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jeudi 22 novembre 2018

Renault-Nissan : Quand le ministre Macron tracassait Ghosn

Renault : le bras de fer Ghosn-Macron

La montée brutale de l’Etat au capital de Renault, cette semaine [d'avril 2015], confirme les tensions entre le patron du constructeur et le ministre de l’Economie.

Un échange de coups de fil dans la soirée du 7 avril. C'est tout ce qu'Emmanuel Macron a accordé à Carlos Ghosn avant de réaliser une incroyable opération économique, politique et financière. Un coup typique de banquier d'affaires pour l'ancien de chez Rotshchild, mais inattendu de la part d'un ministre de l'Economie. Un camouflet pour le tout-puissant patron de Renault de la part de son principal actionnaire.

Le 8 avril au matin, l'Etat s'est offert 14 millions de titres Renault, plus de 4,5% du capital, pour en détenir désormais 19,74%. Il va débourser pour cela entre 814 millions et 1,232 milliard d'euros (selon les différentes options d'achat), un prix fort, alors que le cours de Bourse du constructeur est au plus haut depuis janvier. Personne n'aurait parié sur une manœuvre aussi velléitaire d'Emmanuel Macron. En mars 2014, l'Etat avait déjà sorti 800 millions d'euros pour l'autre fleuron national de l'automobile, le groupe Peugeot-Citroën. Un sauvetage d'urgence qui n'a rien de commun avec ce coup de force. Pis, Emmanuel Macron a toujours martelé son intention de céder des participations de l'Etat, promettant d'engranger de 5 à 10 milliards d'euros. 

La crise couve depuis le 13 mars [2015]
Mettre un milliard sur la table pour Renault n'a jamais fait partie du scénario. Carlos Ghosn a été le premier surpris. Pourtant, depuis le 13 mars, la crise couve avec le tout-puissant patron de l'alliance Renault-Nissan. Ce jour-là, le constructeur rend publiques les résolutions qui seront soumises au vote des actionnaires lors de son assemblée générale, le 30 avril. Notamment celle de ne pas accorder des droits de vote double aux détenteurs d'actions depuis plus de deux ans. Justement ce que le gouvernement entend imposer aux sociétés françaises cotées, une mesure au cœur de la loi de "reconquête de l'économie réelle" du 29 mars 2014, dite loi Florange, qui doit prendre effet lors des AG de ce printemps.

Selon nos sources, lors d'une réunion quelques semaines plus tôt, les deux représentants de l'Etat qui siègent au conseil d'administration de Renault se sont bien opposés à la volonté de Ghosn d'introduire une résolution contre les droits de vote double. Sans succès. L'un d'entre eux est Régis Turrini, le nouveau directeur de l'Agence des participations de l'Etat (APE), qui va justement mener l'opération d'achat de titres Renault pour Bercy. "Le message est clair : on ne se contente pas de regarder passer les trains", assure-t-on au ministère de l'Economie. Avec près de 20 % du capital, l'Etat va pouvoir peser, le 30 avril, pour faire adopter les droits de vote double.

En perte de vitesse face à Nissan

Si les relations n'ont jamais été au beau fixe entre l'exécutif et le plus atypique des patrons français, rien ne laissait présager un tel bras de fer. A l'automne, au Mondial de l'automobile, puis à Sandouville pour l'inauguration d'une nouvelle chaîne de production, le patron et le ministre s'affichaient côte à côte, partageant la même fierté devant les efforts de réindustrialisation de Renault. Carlos Ghosn pensait aussi avoir satisfait son principal actionnaire en annonçant, en février, la création de 1.000 emplois… Las, le Franco-Libano-Brésilien de 61 ans ne parvient pas à dissiper un malaise : Renault recule face à Nissan et sur tous les terrains.

L'Alliance [Renault-Nissan] a été scellée en 1999 pour aider le constructeur japonais à sortir de difficultés financières. Elle a depuis tourné à l'avantage de Nissan. Ce dernier vend aujourd'hui deux fois plus de voitures que la marque au losange et fabrique avec une seule usine dans le nord de l'Angleterre autant de véhicules que Renault dans l'ensemble de ses sites français. Ce rapport de force ne se traduit pas non plus dans la gouvernance du groupe. Renault détient 44 % de son allié alors que Nissan se contente de 15% du français, et n'exerce pas ses droits de vote.

Entre ses amis nippons et l'Etat français, Carlos Ghosn a vite fait de choisir. Financièrement, il trouve son compte dans l'alliance : son double salaire franco-japonais et les primes de performance qui y sont associées en font cette année l'un des patrons les mieux payés de l'industrie automobile mondiale. Il ne cache pas surtout sa volonté de participer à la consolidation annoncée du secteur en procédant à de nouvelles alliances. Objectif avoué, "dépasser General Motors", le concurrent américain qui a vendu l'an dernier 9,9 millions de véhicules, contre 8,5 millions pour l'alliance Renault-Nissan. Et ses ambitions mondiales, Carlos Ghosn a bien du mal à les faire partager à son principal actionnaire, l'Etat… [En la personne du futur "premier de cordée" autoproclamé]

Source: JDD papier - article du 12 avril 2015, modifié, e 20 juin 2017, par Sylvie Andreau

Aujourd'hui, chute de Carlos Ghosn et risque d'OPA, demain, sur une industrie française

La chute de Carlos Ghosn est aussi spectaculaire que minutieusement préparée par ses accusateurs japonais, souligne Natacha Polony dans Marianne. 
Une enquête, côté Nissan, dont rien n'avait fuité chez Renault qui possède pourtant 44% de l'entreprise nipponne, et dont les autorités françaises n'avaient pas été informées, ne serait-ce que pour leur demander des éléments, comme cela se fait généralement en pareil cas, un communiqué prêt à être dégainé et des caméras pour que le retentissement soit planétaire.

Renault est maintenant à la merci d'une OPA
De quoi laisser perplexe, au Quai d'Orsay ou à Bercy, sur cette étrange opération qui pourrait bien coûter son indépendance à Renault. Car la chute brutale du cours de l'action n'est pas sans conséquences. L'entreprise française est désormais à la merci d'une OPA de la part de son partenaire japonais, depuis longtemps agacé de devoir subir la tutelle d'une entreprise devenue moins puissante que lui.

Il nous semble apparemment difficile, à nous autres Français, de concevoir que les autorités judiciaires japonaises travaillent main dans la main avec le Meti, le ministère de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie, et avec les grands groupes industriels, dans un mouvement que les spécialistes appellent joliment 'cross fertility'.

C'est pourtant un classique. Le modèle américain est, de ce point de vue, un mètre étalon. L'amende record de 1,34 milliard de dollars qui frappe la Société générale, au motif que ses transactions, libellées en dollars, sont soumises au contrôle de la justice américaine et doivent respecter les règles et les embargos fixés par les Etats-Unis, nous rappelle combien la guerre commerciale est avant tout une guerre judiciaire. Le Japon, fidèle allié des Etats-Unis, applique les mêmes méthodes.

Quant à Macron, il cherche des poux à ses chevaliers d'industrie.
Le bras de fer de 2015, entre Emmanuel Macron et Carlos Ghosn a durablement installé de la méfiance entre Paris et Yokohama. L'arrivée de Macron a aussi précipité la défaite de l'adversaire : nous assistons aujourd'hui à l'hallali.

Quel gâchis! Renault, notre champion mondial de l'automobile, notre étendard industriel, est dans de beaux draps. Son PDG, Carlos Ghosn, le plus connu des patrons français, est en garde à vue à Tokyo et traîné dans la boue par les media du monde entier. Il est soupçonné de malversations, voire de conflit d'intérêts.
Les faits sont graves, mais le respect de la présomption d'innocence est de rigueur, en attendant de faire le procès des éventuelles turpitudes financières de Carlos Ghosn, plus tard.

Car l'essentiel est  l'avenir de Renault, de l'avenir de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, et de l'avenir de Renault dans cette Alliance. Or, il y a danger. La situation extraordinaire créée par la chute de Carlos Ghosn au Japon révèle en effet une grande fragilité du côté français: Renault est vulnérable. Et  on le savait bien : Renault et l'Alliance dépendaient trop d'un seul homme, Carlos Ghosn.

Macron obligé aujourd'hui de sauver celui dont il voulait hier la tête

Résultat de recherche d'images pour "macron baise main reine belgique"
Il sera allé se montrer
dans toutes monarchies européennes 
Le petit Manu était en visite officiel en Belgique et, pour une fois, Macron n'a pas voulu se prononcer sur le fond de l'affaire Ghosn, au prétexte qu'on ne s'épanche pas à l'étranger sur les affaires intérieures. En dix-huit mois, il a au moins appris ça... Or, les guerres se déclenchent quand l'adversaire est occupé ailleurs. 
Il a donc assuré que l'Etat sera vigilant sur la stabilité du groupe, bla-bla-bli et bla-bla-bla, et tenu à rassurer les salariés et actionnaires du groupe. L'Etat oeuvrera "à la stabilité nécessaire pour l'ensemble des salariés du groupe, auxquels je veux ici dire que l'Etat actionnaire assurera tout son soutien."

Nissan veut mettre rapidement fin aux fonctions de Carlos Ghosn.
Nissan a annoncé lundi qu'il faisait en sorte de mettre fin rapidement aux fonctions de Carlos Ghosn, son président, après avoir découvert qu'il a utilisé de l'argent du groupe automobile japonais à des fins personnelles et a commis d'autres infractions graves. Il occupe, désormais et pour au moins 23 jours, une cellule du centre de détention de Kosuge.
Le constructeur, allié du groupe Renault dont Carlos Ghosn est PDG et l'Etat français est actionnaire, a précisé avoir mené une enquête interne à la suite d'une information dénonçant des pratiques inappropriées de la part de Carlos Ghosn et de l'administrateur Greg Kelly pendant plusieurs mois.Il y a encore quelques jours, Macron ne craignait pas de s’afficher à son côté à Maubeuge lors de son itinérance mémorielle. C'est dire que le président français a été pris par surprise et ne décolère pas.
Le groupe Nissan pourrait lui aussi, faire l'objet de poursuites liées à la remise aux autorités de documents financiers inexacts.

L'Elysée et Le Point envisagent un ..."complot".
"Non seulement la France ne peut pas lâcher l'un des siens, mais, en l'espèce, elle ne peut se permettre d'être naïve au point de ne pas vérifier elle-même que cette arrestation ne cache pas un complot industriel," écrit l'hebdomadaire, à qui on ne la fait pas.
Son numéro deux chez Nissan, Hiroto Saikawa, a rapidement pris les commandes du groupe Nissan et l'a accablé, se disant "indigné" de la conduite de Carlos Ghosn, et blâmant, au passage, le management solitaire de Ghosn, les "dérives" et le "côté obscur" du personnage... Les "nationalistes lépreux" supportaient mal qu'un "citoyen du monde" dirigeât leur entreprise nationale...

La France doit exiger son rapatriement, poursuit le journal de Pinault.
"Ce traitement est intolérable au regard du droit français [il n'a pas encore eu droit à un avocat] . On ne traite pas de la sorte un homme qui, jusqu'ici, n'avait jamais été pris en faute, qui a relevé une boîte (Nissan) à l'agonie pour en faire le leader mondial de la construction automobile."

Le Point sera l'avocat de Ghosn.
"La France ne peut pas laisser tomber Carlos Ghosn et doit exiger son rapatriement, quitte à ce que les enquêteurs nippons poursuivent leurs investigations en France. Le président de la République, Emmanuel Macron, ne peut pas rester indifférent au sort d'un compatriote, même si leurs relations ont été tendues par le passé." 

Que l'on soit bien clair, il ne s'agit nullement de faire obstacle à la justice japonaise, mais, dans cette affaire qui touche aux intérêts industriels de la France, Carlos Ghosn ne peut pas être traité comme un trafiquant de drogue international. S'il a fauté, il paiera cher. Mais c'est à la France de s'assurer qu'il n'est pas victime d'une manipulation nippone. Et elle se doit, dans un premier temps, de le tirer de sa cellule, d'examiner ensuite les charges, et éventuellement de le punir. Les enjeux sont trop importants pour faire aveuglément confiance aux Japonais." Nous sommes en froid avec nos voisins "populistes" européens, et aussi avec Trump. Maintenant les Japonais... 
#BalanceTonNippon ?


vendredi 18 janvier 2013

Renault devra relocaliser la production des Nissan en France

Mais Renault en Algérie, ça tient toujours ?

Cette photo n'a pu être prise
à Vilvorde...
Renault " Made in France", au détriment de l'Algérie ?

Carlos Ghosn s'est engagé à produire des voitures Nissan en France  dans les usines Renault,  a déclaré vendredi Arnaud Montebourg.

Le ministre du Redressement productif s'est entretenu jeudi par téléphone avec Carlos Ghosn, le PDG de l'alliance Renault-Nissan, après l'annonce, mardi, de la suppression par Renault de 7.500 emplois en France d'ici 2016, essentiellement via des départs naturels.

Un dialogue social encadré

"Je lui ai dit, je souhaite que vous mettiez dans la discussion, dans la négociation avec les syndicats, le fait que comme vous êtes aussi le dirigeant de Nissan et que Renault contrôle Nissan, que Nissan se porte au secours des usines françaises et mette du travail sur les chaînes françaises", a déclaré Arnaud Montebourg sur BFM TV et RMC.

"La réponse est positive", a-t-il ajouté.

À la question, "va-t-on construire des Nissan dans les usines Renault en France ?", le ministre a répondu, profil bas : "C'est ce que j'ai demandé (...) la réponse est oui."

Lors d'une conférence de presse, Jérôme Stoll, le directeur commercial de Renault, a toutefois affirmé vendredi  que la décision de produire des Nissan dans des usines françaises du groupe n'a pas encore été prise.

Le constructeur français, qui détient 43,4% de Nissan, a fait état ce jour d'une baisse de 6,3% de ses ventes mondiales en 2012, la vigueur du groupe à l'international ayant compensé sa chute en Europe, mais pas totalement.

La gauche prise au piège de son idéologie

Après avoir fortement critiqué le plan de restructuration de PSA Peugeot Citroën et insulté la famille Peugeot en 2012, Arnaud Montebourg, accommodant depuis le désaveu de son comportement par le chef de l'Etat, a estimé mercredi  16 janvier 2013 que le plan de suppressions de postes annoncé par Renault respecte les lignes rouges fixées par le gouvernement en ce qu'il ne prévoit ni licenciement ni fermeture de site.

La direction de Renault propose un gel des embauches, a souligné vendredi Arnaud Montebourg. "Je trouve que c'est une meilleure solution", a-t-il répété.

C'est donc le non-renouvelement des départs à la retraite. Alors qu'en 2010, François Fillon défendait fermement le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, la gauche les refusait dans l'Education nationale et justifiait les mouvements syndicaux dans la fonction publique.  .

Polémique: la "petite" usine en Algérie, plus chère que l'immense usine de Tanger, au Maroc

Cherchez la cohérence
L'usine Dacia de Tanger (groupe Renault) n'aura coûté qu'un milliard d'euros pour une production de 400 000 véhicules par an pour deux modèles, essentiellement destinées à l’Europe.

Celle d'Oran (Algérie) aura une capacité de
75 000 véhicules, en vitesse de croisière, mais 25.000 en 2016, ne sera pas tournée vers l'export et coûtera 1,2 milliard d'euros par , d'après le ministre algérien de l'industrie. L'Etat participera à ce financement à hauteur de 51% contre 49% pour Renault.
Le site fabriquera des Renault Symbol, une voiture dérivée de la Logan de deuxième génération.

L’accord a été signé le 19 décembre, à l’occasion de la visite de François Hollande.
Un mois plus tard, Montebourg fait pression sur C. Ghosn pour que Renault rapatrie sa production de véhicules Nissan en France... Nissan vient juste d'ouvrir une toute nouvelle usine de production en Russie. En Europe, l'usine Nissan de Barcelone est-elle menacée ou est-ce celle qui produit le Nissan Qashqai dans l'usine de Sunderland en Grande-Bretagne ? Ghosn devra-t-il plutôt dépouiller le Japon, les USA ou la Chine ?  La diplomatie du "facilitateur" Fabius va connaître des heures difficiles...

mardi 15 janvier 2013

Renault annonce la suppression de 7.500 emplois en France d'ici 2016

Carlos Ghosn s'attend aux insultes de Montebourg

Renault veut améliorer sa compétitivité
 
7.500 emplois seront sacrifiés en France d'ici 2016, mais tout plan social est exclu.

Le groupe, qui a engagé cet automne des négociations pour rapprocher la compétitivité de ses usines françaises de celle de ses sites espagnols, n'en avait pas jusqu'ici chiffré les retombées en termes d'emplois.

Pour supprimer 7.500 emplois, soit 14% d'un effectif français d'environ 54.000 personnes, Renault compte sur 5.700 départs naturels et sur un prolongement et un élargissement du dispositif GPEC (mobilité, reconversions et aménagements de fin de carrière).

Renault ne prévoit ni licenciement sec, ni licenciement économique ni plan de départs volontaires.
"Lors de cette nouvelle séance [de négociations sur la compétitivité], nous avons réaffirmé notre volonté de maintenir en France les activités 'corporate' et 'coeur de métier' de Renault, tout en mettant en oeuvre les actions nécessaires pour abaisser le point mort", a déclaré Gérard Leclercq, directeur des opérations France de Renault, cité dans un communiqué.

La CGT assure que Renault a confié aux syndicats qu'il prévoyait 8.200 suppressions d'emplois, soit 15% des effectifs français, le chiffre de 7.500 annoncé prenant en compte les embauches envisagées par le groupe sur la période.
"C'est une nouvelle saignée dans les effectifs qui va encore affaiblir Renault au cours des prochaines années", a réagi Fabien Gache, représentant CGT.
Le groupe répète que s'il parvient à un accord avec les syndicats, il s'engagera à ne pas fermer de site en France grâce à l'affectation de volumes de production supplémentaires pour la marque Renault, mais aussi pour ses partenaires Nissan et Daimler.
La prochaine séance de négociations est prévue le 22 janvier, l'objectif étant d'aboutir d'ici à la fin du mois.

Les objectifs de Renault

"A l'horizon 2016, dans la perspective d'une restauration progressive du marché européen, la mise en place d'un tel accord permettrait ainsi d'avoir une croissance de la production en France plus soutenue que celle du marché européen", a fait valoir Renault dans son communiqué.

Les 35 heures mises à mal
Lors des séances de négociations précédentes, le groupe a proposé d'allonger de 6,5% le temps de travail dans ses usines et d'élargir le recours à la mobilité entre les sites.

Son concurrent PSA Peugeot Citroën, qui emploie environ 80.000 personnes en France, a lancé pour sa part en 2012 un plan social qui prévoit 8.000 suppressions d'emplois en France et la fermeture de son usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

En Bourse, l'action Renault a clôturé en hausse de 1,76% à 41,59 euros, sur-performant nettement l'indice sectoriel européen de l'automobile (+0,12%) comme l'indice CAC 40 (-0,29%).