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samedi 2 septembre 2017

GM&S : l’unique offre de reprise est "insuffisante", oppose le personnel

Macron n'est "pas le Père Noël" : la "forte implication de Bercy" a calé

L'action gouvernementale auprès des constructeurs ne saurait garantir "une reprise sereine et pérenne" 

Alors que le tribunal de commerce de Poitiers doit se prononcer lundi sur l’offre de reprise, le personnel de l’équipementier creusois GM&S Industry a réaffirmé vendredi que l’offre de reprise est "insuffisante" sur le plan de l’emploi.  
A trois jours de l’audience qui pourrait entériner la reprise par l’emboutisseur GMD –seule offre ferme– et en l’état des engagements de PSA et Renault (principaux clients de GM&S), le Comité d’entreprise considère que, l’offre est "largement insuffisante quant au nombre de postes conservés", soit 120 sur les 277 qui font de GM&S le deuxième employeur privé de Creuse. 

"Seul un plan social digne de ce nom, éventuellement abondé par divers intervenants", serait de nature à mettre fin à cette "injustice criante", estime le CE, évoquant la "casse sociale énorme" et les répercussions sur le bassin d’emploi

L’offre de GMD "n’assure en aucune façon la pérennité à long terme du site, que seule une diversification" aurait pu permettre, résume le CECelui-ci réitère aussi son avis, formulé depuis des mois, que l’offre de GMD "n’est pas satisfaisante du point de vue industriel". Et qu’une fois écoulés les cinq ans des garanties de commandes de PSA et Renault, le site deviendra un "simple atelier d’emboutissage", dont les constructeurs pourront décider la fermeture. 

En difficultés financières depuis des années après d’éphémères reprises, GMS avait été placé en liquidation fin juin, au terme de mois de manifestations, blocages et tractations, qui en ont fait un dossier social chaud des derniers mois du gouvernement Cazeneuve, puis des premiers mois du gouvernement Philippe, "grâce à la mobilisation des salariés", rappelle le CE. 

Les syndicats ont d’ores et déjà annoncé qu’ils continueront leurs actions

Indépendamment de la décision du tribunal, ils réclament "un niveau d’emploi repris revu à la hausse" et "une meilleure prise en charge des blessés" (licenciés), en terme d’indemnités extra-légales, d’accompagnement, de formation

Dans un courrier remis jeudi à l’Elysée, ils en ont appelé au président Macron pour intervenir sur ces points. 
Le 8 juin 2017,  face à une foule hostile et inquiète qui l'avait assailli de questions, le président Macron en déplacement à Bellac, Haute-Vienne, n'avait pas assumé, alors que les salariés de GM&S apprenaient qu'aucune offre de reprise n'avait été déposée pour leur site, et bien qu'il ait été ministre de l'Economie de Hollande pendant deux ans (août 2014- août 2016). Promettant de faire "le maximum"Emmanuel Macron avait toutefois rappelé, non sans légèreté hautaine, qu’il n’est "pas le Père Noël".

CGT et FO soulignent que le personnel a voté mardi à 70% pour la poursuite des actions, et lancent un appel à manifester lundi au tribunal de Commerce de Poitiers.

mercredi 30 avril 2014

Dossier Alstom: Hollande tente de laisser Montebourg sur la touche

Coup d'éclat de Montebourg qui refuse les rôles d'appoint

Le président a décidé de prendre en main ce sujet sensible


Le bouffon
Parce que sensible, l'affaire de la vente d'Alstom est retirée à Montebourg. Elle est traitée depuis l'Elysée, bien que Hollande ne soit pas au fait de la question. Lundi, François Hollande devait pourtant recevoir à l’Elysée les patrons de General Electric et de Siemens, ainsi que l’actionnaire principal d’Alstom, Martin Bouygues.

Le ministre caractériel de l'Economie Arnaud Montebourg a annulé son rendez-vous prévu le 27 après-midi avec Jeff Immelt et lui a adressé une lettre. Dans cette missive, il regrette d'avoir été mis devant le fait accompli de la candidature au rachat et justifie ses humeurs en rappelant qu'Alstom a des actifs stratégiques dans le nucléaire. Une vraie mise en garde pour empêcher l'annonce d'une transaction le lendemain.

Arnaud Montebourg a dû céder sa place en première ligne sur ce dossier.
"C’est du niveau du chef de l’Etat", a-t-on expliqué au Château. Une petite phrase lâchée dans l’entourage du chef de l’Etat confirme la mise à l’écart du ministre de l’Economie : "vous savez, il ne faut pas sur-interpréter les propos d’Arnaud Montebourg" qui passe de plus en plus pour un agité. Quand ce dernier donne l’impression d’avoir fait le choix européen de l’Allemand Siemens, au détriment de GE, l’Elysée s’empresse de reprendre les discussions en main. "Le sujet est devenu très vite hautement symbolique, c’est du niveau du chef de l’Etat", décrypte un conseiller de Hollande. Il est trop risqué de laisser un sujet aussi sensible, qui concerne 18.000 emplois en France, entre les mains de l’imprévisible Arnaud Montebourg.

Le conseiller économique de François Hollande a dû recevoir le patron d’Alstom discrètement et en urgence 

Montebourg se la joue à Florange
Montebourg a une propension au conflit avec les grands patrons
Le chef de l'Etat redoute qu'il maltraite le patron de GE, comme ce fut le cas à l'encontre de Lakshmi Mittal à Florange ou Philippe Varin dans l'affaire Peugeot. Pour empêcher Mittal de fermer des sites en Europe, Montebourg avait brandi la menace de droits de douanes sur les importations d'acier d'ArcelorMittal. "Tous les jours, cette entreprise privée cause du tort et du préjudice aux Etats et à leurs populations, utilise, quand elle sait le demander, l'argent public, et n'a aucune conscience de ses responsabilités", avait-il accusé en ténor de l'aile gauche du PS. Et de conclure: "Nous ne voulons plus de Mittal en France." 
Montebourg toise Ph. Varin
Il avait également taclé PSA sévèrement pour la gestion hasardeuse de son plan social, avant de faire son mea culpa. En juillet 2012, Montebourg a fait sortir la famille Peugeot de ses gonds, pour avoir comparé PSA à un "malade imaginaire", parle de "dissimulations", dit ne pas avoir une "confiance extraordinaire" en la direction du groupe...
Le 23 octobre 2012, le président de Mitsubishi France avait qualifié Arnaud Montebourg d'"abruti mental". Je ne comprends pas ce ministre qui ne connaît pas ses dossiers sur l’automobile qui représente 25% des revenus de la France et 10% de l’emploi dans notre pays, car il n’y a pas seulement les constructeurs mais aussi ceux qui travaillent par ou pour l’automobile directement ou indirectement." "Cet abruti mental, ce débile, augmente les malus écologique, réduit la vitesse des conducteurs sur le périphérique de Paris et pourrit la vie des automobilistes, de toutes les origines sociales… Tous le subissent !" "Il est bête et ne comprend rien. Vous pouvez me citer sans vous inquiéter… Grâce à mes précédentes déclarations sur les chaines de télévision nationales, j’ai déjà un contrôle fiscal ! "

Alors que Titan, le fabricant américain de pneus, essaie de racheter l'usine Goodyear à Amiens, le PDG Maurice Taylor adresse à Arnaud Montebourg une lettre 
raillant les "soi-disant ouvriers" de l'usine d'Amiens-Nord. "Les ouvriers français sont beaucoup payés, mais ne travaillent que trois heures (...). J'ai fait part de cette remarque aux syndicats. Ils m'ont dit que ça marchait comme ça en France !", écrit Taylor. Et l'Américain ironise : "Qu'a le syndicat fou ? Il a le gouvernement français." Le ministre du Redressement productif réplique aux propos de la missive et ne retient pas sa colère qualifiant les propos de "ridicules" et "désobligeants". "Vos propos, aussi extrémistes qu'insultants, témoignent d'une ignorance parfaite de ce qu'est notre pays, la France, de ses solides atouts, comme de son attractivité mondialement reconnue et de ses liens avec les Etats-Unis d'Amérique", assène-t-il.
Le PDG de Titan campe sur ses positions et riposte à Arnaud Montebourg : "L'extrémiste Monsieur le ministre, c'est votre gouvernement et son manque de connaissances sur la façon de bâtir une entreprise." Un peu plus tard, interrogé par Europe 1, Maurice Taylor s'en donne à cœur joie : "Mais pourquoi il m’embête avec ça, votre ministre ? Il est stupide ou quoi ? On parle de l’usine Goodyear et il s’adresse à moi. Vous devriez poser vos questions à cet imbécile !"

Montebourg pique maintenant une crise contre le président d'Alstom
"Depuis le mois de février, j’interroge Monsieur Patrick Kron, président de cette entreprise qui est notre fleuron national. Et Monsieur Patrick Kron, alors que je l’ai interrogé dûment, solennellement et sérieusement, m’a toujours dit qu’il n’avait aucun projet d’alliance", a lancé Arnaud Montebourg. "Est-ce que le ministre de l’Economie doit aller installer un détecteur de mensonges dans son bureau ? Pour les présidents du CAC 40 qui n’ont pas le civisme élémentaire d’avertir leur gouvernement ?" a-t-il ajouté.

L’affaire Alstom est menée par  Emmanuel Macron, à l’Elysée, même si, pour sauver les apparences, Arnaud Montebourg a assisté aux rendez vous avec les capitaines d’industrie qui se sont tenus au château. "François Hollande sait de toute façon que, politiquement, c’est lui qui sera jugé", assure l’entourage du président pour justifier son interventionnisme.

Hollande rêverait d'arriver à la cheville de Sarkozy. 
Le dossier est à la fois politique et européen. Berlin pousse pour arriver à une entente entre les européenne Alstom et Siemens. Et François Hollande ne peut pas donner le sentiment de laisser gagner l'américain GE sans tenter la solution européenne. Voilà aussi pourquoi il ne pouvait pas rester spectateur sur ce dossier. 
Une autre explication tient davantage au symbole : François Hollande sait qu’Alstom a été le succès de Nicolas Sarkozy qui, en 2004, sauva l'entrepris, et le socialiste fera tout pour que ce ne soit pas perçu comme son échec.

mardi 14 janvier 2014

Retraite-chapeau du sombre Ayrault: le premier ministre socialiste est bien couvert...

180.000 euros par an, selon l'économiste Charles Gave 

Ayrault rivalise avec le président de PSA
 
Un diagnostique pertinent et percutant 
de la rigidité cadavérique 
qui gagne une Europe trop engagée 

et réglementée à l'excès.
Alors que les vociférations de l'extrême gauche et de la CGT de Peugeot, ainsi que les déclarations outrancières de certains politiciens, dont une belle brochette de ministres, résonnent encore à nos oreilles, à propos de la retraite du président de PSA Philippe Varin, l'économiste Charles Gave avait malicieusement réalisé le calcul du coût réel de la retraite prévisible du premier ministre socialiste.

Charles Gave, entrepreneur en finances internationales qui se partage entre Londres, Hong Kong et Paris, administrateur de SCOR (think tank libéral) et fondateur de l'Institut des libertés, s'était fait connaître en publiant il y a 10 ans un essai retentissant : Des lions menés par des ânes (éd. Robert Laffont).  Au printemps 2013, il met en ligne une petite étude pour son Institut des libertés, à partir d'éléments fournis par un correspondant, apparemment bien informé, sur la retraite dont devrait bénéficier Jean-Marc Ayrault quand il la prendra, ainsi que sur le montant du capital que devrait posséder un entrepreneur indépendant pour pouvoir disposer d'une retraite identique. 

Ayrault toujours officiellement professeur d'allemand en exercice depuis 1973
Voyons d'abord la retraite de Jean-Marc Ayrault : l'économiste et son correspondant ont des informations, mais pas toutes, et pas aussi précises qu'ils le voudraient: les calculs qui suivent ne sont pas que des estimations très proches de la vérité. 
Il reste l'essentiel qui réside dans le cumul de plusieurs retraites qu'ils ont ainsi établi : 
2.000 euros par mois, comme ancien maire de Saint-Herblain, puis de Nantes; 
- 2.000 euros de plus, comme ancien président du district de l'agglomération nantaise, puis de la communauté urbaine; 
et 1.800 euros encore au titre de l'Éducation nationale, puisque Jean-Marc Ayrault est toujours officiellement "professeur d'allemand depuis 1973", selon sa dernière biographie officielle. Une carrière de professeur pour le moins fictive, mais prise en compte par l'administration si son fonctionnaire a continué à "cotiser", même s'il n'exerce plus, et même si les cotisations sont plus ou moins fictives et plutôt plus que moins. Mais là n'est encore pas le plus grave ! Nous en sommes à 5.800 euros par mois.
il faut ajouter 
- une retraite de conseiller général dont le montant reste flou, 
- mais surtout une pension "plein pot" d'ancien député, de 6 650 euros par mois,
- à quoi s'ajoutent 2.500 euros environ, en tant qu'ancien président de groupe à l'Assemblée nationale.

On en est donc à 14.950, arrondi à 15.000, soit 180.000 euros par an. 
Tout cela, bien entendu, sans compter sa retraite d'ex-Premier ministre, impossible à prévoir aujourd'hui... Arrivé à ce stade et dans l'hypothèse où Jean-Marc Ayrault, qui aura 64 ans le 25 janvier, bénéficierait de sa retraite pendant une vingtaine d'années, Charles Gave se pose la question de savoir de quelle fortune devrait disposer un indépendant non salarié et non fonctionnaire pour s'offrir pendant vingt ans une retraite identique de l'ordre de 180 000 euros par an, laquelle est, de plus, garantie par l'État français.

C'est là où nous retrouvons le calcul effectué par le conseil d'administration de PSA qui doit "provisionner" la retraite complémentaire de son dirigeant - c'est une dette pour l'entreprise - et prévoir ce qu'il faudra lui verser chaque année pendant une certaine durée fixée par la compagnie d'assurances de l'entreprise. Dans le cas de Philippe Varin, il était question de provisionner sur 25 ans la somme de 21 millions d'euros qui incluait des charges sociales (beaucoup) et des taxes (de plus en plus). 

Ayrault est parfaitement protégé jusqu'à la fin de ses jours

Combien faut-il détenir à la banque pour s'offrir les  180.000 euros par an de Jean-Marc Ayrault pendant vingt ans, durée choisie par Charles Gave ? 
Voici sa réponse : "Les taux d'intérêt "longs" en France aujourd'hui sont aux alentours de 2 %. Pour que 2 % de mon capital me donnent 180. 000 euros par an, il me faut faire une petite règle de trois : il faut que mon capital soit de 9 millions d'euros (2 % sur 9 millions = 180. 000 euros)." Certes, raisonne Gave, mais nous sommes en France : pour un capital de 9 millions d'euros et, "prenant ma retraite en France, la moitié de mon revenu théorique servira à payer l'ISF et je n'aurai plus un revenu de 180.000, mais de 90.000 euros, sur lequel je paierai l'impôt sur le revenu au même titre que monsieur Ayrault."

Donc, calcule-t-il, "
pour avoir le même revenu après impôt sur la fortune, si je veux vivre en France et si je veux que ma retraite soit également garantie par l'État français, il me faudrait un capital de 18 millions d'euros au moins.
Mais ce n'est pas encore suffisant. La retraite de Jean-Marc Ayrault, comme toutes les retraites de la fonction publique, étant totalement indexée sur l'inflation, il faut encore plus de capital pour être dans une position symétrique : "Si les prix montent de 2 % par an, il faudra environ 36 ans pour que le niveau général des prix double. Donc, à 18 ans, conclut Charles Gave, je serai à peu près à 50 % d'une hausse contre laquelle monsieur Ayrault est parfaitement protégé, mais pas moi." Les 18 millions ne seront donc pas suffisants pour tenir une vingtaine d'années et "il me faudrait disposer d'au moins 50 % de plus, ce qui amène le capital requis pour que je vive aussi bien que notre cher Premier ministre à au moins 27 millions d'euros."

Charles Gave enfonce un peu plus le clou
Voyant bien ce qui se passe autour de lui à Paris, il ajoute : "Arrondissons à 30 [millions d'euros] pour tenir compte des voitures de fonction, des voyages gratuits et des autres menus avantages qui adouciront la pénible vie de notre héros"... Autrement dit, si "notre Ayrault" était un entrepreneur du privé, vivant des revenus de ses affaires, la valeur actualisée de sa fortune devrait tourner autour de 30 millions d'euros, alors que pour notre élu et fonctionnaire, "ce sont les payeurs d'impôts qui vont lui assurer le niveau de vie auquel il a droit"
Et tout cela, clairement, sans compter la énième retraite supplémentaire de conseiller général d'Ayrault non prévue dans notre calcul et surtout celle d'ex-Premier ministre, impossible à calculer actuellement. Un total qui finirait par dépasser largement les 200 000 euros.

"Les gens au pouvoir s'enrichissent de façon éhontée"

Gave, désabusé, constate que "ce calcul vaut pour messieurs Fabius, Jospin, Emmanuelli, etc., et bien entendu pour tous les dirigeants de l'ancienne majorité dont les talents incontestables n'ont pas été reconnus par les Français, [qui ne sont pas démocrates-sociaux...] alors qu'ils nous ont amenés dans la situation florissante dans laquelle nous nous trouvons", selon lui, balayans la crise de 2008. 
L'économiste observe que les hauts-fonctionnaires/élus bénéficient de privilèges exorbitants et il estime que leur système de cumul de retraites payées par des impôts et des taxes, c'est-à-dire via le budget général de l'État, est non seulement anormal, mais abusif. Il lui paraît indispensable, et ce serait, selon lui, "un minimum absolu", que les bénéficiaires de ce système, pour commencer, payent au moins l'ISF sur ces sommes.

Enfin, écrit Charles Gave, "l'impression diffuse qui se dégage de tout cela est que
les gens qui sont au pouvoir et qui contrôlent nos vies s'enrichissent de façon éhontée et souterraine et que, pour cacher leur turpitude, ils désignent à la vindicte publique les "riches", alors qu'eux-mêmes sont beaucoup, beaucoup plus "riches", non pas de l'argent qu'ils auraient gagné en jouant la croissance mais de l'argent qu'ils nous ponctionnent". 
Gérard Depardieu doit certainement doublement apprécier aujourd'hui d'avoir été insulté par Jean-Marc Ayrault. Quant à Philippe Varin, nous savons qu'il a renoncé à sa fameuse retraite complémentaire sous les coups de boutoir des "grandes gueules" médiatiques qui épargnent la "gauche sociale", faisant preuve ainsi d'une dignité bien mal partagée.

dimanche 8 septembre 2013

France: le parc immobilier du Qatar atteint 6 milliards d'euros

Les Français sont spoliés de leur  patrimoine immobilier

Le Qatar s'est constitué un parc immobilier de plus de 6 milliards d'euros  en France 
dans le résidentiel très haut de gamme et les sites commerciaux ou touristiques de prestige à la faveur d'un régime fiscal dérogatoire, montrent des documents administratifs et juridiques.

Une quarantaine d'actifs immobiliers acquis par l'émirat du Qatar en France soit en direct, soit au travers de son fonds souverain, soit encore par le biais d'investissements réalisés en propre par des membres de la famille régnante al Thani ont ainsi été identifiés.
L'émirat et son fonds souverain contrôlent une dizaine de ses biens immobiliers pour une valeur totale de près de 3 milliards d'euros.
Lien PaSiDupes consacré au rachat du Printemps-La Redoute - Bientôt un Printemps arabe français Hollande permet qu'un paradis fiscal finalise la vente au Qatar

Un fonds créé par l'ex-émir, cheikh Hamad ben Khalifa al Thani, qui a abdiqué en juin en faveur de son fils cheikh Tamin, en détient neuf et ses enfants, dont le nouvel émir, six.
Les autres sont contrôlés soit par d'autres membres de la famille soit par des hommes d'affaires qui entretiennent des liens étroits avec la famille régnante comme Ghanim bin Saad al-Saad.
L'ancien émir du Qatar s'est ainsi porté acquéreur du célèbre showroom Citroën des Champs-Elysées mis en vente par PSA, qui confronté à d'importantes difficultés financières et aux attaques frontales de Montebourg, a cédé pour deux milliards d'actifs en 2012.

Les Qatari bénéficient en France d'un régime fiscal dérogatoire
controversé en vertu d'un accord bilatéral dont la dernière mouture remonte à l'origine de la crise économique et qui exempte d'imposition sous certaines conditions les plus values immobilières.
Il s'agissait notamment pour Paris de proposer des conditions au moins aussi attractives que Londres à un moment où la crise financière avait exacerbé la concurrence pour attirer les investissements des pays exportateurs de pétrole et de gaz, enrichis par l'envolée des cours, soulignent plusieurs experts.
Malgré son ressenti de frémissements divers, Hollande continue

dimanche 21 juillet 2013

Ayrault, Touraine et Martin, ministres mono-maniaques

Le gouvernement traque les Français  


Ayrault organise la hausse du prix des carburants


Le premier ministre prévoit d’augmenter les taxes sur le diesel tout en baissant parallèlement celles sur l’essence pour arriver à un équilibre - provisoire- en 2023. Actuellement, l’écart est de 18 centimes par litre mais la majorité veut le résorber. Jean-Marc Ayrault envisage donc une hausse de 0,40 centimes par litre de gazole dès 2014, et une baisse identique du sans plomb. A partir de 2015, le diesel augmenterait encore de 1 centime et l’essence diminuerait d’autant, jusqu’à ce que les deux carburants soient au même tarif, soit dans dix ans, estime-t-il actuellement.

"Ce projet est nul ", critiquent des députés EELV La fiscalité écologique est pourtant l’une des principales demandes des écologistes. Le sénateur Jean-Vincent Placé (écologiste altermondialiste, EELV) voudrait être mieux pris en compte et donc aller plus vite.
Invité sur RMC ce lundi matin, le député EELV Yannick Jadot est très critique du texte. "Ce projet est nul, ce rattrapage c'est nul", affirme cet ancien responsable de Greenpeace en France. Selon la propagande des Verts radicaux, "le diesel, c'est 16.000 morts par an", sans préciser la période considérée, sachant  que  la propreté du gazole nous avait été vantée, et que PSA est sur le point de lancer le diesel propre, le Blue HDi, fruit de la recherche française. " Il y a nécessité d'aller beaucoup plus vite et de sortir du diesel. C'est un piège pour l'industrie automobile française", affirme-t-il. Selon lui, seule une réforme ambitieuse permettra de limiter les risques pour la santé tout en dégageant des fonds suffisants afin d’aider au changement de voiture. "La fiscalité écologique est mal partie. Si on n'a pas un rattrapage de la fiscalité nous n'aurons pas les moyens pour aider les personnes qui veulent changer de véhicule. Il faut envoyer un signal et dégager des moyens pour aider à acheter des véhicules plus sobres. Et donc c'est gagnant-gagnant. La seule façon d'éviter de se noyer, ce n'est pas de rester immobile ".


Philippe Martin assume la mise à pied des salariés de Fessenheim

Le ministre de l'Ecologie promet la fermeture de la centrale nucléaire du Haut-Rhin "d'ici au 31 décembre 2016"
dans un entretien avec le Journal du Dimanche paru ce dimanche.
"Les engagements pris par François Hollande sur le nucléaire seront tenus dans le quinquennat. J'ai un mandat : je fermerai Fessenheim d'ici au 31 décembre 2016", lance le successeur de Delphine Batho qui a dû quitter le gouvernement le 2 juillet pour avoir critiqué le budget de son ministère
Au nom de la "transition énergétique", le site de Fessenheim (2 réacteurs de 900 MW) est le seul des 19 centrales nucléaires françaises (et 58 réacteurs) dont la fermeture a été annoncée par le président François Hollande qui s'est engagé à réduire la part du nucléaire de 75% à 50% de la production électrique d'ici 2025.

Fessenheim
 doit-elle redouter un tsunami avec deux centrales électriques (une nucléaire et une hydraulique sur le Grand canal d'Alsace), fait unique en France ? En 2012, la centrale a en outre produit plus de 88% de la consommation alsacienne.

Touraine fait la chasse aux fumeurs

La ministre de la Santé et des Affaires sociales demande
à ce que le tabac soit exclu de la vie publique: elle part en chasse contre la cigarette dans les parcs, sur la plage, devant les écoles.

Après avoir frappé au porte-monnaie avec une augmentation des prix du tabac et des cigarettes lundi dernier, la Ministre de Hollande s'est déclarée favorable à un élargissement des zones d'interdiction du tabac. Au-delà d'une politique tarifaire nettement dissuasive, Marisol Touraine souhaite maintenant bannir le tabac de nouveaux lieux publics, mais plaide pour que les collectivités territoriales locales et non gouvernementales en prennent  l'"initiative"
 la responsablilité !

Le tabac fait 73.000 morts par an...
Lors d'un entretien accordé au Journal du Dimanche, la ministre s'interroge : "Est-il 'normal' que des mères, des pères ou des nounous fument dans un parc public où jouent les enfants ? Je ne le crois pas. Le tabac tue, il n'y a pas de résignation à avoir par rapport à cela". La Ministre rappelle aussi les dégâts causés par le tabagisme : "Le tabac tue 73.000 personnes par an. Un jeune sur deux qui fume en mourra. Les données de santé publique sont dramatiques et incontestables. Simplement, on ne meurt pas du jour au lendemain, les maladies liées au tabac frappent progressivement. Il est difficile d'apprécier un risque lorsqu'il n'est pas immédiat".  Désormais, les femmes développent des cancers de la gorge ou du poumon ...à égalité avec les hommes !
Mobilisation générale !
Bienfaits de la vaporette
sur A. Dombasle...
De gré ou de force, Marisol Touraine propose donc de mettre en place des contraintes permettant de "transformer le rapport au tabac" de manière à ce que rétrospectivement, "dans 10 ou 15 ans, lorsqu'on regardera en arrière, on se demandera comment on pouvait vivre ainsi". Dans sa lutte contre le tabagisme Marisol Touraine souhaite "une mobilisation générale". Elle propose ainsi pour moyens "un logo rappelant la dangerosité du tabac pour les femmes enceintes", "une aide au sevrage" notamment pour les jeunes, mais également "davantage de lieux sans tabac".

A bannir des parcs, des cités U, des plages et devant les écoles ?
La Ministre de la Santé "souhaite que des villes s'engagent dans cette voie par le dialogue et créent des espaces sans tabac": une nouvelle réduction du champ des libertés. Marisol Touraine pense bouter le tabac hors "des parcs, des cités universitaires, des plages, et de devant les écoles". Alors qu'avec la dernière hausse des prix le gouvernement vient de mettre la pression sur les fumeurs et aussi l'arrêt de mort des buralistes, notamnent frontaliers, par un politique "ouverte" de prix dissuasifs cette fois, Hollande est à nouveau bien résolu à restreindre le champ des libertés individuelles. 
Marisol Touraine surfe sur une tendance et ne devrait pas avoir de mal à se faire entendre.
Dès 2011, certaines mairies comme Cannes disait "réfléchir sérieusement" à la question. À Disneyland Paris, les fumeurs ne peuvent déjà pas s'en griller une en attendant leur tour de manège. L'été dernier, La Ciotat (UMP), Saint-Malo (DvD) ou Nice (UMP) n'ont pas non plus attendu la ministre pour créer des plages non-fumeurs. Après Ouistreham (PS), la franco-chilienne peut maintenant compter sur d'autres municipalités qui "accepteraient" d'être incitées par des avantages gouvernementaux en retour.



mercredi 24 avril 2013

Le mariage homosexuel s'ouvre, mais Florange et Aulnay ferment

Hollande, la parole sans les actes 


"Longue langue, courte main."


Un texte de la gauche autorise le mariage homosexuel en France

Le ministre des Relations avec le Parlement continue d'afficher l'arrogance du pouvoir
et clame que le gouvernement ne craint "pas du tout" une censure constitutionnelle de la loi ouvrant le mariage aux couples homosexuels, car le gouvernement "a pris toutes les précautions". 

Comme France Info lui demandait mercredi si le pouvoir socialo-écolo est inquiet de l'avis du Conseil constitutionnel, saisi par la droite, 
Alain Vidalies (PS), Alain Vidalies a répondu: "non, pas du tout. Le Conseil est souverain, naturellement" mais "le gouvernement est serein".
"Il y a déjà eu une décision sur le fond, rendue à l'occasion d'une Question Prioritaire de Constitutionnalité, dans laquelle, au fond, le conseil disait que c'est évidemment au législateur et à lui seul de répondre sur le fond", a affirmé le responsable socialiste. "Après, il y a toujours des incertitudes...", néanmoins.
"On a pris toutes les précautions pour que le Conseil ne prenne aucune décision contre ce texte", a estimé l'élu landais, "y compris sur les questions d'adoption". 
Les sénateurs de l'opposition et les députés UMP ont saisi mardi le Conseil constitutionnel sur le projet de loi sur le mariage homosexuel, peu après son adoption définitive par l'Assemblée.
VOIR et ENTENDRE Alain Vidalies assurer qu'il n'est "pas du tout" inquiet d'une censure


Le pouvoir socialiste tourne la page de la sidérurgie lorraine
"Mise à mort" des hauts-fourneaux de Florange, titre Le Monde.fr
Mercredi 24 avril 2013, Hollande tourne sournoisement une page de l'histoire industrielle française avec la mise à l'arrêt définitive des hauts fourneaux de Florange, une étape symbolique que certains syndicalistes veulent célébrer par la pose d'une stèle en mémoire des "promesses non tenues" de François Hollande. "Pendant [ce temps], derrière nous, ils seront en train de porter le dernier coup dans la mise à mort de notre outil de travail", a résumé mardi Walter Broccoli, représentant FO ArcelorMittal à Florange. 

Le gaz alimentant  les deux cathédrales d'acier du site d'ArcelorMittal, le P3 et le P6, sera coupé entre mercredi et jeudi, au cours d'une procédure qui durera 48 heures. "Ça veut dire qu'on ne pourra plus redémarrer les hauts fourneaux, à moins d'investir dans de nouvelles installations", analyse François Lopera, de la CGT.  La procédure complète de mise sous cocon de l'usine à chaud, qui devrait être achevée d'ici à la fin de juin. Cette fermeture d'une partie de l'usine, qui conserve ses activités dites "à froid" (packaging et automobile), était prévue dans l'accord conclu à la fin de novembre entre Monteboug pour le gouvernement et Mittal, numéro un mondial de l'acier, qui la jugeait inéluctable en raison du contexte économique.

Le texte assurait également qu'il n'y aurait aucun licenciement sec
pour les 629 salariés concernés (sur les quelque 2 500 du site), 206 d'entre eux ayant atteint l'âge de la retraite depuis la signature de l'accord, alors que la promesse de reclassement des 423 salariés encore en activité sera l'objet des prochaines négociations sociales.

Engagement de François Hollande
VOIR et ENTENDRE le candidat Hollande polémiquer, promettre et lier son sort à celui de Florange:

discours_hollande_florange par Lexpansion

L'accord prévoyait par ailleurs l'engagement d'ArcelorMittal d'investir 180 millions d'euros en cinq ans dans la filière à froid. "Ces engagements seront tenus et j'en serai, avec le gouvernement, le garant", avait assuré Hollande en décembre. Mais pour les syndicats, qui reprochent au gouvernement d'avoir capitulé face à la stratégie industrielle à court terme de Mittal, cet accord est un échec. C'est ce qui a valu au premier ministre Jean-Marc Ayrault le titre de "traître" par Edouard Martin, militant CFDT devenu le chef de file médiatique du combat des "Florange".

Après l'abandon du projet Ulcos, ArcelorMittal a assuré qu'il poursuivrait ses programmes de recherche en France, autour d'un nouveau projet baptisé Lis. Lundi, le groupe a annoncé 32 millions d'euros supplémentaires d'investissements dans ce programme par le biais d'un partenariat public-privé, mais les possibles applications industrielles ne seront pas connues avant six ans, durée de la mise sous cocon des hauts-fourneaux.

Hollande sera-t-il encore là pour constater la validité de ses promesses ?

PSA pourrait fermer l'usine d'Aulnay dès 2013 au lieu de 2014, selon son directeur financier

Un employé en intérim à l'usine d'assemblage PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 10 avril 2013. 
Un employé en intérim à l'usine d'assemblage
PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 10 avril 2013
Une annonce qui anticipe une fermeture prévue pour 2014. 
Après celle de Renault-Vilvorde (Belgique) par L. Jospin, la fermeture de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) par F. Hollande pourrait intervenir dès 2013, selon le directeur financier du groupe automobile français. Quelques minutes plus tôt, le constructeur a annoncé un chiffre d'affaires en baisse de 6,5% au premier trimestre 2013, mercredi 24 avril. Il s'établit à 13,03 milliards d'euros. 
Jean-Baptiste de Chatillon, le directeur financier de PSA Peugeot Citroën, a mis en cause la grève qui paralyse le site d'Aulnay depuis l'annonce de sa fermeture, en juillet 2012. "Le fait qu'un petit nombre de personnes continuent à perturber notre usine pourrait nous obliger [à la fermer]", a-t-il averti. Et d'ajouter que le constructeur s'est déjà organisé pour produire la C3, normalement fabriquée à Aulnay, sur le site de Poissy, dans les Yvelines.

De mauvais chiffres au 1er trimestre 2013
En annonçant la baisse du chiffre d'affaires, PSA dit sa crainte que le marché européen puisse "être plus difficile qu'attendu", en 2014. Cela pourrait l'amener à "de nouvelles mesures opérationnelles", sous la forme d'un accord de compétitivité sur ses sites en France. PSA Peugeot Citroën vise un retour à l'équilibre de sa trésorerie opérationnelle fin 2014.

La gauche est toujours plus active dans le sociétal et  le coulage de la famille et que dans le social et  le sauvetage des entreprises.

dimanche 14 avril 2013

Mariage homo: le gouvernement doit assumer son mépris des opposants

Actions des anti-mariage homo: gauche et droite se renvoient la balle

L'anticipation de l'examen en deuxième lecture du texte de loi attise le resentiment

Les opposants au projet désarment d'autant moins, multipliant les opérations spectaculaires, alors que chaque camp se rejette la responsabilité de la crispation croissante autour du débat.

Le gouvernement fait tout pour prendre l'opposition par surprise.

L'accélération du calendrier parlementaire est vécu comme une provocation. L'examen du projet de mariage et de l'adoption aux couples de même sexe reviendra en effet un mois plus tôt que prévu, dès mercredi à l'Assemblée nationale après son adoption vendredi au Sénat, seulement cinq jours avant. 

La mobilisation des "anti" est donc logiquement montée d'un cran ces derniers jours: ministres chahutés, "réveil" matinal d'un député, TGV bloqué, confrontation avec les forces de l'ordre, la révolte gronde et s'amplifie.
Les premières actions avaient commencé à la suite de la manifestation nationale des opposants du 24 mars, après l'appel à des actions plus radicales lancé par le Printemps français, plus marqué à droite que la Manif pour tous, le principal collectif d'opposition au mariage et à l'adoption homosexuels. Elles se sont multipliées depuis.


FEMEN en action
A Nantes, où les écolos riposte pareillement au mépris du gouvernement sur le projet d'aéroport Ayrault, des opposants ont essayé  samedi de se faire entendre de   la journaliste Caroline Fourest, une proche des activistes féministes du mouvement extrémiste des FEMEN, demandant la parole au cours du débat auquel la militante participait, bloquant aussi son TGV et assurant un comité d'accueil à son retour en gare Montparnasse à Paris. 

Dès l'aube, une quinzaine d'entre eux avaient manifesté sous les fenêtres du député de Loire-Atlantique, François de Rugy,
un écologiste arrogant qui soutient le projet. Une action subversive s'il en est !

A Bordeaux
, au moins 300 personnes ont défilé jusqu'au domicile de la ministre déléguée aux Personnes âgées, Michèle Delaunay, absente, pour réclamer sa démission. 

A Toulouse
, des manifestants ont défilé à bord de pas moins de  150 véhicules aux cris de "Hollande, ta loi on n'en veut pas !". Un nouveau rassemblement est prévu dimanche après-midi à Lyon.

Les laissés-pour-compte du président socialiste ne renoncent pas
 
Simone Veil était, avec son défunt mari,

au côté de La Manif pour Tous
Dès vendredi, au soir du mauvais coup des sénateurs, quelques heures à peine après l'adoption du texte par la Haute chambre, des milliers de mécontents -7.500 selon les organisateurs, 2.300 pour la police- étaient redescendus dans la rue à l'appel de la Manif pour tous pour dénoncer un "déni de démocratie".  
Un certaine presse parle de "virulence", un terme qu'elle n'applique pas à la CGT quand une cinquantaine de ses militants de PSA Aulnay s'introduisent de force au Conseil national du PS qui se tenait samedi à la Cité des Sciences, à la Villette, à Paris.

A l'origine, le projet de loi ne devait repasser que fin mai devant les députés.

Les forces de l'ordre avaient dû recourir à des gaz lacrymogènes pour  disperser les exclus de la république de Hollande, au prétexte de la présence  d'éléments de l'institut Civitas et de groupuscules qualifiés d'extrême droite pour discréditer le mouvement.
"Hollande veut du sang, il en aura ! Tout le monde est furieux,avait prévenu Frigide Barjot, chef de file du Collectif La Manif pour tous. 
Le Collectif a appelé à un nouveau rassemblement national le 5 mai, qui coïncide avec la date choisie par Jean-Luc Mélenchon et ses camarades communistes pour donner "un grand coup de balai" après l'affaire Cahuzac. Sans "véhémence" ? Le gouvernement a pris cette responsabilité en raccourcissant le calendrier parlementaire : la Manif pour Tous était programmée le 26 mai avant que Hollande ne décide de hâter le mouvement. Sans concertation !

Le mépris de l'exécutif fait monter  les réseaux sociaux aux créneaux

L
e débat fait rage.
 

Samedi, l'agression d'un jeune militant UMP connu pour son engagement contre le mariage homosexuel a été qualifiée de "crapuleuse" selon les sources proches du pouvoir, alors que le jeune homme portait un T-shirt de La Manif pour Tous....  

La mauvaise fois générale a enflammé Twitter

Nombre de militants partagent les positions de la victime poignardée à plusieurs reprises, comme certains autres membres du groupe, hospitalisés. L'AFP ne s'attarde d'ailleurs pas sur ce genre de "détails" concernant un jeune hétérosexuel...

Deux rassemblements de soutien à Paris ont réuni plusieurs centaines de personnes
, notamment à l'Odéon à 18h, mais 
l'AFP ne diffuse pas non plus d'informations à ses confrères sur ce point...
On saura tout en revanche des propos du Premier secrétaire du PS, si contesté soit-il pourtant de l'intérieur. Harlem Désir a dénoncé dimanche 14 la "traque" de Caroline Fourest, y voyant des "actes de terreur idéologique" encouragés par "les silences de la droite". 
La droite "se laisse diriger par une Mme Barjot, qui pense qu'un vote du Sénat relève de la dictature, et Mme Boutin, qui profère les pires menaces sur la démocratie et la République", a lancé le Premier ministre Jean-Marc Ayrault aux abois qui perd toute mesure. La présidente du Parti démocrate-chrétien avait parlé de "guerre civile" dans un tweet.
En son temps, Ségolène Royal disait "sentir un vent de révolte se lever" en février 2008. Lien PaSiDupes : Madame Royal soulève "un vent de révolte" contre le pouvoir

La même ex-concubine du président Hollande avait appelé les jeunes à "descendre dans la rue", en octobre 2010. Lien PaSiDupes : PS: Valls fustige Royal qui appelle les jeunes dans la rue

Le gouvernement n'est "pas innocent dans la violence", a fait valoir l'UMP Jean-Pierre Raffarin.  

L'accélération du calendrier parlementaire est une décision "stupide" qui va "encore un peu plus radicaliser" le débat, a estimé François Fillon, emboîtant le pas au président de l'UMP Jean-François Copé, qui a parlé samedi de "véritable provocation" qui "aura forcément pour conséquence une grande mobilisation populaire" des opposants.
Tout en "condamnant" les violences, ils ont pressé le président de la République de suspendre le projet de loi.