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lundi 24 février 2014

Le parlement a adopté définitivement la proposition de loi "Florange"

La "loi Florange" n'empêchera pas la fermeture d'un site rentable

Un an après la "mise à mort" des hauts-fourneaux de Florange (Le Monde)

Fabriquée  à la demande de  FO d’ArcelorMittal, 
cette stèle évoque la "trahison" du président PS 
F. Hollande 
qui n’a pas su empêcher la 
fermeture 
des hauts fourneaux de Florange. 

La symbolique proposition de loi "Florange" a été adoptée définitivement lundi au Parlement
Alors que la mise à l'arrêt définitive des hauts fourneaux de Florange est intervenue le mercredi 24 avril 2013, l'Assemblée nationale a adopté en seconde lecture la proposition qui fait obligation aux entrepreneurs en cessation d'activité de trouver un repreneur.
Ce texte qui "décrète" la "reconquête de l'économie réelle" a obtenu de la majorité des députés "godillots" de la majorité présidentielle socialo-écolo le vote que le Sénat avait de nouveau refusé vendredi. Le Front de Gauche s'est ...abstenu à nouveau, mais l'UMP et l'UDI ont voté contre, jugeant que le texte s'expose à une censure du Conseil constitutionnel.

"Ce n'est pas une loi de contrôle tâtillon ou qui stresserait mais une loi de vertu", de "progrès économique et social", un texte "offensif et pragmatique", a affirmé le ministre Benoît Hamon, au nom du gouvernement, à défaut d'Arnaud Montebourg, dénonçant "jusqu'ici un grand silence des pouvoirs publics à l'égard de ces sites qui fermaient alors qu'il y avait possibilité de maintenir l'emploi", selon lui.

"Quand une grande firme ne veut plus d'une unité de production et ne veut pas non plus la céder", 
Les fausses promesses d'un fourbe
elle aura  l' "obligation" de trouver un repreneuravait proclamé François Hollande.
 
Au bout du compte, la proposition de loi oblige simplement les entreprises de plus de 1.000 salariés à rechercher un repreneur pendant trois mois, sous peine de pénalités.

Au bout de trois mois, l'entrepreneur doit donner un rapport devant le comité d'entreprise. Ce rapport peut ensuite être contesté par les salariés devant le Tribunal de Commerce qui juge alors si cette obligation faite au chef d'entreprise a été respectée ou non. Si ce n’est pas le cas, le groupe pourra ainsi être condamné à payer jusqu’à 20 SMIC mensuels par emploi supprimé - dans la limite de 2% de son chiffre d'affaires -, voire à rembourser des aides publiques perçues lors des deux dernières années. 
Pour Clotilde Valter, député (PS) du Calvados, conseillère de Lionel Jospin aux affaires intérieures à Matignon et rapporteur de la proposition de loi, il s'agit clairement d'accroître la facture d'un plan social.

Toutefois, cette proposition de loi ne prévoit pas d’obligation de résultat: si aucun repreneur n’est trouvé au-delà des trois mois de recherche obligatoire, la fermeture ne sera pas interdite. Le p'tit Benoît y voit une avancée !...

Un second volet du texte entend favoriser l'actionnariat de long terme, via notamment un droit de vote double et un encadrement accru des offres publiques d'achat hostiles.

vendredi 18 janvier 2013

Renault devra relocaliser la production des Nissan en France

Mais Renault en Algérie, ça tient toujours ?

Cette photo n'a pu être prise
à Vilvorde...
Renault " Made in France", au détriment de l'Algérie ?

Carlos Ghosn s'est engagé à produire des voitures Nissan en France  dans les usines Renault,  a déclaré vendredi Arnaud Montebourg.

Le ministre du Redressement productif s'est entretenu jeudi par téléphone avec Carlos Ghosn, le PDG de l'alliance Renault-Nissan, après l'annonce, mardi, de la suppression par Renault de 7.500 emplois en France d'ici 2016, essentiellement via des départs naturels.

Un dialogue social encadré

"Je lui ai dit, je souhaite que vous mettiez dans la discussion, dans la négociation avec les syndicats, le fait que comme vous êtes aussi le dirigeant de Nissan et que Renault contrôle Nissan, que Nissan se porte au secours des usines françaises et mette du travail sur les chaînes françaises", a déclaré Arnaud Montebourg sur BFM TV et RMC.

"La réponse est positive", a-t-il ajouté.

À la question, "va-t-on construire des Nissan dans les usines Renault en France ?", le ministre a répondu, profil bas : "C'est ce que j'ai demandé (...) la réponse est oui."

Lors d'une conférence de presse, Jérôme Stoll, le directeur commercial de Renault, a toutefois affirmé vendredi  que la décision de produire des Nissan dans des usines françaises du groupe n'a pas encore été prise.

Le constructeur français, qui détient 43,4% de Nissan, a fait état ce jour d'une baisse de 6,3% de ses ventes mondiales en 2012, la vigueur du groupe à l'international ayant compensé sa chute en Europe, mais pas totalement.

La gauche prise au piège de son idéologie

Après avoir fortement critiqué le plan de restructuration de PSA Peugeot Citroën et insulté la famille Peugeot en 2012, Arnaud Montebourg, accommodant depuis le désaveu de son comportement par le chef de l'Etat, a estimé mercredi  16 janvier 2013 que le plan de suppressions de postes annoncé par Renault respecte les lignes rouges fixées par le gouvernement en ce qu'il ne prévoit ni licenciement ni fermeture de site.

La direction de Renault propose un gel des embauches, a souligné vendredi Arnaud Montebourg. "Je trouve que c'est une meilleure solution", a-t-il répété.

C'est donc le non-renouvelement des départs à la retraite. Alors qu'en 2010, François Fillon défendait fermement le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, la gauche les refusait dans l'Education nationale et justifiait les mouvements syndicaux dans la fonction publique.  .

Polémique: la "petite" usine en Algérie, plus chère que l'immense usine de Tanger, au Maroc

Cherchez la cohérence
L'usine Dacia de Tanger (groupe Renault) n'aura coûté qu'un milliard d'euros pour une production de 400 000 véhicules par an pour deux modèles, essentiellement destinées à l’Europe.

Celle d'Oran (Algérie) aura une capacité de
75 000 véhicules, en vitesse de croisière, mais 25.000 en 2016, ne sera pas tournée vers l'export et coûtera 1,2 milliard d'euros par , d'après le ministre algérien de l'industrie. L'Etat participera à ce financement à hauteur de 51% contre 49% pour Renault.
Le site fabriquera des Renault Symbol, une voiture dérivée de la Logan de deuxième génération.

L’accord a été signé le 19 décembre, à l’occasion de la visite de François Hollande.
Un mois plus tard, Montebourg fait pression sur C. Ghosn pour que Renault rapatrie sa production de véhicules Nissan en France... Nissan vient juste d'ouvrir une toute nouvelle usine de production en Russie. En Europe, l'usine Nissan de Barcelone est-elle menacée ou est-ce celle qui produit le Nissan Qashqai dans l'usine de Sunderland en Grande-Bretagne ? Ghosn devra-t-il plutôt dépouiller le Japon, les USA ou la Chine ?  La diplomatie du "facilitateur" Fabius va connaître des heures difficiles...

samedi 30 juin 2012

PSA craindrait les mesures du gouvernement Ayrollande

Le socialiste Montebourg inquiète la direction de PSA
Ayrault, Voix de son Maître Hollande;
AFP, Voix de son Maître Montebourg
L'AFP promue courroie de transmission officielle du gouvernement
L'Agence française de presse a été sollicitée samedi par le ministère pour un communiqué.

Dans un courrier à Philippe Varin, président du Directoire du groupe PSA, diffusé à la demande du ministre par le petit facteur AFP
, le ministre Montebourg demande à la direction du groupe de faire "connaître ses intentions au plus vite et de façon précise" sur l'avenir de plusieurs sites. Le site d'Aulnay (3000 CDI, 300 intérmaires) est notamment menacé de fermeture.
"Depuis plusieurs jours, les media  se font l'écho grandissant de décisions éventuelles portant sur l'avenir de plusieurs sites de PSA et sur des orientations stratégiques que votre groupe s'apprêterait à prendre", note le ministre.


Le communiqué ministériel diffusé par l'AFP en exclusivité ajoute: "dans ce contexte et dans l'intérêt de PSA lui-même, il serait indispensable de faire toute la transparence nécessaire. Ces fuites, ces rumeurs ou informations provoquent l'inquiétude des milliers de salariés et de familles", fait-il valoir.


A la vérité, la source des fuites est syndicale
France 24 déclarait en juin 2011: "D'après un document interne dévoilé par la CGT, le constructeur automobile français prévoirait de fermer ses sites d'Aulnay-sous-Bois et de SevelNord. Quelque 6 200 employés seraient concernés. La direction du groupe dément." La chaîne indiquait que le "document interne" est daté du 23 août 2010.
France 24 précisait aussi qu'après sa divulgation et une fois créée la "stupeur", la direction a répondu que la fermeture d'Aulnay n'était "pas un sujet d'actualité" et affirmé que le document n'avait pas valeur de décision et n'était qu'"un document préparatoire" élaboré dans un contexte de crise.


A. Montebourg met  M. Varin en demeure

Le ministre ne laisse pas les armes au vestiaire...

Il lui demande de "bien vouloir engager sans délai le dialogue social et d'en faire une arme collective pour affronter d'éventuelles difficultés dans le respect" des salariés.
Dans l'esprit du ministre, "ce dialogue doit permettre de donner toutes leurs chances aux solutions préservant l'avenir" des "sites et des emplois de PSA". "Il me serait agréable en conséquence que vous précisiez rapidement votre méthode de concertation", écrit encore Sa Grâce à Philippe Varin.
Un audit du gouvernement sur PSA
Par ailleurs, le ministre fait savoir que "le gouvernement a décidé de désigner M. Emmanuel Sartoris, expert gouvernemental du Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies, afin de dégager un diagnostic précis, rigoureux et partagé sur la situation réelle du groupe PSA et les différentes mesures" que la direction envisagerait ou "sur toute autre proposition" qui émanerait des partenaires sociaux ou sous-traitants.
Enfin Nono Montebourg annonce "un plan d'actions pour l'avenir de la filière automobile"
Cette annonce intervient "dans un contexte de recul du marché automobile". Le Redresseur productif proposera ce plan "prochainement" au président de la République et au Premier ministre.

Que fait Nono Montebourg de plus qu'Eric Besson, précédemment ?


PSA Peugeot Citroën convoque  deux Comités d'entreprise extraordinaires
Et les autres: 2012-2017 ?
Ils sont fixés les 12 et 25 juillet, a indiqué une source proche du dossier ...à l'AFP,-- décidément incontournable dans ce conflit ?ce qui ne présage rien de bon de la qualité du dialogue social souhaité par le ministre.
Au cours de ces CE extraordinaires devrait être abordé l'avenir de l'usine d'Aulnay-sous-Bois, menacée, et celui d'autres sites.
PSA avait réuni jeudi un comité de groupe au cours duquel il a annoncé la tenue d'un CCE extraordinaire avant la fin du mois de juillet. Son directeur industriel, Denis Martin, n'avait alors pas exclu la fermeture du site d'Aulnay - l'un des plus gros employeurs de Seine-Saint-Denis. Aulnay est très spécialisé, voire limité, car le site ne fabrique que la petite Citroën C3.
Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, est un ex-député et l'ex-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis. Les socialistes sont victorieux dans neuf des 12 circonscriptions de Seine-Saint-Denis mais les députés du 9.3 n'étaient pas représentés au gouvernement. Ils ne l'avaient pas été davantage lors du remaniement du jeudi 21 juin.
A la fin 2011, PSA avait annoncé un nouveau plan d'économies, après celui de 2009-2011, d'un total de 800 millions d'euros en 2012, portés désormais à un milliard, ainsi que la suppression de 6.000 postes en Europe, dont 4.300 en France.

Les Séquano-Dionysiens (sic) d'Aulnay-sous-Bois ont misé sur un maire PS, Gérard Ségura, ancien UNEF et instituteur du SNI. Ils ont même placé leurs outils dans le même garage, puisque leur député, Daniel Goldberg (PS),  a succédé à Gérard Gaudron (UMP), avec 8 points d'avance au premier tour des législatives 2012 et  seulement 44 % des voix au second tour



Dans la nuit du 
2 au 3 novembre 2005, au temps fort des émeutes urbaines à Aulnay-sous-Bois, les émeutiers mirent le feu à la conces­sion Renault. 

Le Garage Renault fut rasé en mai 2009.

jeudi 28 juin 2012

PSA : les salariés se mobilisent contre la fermeture d'Aulnay

Le redresseur de torts Montebourg redressera-t-il PSA ?
Cette fois, le compte à rebours a bel et bien démarré pour le site de PSA d'Aulnay-sous-Bois. 
Un rassemblement est prévu ce jeudi devant le siège parisien pour tenter de faire pression sur le constructeur et le gouvernement. 

Le constructeur devrait officialiser sa décision de fermer le site avant la fin du mois de juillet et vraisemblablement avant la présentation de ses résultats financiers le 25. 
La convocation du comité central d’entreprise extraordinaire devrait être bientôt faite, et, dès hier, le PDG du groupe Philippe Varin a engagé de premiers contacts avec des responsables syndicaux. Redoutant depuis plusieurs mois cette décision justifiée par les surcapacités de production du constructeur français, les salariés se mobilisent ce jeudi. Les syndicats ont appelé à un rassemblement devant le siège parisien du groupe à 10 h 30 "contre la casse de l'emploi". 

Le dialogue syndical, c'est mettre la pression

Plus tôt dans la matinée, le constructeur tient un comité de groupe européen avec les représentants du personnel, portant notamment sur sa collaboration avec l'américain General Motors. "Des délégations de toutes les usines PSA seront présentes, d'Opel Böchum, et de GM Strasbourg", précise la CGT. "Il s'agit de dire à la direction: nous savons que vous voulez fermer Aulnay fin juillet, et on vient vous dire que nous nous défendrons", résume Jean-Pierre Mercier, délégué CGT. 
"Les salariés n'en peuvent plus de cette incertitude. Nous demandons à la direction de clarifier ses intentions pour pouvoir mettre en place les mesures nécessaires", souligne Anne Valleron, de la CFE-CGC, qui plaide pour que soit étudié un "plan B" qui permettrait la ré-industrialistion du site. Et c'est là qu'entre en scène Sa Grâce Montebourg...


Le site de Seine-Saint-Denis n'est pas le seul sujet de préoccupation.


Le "gommeux" devra démontrer son excellence, dans le pneu en surchauffe  et l'automobile "produite en France"
 
"Nous sommes convaincus qu'Aulnay n'est que le premier site touché: bien d'autres suivront si le groupe poursuit dans sa stratégie", explique Franck Don, de la CFTC, faisant allusion aux incertitudes sur les sites de Rennes, de Sevelnord ou de Madrid.