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mardi 10 avril 2018

Nouvelle grève de la fonction publique, le mardi 22 mai : convergence sociale ?

Sept syndicats de la fonction publique dénoncent le projet de réforme et appellent à défendre leur pouvoir d'achat

Déjà à l'origine de la manifestation nationale des fonctionnaires le 22 mars, 
sept organisations syndicales de la Fonction publique ont lancé un appel, le mardi 10 avril, à une nouvelle journée de mobilisation le mardi 22 mai.

La CGT (communiste), FA-FPT (Fédération autonome de la fonction publique territoriale), FO (socialistes, infiltrés d'éléments d'extrême gauche), FSU (socialiste ou communiste, selon la fédération), Solidaires (révolutionnaires trotskistes) la CFTC (réformistes) et les cadres de la CFE-CGC,  dénoncent le projet de réforme de la fonction publique, comme en mars.  L'ensemble des organisations syndicales, mis à part la CFDT fonction publique qui préfère attendre l'issue des discussions avec le gouvernement, dénoncent une absence de dialogue.

Ils appellent à défendre leur pouvoir d'achat

Le gouvernement prévoit la suppression de 120.000 fonctionnaires, d'ici la fin du quinquennat, dans le cadre de son projet de réforme plan Action publique 2022. 
Alain Juppé a affirmé en novembre 2016 que "150.000 emplois [de fonctionnaires] avaient été supprimés avant 2012" et que depuis (Hollande) 60.000 autres avaient été créés. Juppé se fondait en fait sur les objectifs du gouvernement de l’époque et les projets de lois de finances qu’il a successivement voté, mais tous n’ont pas été exécuté :les départs en retraite anticipés ont été parfois moins important que prévus, on n’a pas pu appliquer la règle du un sur deux, et puis parce qu’il y a aussi eu quelques recrutements au ministère de la Justice notamment, ou à la Recherche. Le challenger de la primaire de la droite affirmait que la proposition de son concurrent de supprimer 500.000 postes de fonctionnaires n’était pas crédible: lui, il fixait un objectif plus modeste de 300.000, basé sur l’expérience.Mais Juppé oubliait juste les fonctions publiques territoriales et hospitalières, dont les effectifs ont régulièrement augmenté de 2007 à 2012: 200.000 postes en plus sous le mandat de Nicolas Sarkozy.
Le pouvoir macronien promet aussi de "dynamiser" le dialogue social en touchant aux instances représentatives du personnel, mais que peut-on attendre - en matière de 'dialogue social' - d'un président qui a recouru aux ordonnances,  contournant  le Parlement sur la Loi Travail, et qui promet d'y recourir encore à chaque fois que besoin, de développer le recours aux contractuels, d'introduire une rémunération au mérite et d'imposer la mobilité aux fonctionnaires, en mettant notamment en place un plan de départs volontaires.

mardi 15 janvier 2013

Renault annonce la suppression de 7.500 emplois en France d'ici 2016

Carlos Ghosn s'attend aux insultes de Montebourg

Renault veut améliorer sa compétitivité
 
7.500 emplois seront sacrifiés en France d'ici 2016, mais tout plan social est exclu.

Le groupe, qui a engagé cet automne des négociations pour rapprocher la compétitivité de ses usines françaises de celle de ses sites espagnols, n'en avait pas jusqu'ici chiffré les retombées en termes d'emplois.

Pour supprimer 7.500 emplois, soit 14% d'un effectif français d'environ 54.000 personnes, Renault compte sur 5.700 départs naturels et sur un prolongement et un élargissement du dispositif GPEC (mobilité, reconversions et aménagements de fin de carrière).

Renault ne prévoit ni licenciement sec, ni licenciement économique ni plan de départs volontaires.
"Lors de cette nouvelle séance [de négociations sur la compétitivité], nous avons réaffirmé notre volonté de maintenir en France les activités 'corporate' et 'coeur de métier' de Renault, tout en mettant en oeuvre les actions nécessaires pour abaisser le point mort", a déclaré Gérard Leclercq, directeur des opérations France de Renault, cité dans un communiqué.

La CGT assure que Renault a confié aux syndicats qu'il prévoyait 8.200 suppressions d'emplois, soit 15% des effectifs français, le chiffre de 7.500 annoncé prenant en compte les embauches envisagées par le groupe sur la période.
"C'est une nouvelle saignée dans les effectifs qui va encore affaiblir Renault au cours des prochaines années", a réagi Fabien Gache, représentant CGT.
Le groupe répète que s'il parvient à un accord avec les syndicats, il s'engagera à ne pas fermer de site en France grâce à l'affectation de volumes de production supplémentaires pour la marque Renault, mais aussi pour ses partenaires Nissan et Daimler.
La prochaine séance de négociations est prévue le 22 janvier, l'objectif étant d'aboutir d'ici à la fin du mois.

Les objectifs de Renault

"A l'horizon 2016, dans la perspective d'une restauration progressive du marché européen, la mise en place d'un tel accord permettrait ainsi d'avoir une croissance de la production en France plus soutenue que celle du marché européen", a fait valoir Renault dans son communiqué.

Les 35 heures mises à mal
Lors des séances de négociations précédentes, le groupe a proposé d'allonger de 6,5% le temps de travail dans ses usines et d'élargir le recours à la mobilité entre les sites.

Son concurrent PSA Peugeot Citroën, qui emploie environ 80.000 personnes en France, a lancé pour sa part en 2012 un plan social qui prévoit 8.000 suppressions d'emplois en France et la fermeture de son usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

En Bourse, l'action Renault a clôturé en hausse de 1,76% à 41,59 euros, sur-performant nettement l'indice sectoriel européen de l'automobile (+0,12%) comme l'indice CAC 40 (-0,29%).

lundi 10 janvier 2011

Christian Jacob se prononce contre l'embauche de fonctionnaires à vie

Le statut des fonctionnaires en question


Quelle est la différence entre un fonctionnaire
et un membre de la majorité ?
Aucune:
le premier qui bouge a perdu


L"embauche à vie" des fonctionnaires était un sujet de réflexion pour le patron des députés UMP
en fin de semaine dernière.

Dans un entretien au mensuel Acteurs publics (Société d'édition publique, S.E.P, qui observe la vie publique en suivant les acteurs politiques, fonctionnaires, ONG, etc) daté de janvier, la thèse de Christian Jacob concerne "la pertinence" de "l'embauche à vie des fonctionnaires". Il remet ainsi en cause l’une des bases de leur statut. Cette "bombe politique" est lâchée dans un contexte particulier, quelques jours après la polémique sur la remise en cause des 35 heures.

Christian Jacob a décidé de faire entendre son point de vue, comme son prédécesseur Jean-François Copé avait l’habitude de le faire quand il était patron des députés UMP. En effet, gouvernement et syndicats doivent ouvrir de nouvelles négociations, mardi prochain, sur l’emploi des contractuels dans la fonction publique, dans l’optique d’une nouvelle loi sur cette question.

Dessin ou caricature politique ?
(par un soutien de longue date du PCF, et du Front de gauche aux élections européennes de 2009 et aux élections régionales françaises de 2010)




Le ministre de la Fonction publique a aussitôt fourni l'anti-thèse


Georges Tron a rappelé l’attachement du gouvernement au statut des fonctionnaires. "Jacob est dans son rôle quand il participe à un débat. Moi, je suis dans mon rôle de membre du gouvernement quand je formule la doctrine qui est la nôtre" a-t-il expliqué, sur Europe 1. Une manière de suspendre le débat avant une éventuelle proposition ne réalise la synthèse UMP.


La situation qui fait débat


Un grand nombre des 850. 000 contractuels de la Fonction publique sont en CDD.
Dans cet entretien à Acteurs publics, Christian Jacob vante les mérites de contrats d'objectifs pour des missions qui pourraient durer cinq ou dix ans. C'est seulement à l'issue de ces contrats qu'une titularisation serait possible ou non. Conscient de la vivacité des réactions à venir, le député a précisé vendredi matin que cette proposition n’est destinée qu'aux nouveaux arrivants dans la Fonction publique.

Seraient concernés les cadres et cadres sup.
"Il y a aujourd’hui des formules qui permettent de travailler comme agent public sans être un agent public titulaire. Nous avons déjà un panel de solutions qui s’offrent à nous", a insisté le patron des députés UMP.

Or, ces propositions sont d’ores et déjà débattues par le ministre de la Fonction publique.
Pourtant, des contrats d’objectifs pour des missions sont déjà fortement utilisés dans le domaine militaire ou dans certains ministères.
A Bercy, les effectifs des contractuels ont en outre augmenté de 8,5%, depuis 2005, tandis que ceux des fonctionnaires ont baissé de 10%.
En fait, les nouveaux arrivants dans la Fonction publique sont déjà habitués au CDD.

Christian Jacob persiste et signe
Rigidité conservatrice vs. flexibilité

Le Président du groupe UMP à l'Assemblée a plaidé lundi 10 janvier sur Europe 1 pour "davantage de fluidité" dans la Fonction publique.
Christian Jacob souhaite créer des passerelles entre secteurs publique et privé. "On gagne ainsi en croisement d’expérience, mais aussi en rémunération", a-t-il fait valoir.

mardi 2 mars 2010

Chaleureux accueil de Laon à Nicolas Sarkozy

Pédagogie et encouragements à une population ouverte et dynamique

Les videos de l'accueil de la population font raes...
VOIR et ENTENDRE
(merci à Françoise, l'expéditrice)

La presse serait-elle complètement acquise à l'opposition ? Sur France 3 Régions, la question ne se pose pas, puisque le service publique est dévoué à Vauzelle, le baron socialiste local.

Le chef de l'Etat s'est rendu dans l'Aisne pour évoquer l'avenir de la fonction publique

Pour croire à l'enthousiasme populaire, malgré la propagande médiatique d'opposition, il faut sinon se satisfaire de photos essentiellement !

Au cours de son déplacement ,
le Président Sarkozy s'est offert un bain de foule d'une demi-heure mardi 2 mars à Laon
, ville de gauche, où le dispositif policier avait pu être allégé.

Après avoir passé une heure avec les fonctionnaires de la Direction départementale de la cohésion sociale de l'Aisne, N. Sarkozy s'est rendu à pied à la mairie de la ville. Tout au long des quelque 300 à 400 mètres du parcours, la foule, nombreuse et sympathique, se pressait à sa rencontre. Pas de barrières de sécurité, peu de policiers, quelques gardes du corps n'empêchant pas les passants d'approcher : un « remake » des scènes de liesse de 2007 sur les Champs-Elysées.

Hommes, femmes, jeunes et vieux se pressaient pour prendre la photo historique - "celle-là, je vais l'encadrer et la mettre dans le salon", promet une dame – et les plus chanceux parviennent à écarter un peu la foule pour se faire photographier avec lui. On l'interpelle, on lui demande un autographe. Une jeune femme, peut-être émue, lui lance même à deux reprises "s'il-vous-plait, Monsieur le président, un orthographe". La France profonde des gens simples plutôt que l'image des nantis que l'opposition attache aux guêtres du président...
"On a séché les cours pour venir vous voir", lui assure un lycéen au nom de ses camarades. Ca fait rire le président. Ni la FIDL, ni l'UNL n'a réussi à alpaguer ces jeunes, mais les professeurs FSU réussiront-ils à surmonter leur intolérance ?

"Pensez à nos retraites", lui lancent des personnes âgées à plusieurs reprises. Il redevient grave. "J'y pense", assure-t-il, hochant la tête.

Le message politique: fonctionnaires, soyez fiers !

A la sortie de la mairie où il a lancé aux personnels "Soyez fiers d'être fonctionnaires", Nicolas Sarkozy replonge dans la foule. A grand peine, il se fraye un chemin jusqu'à sa voiture. Direction, le gymnase de la ville, où il doit animer une table ronde sur l'avenir de la fonction publique.

Alors que les réformes de modernisation du pays rendent les fonctionnaires inquiets face au non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, la poursuite de la RGPP (révision générale des politiques publiques) avec la fusion de certains services (Pôle Emploi, etc), la réforme de la mobilité ou celle de la retraite, le chef de l’Etat était venu leur donner ses encouragements .
«J’ai bien conscience de tous les changements qu’on vous impose. C’est normal que cela crée du stress et de l’inquiétude», a-t-il déclaré.«Soyez fiers d’être fonctionnaires», a dit Nicolas Sarkozy aux personnels de la mairie de Laon, où il est venu visiter le service des passeports biométriques.
Selon lui, «on ne parle pas bien des fonctionnaires. On ne respecte pas assez vos compétences. On ignore les difficultés qui sont les vôtres», a-t-il affirmé.
«Hier (lundi), j’étais dans deux départements martyrisés par la tempête. Je peux vous dire qu’en Vendée et en Charente-Maritime, ils comprennent ce que ça veut dire, des services publics disponibles quand il y a un problème», a-t-il déclaré, leur rendant hommage.

Les compensations aux restructurations

Les syndicats de fonctionnaires distillent la peur
Ils contestent par principe un projet de décret sur la «réorientation professionnelle» et instillent le soupçon de ce qu'ils appellent «une machine à licencier».

VOIR et ENTENDRE la video de la table ronde de près de deux heures (extrait)

Nicolas Sarkozy apporte du réconfort
Pour faire face au «malaise» des fonctionnaires, il a réaffirmé ses ambitions:

=> «revaloriser» leur travail,
rendre moins difficiles les concours dans la fonction publique,
revoir le système de notation qui est «un peu humiliant et totalement dépassé».
«Je souhaite qu’il y ait davantage d’entretiens personnalisés», a-t-il expliqué.

=> sur la question de la mobilité, le président a estimé que « la polémique qu’il y a eu (sur cette question) est effrayante de mauvaise foi ».
«Aujourd’hui, quelqu’un dont le poste est supprimé n’a aucune protection. Ce que nous avons mis en place, c’est un système où il y aura trois propositions qui tiennent compte de votre famille, de l’endroit où vous habitez, de vos compétences. C’est beaucoup plus protecteur. Moi, je souhaite davantage de mobilité», a-t-il conclu.
Alors qu'il quitte Laon, une dame embrasse Nicolas Sarkozy, pour la route.

mardi 6 octobre 2009

France Télécom: les suicides mobilisent davantage les media que les salariés

15% de grévistes, selon la direction

Les six organisations syndicales de France Télécom ont appelé à deux journées de mobilisation les mardi 6 et mercredi 7 octobre, pour dénoncer le mal-être au travail et les 24 suicides qui ont endeuillés le groupe depuis plus de dix-huit mois. Les obsèques du salarié de 51 ans qui a mis fin à ses jours lundi ont eu lieu jeudi après-midi.
Les syndicats exigent l'arrêt des délocalisations, ainsi que la négociation et la mise en oeuvre d'un "vrai projet industriel".

Or, mardi à la mi-journée, le mouvement de grève à l'appel des syndicats de France Télécom était suivi par 15% des personnels, selon la direction, désavouant ainsi les syndicats sévèrement.

Si dramatiques que soient les 24 suicides en 18 mois dans l’entreprise, leur instrumentalisation par l’opposition et les media n’a donc pas eu l’impact escompté sur les salariés.

Les mesures annoncées ne satisfont pas les meneurs syndicaux

  • Au lendemain du 24e suicide, le PDG, Didier Lombard, a annoncé que l'entreprise met fin "au niveau national au principe de mobilité des cadres systématique tous les trois ans".
    Malgré cette décision majeure, les syndicats ont maintenu leur mot d’ordre, pour rouvrir les hostilités au moment de la fin des négociations sur les conditions de travail engagées entre la direction et les organisations syndicales.
  • La ministre de l'Economie Christine Lagarde a renouvelé jeudi à Didier Lombard "sa pleine et entière confiance pour faire traverser à l'entreprise cette période difficile et douloureuse". En revanche, France Télécom a annoncé le remplacement du numéro deux, Louis-Pierre Wenes, par Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de la ministre de l'Economie Christine Lagarde.

    Le suicide en France

    Chaque année, plus de 10000 personnes se suicident en France
    ; ce qui représente un suicide toutes les 50 minutes. Encore ces chiffres sont-ils sous-estimés d'environ 20% selon un rapport du Haut Comité de la Santé Publique.
    Le nombre de décès par suicide est sous-estimé du fait d'un défaut de déclaration ou de l'existence de suicides "cachés", inscrits dans d'autres rubriques de décès comme les intoxications ou les accidents.
    Le nombre de tentatives de suicide est lui aussi sous-estimé dans la mesure où la comptabilisation se fait par l'activité des urgences hospitalières et que toutes les tentatives ne font pas l'objet d'une hospitalisation.
    Il existe enfin peu d'enquêtes d'opinion de la population française sur le suicide hormis le baromètre "santé-jeunes" du CFES (Centre Français d'Education pour la Santé) et les enquêtes de l'UNPS (Union Nationale pour la Prévention du Suicide) effectuées par la SOFRES (2000 : "Les Français et le suicide" ; 2001 : " Les élus et le suicide"). L’INSERM produit et publie la statistique des causes de décès en France. Les dernières données analysées sont celles de l’année 2002.

    Les explications possibles
    Les raisons d'un suicide restent mystérieuses, mais il semble étroitement corrélé au chômage, à la précarité, à la pression professionnelle, mais aussi (et surtout ?) au relâchement des liens familiaux et sociaux.
    (source
    ).

    Le milieu professionnel n'est d’ailleurs qu'un critère parmi d'autres, qui sont aussi prégnants.
    Exemple, le nombre de diplômes et le niveau de revenus: moins on en a, plus on se donne des moyens radicaux pour réussir sa sortie (pendaison, arme à feu); plus on en a, moins on cède à la tentation de disparaître.
    Pourtant, Nicolas Bourgoin relève au moins trois milieux professionnels qui semblent s'écarter de cette règle générale. Les cadres qui, soumis au stress et au chômage, se suicident «plus que ne le voudrait leur niveau de revenus»: 13 pour 100 000 chez les 25-59 ans. Les enseignants, en particulier les instituteurs, paraissent «fragilisés par de mauvaises conditions de travail et des relations conflictuelles avec les publics qu'ils rencontrent, malgré un niveau de diplômes élevé»: 39 pour 100 000. Enfin, plus souvent célibataires que la moyenne des Français, les salariés agricoles paient sans doute leur insatisfaction affective: 62 pour 100 000. Quant aux policiers et aux militaires, leur propension à se suicider reste égale à leur «taux théorique», affirme l'auteur de l'étude, qui entend mettre un point final aux «développements journalistiques» sur ce thème.

    Les suicides à France Télécom occultent ceux de policiers ou d’enseignants

  • Tandis que les petites frappes des lycées et collèges sont classées dans la catégorie des « élèves en difficulté », les professeurs attaqués ne sont pas protégés par leur administration comme l’exige la loi du 13 juillet 1983 qui organise leur statut. Depuis la loi du 12 avril 2000 adopté par le gouvernement Jospin-Chirac, la victime ne peut même plus obtenir copie de la lettre de dénonciation qui la met en cause. Or, de l’aveu même d’un inspecteur d’académie du Gard, en novembre 2000, il arrivait déjà dans son service une cinquantaine de lettres de dénonciation par semaine ! Une cause de suicide parmi tant d’autres.
  • Dans la police, la fréquence du suicide a augmenté significativement au cours d'une période récente et dépasse celle de la population générale.
    En février dernier à Dunkerque, un gardien de la paix était retrouvé mort par arme à feu dans sa voiture. Suicide. Le lendemain, à Lens, un policier succombait à ses blessures: il avait tenté de mettre fin à ses jours le 21 janvier. Quelques jours plus tôt, à Aix-en-Provence, une jeune brigadière a tenté de se donner la mort en ingurgitant des médicaments sur son lieu de travail. Le 27 janvier, une adjointe de sécurité de 23 ans avait sauté du 10e étage, à Aubervilliers, son enfant de deux ans serré dans les bras. Mais il y a aussi eu Tours, Orléans, Paris... En cinq semaines, neuf policiers se sont suicidés, contre cinq à la même époque l'an dernier. Au moins une dizaine d'autres auraient essayé. Agent administratifs, commandant, gardien de la paix ou brigadier... peu importe le grade ou la fonction. En 2007 et 2006, la police a déploré près d'un suicide par semaine. Sont-ils instrumentalisés ?

    Pour autant, les dirigeants de syndicat connaissent-ils les rigueurs du travail qu’ils dénoncent.

    Dès le lycée, les meneurs syndicaux sont bichonnés par les partis de gauche qui les casent dans leurs organisations et associations. Les permanents se voient ensuite offrir des postes dans les cabinets ministériels. L’un d’eux, secrétaire général de la FEN (SNI aujourd'hui SNU-ipp, membree de la FSU) , André Henry, est même devenu « Ministre du Temps libre » de Mitterrand dans le gouvernement Mauroy ; un autre, secrétaire national de la CFDT, François Chérèque (père de François !), ministre délégué à l’Aménagement du territoire dans le gouvernement Rocard. Jean Kaspar, successeur d’Edmond Maire à la tête de la CFDT, a été envoyé comme ministre plénipotentiaire à l’ambassade de France à Washington. Monique Vuaillat qui a quitté très tôt sa classe pour devenir permanente inamovible à partir de 1971 jusqu’à devenir secrétaire générale du SNES, a reçu la légion d’honneur le 11 décembre 2001 des mains de Jack Lang. Récemment encore, Bruno Julliard qui prétendait ne recevoir ses ordres d’aucun parti lorsqu’il était président de l’UNEF, est devenu responsable de l’Education au PS.

    Les impudiques journalistes qui amplifient le phénomène connaissent-ils le problème du suicide pour y être exposés ?

    Devoir de mémoire - les suicidés de l'entourage de François Mitterrand:
  • 1er mai 1993 : Pierre Bérégovoy, ancien premier ministre;
  • 7 avril 1994: François de Grossouvre, conseiller à l'Elysée.
  • dimanche 13 avril 2008

    Vers un accroissement de la "mobilité" des fonctionnaires

    Projet de loi adopté en conseil des ministres
    Eric Woerth, le ministre du Budget, a présenté mercredi en conseil des ministres un projet de loi destiné à "fluidifier" la Fonction publique.
    Le texte instaure un "droit à la mobilité" qui offre la possibilité aux fonctionnaires de changer de métier en supprimant certaines barrières statutaires. Des primes seront créées par décret à cet effet pour encourager la mobilité. Le projet de loi instaure
    - "droit au départ" pour les 5,2 millions de fonctionnaires, sous réserve d'un préavis de trois mois: une administration ne pourra plus s'opposer au départ d'un agent vers le privé ou vers une autre administration comme c'est aujourd'hui le cas.
    - une indemnité de départ pour les agents souhaitant quitter la Fonction publique
    - plusieurs mesures en cas de "restructuration", si l'emploi est "supprimé" ou "modifié": réorientation professionnelle, prime, allocation d'aide au conjoint.
    - le cumul d'emplois à temps incomplet,
    - ainsi que le recours à l'intérim ou à un agent contractuel pour remplacer un fonctionnaire absent.


    Les agents refusant successivement trois emplois seront "mis en disponibilité d'office" ou à la retraite.

    "La mobilité des fonctionnaires est un enjeu essentiel de la réforme de l'Etat. Ce texte permet d'offrir de réelles opportunités de carrière aux fonctionnaires. Nous pensons que c'est le meilleur moyen de les motiver tout au long de leur parcours", a commenté le porte-parole du gouvernement Luc Chatel mercredi.
    La Fonction publique compte actuellement "15 à 16% d'agents contractuels", a précisé mercredi le ministre Eric Woerth sur France Inter. "Il y a 5% aujourd'hui des fonctionnaires qui changent de poste. Ce n'est pas assez", a-t-il estimé. "Il faut évidemment fluidifier tout cela: c'est bon pour le service public et c'est bon pour les fonctionnaires".
    Le secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique, André Santini, a pour sa part expliqué sur France-info : "Nous voulons que les fonctionnaires aient un droit à la mobilité. Désormais, l'obligation sera pour l'administration de respecter ce droit". Il a aussi assuré que "la mobilité est aujourd'hui un outil de promotion, elle donne à l'agent la maîtrise de son destin […] Cette mobilité ne doit plus être pénalisante pour l'agent, elle doit être valorisée". Selon M. Santini, le projet de loi doit être soumis aux sénateurs "d'ici la fin du mois".

    "Ce projet constitue une boîte à outils pour permettre des plans sociaux adaptés aux restructurations des services", a déclaré mercredi Gérard Aschieri, secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU, syndicat d’enseignants qui actuellement se consacre passablement à l’ "encadrement" des lycéens dans la rue). "Ce n'est pas au service des personnels mais au service des directions qui voudront faire des plans sociaux", a-t-il insinué selon son idéologie passéiste. Dommage qu'il n'ait pas été aussi pugnace sur le sujet des retraites de fonctionnaires...
    Le texte doit être examiné le 29 avril par le Sénat avant un passage en juin devant l'Assemblée nationale, a-t-on indiqué mercredi de source parlementaire.