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samedi 9 février 2019

Tariq Ramadan a-t-il menacé son jury de doctorat ?

Des pressions inavouables pour arracher son grade universitaire

Tariq Ramadan a reçu un doctorat de l'université de Genève, mais ses méthodes seraient douteuses

Résultat de recherche d'images pour "tariq ramadan"
Actuellement dans la tourmente, sous le coup d'accusations d'agression sexuelle et viol par trois femmes différentes, Tariq Ramadan est aussi contesté aujourd'hui par des universitaires qui dénoncent les moyens déployés par l'islamologue pour parvenir à ses fins à l'université.

Selon l'hebdomadaire Le Point, Tariq Ramadan a bien obtenu un doctorat en islamologie, mais ce qaui pose problème, c'est que l'homme de foi aurait menacé ses professeurs pour l'obtenir.

Son sujet de thèse était un panégyrique de son propre grand-père, fondateur du mouvement des Frères musulmans en Egypte.
Il avait cependant sélectionné les informations qu'il y faisait apparaître, occultant notamment  les campagnes antisémites de la Confrérie malgré la demande de ses professeurs.

Il aurait ensuite harcelé ces derniers pour obtenir sa thèse au plus vite, allant jusqu'à menacer "un autre membre du jury, Ali Merad, professeur émérite à l'université de la Sorbonne Nouvelle Paris-III".

Suite à ces menaces, trois des membres du jury avaient d'ailleurs démissionné

Pour sa défense, Tariq Ramadan avait ensuite affirmé qu'il était victime de racisme. "Il se lance dans la théorie du complot: c'est parce qu'il est arabe que l'université lui refuserait sa thèse !".
N'ayant pas obtenu la mention "très honorable", comme il l'affirme pourtant, il n'aurait jamais été autorisé à enseigner à l'université. Il pouvait toutefois admis à y présenter un exposé hebdomadaire.

La vérité sur la thèse universitaire de Tariq Ramadan

Le prédicateur a bien obtenu un doctorat de lettres en islamologie arabe à l'université de Genève...
En menaçant et en criant au racisme.


C'est le verbatim de l'article du magazine Le Point, daté du 10 mars 2018
De notre correspondant à Genève, Ian Hamel

Quand Tariq Ramadan propose comme sujet de doctorat une thèse sur Hassan al-Banna, fondateur des Frères musulmans égyptiens, Charles Genequand, son directeur de thèse, se doute que son élève [étudiant] risque de donner une vision plutôt favorable de son grand-père. Mais prenant connaissance d'une première version de son travail, il s'étrangle. Le prédicateur loue la profonde spiritualité et l'immense humanité d'Hassan al-Banna, ignorant totalement les violentes campagnes antisémites menées par la Confrérie. Il ne cite même pas les « 50 demandes du programme des Frères musulmans de 1936 », toujours d'actualité. Parmi elles, « contrôler le comportement personnel des fonctionnaires », « considérer la fornication comme étant un crime grave qui nécessite une sanction légale », ou encore « confisquer les romans d'excitation ainsi que les livres qui sèment le doute sur la foi".

Spécialiste de la philosophie arabe médiévale (il a fait sa thèse sur Averroès [il existe plusieurs écoles coraniques portant son nom en France, notamment à Lyon et Lille]), Charles Genequand demande en 1994 à Tariq Ramadan d'apporter de multiples corrections à son mémoire de pré-doctorat. Mais ce dernier refuse. Mieux, « il harcèle les membres du jury pour obtenir [sa thèse] au plus vite » (1). L'étudiant va même jusqu'à menacer un autre membre du jury, Ali Merad, professeur émérite à l'université de la Sorbonne Nouvelle Paris-III. Résultat, trois membres du jury démissionnent. Que fait Tariq Ramadan ? Il se lance dans la théorie du complot : c'est parce qu'il est arabe que l'université lui refuserait sa thèse !

Actif dans les campagnes électorales

Il reçoit le soutien du sociologue Jean Ziegler [vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme des Nations unies depuis 2009]. Internationalement connu depuis la publication de La Suisse lave plus blanc, qui met en cause le blanchiment d'argent, Jean Ziegler est député socialiste au niveau fédéral. Sa compagne, Erica Deuber-Ziegler, est députée communiste au Grand Conseil (le parlement genevois). Ils mobilisent aussitôt leurs amis, politiques, intellectuels, universitaires. [C'est le phénomène de meute que l'on peut rencontrer aujourd'hui sur les réseaux sociaux]
[On se prend à rêver que ce n'ait jamais été le cas en France où la remise d'un DESS (bac +5) semble parfois tenir moins aux qualités du candidat qu'à son militantisme : voyez tous ces diplômes tardifs remis à des étudiants fantômes à l'université,  seulement connus de leur professeur, mais qui avaient déjà perçé en politique, à qui il manquait un parchemin susceptible de leur donner de la crédibilité intellectuelle]. 
Il faut savoir que, lors des campagnes électorales, Tariq Ramadan et l'un de ses frères n'ont pas ménagé leur peine pour faire élire Jean Ziegler, maniant la colle et distribuant des tracts. 

Face à une mobilisation de la gauche (elle est minoritaire dans le canton, mais majoritaire en ville de Genève), l'université prend peur, elle craint le scandale. La Cité de Calvin n'aime pas les polémiques autour de l'islam, d'autant qu'elle accueille beaucoup de riches Saoudiens, Koweïtiens et Emiratis. En catimini, la faculté décide de constituer un second jury afin de donner « une nouvelle chance » à Tariq Ramadan. Tâche particulièrement complexe, les candidats ne se bousculent pas en Suisse francophone. C'est finalement un Allemand, Reinhard Schulze, professeur d'islamologie et de philologie orientale à l'université de Berne, qui hérite de la difficile mission « de faire admettre à Tariq Ramadan qu'il devait modifier sa thèse afin qu'elle devienne acceptable pour un jury d'université ». Cela va mettre plusieurs années. [Jusqu'en 1998]

Fermeture des portes de l'université

Reinhard Schulze n'a jamais été convaincu par le travail de son élève. Mais il accepte que ce dernier puisse interpréter à sa manière l'histoire des idées. [Un comble chez un universitaire] La thèse, intitulée « Aux sources du renouveau musulman. D'al-Afghâni à Hassan al-Banna, un siècle de réformisme islamique », explique, sans rire, que les Frères musulmans, qui considèrent « tout contact mixte en tête à tête comme un crime susceptible d'être sanctionné », ont bien apporté un réel renouveau à la pensée islamique… Le jury fait le « job » et accepte la thèse en 1999, mais il ne lui accorde même pas la mention « très honorable », ce qui signifie en langage universitaire que les portes des facultés de Suisse sont fermées à Tariq Ramadan.

Le prédicateur obtient malgré tout la possibilité de présenter un exposé bénévolement une heure par semaine à l'université de Fribourg, ce qui va lui permettre de se présenter comme professeur d'université en France. La thèse est publiée en France aux éditions Tawhid en 2002, préfacée par Alain Gresh, rédacteur en chef du Monde diplomatique [un Egyptien de naissance qui a joué avec Tariq Ramadan un rôle décisif dans la consécration médiatique de l'arme absolue de "l'islamophobie" opposé aux critiques, ainsi que dans la banalisation de l'islam politique, un islam qui serait modéré, tel que pratiqué par un terroriste islamiste]. 
[Le Point révèle en outre que "avant Oxford, Ramadan se présentait comme 'professeur de philosophie et d'islamologie à l'université de Fribourg'. Alors qu'il n'était même pas assistant." 

Tariq Ramadan ne donne bien évidemment pas la même version de cette affaire rocambolesque. Dans "Faut-il faire taire Tariq Ramadan ?", il assure que Charles Genequand a été désavoué. « Le doyen de l'époque et le collège des professeurs lui ont donné tort sur sa gestion du dossier et ont demandé la reconstitution d'un jury », assure-t-il (2).

Théologie de la libération

Pourquoi Jean Ziegler a-t-il remué ciel et terre pour le prédicateur controversé ? Affaire de contexte. Dans les années 90, Tariq Ramadan militait à gauche, sinon à l'extrême gauche, flirtant avec les trotskystes. Il réussissait souvent à convaincre que les Frères musulmans, persécutés en Égypte, étaient des humanistes, non violents, à l'idéologie comparable à celle des chrétiens progressistes d'Amérique du Sud, adeptes de la théologie de la libération. 
[Initiée par un prêtre péruvien Gustavo Gutiérrez lors du congrès de Medellín du Conseil épiscopal latino-américain (CELAM), et développée entre 1968 et 1972, cette construction est inspirée du marxisme, prônant la libération des peuples, entendant ainsi renouer avec la tradition chrétienne de charité. Parmi ses représentants les plus célèbres, on compte les archevêques Hélder Câmara et Oscar Romero [canonisé le 14 octobre 2018 par le pape François] ou encore le théologien Leonardo Boff.].
Le Concile de Vatican II, (octobre 1962-décembre 1965) voulu par le pape Jean XXIII et bouclé par Paul VI, fait des emprunts à cette théologie marxisante, provoquant de vives réactions au sein de l'Eglise et un schisme.
Le Concile de Vatican II, (octobre 1962-décembre 1965) voulu par le pape Jean XXIII et bouclé par Paul VI, fait des emprunts à cette théologie marxisante, provoquant de vives réactions au sein de l'Eglise et un schisme.

Le prédicateur multipliait les contacts avec des figures connues du christianisme, comme l'abbé Pierre, Mère Teresa, monseigneur Gaillot, les membres du groupe d'amitié islamo-chrétienne, ou encore le père Christian Delorme, le « curé des Minguettes » dans la région lyonnaise.

(1) Ian Hamel, La Vérité sur Tariq Ramadan. Sa famille, ses réseaux, sa stratégie. Éditions Favre, 358 pages.

(2) Aziz Zemouri, L'Archipel, 2005.

mercredi 23 septembre 2015

François, le pape sous influence marxiste de la "théologie de la libération"

Le pape François et la théologie de la libération: les liaisons dangereuses ?

Sa Sainteté diffuse-t-elle la "théologie de la libération" 

Cadeau accepté
Le pape François désoriente la gauche radicale qui se surprend à le trouver à sa convenance...
A son arrivée à La Paz (Bolivie) le 08 juillet 2015, le pape François a d'ailleurs reçu un cadeau un brin provocateur du président socialiste Evo Morales: la réplique en bois d’un crucifix en forme de faucille et de marteau réalisé dans les années 70 par le père... jésuite espagnol Luis Espinal (1932-1980). Pour cette fois, il a échappé à une réplique de la sculpture monumentale érigée Place Vendôme: le "sapin de Noël" de Paul McCarthy...
Luis Espinal mena à partir de 1968, date de son arrivée en Colombie, un apostolat engagé auprès des pauvres, comme journaliste et réalisateur de films qui dénonçaient les injustices et les abus de la dictature militaire. Il participa également aux grèves des mineurs et des travailleurs. Le 21 Mars 1980, il fut enlevé, torturé, et finalement abattu sur ordre du dictateur luis Garcia Meza Tejada.

Ce crucifix 'revisité' souligne l'influence que put avoir sur l'Eglise latino-américaine la théologie de la libération, apparue dans les années 1960 en réponse à des situations de grande instabilité politique et d'injustices sociales criantes. Sa résurgence semble avoir frappé les esprits en éveil. 
4L du cardinal Bergoglio
Avant son entretien avec le président Morales, le pape François alla se recueillir devant la croix érigée à l'entrée du quartier d'Achachicala, à La Paz, où fut retrouvé le corps supplicié du prêtre, et loua le courage de ce défenseur du droit des opprimés: "Il prêcha l'évangile, cet évangile qui nous apporte la liberté, qui nous rend libre, comme tout enfant de Dieu."
En recevant ce présent, le pape laisse paraître un embarras certain, pourtant démenti le lendemain par son porte-parole, le père Federico Lombardi: selon les précisions du père Lombardi, ce crucifix n'aurait pas été, pour le père Espinal, un signe idéologique, mais le signe d'une réflexion intime sur le christianisme et le marxisme. "Il n'était pas communiste [disons qu'il n'était pas encarté], mais c'était une manière de chercher le dialogue avec les ouvriers et les paysans, qui était selon lui absolument nécessaire", déclara le père Albo, lui-même jésuite, un ami proche d'Espinal. 
"Il mettait cependant en garde contre la tentation d'idéologiser le message évangélique par une "réduction socialisante", "une prétention interprétative sur la base d'une herméneutique selon les sciences sociales, (qui) recouvre les champs les plus variés : du libéralisme de marché aux catégories marxistes".
Après le voyage du pape à Cuba et en Amérique du Sud, ses discours continuent de faire débat. Grand reporter au Figaro, Isabelle Schmitz rappelle quel fut le rapport du Cardinal Bergoglio à la théologie de la libération.

En acceptant ce cadeau, et en allant de recueillir sur la tombe du père Espinal, le pape François aurait-il légitimé la théologie de la libération?

Si l'élection du pape François, qui fit immédiatement le vœu d' "une Eglise pauvre et pour les pauvres", a été saluée par Leonardo Boff, l'une des figures éminentes de ce courant théologique, le pape argentin n'a jamais adhéré à la théologie de la libération telle que l'ont définie ses principaux leaders, (Gustavo Gutierrez en tête) dans le contexte tourmenté des années 1960: une "théologie contextuelle", qui, à partir d'une relecture marxiste de l'Evangile, conçoit l'histoire comme un processus de libération de l'homme, "qui conduit à une révolution culturelle permanente, à la construction d'un homme nouveau" et à l'établissement du Royaume de Dieu sur terre sous la forme d'une société sans classes.
Le Christ y est à la fois le libérateur du péché et le chef de file des révolutionnaires, parfois représenté, en croix, sous les traits de Che Guevara. Le pauvre de l'Evangile est entendu comme le prolétaire, considéré comme le seul interprète légitime de l'Evangile et comme le sacrement même du salut. C'est cette inversion fondamentale qu'exprimait le jésuite Joao B. Libanio, au IVe Congrès international de théologie (20 février-3 mars 1980) à Sao Paulo: "Avant, c'était le riche, ou l'Eglise, qui faisaient Grâce au peuple. Aujourd'hui, c'est celui qui réussit à s'approcher du peuple qui reçoit la grâce. Cette découverte: que le peuple simple, le pauvre, est le sacrement du Salut, est la grâce pour nous."

Tout en luttant pour la défense et le respect des pauvres, le cardinal Bergoglio n'adhéra jamais à cette herméneutique marxiste, et il rappela avec force la primauté de la foi sur toute vision "idéologisée" de la réalité et de la figure du pauvre. En 2007, il présida la rédaction du document final de la Ve réunion du Conseil épiscopal latino-américain (CELAM) à Aparecida, dans lequel il insista sur l'urgence d'annoncer le Christ à tous, et sur la mission des chrétiens à "faire de ce continent un modèle de réconciliation, de justice et de paix". Dans son discours au comité de coordination au CELAM, prononcé à Rio de Janairo le 29 Juillet 2013, le pape François rappelait la nécessaire conversion pastorale, qui impliquait de croire en Jésus Christ porteur du Royaume de Dieu, et de l'annoncer en adoptant "les joies et les espérances, les tristesses et les angoisses des hommes de notre temps, surtout des pauvres et de ceux qui souffrent" [un discours religieux que pourraient tenir les rabbins et les imams]. Il mettait cependant en garde contre la tentation d'idéologiser le message évangélique par une "réduction socialisante", "une prétention interprétative sur la base d'une herméneutique selon les sciences sociales, (qui) recouvre les champs les plus variés: du libéralisme de marché aux catégories marxistes".

La théologie du peuple dont s'inspire le pape François est-elle une excroissance de la théologie de la libération?

Arrivée du pape François aux Etats-Unis 
en Fiat 500 noire :
s'est-il assombri et embourgeoisé ?
La "théologie du peuple", que l'on a beaucoup citée lors du voyage du pape en Amérique latine, émane de la théologie de la libération (elle est née dans son sillage mais se présente comme "autonome") en ce sens qu'elle recherche, selon les mots de Bergoglio en 2012, "les chemins de la libération intégrale de notre peuple, en mettent en avant la nouveauté évangélique, sans tomber dans les réductions idéologiques". En aucun cas elle ne prône la lutte des classes. [Pas plus que la "théologie du peuple" n'est la théologie de la libération"...]

Elaborée par les argentins Rafael Tello et Juan Carlos Scannone (qui fut professeur de Bergoglio lors de son noviciat jésuite), elle porte une attention particulière aux pauvres et à la justice sociale, tout en se tenant "loin d'un idéalisme sur les pauvres, loin d'un paupérisme théologal", précise Bergoglio, mais accueillant la culture et la religiosité des gens ordinaires, leur piété, comme une richesse missionnaire et un don de Dieu.

Alors que les théologiens de la libération identifient le Peuple de Dieu au peuple comme classe, la théologie du peuple entend le "Peuple de Dieu" comme les peuples de la terre [suivez la filiation de l'expression passe-partout actuelle: "nous sommes tous des êtres humains"], chacun avec sa culture propre et son enracinement [d'où la justification de tous les communautarisme]. En Amérique latine, les garants de la culture et des valeurs de chaque peuple sont avant tout les pauvres. Ce sont eux qui maintiennent vivante la notion de peuple [dont se méfient pourtant certains, tel Michel Onfray], qui sont le plus attachés à leur culture [fut-elle infantile et superstitieuse]. D'où une sollicitude et une attention supplémentaires aux pauvres. D'où l'importance, pour la théologie du peuple que prône le pape, de l'évangélisation de la culture, et de l'inculturation de l'Evangile. En plus de la justice sociale et de la lutte évangélique pour le respect des plus humbles.

En charge du Figaro Hors-Série Isabelle Schmitz a fait pendant des années de l'information religieuse notamment à Spectacle du Monde et à Radio Vatican. Elle est l'un des auteurs du Dictionnaire du Vatican (éditions Robert Laffont, collection Bouquins) notamment sur les sujets qui concernent la théologie de la libération. Elle participe régulièrement à l'émission La curiosité est un vilain défaut sur RTL.

mardi 15 octobre 2013

François, un pape pas bien catholique


Pape François : "Je crois en Dieu, pas en un Dieu Catholique"

pape francois
Le conclave est-il un raté du Saint-Esprit?

Deux semaines après la publication de son entretien révolutionnaire avec un prêtre jésuite, le pape François a répondu à un autre Q&R sincère.

Cette fois c’était un athée qui est aussi un éditeur du journal Italien, La Repubblica. Le Pape François a à nouveau parlé de réformer l’Eglise Catholique Romaine, mais il s’est concentré sur le "narcissisme" de la hiérarchie des églises.
"Cette vision Vaticano-centrique néglige le monde autour de nous", a estimé le pontife latino-américain. "Je ne partage pas cette vision et je ferai tout ce que je peux pour la changer. L’Eglise est ou devrait redevenir une communauté du peuple de Dieu, et les prêtres, pasteurs et archevêques qui s’inquiètent pour les âmes, sont au service du peuple de Dieu."

La "théologie de la libération" est arrivée en Europe

Et vers la fin de l’entretien, le Pape François a dit:
« Et je crois en Dieu, pas un Dieu Catholique, il n’y a pas de Dieu Catholique, il y a un Dieu et je crois en Jésus Christ, son incarnation. Jésus est mon professeur et mon pasteur, mais Dieu, le Père, Abba, est la lumière et le Créateur. C’est mon Être. Pensez-vous que nous sommes loin l’un de l’autre? »
A ce régime-là, Jésus Christ n'en a plus longtemps à rester Fils de Dieu.

mercredi 11 septembre 2013

Populisme au Vatican: le pape François roule en 4L

Le pape transporte le Vatican à Cinecitta

Le Pape a accepté l'offrande d'une 4L


Un prêtre du nord de l'Italie lui a fourgué sa vieille 4L et  le pape François en a profité pour se faire un coup de pub ! Ancien propriétaire d'une 4L en Argentine, le pape aurait même pris le volant du véhicule pour tester l'occasion.
Le pape François réceptionne
le véhicule avec chauffeur
(samedi 7 septembre 2013)

Visiblement imprégné de la théologie de la libération
Le pape François a importé ce courant théologique d’Amérique latine dans ses bagages. Inspiré du marxisme, mais de plus en plus proche de la mouvance altermondialiste, ce mouvement socio-politique vend dignité et espoir aux pauvres et aux exclus, à défaut d'emploi et de conditions de vie meilleures. Malgré quelques mises en garde faites par la Congrégation pour la doctrine de la foi en 1984, le pape ne s'est pas libéré de cette emprise.

Or, les voitures qui sommeillent au garage du Vatican ne sont pas celles d'un curé de campagne. 

Le Pape François en Fiat au Brésil,
lors des JMJ
Elles sont  ouvertement délaissées par le père François. Ce pape affiche en effet sa préférence pour les petites voiture... En juillet dernier à Lampedusa, il a circulé  dans la petite auto qu'un habitant de l'île lui avait prêtée. 
Il l'a montré au Brésil, lors des JMJ où il se déplaçait dans une petite Fiat de série "Idea" fabriquée là-bas sous licence. 
Il l'a montré mardi après-midi en se rendant dans un centre pour réfugiés à Rome dans une berline bleue de moyenne gamme.

Il a été vu dans une Renault 4L blanche de 300.000 kilomètres! 
Une des deux Renault électriques
offertes au Vatican
Un geste peu charitable envers les deux Renault Kangoo électriques blanches que Carlos Ghosn, président du Groupe Renault, était venu, en personne, offrir à Benoît XVI il y a un an jour pour jour!

L'hebdomadaire catholique italien Famiglia Cristiana a très vite mené l'enquête et a découvert que cette 4L mythique lui avait été offerte le jour même par le Père Renzo Rocca, un prêtre de Vérone au nord de l'Italie, avec pneus neiges dans le coffre: "on ne sait jamais", a confié ce prêtre qui prend sa retraite à 70 ans
Dans cette guimbarde, ce curé a parcouru 300.000 kilomètres pendant 25 ans pour visiter les personnes âgées, les handicapées, les jeunes drogués et, qui sait, les immigrés tunisiens de Lampedusa où le centre de rétention est surpeuplé: des milliers de migrants vivent dans des conditions précaires dans des campements dispersés un peu partout dans l'île depuis 2011, en raison notamment des révolutions arabes quand plus de 50.000 personnes avaient débarqué dans l'île italienne.

Pour des raisons de sécurité, Benoît XVI avait fini par accepter de circuler en grosses berlines blindées. Le pape François y viendra-t-il?


C'est le prêtre septuagénaire qui semble avoir servi de chauffeur au Pape, de la résidence Sainte Marthe derrière la basilique Saint-Pierre vers la place où 100.000 personnes l'attendaient mais où le pape s'est présenté à pied pour visiter un centre d'accueil de réfugiés tenus par les Jésuites.

Le pape sud-américain va-t-il réquisitionner les couvents vides?
"Les couvents vides ne servent pas à l'Église, a-t-il prévenu, pour qu'elle les transforme en hôtels pour gagner de l'argent. Les couvents vides ne sont pas à nous, ils sont pour la chair du Christ que représentent les réfugiés". Certes, a-t-il poursuivi, "nous faisons tant [en faveur des réfugiés], mais peut-être sommes-nous appelés à faire davantage", a-t-il insisté. 

Cécile Duflot, actuelle ministre du Logement et ancienne militante à la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) est-elle bientôt de retour à la messe du dimanche avec ses camarades altermondialistes ?

Un rétropédalage du pape François n'est pas exclu
La presse dit ce qu'elle veut mais a des ratés
Petite cerise sur le gâteau pour le pape argentin avec encore un cadeau.
Ce François-là aussi pourrait changer et apparaître sur ce vélo électrique Smart eBike, idéal pour le petit décrassage matinal du poumon sur la place Saint-Pierre.
Ce "it-vélo" haut de gamme vise les bobos citadins
qui ont envie de pédaler sans trop peiner
Le pape argentin pourra recharger son smartphone en pédalant allègrement.
Tout en restant chez l'allemand Mercedes-Benz ...

 
Même depuis Valls, les services de com nous surprennent encore.
Ils peuvent tout dire et son contraire: il y a toujours preneur.


vendredi 28 décembre 2007

Miss France confortée: elle garde couronne et photos douteuses

Le 'politiquement correct' n'atteint jamais ses limites
PaSiDupes s'irritait récemment du manque de respect de nos concitoyens. On prône en effet le respect des personnes, si elles sont naines (ou de petite taille), gay (pardon, les orientations sexuelles de certains) ou les obèses (mille excuses, ceux et celles qui souffrent de surcharge pondérale), et on a même inventé pour eux le politiquement correct. Le respect confond morale et rhétorique… Les auteurs de ces énormités ne seraient elles-mêmes que des 'personnes à défi spécifique' (lire 'handicapés mentaux') que personne ne ferait cas. Mais nos vertueux censeurs sont littéralement -et mentalement- frappés par les bouleversements géopolitiques du milieu de la décennie 1980 et affichent une sensibilité accrue à toute situation ressentie comme une atteinte aux droits de l'homme, indépendamment des droits reconnus dans la Déclaration: un excès de zèle prosélyte. Leur hypersensibilité aux personnes et groupes présumés être en situation 'défavorable' justifierait un gauchissement certain du langage, censé éviter de « choquer la sensibilité » de ces personnes. Les contraintes langagières provoquent des obésités de la langue française qui ne peut se révolter contre les attaques dont elle est la victime pour motif d'éthique gauchiste.
La tutelle de la gauche sur nos libertés d'expression -et par conséquent de penser- s'est imposée en France au moyen d'une multiplication de lois, règlements et directives visant à proscrire du débat public des expressions ou des discours présumés porter atteinte à ces personnes, ou à promouvoir des expressions ou des discours présumés leur porter réconfort. Une grande purge de la pensée… C'est le cas notamment d'un ensemble de lois qui, de la loi Gayssot (PCF) du 13 juillet 1990 jusqu'à la loi qui vise à réprimer la négation du génocide arménien de 1915, ou qui, en 2006 (loi Taubira du 10 mai 2001) , intervient de manière autoritaire sur la manière de faire ou enseigner l'histoire. L'histoire de la colonisation, attention! La repentance coloniale est quasiment institutionalisée... La pensée unique ne se suffit pas; elle a besoin de garde-fous.

Mais la gauche bien-pensante ne légifère pas sur tous les sujets. Elle n'a pas pour mission de protéger tous les hommes et leurs croyances. Certes, elle assure son autoprotection et sa survie, mais participe aussi à l'extinction du politique en se détournant paradoxalement du 'policé' ou du 'civilisé' pour se consacrer au 'citoyen'. Elle a ouvert le chapitre de la citoyenneté et la décline à toutes ses formes. La politique était une science du gouvernement de la cité; la citoyenneté est institué instrument de subversion des institutions, une menace pour la démocratie. Sa théorie est celle de la 'défiance citoyenne'.

Toujours exclue, excommuniée pour l'éternité par les laïcs de cette gauche, les croyances religieuses. L'homme seul est digne d'intérêt: il peut être manipulé, maîtrisé. Les croyances leur résistent et leur échappent: elles sont l'ennemi juré et en tant que tel sont combattues. Il faut les combattre, par action et par omission. Ce qui nous amène étrangement à la Miss France 2008!
La dernière miss France en date, Valérie Bègue, s'est vue menacée de privation de couronne pour avoir fait des photos suggestives dans un magazine, contrevenant ainsi au règlement et à l'éthique du concours. Or, la défiance de cette citoyenne réunionnaise est récompensée: elle conservera son titre, à condition de ne participer à aucune élection internationale, mais elle assure déjà que la lutte continue... Valérie Bègue s'engage par ailleurs à reverser l'intégralité des dommages et intérêts des actions judiciaires qu'elle est susceptible de recevoir à deux associations, "Vaincre la mucoviscidose" et "la lutte contre le cancer du sein". La morale est sauve et les associatifs ne sont pas mécontents.
La présidente du Comité Miss France, Geneviève de Fontenay, a beau répéter que "les photos choquent et continuent de choquer. Ce ne sont pas des photos innocentes. Elles ne correspondent absolument pas à l'image de Miss France", elle n'est plus maîtresse chez elle, ni de sa morale. Elle a dû tenir compte que pour la première fois le public avait été associé au choix de la Miss "sans savoir que ces photos existaient". La 'défiance citoyenne', même inconsciente, prévaut. La supportrice d'Arlette Laguiller ne sait plus à quel saint se vouer: prise au piège qui croyait prendre!
Après une semaine d'intense mobilisation en faveur de Valérie Bègue, la Réunion, confiante, attendait ce verdict. Dame Taubira se tenait en embuscade, prête à lâcher un tsunami de paroles pieuses sur le retour des pratiques coloniales. Un député PS local, Jean-Claude Fruteau, avait pris fait et cause pour son produit local, indépendamment de son erreur de jeunesse. Il a la foi en tout ce qui est réunionnais, quel que soit l'histoire.
La descente aux enfers de Miss France -22 ans- avait commencé le 21 décembre avec la publication de photos, prises il y a trois ans selon elle, la montrant léchant un yaourt renversé ou posant en maillot de bain dans la position du Christ sur une croix. Illico, Geneviève de Fontenay, sourcilleuse présidente du Comité Miss France, demandait sa démission, observant qu'elle avait menti lors de sa candidature en signant un contrat où elle certifiait n'avoir "jamais posé" pour des photos dénudées ou dans des attitudes "équivoques". La demoiselle affirme qu'il n'y a rien de tel dans ses photos.
Refusant de démissionner, Valérie Bègue reçut pétitions et encouragement à la rébellion, dont celui du secrétaire d'Etat à l'Outremer, Christian Estrosi, qui est intervenu personnellement en téléphonant à la présidente du Comité. Une miss en odeur de sainteté? Il faut l'évêque de la Réunion pour lui donner le bon dieu sans confession. Il y est allé de son prône: il l'a incitée à la défiance en résistant à Mme de Fontenay, déclarant: "elle est là-bas, elle n'a qu'à y rester!" Sans tarder, les propos de Mme de Fontenay ont été taxés de ... "racistes" par des élus UMP et PCR (Parti Communiste Réunionnais -et non pas Français!…): l'union sacrée de la Réunion ou surenchère? Monseigneur Aubry, affirme qu'avant de se référer à la foi des chrétiens, il aurait été judicieux de ne pas faire défiler toutes les miss en petite tenue avec des ailes d'ange dans le dos. Pour ce prélat de choc, "c'est la même chose puisqu'on utilise le même clavier de langage avec la perversion d'un symbole religieux"... La théologie de la libération a sans doute appris à son excellence à ne pas faire le distinguo entre des ailes d'ange de miss et du lapement de yaourt par jeune fille accorte. Pas de quoi fouetter un chat laïc ou un matou libertaire! Pourvu qu'il ne soit pas catéchiste à ses heures!…

Marketing de bon aloi, à la convenance de cette même gauche altermondialiste? Sur Europe 1, Gérard Ponson, directeur de la revue Entrevue (qui a affirmé ne pas avoir volé les photos publiées de Valérie Bègue), a déclaré que sa rédaction avait reçu des mails de la Réunion avant l'élection de miss France annonçant que Valérie Bègue allait remporter le titre. Un mail aurait précisé que c'était pour "faire une opération communication sur la Réunion afin de revaloriser l'île après le séisme du chikungunya".

Cette affaire confirme la justesse de l'analyse de PaSiDupes dans un de ses derniers 'posts'. Le cas de Valérie Bègue est symptomatique de l'emprise toujours grandissante des laïcs et extrémistes de la gauche sectaire sur les médias et l'opinion.
Les activistes, défenseurs des caricatures de Mahomet, se retrouvent encore sur ce coup. Bravo! Les Français ne sont pas des agneaux sacrificiels, mais plutôt des moutons, 'bêle' et bien des veaux.