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mercredi 30 avril 2014

Dossier Alstom: Hollande tente de laisser Montebourg sur la touche

Coup d'éclat de Montebourg qui refuse les rôles d'appoint

Le président a décidé de prendre en main ce sujet sensible


Le bouffon
Parce que sensible, l'affaire de la vente d'Alstom est retirée à Montebourg. Elle est traitée depuis l'Elysée, bien que Hollande ne soit pas au fait de la question. Lundi, François Hollande devait pourtant recevoir à l’Elysée les patrons de General Electric et de Siemens, ainsi que l’actionnaire principal d’Alstom, Martin Bouygues.

Le ministre caractériel de l'Economie Arnaud Montebourg a annulé son rendez-vous prévu le 27 après-midi avec Jeff Immelt et lui a adressé une lettre. Dans cette missive, il regrette d'avoir été mis devant le fait accompli de la candidature au rachat et justifie ses humeurs en rappelant qu'Alstom a des actifs stratégiques dans le nucléaire. Une vraie mise en garde pour empêcher l'annonce d'une transaction le lendemain.

Arnaud Montebourg a dû céder sa place en première ligne sur ce dossier.
"C’est du niveau du chef de l’Etat", a-t-on expliqué au Château. Une petite phrase lâchée dans l’entourage du chef de l’Etat confirme la mise à l’écart du ministre de l’Economie : "vous savez, il ne faut pas sur-interpréter les propos d’Arnaud Montebourg" qui passe de plus en plus pour un agité. Quand ce dernier donne l’impression d’avoir fait le choix européen de l’Allemand Siemens, au détriment de GE, l’Elysée s’empresse de reprendre les discussions en main. "Le sujet est devenu très vite hautement symbolique, c’est du niveau du chef de l’Etat", décrypte un conseiller de Hollande. Il est trop risqué de laisser un sujet aussi sensible, qui concerne 18.000 emplois en France, entre les mains de l’imprévisible Arnaud Montebourg.

Le conseiller économique de François Hollande a dû recevoir le patron d’Alstom discrètement et en urgence 

Montebourg se la joue à Florange
Montebourg a une propension au conflit avec les grands patrons
Le chef de l'Etat redoute qu'il maltraite le patron de GE, comme ce fut le cas à l'encontre de Lakshmi Mittal à Florange ou Philippe Varin dans l'affaire Peugeot. Pour empêcher Mittal de fermer des sites en Europe, Montebourg avait brandi la menace de droits de douanes sur les importations d'acier d'ArcelorMittal. "Tous les jours, cette entreprise privée cause du tort et du préjudice aux Etats et à leurs populations, utilise, quand elle sait le demander, l'argent public, et n'a aucune conscience de ses responsabilités", avait-il accusé en ténor de l'aile gauche du PS. Et de conclure: "Nous ne voulons plus de Mittal en France." 
Montebourg toise Ph. Varin
Il avait également taclé PSA sévèrement pour la gestion hasardeuse de son plan social, avant de faire son mea culpa. En juillet 2012, Montebourg a fait sortir la famille Peugeot de ses gonds, pour avoir comparé PSA à un "malade imaginaire", parle de "dissimulations", dit ne pas avoir une "confiance extraordinaire" en la direction du groupe...
Le 23 octobre 2012, le président de Mitsubishi France avait qualifié Arnaud Montebourg d'"abruti mental". Je ne comprends pas ce ministre qui ne connaît pas ses dossiers sur l’automobile qui représente 25% des revenus de la France et 10% de l’emploi dans notre pays, car il n’y a pas seulement les constructeurs mais aussi ceux qui travaillent par ou pour l’automobile directement ou indirectement." "Cet abruti mental, ce débile, augmente les malus écologique, réduit la vitesse des conducteurs sur le périphérique de Paris et pourrit la vie des automobilistes, de toutes les origines sociales… Tous le subissent !" "Il est bête et ne comprend rien. Vous pouvez me citer sans vous inquiéter… Grâce à mes précédentes déclarations sur les chaines de télévision nationales, j’ai déjà un contrôle fiscal ! "

Alors que Titan, le fabricant américain de pneus, essaie de racheter l'usine Goodyear à Amiens, le PDG Maurice Taylor adresse à Arnaud Montebourg une lettre 
raillant les "soi-disant ouvriers" de l'usine d'Amiens-Nord. "Les ouvriers français sont beaucoup payés, mais ne travaillent que trois heures (...). J'ai fait part de cette remarque aux syndicats. Ils m'ont dit que ça marchait comme ça en France !", écrit Taylor. Et l'Américain ironise : "Qu'a le syndicat fou ? Il a le gouvernement français." Le ministre du Redressement productif réplique aux propos de la missive et ne retient pas sa colère qualifiant les propos de "ridicules" et "désobligeants". "Vos propos, aussi extrémistes qu'insultants, témoignent d'une ignorance parfaite de ce qu'est notre pays, la France, de ses solides atouts, comme de son attractivité mondialement reconnue et de ses liens avec les Etats-Unis d'Amérique", assène-t-il.
Le PDG de Titan campe sur ses positions et riposte à Arnaud Montebourg : "L'extrémiste Monsieur le ministre, c'est votre gouvernement et son manque de connaissances sur la façon de bâtir une entreprise." Un peu plus tard, interrogé par Europe 1, Maurice Taylor s'en donne à cœur joie : "Mais pourquoi il m’embête avec ça, votre ministre ? Il est stupide ou quoi ? On parle de l’usine Goodyear et il s’adresse à moi. Vous devriez poser vos questions à cet imbécile !"

Montebourg pique maintenant une crise contre le président d'Alstom
"Depuis le mois de février, j’interroge Monsieur Patrick Kron, président de cette entreprise qui est notre fleuron national. Et Monsieur Patrick Kron, alors que je l’ai interrogé dûment, solennellement et sérieusement, m’a toujours dit qu’il n’avait aucun projet d’alliance", a lancé Arnaud Montebourg. "Est-ce que le ministre de l’Economie doit aller installer un détecteur de mensonges dans son bureau ? Pour les présidents du CAC 40 qui n’ont pas le civisme élémentaire d’avertir leur gouvernement ?" a-t-il ajouté.

L’affaire Alstom est menée par  Emmanuel Macron, à l’Elysée, même si, pour sauver les apparences, Arnaud Montebourg a assisté aux rendez vous avec les capitaines d’industrie qui se sont tenus au château. "François Hollande sait de toute façon que, politiquement, c’est lui qui sera jugé", assure l’entourage du président pour justifier son interventionnisme.

Hollande rêverait d'arriver à la cheville de Sarkozy. 
Le dossier est à la fois politique et européen. Berlin pousse pour arriver à une entente entre les européenne Alstom et Siemens. Et François Hollande ne peut pas donner le sentiment de laisser gagner l'américain GE sans tenter la solution européenne. Voilà aussi pourquoi il ne pouvait pas rester spectateur sur ce dossier. 
Une autre explication tient davantage au symbole : François Hollande sait qu’Alstom a été le succès de Nicolas Sarkozy qui, en 2004, sauva l'entrepris, et le socialiste fera tout pour que ce ne soit pas perçu comme son échec.

lundi 6 janvier 2014

Goodyear Amiens: la CGT sequestre deux dirigeants

Des salariés et des membres de la CGT ont pris deux responsables en otage ce lundi matin. 

Le directeur de la production et le directeur des ressources humaines sont privés de leur liberté
 
depuis lundi matin dans l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, menacée de fermeture.
 
Les syndicats réclament la réouverture des discussions sur l'accompagnement financier des salariés, alors que la fermeture de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord semble désormais inéluctable: la procédure d'information-consultation sur le plan social est en effet close depuis le début novembre.

Les djihadistes preneurs d'otages utilisent les mêmes procédés
Depuis ce lundi matin 10h15, les deux cadres de l'entreprise, le directeur de production et le directeur des ressources humaines, sont séquestrés "dans le calme" par les salariés, suggérant ainsi que leur patience a des limites. Ils ont été faits prisonniers alors qu'ils étaient venus dire aux salariés qui font de la surenchère qu'ils ne peuvent prétendre aux mêmes conditions financières que ceux qui étaient partis volontairement, prévues au printemps dernier et retoquées par la justice à l'automne.

Des conditions inscrites dans le PSE
"On veut revenir à la table des négociations, c'est-à-dire un plan de départs volontaires, et voir s'il y a un repreneur. Et s'il n'y a pas de repreneur, un plan de départs volontaires pour tout le monde avec énormément de fric", explique Franck Jurek, secrétaire-adjoint CGT du comité d'entreprise.

Pas question, ont répondu les cadres de l'entreprise. 
Tout est désormais inscrit dans le marbre du PSE (plan de sauvegarde de l'emploi), le plan de sauvegarde de l'emploi, adopté en novembre.

La fermeture du site a été annoncée voici un an, le 31 janvier 2013 et le bras de fer avec les salariés dure depuis 2007. Et l'hypothèse Titan a fait long feu.

jeudi 30 mai 2013

Amiens: que font des pneus Titan dans l'usine Goodyear ?

La CGT accuse d'accord les directions de Goodyear et Titan
La belle découverte: des pneus Goodyear fabriqués par Titan trouvés à l'usine Goodyear d'Amiens-Nord ! 
Des pneus Goodyear sont fabriqués par TITAN
depuis 1898
Selon la CGT, cette "découverte" serait la preuve qu'une délocalisation de l'activité du site est bien en cours, comme elle le soupçonnait à la mi-mai. La présence de ces pneus a été constatée mercredi 29 mai par un huissier, intervenant à la demande de la CGT de Goodyear et du comité central d'entreprise (CCE), sur autorisation du président du tribunal de Grande instance d'Amiens, indique Fiodor Rilov, l'avocat de la CGT et du CCE.

Super-Montebourg n'était pas allé chercher loin son repreneur
L'huissier aurait photographié des pneus Goodyear agricoles portant en évidence la mention "made by Titan", nom du candidat américain que la CGT et Montebourg ont conduit à renoncer à la reprise du site en janvier 2013. "La direction avait cru pouvoir stocker [ces pneus] discrètement sur le site, dénonce la CGT. Titan a donc déjà commencé à prendre le relais de la production et de la vente de pneus Goodyear agricoles en Europe à partir de ses usines d'Amérique du Nord et du Sud", telles que celle de Sao Paulo, au Brésil.  Le 7 mai, Me Rilov pointa un différentiel, en 2011, entre les 539 000 pneus agraires fabriqués en Europe-Moyen-Orient-Afrique (EMEA) par Goodyear et les 670 000 pneus de même type vendus par le groupe dans cette même zone géographique. Me Rilov conclut lors que cette délocalisation de la production est la cause unique de la fermeture de l'usine d'Amiens-Nord de Goodyear. La direction a déjà démenti le 17 mai l'existence d'une telle "délocalisation", en fait une production sous licence depuis 1898.

Selon la CGT, de mauvaise foi

Cette pseudo découverte confirmerait que "les directions de Goodyear et de Titan ont passé un accord mondial qui comprend toutes les licences y compris toutes celles de la zone EMEA [Europe, Moyen-Orient, Afrique]. Goodyear ne peut donc plus vendre ou céder ni à la SCOP [le projet de reprise par les salariés sous forme de coopérative], ni à un autre potentiel repreneur ce qu'il a déjà cédé à Titan en échange de royalties importantes". La CGT demande à "l'Etat français [...] de vérifier au plus vite cette situation de fraude manifeste".

Le PDG de Titan balaie cette interprétation dans un courrier adressé au journal socialiste Le Monde le 29 mai.  Maurice Taylor oppose le coût trop élevé qu'aurait une telle délocalisation. "Goodyear n'a pas investi dans l'usine [de Sao Paulo] depuis des années, écrit M. Taylor. Titan a investi des millions et nous allons faire croître ce business mais vous ne pouvez pas transporter des pneus par bateau vers l'Europe en raison des coûts de fret et de la valeur du real brésilien".

Montebourg avait fait tout un foin

Le 28 mai, lors d'une réunion du CCE, la direction de Goodyear France avait annoncé ne pas avoir trouvé de repreneur pour son usine d'Amiens-Nord, qui emploie 1.173 salariés. 
Le même jour, Arnaud Montebourg, superman  ministre de l'Industrie, et Michel Sapin, ministre du Travail, confirmaient cette absence de repreneur à l'issue de la recherche menée par l'Agence française des investissements internationaux auprès de 57 entreprises dans le monde. "Aucun des candidats n'a été en situation de présenter une offre engageante", expliquait le communiqué. 
Les ministres se sont alors retournés sur l'entrepreneur. Ils l'ont mis en demeure de "proposer des mesures exemplaires d'accompagnement" des salariés qui seront licenciés :"L'Etat s'engage à être présent aux côtés des territoires et des salariés en appui aux projets de réindustrialisation qu'ils initieront pour la sauvegarde du plus grand nombre d'emplois."

Ce texte du gouvernement provoqua de vives réactions chez les salariés
Le 17 mai, les salariés de Goodyear étaient au tribunal de Nanterre pour demander l’annulation du PSE
Ils y virent une forme d'enterrement de leur affaire, alors que doit encore se tenir une audience au tribunal de grande instance de Nanterre, lundi 3 juin. La CGT et le CCE, qui ont assigné Goodyear et Titan, demandent la suspension de la procédure d'information-consultation sur le projet de fermeture du site.

De leur côté, le maire PS d'Amiens, Gilles Demailly, et sa majorité de gauche plurielle ont dénoncé mercredi 30 mai le caractère "inacceptable" de la fermeture confirmée de l'usine. Et, alors que Nono Montebourg assure aux syndicats que "le gouvernement ne se couche pas"eux, en revanche, "regrettent la réaction prématurée d'Arnaud Montebourg" qui "acte, de fait" estiment-ils, "la fermeture de l'entreprise sans attendre la décision du tribunal de Nanterre".

Le 10 octobre 2011, le candidat Hollande en campagne était allé sur le parking de l'usine pour apporter son soutien aux salariés. Et il s'était engagé à faire voter, en cas de victoire, une loi contre les licenciements économiquement injustifiés

Ces élus socialo-altermondialistes demandent également que l'"enquête parlementaire 
 sur Goodyear soit lancée immédiatement". Les deux députées d'Amiens, Pascale Boistard (PS) et Barbara Pompili (EELV), réclament que le premier ministre Jean-Marc Ayrault accepte "rapidement" le rendez-vous "demandé de longue date" par les présidents des collectivités locales concernées. 
"Le gouvernement doit traduire en actes ses promesses faites à Amiens devant les salariés de Goodyear" durant la campagne présidentielle, rappelle Demailly.
En avril 2012, le candidat Hollande avait aussi promis la réindustrialisation aux Still Saxby de Montataire:
l'entreprise a fermé
Faut-il encore rappeler le sort réservé par Hollande aux salariée de Petroplus ou ArcelorMittal ?

jeudi 21 mars 2013

Montebourg instaure les contrôles douaniers "au faciès"

Montebourg renforce les contrôles douaniers hostiles à Titan

Le ministre de "l'hospitalité industrielle" poursuit Titan de sa haine vertueuse 

Le cyclothymique Arnaud Montebourg avait promis au fabricant américain de pneus qu'il allait renforcer les contrôles douanier sur ses produits importés en France, en représailles à son accrochage verbal de février avec le PDG de Titan, Maurice Taylor.  

Comme promis, Titan aura droit à ce régime spécial de faveur démocratique...
Ce mercredi, le ministre du redressement productif a confirmé qu'il a "demandé aux douanes de faire respecter la législation françaisece qui, implicitement, ne semble donc pas être le cas habituel...
Le ministre de la discrimination étatique se justifie: " en particulier s'agissant des pneumatiques fabriqués dans des conditions parfois irrespectueuses des normes environnementales et techniques", une allégation grave de type diffamatoire. 
"Le message a été passé. C'est ce que j'appelle faire respecter la loi", a-t-il insisté, en marge de la semaine visiblement consensuelle de l'industrie.



Montebourg poursuit son escalade de la violence verbale

Montebourg était demandeur d'un repreneur

L'entreprise Titan avait rejeté les sollicitations du ministre dans une missive lapidaire de Maurice Taylor, dans laquelle l'e patron américain faisait part de son refus de reprendre l'usine d'Amiens de Goodyear et critiquait les méthodes de travail de ses "soi-disant ouvriers". "Les salariés français touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures. Ils ont une heure pour leurs pauses et leurs déjeuners", avait-il asséné, suite à un contact malencontreux un jour de grève. Titan avait poussé la provocation au point d'afficher préfèrer "acheter un fabricant de pneus chinois ou indien, payer moins d'un euro l'heure de salaire et exporter tous les pneus dont la France a besoin". 

Menace d' "un zèle redoublé"

Dans une réponse incendiaire envoyée au patron de Titan le 20 février, le ministre plein de hargne avait écrit : "Soyez assuré de pouvoir compter sur moi pour faire surveiller par les services compétents du gouvernement français avec un zèle redoublé vos pneus d'importation. Ils veilleront tout particulièrement au respect des normes applicables en matières sociale, environnementale et technique."

L'Union européenne aura son mot à dire.



samedi 23 février 2013

Filippetti ostracise plutôt que de retenir les personnalités que Hollande présure

Audiovisuel: Filippetti met en garde Arthur, parti au Luxembourg
La politique de la facilité
Ce gouvernement d'impuissants brandit sans cesse la menace 
Lorsque Montebourg prend un rateau, il devient méchant
Le ministre du Redressement positif de Hollande avait fait du pied au patron de Titan, Maurice M. Taylor, pour lui refiler Goodyear. Mais les procédés de la CGT n'ont pas refroidi les ardeurs du repreneur américain qui a vertement accusé ce syndicat extrémiste de rendre tout accord impossible. 
Lien PaSiDupes - " Le PDG de Titan dit leurs quatre vérités aux syndicats" : Titan, le repreneur de Goodyear courtisé par Montebourg, tacle les acquis sociaux français

Alors le grand escogriffe du gouvernement Ayrault replique par la menace de réprésailles : "Soyez assuré de pouvoir compter sur moi pour faire surveiller par les services compétents du gouvernement français avec un zèle redoublé vos pneus d'importation. Ils veilleront tout particulièrement au respect des normes applicables en matières sociale, environnementale et technique." 
Lien PaSiDupes - " Goodyear: courrier virulent de Montebourg au patron de Titan " : Piqué au vif, Montebourg répond à tort et à travers

Réaction du Wall Street Journal (édito) à cette querelle de chiffonniers ou de marchandes de poissons sur le Vieux-Port: 
Montebourg apporte les croissants chauds
aux syndicalistes manifestant
sous les fenêtres de son ministère
 "M. Taylor a construit Titan à partir de rien, en a fait un important fabricant mondial de pneus pour le matériel agricole. Quand Goodyear a voulu vendre son usine d'Amiens Nord, Titan a été la seule entreprise à faire une offre. Mais l'usine est contrôlée par la CGT, syndicat d'extrême gauche que M. Taylor appelle, non sans raison, le syndicat communiste".

Lien Atlantico : "Maurice Taylor et Arnaud Montebourg : les frères jumeaux "
Les répulsifs Montebourg et CGT associés auront peine à crédibiliser dans le monde le label dont s'est affublé le premier, "ministre de l'hospitalité industrielle"...

La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, attaque frontalement
Elle a déclaré vendredi qu'il faudra être "vigilant" avec certaines personnalités des media qu'elle désigne nommément, comme Arthur, qui partent à l'étranger: "quand ils viendront frapper aux portes des chaînes de télévision françaises".

Lien PaSiDupes - " Filippetti veut soumettre France Télévisions au ministère de l'information " : Borloo rappelle Filippetti à l'ordre démocratique

La gauche socialo-écolo brise l'esprit d'entreprise

Le président Hollande attire la misère du monde, mais refoule ses entrepreneurs.

L'animateur et producteur Arthur est stigmatisé parce qu'il cherche à se développer à l'international. Pour ce faire, il a transféré de Paris à Luxembourg sa holding AWCG et, bien qu'il continue de payer ses impôts en France, la ministre de la Culture le désigne à la vindicte des media et de l'opinion qu'ils fabrique.

"J'ai lu ses déclarations où il explique que ce n'est pas pour des raisons fiscales [qu'il part au Luxembourg], alors il faudra qu'il explique pourquoi, parce que je connais bien le Luxembourg, et c'est sans doute pas pour le climat qu'il y va", a ironisé Mme Filippetti sur Canal+, en une phrase aussi tortueuse que son esprit malsain.

L'exécutif entretient la fracture sociale
"Des gens ont moins de sens civique que d'autres. On verra quand ces gens viendront frapper aux portes des chaînes de télévision françaises.(...) Il faudra être vigilant".

La Lorraine a-t-elle été vigilante sur le sort de la sidérurgie dans la région qui l'a élue?

Candidate battue aux élections européennes de juin 2009 et ex-députée de Moselle, qui passe ses vacances de fin d'année à La Réunion avec son compagnon, Frédéric de Laparre de Saint-Sernin (ci-dessus, à visage découvert à droite, mais flouté, ci-desous à La Réunion), pendant que Florange se débat pour ne pas mourir malgré la CGT, cette ministre de Ayrault est une fan d'Arnaud Montebourg depuis la Convention pour la 6e République (C6R), un groupe de réflexion décidé à détruire la Ve République dont elle est, comme lui, ministre.

"Si jamais il y a de l'argent public qui intervient, ou si les chaînes relèvent du service public, il faudra être vigilant", a répété la ministre. "Je n'ai pas envie qu'on fasse de traitement de faveur pour des gens qui ne serrent pas les coudes avec l'immense majorité des Français qui ne sont pas dans les mêmes conditions qu'eux dans leur vie quotidienne", a poursuivi Aurélie Filippetti.

Un peu plus tard dans la matinée, le cabinet d'Aurélie Filippetti a indiqué que la ministre de la Culture s'est s'entretenue au téléphone avec Arthur, après avoir commencé par l'agresser devant les caméras.
"La ministre s'est entretenue avec Arthur qui a pu lui détailler le fonctionnement de ses sociétés. Il lui a donné des assurances quant à leur fonctionnement et leur implantation fiscale", a-t-on admis au Cabinet.
Le mal étant fait, "la ministre de la Culture se réjouit de cet échange et de la bonne foi d'Arthur", a ajouté le Cabinet.

Dans l'entourage d'Arthur, on a précisé que l'animateur-producteur "n'a pas travaillé pour le service public depuis 1994". "Il vit et paye ses impôts en France et a produit plus de cent heures de programmes sans avoir jamais demandé d'aide au Centre national du cinéma".
Lire à ce propos le "post" de PaSiDupes - " France: faire de l'argent devient honteux ": Salaires des acteurs français : Dany Boon doit remettre les pendules à l'heure"

Ce procès d'intentions évoque l'affaire Cahuzac


Le site Mediapart a révélé l'existence d'un compte Cahuzac en Suisse

Lien PaSiDupes - "Fraude fiscale: Cahuzac nie et Mediapart maintient" : le compte en Suisse a-t-il été transféré à Singapour ?
Lien PaSiDupes - "Cahuzac est-il la terreur des ministres du gouvernement ? :Cahuzac-Filippetti: le torchon brûle"
PLUS

Lien PaSiDupes - " La députée Filippetti accable le PS de couacs et de bourdes " : Aurélie Filippetti souffre-t-elle de séquelles des violences de son compagnon ?

Lien PaSiDupes - " Affaire DSK-Banon-Hollande : Aurélie Filippetti détourne l'attention et polémique " : La socialiste se flatte et dénonce
Lien PaSiDupes - "Filippetti, une mocheté à la langue de bois chargée ? " : La ministre socialiste taxe jusqu'aux propos des Français


jeudi 21 février 2013

Goodyear: courrier virulent de Montebourg au patron de Titan

Piqué au vif, Montebourg répond à tort et à travers

Arnaud Montebourg a déclaré la guerre au patron de Titan


Sollicité par le redresseur négatif, le repreneur américain préfère passer son chemin


Le patron de Titan dénonce au passage les moeurs syndicales françaises.
Le "grizzli", comme on le surnomme aux Etats-Unis, stigmatise les syndicats français, notamment la CGT, qu'il a cotoyée dans ses négociations pour la reprise de l'usine de Goodyear à Amiens. 


La lettre incendiaire du patron de Titan à Montebourg
"Les salariés français touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures"...
'Les Echos' ont rendu publique la  lettre du président du groupe américain Titan, Maurice M. Taylor Jr, à Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif. Dans ce courrier au langage très peu diplomatique, datée du 8 février, M. Taylor refuse sèchement d'examiner plus avant la faisabilité d'une reprise de l'usine de pneus Goodyear d'Amiens. 


"Monsieur, écrit le patron sollicité par Arnaud Montebourg, 
votre lettre fait état du fait que vous voulez que Titan démarre une discussion. Vous pensez que nous sommes si stupides que ça ? Titan a l'argent et le savoir-faire pour produire des pneus. Qu'a le syndicat fou ? Il a le gouvernement français". 
"J'ai visité cette usine plusieurs fois, poursuit le "chairman" de Titan. Les salariés français touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures. Ils ont une heure pour leurs pauses et leur déjeuner, discutent pendant trois heures et travaillent trois heures. 
Je l'ai dit en face aux syndicalistes français. Ils m'ont répondu que c'est comme ça en France (...)".

Avec un incroyable cynisme, le patron américain conclut qu'il préfère acheter un fabricant de pneus chinois ou indien, "payer moins d'un Euro l'heure de salaire et exporter tous les pneus dont la France a besoin. Vous pouvez garder les soi-disant ouvriers. Titan n'est pas intéressé par l'usine d'Amiens nord".

En somme, Titan procède comme Zadig & Voltaire, une marque française de vêtements en lin et cashmere produits dans des pays à bas coût de main d'oeuvre et portés par la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, qui se flatte d'acheter du 'Made in France'... 

Parisot juge "choquante" et "inacceptable" la lettre du patron de Titan

La présidente du Medef s'en est indignée jeudi. 
"C'est une affaire qui révèle une ambiguïté", a réagi Laurence Parisot, interrogée sur RTL. "Il y a quelque chose de tout à fait inacceptable dans la lettre du président de Titan. Il pointe des anomalies qui ont peut-être existé dans l'entreprise (...), mais il le fait d'une telle façon qu'il généralise à ce que serait l'ensemble du fonctionnement des entreprises de France, à ce que serait la France finalement et cette généralisation est choquante et elle provoque chez moi vraiment un rejet absolu."

VOIR et ENTENDRE le compte-rendu d'Europe 1:

Le "Grizz" raconte, en imitant l'accent de Montebourg, que dans ses missives, le ministre lui demandait de "relancer les négociations". "Je lui ai dit 'vous êtes dingue' ", ajoute-t-il. Il n'y a pas de négociations possibles puisque "nous sommes les seuls au monde à avoir voulu mettre de l'argent dans l'usine".


Cette lettre souligne des "anomalies" que la France "ne veut pas regarder", admet toutefois la patronne des patrons. "Par cette façon très provocante de dire des choses, il [M. Taylor] met en avant des anomalies et des dysfonctionnements que nous devons corriger", a-t-elle poursuivi.

L'accusation de Taylor est vraie !
Les salariés de Goodyear "ne travaillent que 3 heures" et c'est exact, mais uniquement pour le site d’Amiens-Nord, du fait d'un contexte particulier : le bras-de-fer entre les syndicats et la direction s’est durci depuis cet automne, si bien que l’usine tourne au ralenti. Elle ne produit que 3.000 pneus tourisme par jour, ce qui est très peu pour un site de cette taille. Les salariés sont donc physiquement sur place, mais ne travaillent que de 3 à 4 heures par jour en moyenne, ce que les employés reconnaissent eux-mêmes.

"Les ouvriers français travaillent bien mais le problème", c'est que "on ne peut pas les suspendre, on ne peut pas les licencier", déplore encore le patron américain, ajoutant que "bientôt, en France (il n'y aura plus d'emplois) et tout le monde passera la journée assis dans les cafés à boire du vin rouge".

Montebourg hausse le ton et promet des réprésailles

"Vos propos aussi extrémistes qu'insultants témoignent d'une ignorance parfaite qu'est notre pays, la France", réplique le ministre du Redressement productif, dans un courrier virulent rendu public mercredi soir.

"Soyez assuré de pouvoir compter sur moi pour faire surveiller par les services compétents du gouvernement français avec un zèle redoublé vos pneus d'importation", a menacé  Montebourg, champion du pouvoir syndical.

Titan International avait proposé de reprendre plus de 500 salariés de l'usine en difficulté Goodyear d'Amiens-nord, mais c'était en 2012, année de la présidentielle et la CGT avait fait capoter le projet: un rachat aurait pu servir les intérêts du président sortant, Nicolas Sarkozy, candidat à la présidentielle. La relance musclée du gouvernement en 2013 avait alors provoqué la rupture et  la lettre controversée du patron du groupe américain de pneumatiques agricoles
"Goodyear a essayé pendant plus de quatre ans de sauver une partie des emplois à Amiens, qui sont parmi les mieux payés, mais les syndicats et le gouvernement français n'ont fait rien d'autre que de discuter", a écrit le PDG Maurice M. Taylor, parlant de "syndicat fou" et insistant sur la responsabilité du gouvernement français dans ce dossier. 

Montebourg appelle La Fayette à sa rescousse
Dans sa réponse mercredi, le ministre français fait travailler la mémoire. 
Il rappelle le nombre d'entreprises américaines installées en France et insiste sur les liens historiques unissant les deux pays, en invoquant les liens historiques entre les deux nations, que ce soit l'aide du Marquis de La Fayette à l'Indépendance américaine ou le débarquement américain en Normandie du 6 juin 1944.
Montebourg se fait arrogant et blessant
"Savez-vous au moins ce qu'a fait (le marquis de) La Fayette pour les Etats-Unis d'Amérique? Pour notre part, nous Français, n'oublierons jamais le sacrifice des jeunes soldats américains sur les plages de Normandie pour nous délivrer du nazisme en 1944", écrit encore M. Montebourg.

"Loin de vos propos aussi ridicules que désobligeants, l'ensemble de ces entreprises (américaines) connaît et apprécie la qualité et la productivité de la main d'oeuvre française", écrit M. Montebourg.

Et il porte l'estocade
"Puis-je vous rappeler que Titan, l'entreprise que vous dirigez, est 20 fois plus petite que Michelin, notre leader technologique français à rayonnement international, et 35 fois moins rentable", poursuit-il.
Mais qui prendrait un tel avocat ?
Me Montebourg évoque malencontreusement Michelin. Car comment explique-t-il que ce "leader technologique français à rayonnement international" n'est nullement intéressé par le boulet cégétiste Goodyear ?

Arnaud Montebourg agrave son cas
Jeudi, dans un entretien au très pro-gouvernemental ...Libération, le ministre radical de la gauche du PS qualifie à nouveau M. Taylor d'"extrémiste"


Et, bien qu'il ait failli donner sa démission à la suite de son désaveu par Matignon dans le dossier ArcelorMittal,  le ministre  assure que Taylor "a montré son isolement, y compris dans son propre pays. Ce monsieur s'est présenté à la primaire républicaine aux Etats-Unis et n'a recueilli que 1% des voix avec un programme marqué à l?extrême droite".
Combien Montebourg a-t-il obtenu  à la législative ?
50,34 % des suffrages...


mercredi 20 février 2013

Le PDG de Titan dit leurs quatre vérités aux syndicats

Titan, le repreneur de Goodyear courtisé par Montebourg, tacle les acquis sociaux français

Montebourg trouvait Titan à sa convenance

Titan a repris une partie des activités du producteur de pneumatiques dans le monde, mais en septembre 2012 a dû renoncer à reprendre le site français d'Amiens-Nord, qui compte près de 1.200 salariés, faute d'accord avec la CGT sur un plan de départs volontaires. Le ministre du Redressement productif avait pourtant clamé sur RTL que l'Etat français était prêt à reprendre le dialogue avec le groupe américain. Nono Montebourg avait même fait des grâces à la CGT,  jugeant "constructives" les dernières déclarations de son secrétaire général, Bernard Thibault. Mais Montebourg, ce fin négociateur consensuel, s'est couché pour rien devant Titan en début d'année et a finalement dû avouer son échec le 12 février dernier: le repreneur américain présenti avait décidé de ne pas reprendre les négociations sur l'avenir du site.

Le PDG de Titan International fustige maintenant les "soi-disant ouvriers" français
Bien que menacés de licenciement,  les salariés du syndicat dominant de l'usine de pneus Goodyear d'Amiens-Nord cristallisent les remontrances  du repreneur dans une lettre adressée au ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg publiée mercredi par Les Echos.
"J'ai visité cette usine plusieurs fois", écrit Maurice M.Taylor Junior dans cette lettre en anglais datée du 8 février. "Les salariés français touchent des salaires élevés mais ne travaillent que trois heures. Ils ont une heure pour leurs pauses et leur déjeuner, discutent pendant trois heures et travaillent trois heures."
"Je l'ai dit en face aux syndicalistes français. Ils m'ont répondu que c'est comme ça en France", révèle-t-il.
Dans sa lettre, le PDG de Titan fait référence à un courrier envoyé par le ministre du Redressement productif le 31 janvier dans lequel Arnaud Montebourg l'a prié d'entamer de nouvelles discussions.
"Monsieur, votre lettre fait état du fait que vous voulez que Titan démarre une discussion", écrit-il. "Vous pensez que nous sommes si stupides que ça ? Titan a l'argent et le savoir-faire pour produire des pneus. Qu'a le syndicat fou ? Il a le gouvernement français."
"Titan va acheter un fabricant de pneus chinois ou indien, payer moins d'un euro l'heure de salaire et exporter tous les pneus dont la France a besoin", ajoute-t-il, visiblement irrité. "Vous pouvez garder les soi-disant ouvriers. Titan n'est pas intéressé par l'usine d'Amiens-Nord."

Les dommages collatéraux du matérialisme dialectique

En annonçant le 31 janvier la fermeture de son site d'Amiens-Nord, la direction de Goodyear a assuré que c'était "la seule option possible après cinq années de négociations infructueuses."


Mickaël Wamen (CGT): Maurice Taylor (repreneur Titan),
"plus proche de l'asile psychiatrique que 
de pouvoir tenir les rênes d'une multinationale"
Invité sur Europe 1 mercredi matin, le délégué CGT de Goodyear à Amiens-Nord, Mickaël Wamen, a dénoncé une "lettre insultante", tout en confirmant le comportement syndical.

L'auto-critique n'est pas le fort du syndicat extrémiste
"Elle [cette lettre] nous conforte dans le fait que nous avons eu raison d'agir ainsi", a-t-il estimé, avant de s'en prendre au repreneur tant espéré.  "M. Taylor fait aujourd'hui état d'une usine qu'il vantait dans des entretiens il y a quelques semaines."
"Titan a du mal à percer en Europe. Ce n'est pas avec des propos comme il a tenu aujourd'hui qu'il pourra percer en Europe", a-t-il accusé, inconscient du fait que la CGT n'a pas les moyens de camper sur des positions aussi radicales et suicidaires.

Autre signal répulsif en direction d'un autre repreneur
Lors d'une manifestation le 12 février dernier devant le siège de Goodyear près de Paris, Mickaël Wamen avait annoncé son intention de faire condamner Titan pour avoir "soutenu un projet qui n'existait pas"  et pour être responsable du co-projet de fermeture du site, selon lui.

Le prochain comité central d'entreprise se tiendra le 7 mars au siège du groupe à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). La CGT a appelé les salariés du groupe à manifester ce jour-là.

La CGT a effacé des cartes d'adhérents ses emblèmes, la faucille et le marteau, mais a conservé les méthodes du marxisme révolutionnaire.