saint-Denis. 
En 2020 en France, quatre attentats ont encore eu lieu: à Villejuif, un jeune converti de 22 ans tue es passants à l'arme blanche et blesse gravement 2 femmes), à Metz (un fiché S, armé d'un couteau a tenté d'agresser des policiers), à Romans-sur-Isère (un réfugié soudanais tue au couteau deux passants et en blesse cinq autres, leur demandant de préciser s'ils sont de confession musulmane) et à Colombes (Hauts-de-Seine), dans trois sur quatre, au cri de "Allah Akbar".
Un climat "délétère" s'est abattu sur la ville rose en campagne
Cette prise de position s’inscrit donc dans un contexte très particulier. Sur les réseaux sociaux circulent des vidéos qui portent atteinte à la vie privée d’une tête de liste. Avant le 1er tour, les rédactions ont reçu des appels visant l’entourage d’un autre candidat.
L’UMDF n’est pas encore un mouvement de premier plan, avec des élus et des bataillons d’électeurs, et il faut relativiser la menace, assure la gauche. 

Jean-Luc Moudenc, maire sortant LR-LREM, est arrivé en tête du premier tour avec 36,18% des voix. Avec 27,56% des suffrages, Antoine Maurice est arrivé en seconde position mais, pour le second tour, a rassemblé la quasi-totalité des forces de gauche pour tenter d'empêcher le retour du maire sortant au Capitol. Mais sa tambouille électoraliste vire au tord-boyaux politicien avec un ingrédient à vous dynamiter la flore intestinale: l’Union Démocratique des Musulmans Français.

Mhamdi Taoufik, au menu d'Archipel
Dans une vidéo publiée sur son compte Facebook, ceresponsable de l’UDMF de la région, a appelé ses frères musulmans à faire barrage "à ce personnage qui ne respecte pas les musulmans", a-t-il estimé. 
Pourquoi tant de haine ? En description de sa vidéo, ce dernier explique qu’il n’a pas apprécié la manière dont le maire avait parlé de “sa” religion en 2016, lors de son discours célébrant les 72 ans de la Libération. Il y a quatre ans, Moudenc avait certes rompu avec la langue de bois. Il ne visait pourtant que l’islamisme cher à Taoufik, et non pas à l'islam, modéré et respectueux des Français et de leurs lois républicaines. 

En dépit de la clarté des propos ciblés du maire sortant, le candidat tente manifestement un détournement à des fins politiciennes, polémiques et malveillantes  : "Nous demandons le grand respect à notre livre le Coran. Pas d'insulte ! Les musulmans répondront dans les urnes", a menacé le candidat, après avoir rencontré Maurice, le 8 juin, révèle France 3. Voilà un soutien controversé qui pourrait être une épine dans le pied de la gauche… 

Malgré son nom, l’Union Démocratique des Musulmans Français, pour le moins évocateur, l’UDMF s'efforce de se blanchir de tout soupçon de séparatisme et se revêt de l'habit trompeur du laïcisme. 

dimanche 27 octobre 2019

Belattar menace Blanquer : ça ne touche même pas l'une de Macron. Ni l'autre a fortiori...

Impunité pour les musulmans plus Français que les autres à qui  l'humour improbable autorise les menaces aux membres du  gouvernement   

Le directeur marketing de Nocibé, suspendu 

Résultat de recherche d'images pour "belattar Macron""Bon débarras pourriture d'islamiste", avait-il écrit à l'attention de Yassine Bellatar, en février dernier sur Twitter. Ces quelques mots bien sentis, adressés à l'humoriste et animateur radio Yassine Bellatar, ne lui envoyait pas dire le ressentiment qu'il suscite en France, pays d'accueil de sa famille.

Réagissant le 19 février à un message du chroniqueur islamiste indiquant qu'il quittait la chaîne LCI, ces quelques mots de rage étaient signés du directeur marketing de Nocibé, distributeur de parfums et de cosmétiques. Ils ont donc provoqué une menace de suspension par son patron Nocibé, le distributeur de parfums et cosmétiques, filiale du groupe allemand Douglas Holding et second distributeur de parfum derrière le Chinois Sephora. Mais ce directeur n'est pas humoriste et ne s'en est pas tenu là. 

"Sale putain d'islamiste de merde," a ajouté le commercial, peu soucieux du marché arabe. La marque a dû officiellement réagir sur le réseau social, annonçant finalement sa suspension en fin de journée du 28 février
Alors que la marque de parfums se  désolidarisait de ses propos, ce directeur marketing a présenté "ses excuses" par le biais de son avocat.

Macron n'est pas solidaire de ses ministres

Trouve-t-il 
plus tolérables les menaces physiques sur ses ministres ? 
Alain Bizeul a assorti son cri de soulagement d'un "Va te faire enculer sale putain d'islamiste de merde… Tu dois avoir l'habitude avec ta famille de dégénérés" (sic). Une seconde couche qui n'a pas les vertus d'un masque d'argile verte.
Régénérateurs pour le seul Bizeul, ces deux messages ont depuis été supprimés et le compte @ALAINBIZEUL, renommé @ALAIN_BESTOF, est depuis protégé (donc accessible uniquement aux abonnés). De nombreuses captures d'écran prises par des internautes conservent le souvenir de cette joute, mais PaSiDupes ne partage pas... D'autant moins que, entre les deux tweets, il faut le dire, le cadre de Nocibé, pour tout dire, s'est fait traiter de "s*ceur de b*tes de fachos"...  

Appel au boycottage de Nocibé.
Ce qui était jusque-là passé plutôt inaperçu a pris une toute autre ampleur le jeudi midi suivant, lorsque Nocibé a relancé le sujet, utilisant son compte Twitter officiel pour dire que "Alain Bizeul a pris des positions à titre privé sur Twitter". "Nous ne cautionnons aucunement ces propos en totale contradiction avec nos valeurs et ils n'engagent en rien Nocibé", a ajouté la marque. 

Via son avocat Me Sahand Saber,
Alain Bizeul a tenté d'appliquer une lotion apaisante le vendredi soir, avant de se coucher, expliquant que "ses tweets personnels visaient exclusivement l'idéologie islamiste radicale". 
Son  conseil renouvela l'opération, expliquant qu'"il se défend donc de tout propos raciste visant les musulmans, leur communauté et leur religion",  assurant qu'il ne s'adressait "en aucune façon aux citoyens de confession musulmane qu'il respecte sincèrement. Il regrette profondément que ses propos aient pu blesser et choquer, et présente toutes ses excuses."

Des soins insuffisants, vu l'état avancé d'irritation de l'épiderme sensible de Belattar. 
De nombreux internautes de la diversité, comme on en trouve davantage sur les réseaux sociaux qu'à l'embauche, à ce qu'il paraît, ne lâchèrent pas l'affaire. Ceux-là mêmes qui pourrissent au quotidien les dits-réseaux de grossièretés immondes et les internautes mal-pensants d'insultes grasses appelèrent au licenciement d'Alain Bizeul et au boycottage de Nocibé. Outre Yassine Belattar lui-même, c'est aussi le cas, entre autres, en meute, du militant associatif et élu Front de Gauche de Saint-Denis Madjid Messaoudene et de nombreux internautes. "Quand vous hésiterez entre Nocibé et Sephora, pensez-y", glisse l'un d'eux, captures d'écran des messages polémiques à l'appui.
Citoyen élu de la ville de Saint-Denis (9.3), Messaoudène n'hésite pas à chercher à nuire à une entreprise française:


Madjid Messaoudene
✔@MadjidFalastine

Le boycott de #Nocibe est d'utilité publique !

Encore une fois soutien à toi @BelattarYassine !
https://twitter.com/20Minutes/status/1101122562409619464 …
20 Minutes
✔@20Minutes


Appel au boycott de Nocibé après des insultes du directeur marketing https://www.20minutes.fr/societe/2462003-20190228-nocibe-appel-boycott-apres-propos-insultants-directeur-marketing-contre-yassine-belattar?utm_term=Autofeed&xtref=twitter.com&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1551363051 …

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15:24 - 28 févr. 2019


Les plus virulents sont-ils les plus vertueux?
Le comique eut un jour maille à partir avec une policière lorsqu'il courait faire allégeance à Macron aux Mureaux, la semaine précédente. La fonctionnaire ignorait-elle qu'elle avait affaire à un protégé de Macron ou respectait-elle simplement le boulot qui la fait vivre ? L'animateur a été interpellé vers 11 heures non loin de la médiathèque des Mureaux, où le président de la République était en déplacement avec la ministre de la Culture Françoise Nyssen, a indiqué le Parquet de Versailles, confirmant une information du magazine Le Point. Selon le Parquet, cette irrésistible personnalité de la scène - plus connue pour ses agressions verbales en tout genre que pour ses traits d'humour - s'est vu refuser l'accès au cortège présidentiel par des policiers et a alors insulté l'un d'entre eux. 
Yassine Bellatar a été placé en garde à vue pendant 7 heures pour "outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique", avant d'être remis en liberté, une affaire qu'il a qualifiée de "malentendu". Sa remise en liberté en fin d'après-midi est intervenue dans le cadre d'une composition pénale, une procédure confidentielle peu connue des "gens qui ne sont rien". Cette mesure alternative aux poursuites s'applique lorsque la personne reconnaît les faits reprochés et permet d'éviter un procès. Un arbitrage passé plus inaperçu que celui de l'affaire Tapie... 
Le bouffon du roi devait faire l'objet d'une convocation devant le délégué du procureur de la République, selon le Parquet. 
Invité de Emmanuel Macron soi-même, qu'il avait déjà accompagné aux Mureaux pendant sa campagne présidentielle, Belattar n'a pas la politesse des rois, on s'en doute, et s'est présenté trop tard pour rejoindre le cortège présidentiel, a-t-il raconté. "Une policière m'a fait une remarque très désobligeante devant mes enfants. Je lui ai répondu [rien de "très désobligeant", il va sans dire, mais des mots crus que les oreilles chastes de ses enfants ne permettent visiblement pas qu'il en dise davantage], et on s'est tous retrouvés au commissariat", a-t-il résumé.

Et ce n'est pas la première fois que Yassine Belattar est dénoncé comme "islamiste". 
En mars 2018, c'est l'avocat et chroniqueur de l'émission de RMC 'Les Grandes gueules', Gilles-William Goldnadel, qui l'avait ainsi démasqué en direct à la radio. Sans aller jusqu'à utiliser le terme tabou, d'autres personnalités, comme l'ancien premier ministre et ancien ministre de l'Intérieur de François Hollande, Manuel Valls, révèlent que Yassine Belattar est proche des Frères musulmans.


Macron laisse un islamiste insulter un ministre de son gouvernement
Y a-t-il un chef du gouvernement à Matignon ?

Comme caution musulmane, bien qu'ambiguë et trouble,
le prédicateur islamiste bénéficie-t-il de la protection du chef de l'Etat ? 

Résultat de recherche d'images pour "belattar et Macron"
Belattar et Rokhaya Diallo, polémiste de Les Indivisibles, association féministe et raciste, organisatrice de réunions "en non-mixité" et interdites aux Blancs, accusatrice d'un "racisme d'Etat" en France, en liens avec la mouvance anticolonialiste des "Indigènes de la République".

Belattar s'est attaqué nommément au ministre de l'Education :  "On a un ministre de l’Education nationale qui n’est même pas éduqué," selon l'artiste, mardi 22 octobre sur RFI. L'islamiste dénoncé par Manuel Valls a assuré qu'il ne pense "pas le plus grand bien" du ministre du gouvernement Philippe. Le comique perd son sens de l'humour et le prêcheur s'irrite de ce qu'un ministre de la République laïque exprime un avis attendu sur le port du voile islamique dans l'espace public, tel que le Conseil régional de Bourgogne-Franche Comté qui tenait une séance plénière en présence d'une provocatrice venue de Belfort à Dijon, 180 kilomètres. 
En termes choisis et très modérés, le ministre a affirmé qu'il n'est pas "souhaitable" de considérer le voile dans la société française.
"J’aimerais savoir de quel droit, maintenant, il rentre sur des notions de vivre ensemble ?", s'est insurgé le Franco-marocain. Très remonté contre le membre du gouvernement, il lui conseille alors "d'éviter de mettre les pieds dans le 93". Belattar y est-il le patron du département ? Stéphane Troussel, président élu du Parti socialiste est-il un fantoche ?

La macronie se désolidarise de Blanquer.
Ministre interdit de séjour par le "gardien du 9.3", simple "tacle" selon BFMTV mais "menace" pour Le Point ? Que font Castaner, Philippe ou Macron?
Blanquer est-il "seulement le ministre de l'Education nationale du lycée Henri-IV", alors que ce seraient "les musulmans (qui auraient) besoin de soutien" ? Les musulmans constituent-ils une communauté à part, comme le dit Belattar, et serait-elle en tant que telle négligée?

Macron laisse maltraiter un membre du gouvernement.
'Monkey management"
"Le port du voile dans l'espace public n'est pas mon affaire."
C'est tout ce que le chef de l'Etat en déplacement sur l’île de La Réunion a  trouvé à dire  jeudi, alors que l'opinion française  lui reproche de ne pas trancher sur le sujet.
Macron s'est contenté de dénoncer, en termes généraux, le communautarisme. "Il y a aujourd’hui des femmes et des hommes citoyens français qui disent 'De par ma religion, je n'adhère plus aux valeurs de la République'. Ça, c'est un communautarisme. Dans ce cas-là, j'ai un problème avec la revendication, en quelque sorte, qui devient politique, de ce séparatisme".
Interrogé à deux reprises sur l'exacerbation grandissante des opinions autour de la question du voile islamique, Macron a répondu avec une petite expression tout droit sortie des grandes leçons de management.
VOIR et ENTENDRE Macron éluder ses responsabilités : 

Or, au moins deux membres du gouvernement,
Sibeth Ndiaye et des élus locaux (notamment de la diversité) et Jean-Michel Blanquer, s'opposent publiquement sur la présence de mères voilées accompagnantes de sorties scolaires, même inappropriées s'agissant d'enfants d'âge primaire dans une enceinte politique en séance délibérante. Le ministre de l'Education s'y oppose, mais la porte-parole franco-sénégalaise soutient leur présence dans l'espace public. 

samedi 13 juillet 2019

Algérie : un islamiste élu président du Parlement

L'islamiste Slimane Chenine est le premier islamiste parvenu à la tête de la chambre basse.

Le nouveau président élu du parlement algérien est dirigeant d'une alliance parlementaire de trois petits partis islamistes

Résultat de recherche d'images pour "Slimane Chenine"
A la tête d'un groupe parlementaire de trois partis islamistes algériens d'opposition, Ennahdha, Adala et El Bina, Slimane Chenine a été élu le 10 juillet 2019, grâce aux voix du FLN et du RND, qui détiennent à eux seuls la majorité absolue. 

Il était le candidat unique au perchoir... 

"Plébiscité" lors d'un vote à main levée en séance plénière, le candidat unique est âgé de 54 ans, marié, père de trois enfants, et il remplace Mouad Bouchareb qui, contesté par les députés, dans son parti et dans la rue, avait démissionné le 2 juillet. Il devient ainsi le premier opposant à occuper le perchoir depuis l'indépendance.
S. Chenine a été présenté par l'alliance formée par les partis Ennahdha, Adala et El Bina, qui compte 15 sièges à l'APN (chambre basse du Parlement), les députés du FLN n'ayant pas réussi à se mettre d'accord sur un candidat unique de leur parti.

Dans sa jeunesse, ce natif de Ouargla, dans le sud-est algérien, proche de la Tunisie, compte parmi les membres fondateurs de l'Union générale étudiante libre (UGEL) réputée proche des islamistes, rapporte le site algérien TSA.

Il adhère au mouvement emmené par Mahfoud Nahnah, le représentant du mouvement des Frères musulmans en Algérie. Il milite ensuite au Hamas algérien, qui deviendra le Mouvement de la société pour la paix (Harakat moujtama'a al silm, HMS ou MPS).

Devenu conseiller et secrétaire particulier de Nahnah, il dirige le service communication du mouvement qui lui permettra de se faire connaître de la presse et du grand public à la fin des années 90 et au début des années 2000. A la mort du chef historique en 2003, le MSP connaît des tensions. Slimane Chenine démissionne et participe à la création du mouvement de la Construction nationale (El Bina'a al watani). Il entre au Parlement en 2017 sous les couleurs de ce parti dont il préside le Conseil politique.

En plus de son action parlementaire, il dirige le quotidien arabophone Al Ra'id. Dès le début de la contestation populaire, il apporte son soutien au mouvement et participe aux marches d'Alger et de Ouargla.

Le FLN renonce à son droit de présenter un candidat

Il a été élu à la tête de l'APN grâce aux voix des députés du Front de libération nationale (FLN) et du Rassemblement national démocratique (RND), détenteurs à eux deux de la majorité absolue des 462 élus de la chambre basse. Peu avant le vote, le groupe parlementaire du FLN avait annoncé son soutien à la candidature de Chenine, précisant qu'il "renonçait à son droit" de présenter un candidat "par souci de faire prévaloir l'intérêt suprême sur l'intérêt partisan".
"L'opinion nationale retiendra que la majorité peut accorder à la minorité la présidence de l'APN", a déclaré le nouveau président de l'Assemblée, à l'issue de son élection.

Depuis février, l'Algérie est agité par un mouvement populaire de contestation inédit qui a poussé Abdelaziz Bouteflika à la démission, le 2 avril 2019. Les manifestants exigent désormais le départ de tous les dirigeants ayant eu des responsabilités durant les 20 ans de présidence de M. Bouteflika, parmi lesquels figurent, outre M. Bouchareb, le chef de l'Etat par intérim Abdelkader Bensalah et le premier ministre Noureddine Bedoui.

Homme fort du pays depuis la démission d'Abdelaziz Bouteflika, Ahmed Gaid Salah, le chef d'état-major de l'armée, a réaffirmé le même jour le soutien de l'institution militaire au président Bensalah, dont l'intérim aurait dû s'achever le 9 juillet, mais qui reste à la tête de l'Etat en l'absence d'élection présidentielle.

mardi 9 avril 2019

Tariq Ramadan est-il entretenu par le Qatar ?

Tariq Ramadan serait grassement salarié par le Qatar 

 
Le prêcheur islamiste recevrait une rente qatari de  35 000 euros mensuelle


C'est la révélation d'une note de Tracfin et l'affirmation d'un livre des journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot.
Ramadan est déjà mis en examen pour deux viols en France et un autre en Suisse. Selon une note du service de renseignement Tracfin - un organisme du ministère de l'Economie et des Finances, chargé de la lutte contre la fraude, le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme -, l'islamologue a perçu, en qualité de consultant, de très généreux émoluments en provenance du Qatar, 35.000 euros mensuels. Des sommes versées par la Qatar Foundation, l’une des filières permettant à l’émirat de financer à travers le monde des projets liés le plus souvent à la mouvance des Frères musulmans.

Très influente et bénéficiant de fonds importants, la Qatar Foundation est présidée par la cheikha Mozah, la mère de l’actuel émir qui, selon d’anciens proches de Ramadan, aurait facilité l’installation à Doha de ce petit-fils d'Hassan el-Banna, fondateur des Frères musulmans
L’intellectuel a aussi bénéficié de l’appui du Youssef al-Qaradawi, le théologien de référence de la mouvance des Frères musulmans, un proche de la famille Ramadan depuis de très nombreuses années et d'origine égyptienne, comme elle.

La double vie de l'islamologue

Résultat de recherche d'images pour "Qatar Papers, comment l’émirat finance l’islam de France et d’Europe"D’après la note de Tracfin, dans la foulée de l'élection de Macron, le 1er juin 2017, Tariq Ramadan a rapatrié en France l’équivalent de 590 000 euros, en provenance de son compte qatari alimenté par les versements mensuels de la Qatar Foundation. 
Le 28 juillet 2017, les transferts de fonds auraient servi à l’achat d’un duplex situé rue Gabrielle sur la butte Montmartre à Paris. 
D’autres fonds auraient également été versés à deux associations, Juste Cause  - créée pour faire face au coût élevé engendré par le procès que Tariq Ramadan a intenté à Lyon Mag et à Antoine Sfeir mais,  officiellement, pour venir en soutien aux musulmanes et musulmans qui font face à des discriminations - et Horizons - association pour la promotion de la culture arabe et islamique -, permettant en partie à Ramadan de financer ses frais de justice.

Depuis 2012, l’intellectuel suisse dirigeait à Doha un centre de recherches, le Cile, consacré à l’étude de l’éthique islamique. Mais depuis sa sortie de détention provisoire en novembre dernier, le Qatar a pris nettement ses distances. S’il clame son innocence, le théologien est devenu infréquentable depuis qu’il a avoué une double vie, très peu conforme à la morale islamique. Ramadan a d’ailleurs été remplacé à la tête du Cile. Selon d’anciens proches, son contrat avec le Qatar arriverait à échéance dans les prochains mois.

Les islamistes montent une faculté privée

Résultat de recherche d'images pour "Saint-Denis IESH"
Université privée musulmane de Paris-Saint-Denis:le projet d’extension de l’Institut européen de sciences humaines (IESH) est estimé à plus de 10 M€. 
Une ...collecte est lancée pour réunir les fonds.
Dans un livre paru le 4 avril, Qatar Papers, comment l’émirat finance l’islam de France et d’Europe (Michel Lafon), les journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot font mention des émoluments versés à Ramadan, d'après un article publié jeudi par le quotidien suisse la Tribune de Genève.
Résultat de recherche d'images pour "Saint-Denis IESH"L’ouvrage révèle aussi les financements accordés par le Qatar à des institutions et des projets de mosquées liés au réseau des Frères musulmans en Europe. Parmi les bénéficiaires figurerait l’Institut européen de sciences humaines (IESH), faculté privée proche de Musulmans de France (la branche française des Frères musulmans) qui est située à Saint-Denis et à Château-Chinon (ci-dessous) et qui dispense des enseignements en théologie musulmane et en langue arabe.
Image associée
Emmanuel Marsigny, l’avocat de Tariq Ramadan, n’a pas souhaité faire de commentaire.

samedi 9 février 2019

Tariq Ramadan a-t-il menacé son jury de doctorat ?

Des pressions inavouables pour arracher son grade universitaire

Tariq Ramadan a reçu un doctorat de l'université de Genève, mais ses méthodes seraient douteuses

Résultat de recherche d'images pour "tariq ramadan"
Actuellement dans la tourmente, sous le coup d'accusations d'agression sexuelle et viol par trois femmes différentes, Tariq Ramadan est aussi contesté aujourd'hui par des universitaires qui dénoncent les moyens déployés par l'islamologue pour parvenir à ses fins à l'université.

Selon l'hebdomadaire Le Point, Tariq Ramadan a bien obtenu un doctorat en islamologie, mais ce qaui pose problème, c'est que l'homme de foi aurait menacé ses professeurs pour l'obtenir.

Son sujet de thèse était un panégyrique de son propre grand-père, fondateur du mouvement des Frères musulmans en Egypte.
Il avait cependant sélectionné les informations qu'il y faisait apparaître, occultant notamment  les campagnes antisémites de la Confrérie malgré la demande de ses professeurs.

Il aurait ensuite harcelé ces derniers pour obtenir sa thèse au plus vite, allant jusqu'à menacer "un autre membre du jury, Ali Merad, professeur émérite à l'université de la Sorbonne Nouvelle Paris-III".

Suite à ces menaces, trois des membres du jury avaient d'ailleurs démissionné

Pour sa défense, Tariq Ramadan avait ensuite affirmé qu'il était victime de racisme. "Il se lance dans la théorie du complot: c'est parce qu'il est arabe que l'université lui refuserait sa thèse !".
N'ayant pas obtenu la mention "très honorable", comme il l'affirme pourtant, il n'aurait jamais été autorisé à enseigner à l'université. Il pouvait toutefois admis à y présenter un exposé hebdomadaire.

La vérité sur la thèse universitaire de Tariq Ramadan

Le prédicateur a bien obtenu un doctorat de lettres en islamologie arabe à l'université de Genève...
En menaçant et en criant au racisme.


C'est le verbatim de l'article du magazine Le Point, daté du 10 mars 2018
De notre correspondant à Genève, Ian Hamel

Quand Tariq Ramadan propose comme sujet de doctorat une thèse sur Hassan al-Banna, fondateur des Frères musulmans égyptiens, Charles Genequand, son directeur de thèse, se doute que son élève [étudiant] risque de donner une vision plutôt favorable de son grand-père. Mais prenant connaissance d'une première version de son travail, il s'étrangle. Le prédicateur loue la profonde spiritualité et l'immense humanité d'Hassan al-Banna, ignorant totalement les violentes campagnes antisémites menées par la Confrérie. Il ne cite même pas les « 50 demandes du programme des Frères musulmans de 1936 », toujours d'actualité. Parmi elles, « contrôler le comportement personnel des fonctionnaires », « considérer la fornication comme étant un crime grave qui nécessite une sanction légale », ou encore « confisquer les romans d'excitation ainsi que les livres qui sèment le doute sur la foi".

Spécialiste de la philosophie arabe médiévale (il a fait sa thèse sur Averroès [il existe plusieurs écoles coraniques portant son nom en France, notamment à Lyon et Lille]), Charles Genequand demande en 1994 à Tariq Ramadan d'apporter de multiples corrections à son mémoire de pré-doctorat. Mais ce dernier refuse. Mieux, « il harcèle les membres du jury pour obtenir [sa thèse] au plus vite » (1). L'étudiant va même jusqu'à menacer un autre membre du jury, Ali Merad, professeur émérite à l'université de la Sorbonne Nouvelle Paris-III. Résultat, trois membres du jury démissionnent. Que fait Tariq Ramadan ? Il se lance dans la théorie du complot : c'est parce qu'il est arabe que l'université lui refuserait sa thèse !

Actif dans les campagnes électorales

Il reçoit le soutien du sociologue Jean Ziegler [vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme des Nations unies depuis 2009]. Internationalement connu depuis la publication de La Suisse lave plus blanc, qui met en cause le blanchiment d'argent, Jean Ziegler est député socialiste au niveau fédéral. Sa compagne, Erica Deuber-Ziegler, est députée communiste au Grand Conseil (le parlement genevois). Ils mobilisent aussitôt leurs amis, politiques, intellectuels, universitaires. [C'est le phénomène de meute que l'on peut rencontrer aujourd'hui sur les réseaux sociaux]
[On se prend à rêver que ce n'ait jamais été le cas en France où la remise d'un DESS (bac +5) semble parfois tenir moins aux qualités du candidat qu'à son militantisme : voyez tous ces diplômes tardifs remis à des étudiants fantômes à l'université,  seulement connus de leur professeur, mais qui avaient déjà perçé en politique, à qui il manquait un parchemin susceptible de leur donner de la crédibilité intellectuelle]. 
Il faut savoir que, lors des campagnes électorales, Tariq Ramadan et l'un de ses frères n'ont pas ménagé leur peine pour faire élire Jean Ziegler, maniant la colle et distribuant des tracts. 

Face à une mobilisation de la gauche (elle est minoritaire dans le canton, mais majoritaire en ville de Genève), l'université prend peur, elle craint le scandale. La Cité de Calvin n'aime pas les polémiques autour de l'islam, d'autant qu'elle accueille beaucoup de riches Saoudiens, Koweïtiens et Emiratis. En catimini, la faculté décide de constituer un second jury afin de donner « une nouvelle chance » à Tariq Ramadan. Tâche particulièrement complexe, les candidats ne se bousculent pas en Suisse francophone. C'est finalement un Allemand, Reinhard Schulze, professeur d'islamologie et de philologie orientale à l'université de Berne, qui hérite de la difficile mission « de faire admettre à Tariq Ramadan qu'il devait modifier sa thèse afin qu'elle devienne acceptable pour un jury d'université ». Cela va mettre plusieurs années. [Jusqu'en 1998]

Fermeture des portes de l'université

Reinhard Schulze n'a jamais été convaincu par le travail de son élève. Mais il accepte que ce dernier puisse interpréter à sa manière l'histoire des idées. [Un comble chez un universitaire] La thèse, intitulée « Aux sources du renouveau musulman. D'al-Afghâni à Hassan al-Banna, un siècle de réformisme islamique », explique, sans rire, que les Frères musulmans, qui considèrent « tout contact mixte en tête à tête comme un crime susceptible d'être sanctionné », ont bien apporté un réel renouveau à la pensée islamique… Le jury fait le « job » et accepte la thèse en 1999, mais il ne lui accorde même pas la mention « très honorable », ce qui signifie en langage universitaire que les portes des facultés de Suisse sont fermées à Tariq Ramadan.

Le prédicateur obtient malgré tout la possibilité de présenter un exposé bénévolement une heure par semaine à l'université de Fribourg, ce qui va lui permettre de se présenter comme professeur d'université en France. La thèse est publiée en France aux éditions Tawhid en 2002, préfacée par Alain Gresh, rédacteur en chef du Monde diplomatique [un Egyptien de naissance qui a joué avec Tariq Ramadan un rôle décisif dans la consécration médiatique de l'arme absolue de "l'islamophobie" opposé aux critiques, ainsi que dans la banalisation de l'islam politique, un islam qui serait modéré, tel que pratiqué par un terroriste islamiste]. 
[Le Point révèle en outre que "avant Oxford, Ramadan se présentait comme 'professeur de philosophie et d'islamologie à l'université de Fribourg'. Alors qu'il n'était même pas assistant." 

Tariq Ramadan ne donne bien évidemment pas la même version de cette affaire rocambolesque. Dans "Faut-il faire taire Tariq Ramadan ?", il assure que Charles Genequand a été désavoué. « Le doyen de l'époque et le collège des professeurs lui ont donné tort sur sa gestion du dossier et ont demandé la reconstitution d'un jury », assure-t-il (2).

Théologie de la libération

Pourquoi Jean Ziegler a-t-il remué ciel et terre pour le prédicateur controversé ? Affaire de contexte. Dans les années 90, Tariq Ramadan militait à gauche, sinon à l'extrême gauche, flirtant avec les trotskystes. Il réussissait souvent à convaincre que les Frères musulmans, persécutés en Égypte, étaient des humanistes, non violents, à l'idéologie comparable à celle des chrétiens progressistes d'Amérique du Sud, adeptes de la théologie de la libération. 
[Initiée par un prêtre péruvien Gustavo Gutiérrez lors du congrès de Medellín du Conseil épiscopal latino-américain (CELAM), et développée entre 1968 et 1972, cette construction est inspirée du marxisme, prônant la libération des peuples, entendant ainsi renouer avec la tradition chrétienne de charité. Parmi ses représentants les plus célèbres, on compte les archevêques Hélder Câmara et Oscar Romero [canonisé le 14 octobre 2018 par le pape François] ou encore le théologien Leonardo Boff.].
Le Concile de Vatican II, (octobre 1962-décembre 1965) voulu par le pape Jean XXIII et bouclé par Paul VI, fait des emprunts à cette théologie marxisante, provoquant de vives réactions au sein de l'Eglise et un schisme.
Le Concile de Vatican II, (octobre 1962-décembre 1965) voulu par le pape Jean XXIII et bouclé par Paul VI, fait des emprunts à cette théologie marxisante, provoquant de vives réactions au sein de l'Eglise et un schisme.

Le prédicateur multipliait les contacts avec des figures connues du christianisme, comme l'abbé Pierre, Mère Teresa, monseigneur Gaillot, les membres du groupe d'amitié islamo-chrétienne, ou encore le père Christian Delorme, le « curé des Minguettes » dans la région lyonnaise.

(1) Ian Hamel, La Vérité sur Tariq Ramadan. Sa famille, ses réseaux, sa stratégie. Éditions Favre, 358 pages.

(2) Aziz Zemouri, L'Archipel, 2005.

samedi 31 mars 2018

"La pensée de Tariq Ramadan reste intacte", soutient le président de 'Musulmans de France'

Les femmes humiliées et violées par Ramadan, intactes ?

"La pensée" du théologien suisse Tariq Ramadan mis en examen et incarcéré pour viols "reste intacte"

Contre les femmes, le président de Musulmans de France (ex-UOIF), Amar Lasfar, conserve sa confiance au harceleur et violeur présumé, au deuxième jour du salon annuel du mouvement.
La 35e "rencontre annuelle des musulmans de France" se tient au parc des expositions du Bourget (ville UDI de Seine-Saint-Denis) avec un grand absent: Tariq Ramadan, vedette attitrée du salon où sa médiatisation favorisait attiraient la popularité.

Le propagandiste de l'islam radical a pourtant été mis en examen début février pour viols, dont l'un sur personne vulnérable, après les plaintes de deux femmes, d'abord, puis trois, début mars, la plaignante affirmant avoir subi de multiples viols entre 2013 et 2014. Le théologien conteste ces accusations.

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Ci-contre à droite, au côté de Martine Aubry,  l'homme d'affaires marocain (Atlas Tour, agence de voyages basée à Lille), Amar Lasfar, a une nouvelle fois appelé à respecter la "présomption d'innocence," exprimant, lors d'une conférence de presse, l'espoir que Tariq Ramadan soit bientôt "libéré" de prison et "blanchi".

Mais peu importe la justice de France aux Musulmans de France. "Même s'il était condamné, sa pensée reste intacte", a prévenu le président de MF, nouvelle appellation, depuis 2017, de l'UOIF 
(Union des organisations islamiques de France ), connotée par la radicalité et la radicalisation de l'islam en France, du fait de sa proximité avec les Frères musulmans.

"Personne ne peut remettre en cause ce qu'a fait et ce qu'a apporté Tariq Ramadan", a-t-il insisté. Le théologien n'a "pas bien géré sa défense" en "sous-estimant le combat médiatique", a-t-il raconté.

VOIR et ENTENDRE
les propos tenus par le tartufe Amar Lasfar en 1994 :


Le comité de soutien du théologien tient un stand au sein du salon, en Seine-Saint-Denis, où des bénévoles vendent ses livres, recueillent des dons et font signer un courrier à l'attention du président de la République.

L'ex-UOIF s'en prend à la Justice de France  

"Si le déni de procédure régulière dans l'affaire Tariq Ramadan persiste, cela confirmera que les valeurs historiques de la France (...) ne se traduisent pas de manière équitable pour tous les citoyens, et en particulier lorsque l'on est musulman", polémique le comité dans un communiqué du samedi 31 mars.
Imaginez un peu ce que Le Monde ou Libération écrirait si les harcelés du juge Tournaire tenaient ces propos...

"Ses livres se vendent comme des petits pains", s'est félicité le président de MF, soulignant que les musulmans vivant en France se radicalisent et que Tariq Ramadan est "né", comme intellectuel, au Bourget où le binational (Egyptien et Suisse) avait donné sa première conférence en 1992.

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En début de soirée,Amar Lasfar n'a pas hésité à faire observer une minute de silence en hommage à Mireille Knoll, une octogénaire juive assassinée à son domicile dans Paris et aux quatre victimes innocentes d'un islamiste, dont un policier qui a offert sa vie pour une otage, à Trèbles et à Carcassonne, dans l'Aude... Les musulmans rassemblés dans le hall des conférences se sont prêtés à cette indécente mascarade, preuve de la duplicité des adhérents à Musulmans de France. 

Quelque 160.000 personnes sont attendues jusqu'à lundi soir pour cet événement communautariste présenté comme la plus importante manifestation musulmane d'Europe, entre foire commerciale et tribune religieuse.