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mercredi 13 mars 2019

Plus d'un Français sur deux a déjà dû accepter un emploi qui ne lui correspond pas


Macron impose flexibilité et mobilité aux Français en recherche d'un emploi 

55% des personnes en recherche d'emploi ou ayant recherché un emploi ont fait des concessions pour retrouver un travail

Résultat de recherche d'images pour "traverser la rue"

C'est la révélation du baromètre d'une association fondée par un haut-fonctionnaire, ancien commissaire au Plan et proche de Jacques Delors, l'association Solidarités nouvelles face au chômage, révélés le 12 mars 2018. Au quatrième trimestre 2018, 2,47 millions de chômeurs comptabilisés en France métropolitaine par l’INSEE, les 3,4 millions dénombrés par Pôle emploi ou les près de 9 millions, si on n'exclut pas l'Outre-mer  ?
Taux de chômage en Europe


Le taux de chômage des jeunes est particulièrement élevé en France puisqu’il atteignait près de 19 % de la population active des 15-24 ans au 31 décembre 2018 (21,1 %, selon les comparaisons européennes d’Eurostat qui sont des estimations pour décembre 2018), ce qui le situe parmi les plus élevés en Europe.
Taux de chômage des jeunes
"Les gens sont prêts à tout pour sortir du chômage", observe Vincent Godebout, délégué général de l'association Solidarités nouvelles face au chômage (SNC), qui accompagne 4.000 demandeurs d'emploi. Selon la deuxième vague du baromètre sur le chômage et ses impacts*, réalisée par OpinionWay pour son association, plus d'un actif sur deux (55%) s'est déjà trouvé dans la situation d'accepter un emploi qui ne lui correspondait pas vraiment pour sortir du chômage.

"Il n'y a pas de sens à mon travail"

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Les sondés sont ainsi prêts à faire des concessions dans plusieurs domaines, en premier lieu, sur la rémunération : 42% d'entre eux assurent ainsi avoir revu leurs ambitions salariales à la baisse, tandis que 39% ont fait des concessions sur la nature du travail, sous-qualifié par rapport à leurs compétences.

Christine, 49 ans, est dans cette situation. Cette ancienne analyste marketing enchaîne les contrats courts depuis dix ans à des postes d'assistantes commerciales. Depuis quelques jours, elle vient de commencer un master spécialisé en e-commerce et en marketing digital. "J'en avais marre d'enchaîner les missions, marre d'être assistante. C'est un gros investissement mais c'est très motivant", affirme-t-elle.

Résultat de recherche d'images pour "traverser la rue"C'est ainsi le cas d'un manager de 47 ans. Licencié après un plan de sauvegarde de l'emploi en 2016, il effectue une formation pour se reconvertir dans le médico-social. Mais, ne trouvant aucun travail dans ce secteur, il se voit contraint d'accepter, il y a an et demi, un poste de "simple acheteur dans l'industrie". Son nouvel emploi - en traversant la rue, ou plusieurs - le rémunère alors 40% moins que son ancien, "pour un degré de responsabilité et d'intérêt proche de zéro". "Il n'y a pas de sens à mon travail. Certains matins, il est très difficile de trouver la motivation nécessaire", déplore-t-il. "Aujourd'hui, je travaille sous la responsabilité de personnes qui auraient pu être sous mes ordres, c'est rageant." 

D'autres ont fait des
concessions sur le secteur d'activité qui ne correspondait pas à leur formation (39%), ou encore le type de contrat (37%).
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C'est l'exemple typique du passage du 'je ne cherchais qu'un CDI', qui est toujours perçu comme le Graal, à 'je suis prêt à prendre un CDD, voire des CDD de courtes durées,' explique Vincent Godebout, délégué général de l'association SNC.

Image associéeEnfin, 35% des actifs ont fait des concessions sur les conditions de travail offertes, comme les horaires, tandis que 21% d'entre eux ont accepté de revoir leurs critères sur la situation géographique de leur emploi.

"Les méthodes de recrutement doivent évoluer"

Image associée"Si les personnes sont prêtes à faire de telles concessions, il faut que l'on réfléchisse aux relations entre les recruteurs et les futurs recrutés. Il faut réinterroger les processus de recrutement", estime Vincent Godebout. Pour le délégué général de SNC, "les méthodes de recrutement doivent évoluer". En clair, il ne faut plus être seulement dans la lecture du sacro-saint CV et l'analyse des compétences, mais aussi pouvoir détecter le potentiel de chaque personne, notamment via les méthodes agiles.
Autre enseignement à tirer, selon Vincent Godebout : le développement des formations pendant la période de chômage, mais aussi pendant la période de prise d'emploi."Notamment pour les gens qui changent de secteur d'activité, il faut imaginer des périodes de formation sur les nouveaux postes, sous réserve que les contrats ne soient pas ultra-courts", précise Vincent Godebout.

* "Baromètre SNC-septembre 2017 – Comisis / Opinion Way". 
L'étude a été réalisée du 5 au 21 mars 2018 auprès de 2.135 personnes. L'échantillon est représentatif de la population des actifs de 18 ans et plus, hors retraités et hors inactifs. L'échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, de sexe, catégories socioprofessionnelles, après stratification par régions et par catégories d'agglomération.

dimanche 20 janvier 2019

Indemnités chômage en cas de démission : Macron a du retard à l'application et le compte y sera-t-il ?

"Vous parliez ? J'en suis fort aise. Eh bien, agissez maintenant !"
L'ouverture des droits aux indemnités chômage aux salariés démissionnant en vue d'ne reconversion professionnelle - une traversée de la rue - ne devrait pas être mise en oeuvre avant plusieurs mois



Problème ? La mesure devrait s'accompagner de critères plus sélectifs qui devraient en restreindre le nombre de bénéficiaires. Et en période de crise sociale, le moment n'est pas vraiment idéale, d'autant que le "débat national" va tenir les Gilets jaunes en haleine jusqu'en mars et avril... Le "maître des horloges" est pris  à son propre piège.

"Avec un peu de bon sens (...), on peut donner ce droit aux salariés".
Telle avait été la position du prétentieux six mois après son élection, au sujet de la possibilité accordée aux démissionnaires d'être indemnisés, dans la perspective d'une reconversion professionnelle.


Il assure que ses promesses de campagne sont son seul credo, mais il met le temps à passer à l'acte. Cette assurance chômage n'existe pour le moment que "sur le papier", après son adoption le 1er août 2018 lors du vote de la "loi avenir professionnel" du 5 septembre 2018 et validée - partiellement -par le Conseil constitutionnel. La mesure doit désormais être validée par un décret d'application, "qui doit théoriquement être pris en mars", avance le JDD dans son édition du 20 janvier.
Porteuse du projet, Muriel Pénicaud est déjà celle qui a conduit à la révolte des Gilets jaunes en faisant passer sa 'Loi Travail' en force par voie d'ordonnances, court-circuitant les parlementaires consentants par le biais de l'article 49.3.

Macron va laisser des chômeurs sur le bord de la route.
Les négociations, confiées par le chef de l'Etat aux partenaires sociaux, ont abouti sur un mécanisme qui risque cependant d'être "déceptif". "Ce nouveau droit ne changera pas la vie des salariés car il sera très cadré", estime une déléguée CGT de Pôle emploi, citée anonymement par le JDD.

L'ancienneté demeure le premier critère d'éligibilité. 
L'ouverture aux droits ne pourra se faire qu'après cinq, voire sept ans d'activité (option privilégiée par les syndicats) : voilà pour les jeunes et les plus précaires. 
Une fois cette condition satisfaite, le salarié démissionnaire devra présenter un projet professionnel "réel et sérieux", à faire valider par une commission paritaire régionale. Or, cette commission n'est pas encore créée. 
Enfin, le salarié devra satisfaire à un entretien avec un conseiller en évolution professionnelle avant de pouvoir s'inscrire à Pôle emploi. 

Les évaluations du coût de la mesure telle qu'annoncée dans un premier temps avaient alarmé, y compris dans les organisations syndicales qui gèrent paritairement l'assurance-chômage avec le patronat. Certaines estimations allaient jusqu'à 14 milliards d'euros la première année de mise en oeuvre. Ce coût, depuis réévalué à 280 millions d'euros par an. Pour maintenir l'équilibre du régime, il était à craindre que  les droits de l'ensemble des chômeurs ne soient réduits.

L'arnaqueur de l'Elysée annonce un coup de pouce aux "smicards" ...qui était déjà dans son programme

En décembre dernier, le hâbleur avait clamé  que les travailleurs au salaire minimum légal toucheraient 100 euros de plus par mois en janvier. C'est maintenant. Mais il ne fait rien de plus, en réalité, qu'accélérer l'application d'une promesse de campagne. Le choix des mots employés permet parfois de faire des miracles en matière de communication. Mais en arithmétique, a fortiori en économie, une addition produit une somme plus élevée. En rhétorique et en politique, ce n'est pas automatique. 

Lors de son allocution solennelle visant à apporter des réponses à la crise des Gilets jaunes, Jupiter en majesté avait multiplié les annonces fiscales et les gestes financiers en faveur des classes moyennes et populaires. "Le salaire d'un travailleur au Smic augmentera de 100 euros par mois dès 2019", avait-il notamment indiqué, "sans qu'il en coûte un euro de plus pour l'employeur".

Dans sa manière de présenter les choses, le chef de l'Etat avait donné à penser que cette mesure pouvait être un coup de pouce au salaire minimum légal. Mais en réalité, il s'agit simplement de l'accélération de l'application d'une promesse de campagne, qui figurait déjà en page 7 de son programme présidentiel. "Tous les smicards qui bénéficient de la prime d'activité toucheront par exemple l'équivalent d'un 13e mois de salaire, soit 100€ nets de plus chaque mois", peut-on y lire.

En janvier, la hausse ne dépassera pas "80 euros"
Résultat de recherche d'images pour "tour de bonneteau"
Pressé de clarifier le galimatias du bonimenteur, l'Elysée confirme qu'il s'agit bien d'une seule et même mesure, qui entrera finalement en vigueur le 1er janvier 2019, alors qu'elle était initialement prévue pour la fin du quinquennat. Les travailleurs concernés devraient percevoir les 100 euros mensuels supplémentaires à le suite d'un tour de passe-passe : environ 80% du montant passerait par l'augmentation de la prime d'activité, et les 20% restants par un allègement des cotisations sociales.

Une autre rouerie s'est glissée dans le discours du chef de l'Etat
Contrairement à ce qu'il a indiqué, le "salaire d'un travailleur au Smic" n'augmentera pas exactement 3de 100 euros par mois dès 2019". En effet, une première vague de baisse des cotisations sociales a déjà permis une hausse d'environ 20 euros du salaire net des smicards en octobre. En janvier, leurs revenus mensuels augmenteront seulement de 80 euros par rapport au trimestre précédent.

Il reste toutefois une situation dans laquelle les travailleurs au Smic pourraient bel et bien voir le total de leurs revenus augmenter de 100 euros en janvier 2019 par rapport à ceux de décembre 2018. En effet, la revalorisation légale du salaire minimum s'élèvera mécaniquement de 1,8% en janvier prochain du seul fait qu'il est annuellement indexé sur l'inflation... Soit environ 25 euros. Lesquels viendront s'ajouter aux 80 euros précédemment cités, et permettront d'atteindre une hausse d'environ 100 euros au global.
Un tour de bonneteau !

mercredi 2 janvier 2019

Une députée LREM : il faut traquer les chômeurs pour plus de justice sociale...

Le parti du président réclame des sanctions plus dures dans une "logique de justice"

Les Gilets jaunes et leurs sympathisants ne sont toujours pas entendus de la majorité présidentielle

La porte-parole de LREM (ci-contre) a assumé mercredi des sanctions plus dures pour les chômeurs en cas de manquement à leurs obligations au nom d'une "logique de justice".

Un décret publié le dimanche 30 décembre 2018, la veille des voeux du président Macron, rend certaines sanctions prévues plus dures que ce qu'avait initialement annoncé le gouvernementdans le prolongement du volet "contrôle des chômeurs" de la réforme "avenir professionnel" (Loi pour la "Liberté de choisir son avenir professionnel", sic, en cinq points) adopté dans son principe - cet été -  par l'Assemblée à majorité macronienne.

Macron ne cède rien contre rien
"C'est fait tout simplement dans une logique qui est une logique de justice", a plaidé Aurore Bergé, députée LREM des Yvelines sur Cnews, en défendant un "équilibre entre des droits supplémentaires", par exemple en matière de formation, et des "devoirs supplémentaires, recherche d'emploi notamment".
"A partir du moment où vous ne venez pas à votre rendez-vous avec Pôle emploi et donc que vous n'êtes pas dans une recherche active d'emploi et que vous ne respectez pas quelque part le contrat que vous passez avec la société, avec les Français, c'est logique qu'il puisse y avoir des sanctions", a-t-elle jugé.

En mars dernier, la ministre du Travail avait annoncé de nouvelles sanctions, certaines allégées, d'autres alourdies, pour les chômeurs. 

Le fait de ne pas se rendre à un rendez-vous avec un conseiller, par exemple, devait être sanctionné de 15 jours de radiation des listes, au lieu des deux mois actuellement en vigueur. Finalement, ce sera un mois de radiation selon le texte du décret, deux mois au bout de deux manquements et quatre mois au "troisième manquement" constaté.

S'agissant des sanctions concernant l'insuffisance de recherche d'emploi (refus à deux reprises de deux offres raisonnables d'emploi par exemple), le gouvernement avait évoqué des sanctions graduelles: suspension de l'allocation d'un mois la première fois, de deux mois la deuxième fois et quatre mois la troisième fois. Il avait alors précisé que l'allocation serait amputée à partir de la deuxième fois.
D'après le décret, l'allocation est "supprimée" dès le premier manquement et non "suspendue", ce qui permettait de conserver ses droits.

A. Bergé a fait valoir que sur la formation professionnelle, le gouvernement "a mis le paquet", avec "un million de chômeurs de longue durée qui vont bénéficier d'une formation". Or, l'aide d'Etat à la formation professionnelle est une manne pour les syndicats.

Résultat de recherche d'images pour "aurélien Taché"
"Les sanctions beaucoup plus dures, ça doit s'accompagner de propositions d'emplois plus importantes et d'accompagnement plus importantes", a plaidé sur France Inter le corapporteur de la loi "avenir professionnel" et député LREM Aurélien Taché, ci-contre, ancien militant socialiste, conseiller auprès des ministres du Logement Sylvia Pinel (Mouvement radical) et Emmanuelle Cosse (Europe Ecologie-les Verts). 

"J'ai toujours dit quand j'étais rapporteur de cette loi que je n'étais pas du tout pour qu'on traque les chômeurs", car "quand ils n'ont pas de travail, c'est la plupart du temps tout simplement parce qu'ils n'en trouvent pas", a confessé ce député qui arrêta ses études en troisième et fit alors un apprentissage en plomberie, avant de militer à l’UNEF Limoges.
Lorsqu'il conseilla le candidat Macron en déplacement de campagne à Tunis, Taché s'était dit convaincu par les "idées fortes" portée par En marche ! "contre les inégalités de parcours et de destin."

vendredi 2 mars 2018

Assurance-chômage : Macron va frapper fort

Pour éliminer les démissionnaires, Pénicaud ira "plus loin" que les partenaires sociaux en termes d'indemnisation

Syndicats et patronat ont finalisé le 22 février un accord sur l'assurance chômage

Résultat de recherche d'images pour "démissionnaire chomage chomage"Il prévoit une indemnisation pour les salariés qui démissionnent en vue d'une reconversion professionnelle, a annoncé jeudi la ministre du Travail Muriel Pénicaud dans un entretien au Parisien.
"Nous sommes en phase avec le texte de l'accord", déclare M. Pénicaud. Concernant notamment la lutte contre les contrats précaires, "nous allons respecter ce que les partenaires sociaux ont prévu dans leur accord", a-t-elle fait valoir.
Selon elle, les branches "n'auront plus le choix", ce sera leur "dernière chance" de se saisir de la question.

Autre différence, le nouveau droit sera mobilisable par un démissionnaire souhaitant "créer son entreprise". Après l'avoir un temps envisagé, les partenaires sociaux avaient, eux, retiré cette possibilité de leur texte final. 

Le gouvernement respectera le compromis avec les syndicats sur les contrats courts.
Mais le texte demande toutefois aux branches professionnelles de réduire, par la négociation, le recours aux contrats courts. Les branches auront "jusqu'à fin décembre pour prendre des mesures afin de modérer le recours aux contrats courts". 
Faute de "résultats satisfaisants", "le gouvernement prendra ses responsabilités" en leur imposant "un bonus-malus dont la possibilité sera inscrite dans le projet de loi".

En revanche, la ministre ne compte pas reprendre l'accord à la lettre concernant les démissionnaires

Un droit mobilisable "tous les cinq ans", au lieu de sept permettra au gouvernement d'aller "plus loin" que les partenaires sociaux sur l'indemnisation chômage des démissionnaires.
"Les partenaires sociaux ont mis comme condition d'avoir une durée d'activité ininterrompue de sept ans dans l'entreprise pour en bénéficier. On souhaite aller plus loin qu'eux sur ce point : instaurer un droit tous les cinq ans", assume la ministre.

En revanche, la ministre recule en validant la proposition des partenaires sociaux d'indemniser les démissionnaires dans "les mêmes conditions que n'importe quel chômeur", alors qu'elle tablait initialement sur un droit minoré.
Avec les critères retenus par le gouvernement, la mesure concernerait "entre 20.000 et 30.000 personnes par an" et coûterait "quelques dizaines de millions d'euros supplémentaires" par rapport aux 180 millions budgétés par les partenaires sociaux.

Concernant l'indemnisation des indépendants, sujet que les partenaires sociaux avaient renvoyé dans le camp du gouvernement, la ministre annonce qu'un "droit de 800 euros par mois pendant six mois" sera mis en place, "financé par la CSG" et "destiné aux indépendants qui sont en liquidation judiciaire et qui avaient un bénéfice annuel autour de 10.000 euros".

Le contrôle des chômeurs sera renforcé
Le renforcement des contrôles devra "aller de pair avec un accompagnement plus rapide et personnalisé des demandeurs d'emploi," insiste la ministre.
Pour le contrôle des chômeurs, le gouvernement va "tripler les équipes de contrôle de Pôle emploi", qui "vont passer de 200 à 600 agents d'ici à la fin de l'année".

En revanche, la question des sanctions n'est pas tranchée, pour l'heure. 
"Nous allons en discuter rapidement avec les partenaires sociaux", indique la ministre, qui juge le système actuel "incohérent". La notion d'offre raisonnable d'emploi va notamment être définie "plus précisément" pour que les sanctions après deux refus soient "pleinement applicables".