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jeudi 13 août 2015

Radio France se fait pointer pour la gestion calamiteuse de sa cantine

Radio France ne connaît pas la rigueur: dommage pour les redevables ! 

"Capital" révèle la mauvaise gestion du restaurant de la radio publique

Le rapport d'un audit externe pointe un manque à gagner considérable. 
C'est un lourd réquisitoire qui risque d'entacher durablement l'image de Radio France. Le rapport d'un audit externe sur la cantine de la Maison ronde est tombé entre les mains de Capital, en exclusivité.
Le contexte de l'interminable grève de Radio France au printemps ne plaide pas non plus en faveur des syndicats, alors que ses salariés plaident l’agression par la direction. Et le prix de la paix sociale a été salé: les mesures récentes prises par l’Etat (…) devaient être appréciées comme "un signe positif", jugea le médiateur, en référence aux 80 millions d’euros débloqués... à titre exceptionnel, pour faire face, dit-on, aux besoins de trésorerie engendrés par l’interminable chantier de réhabilitation de la Maison de la radio. La cantine ne semblait pourtant pas affectée...

Sur-effectifs, mauvais management, non-maîtrise des achats, hygiène douteuse... la liste des problèmes est longue et le manque à gagner, considérable, selon le magazine économique du groupe Prisma Media, deuxième éditeur de presse magazine en France (Télé loisirs, Géo ou Ça m'intéresse). 
Cet audit réalisé par un cabinet extérieur aurait été commandé par Catherine Sueur, directrice générale déléguée. Elle serait d'ailleurs sur le point de quitter le groupe, rappelle Capital, qui a décidé de publier des extraits du rapport. 

Les acquis syndicaux qui restent sur l'estomac

Dans un premier temps, la cantine de Radio France emploie trop de salariés, selon le cabinet Diapason Expertise. Géré par le comité d'entreprise dirigé par la CFDT, proche du PS et la CGT, chaque employé du restaurant ne servirait pas plus de 25 repas en moyenne, contre 52 repas par employé dans les autres cantines de société, notent les experts. 
Plus accablant encore, le service caisse compterait cinq hôtesses dans ses rangs. Cinq hôtesses à temps plein dont le temps de travail effectif ne serait que "d'environ trois heures", souligne le rapport. 
Autre information du rapport relayée par Capital : un manque à gagner considérable dû aux "repas à l'oeil". Il serait "facile de manger gratuitement", dévoile le magazine. Diapason Expertise aurait dénombré 6.034 "passages non identifiés" en caisse durant le mois de mars 2015. Un manque estimé à 48.750 euros par an. 

Manque d'hygiène 

Tout aussi alarmant, le manque d'hygiène serait monnaie courante, rapporte Capital : normes de températures pas respectées, produits mal identifiés, nettoyage douteux ou encore traçabilité incertaine... Capital donne l'exemple de yaourts conservés à une température de 17 degrés, au lieu de 2 à 4 degrés recommandés.
Le mauvais management fait également partie des problèmes pointés 

"L'encadrement des personnels est plus ou moins laissé à l'abandon", peut-on lire dans le rapport. 

Également mis en cause après cet audit, la mauvaise gestion des achats qui pourrait faire économiser à Radio France  aux contribuables 200.000 euros par an. 

Conclusion : le cabinet d'audit estime une économie possible de 439.000 euros par an en supprimant dix postes. En améliorant la gestion des caisses et des achats, 813.000 euros de gains pourraient être ainsi générés. 

Le secrétaire du comité d'entreprise, Jean-Marc Lescot, a répondu à Capital.
Il accuse l'audit de se fonder "plus sur des commentaires que sur des faits réels ". Il a cependant reconnu que "plusieurs éléments pourraient être améliorés "...


Evoquons par exemple les aides exceptionnelles du CE aux salariés en difficultés 

Douze personnes sont aussi parties en vacances grâce au CE dans l'un des gîtes ou logements appartenant au comité interentreprises (de Radio France, TDF, France Télévisions et de l'Institut national de l'audiovisuel, INA). Et 14 autres collaborateurs ont profité de prêts à taux zéro (jusqu'à 1.500 € sans frais de dossier ni assurance à payer).
"Pour avoir droit à ces aides, les salariés (dès trois mois cumulés d'ancienneté) doivent s'adresser aux assistantes sociales de l'entreprise, détaillent les deux élus. Leur dossier sera présenté devant la commission prêts et entraide du CE. Y siègent le secrétaire du comité, quatre élus syndicalistes et deux assistantes sociales."

En dehors de ces cas exceptionnels, le CE de Radio France attribue chaque année à tous les salariés une aide de rentrée scolaire (80 € par enfant) ou, en fin d'année, des bons d'achat à tous ceux qui gagnent moins de 25.000 € annuels (brut imposable).

Et puis aussi un séjour à l'étranger offert à une salariée souffrant de dépression, un prêt accordé à un collègue surendetté ou des fonds exceptionnels débloqués en faveur d'une mère divorcée… Parmi la myriade d'offres et d'activités que propose le CE de Radio France à ses 5.000 salariés, les aides sociales ont toute leur importance.
Envie de faire de la radio? Et de manger à l'oeil à la table de Patrick Cohen ?

 

vendredi 22 août 2014

Filière volaillère - Cazeneuve se porterait acquéreur pour la "maison Poulaga"...

L'émission Capital du 6 avril 2014 sur M6 a porté un coup mortel à la filière 

Intitulée "Poulet: révélations sur la viande la moins chère",
elle est jugée "excellente pour ne pas dire délicieuse" par Télérama (groupe Le Monde) qui explique que "le magazine de M6 n’a pas seulement désossé la filière du poulet, il a aussi volé dans les plumes de Xavier Beulin, patron de la FNSEA, le puissant syndicat qui cogère la politique agricole de la France depuis des décennies." 

Thomas Sotto se demande : "A trois euros le kilo, que mange-t-on vraiment?" Pas de la poule de luxe, répond le préambule de l’enquête, tourné dans le paradis verdoyant des volailles de Bresse. Mais, comme on s'en doutait, du poulet qui n'en a plus que le nom, élevé par dizaines de milliers dans d’immenses hangars, engraissé en un temps record, pataugeant dans sa fiente, bourré de bactéries E. Coli, gavé d’antibiotiques de la naissance à l’abattage. Rien de très nouveau, seulement des témoignages écœurants et des images vomitives – qui m'ont donné envie de déguster un bon bifteck de cheval roumain.

Une découverte, tout de même : la moissonneuse-batteuse à poulets. Quelle ingénieuse invention ! Aussi indispensable à l’aviculteur que l’aspirateur à la ménagère. Imaginez que vous souhaitiez expédier 40.000 poulets à l’abattoir. Si vous les priez un par un de bien vouloir prendre place à bord de leur transport collectif, vous risquez d’y passer la journée. Avec la moissonneuse-batteuse à poulets, c’est plié (au sens propre) en moins de temps qu’il n’en faut pour se réchauffer un cordon bleu surgelé. "Admirez", selon Télérama:  

Cette scène champêtre se déroule en Bretagne, où les difficultés de la filière du "poulet low cost" ont participé à l’émergence du mouvement des "bonnets rouge" l’automne dernier. Et justement, qui (re)voilà ? 

Daniel Sauvaget, le PDG de Tilly-Sabco qui enfonçait les portails de sous-préfecture, arborant cette fois une charlotte rouge pour faire visiter (en exclusivité) son usine de production de saucisses de poulet à base de "VSM, viande séparée mécanique- ment". Selon le commentaire, "une pâte aux allures de guimauve". Je vous laisse apprécier, ci-dessus.

Ayant dévoilé le traitement inhumain imposé à la gent volaillère dans nos contrées, l’enquête s’envole pour le Brésil, le pays accusé à l’automne dernier de détruire notre fière filière avicole hexagonale. Le Brésil, c’est l’eldorado des moissonneuses-batteuses à poulets, les élevages s’y multiplient, produisant des volailles "35 % moins chères qu'en France" grâce à la modicité du prix des aliments et surtout du travail. Les reporters ont même trouvé les " travailleurs détachés" locaux, équivalents des Polonais employés dans les abattoirs allemands. Ce sont "des manutentionnaires haïtiens, fraîchement immigrés, payés 100 euros de moins que la main-d’œuvre brésilienne" – déjà cinq fois moins chère qu’en France.

C’est à leur retour en France que les enquêteurs épinglent Xavier Beulin, le président de la FNSEA et pas tout à fait accessoirement PDG de Sofiprotéol, multi nationale des oléo-protéagineux, elle-même propriétaire de l’usine Farmor, qui fabrique des préparations à base de poulet. Des éleveurs bretons en colère y ont découvert des caisses de poulets en provenance de Thaïlande et du Brésil. Avec en poche les étiquettes des lots incriminés, les journalistes s'en vont trouver Xavier Beulin au Salon de l’agriculture, où il est en train de pérorer sur le stand des Chambres d’agriculture : "Il y a une demande des consommateurs de ré-identifier dans son alimentation de l’origine, du patrimoine, de l’identité, de la culture." Et de la moissonneuse-batteuse à poulets ?
Devant la caméra de M6, le patron de la FNSEA insiste : "Je défends d’abord une agriculture française, des produits français et des filières agro-alimentaires françaises." Cocorico. Mais quand les journalistes lui montrent l’étiquette " Brasil", Xavier Beulin se fait moins grandiloquent : "On n’est pas dans l’illégalité quand on fait venir des viandes du Brésil et d’ailleurs." Et de leur tourner le dos pour s'en aller précipitamment.

"Des importations légales, reprend le commentaire, mais qui illustrent les tiraillements de toute une filière toujours tirée vers des prix plus bas." Et les tiraillements de toute la télé face à la crise du poulet breton. En s’attaquant au méchant poulet brésilien (et à ses importateurs français), les enquêteurs prennent la défense des mêmes aviculteurs dont ils ont dénoncé la folie productiviste dans la première partie de leur travail… Par ailleurs, ils n’hésitent pas à montrer "des images presque insoutenables" de la maltraitance des poulets mais brillent par leur habileté à ne citer aucune marque. Les produits du commerce, maintes fois exhibés, sont toujours soigneusement floutés. Seul Perico Légasse, invité en plateau, lâchera le nom de KFC.


Reconnaissons tout de même à M6 le courage de s'attaquer à une filière

qui compte de nombreux annonceurs de la télé. Par exemple, en coinçant Xavier Beulin, Capital prend le risque d’une prise de bec avec Lesieur, autre filiale de Sofiprotéol. D’ailleurs, est-ce un hasard ? La très longue coupure publicitaire diffusée au milieu de l'enquête regorge de banques et de bagnoles mais ne présente aucun spot pour des marques de l’agro-alimentaire ou de la distribution… Il faut dire que M6 réserve à cette catégorie d'annonceurs un véritable écrin pour sublimer leur saveur : Top Chef. Ce concours culinaire où pas un candidat n’est capable de piloter une moissonneuse-batteuse à poulets.

En revanche, en décembre 2013, le tribunal de commerce de Quimper avait tranché en faveur du volailler Doux, premier producteur européen de volailles (Père Dodu, Doux, Lebon, ainsi que Malvoisine et Cœur de Bretagne). 
Le jeudi 7 juin 2012, Arnaud Montebourg, le ministre supposé redresser les entreprises en difficultés, avait accusé Charles Doux, le PDG et fondateur du groupe volailler, d'avoir voulu privilégier son "sort personnel" au détriment de celui de son entreprise. Malgré lui, le groupe est sorti du redressement judiciaire et poursuit son activité. 
Mais c'est le brésilien JBS, numéro un mondial de la viande, a repris en location, pour dix ans, les anciennes installations du groupe français. Suite à ce documentaire assassin, les ventes connaissent un recul aussi soudain que dramatique et la crête de JBS pourrait retomber avant dix ans. C'est alors qu'il ne resterait plus que Nanard Cazeneuve pour racheter l'entreprise pour la maison Poulaga... 
Le "made in France" de Montebourg, c'est du passé, mais a-t-il jamais existé autrement que dans les media ?...

lundi 6 janvier 2014

Goodyear Amiens: la CGT sequestre deux dirigeants

Des salariés et des membres de la CGT ont pris deux responsables en otage ce lundi matin. 

Le directeur de la production et le directeur des ressources humaines sont privés de leur liberté
 
depuis lundi matin dans l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, menacée de fermeture.
 
Les syndicats réclament la réouverture des discussions sur l'accompagnement financier des salariés, alors que la fermeture de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord semble désormais inéluctable: la procédure d'information-consultation sur le plan social est en effet close depuis le début novembre.

Les djihadistes preneurs d'otages utilisent les mêmes procédés
Depuis ce lundi matin 10h15, les deux cadres de l'entreprise, le directeur de production et le directeur des ressources humaines, sont séquestrés "dans le calme" par les salariés, suggérant ainsi que leur patience a des limites. Ils ont été faits prisonniers alors qu'ils étaient venus dire aux salariés qui font de la surenchère qu'ils ne peuvent prétendre aux mêmes conditions financières que ceux qui étaient partis volontairement, prévues au printemps dernier et retoquées par la justice à l'automne.

Des conditions inscrites dans le PSE
"On veut revenir à la table des négociations, c'est-à-dire un plan de départs volontaires, et voir s'il y a un repreneur. Et s'il n'y a pas de repreneur, un plan de départs volontaires pour tout le monde avec énormément de fric", explique Franck Jurek, secrétaire-adjoint CGT du comité d'entreprise.

Pas question, ont répondu les cadres de l'entreprise. 
Tout est désormais inscrit dans le marbre du PSE (plan de sauvegarde de l'emploi), le plan de sauvegarde de l'emploi, adopté en novembre.

La fermeture du site a été annoncée voici un an, le 31 janvier 2013 et le bras de fer avec les salariés dure depuis 2007. Et l'hypothèse Titan a fait long feu.

mardi 19 novembre 2013

Les "trois anciens de SeaFrance" mis en examen pour abus de confiance sont des syndicalistes

Trois anciens de SeaFrance mis en examen pour abus de confiance
 
Didier Cappelle (CFDT) parade
"Trois anciens responsables syndicaux de SeaFrance" (ex-SNCF, devenue MyFerryLink) ont été mis en examen mardi  19/11 pour abus de confiance dans une affaire liée aux comptes du comité d'entreprise, a-t-on annoncé ce soir. 

Quel syndicat est mis en cause ?
Didier Cappelle, ancien secrétaire général du syndicat Maritime Nord qui contrôlait le CE de SeaFrance, Eric Vercoutre, ancien secrétaire général du CE, et David Bare, ancien trésorier du CE, étaient entendus depuis lundi près de Boulogne-sur-Mer et ont été présentés mardi après-midi à un juge d'instruction lillois.
L'information de leur appartenance syndicale ne vient pas... 

La presse dissimule
Ce que les media répugnent à préciser, à la suite de l'AFP, qui décide de ce qui peut ou ne doit pas être dit, c'est que les trois présumés innocents sont en fait, et pour tout dire, sont des militants de la CFDT, proche du pouvoir actuel.
Est-il trop douloureux de rappeler que sur Europe 1, François Chérèque, secrétaire général, avait désolidarisé, mais un peu tard, la confédération CFDTde  Maritime Nord, syndicat majoritaire de SeaFrance, dont les leaders portaient le projet de SCOP. Chérèque avait clamé sa "honte" de la section nordiste qui avait "refusé d'étudier d'autres pistes que la coopérative". Il avait découvert et condamné les pratiques syndicales mises au jour: "il y avait une présomption d'innocence (...), maintenant il y a des faits qui sont concrets". Chérèque avait même assuré qu' "il y a une autre CFDT, qui est honnête. Faites nous confiance. Cette CFDT là (celle de SeaFrance), ce n'est pas nous. Cette CFDT là, nous n'en voulons plus. Cette CFDT là, nous allons la mettre dehors". 
Eric Vercoutre a succédé à Didier Cappelle à la tête du syndicat Maritime Nord (ex-CFDT) et actuel secrétaire général du CE de MyFerryLink, avec David Bare comme secrétaire adjoint. Eric Vercoutre est également mis en examen pour faux et usage de faux en écriture privée.
Tous les trois ont été placés sous contrôle judiciaire. 

Ils ont annoncé leur intention d'en faire appel, a rapporté la source judiciaire.

Ils ont obligation de cautionner une somme qui va de 3.000 à 10.000 euros,
ils ne doivent pas quitter le Nord/Pas-de-Calais et ont interdiction d'exercer au sein d'un comité d'entreprise.

Les trois hommes étaient interrogés dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en mai 2012 contre X pour des infractions d'abus de confiance commises au préjudice du comité d'entreprise de la compagnie de ferries, a expliqué la source judiciaire, confirmant une information du quotidien Nord Littoral.
Le Parquet de Boulogne, chargé de l'affaire dans un premier temps, s'était dessaisi au profit du pôle économique et financier du Parquet de Lille.

Les faits sont liés au fonctionnement du CE, notamment le financement de déplacements de délégués syndicaux aux frais du comité d'entreprise, ou encore l'octroi de prêts immobiliers à taux zéro grâce à l'intercession du CE au profit de personnes qui 
n'en étaient pas membres.

L'enquête doit aussi permettre de déterminer le montant du préjudice, a précisé cette source.

Etalage de mauvaise foi syndicale 

"Mon sentiment, c'est que c'est politique (...).
C'est une chasse aux syndicalistes qui est ouverte", a riposté  Didier Cappelle.
Selon lui, les faits visés comprennent subsidiairement le paiement par le CE de bus pour aller manifester devant le tribunal de commerce à Paris et des prêts aux "salariés" (aux camarades) "qui ont été remboursés rubis sur l'ongle". Avaient-ils besoin d'un taux zéro, donc?
"Il n'y a aucun enrichissement personnel, il n'y a aucun détournement, c'est tout à fait excessif", a maintenu Cappelle.

Le refus du syndicat de la CFDT de discuter avec le consortium LD-DFDS avait coûté la
liquidation judiciare de SeaFrance.
Le consortium se disait pourtant prêt à reprendre plus de 600 ex-salariés de SeaFrance. LD-DFDS emploie aujourd'hui 275 ex-SeaFrance et My Ferry Link environ 400. Lancée le 19 janvier, la radiation de Maritime Nord avait été entérinée le 22 mars 2012 par le bureau national de la CFDT.

MyFerryLink a pris la suite de
SeaFrance, dont la maison-mère était la SNCF sur le détroit du Pas-de-Calais.

Le tribunal de Commerce de Paris avait attribué les navires au groupe Eurotunnel
qui les loue à la nouvelle société
, une Scop constituée par d'anciens salariés de SeaFrance.

Une autre information judiciaire visant des faits commis au sein de SeaFrance est en cours.
 
Treize personnes ont été mises en examen en mars et juillet 2012 dans une affaire de fraudes présumée sur des ventes d'alcool et de nourriture à bord des ferries.

samedi 30 juin 2012

PSA craindrait les mesures du gouvernement Ayrollande

Le socialiste Montebourg inquiète la direction de PSA
Ayrault, Voix de son Maître Hollande;
AFP, Voix de son Maître Montebourg
L'AFP promue courroie de transmission officielle du gouvernement
L'Agence française de presse a été sollicitée samedi par le ministère pour un communiqué.

Dans un courrier à Philippe Varin, président du Directoire du groupe PSA, diffusé à la demande du ministre par le petit facteur AFP
, le ministre Montebourg demande à la direction du groupe de faire "connaître ses intentions au plus vite et de façon précise" sur l'avenir de plusieurs sites. Le site d'Aulnay (3000 CDI, 300 intérmaires) est notamment menacé de fermeture.
"Depuis plusieurs jours, les media  se font l'écho grandissant de décisions éventuelles portant sur l'avenir de plusieurs sites de PSA et sur des orientations stratégiques que votre groupe s'apprêterait à prendre", note le ministre.


Le communiqué ministériel diffusé par l'AFP en exclusivité ajoute: "dans ce contexte et dans l'intérêt de PSA lui-même, il serait indispensable de faire toute la transparence nécessaire. Ces fuites, ces rumeurs ou informations provoquent l'inquiétude des milliers de salariés et de familles", fait-il valoir.


A la vérité, la source des fuites est syndicale
France 24 déclarait en juin 2011: "D'après un document interne dévoilé par la CGT, le constructeur automobile français prévoirait de fermer ses sites d'Aulnay-sous-Bois et de SevelNord. Quelque 6 200 employés seraient concernés. La direction du groupe dément." La chaîne indiquait que le "document interne" est daté du 23 août 2010.
France 24 précisait aussi qu'après sa divulgation et une fois créée la "stupeur", la direction a répondu que la fermeture d'Aulnay n'était "pas un sujet d'actualité" et affirmé que le document n'avait pas valeur de décision et n'était qu'"un document préparatoire" élaboré dans un contexte de crise.


A. Montebourg met  M. Varin en demeure

Le ministre ne laisse pas les armes au vestiaire...

Il lui demande de "bien vouloir engager sans délai le dialogue social et d'en faire une arme collective pour affronter d'éventuelles difficultés dans le respect" des salariés.
Dans l'esprit du ministre, "ce dialogue doit permettre de donner toutes leurs chances aux solutions préservant l'avenir" des "sites et des emplois de PSA". "Il me serait agréable en conséquence que vous précisiez rapidement votre méthode de concertation", écrit encore Sa Grâce à Philippe Varin.
Un audit du gouvernement sur PSA
Par ailleurs, le ministre fait savoir que "le gouvernement a décidé de désigner M. Emmanuel Sartoris, expert gouvernemental du Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies, afin de dégager un diagnostic précis, rigoureux et partagé sur la situation réelle du groupe PSA et les différentes mesures" que la direction envisagerait ou "sur toute autre proposition" qui émanerait des partenaires sociaux ou sous-traitants.
Enfin Nono Montebourg annonce "un plan d'actions pour l'avenir de la filière automobile"
Cette annonce intervient "dans un contexte de recul du marché automobile". Le Redresseur productif proposera ce plan "prochainement" au président de la République et au Premier ministre.

Que fait Nono Montebourg de plus qu'Eric Besson, précédemment ?


PSA Peugeot Citroën convoque  deux Comités d'entreprise extraordinaires
Et les autres: 2012-2017 ?
Ils sont fixés les 12 et 25 juillet, a indiqué une source proche du dossier ...à l'AFP,-- décidément incontournable dans ce conflit ?ce qui ne présage rien de bon de la qualité du dialogue social souhaité par le ministre.
Au cours de ces CE extraordinaires devrait être abordé l'avenir de l'usine d'Aulnay-sous-Bois, menacée, et celui d'autres sites.
PSA avait réuni jeudi un comité de groupe au cours duquel il a annoncé la tenue d'un CCE extraordinaire avant la fin du mois de juillet. Son directeur industriel, Denis Martin, n'avait alors pas exclu la fermeture du site d'Aulnay - l'un des plus gros employeurs de Seine-Saint-Denis. Aulnay est très spécialisé, voire limité, car le site ne fabrique que la petite Citroën C3.
Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, est un ex-député et l'ex-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis. Les socialistes sont victorieux dans neuf des 12 circonscriptions de Seine-Saint-Denis mais les députés du 9.3 n'étaient pas représentés au gouvernement. Ils ne l'avaient pas été davantage lors du remaniement du jeudi 21 juin.
A la fin 2011, PSA avait annoncé un nouveau plan d'économies, après celui de 2009-2011, d'un total de 800 millions d'euros en 2012, portés désormais à un milliard, ainsi que la suppression de 6.000 postes en Europe, dont 4.300 en France.

Les Séquano-Dionysiens (sic) d'Aulnay-sous-Bois ont misé sur un maire PS, Gérard Ségura, ancien UNEF et instituteur du SNI. Ils ont même placé leurs outils dans le même garage, puisque leur député, Daniel Goldberg (PS),  a succédé à Gérard Gaudron (UMP), avec 8 points d'avance au premier tour des législatives 2012 et  seulement 44 % des voix au second tour. 



Dans la nuit du 
2 au 3 novembre 2005, au temps fort des émeutes urbaines à Aulnay-sous-Bois, les émeutiers mirent le feu à la conces­sion Renault. 

Le Garage Renault fut rasé en mai 2009.