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jeudi 7 février 2019

L'Etat actionnaire de Renault a-t-il financé le mariage de Carlos Ghosn au château de Versailles ?

Renault s’interroge sur le financement du mariage de Carlos Ghosn au château de Versailles

Le constructeur automobile envisage de dénoncer au Parquet cet abus de bien social présumé de son ancien patron 

Résultat de recherche d'images pour "Ghosn Versailles"Renault s’interroge sur le financement de la célébration du mariage de l'empereur du Soleil Levant, Carlos Ghosn, au château du roi Soleil à Versailles, le 8 octobre 2016, révèle Le Figaro, mercredi 6 février.
Le constructeur automobile, estimant qu’il pourrait s’agir d’un abus de bien social de la part de son ancien patron, envisage de saisir le Parquet, a précisé une source proche du dossier, confirmant les informations du quotidien.

Résultat de recherche d'images pour "Ghosn Versailles"
Renault a découvert que l’établissement public du château de Versailles avait enregistré la location du Grand Trianon – soit une prestation évaluée à 50.000 euros – comme une contrepartie du contrat de mécénat signé entre les deux partenaires, le 8 juin 2016, indique le quotidien. 
Or, cette réception en grande pompe pour le mariage de Carlos Ghosn avec sa seconde épouse, Carole (Julie Gayet, ci-contre), est un événement privé sans aucun lien avec le mécénat de Renault, ajoute le quotidien.

Cependant, la location a été "offerte par Versailles", indique une facture de la société organisatrice du mariage, ce qui peut laisser supposer que le cadeau a pu être fait à C. Ghosn personnellement, rendant la situation complexe à interpréter.

Investigations lancées par Renault depuis novembre

Résultat de recherche d'images pour "Grand Trianon Ghosn"Ces découvertes ont été faites dans le cadre des investigations lancées par Renault en interne en novembre, peu après l’arrestation de son ancien patron au Japon.
Le 6 février au soir, aucun responsable de Renault n’était joignable pour commenter ces informations. Jusque-là, les investigations chez Renault n’ont mis en évidence aucun manquement attribuable à l’ancien patron. 
Résultat de recherche d'images pour "Grand Trianon Ghosn"
Grand Trianon, Château de Versailles
Carlos Ghosn, emprisonné et inculpé au Japon pour abus de confiance présumé, a démissionné fin janvier de son poste de PDG de Renault. Il avait été démis de la présidence de Nissan et Mitsubishi peu après son arrestation en novembre.

jeudi 8 novembre 2018

Renault: "Vous n'êtes pas le bienvenu ici" (un ouvrier à Macron)

Macron se fait rejeter par un ouvrier de chez Renault

L'augmentation de la fiscalité a poussé un travailleur de l'usine Renault de Maubeuge à crier sa colère

Résultat de recherche d'images pour "Macron a Maubeuge"
Les attouchements sont inopérants
Pour recréer du lien avec la population, Jupiter s'est fait organiser une "itinérance mémorielle" de cinq jours dans les pays de l'Est et du Nord martyrisés par la Grande guerre de 14-18. Mais il ne récolte que critiques et plaintes, si on met de côté les encouragements de militants du parti du président rassemblés et alignés lundi le long de sa déambulation sous bonne escorte, tandis que les opposants étaient tenus à distance par un impressionnant service d'ordre.

Mardi, le président a laissé approcher les "vrais gens" et a commencé à s'en prendre plein la tronche. Il s'est cabré à chaque étape un peu plus et a tenté  de justifier ses mesures accablantes mais restées improductives, se lançant jeudi dans un plaidoyer improvisé de sa politique économique. Le prétentieux est persuadé d'être un incompris des populations laborieuses ou retraitées, qu'elles soient "illettrées" ou "réfractaires" et "cyniques".

Le président de la République  a défendu avec véhémence sa politique économique jeudi
Dans une usine Renault près de Maubeuge (alternativement UDI ou PS), un ouvrier protestataire lui a crié qu'il n'est "pas le bienvenu". Cette usine est l'une des étapes du périple que le chef de l'Etat s'est imposé autour de la commémoration de la guerre de 14-18, croyant redorer son image fissurée, en vue des Européennes de mai 2019. 

Sur le papier, la visite de cette usine de Kangoo de laquelle sort une voiture toutes les minutes aurait dû être sans souci. Cette visite en compagnie du PDG du groupe, Carlos Ghosn, a donné lieu à d'importantes annonces qui auraient dû faciliter les contacts: une nouvelle tranche d'investissements de 400 millions d'euros pour produire deux nouveaux véhicules utilitaires Nissan et Mitsubishi, et à la clé quelque 200 emplois. Mais l'arrogance du président je-sais-tout et ses mesures impopulaires au corps défendant de plusieurs catégories fragilisées de la population sont vécus comme autant de provocations, ponctuées de déclarations blessantes à toute occasion.

"Vous reprenez d'une main ce que vous donnez de l'autre". 
S'adressant au personnel de l'usine, le chef de l'Etat n'a pas échappé à une nouvelle interpellation. Après une retraitée mardi et un quidam, mercredi, c'était cette fois un syndicaliste de SUD, syndicat révolutionnaire trotskiste. 

L'échange a été rude entre le militant et le président amaigri, translucide. L'ex-banquier a accusé le travailleur de "caricaturer" sa politique et d'être ..."ridicule". C'est ainsi que le président entend renouer avec la population... Tendu vers son contestataire, le petit coq a défendu âprement ses choix d'aider "ceux qui investissent" tout en laissant les fonctionnaires sur le bas côté, et s'est emporté contre ceux qui "caricaturent" sa politique anti-sociale, discriminante, puisqu'elle accable ceux qui travaillent

"Monsieur Macron, vous n'êtes pas le bienvenu ici. Monsieur Ghosn se donne du mal. Mais avec l'augmentation de l'essence vous reprenez d'une main ce que vous donnez de l'autre", lui a crié l'homme, Samuel Beauvois, qui a précisé travailler chez Renault depuis près de 25 ans.
En 2014, des salariés de l'usine MCA (Maubeuge Construction Automobile, 2 500 employés) de Maubeuge (Nord), une filiale du groupe Renault, ont saisi les prud'hommes d'Avesnes-sur-Helpe (Nord) après la découverte de fichiers personnels jugés "illégaux"."Au total, quatre fichiers ont été découverts, comportant le nom de 93 salariés. Le premier a été découvert en début d'année et le dernier en date est un fichier intitulé suivi des grévistes, où sont inscrits noms, prénoms, matricules et un commentaire, où le salarié est obligé de justifier pourquoi il fait grève", a expliqué Samuel Beauvois, délégué Sud de l'usine MCA.
La réponse du président. "Si vous êtes venu faire un meeting politique, c'est autre chose", a polémiqué le président, d'une voix rude. "On est là tous ensemble pour réussir". 
"On réussit sans vous", a rétorqué le syndicaliste, suggérant que Renault ne l'a pas attendu. 
"Je veux expliquer pourquoi je suis là, cet engagement..." "C'est pas grâce à vous", a répliqué son interlocuteur. 

"Là, vous êtes ridicule, pardon de vous le dire", s'est énervé le chef de l'Etat, surmené. Puis, prenant de haut son interlocuteur, Macron a asséné: "Cher Monsieur, j'ai la conviction qu'on ne retrouve la dignité que par le travail. Les cotisations ont baissé, c'est le gouvernement. La taxe d'habitation qui baisse, c'est le gouvernement", a-t-il martelé, applaudi par une partie de sa suite. 
"Je vous le dis - Emmanuel a visiblement entendu de nombreuses lectures des Evangiles, mais delà à se prendre pour le Christ, bref... , cette politique est cohérente par rapport à ce que vous êtes en train de dire... mais je vois que vous n'êtes pas intéressé par ma réponse", s'est vexé le quadra.

Lorsque le trotskiste a raillé l'image des "premiers de cordée", Monsieur 29% de confiance dans les sondages et 24% au premier tour de la présidentielle a perdu ses nerfs, accusant le débatteur de vouloir "faire son show".

Macron accuse le coup à chaque station de son chemin de croix

Macron tient un discours inaudible en milieu social sinistré. "J'entends toutes les caricatures depuis un an et demi, 'vous aidez les uns, pas les autres'. Mais si on ne baisse pas la fiscalité sur le capital, on ne peut pas recréer d'emploi. Il faut réconcilier le travail et le capital, simplifier les règles du travail. C'est le choix fait il y a un an et demi, pour sortir des rigidités françaises qui nous ont coûté", a-t-il poursuivi. "Je crois dans le mérite, le travail, vive la République, vive la France", a lancé le président, comme dans un meeting. Preuve s'il en fallait, qu'il est en campagne des Européennes.

La presse aux ordres prend le parti du président.
Avec elle, la CFE-CGC. Les salariés autorisés à accompagner le président ont parfois critiqué l'intervention de leur collègue. "Il faut pouvoir exprimer son mécontentement, mais pas à des moments malvenus, pas en apostrophant le président, alors que Monsieur Ghosn annonçait des investissements", a résumé un ouvrier syndiqué à la CFE-CGC, anonyme. 

En réalité, cette semaine d'itinérance soulève un vent de révolte sur le passage du président. Le peuple gronde, mais la presse banalise la révolte sociale qui s'étend sur le terrain, notamment sur le pouvoir d'achat.  

jeudi 14 décembre 2017

L'Etat, actionnaire majoritaire chez Renault, va s'implanter dans la presse à Challenges

Le constructeur automobile se diversifie !...

Renault (40%) - et l'Etat (15,01%) - mettent un pied historique dans la presse 

Renault investit dans la presse mais le montant de sa mise au pot n'a pas été dévoilé. Le constructeur automobile va prendre une participation de 40% dans le groupe Challenges, qui édite le magazine économique du même nom et plusieurs autres titres, ont annoncé ce mercredi 13 décembre les deux groupes dans un communiqué. 
Renault   dans la presse avec cette entrée au capital du magazine économique, qui connaît de graves difficultés budgétaires mais dont les ventes se sont redressées ces derniers mois, après un plan d'économies et le départ de plusieurs journalistes. 

Renault justifie cette union contre nature par le développement de la voiture autonome 

La voiture autonome va "libérer du temps utile aux utilisateurs" et leur permettre de lire à bord, explique l'acquéreur dans un communiqué. "Ce projet s'inscrit pleinement dans la stratégie du Groupe Renault qui vise à offrir de nouveaux services connectés de qualité et à améliorer l'expérience de ses clients", affirme le patron de Renault, Carlos Ghosn, dans un communiqué relayé par BFM Business, plongé dans l'embarras depuis sa liaison tumultueuse avec  Patrick Drahi.

La voiture serait ainsi le "kiosque du futur", ironise Le Figaro. 
Le groupe automobile va investir 5 millions d'euros dans le groupe Sophia, précise ce quotidien. Avec le magazine économique, Sophia regroupe les titres Challenges : Sciences & Avenir, Historia, Histoire et La Recherche.
Concrètement, les deux groupes vont travailler à la création de contenus premium, sous forme audio ou vidéo, s'appuyant sur les articles de fond de Sciences & avenir, d'Historia ou de Challenges. "Cet accord a une vocation mondiale. Les articles seront traduits dans toutes les langues des pays dans lesquels nous vendons des voitures", s'est emballé Carlos Ghosn. Privatisée en 1996, la société par actions simplifiée Renault-Nissan, premier vendeur mondial de voitures, est en effet présent sur tous les continents.

L'entrée de Renault au groupe Challenges n'a pas été une évidence. 
Si, du point de vue de Claude Perdriel, l'opération est aujourd'hui présentée comme "logique" - seulement parce qu'il cherchait un autre actionnaire depuis plusieurs années en vue de préparer sa succession -,  Presse News révèle que des discussions ont d'abord eu lieu notamment avec Les Échos, qui appartient au groupe LVMH. Selon la lettre de l'Expansion, des négociations ont par la suite été menées avec le propriétaire du groupe Atalian, et actionnaire de La Tribune, Franck Julien.
Le Koweit entre au capital de la maison de presse Challenges par la fenêtre du garage. Il est en effet le plus gros investisseur de Daimler, lequel détient  plus de 3% de Renault.

De son côté, le propriétaire de Challenges, Claude Perdriel, a expliqué cette cession par la mauvaise situation financière de la presse. Il aurait été séduit par les plans sur la comète du constructeur automobile, un "projet révolutionnaire" de Renault : "mettre nos contenus à la disposition de tous les possesseurs de voiture Renault.
Selon l'homme d'affairesl, "l'automobile devient à son tour un outil de partage de la presse", comme le sont devenus les téléphones portables. Et le patron de presse gauchiste de rêver: "Chaque année, au lieu de perdre 6.000 points de vente, nous allons retrouver des millions de lecteurs et d'auditeurs potentiels."

Pourquoi Challenges "accueille" Renault dans son capital, selon Claude Perdriel

Claude PerdrielSa danseuse a offert au patron du magazine un éditorial.
Sous le titre "révolution", le propriétaire gauchiste qui a réussi en affaires dans le sanibroyeur, explique que "la situation financière de la presse est mauvaise, assurant que ses soucis personnels à Challenges sont également ceux de l'ensemble du secteur de l'information. On peut même s’interroger sur son avenir", dramatise le nonagénaire de 91 ans. Et de poursuivre sur le thème du pluralisme de l'information. "Pourtant un pays qui perdrait le pouvoir d’exprimer librement une opinion ou les conclusions d’une enquête cesserait d’être démocratique." 

Le magazine Challenges échappe encore à cette fatalité [de mort], assure-t-il. 
En 2017, ses ventes, son audience (sur papier et le web) et son chiffre d’affaires publicitaire ont augmenté. Avec 4 mensuels - Sciences & Avenir, La Recherche, L’Histoire et Historia -, il forme un groupe indépendant, unique, consacré à la diffusion de la connaissance et du savoir. 
"Mais les nuages noirs s’amoncellent", observe-t-il. Les marchands de journaux, ruinés, ferment. La coopérative qui nous distribue ne peut plus payer l’intégralité de notre dû. Sur internet, pour accepter de diffuser nos contenus, les grands groupes et les principaux intermédiaires prennent jusqu’à 70 % de nos recettes publicitaires, explique le gauchiste. Il y avait donc des raisons de s’inquiéter. 

Et puis, début septembre 2017, Carlos Ghosn, le PDG du groupe Renault, nous a proposé un projet révolutionnaire : mettre nos contenus à la disposition de tous les possesseurs de voiture Renault. Cette idée lui est venue en réfléchissant aux développements de la voiture électrique et de la voiture autonome connectée. 

Ces avancées peuvent aussi profiter dès maintenant à l’ensemble des modèles. 
"Ce projet s’inscrit pleinement dans la stratégie du groupe Renault qui vise à offrir de nouveaux services connectés et à améliorer l’expérience de ses clients ", nous a-t-il expliqué. Cette idée, si innovante, s’est imposée à nous, sur le champ, comme une évidence. Chaque année, au lieu de perdre 6.000 points de vente, nous allons retrouver des millions de lecteurs et d’auditeurs potentiels. 

Nous avons donc accepté cette proposition. 
Renault, en charge de l’innovation technologique, prend 40% de notre groupe et s’engage à respecter notre indépendance éditoriale. Détenteur de 60 % des parts, je reste garant de celle-ci. 
Il convient toutefois de tempérer ce bel enthousiasme et rappeler que Perdriel a déjà dû se séparer du groupe L'Obs cédé à 66 % des actionnaires du Groupe Le Monde, Xavier Niel et Matthieu Pigasse, le Groupe Perdriel, appartenant au fondateur du titre, Claude Perdriel ne sauvant que 34%.
"L’avenir s’éclaire, il devient passionnant, poursuit Perdriel. Les journalistes verront leur travail récompensé par une audience multipliée. Après les smartphones, qui nous ont ouvert de nouveaux débouchés via les kiosques numériques, l’automobile devient à son tour un outil de partage de la presse, sous forme de nouveaux contenus, évidemment. C’est une transformation totale, un développement dont nous vous ferons profiter, chers lecteurs. [sic] 
"Dans ma vie, j'ai dû céder deux fois des journaux pour des raisons financières: le Matin de Paris puis le Nouvel observateur. Instruit par ces expériences, je ne souhaite pas vendre ou prendre d'actionnaires".
"Vous pouvez nous faire confiance pour défendre, comme toujours, la qualité de votre magazine."  
Ainsi soit-il.  

samedi 2 septembre 2017

GM&S : l’unique offre de reprise est "insuffisante", oppose le personnel

Macron n'est "pas le Père Noël" : la "forte implication de Bercy" a calé

L'action gouvernementale auprès des constructeurs ne saurait garantir "une reprise sereine et pérenne" 

Alors que le tribunal de commerce de Poitiers doit se prononcer lundi sur l’offre de reprise, le personnel de l’équipementier creusois GM&S Industry a réaffirmé vendredi que l’offre de reprise est "insuffisante" sur le plan de l’emploi.  
A trois jours de l’audience qui pourrait entériner la reprise par l’emboutisseur GMD –seule offre ferme– et en l’état des engagements de PSA et Renault (principaux clients de GM&S), le Comité d’entreprise considère que, l’offre est "largement insuffisante quant au nombre de postes conservés", soit 120 sur les 277 qui font de GM&S le deuxième employeur privé de Creuse. 

"Seul un plan social digne de ce nom, éventuellement abondé par divers intervenants", serait de nature à mettre fin à cette "injustice criante", estime le CE, évoquant la "casse sociale énorme" et les répercussions sur le bassin d’emploi

L’offre de GMD "n’assure en aucune façon la pérennité à long terme du site, que seule une diversification" aurait pu permettre, résume le CECelui-ci réitère aussi son avis, formulé depuis des mois, que l’offre de GMD "n’est pas satisfaisante du point de vue industriel". Et qu’une fois écoulés les cinq ans des garanties de commandes de PSA et Renault, le site deviendra un "simple atelier d’emboutissage", dont les constructeurs pourront décider la fermeture. 

En difficultés financières depuis des années après d’éphémères reprises, GMS avait été placé en liquidation fin juin, au terme de mois de manifestations, blocages et tractations, qui en ont fait un dossier social chaud des derniers mois du gouvernement Cazeneuve, puis des premiers mois du gouvernement Philippe, "grâce à la mobilisation des salariés", rappelle le CE. 

Les syndicats ont d’ores et déjà annoncé qu’ils continueront leurs actions

Indépendamment de la décision du tribunal, ils réclament "un niveau d’emploi repris revu à la hausse" et "une meilleure prise en charge des blessés" (licenciés), en terme d’indemnités extra-légales, d’accompagnement, de formation

Dans un courrier remis jeudi à l’Elysée, ils en ont appelé au président Macron pour intervenir sur ces points. 
Le 8 juin 2017,  face à une foule hostile et inquiète qui l'avait assailli de questions, le président Macron en déplacement à Bellac, Haute-Vienne, n'avait pas assumé, alors que les salariés de GM&S apprenaient qu'aucune offre de reprise n'avait été déposée pour leur site, et bien qu'il ait été ministre de l'Economie de Hollande pendant deux ans (août 2014- août 2016). Promettant de faire "le maximum"Emmanuel Macron avait toutefois rappelé, non sans légèreté hautaine, qu’il n’est "pas le Père Noël".

CGT et FO soulignent que le personnel a voté mardi à 70% pour la poursuite des actions, et lancent un appel à manifester lundi au tribunal de Commerce de Poitiers.

dimanche 27 novembre 2016

Ségolène Royal opte pour l'avion et le CO2 contre le train de Strasbourg

Les contradictions de l'irrespectueuse Ségolène Royal indisposent les eurodéputés

Déjà invitée à deux reprises, en vain, 
Ségolène Royal était auditionnée par la commission d'enquête mise en place après le Dieselgate

Elle n'a finalement pas pu se dérober et s'est résolue in extremis à répondre à la convocation des eurodéputés. La ministre de l'Environnement qui combat le diesel  est arrivée à Strasbourg en avion ministériel, avec presque une heure de retard, pour une audition qui devait en durer deux... 

Les élus des peuples européens n'ont pas dissimulé leur irritation. 
Après des échanges très vifs, Ségolène Royal a prétendu ne pas regretter d'avoir fait le déplacement. 

Les provocations de Royal ont créé des tensions  

"Je croyais qu'on m'avait fait venir pour me féliciter, a-t-elle ironisé. Heureusement que je suis venue pour vous expliquer les choses", s'est exclamée, arrogante, la ministre de l'Environnement à la fin de son audition devant les parlementaires européens. 

La ministre s'est présentée en retard pour écourter l'audition
Les membres de la commission d'enquête EMIS sur les émissions polluantes, notamment diesel, avaient prévu d'y consacrer le double d'un temps compté, puisqu'ils poursuivaient avec une séance de vote à midi. "Visiblement les ministres français ont autant de mal que nous à arriver jusqu'à Strasbourg", a lancé un eurodéputé britannique. 
"Je ne me permettrais pas de vous donner de conseils, mais avec le TGV, Paris est à 1h50 de Strasbourg : on aurait pu commencer à l'heure et mes collègues auraient également pu poser leurs questions", a souligné l'eurodéputé allemand Jens Gieseke, rapporteur de la commission d'enquête. La France favorise-t-elle les moteurs diesel dans la législation européenne ? Veut-elle protéger Renault, cache-t-elle des informations sur les résultats de la commission Royal, y a-t-il un secret d'Etat comme pour le nucléaire ?
Ségolène Royal a défendu avec aplomb les actions "exemplaires" menées par la France. Avant de conclure : "Ils avaient un état d'esprit de mise en cause de ce qu'a fait la France; c'est quand même invraisemblable. La France a été le seul pays d'Europe à avoir réagi au scandale Volkswagen, à avoir mis en place un système de contrôle unique en Europe, et même unique dans le monde, parce que je ne vois pas beaucoup de pays qui contrôlent la pollution de leurs propres constructeurs", a polémiqué l'indélicate. 
"C'est pour ça que je ne me suis pas laissée mettre en accusation", s'est-elle justifiée. "J'ai retourné la situation, je pense," a-t-elle conclu. 

Et Ségolène Royal a proposé aux industriels européens, "plutôt que de se faire concurrence, de se mettre ensemble pour produire une voiture européenne grand public, pas chère, à moins de 5.000 euros, qui fonctionne de façon électrique : c'est ça l'enjeu du futur."

L'avion emprunté par la grossière devait-être le Solar Impulse... 
Solar Impulse est un projet d'avion solaire entrepris à l'initiative des Suisses Bertrand Piccard et André Borschberg. Le rendement optimal de ses cellules photovoltaïques permet de réduire sa consommation d'énergie.
En revanche, l'avion de la ministre française de l'Environnement a émis plus de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère que le train: selon la SNCF et l'Agence publique de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), un voyage en TGV n'émet que 6 kg de CO2 par passager, et la voiture 277 kg, tandis que l'aérien (et Mme Royal) produit 165 kg. La donneuse de leçon est une inconsciente irresponsable. 

vendredi 5 décembre 2014

Le président Hollande ne s'applique pas la loi sur la transparence de la vie politique

Le socialiste "normal" touchera plus de 35.000 euros de retraite de haut fonctionnaire... 

Le président socialiste est-il atteint de 
"phobie administrative" ? 


Il a fait voter une loi pour les autres. Le haut fonctionnaire François Hollande a  en effet, omis de se mettre en disponibilité de la Cour des comptes et demeure ainsi — la nuance est de taille — en détachement, révèle l'hebdomadaire Marianne...  Le compteur retraite de Hollande continue de tourner, alors que Yann Galut et "la Gauche forte" (et équitable ?) s'agitent pour faire retirer à Nicolas Sarkozy les avantages liés à son statut d'ancien président 

Le président "normal" bénéficie donc  d'un traitement de faveur par rapport aux autres membres du gouvernement soumis quant à eux à la loi sur la transparence de la vie politique entrée en vigueur le 1er octobre dernier. Suite à l'affaire Cahuzac, tous les fonctionnaires élus ou membres du gouvernement doivent placer leur compteur retraite "en disponibilité", comme le rappelle opportunément l'hebdomadaire Marianne dans son édition de vendredi. 
Le compteur retraite de François Hollande serait placé en détachement à l'Élysée, c'est-à-dire qu'il continue à cotiser à la caisse de retraite dont il dépend au titre de sa fonction publique d'origine, ainsi que l'a fait l'ancien président Jacques Chirac, mais c'était avant le vote de la loi. Ainsi, Hollande continue-t-il ils de bénéficier de ses droits cumulés à l'avancement et à la retraite, alors que ses semblables ont dû y renoncer.

"Régime très favorable", voire d'exception

François Hollande se situe au-dessus des autres, tels 
Fleur Pellerin et Emmanuel Macron
qui ont cessé de laisser courir leurs droits. Il y a de cela environ 18 mois,  lors de la présentation de la loi en juin 2013, Alain Vidalies, alors ministre chargé des Relations avec le Parlement, assurait pourtant : "Le président de la République [...] se mettra en disponibilité." Un engagement manifestement non respecté. 
Interrogée par Marianne, la Cour des comptes couvre l'irrégularité, expliquant que la situation du président "n'est expressément prévue par aucun texte. C'est donc le droit commun qui s'applique."  Il s'applique aux uns, Pellerin et Macron, mais pas à l'autre... A l’heure de la liquidation de ses droits, Hollande devrait même dépasser Chirac - loi ou pas loi - et ses 31.000 € brut par mois. Le président "normal" devrait en effet toucher 35.700 € mensuels pour ses vieux jours.

"Il a intérêt à continuer de cotiser à la Cour des comptes. Le régime est très favorable", confirme Charles de Courson, député UDI de la Marne. C'est que, hormis quelques mois de mise en disponibilité entre 1993 et 1995, François Hollande s'est toujours fait maintenir comme élu en détachement dans l'institution, où il a déjà accumulé trente-deux années de droits. 

Viennent s'y ajouter ses innombrables mandats. 
Entre autres, président de Conseil général, maire de Tulle, conseiller régional, député, eurodéputé, membre de droit du Conseil constitutionnel et bien sûr président de la République... Ainsi, François Hollande devrait toucher à sa retraite, selon les calculs de Marianne, 35.700 euros mensuel. Est-ce le prix à payer pour en être débarrassé? Avec ses 31.000 euros brut par moisJacques Chirac, président de droite, l'a joué petits bras !

François Hollande prétend-il aussi à un compte pénibilité ?
Ce compte pourrait certes nous en libérer avant la fin de son mandat, mais serait-ce bien équitable et juste, Maître Galut, ex-avocat de SOS Racisme et président du comité ATTAC à l'Assemblée nationale ? Vous qui en 1997, fustigiez le Premier Ministre Lionel Jospin pour avoir laissé fermer l'usine Renault de Vilvorde et déclariez que "nous [socialistes] n'avons pas été élus pour fermer Vilvorde, tolérerez-vous du fossoyeur de Florange le régime d'exception que votre président exemplaire s'octroie ?

mercredi 14 mai 2014

Les aciéries Ascométal pourraient aller au Brésilien Gerdau

Après Renault au Brésilien Ghosn, Ascométal au brésilien Gerdau !

Hollande sommeille et Valls veille...
Arcelor à Florange et maintenant Ascométal
Une majorité de syndicats soutient le projet français Supplisson, mais l'administrateur judiciaire du groupe sidérurgique français Ascométal appuie  plutôt l'offre de reprise de l'industriel brésilien Gerdau, ont indiqué des sources syndicales masquées, peu avant l'audience du tribunal de commerce consacrée à l'examen des offres.

La lutte a été "acharnée" devant le Comité central d'entreprise (CCE) réuni mardi et mercredi, entre ces deux prétendants, à qui les syndicats ont demandé d'améliorer leurs offres de reprise d'Ascométal, selon Yann Amadoro (CGT).
Le groupe, qui emploie 1.900 personnes sur six sites industriels en France, est en état de faiblesse et suscite les convoitises. Au final, quatre offres d'envergure devaient être présentées à partir de 14h30 au tribunal de commerce de Nanterre (Hauts-de-Seine), ainsi que des offres partielles pour les centrales hydroélectriques de Savoie.

Après Usinor, c'est le tour d'Ascométal

Plombée par une dette de 360 millions d'euros, l'ancienne filiale d'Usinor spécialisée dans les aciers spéciaux pour l'automobile et le secteur pétrolier, avait été placée en redressement judiciaire le 7 mars, après l'échec de négociations entre son actionnaire, le fonds américain Apollo, et ses créanciers, les banques américaines Morgan Stanley et Bank of America. Ces deux banques soutiennent en effet l'offre du fonds Anchorage, tandis que l'actionnaire Apollo présente aussi un projet.

Selon Cyril Brand (CFDT), l'administrateur judiciaire a affiché au CCE son "soutien" à l'offre de Gerdau, qui promet d'investir 150 millions d'euros sur cinq ans et avance 230 millions d'euros de lignes de crédit. "Sa préférence penche vers Gerdau", confirme Y. Amodoro. Le Brésilien maintiendrait 1.586 emplois et embaucherait 166 personnes, mais il ne veut pas conserver les usines de Fos (Bouches-du-Rhône) et du Cheylas (Isère).

La CGT, syndicat majoritaire, et la CFDT ont quant elles décidé de soutenir le projet de Frank Supplisson. 
Pour la CGT, l'offre de Gerdau est "socialement inacceptable" et le projet de Supplisson, le "compromis le plus acceptable" en dépit de "points de vigilance" sur les questions de financement et de gouvernance.
Haut fonctionnaire ayant mobilisé un groupe d'industriels et d'investisseurs, F. Supplisson est le seul à proposer de reprendre l'ensemble des sites, et plus de 1.820 salariés. Il assure avoir levé 230 millions d'euros de financement, dont plus de 55 millions apportés par ses actionnaires.

Les syndicats attendent qu'il confirme devant le tribunal une série d'"engagements", comme celui de ne "pas fermer de site pendant sept ans" et de "ne procéder à aucun licenciement économique pendant 24 mois".

Arnaud Montebourg n'a pas été dévoilée sa préférence au CCE, mais elle pourrait être déterminante, puisque le ministère du Redressement productif peut accorder un prêt via le "fonds de résistance économique".
Le tribunal pourrait rendre sa décision le lundi 19 mai. 

mercredi 11 septembre 2013

Populisme au Vatican: le pape François roule en 4L

Le pape transporte le Vatican à Cinecitta

Le Pape a accepté l'offrande d'une 4L


Un prêtre du nord de l'Italie lui a fourgué sa vieille 4L et  le pape François en a profité pour se faire un coup de pub ! Ancien propriétaire d'une 4L en Argentine, le pape aurait même pris le volant du véhicule pour tester l'occasion.
Le pape François réceptionne
le véhicule avec chauffeur
(samedi 7 septembre 2013)

Visiblement imprégné de la théologie de la libération
Le pape François a importé ce courant théologique d’Amérique latine dans ses bagages. Inspiré du marxisme, mais de plus en plus proche de la mouvance altermondialiste, ce mouvement socio-politique vend dignité et espoir aux pauvres et aux exclus, à défaut d'emploi et de conditions de vie meilleures. Malgré quelques mises en garde faites par la Congrégation pour la doctrine de la foi en 1984, le pape ne s'est pas libéré de cette emprise.

Or, les voitures qui sommeillent au garage du Vatican ne sont pas celles d'un curé de campagne. 

Le Pape François en Fiat au Brésil,
lors des JMJ
Elles sont  ouvertement délaissées par le père François. Ce pape affiche en effet sa préférence pour les petites voiture... En juillet dernier à Lampedusa, il a circulé  dans la petite auto qu'un habitant de l'île lui avait prêtée. 
Il l'a montré au Brésil, lors des JMJ où il se déplaçait dans une petite Fiat de série "Idea" fabriquée là-bas sous licence. 
Il l'a montré mardi après-midi en se rendant dans un centre pour réfugiés à Rome dans une berline bleue de moyenne gamme.

Il a été vu dans une Renault 4L blanche de 300.000 kilomètres! 
Une des deux Renault électriques
offertes au Vatican
Un geste peu charitable envers les deux Renault Kangoo électriques blanches que Carlos Ghosn, président du Groupe Renault, était venu, en personne, offrir à Benoît XVI il y a un an jour pour jour!

L'hebdomadaire catholique italien Famiglia Cristiana a très vite mené l'enquête et a découvert que cette 4L mythique lui avait été offerte le jour même par le Père Renzo Rocca, un prêtre de Vérone au nord de l'Italie, avec pneus neiges dans le coffre: "on ne sait jamais", a confié ce prêtre qui prend sa retraite à 70 ans
Dans cette guimbarde, ce curé a parcouru 300.000 kilomètres pendant 25 ans pour visiter les personnes âgées, les handicapées, les jeunes drogués et, qui sait, les immigrés tunisiens de Lampedusa où le centre de rétention est surpeuplé: des milliers de migrants vivent dans des conditions précaires dans des campements dispersés un peu partout dans l'île depuis 2011, en raison notamment des révolutions arabes quand plus de 50.000 personnes avaient débarqué dans l'île italienne.

Pour des raisons de sécurité, Benoît XVI avait fini par accepter de circuler en grosses berlines blindées. Le pape François y viendra-t-il?


C'est le prêtre septuagénaire qui semble avoir servi de chauffeur au Pape, de la résidence Sainte Marthe derrière la basilique Saint-Pierre vers la place où 100.000 personnes l'attendaient mais où le pape s'est présenté à pied pour visiter un centre d'accueil de réfugiés tenus par les Jésuites.

Le pape sud-américain va-t-il réquisitionner les couvents vides?
"Les couvents vides ne servent pas à l'Église, a-t-il prévenu, pour qu'elle les transforme en hôtels pour gagner de l'argent. Les couvents vides ne sont pas à nous, ils sont pour la chair du Christ que représentent les réfugiés". Certes, a-t-il poursuivi, "nous faisons tant [en faveur des réfugiés], mais peut-être sommes-nous appelés à faire davantage", a-t-il insisté. 

Cécile Duflot, actuelle ministre du Logement et ancienne militante à la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) est-elle bientôt de retour à la messe du dimanche avec ses camarades altermondialistes ?

Un rétropédalage du pape François n'est pas exclu
La presse dit ce qu'elle veut mais a des ratés
Petite cerise sur le gâteau pour le pape argentin avec encore un cadeau.
Ce François-là aussi pourrait changer et apparaître sur ce vélo électrique Smart eBike, idéal pour le petit décrassage matinal du poumon sur la place Saint-Pierre.
Ce "it-vélo" haut de gamme vise les bobos citadins
qui ont envie de pédaler sans trop peiner
Le pape argentin pourra recharger son smartphone en pédalant allègrement.
Tout en restant chez l'allemand Mercedes-Benz ...

 
Même depuis Valls, les services de com nous surprennent encore.
Ils peuvent tout dire et son contraire: il y a toujours preneur.