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jeudi 11 mai 2017

Le journaliste Patrick Cohen, laquais étrillé par un auditeur de France Inter

Que les auditeurs aient occasionnellement la parole est une chance, selon Cohen, et non un droit confisqué 

L'arrivée de Patrick Cohen sur Europe 1 à la rentrée irrite nombre d'auditeurs de France Inter...

Un jeu de chaises musicales entre soi. 

La saturation politique liée à la présidentielle libère la parole.  
Ce matin, dans le 7/9 de la radio publique, au lieu de poser une question à l'invité (Mounir Mahjoubi, proche d'Emmanuel Macron), l'arrogant animateur a donné la parole à Jean-Louis, un auditeur de Clermont-Ferrand, qui a préféré interpeller Patrick Cohen pour lui dire sa façon de penser. 

Le citoyen en colère a commencé par préciser qu'il est un fidèle de cette radio de service public (très marquée à gauche), puis l'auditeur a évoqué le départ annoncé de l'animateur de la matinale de France Inter (depuis 2010) pour Europe 1, station privée d'où il vient (2008-2010) et qui a besoin de polémiques pour redresser son audimat.
"Les auditeurs d'Europe 1 méritent mieux qu'un défenseur invétéré des pouvoirs quels qu'ils soient, comme vous êtes," a estimé ce porte-parole improvisé de l'opinion. 

En cause, la chronique du cireur de pompes dans la matinale du jour dédiée à Jean-Luc Mélenchon  à 7h43: "Vos tirades de ce matin contre Mélenchon et son équipe démontrent bien quels sont vos buts et pour qui vous travaillez".

L'auditeur insoumis a ensuite mis Léa Salamé dans le même panier

On ne peut plus les voir,
ni en peinture, ni sur les ondes
"Vous êtes toujours près des pouvoirs et des puissants. Je ne suis pas inquiet pour la suite. Madame [Léa] Salamé est sur la même ligne que vous, ils seront bien défendus tous ces gens". L'ex-chroniqueuse de Laurent Ruquier s'est en effet rendue indispensable en radio et en télévision et la cumularde va migrer d'Europe 1 sur ...France Inter. On prend les mêmes et on continue. Un mauvais signal à l'arrivée à l'Elysée d'Emmanuel Macron qui promet partout le "renouvellement". 

Le condescendant Patrick Cohen, plutôt séché, a tenté de se défendre, évoquant son objectivité, comme ses patrons revendiquent indépendance et liberté. Avant de sortir l'argument massu de la presse honnie : Je ne fais que poser des questions !
"C'est votre point de vue, cher auditeur," grinça Cohen. "Mais je n'ai fait aucune tirade particulière," nia le pleutre. Et de généraliser à l'ensemble de la profession: "On essaye de donner des informations et de mettre en perspective". Ce serait tout aussi crédible dans la bouche fétide d'un Laurent Mouchard-Joffrin.

Un auditeur de France Inter interpelle Patrick... par morandini


Le renouvellement de la classe médiatique reste à faire ...
Le chassé croisé de journalistes d'un organe de presse à un autre - en circuit fermé - est une insulte aux Français soumis aux reconversions.

mardi 15 janvier 2013

Renault annonce la suppression de 7.500 emplois en France d'ici 2016

Carlos Ghosn s'attend aux insultes de Montebourg

Renault veut améliorer sa compétitivité
 
7.500 emplois seront sacrifiés en France d'ici 2016, mais tout plan social est exclu.

Le groupe, qui a engagé cet automne des négociations pour rapprocher la compétitivité de ses usines françaises de celle de ses sites espagnols, n'en avait pas jusqu'ici chiffré les retombées en termes d'emplois.

Pour supprimer 7.500 emplois, soit 14% d'un effectif français d'environ 54.000 personnes, Renault compte sur 5.700 départs naturels et sur un prolongement et un élargissement du dispositif GPEC (mobilité, reconversions et aménagements de fin de carrière).

Renault ne prévoit ni licenciement sec, ni licenciement économique ni plan de départs volontaires.
"Lors de cette nouvelle séance [de négociations sur la compétitivité], nous avons réaffirmé notre volonté de maintenir en France les activités 'corporate' et 'coeur de métier' de Renault, tout en mettant en oeuvre les actions nécessaires pour abaisser le point mort", a déclaré Gérard Leclercq, directeur des opérations France de Renault, cité dans un communiqué.

La CGT assure que Renault a confié aux syndicats qu'il prévoyait 8.200 suppressions d'emplois, soit 15% des effectifs français, le chiffre de 7.500 annoncé prenant en compte les embauches envisagées par le groupe sur la période.
"C'est une nouvelle saignée dans les effectifs qui va encore affaiblir Renault au cours des prochaines années", a réagi Fabien Gache, représentant CGT.
Le groupe répète que s'il parvient à un accord avec les syndicats, il s'engagera à ne pas fermer de site en France grâce à l'affectation de volumes de production supplémentaires pour la marque Renault, mais aussi pour ses partenaires Nissan et Daimler.
La prochaine séance de négociations est prévue le 22 janvier, l'objectif étant d'aboutir d'ici à la fin du mois.

Les objectifs de Renault

"A l'horizon 2016, dans la perspective d'une restauration progressive du marché européen, la mise en place d'un tel accord permettrait ainsi d'avoir une croissance de la production en France plus soutenue que celle du marché européen", a fait valoir Renault dans son communiqué.

Les 35 heures mises à mal
Lors des séances de négociations précédentes, le groupe a proposé d'allonger de 6,5% le temps de travail dans ses usines et d'élargir le recours à la mobilité entre les sites.

Son concurrent PSA Peugeot Citroën, qui emploie environ 80.000 personnes en France, a lancé pour sa part en 2012 un plan social qui prévoit 8.000 suppressions d'emplois en France et la fermeture de son usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

En Bourse, l'action Renault a clôturé en hausse de 1,76% à 41,59 euros, sur-performant nettement l'indice sectoriel européen de l'automobile (+0,12%) comme l'indice CAC 40 (-0,29%).