Alain Juppé a affirmé en novembre 2016 que "150.000 emplois [de fonctionnaires] avaient été supprimés avant 2012" et que depuis (Hollande) 60.000 autres avaient été créés. Juppé se fondait en fait sur les objectifs du gouvernement de l’époque et les projets de lois de finances qu’il a successivement voté, mais tous n’ont pas été exécuté :les départs en retraite anticipés ont été parfois moins important que prévus, on n’a pas pu appliquer la règle du un sur deux, et puis parce qu’il y a aussi eu quelques recrutements au ministère de la Justice notamment, ou à la Recherche. Le challenger de la primaire de la droite affirmait que la proposition de son concurrent de supprimer 500.000 postes de fonctionnaires n’était pas crédible: lui, il fixait un objectif plus modeste de 300.000, basé sur l’expérience.Mais Juppé oubliait juste les fonctions publiques territoriales et hospitalières, dont les effectifs ont régulièrement augmenté de 2007 à 2012: 200.000 postes en plus sous le mandat de Nicolas Sarkozy.
POUR
LA   LIBERTE   D' EXPRESSIONFree speech offers latitude but not necessarily licensemardi 10 avril 2018
Nouvelle grève de la fonction publique, le mardi 22 mai : convergence sociale ?
mardi 15 janvier 2013
Renault annonce la suppression de 7.500 emplois en France d'ici 2016
lundi 10 janvier 2011
Christian Jacob se prononce contre l'embauche de fonctionnaires à vie

et un membre de la majorité ?
Aucune:
le premier qui bouge a perdu
L"embauche à vie" des fonctionnaires était un sujet de réflexion pour le patron des députés UMP en fin de semaine dernière.
Dans un entretien au mensuel Acteurs publics (Société d'édition publique, S.E.P, qui observe la vie publique en suivant les acteurs politiques, fonctionnaires, ONG, etc) daté de janvier, la thèse de Christian Jacob concerne "la pertinence" de "l'embauche à vie des fonctionnaires". Il remet ainsi en cause l’une des bases de leur statut. Cette "bombe politique" est lâchée dans un contexte particulier, quelques jours après la polémique sur la remise en cause des 35 heures.
Christian Jacob a décidé de faire entendre son point de vue, comme son prédécesseur Jean-François Copé avait l’habitude de le faire quand il était patron des députés UMP. En effet, gouvernement et syndicats doivent ouvrir de nouvelles négociations, mardi prochain, sur l’emploi des contractuels dans la fonction publique, dans l’optique d’une nouvelle loi sur cette question.

Le ministre de la Fonction publique a aussitôt fourni l'anti-thèse
Georges Tron a rappelé l’attachement du gouvernement au statut des fonctionnaires. "Jacob est dans son rôle quand il participe à un débat. Moi, je suis dans mon rôle de membre du gouvernement quand je formule la doctrine qui est la nôtre" a-t-il expliqué, sur Europe 1. Une manière de suspendre le débat avant une éventuelle proposition ne réalise la synthèse UMP.La situation qui fait débat
Dans cet entretien à Acteurs publics, Christian Jacob vante les mérites de contrats d'objectifs pour des missions qui pourraient durer cinq ou dix ans. C'est seulement à l'issue de ces contrats qu'une titularisation serait possible ou non. Conscient de la vivacité des réactions à venir, le député a précisé vendredi matin que cette proposition n’est destinée qu'aux nouveaux arrivants dans la Fonction publique. Seraient concernés les cadres et cadres sup.
Or, ces propositions sont d’ores et déjà débattues par le ministre de la Fonction publique.
Christian Jacob persiste et signe
Le Président du groupe UMP à l'Assemblée a plaidé lundi 10 janvier sur Europe 1 pour "davantage de fluidité" dans la Fonction publique.
mardi 2 mars 2010
Chaleureux accueil de Laon à Nicolas Sarkozy
Les videos de l'accueil de la population font raes...
VOIR et ENTENDRE
(merci à Françoise, l'expéditrice)
La presse serait-elle complètement acquise à l'opposition ? Sur France 3 Régions, la question ne se pose pas, puisque le service publique est dévoué à Vauzelle, le baron socialiste local.
Le chef de l'Etat s'est rendu dans l'Aisne pour évoquer l'avenir de la fonction publique
Pour croire à l'enthousiasme populaire, malgré la propagande médiatique d'opposition, il faut sinon se satisfaire de photos essentiellement !
Au cours de son déplacement , le Président Sarkozy s'est offert un bain de foule d'une demi-heure mardi 2 mars à Laon, ville de gauche, où le dispositif policier avait pu être allégé.
Après avoir passé une heure avec les fonctionnaires de la Direction départementale de la cohésion sociale de l'Aisne, N. Sarkozy s'est rendu à pied à la mairie de la ville. Tout au long des quelque 300 à 400 mètres du parcours, la foule, nombreuse et sympathique, se pressait à sa rencontre. Pas de barrières de sécurité, peu de policiers, quelques gardes du corps n'empêchant pas les passants d'approcher : un « remake » des scènes de liesse de 2007 sur les Champs-Elysées.Hommes, femmes, jeunes et vieux se pressaient pour prendre la photo historique - "celle-là, je vais l'encadrer et la mettre dans le salon", promet une dame – et les plus chanceux parviennent à écarter un peu la foule pour se faire photographier avec lui. On l'interpelle, on lui demande un autographe. Une jeune femme, peut-être émue, lui lance même à deux reprises "s'il-vous-plait, Monsieur le président, un orthographe". La France profonde des gens simples plutôt que l'image des nantis que l'opposition attache aux guêtres du président...
"On a séché les cours pour venir vous voir", lui assure un lycéen au nom de ses camarades. Ca fait rire le président. Ni la FIDL, ni l'UNL n'a réussi à alpaguer ces jeunes, mais les professeurs FSU réussiront-ils à surmonter leur intolérance ?
Le message politique: fonctionnaires, soyez fiers !
Alors que les réformes de modernisation du pays rendent les fonctionnaires inquiets face au non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, la poursuite de la RGPP (révision générale des politiques publiques) avec la fusion de certains services (Pôle Emploi, etc), la réforme de la mobilité ou celle de la retraite, le chef de l’Etat était venu leur donner ses encouragements .
«J’ai bien conscience de tous les changements qu’on vous impose. C’est normal que cela crée du stress et de l’inquiétude», a-t-il déclaré.«Soyez fiers d’être fonctionnaires», a dit Nicolas Sarkozy aux personnels de la mairie de Laon, où il est venu visiter le service des passeports biométriques.
Selon lui, «on ne parle pas bien des fonctionnaires. On ne respecte pas assez vos compétences. On ignore les difficultés qui sont les vôtres», a-t-il affirmé.
«Hier (lundi), j’étais dans deux départements martyrisés par la tempête. Je peux vous dire qu’en Vendée et en Charente-Maritime, ils comprennent ce que ça veut dire, des services publics disponibles quand il y a un problème», a-t-il déclaré, leur rendant hommage.
Les compensations aux restructurations
Les syndicats de fonctionnaires distillent la peur
Ils contestent par principe un projet de décret sur la «réorientation professionnelle» et instillent le soupçon de ce qu'ils appellent «une machine à licencier».
VOIR et ENTENDRE la video de la table ronde de près de deux heures (extrait)
=> «revaloriser» leur travail,
rendre moins difficiles les concours dans la fonction publique,
revoir le système de notation qui est «un peu humiliant et totalement dépassé».
«Je souhaite qu’il y ait davantage d’entretiens personnalisés», a-t-il expliqué.
=> sur la question de la mobilité, le président a estimé que « la polémique qu’il y a eu (sur cette question) est effrayante de mauvaise foi ».
«Aujourd’hui, quelqu’un dont le poste est supprimé n’a aucune protection. Ce que nous avons mis en place, c’est un système où il y aura trois propositions qui tiennent compte de votre famille, de l’endroit où vous habitez, de vos compétences. C’est beaucoup plus protecteur. Moi, je souhaite davantage de mobilité», a-t-il conclu.
mardi 6 octobre 2009
France Télécom: les suicides mobilisent davantage les media que les salariés
Les six organisations syndicales de France Télécom ont appelé à deux journées de mobilisation les mardi 6 et mercredi 7 octobre, pour dénoncer le mal-être au travail et les 24 suicides qui ont endeuillés le groupe depuis plus de dix-huit mois. Les obsèques du salarié de 51 ans qui a mis fin à ses jours lundi ont eu lieu jeudi après-midi.
Les syndicats exigent l'arrêt des délocalisations, ainsi que la négociation et la mise en oeuvre d'un "vrai projet industriel".
Or, mardi à la mi-journée, le mouvement de grève à l'appel des syndicats de France Télécom était suivi par 15% des personnels, selon la direction, désavouant ainsi les syndicats sévèrement.
Si dramatiques que soient les 24 suicides en 18 mois dans l’entreprise, leur instrumentalisation par l’opposition et les media n’a donc pas eu l’impact escompté sur les salariés.
Les mesures annoncées ne satisfont pas les meneurs syndicaux
Malgré cette décision majeure, les syndicats ont maintenu leur mot d’ordre, pour rouvrir les hostilités au moment de la fin des négociations sur les conditions de travail engagées entre la direction et les organisations syndicales.
Le suicide en France
Chaque année, plus de 10000 personnes se suicident en France ; ce qui représente un suicide toutes les 50 minutes. Encore ces chiffres sont-ils sous-estimés d'environ 20% selon un rapport du Haut Comité de la Santé Publique.
Le nombre de décès par suicide est sous-estimé du fait d'un défaut de déclaration ou de l'existence de suicides "cachés", inscrits dans d'autres rubriques de décès comme les intoxications ou les accidents.
Le nombre de tentatives de suicide est lui aussi sous-estimé dans la mesure où la comptabilisation se fait par l'activité des urgences hospitalières et que toutes les tentatives ne font pas l'objet d'une hospitalisation.
Il existe enfin peu d'enquêtes d'opinion de la population française sur le suicide hormis le baromètre "santé-jeunes" du CFES (Centre Français d'Education pour la Santé) et les enquêtes de l'UNPS (Union Nationale pour la Prévention du Suicide) effectuées par la SOFRES (2000 : "Les Français et le suicide" ; 2001 : " Les élus et le suicide"). L’INSERM produit et publie la statistique des causes de décès en France. Les dernières données analysées sont celles de l’année 2002.
Les explications possibles
Les raisons d'un suicide restent mystérieuses, mais il semble étroitement corrélé au chômage, à la précarité, à la pression professionnelle, mais aussi (et surtout ?) au relâchement des liens familiaux et sociaux. (source).
Le milieu professionnel n'est d’ailleurs qu'un critère parmi d'autres, qui sont aussi prégnants.
Exemple, le nombre de diplômes et le niveau de revenus: moins on en a, plus on se donne des moyens radicaux pour réussir sa sortie (pendaison, arme à feu); plus on en a, moins on cède à la tentation de disparaître.
Pourtant, Nicolas Bourgoin relève au moins trois milieux professionnels qui semblent s'écarter de cette règle générale. Les cadres qui, soumis au stress et au chômage, se suicident «plus que ne le voudrait leur niveau de revenus»: 13 pour 100 000 chez les 25-59 ans. Les enseignants, en particulier les instituteurs, paraissent «fragilisés par de mauvaises conditions de travail et des relations conflictuelles avec les publics qu'ils rencontrent, malgré un niveau de diplômes élevé»: 39 pour 100 000. Enfin, plus souvent célibataires que la moyenne des Français, les salariés agricoles paient sans doute leur insatisfaction affective: 62 pour 100 000. Quant aux policiers et aux militaires, leur propension à se suicider reste égale à leur «taux théorique», affirme l'auteur de l'étude, qui entend mettre un point final aux «développements journalistiques» sur ce thème.
Les suicides à France Télécom occultent ceux de policiers ou d’enseignants
En février dernier à Dunkerque, un gardien de la paix était retrouvé mort par arme à feu dans sa voiture. Suicide. Le lendemain, à Lens, un policier succombait à ses blessures: il avait tenté de mettre fin à ses jours le 21 janvier. Quelques jours plus tôt, à Aix-en-Provence, une jeune brigadière a tenté de se donner la mort en ingurgitant des médicaments sur son lieu de travail. Le 27 janvier, une adjointe de sécurité de 23 ans avait sauté du 10e étage, à Aubervilliers, son enfant de deux ans serré dans les bras. Mais il y a aussi eu Tours, Orléans, Paris... En cinq semaines, neuf policiers se sont suicidés, contre cinq à la même époque l'an dernier. Au moins une dizaine d'autres auraient essayé. Agent administratifs, commandant, gardien de la paix ou brigadier... peu importe le grade ou la fonction. En 2007 et 2006, la police a déploré près d'un suicide par semaine. Sont-ils instrumentalisés ?
Pour autant, les dirigeants de syndicat connaissent-ils les rigueurs du travail qu’ils dénoncent.
Dès le lycée, les meneurs syndicaux sont bichonnés par les partis de gauche qui les casent dans leurs organisations et associations. Les permanents se voient ensuite offrir des postes dans les cabinets ministériels. L’un d’eux, secrétaire général de la FEN (SNI aujourd'hui SNU-ipp, membree de la FSU) , André Henry, est même devenu « Ministre du Temps libre » de Mitterrand dans le gouvernement Mauroy ; un autre, secrétaire national de la CFDT, François Chérèque (père de François !), ministre délégué à l’Aménagement du territoire dans le gouvernement Rocard. Jean Kaspar, successeur d’Edmond Maire à la tête de la CFDT, a été envoyé comme ministre plénipotentiaire à l’ambassade de France à Washington. Monique Vuaillat qui a quitté très tôt sa classe pour devenir permanente inamovible à partir de 1971 jusqu’à devenir secrétaire générale du SNES, a reçu la légion d’honneur le 11 décembre 2001 des mains de Jack Lang. Récemment encore, Bruno Julliard qui prétendait ne recevoir ses ordres d’aucun parti lorsqu’il était président de l’UNEF, est devenu responsable de l’Education au PS.
Les impudiques journalistes qui amplifient le phénomène connaissent-ils le problème du suicide pour y être exposés ?
Devoir de mémoire - les suicidés de l'entourage de François Mitterrand:
dimanche 13 avril 2008
Vers un accroissement de la "mobilité" des fonctionnaires
Eric Woerth, le ministre du Budget, a présenté mercredi en conseil des ministres un projet de loi destiné à "fluidifier" la Fonction publique.
Le texte instaure un "droit à la mobilité" qui offre la possibilité aux fonctionnaires de changer de métier en supprimant certaines barrières statutaires. Des primes seront créées par décret à cet effet pour encourager la mobilité. Le projet de loi instaure
- "droit au départ" pour les 5,2 millions de fonctionnaires, sous réserve d'un préavis de trois mois: une administration ne pourra plus s'opposer au départ d'un agent vers le privé ou vers une autre administration comme c'est aujourd'hui le cas.
- une indemnité de départ pour les agents souhaitant quitter la Fonction publique
- plusieurs mesures en cas de "restructuration", si l'emploi est "supprimé" ou "modifié": réorientation professionnelle, prime, allocation d'aide au conjoint.
- le cumul d'emplois à temps incomplet,
- ainsi que le recours à l'intérim ou à un agent contractuel pour remplacer un fonctionnaire absent.
Les agents refusant successivement trois emplois seront "mis en disponibilité d'office" ou à la retraite.
"La mobilité des fonctionnaires est un enjeu essentiel de la réforme de l'Etat. Ce texte permet d'offrir de réelles opportunités de carrière aux fonctionnaires. Nous pensons que c'est le meilleur moyen de les motiver tout au long de leur parcours", a commenté le porte-parole du gouvernement Luc Chatel mercredi.
Le secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique, André Santini, a pour sa part expliqué sur France-info : "Nous voulons que les fonctionnaires aient un droit à la mobilité. Désormais, l'obligation sera pour l'administration de respecter ce droit". Il a aussi assuré que "la mobilité est aujourd'hui un outil de promotion, elle donne à l'agent la maîtrise de son destin […] Cette mobilité ne doit plus être pénalisante pour l'agent, elle doit être valorisée". Selon M. Santini, le projet de loi doit être soumis aux sénateurs "d'ici la fin du mois".
"Ce projet constitue une boîte à outils pour permettre des plans sociaux adaptés aux restructurations des services", a déclaré mercredi Gérard Aschieri, secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU, syndicat d’enseignants qui actuellement se consacre passablement à l’ "encadrement" des lycéens dans la rue). "Ce n'est pas au service des personnels mais au service des directions qui voudront faire des plans sociaux", a-t-il insinué selon son idéologie passéiste. Dommage qu'il n'ait pas été aussi pugnace sur le sujet des retraites de fonctionnaires...
Le texte doit être examiné le 29 avril par le Sénat avant un passage en juin devant l'Assemblée nationale, a-t-on indiqué mercredi de source parlementaire.
