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mardi 19 mai 2020

Le restaurateur Philippe Etchebest et Macron se fritent

Vif échange entre Philippe Etchebest et Macron: "On va se parler franchement !"

Etchebest, inquiet pour les restaurateurs, interpelle le commis des Français à l'Elysée

Porte-parole des restaurateurs depuis le début de la crise sanitaire du coronavirus, Philippe Etchebest s'est directement adressé à Macron lors d'un entretien à distance révélé par BFMTV, lundi 18 mai 2020.

"On est en plein cauchemar", ne cesse de répéter Philippe Etchebest depuis la fermeture des lieux publics en France, dont les bars et restaurants. Le chef cuisinier, qui a reçu la mission de ses confrères la mission de les représenter est sur le grill en cette période de crise sanitaire

Déterminé à sauver les restaurateurs, ce meilleur ouvrier de France 2000 a confectionné avec d’autres professionnels "un plan" qu'il a présenté à Macron lors d’un rendez-vous par visioconférence. Un échange avec le président de la République bref, mais vif, qui est dévoilé sur BFMTV dans le documentaire Au cœur de l'Élysée, face à la crise, lundi 18 mai, dont un extrait a été dévoilé sur Twitter. Pendant cet échange de la plus haute importance, le juré de Top Chef n’hésite pas à hausser le ton pour demander au chef de l’Etat de solliciter les assurances afin qu'elles leur donnent un coup de main.

"Nous vous demandons de convoquer toutes les assurances afin de les pousser à faire une action solidaire. Si vous avez besoin de mettre un petit coup de pression, vous pouvez compter sur moi, je serai là !" lance Philippe Etchebest avec générosité. Puis il ajoute : "Nous sortirons de cette période blessés, mais pas morts. Et vous pouvez être sûr monsieur le Président que nous serons au rendez-vous de la reprise avec notre courage et notre force de travail".
Vraiment pas de quoi mettre le gamin en colère.

La réponse abrupte de Macron

Le président a répliqué au discours de Philippe Etchebest avec autant de vivacité. 
La menthe poivrée pour stimuler la digestion
"Maintenant, on va se parler tous franchement ! Faut pas non plus avoir des pudeurs de gazelle !", lance d’abord le copain des petites frappes de Saint-Martin. Puis "il enfourche le tigre" : "Ce qu'on est en train de faire collectivement et ce que vous acceptez tous gaiement depuis le début de cette crise, c'est une nationalisation des salaires, des charges, et le reste ! Donc, je veux bien que l'Etat ne soit pas joli à voir quand il s'agit de monter au capital, mais l’Etat, vous faites tous appel à lui quand il faut payer tout le reste. Et on est au rendez-vous". 

En bref et en clair: les Français avaleront la note et, contre les ballonnements et les brûlures d'estomac, vous leur servirez de la tisane de menthe poivrée !

Etchebest avait lancé un cri d’alerte après le suicide de deux restaurateurs

Le chef étoilé avait le point de la situation financière et morale des restaurateurs, le jeudi 14 mai 2020, sur LCI, car la crise est loin d’être uniquement sanitaire. Après deux mois où l’économie tourne au ralenti et que certains secteurs ont pu redémarrer leur activité depuis le 11 mai 2020, tels les coiffeurs et les instituts de beauté de Brigitte Macron, d’autres sont toujours à l’arrêt. C’est notamment le cas de la restauration. Dans l'attente interminable de la date de réouverture des restaurants, bars et cafés, la profession est en danger. Depuis le début de la pandémie de coronavirus, Philippe Etchebest, vedette de la télévision, multiplie les prises de parole pour exprimer les inquiétudes de la profession. 

Il avait ainsi poussé un énorme grognement après le discours del Macron qui annonçait le confinement, le 16 mars. Mais depuis, le chef étoilé n'a cessé d'annoncer le pire : “On est en plein cauchemar”, a-t-il déclaré, donnant également donné son avis sur la possible réouverture des restaurants le 15 juin. Or, pour lui, de nombreux fourneaux resteront éteints.

"Il y aura de la casse," a-t-il prévenu.
Jeudi 14 mai, dans l’émission Audrey & Co, sur LCI, le juré emblématique de 'Top Chef' était venu partager ses craintes sur l’avenir de la profession. "Je pense que nous sommes les globules rouges de la France, à travers nos 250.000 entreprises et nos 2 millions d’emplois directs et indirects", souligne le chef en préambule. Il rappelle d’ailleurs que ces emplois impactent toutes les filières associées, à savoir "l’agriculture, la viticulture, la pêche, et tous les autres artisans qui interviennent". Pourtant, certains sont moins menacés que d’autres par la crise: et de citer McDonald's qui a décidé de rouvrir partiellement ses restaurants malgré le confinement, ou même de cette candidate de 'Master Chef' qui refusait de fermer son établissement malgré le coronavirus. Mais les restaurateurs qui respectent les règles sont au bord du gouffre. Philippe Etchebest a notamment créé le collectif Resto ensemble pour faire face à la crise. Et le Meilleur Ouvrier de France tient à répercuter les appels au secours qu’il reçoit constamment...
"Je vois les messages de détresse qui passent sur mon site, sur le site de Resto ensemble… C’est énorme ! Aujourd’hui, la crise fait des dégâts, mais on n’imagine pas encore ce qu’elle va faire comme dégâts après. Et ils risquent d’être beaucoup plus grands que ça”, s’inquiète le chef. 
Philippe Etchebest tient à insister sur un point : la crise n’est pas seulement pécuniaire. “C'est un combat qui dure, il y aura de la casse. Il y en a d'ailleurs aujourd'hui". 

"Il y a les faillites financières, mais il y a les faillites morales qui sont extrêmement importantes”, insiste-t-il.
Et de préciser, le cœur lourd : "Il y a déjà eu deux cas de suicide aujourd'hui dans notre profession, ce qui est dramatique." Très touché par cette tragédie, l’animateur bourru de 'Cauchemar en cuisine' espère alors encore profondément que l’Etat apporte une aide conséquente au secteur de la restauration. Alors qu’une réouverture est envisagée pour le 2 juin dans les zones classées vertes, Philippe Etchebest aimerait en avoir la confirmation pour que chacun puisse se préparer à affronter la suite.

Macron lui a apporté sa réponse : un crise de nerfs !

mercredi 13 mars 2019

Plus d'un Français sur deux a déjà dû accepter un emploi qui ne lui correspond pas


Macron impose flexibilité et mobilité aux Français en recherche d'un emploi 

55% des personnes en recherche d'emploi ou ayant recherché un emploi ont fait des concessions pour retrouver un travail

Résultat de recherche d'images pour "traverser la rue"

C'est la révélation du baromètre d'une association fondée par un haut-fonctionnaire, ancien commissaire au Plan et proche de Jacques Delors, l'association Solidarités nouvelles face au chômage, révélés le 12 mars 2018. Au quatrième trimestre 2018, 2,47 millions de chômeurs comptabilisés en France métropolitaine par l’INSEE, les 3,4 millions dénombrés par Pôle emploi ou les près de 9 millions, si on n'exclut pas l'Outre-mer  ?
Taux de chômage en Europe


Le taux de chômage des jeunes est particulièrement élevé en France puisqu’il atteignait près de 19 % de la population active des 15-24 ans au 31 décembre 2018 (21,1 %, selon les comparaisons européennes d’Eurostat qui sont des estimations pour décembre 2018), ce qui le situe parmi les plus élevés en Europe.
Taux de chômage des jeunes
"Les gens sont prêts à tout pour sortir du chômage", observe Vincent Godebout, délégué général de l'association Solidarités nouvelles face au chômage (SNC), qui accompagne 4.000 demandeurs d'emploi. Selon la deuxième vague du baromètre sur le chômage et ses impacts*, réalisée par OpinionWay pour son association, plus d'un actif sur deux (55%) s'est déjà trouvé dans la situation d'accepter un emploi qui ne lui correspondait pas vraiment pour sortir du chômage.

"Il n'y a pas de sens à mon travail"

Résultat de recherche d'images pour "traverser la rue"
Les sondés sont ainsi prêts à faire des concessions dans plusieurs domaines, en premier lieu, sur la rémunération : 42% d'entre eux assurent ainsi avoir revu leurs ambitions salariales à la baisse, tandis que 39% ont fait des concessions sur la nature du travail, sous-qualifié par rapport à leurs compétences.

Christine, 49 ans, est dans cette situation. Cette ancienne analyste marketing enchaîne les contrats courts depuis dix ans à des postes d'assistantes commerciales. Depuis quelques jours, elle vient de commencer un master spécialisé en e-commerce et en marketing digital. "J'en avais marre d'enchaîner les missions, marre d'être assistante. C'est un gros investissement mais c'est très motivant", affirme-t-elle.

Résultat de recherche d'images pour "traverser la rue"C'est ainsi le cas d'un manager de 47 ans. Licencié après un plan de sauvegarde de l'emploi en 2016, il effectue une formation pour se reconvertir dans le médico-social. Mais, ne trouvant aucun travail dans ce secteur, il se voit contraint d'accepter, il y a an et demi, un poste de "simple acheteur dans l'industrie". Son nouvel emploi - en traversant la rue, ou plusieurs - le rémunère alors 40% moins que son ancien, "pour un degré de responsabilité et d'intérêt proche de zéro". "Il n'y a pas de sens à mon travail. Certains matins, il est très difficile de trouver la motivation nécessaire", déplore-t-il. "Aujourd'hui, je travaille sous la responsabilité de personnes qui auraient pu être sous mes ordres, c'est rageant." 

D'autres ont fait des
concessions sur le secteur d'activité qui ne correspondait pas à leur formation (39%), ou encore le type de contrat (37%).
Résultat de recherche d'images pour "traverser la rue"
C'est l'exemple typique du passage du 'je ne cherchais qu'un CDI', qui est toujours perçu comme le Graal, à 'je suis prêt à prendre un CDD, voire des CDD de courtes durées,' explique Vincent Godebout, délégué général de l'association SNC.

Image associéeEnfin, 35% des actifs ont fait des concessions sur les conditions de travail offertes, comme les horaires, tandis que 21% d'entre eux ont accepté de revoir leurs critères sur la situation géographique de leur emploi.

"Les méthodes de recrutement doivent évoluer"

Image associée"Si les personnes sont prêtes à faire de telles concessions, il faut que l'on réfléchisse aux relations entre les recruteurs et les futurs recrutés. Il faut réinterroger les processus de recrutement", estime Vincent Godebout. Pour le délégué général de SNC, "les méthodes de recrutement doivent évoluer". En clair, il ne faut plus être seulement dans la lecture du sacro-saint CV et l'analyse des compétences, mais aussi pouvoir détecter le potentiel de chaque personne, notamment via les méthodes agiles.
Autre enseignement à tirer, selon Vincent Godebout : le développement des formations pendant la période de chômage, mais aussi pendant la période de prise d'emploi."Notamment pour les gens qui changent de secteur d'activité, il faut imaginer des périodes de formation sur les nouveaux postes, sous réserve que les contrats ne soient pas ultra-courts", précise Vincent Godebout.

* "Baromètre SNC-septembre 2017 – Comisis / Opinion Way". 
L'étude a été réalisée du 5 au 21 mars 2018 auprès de 2.135 personnes. L'échantillon est représentatif de la population des actifs de 18 ans et plus, hors retraités et hors inactifs. L'échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, de sexe, catégories socioprofessionnelles, après stratification par régions et par catégories d'agglomération.

lundi 5 novembre 2018

Un garde républicain a été retrouvé mort à Matignon, ce jour

"La thèse du suicide est privilégiée" 

Ce gendarme de 45 ans, marié et père de famille, était affecté aux services de vidéosurveillance du commandement militaire de Matignon.



Le corps sans vie de ce garde républicain a été découvert lundi dans l'enceinte de l'Hôtel de Matignon, son arme à son côté, ont annoncé les services du premier ministre, Edouard Philippe. L'Inspection générale de la gendarmerie nationale a été saisie, précise Matignon dans un communiqué.

"Informé en Nouvelle-Calédonie de cet événement tragique, le Premier ministre adresse à la famille du défunt ses plus sincères condoléances. 
Il en a profité pour prononcer des mots de soutien aux collègues du gendarme décédé, ainsi qu'à l'ensemble du personnel de Matignon", poursuit le communiqué. 

Le militaire s'est donné la mort avec son arme de service lundi matin "vers 9h30 - 10h00", précise-t-on.
Garde républicaineLe garde républicain est un officier ou un sous-officier de la Gendarmerie nationale. Sa mission : la sécurité et les services d’honneur de la présidence de la République, de Matignon et des hautes autorités de l’Etat (Sénat, Conseil constitutionnel,...) services d’honneur et d’accompagnement lors de cérémonies et de réception d’hôtes de marque étrangers.. Fantassin, cavalier, motard, musicien…, il y a plusieurs formes de services.
La Garde républicaine se compose de deux régiments d’infanterie dont un escadron motocycliste, un régiment de cavalerie (avec fanfare, service vétérinaire), un état-major et des formations musicales (orchestre et chœur de l’armée française), ainsi que des ateliers de tradition (sellerie, armurerie et costumes d’époque).
Selon qu’il appartient à tel régiment ou tel service, le garde républicain peut assurer la protection de l’Elysée, patrouiller dans Paris, escorter à moto un chef d’Etat, jouer de la musique lors d'événements culturels, défiler à cheval lors du 14 juillet…

samedi 16 septembre 2017

Pendant les ravages de l'ouragan Irma, Brigitte Macron a mieux à faire

Madame la présidente entreprend de revisiter l’Elysée 

Le couple Macron accueillera les visiteurs dimanche 17 septembre dans le cadre des Journées européennes du patrimoine

Peu importe le mobilier, ce qui compte, c'est une bonne éducation
Priorité de Bribri,  reconstruire l'île de Saint-Martin ?
Melania Trump en talons aiguilles 
à la rencontre de l'ouragan Harvey au Texas
Et bien non ! Celle qui briguait à un statut de "première dame" a pris une gamelle et reste donc à la cuisine quand l'ouragan Irma frappe les Antilles. Ce n'est pas elle qu'on verra en talons-aiguilles dans la boue de la Floride, à son tour dévastée par le  même cyclone. 
Certes, rares ont été les présidents de la République à aimer l’Elysée, lieu de pouvoir, mais aussi symbole d’enfermement et de contrainte, mais delà à mépriser aussi ostensiblement le sort des habitants de Saint-Martin, il faut s'appeler Macron.  L'épouse ne s'est pas déplacée : à Saint-Barth, éventuellement, mais chez les pauvres voisins, le climat n'était pas propice à la bronzette !

Plusieurs présidents français ont envisagé d’installer la présidence ailleurs
Image associée
à une courte distance à scooter, par exemple, dans un endroit plus confortable, plus moderne et plus chaleureux. 
De Gaulle, Pompidou, Mitterrand ou Sarkozy s'étaient finalement résignés à ce palais que certains décrient, pour son austérité, mais que Louis XV avait pourtant offert à sa favorite, la marquise de Pompadour, en 1753, et qui devint le palais princier de Joachim Murat, beau-frère de Napoléon Ier, lequel en fit en 1805 sa résidence impériale. Brigitte, la petite bourgeoise, n'a pas manqué ces épisodes-là du feuilleton élyséen.

On ne peut guère reprocher au "château" que d'être petit et peu fonctionnel mais il est toutefois ré-aménageable : la République est généreuse et il reste des trésors dans les greniers du Mobilier de France, en dépit de certains qui l'ont transformé en libre service. La disparition d'oeuvres appartenant à l'Etat, dans les hauts lieux de la République, à la suite de vols ou - comme c'est le plus souvent le cas - de négligences, est longtemps restée un sujet tabou.
Sur environ 120.000 oeuvres inventoriées, 16.698 sont portées manquantes! Soit un taux de perte de 13,8%.Cette volatilisation du patrimoine de l'Etat a déjà débouché sur le dépôt de 500 plaintes environ, confiées très discrètement à la Brigade de répression du banditisme, à l'Office central de lutte contre le trafic des biens culturels et aux gendarmes de la Brigade de recherches de Paris. Les enquêtes judiciaires ont, pour la plupart, été classées sans suite, faute d'auteur identifié ou identifiable. Selon le parquet de Paris, aucun suspect n'a été mis en examen. Pourtant, en novembre 2004, Jean-Louis Debré, président de l'Assemblée nationale, signala à la justice que 39 pièces, censées se trouver au Palais-Bourbon, demeurent introuvables. 26% de pertes aux Affaires étrangères. Les ambassades figurent en tête des "institutions défaillantes", avec le ministère de la Culture. Au sommet de l'Etat, on se refuse à parler de "pillage généralisé" du patrimoine artistique de la France ...
Salons de l'Elysées
Pompidou et madame avaient d'ailleurs transformé en lieu de vie le palais de l'Élysée dont les appartements privés ressemblaient à un musée du design. En revanche, François Hollande, que le sujet n’intéressait pas, avait effectué très peu de changements, hormis quelques travaux d'entretien obligatoires (toiture, électricité). "Comme beaucoup, j’ai essayé de vivre ailleurs, mais c’est difficile d’y échapper", confiait l’ancien chef de l’Etat au printemps dont les escapades nocturnes - en scooter avec chauffeur et casque intégral pour préserver son incognito, pensait le lourdaud - ont fait de lui la risée du monde. 

En bonne sexagénaire, Brigitte Macron semble avoir adopté l’ancien hôtel d’Evreux

L'Elysée est un lieu de mort
Résultat de recherche d'images pour "Valé­rie Glomet Mobilier national"L'incroyable suicide d'État de François de Grossouvre à l'Élysée est resté dans la mémoire collective puisqu'il a marqué l'Histoire  récente, celle de la présidence de Mitterrand, le 7 avril 1994. Conseiller du président et collaborateur méprisé, il s'est donné la mort dans le bureau qu'il occupait au Palais, à la différence d'autres décès suspects dans l'entourage de Mitterrand : Roger-Patrice Pelat (1989), Charles Hernu (1990) ou Pierre Bérégovoy (1993).  Un gendarme du GIGN, retrouva sa dépouille, la tête à moitié arrachée par une balle du Magnum qu'il tenait encore en main, dans son bureau au premier étage de l'aile Ouest du palais de l'Élysée. Un détour obligé pour les journées du patrimoine...

C'est vieux, mais c'est 'classe', pour une adhérente à la CAMIF. 
Résultat de recherche d'images pour "Macron bureau Elysee"
La présidente s’emploie depuis quatre mois à dépoussiérer les lieux. Au sens littéral, car elle a taclé le personnel sur ses négligences.  "Tu as vu ? J’ai fait retirer les bergères et les moutons !", a-t-elle lancé cette semaine à un conseiller, croisé dans l’aile est du palais, où elle a installé son bureau. Hollande n'était visiblement pas allergique à la poussière
Résultat de recherche d'images pour "Brigitte Macron assise"
Elle a tant de tenue qu'elle ne saurait avoir mauvais goût
mais les employés étaient clairement, eux aussi,  des "fainéants"...

Bribi Macron a ainsi fait retirer plusieurs tapisseries "qui n’avaient pas bougé depuis les années 1950, sans être lavées, ni restaurées", justifie l’un de ses collaborateurs. 

La sexagénaire "va appor­ter sa touche de fraî­cheur à l'Élysée"
Image associée
Les Pompidou avaient fait appel au designer
Pierre Paulin pour la rénovation du 'château'
L'annonce de Gala, dès mai 2017, ne manquait pas d'humour. "Emma­nuel Macron et sa femme souhaitent moder­ni­ser le mobi­lier du Palais en remplaçant les objets clas­siques par des pièces contem­po­raines," y lit-on avec un intérêt mitigé. 
"Si Brigitte Macron a tendance à recy­cler ses tenues [sic : LVMH s'en est aussitôt ému et tente de pallier cette incongruïté ! ], ce n’est pas le cas pour la déco de ses inté­rieurs. 
Résultat de recherche d'images pour "decoration Elysse par Pompidou"
Giscard d'Estaing avait fait expédier ce mobilier
dans un musée d'art contemporain 
Emma­nuel et Brigitte Macron souhaitent donner un coup de jeune au mobi­lier de l’Ély­sée (Gala). Inter­ro­gée par RTL, Valé­rie Glomet, direc­trice de la cellule "ameu­ble­ment" du Mobi­lier natio­nal, raconte l’ins­tal­la­tion des nouveaux loca­taires de l’Ély­sée : "Le palais de l’Ély­sée nous demande des objets d’art contem­po­rain, des tapis­se­ries contem­po­raines, du mobi­lier contem­po­rain." En ceci, le couple se démarque de leurs prédé­ces­seurs : "C’est excep­tion­nel, c’est nouveau et on en est très fier", s'ébaubie Valé­rie Glomet, qui raconte n'importe quoi et zappe le couple Pompidou. 
Ajoutons que Bribri a fait débarrasser la porcelaine : Emmanuel serait-il impulsif? 

Les Macron ont décidé d'offrir une nouvelle jeunesse aux 260 mètres carrés dont ils disposent après les impor­tantes réno­va­tions qui ont retardé leur emmé­na­ge­ment. 
L'une a du goût. Et l'autre ?
Le couple a à sa dispo­si­tion les 15.000 pièces du Mobi­lier natio­nal. Ils doivent toute­fois adres­ser une demande avant de piocher leurs pièces favo­rites [dure, dure la vie de 'château']

Selon Bernard Brigou­leix, co-auteur de L’Ely­sée : Véri­tés et légendes, inter­rogé par Ouest-France en mai dernier : "On ne touche qu’aux appar­te­ments privés et aux bureaux, mais pas aux salon offi­ciels ".
Emma­nuel Macron garde le bureau histo­rique dans le salon doré comme bureau de récep­tion, mais installe un deuxième bureau au design épuré pour travailler. 
Brigitte Macron, elle, a déjà installé son bureau au rez-de-chaus­sée de l’aile privée, dans le Salon des Fougères. Celle qui porte une atten­tion parti­cu­lière à soigner son style moderne et chic en fait autant pour ses inté­rieurs. 

Résultat de recherche d'images pour "Kupka Elysée"Aupa­ra­vant, Georges et Claude Pompi­dou avait apporté une touche de moder­nité à l'Élysée en faisant appel au desi­gner Pierre Paulin, en installant des toiles d’art abstrait de Kupka et de Delau­nay. Mais Valéry et Anne-Aymone Giscard d’Es­taing avait réintroduit les styles Louis XV et Louis XVI dans les lieux. 
Mis à part le goût du contem­po­rain de François et Danielle Mitter­rand, le style empire a eu les faveurs de Jacques Chirac, François Hollande et Nico­las Sarkozy. 
Résultat de recherche d'images pour "mobilier des Macron a Elysee"En ceci, Emma­nuel et Brigitte Macron cassent la tradi­tion en comman­dant près de 1.300 meubles. C’est bien plus qu’une année normale, selon la direc­trice ameu­ble­ment du Mobi­lier natio­nal... Ca fait peur !

Pour se meubler à l'Elysée, l
e couple Macron a-t-il tapé sur son Livret A
ou sur les économies budgétaires que la présidence ne s'imposera pas ?

 

mardi 11 juillet 2017

Affaire Grégory : l'ex-juge Lambert retrouvé mort à son domicile

Quelle est la part de responsabilité de la presse et de la justice ?

Il a été le premier juge d'instruction dans l'affaire Grégory qui vient d'être relancée, plus de trente ans plus tard

L'ancien magistrat Jean-Michel Lambert a été retrouvé mort 
mardi soir à son domicile dans la Sarthe, non loin du centre ville du Mans. L’information est confirmée par des "sources proches du dossier". De sources concordantes, la mort peut être "consécutive à un suicide". Alertés par une voisine en début de soirée, elle-même alertée par l'épouse absente du défunt, les secours auraient découvert son corps "avec un sac plastique" noué sur la tête à l’aide d’un foulard. L’ancien juge d’instruction avait 65 ans. 

La police judiciaire d’Angers a été saisie et le parquet du Mans a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de la mort. Selon les premiers éléments de l’enquête, aucune trace d’effraction ou de lutte n’a été relevée dans son appartement. Le procureur de la République du Mans était sur place en fin de journée, a-t-on appris du Parquet. 

Résultat de recherche d'images pour "juge Maurice Simon"
Surnommé "le petit juge", Jean-Michel Lambert, avait 32 ans le 16 octobre 1984, lorsque  le cadavre du petit Grégory, quatre ans, a été retrouvé ligoté dans la Vologne. Le jeune trentenaire était affecté à son premier poste, mais était pourtant seul juge d’instruction à Epinal (Vosges). Harcelé par la presse, il avait longtemps été désigné comme l’un des responsables du fiasco judiciaire de l’une des énigmes criminelles les plus marquantes en France, avant de retomber dans l’anonymat des prétoires et de se consacrer à l’écriture. 

Le 11 juillet, jour du suicide présumé, la chaîne BFM TV a justement révélé des extraits des carnets personnels du juge Maurice Simon, le magistrat qui avait repris de zéro l’affaire Grégory en 1987, après que le juge Lambert a été dessaisi du dossier à sa demande en 1986"J'avais des accès de boulimie; je voyais se profiler une dépression, expliqua l'ancien magistrat, dessaisi du dossier Grégory.
Il ne reviendra jamais à l'instruction. Envoyé en 1988 comme juge du siège à Bourg-en Bresse, dans l'Ain, il fut nommé en 2003 au tribunal de grande instance du Mans, où il terminera sa carrière.


Le juge Simon tient des propos accablants à l'encontre de son cadet

Résultat de recherche d'images pour "juge Maurice Simon"Alors que les journalistes ou les policiers se montrent solidaires de leurs collègues, ce juge est cinglant. "On reste confondu devant les carences, les irrégularités, les fautes […] ou le désordre intellectuel du juge Lambert. Je suis en présence de l’erreur judiciaire dans toute son horreur", écrit cet aîné du juge Lambert après les accusations et les pressions contre Christine Villemin, la mère du petit Grégory.  

En juillet 1985, le juge Lambert avait en effet opéré un spectaculaire revirement, portant ses soupçons sur la mère du garçonnet qui sera totalement innocentée en 1993 au terme d’un non-lieu retentissant pour "absence totale de charges", formule inédite aux accents d’excuse et d’aveu d’erreur judiciaire. 

Le quotidien Libération avait provoqué une auto-critique du juge Lambert

Laurence Lacour, journaliste qui a couvert l'affaire pour la radio Europe 1 et en a tiré un livre, "Le Bûcher des innocents", l'accabla : "Il ne maîtrisait pas la procédure. Certains de ses actes ont eu des conséquences irréparables".

En 2014peu avant qu'il ne presse sa retraite, le Petit Juge avait été amené à reconnaître des erreurs de procédure. "Je n’ai pas accordé au départ toute l’attention que j’aurais dû à ce dossier. J’étais le seul juge d’instruction d’Epinal. J’ai fini l’année avec 229 dossiers. Grégory portait le numéro 180." 

"
Je n'étais pas trop jeune, mais débordé. J'avais des centaines de dossiers à traiter. Au début, je n'ai pas pu accorder toute l'attention qu'elle méritait à cette affaire", assurait-il dans un entretien à l'AFP en 2014.
"C’est une affaire qui m’a accompagné tout au long de ma carrière et de ma vie", disait-il la même année à BFMTV, expliquant y penser avec "révolte".
"Une autre dimension a été très importante:
la pression médiatique. Avoir travaillé sous haute tension comme je le dis dans mon livre, ça ne m’a pas empêché de faire mon travail le mieux possible", ajoutait-il.

A l’époque, il disait que "le diable" était dans cette affaire, rappelle l'AFP, avec l'intention de lui faire à nouveau du tort, trente ans plus tard.
 
Pourquoi un tel acharnement de la presse et de la justice ?

Juge Simon
Ce juge était un opposant à la peine de mort mais, ait exceptionnel dans le milieu, il se disait "anarchiste de droite, attaché aux valeurs de la famille et du travail, et à son pays". Une tare indélébile, encore aujourd'hui.

Après avoir publié en 1987 un livre sur l'affaire Grégory, "Le Petit Juge", il avait écrit des romans. 

Dans "Scrupules", une modeste famille d’Auvergne frappée par un terrible fait divers affronte des journalistes sans vergogne.

"Un monde sans vérité" parle d’un juge d’instruction et d’analyses ADN. 

"Je suis catastrophé, c’est infiniment triste", a confié l’avocat des époux Villemin, Me Thierry Moser, réagissant à l'annonce du décès de l'ex-juge Lambert. "Je garderai de lui le souvenir d’un homme qui a été confronté à un dossier difficile, qu’il n’a pas su maîtriser et qui a été pris dans un vertige irrépressible". 
"Quelles que soient les causes de ce qui semble être un suicide, je n’ai aucune animosité envers lui. Je critique les conclusions qu’il a tirées de son instruction mais je ne critiquerai jamais l’homme", a poursuivi Me Moser, qui défend depuis le décès de Grégory, le 16 octobre 1984, les intérêts des parents de l’enfant, Jean-Marie et Christine Villemin.
Qui, Maître Moser, vise-t-il, en revanche ?

samedi 5 mars 2016

Un entrepreneur en difficulté s'est immolé sur son lieu de travail, dans le Haut-Rhin

Hollande et Valls, responsables, mais pas coupables

Emmanuelle Cosse, ministre du Logement, aux obsèques de ce patron ?

Hubert Dietlin, 57 ans,  s'est suicidé en s'immolant par le feu sur son lieu de travail, ce vendredi 4 mars, à Vieux-Ferrette (Haut-Rhin). "Les premières constatations laissent à penser qu'il s'agit d'un acte de désespoir", selon le procureur de Mulhouse, Dominique Alzeari. 

On dit que sa société de BTP connaissait de gros problèmes de trésorerie.
La société de travaux publics qu'il dirigeait était en proie à des difficultés financières et il n'a probablement "pas dû assumer tout ça", a tenté d'expliquer le magistrat. La veille, la victime avait eu un rendez-vous avec son banquier pour solliciter des prêts.
Pourtant, la veille au soir encore, "on avait parlé des futurs chantiers, d'un appel d'offres, souligne Denis Rouyer. "Je ne crois pas qu'il pensait à ça à ce moment-là".

Les faits se sont déroulés au petit matin, vers 6h30. 

Des caméras de surveillance ont permis de confirmer qu'il n'est intervenu "aucun facteur extérieur" dans la mort du quinquagénaire, précise le procureur. "L'homme est arrivé sur les lieux plus tôt que d'ordinaire. Après avoir ouvert la porte du hangar, il s'est emparé d'un bidon d'essence d'environ 20 litres avant de s'asperger l'ensemble du corps du combustible et d'y mettre le feu. Le chef d'entreprise a parcouru quelques mètres dans la cour avant de s'effondrer", selon les précisions des Dernières Nouvelles d'Alsace (DNA).

Le neveu du chef d'entreprise a essayé de lui porter secours. Les pompiers, arrivés peu après sur place, ont également tenté de le réanimer en vain. Selon L'Alsace, la victime dirigeait l'entreprise familiale avec son frère. "Le drame est intervenu dans un contexte familial", précisent les DNA.

Le  patron "déprimait un peu: il était dans le doute," témoigne le responsable administratif et financier de l'entreprise. 
"Il ne respirait pas la joie, mais je ne pensais pas que c'était à ce point-là", renchérit sous couvert d'anonymat une habitante de Vieux-Ferrette.
En 2014, l'entreprise avait affiché un résultat de près de 300.000 euros dans le rouge, mais elle avait remonté la pente et était parvenue à l'équilibre en 2015, indique le responsable financier. Ce fut cependant au prix  de quelques coupes dans les effectifs: l'entreprise comptait près d'une quarantaine de personnes il y a quelques années encore contre 28 salariés aujourd'hui.
Hubert Dietlin n'a laissé aucune lettre, aucun message.

17 personnes sont mortes sous les balles d'islamistes fous furieux à Charlie Hebdo et dans une épicerie kasher. Sur la  même période d'une semaine, 180 artisans et petits chefs d’entreprise se donnent la mort chaque année, soit plus de 10 'Charlie Hebdo' par an. Qu'un seul postier mette fin à ses jours et les media étalent compassion et accusations… Mais qu'un petit artisan se suicide au fond d'une région et la presse parisienne y consacre trois lignes en page 10. saignés, ruinés, bafoués, écrasés par une telle montagne de charges que les petits patrons pas pu la supporter.
L’Urssaf - et toutes les caisses d’assurance professionnelles - chargent la mule à chaque fin de mois,  rappelant que vous êtes vulnérable vous arrachant 54% de ce que vous avez gagné, contre une "protection sociale" qui vous protège de tout sauf du désespoir et de la mort… C'est le 'modèle social français' que le monde entier nous envie.
Alors qu’aux Etats-Unis, l’échec est vu comme un préalable incontournable à la réussite, en France, il semble la plupart du temps insurmontable et peut plonger les entrepreneurs dans un profond désarroi.

mercredi 17 février 2016

"Rester, j'en aurais crevé", lâche Taubira sur le gouvernement Valls

Est-ce une mise en garde ou un souhait pour les accrocs, les retours  et nouveaux arrivants ?

Travailler avec Valls et Hollande, c'est le retour à la peine de mort
 
Faites un DON au gouvernement et
SAUVEZ la VIE d'un(e) MINISTRE...
L'ancienne garde des Sceaux est sortie du couloir de la mort. 
Mais elle revient... sur son départ du gouvernement (ouf!) 
"Certains m'ont dit qu'on ne crève pas de ne pas être tout à fait d'accord. Rester [au gouvernement] en négligeant un désaccord majeur, je sais, moi, que j'en aurais crevé", confie, dans un entretien paru ce mercredi dans Les InRockuptibles, ce magazine culturel pour les nantisqu'abien dû lire Fleur Pellerin pour être aussi inculte et qui est la propriété du banquier Matthieu Pigasse, également actionnaire du journal Le Monde.

"Cela fait plus de 20 ans que j'entends dire que le pays se droitise. Mais la gauche est-elle obligée d'accompagner cette droitisation? Non. Sinon, on ne fait pas de politique", observe l'ancienne garde des Sceaux, Christiane Taubira, indépendantiste guyanaise

Démissionnaire du gouvernement, mais déterminée à se battre

L'exécutif n'est-il donc pas combatif ? Après quatre années au pouvoir, la ministre de la Justice dresse un bilan pitoyable de son passage aux affaires en déclarant qu'on est plus efficace en dehors du gouvernement.  
Elle a échoué au service des Français et réduit le spectre de ses activités à la gauche, pour laquelle elle se dit "prête" à se "battre" pour l'avenir. Son sectarisme idéologique est pourtant tout ce qui restera de son passage Place Vendôme. 
  
Taubira désespère de la gauche

"Personnellement, j'ai plutôt envie de batailler et d'expliquer pourquoi la gauche porte le projet possible pour l'avenir." 
"Qui vous a dit que j'allais me reposer?, poursuit-elle. D'accord, j'ai beaucoup travaillé dans ma vie, j'aurais le droit de me reposer. Mais je suis tourmentée. (...) Je ne pensais pas qu'on se retrouverait aujourd'hui devant une telle urgence de combat. On ne peut laisser le champ libre. Donc, oui, je suis prête à me battre", assure, à 64 ans, l'ancienne candidate (PRG) à l'élection présidentielle de 2002. Elle était arrivée en 13e position du premier tour de scrutin, avec 2,32 % des voix.
"Je n'ai pas une conception messianique de la politique [juste christique...]. Nous avons chacun nos responsabilités et nos obligations, mais je refuse de considérer que tout doit se cristalliser autour de moi" [quelle idée!], lance-t-elle cependant. L'humilité la caractérise... 

"Risques de repli, d'affolement, d'aveuglement" Christiane Taubira répond également indirectement à Manuel Valls qui a critiqué le week-end dernier depuis l'Allemagne la politique d'accueil des réfugiés conduite par Angela Merkel. "Aucun de nous ne peut être indifférent aux exodes. C'est une question existentielle. Mais la solution n'est pas à la seule portée de la chancelière allemande. Or, par
la désertion des autres, Angela Merkel s'est retrouvée dans l'impasse. Elle a, d'une certaine façon, buté sur l'inexistence de l'idée européenne." 
"Aujourd'hui, nous sommes confrontés à des difficultés telles que les risques de fragmentation, de repli, d'affolement, d'aveuglement sont considérables", met-elle en garde.

On est prêt à une concession: ils sont légions ceux et celles qui regrettent son départ...