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mercredi 13 mars 2019

Plus d'un Français sur deux a déjà dû accepter un emploi qui ne lui correspond pas


Macron impose flexibilité et mobilité aux Français en recherche d'un emploi 

55% des personnes en recherche d'emploi ou ayant recherché un emploi ont fait des concessions pour retrouver un travail

Résultat de recherche d'images pour "traverser la rue"

C'est la révélation du baromètre d'une association fondée par un haut-fonctionnaire, ancien commissaire au Plan et proche de Jacques Delors, l'association Solidarités nouvelles face au chômage, révélés le 12 mars 2018. Au quatrième trimestre 2018, 2,47 millions de chômeurs comptabilisés en France métropolitaine par l’INSEE, les 3,4 millions dénombrés par Pôle emploi ou les près de 9 millions, si on n'exclut pas l'Outre-mer  ?
Taux de chômage en Europe


Le taux de chômage des jeunes est particulièrement élevé en France puisqu’il atteignait près de 19 % de la population active des 15-24 ans au 31 décembre 2018 (21,1 %, selon les comparaisons européennes d’Eurostat qui sont des estimations pour décembre 2018), ce qui le situe parmi les plus élevés en Europe.
Taux de chômage des jeunes
"Les gens sont prêts à tout pour sortir du chômage", observe Vincent Godebout, délégué général de l'association Solidarités nouvelles face au chômage (SNC), qui accompagne 4.000 demandeurs d'emploi. Selon la deuxième vague du baromètre sur le chômage et ses impacts*, réalisée par OpinionWay pour son association, plus d'un actif sur deux (55%) s'est déjà trouvé dans la situation d'accepter un emploi qui ne lui correspondait pas vraiment pour sortir du chômage.

"Il n'y a pas de sens à mon travail"

Résultat de recherche d'images pour "traverser la rue"
Les sondés sont ainsi prêts à faire des concessions dans plusieurs domaines, en premier lieu, sur la rémunération : 42% d'entre eux assurent ainsi avoir revu leurs ambitions salariales à la baisse, tandis que 39% ont fait des concessions sur la nature du travail, sous-qualifié par rapport à leurs compétences.

Christine, 49 ans, est dans cette situation. Cette ancienne analyste marketing enchaîne les contrats courts depuis dix ans à des postes d'assistantes commerciales. Depuis quelques jours, elle vient de commencer un master spécialisé en e-commerce et en marketing digital. "J'en avais marre d'enchaîner les missions, marre d'être assistante. C'est un gros investissement mais c'est très motivant", affirme-t-elle.

Résultat de recherche d'images pour "traverser la rue"C'est ainsi le cas d'un manager de 47 ans. Licencié après un plan de sauvegarde de l'emploi en 2016, il effectue une formation pour se reconvertir dans le médico-social. Mais, ne trouvant aucun travail dans ce secteur, il se voit contraint d'accepter, il y a an et demi, un poste de "simple acheteur dans l'industrie". Son nouvel emploi - en traversant la rue, ou plusieurs - le rémunère alors 40% moins que son ancien, "pour un degré de responsabilité et d'intérêt proche de zéro". "Il n'y a pas de sens à mon travail. Certains matins, il est très difficile de trouver la motivation nécessaire", déplore-t-il. "Aujourd'hui, je travaille sous la responsabilité de personnes qui auraient pu être sous mes ordres, c'est rageant." 

D'autres ont fait des
concessions sur le secteur d'activité qui ne correspondait pas à leur formation (39%), ou encore le type de contrat (37%).
Résultat de recherche d'images pour "traverser la rue"
C'est l'exemple typique du passage du 'je ne cherchais qu'un CDI', qui est toujours perçu comme le Graal, à 'je suis prêt à prendre un CDD, voire des CDD de courtes durées,' explique Vincent Godebout, délégué général de l'association SNC.

Image associéeEnfin, 35% des actifs ont fait des concessions sur les conditions de travail offertes, comme les horaires, tandis que 21% d'entre eux ont accepté de revoir leurs critères sur la situation géographique de leur emploi.

"Les méthodes de recrutement doivent évoluer"

Image associée"Si les personnes sont prêtes à faire de telles concessions, il faut que l'on réfléchisse aux relations entre les recruteurs et les futurs recrutés. Il faut réinterroger les processus de recrutement", estime Vincent Godebout. Pour le délégué général de SNC, "les méthodes de recrutement doivent évoluer". En clair, il ne faut plus être seulement dans la lecture du sacro-saint CV et l'analyse des compétences, mais aussi pouvoir détecter le potentiel de chaque personne, notamment via les méthodes agiles.
Autre enseignement à tirer, selon Vincent Godebout : le développement des formations pendant la période de chômage, mais aussi pendant la période de prise d'emploi."Notamment pour les gens qui changent de secteur d'activité, il faut imaginer des périodes de formation sur les nouveaux postes, sous réserve que les contrats ne soient pas ultra-courts", précise Vincent Godebout.

* "Baromètre SNC-septembre 2017 – Comisis / Opinion Way". 
L'étude a été réalisée du 5 au 21 mars 2018 auprès de 2.135 personnes. L'échantillon est représentatif de la population des actifs de 18 ans et plus, hors retraités et hors inactifs. L'échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, de sexe, catégories socioprofessionnelles, après stratification par régions et par catégories d'agglomération.

mercredi 7 mai 2014

Le Français dépend toujours plus de sa famille

La solidarité nationale n’aide pas tous les Français équitablement

Il peut s’agir d’un soutien moral, matériel et/ou financier.
"Pouvoir mobiliser l’aide de ses proches en cas de besoin est un élément important de la qualité de la vie", écrit l’INSEE (Institut national de la statistique), dans une étude publiée mercredi. 
Engagé dans une processus de banalisation de l’abandon de certains Français sur le bord de la route socialiste, l’INSEE montre que 40% des personnes de plus de 16 ans ont reçu un soutien de la part de la famille, qu’il soit moral (35%), matériel (11%) et/ou financier (10%). Et l’assistance des proches ne cesse de se répandre depuis 2011.

Aide financière aux jeunes


Sans surprise, l’étude montre que 
“ce sont les moins de 30 ans qui reçoivent le plus souvent le soutien de leurs proches (54% contre 37% pour les personnes de 30 ans ou plus)”. Une situation qui est particulièrement vraie en ce qui concerne l’aide financière (22% contre seulement 7% pour les plus de 30 ans) et qui s’explique par leur statut d’étudiant ou de jeune précaire, alternant périodes d’activité et de chômage.

Les chômeurs et les plus de 75 ans doivent également être soutenus

Au-delà de 75 ans, la proportion de personnes bénéficiant d’un soutien repart à la hausse
(39% contre 29% pour les 60-74). Il est davantage moral (38%), que financier (moins de 10%) ou matériel (11%).
Autre catégorie de personnes bénéficiant d’une aide des proches: celle de ceux en recherche d’un emploi. Elles arrivent juste après les étudiants et les apprentis. Il y a deux ans, 51% déclaraient en avoir bénéficié. Là encore, ce soutien est avant tout moral (44%), même si 22% déclarent avoir reçu une aide financière et/ou 16% une aide matérielle.


jeudi 6 septembre 2012

Le chômage approche le seuil symbolique des 10% de la population


L’INSEE met en garde: 9,7% de la population active recherchait un emploi au 2e trimestre.
Le seuil symbolique des 3 millions de chômeurs: c'est fait, il est atteint. 

La France est maintenant en train de se rapprocher du taux tout aussi symbolique des 10% de la population active au chômage

Selon les chiffres publiés jeudi par l’INSEE, le taux de chômage en France a en effet atteint 9,7% de la population active en métropole et 10,2% avec les départements d'Outre-mer.
Le taux de chômage au second trimestre a donc augmenté de 0,1 point pour atteindre 9,7% de la population active, un chiffre que la France métropolitaine n’avait pas connu depuis 1999. 
Le nombre de chômeurs ressort à 2,785 millions en métropole, soit 52.000 de plus qu'au premier trimestre.

Le taux de chômage des jeunes (15-24 ans) a connu une hausse encore plus importante (+0,3 point sur le trimestre, +0,8 sur un an), touchant 22,7% de cette classe d'âge au deuxième trimestre 2012 en France métropolitaine. 

Celui des seniors (plus de 50 ans) a augmenté de 0,2 point sur un trimestre (+0,5 sur un an).Le chômage touche 6,7% de cette population.


Plus généralement, en France métropolitaine, 3,5 millions de personnes ne travaillent pas mais souhaitent travailler, qu’elles soient ou non disponibles dans les deux semaines pour travailler et qu’elles recherchent ou non un emploi. 
Au deuxième trimestre 2012, le taux d’emploi en CDI a augmenté de 0,2 point pour s'établir à 48,9 % de la population des 15-64 ans.

Les derniers indicateurs déjà inquiétants

Cette hausse du taux de chômage au second trimestre 2012 n’est pas vraiment une surprise : le nombre de demandeurs d’emploi est en hausse depuis quinze mois et les derniers chiffres de l’intérim pour le second trimestre avaient confirmé la tendance.
19.000 emplois en intérim ont été perdus au deuxième trimestre 2012, soit une baisse 3,5%. Sur un an, la facture est salée : selon Pôle emploi, le secteur accusait en effet en juin un repli de 9% sur un an, recensant 605.200 emplois, soit 59.600 de moins qu'un an plus tôt. 
Pour les CDD et l’intérim, le taux de chômage est stable, à 6,7%.

Pessimisme pour les prochains mois
Outre les chiffres de l’intérim, les dernières déclarations du ministre du Travail, dimanche 2 septembre, ont alarmé.Michel Sapin n’a pas hésité à annoncer que la barre symbolique des 3 millions de chômeurs sera prochainement  franchie. 
Quant au taux de chômage, il a ajouté, froidement et résigné : "ce n'est pas la peine de s'interroger sur 10%. C'est déjà fait ".
Pour tenter de redresser la situation sur le front de l'emploi, le gouvernement a récemment dévoilé deux outils
les "emplois d'avenir", théoriquement centrés sur l'insertion professionnelle des jeunes sans formation, visant à offrir des CDD ou CDI à des 16-25 ans "sans qualification ou peu qualifiés" et "prioritairement dans les zones urbaines sensibles" ou rurales "très éloignées", dans des filières vertes, secteur social, services à la personne, filières numériques, tourisme, mais Jean-Claude Mailly (FO) estime que ce type de contrats aidés "ne règle pas le problème du chômage" et la présidente du MEDEF, Laurence Parisot, que le dispositif n'est "pas terrible".
et le "contrat de génération", qui ambitionne embauche de jeunes travailleurs et maintien de seniors au sein de l'entreprise, mais les négociations se poursuivent car les partenaires sociaux sont appelés à négocier dans les prochaines semaines les "modalités concrètes d'application" avant la fin de l'année. Suivra un projet de loi qui sera débattu au Parlement début 2013
C'est pourquoi pas moins de 10 ministres socialistessont allés faire minette aux patrons lors de " l’université du MEDEF " de Jouy-en-Josas... Dont Sa Grâce Montebourg ! Bilan, selon Laurence Parisot, rappelons-le : "pas terrible !"

mercredi 2 mai 2012

F. Hollande a encore vendu du vent ce matin face à JJ Bourdin


Hollande voudrait tout à coup "donner la priorité à l'emploi"

Le magicien a sorti sa baguette magique

Il a assuré qu’ "il y aura immédiatement des emplois d’avenir" pour les moins de trente ans, notamment dans les quartiers où le taux de chômage est le plus élevé. 

Hollande déguisé
en travailleur de plus de 50 ans,
casque de protection sur l'oreille,
n'est pas assuré de retrouver un emploi...

Hollande ne s'embarrasse plus du conditionnel...
Le candidat a rappelé la précarité dans laquelle se trouvaient certains jeunes et entend ainsi "donner la priorité à l’emploi.".

Dans son tour de magie, Hollande escamote les chercheurs d'emploi de plus de 50 ans.

Hollande est né en 1954 et Sarkozy en 1955: celui-ci est de cinq mois son cadet et, dans la logique hollandienne, le président-sortant a donc plus de chances de retrouver un emploi.
D'ailleurs, la sexagénaire Martine Aubry a annoncé qu'elle quitterait le sien après le 6 mai. Pour céder la place aux jeunes et rendre à Hollande son emploi protégé ?
VOIR et ENTENDRE le candidat de la gauche à la présidentielle répondre ce matin sur BFMTV-RMC aux questions d'un bien peu incisif Jean-Jacques Bourdin.

Hollande n'a pas renoncé à séduire les électeurs du Front national

Le finaliste du second tour de la présidentielle a par ailleurs estimé que parler immigration n’est plus " sacrilège", mais François Hollande n’a pas pour autant rendu hommage  aux efforts  de Nicolas Sarkozy pour contrôler les frontières de l'Europe "passoire".

Hollande n'a fait aucun progrès depuis octobre 2011

Xavier Bertrand disait alors: "Les Français doivent bien voir qu'il y a quelqu'un qui est dans l'action, qui a l'expérience, c'est Nicolas Sarkozy, alors que d'un autre côté vous avez François Hollande qui vous dit quoi ? Qu'il faut réenchanter le rêve. On n'a pas besoin aujourd'hui d'un magicien, on a besoin de quelqu'un de solide et courageux qui protège les Français", a affirmé le ministre sur Europe 1."

A l'inverse, "qu'est-ce qui a, à la fois, protégé le revenu des Français, l'épargne des Français, réussi à sortir l'Europe de l'ornière, c'est Nicolas Sarkozy, ça compte au moment du choix", a déclaré le ministre.
Xavier Bertrand a aussi souligné que Nicolas Sarkozy est "le candidat soutenu de l'UMP mais pas seulement de l'UMP.".

Marine Le Pen n'a pas donné de consigne de vote mais Bayrou se tâte toujours !
Il y prend plaisir?

jeudi 28 avril 2011

Chômage: l'embellie que la gauche "salit"

Signe prometteur sur le front du chômage

Le nombre de demandeurs d'emploi n'ayant pas travaillé dans le mois a diminué de 21.100 en mars pour revenir à 2.680.000 en métropole, selon les statistiques publiées par le ministère du Travail. Les jeunes en bénéficient, pas les seniors.

Ce n'est pas encore l'affirmation d'un retournement définitif, mais cela pourrait l'annoncer. Le nombre de demandeurs d'emploi n'ayant pas du tout travaillé dans le mois (catégorie A) s'est établi à 2.680.000 en mars en métropole, selon les statistiques publiées mercredi 27 avril par le ministère du Travail et Pôle emploi. Il est en baisse de 21.100 , soit -0,8 % sur un mois et +0,7 % sur un an, après une baisse de 19.300 en janvier et une quasi-stagnation en février (-2.100).

Le premier trimestre aura donc été marqué par une diminution de 42.500 des effectifs de demandeurs d'emploi de catégorie A, alors qu'ils avaient augmenté de 19.000 puis de 23.000 aux deux derniers trimestres de 2010. Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, y voit « un signal fort de sortie de crise » et « souligne que l'engagement pour l'emploi du gouvernement, qui commence à porter ses fruits, ne faiblira pas, afin que l'année 2011 soit celle de la décrue durable du chômage ».

Inertie du chômage de longue durée

Si l'on considère tous les chômeurs tenus de rechercher un emploi, y compris ceux ayant travaillé dans le mois (catégories A, B et C), la situation est différente : leur nombre a encore augmenté, de 4.700, en mars, autant que la baisse de février. Mais sur le premier trimestre, il faut noter que le cumul des A, B et C est resté stable, à 4.045.400 personnes en métropole (4.306.200 DOM compris), alors qu'il avait augmenté de 50.000 lors de chacun des deux derniers trimestres de 2010.


Ces évolutions sont d'autant plus prometteuses qu'elles ne résultent pas a priori d'une accélération du traitement social du chômage. La reprise des contrats aidés constatée depuis janvier n'a pas -ou plutôt pas encore-eu d'impact statistique marqué. Elle a juste permis de compenser la fin des nombreux CUI conclus avant l'été 2010 arrivés à leur terme le mois dernier. L'embellie viendrait donc avant tout du marché de l'emploi.

« Créer un vrai choc de compétitivité »

Des tendances inquiétantes subsistent cependant.
C'est le cas de la progression qui ne se dément pas du chômage de longue durée : 1.531.000 personnes étaient inscrites à Pôle emploi depuis au moins un an en mars, soit 6.000 de plus qu'en février, alors même qu'un ensemble de mesures ciblées sur eux a été lancé par le chef de l'Etat. Cette inertie du chômage de longue durée est confirmée par le fait qu'encore une fois, c'est moins le dynamisme des sorties de Pôle emploi qui explique l'amélioration de la situation sur le front du chômage que la baisse des inscriptions. En outre, si le nombre de chômeurs de moins de 25 ans a continué à baisser, revenant à 426.100 (-1,3 % sur un mois et -6,6 % sur un an), celui des seniors a poursuivi sur sa lancée (525.300, +0,4 % sur un mois et +13 % sur un an).
« Ce sont vraiment les victimes de la crise », juge la présidente du Conseil d'orientation pour l'emploi, Marie-Claire Carrère-Gée, qui regrette que la mesure « zero charges » ciblée sur les seniors prévue par la réforme des retraites ait été abandonnée. Par ailleurs, si elle juge globalement « encourageants » les chiffres publiés mercredi, elle estime que « pour faire de 2011 une année utile, il faudrait créer un vrai choc de compétitivité, en basculant 5 points de cotisations sociales sur d'autres prélèvements que sur le travail » car « il y a encore 700.000 chômeurs de plus qu'avant la crise ».

C'était un article de Les Echos

Nuance: baisse des "demandeurs d'emploi" ou baisse du "chômage"

La presse dévalorise les efforts français de lutte contre le chômage

Travail de sape de l'opposition
Considérer les "demandeurs d'emploi" plutôt le "chômage" n'est pas anodin.

Les candides préfèreront envisager les demandeurs pour l'aspect humain, plutôt que l'emploi, notion particulièrement abstraite pour les personnes en recherche.
Oublions aussi un instant que, si les chômeurs étaient nécessairement des demandeurs d'emploi, l'industrie de la restauration ne serait pas en manque de main d'oeuvre, et attardons-nous à la terminologie socio-politique des media d'opposition.

Selon l'AFP, "les chiffres du chômage publiés mercredi 27 font état d'une baisse des demandeurs d'emploi", terminologie choisie pour ce qu'elle induit de négatif pour les salariés. S'agit-il d'induire en erreur: baisse confirmée de l'emploi au lieu du nombre des demandeurs ?
Croyez-vous, en revanche, que "Baisse du chômage, mais explosion de la précarité " aurait la même portée psychologique que "Les chiffres du chômage révèlent l'explosion de la précarité", selon le titre cette agence qui occulte toute baisse ?
Qui peut encore ignorer le dénigrement des media ? Apportent-ils leur contribution à l'effort de redressement des Français? Défendent-ils l'intérêt de la France ou celui - à court terme et à courte vue - du PS ?

Selon le PS, maintenant, les chiffres du chômage révèlent "l'explosion de la précarité"
"Cette baisse révèle en réalité" (A*P) "l'explosion de la précarité en France", estime objectivement le PS qui dénigre le positif pour pointer exclusivement l'augmentation du nombre de demandeurs d'emploi en activité réduite.

La dépêche est exclusivement consacrée au secrétaire national PS à l'Emploi
Une fois fugitivement signalé que "le nombre de demandeurs d'emploi sans activité (catégorie A) a enregistré en mars son troisième mois consécutif de baisse, reculant de 0,8%, selon le ministère de l'Emploi, pour l'agence bien française de presse, seul compte l'angle d'attaque de Alain Vidalies. Ensemble, ils n'auront retenu que le nombre total d'inscrits à Pôle emploi, dont ceux ayant eu une activité réduite, qui a augmenté de ...0,1%.

"L'augmentation significative des demandeurs d'emploi en activité réduite, de +130.600 en un an, révèle une triste réalité: l'explosion de la précarité en France, qui s'installe mois après mois, atteste d'une mutation durable du marché du travail", selon un communiqué du PS.

Amalgame dé(sin)formant tendance général / tendance particulière

On serait en droit d'attendre un chiffrage des 0,8% de foyers qui ont retrouvé un salaire
, mais ni le PS, ni l'agence socialiste de presse,(ASP A*P) n'a cette objectivité.

Mieux, l'un et l'autre déforment la réalité profonde
"Contrairement aux annonces répétées du gouvernement sur un changement de tendance, les chiffres sont limpides: la courbe continue inexorablement d'augmenter", ajoute le communiqué.

Rien n'est jamais encourageant

France Info cache sa joie. La chaîne de service public ne positive pas même l'embellie concernant les jeunes, alors pourquoi saluerait-elle le retour à l'emploi de moins de 50 ans ! "Cette baisse profite surtout aux jeunes (pour eux, le nombre de demandeurs d’emploi baisse de 1,3%), ainsi qu’aux moins de 50 ans (-1%)."
Seuls importent les autres, tant il est vrai que nulle détresse n'est négligeable. "Le chômage continue à augmenter en revanche pour les seniors (les plus de 50 ans), ainsi que pour les demandeurs d’emploi de longue durée, au chômage depuis plus d’un an (+ 0,4%)."
Au total, aucun progrès réél n'est digne de redonner le moral à la presse partisane.

Nous assistons pourtant à la 3e baisse mensuelle consécutive
Les 2.701.100 en France métropolitaine de la fin février 2011 représentaient une baisse par rapport à la fin janvier 2011 (-0,1%, soit 2.100 chômeurs en moins).
En mars, c'étaient encore 21.100 demandeurs d’emplois satisfaits de plus.

Aucun contrepoint au parti-pris socialiste

Ni l'agence de presse, ni la radio de service public ne propose aucun autre point de vue que celui du PS.
"Les chiffres du chômage révèlent également l'incohérence de la politique du gouvernement: à l'heure du 'travailler plus longtemps' imposé par la réforme des retraites, les plus de 50 ans sont de plus en plus exclus de l'emploi", selon le même. Ces chiffres sont "aussi la triste conséquence de politiques en défaveur de l'emploi: destruction des emplois publics, austérité salariale, encouragement aux heures supplémentaires ou absence de relance de la consommation", accuse-t-il.

Nous devrons donc compléter l'information dans un prochain article !

Lien PaSiDupes

lundi 3 janvier 2011

Coupe du monde: les 'Bleus' seraient champions de ...pessimisme !

Les sondeurs, réseaux de manipulateurs citoyens de l'opinion ?
Yahoo! Actualités n'a vraiment pas peur du ridicule


Idéologie et militantisme mènent à l'indécence
Pour attirer le chaland grognon, Yahoo! titre "Etre Français, c'est l'enfer". Et certains s'en convainquent donc et se lamentent. Mais être Irakien ou nord Coréen serait le rêve. Et les mêmes s'en persuaderaient aisément, puisque l'opposition leur répète jour après jour. Nous avons pourtant les meilleurs systèmes de solidarité sociale et éducatif au monde, une culture que nous envie l'univers entier et les filles les plus belles de la planète, une gastronomie inégalée et, malgré une courtoisie et une arrogance que les étrangers nous laissent volontiers, on pourrait penser que les Français ont tout pour être heureux. Eh bien, non !
En guise de voeu de santé et de prospérité, un sondage BVA-Gallup réalisé dans 53 pays est venu nous détromper: "Les Français champions du monde du pessimisme en 2011"
Gallup, qui fournit des analyses à la Commission européenne, est une entreprise américaine.

La Grèce, l'Irlande et l'Espagne ont atteint le 36e dessous, ou l'approchent, quand ils échappent aux émeutes de la misère, mais les Français auraient aussi bien des raisons d'être moroses, selon BVA. Car le pire resterait à venir, puisqu'il nous a été épargné en 2010. Pour les Cassandre de BVA, il n'est pas concevable que l'année qui s'ouvre puisse être celle du redressement.
Les Bleus de la sélection de Ray Domenech BVA seraient 61% à déclarer que la nouvelle année sera synonyme de difficultés économiques, ce qui, admettons-le, est une question assez floue pour emporter l'adhésion des plus ronchons d'entre nous, contre 28% en moyenne dans le monde, 22% en Allemagne, 41% en Italie, 48% en Espagne et 52% au Royaume-Uni.
Les populations qui subissent un pouvoir anti-démocratique ou la guerre, seraient plus confiantes en l'avenir.

Le pessimisme des Français (et de BVA) a augmenté de dix points sur l'an dernier. Car les agriculteurs et les fonctionnaires qui ne se sont jusqu'ici jamais plaints, seraient aujourd'hui au bord de la crise de nerfs.

Les Français sont-ils à ce point indécents ?

Concernant leur situation personnelle, les Français interrogés disent craindre à 37% qu'elle se dégrade, ce qui place le pays dans le "Top 5" mondial des pessimistes, avant ...l'Afghanistan et ...l'Irak !

S'agissant de l'évolution du chômage, la France baignerait dans la "sinistrose", puisque 67% des personnes interrogées estiment qu'il va augmenter, ce qui inscrit la France à la troisième place du podium des pessimistes, avec (67%) derrière le Royaume Uni (74%), les Pakistanais (72%), mais devant les Russes (65%).
C'est tellement cohérent que l'Espagne socialiste arrive en tête avec 20,3% de chômeurs (deux fois plus que la France !), l'Autriche fermant la marche avec 3,8 % de sa population active inoccupée. L'Allemagne et la France affichent des taux inchangés de respectivement 6,9% et 10 %.

Comment se fait-il que cette pseudo étude paraît en ce début d'année, un mois après sa réalisation ?
Les sondeurs auraient-ils choisi une fin de mois (30 novembre au 1er décembre) pour conditionner leurs 979 sondés (âgés de 18 à ...65 ans et donc pas tous concernés!) ?

Rien de scientifique dans ces prises de température anonyme et à distance
Qui vérifie les chiffres des entreprises commerciales de sondages? Les socialistes Roland Dumas et Jacques Vergès peuvent-ils exiger leur recomptage ? Que le PS lui accorde quelque crédit, n'est-il pas le mauvais signe d'une intox ?

A l'inverse, l'Asie, l'Amérique du Sud et l'Afrique ont confiance dans leur avenir économique. Ainsi, les pays émergents et du tiers-monde, plus pauvres mais à forte croissance et moins gâtés, nous donnent une leçon d'optimisme: ils voient l'avenir avec confiance. Au Brésil, en Inde et en Chine, près de la moitié des sondés (49%), à condition qu'ils aient le téléphone, jugent que 2011 sera une année de prospérité économique.

Les entreprises françaises devraient-t-elles se délocaliser en Iran ou en Irak, et aller recruter des salariés heureux au Pakistan ou en Afghanistan ?

A savoir
Un sondage Gallup sur la sécurité en Algérie, pays où il fait bon vivre ?

Pour l'entreprise américaine, le pessimisme économique d'une population semble être indépendant de son sentiment de sécurité. A peine 39 % des Algériens affirment en effet se sentir en sécurité lorsqu'ils sortent la nuit dans les rues de leurs villes, ce qui ne les empêcherait donc pas de voir l'avenir en rose. Les pays qui se rapprochent le plus de l'Algérie sur cette question sont en réalité l'Afghanistan (37 %) et l'Irak (34 %), à savoir des pays qui sont encore déchirés par des guerres et des violences, mais dont les habitants ne broient pas pour autant du noir ! Peut-être (un peu) les femmes un peu tout de même ? Et Gallup peut-il garantir à l'irakienne Sakineh une année 2011 souriante
?
Dans une carrière de pierres, en pleine expansion économique ?

Le pessimisme est un luxe
C'est un droit acquis auquel la gauche et les syndicats français sont très attachés.

vendredi 5 mars 2010

Régionales: demain, le Front de gauche rase gratis

Buffet et Mélenchon nous mènent en bateau train
En PACA, la tête de liste PCF rase gratis, comme ailleurs

Entretien avec le communiste Coppola, tête de liste du Front de gauche


Quelle sont vos principales propositions ?

L’idée générale de notre programme est une plus juste répartition des richesses combinée à une intervention active des citoyens [Plus besoin de représentants élus].
Concrètement, nous avons deux mesures phare [pas plus !]. Primo, la gratuité totale des TER [plus de souci lié à la suppression de la taxe professionnelle, donc ! ]. Nous sommes arrivés aujourd’hui au bout de ce qui était possible en matière de tarification sociale. La gratuité totale a déjà été mise en œuvre dans les transports en commun dans certaines villes de France avec succès. C’est évidemment aussi une mesure écologique forte. Pour financer cette gratuité, nous souhaitons que les entreprises, les grands centres commerciaux, les promoteurs immobiliers et autres [sic ! PME et PMI, voire TPE, comprises...] y contribuent. Je vois que notre idée n’est pas si mauvaise [c'est aux électeurs d'en juger] puisque désormais l’UMP et le PS ont décidé d’inclure dans leur programme une tarification à 1 euro [quand c'est en revanche la contribution forfaitaire de 1 €, prévue au II de l'article L. 322-2 du code de la sécurité sociale, c'est trop cher !...].

L’autre grand axe de votre programme, c’est l’emploi…

[Tiens donc ! Alors comme ça, les travailleurs qui n'avaient pas connaissance de ces prérogatives des régions ont pourtant été poussés par les syndicats à manifester devant l'Assemblée Nationale et Matignon...] [L'emploi,] C’est effectivement l’une des compétences de la région. Sur ce point, de bonnes choses ont été faites mais on est souvent resté au milieu du gué en ne mobilisant que l’argent public pour favoriser l’emploi. [Merveilleux aveu ! ]

Le Front de Gauche souhaite que désormais, les banques viennent autour de la table, ce qui n’a jamais été fait jusqu’ici. [Ce sera autant de responsabilités en moins pour les régions...] Dans le contexte actuel, elles ont bien besoin de redorer leur blason. On voit que de nombreuses PME et PMI locales ont le plus grand mal à obtenir des prêts, même très modiques. Nous voulons mettre en place un Fonds Régional d’Investissementet passer d’un budget de 100 millions d’euros à un budget de 2 milliards et demi d’euros [comment ?] .

Au second tour, vous appellerez certainement à voter pour le liste PS. En cas de victoire de la gauche, comment comptez-vous peser sur les politiques qui seront mises en œuvre ?

Nous ne voulons pas revoir la situation de 2004 [des aigreurs ?]: la gauche avait gagné 20 régions sur 22 et l’association des présidents de région [probablement l'Association des Régions de France [ARF, présidée par le camarade président de région Aquitaine, Alain Rousset (PS)] avait dit d’emblée que les collectivités locales n’avaient pas vocation à être un contre-pouvoir.

Nous, nous souhaitons que la région soit un contre-pouvoir au gouvernement actuel qui de surcroît fait souvent faire le sale boulot par les Régions [exemple ?].


Ne dirait-on pas que les divergences sont d'ores et déjà profondes et difficilement surmontables ?

mercredi 3 février 2010

Espagne socialiste: forte hausse du chômage

Le PS veut-il transférer le modèle espagnol en France ?

L'Espagne vient de franchir la barre des 4 millions de chômeurs.

Le nombre de demandeurs d'emplois a augmenté de 3,2%
entre décembre et janvier en Espagne, soit près de 125.000 de chômeurs en plus que le mois dernier.

Dans le détail, cette hausse du nombre des sans-emplois est légèrement plus marquée pour le secteur des services (+4,5%) tandis qu'elle est plus contenue pour l'industrie (+1,7%) et la construction (+0,9%).

Le chômage espagnol frappe davantage les femmes
avec une hausse de 4% des demandeuses entre décembre et janvier contre une progression de 2,3% pour les hommes.

L'archaïsme de la politique socialiste espagnole

Il a produit
4,3 millions de chercheurs d'emploi , selon les chiffres de l'Institut de statistiques nationales.

Près de 19% de la population active recherche donc désormais un emploi
: 18,8% de la population active au quatrième trimestre de 2009, soit son niveau le plus élevé en près de 12 ans, depuis au moins 1996, selon des données historiques .
Cette hausse représente une «donnée très négative» mais la tendance au «ralentissement dans la progression du chômage», enregistrée depuis mars 2009, veut se rassurer le ministère du Travail.

Echec de la politique traditionnelle de grands travaux
Impulsée l'an dernier par le gouvernement socialiste pour enrayer la hausse du nombre de demandeurs d'emplois, elle devrait prendre fin progressivement et démontrer le peu d'impact des mesures traditionnelles en conformité avec le dogme socialiste. Destinée à relancer l'économie et notamment le secteur de la construction, elle devait permettre de soutenir l'embauche d'ouvriers du bâtiment. Or, aujourd'hui, la filière emploie moins d'un travailleur sur ...dix.

Le gouvernement socialiste espagnol offre l'austérité

Le gouvernement de Zapatero annonce vouloir économiser 50 milliards d'euros d'ici 2013. La mise en place d'un plan d'austérité pourrait retarder la sortie de crise en Espagne.

Et ce n'est pas tout !
Le taux de chômage devrait continuer d'augmenter en 2010 avec le retrait progressif des mesures de soutien à l'économie. Certains analystes le voient s'approcher de la barre des 20%.

Avis aux électeurs Français tentés par le vote socialiste...
Pour compléter
le tableau lire PaSiDupes
sur l'âge de la retraite en Espagne

mercredi 6 janvier 2010

Quatre artistes dans une nouvelle scène avec les sans-papiers grévistes

6.000 travailleurs sans papiers engagés dans le prochain film de J.-P. Thorn ?
Clandestins grévistes

On peut avouer ne pas connaître le fameux réalisateur Jean-Pierre Thorn.
Cinéaste engagé, il est en recherche de notoriété.
Il a tourné son premier court métrage, Emmanuelle, il y a 35 ans (1965) et son premier long en 1968 au coeur de …l'usine occupée de Renault-Flins dans le cadre des productions des Etats Généraux du Cinéma français.
Ce qui fait le militant n’en fait pas un artiste.
Passé ouvrier spécialisé à l'usine métallurgique Alsthom de St Ouen, l’activiste fit son retour dix ans plus tard, en 1978, en devenant co-animateur de la distribution d'un programme de 10 films intitulé "Mai 68 par lui-même". Les sans papiers lui offrent aujourd’hui une seconde chance à saisir, puisque Mai 68 n’a pas suffi à révéler son immense talent, malgré de nombreux films d'entreprises et émissions syndicales.

Il fait donc partie d’ une trentaine ( ?) d’artistes (selon les organisateurs producteurs de la manifestation), qui pressent le gouvernement de dénouer le conflit des 6.000 travailleurs demandeurs d'emploi sans papiers mais en grève depuis le 12 octobre à travers la France.

Dans les rôles principaux, des militants à l’abri du besoin.
Sur le devant de la scène, volant la vedette aux grévistes, on a droit au show habituel des vedettes saisonnières sur le retour, à défaut des Carole Bouquet ou de Jean Rochefort: Charles Berling, Juliette Binoche ou Guy Bedos et la marraine Balasko, qui n’a plus guère besoin de tourner et se libère facilement.

Les intermittents du spectacle médiatique ont partagé mercredi une galette des rois avec l'un des piquets de grève, non pas à l'entrée de leur usine ou de leur administration, mais dans un local du VIe arrondissement de Paris, pour rompre un "silence assourdissant" autour de cette lutte de près de trois mois. La frangipane, ça tient au corps des riches de la gauche caviar, mais pour les autres, c’est pas galette !
Il faut bien faire descendre la galette...

La comédienne Josiane Balasko (de son vrai nom Josiane Balasković)
, qui a souvent dénoncé par le passé l'indifférence à l'égard des sans-papiers, a une nouvelle fois exprimé sa colère. "Des gens qui travaillent depuis longtemps et qui n'ont droit à rien, c'est insupportable", a-t-elle affirmé, lapidaire.
"Récemment, le président de la République a dit 'redonnons un sens au mot fraternité'. Il l'a dit, nous, on est là pour le faire", a-t-elle insisté, en référence aux voeux de
Nicolas Sarkozy, le 31 décembre. PaSiDupes demande pardon pour la Jo à Sa Cynique Majesté Royal dont la célèbre « fraternitude » n’est pas arrivée aux oreilles sélectives de la militante à la casquette sur les yeux.


Tout est bon:
les tests ADN,
les mal-logés ou
les sans-abri,
et maintenant
les clandestins
grévistes

  • L'actrice Juliette Binoche lui a fait écho : "Continuez, on est avec vous. On espère que le gouvernement comprendra." C’est du ressenti.
  • L'acteur Charles Berling a fait part de son "admiration" pour ce mouvement. "J'ai le sentiment que ce qui se passe ici est important. On ne peut pas donner cette image-là de notre pays", a-t-il déclaré, avant de disparaître.
  • D’autres artistes en perte de vitesse, tels le comique Guy Bedos (avec ou sans talonnettes ?), le chanteur disparu Cali ou encore le réalisateur inconnu Jean-Pierre Thorn ont déploré que cette lutte soit très peu relayée dans les media, alors que ces travailleurs vivent, selon eux, une situation "hallucinante". Cette prestation pourrait leur valoir un César…
    "La solution, c'est de pas laisser des gens vivre dans des conditions indécentes, c'est de ne pas gaspiller de l'argent en achetant 90 millions de vaccins" contre la grippe A, a insisté Josiane Balasko, qui pratique l'amalgame comique mais n’a rien à faire des personnes à risque et encourage au boycottage de la vaccination. On comprend, dès lors, qu’il y ait des surplus...
    Côté cour, où les artistes ont fait leur apparition, des clandestins scandaient : "On vit ici, on travaille ici, on veut rester ici." Veni, vidi, vici n’a pas manqué de les inspirer, à moins que le souffleur ne soit venu leur dire leur texte.

    La Ligue des droits de l'homme n'est jamais loin sur ces coups-là et souligne le décalage qui perdure entre les sondages montrant, selon elle, qu' une majorité de chômeurs Français soutiendrait les travailleurs sans papiers mais dénoncerait le refus du gouvernement d'une régularisation à tout va.
    Pour Raymond Chauveau, l'un des responsables de la CGT, le problème des salariés sans papiers embauchés en toute connaissance de cause par des entreprises est maintenant publiquement posé.
    "Il faudra bien trouver une solution. Et la solution est du côté du gouvernement", a-t-il assuré. Les buldozers de la CGT et du PCF resteront cette fois au garage… Lire sans faute PaSiDupes au libellé ‘bulldozer, ceux du PCF, ci-dessous
    Ou celui-ci consacré à la CGT et les sans-papiers

  • Les syndicats demandent que le ministre du Travail, Xavier Darcos, et non plus celui de l'Immigration, ministre socialiste de l'ouverture, se saisisse du dossier. Est-ce que l’UNEF, la FCPE et la FSU veulent aussi reprendre Darcos ? Et si les citoyens vigilants constituaient désormais les gouvernements ?

    Après un signe de bonne volonté du ministre de l'Immigration, Eric Besson, qui a déjà élargi fin novembre les critères de régularisation, le gouvernement n'a plus varié sur ce dossier.

    vendredi 11 septembre 2009

    Région Poitou-Charentes: un avion lâche des tracts anti Royal et Aubry

    L'amère Royal a osé porter plainte contre un SDF

    Les sites Internet dupliqués dédiés à Désirdavenir Royal ne s'en font pas l'écho...
    Tandis que le Nouvel Observateur fait de la littérature et de la réduction de photo originale (ci-dessous), L'Express fournit un exemplaire du tract (ci-dessus)...
    Un avion de tourisme a lâché mardi soir au-dessus de l'aéroport de Poitiers-Biard environ 12 000 tracts injurieux et insultants à l'encontre de l'amère Royal et de la maire de Lille, Martine Aubry. Le responsable, un SDF de 44 ans, déclare "détester Ségolène Royal". Est-ce en soi répréhensif ?

    Les tracts se sont dispersés sur seulement deux kilomètres de long.
    Pas de quoi en faire un événement national...
    Le texte, écrit en noir sur du papier jaune, reproche à Désirdavenir Royal "de faire une politique de chiottes" et accuse les deux élues "d'avoir précipité la crise avec les 35 heures de merde".
    Est-ce avec la volonté de minimiser les faits et de ménager la patronne, mais la direction de l'aéroport local n'aurait dénombré que 500 des 12000 "cartons jaunes de 10 cm sur 6 sur lesquels est écrit un texte d'une dizaine de lignes"... Le SDF justifie son geste
    "Ce n'est pas du sexisme", assure-t-il, "je n'aime pas ce type de socialistes", qui "trichent à leur propre élection !"
    "Et le pire c'est qu'en Poitou-Charentes, ils sont prêts à revoter pour toi", ajoute le texte.
    Rien n'est moins sûr: il ne faut pas désespérer des picto-charentais.

    Patrice, 44 ans, SDF de droite
    N'est-ce pas le monde raconté dans les écoles de la FSU, mais à l'envers ?<br>L'auteur du tract, indique au Nouvel Obs qu'il est un "sympathisant de droite" et "préfère Sarkozy, (…) même si des fois, je ne suis pas d'accord avec lui. Notamment sur Hadopi..."
    Il précise aussi son corolaire: il déteste Royal, mais LePost.fr ne précise pas si ce sont un soutien et une aversion acquis au fil du temps...

    Enfin, il précise qu'
    il a "fait ça de manière individuelle", mais qu'il pourrait s'impliquer davantage : "j'ai fait une demande de droit au logement. Le jour où j'aurai un logement et un travail, je prendrai ma carte à l'UMP".

    Une video commune à France 3 Poitou-Charentes et au site LePost


    Il ne s'agit en fait que d'un montage d'éléments copiés ici et là: un document audio du compte-rendu d'une journaliste du service public, d'une part, et du film sans intérêt du site du SDF.
    VOIR et ENTENDRE







    Lâcher de tracts anti Royal et Aubry par LePostfr

    Du journalisme moderne d'investigation en pantoufles qui fait la réputation de LePost ...

    Sa Cynique Majesté Royal a porté plainte contre un SDF

    C'est fait !
    Selon le service de communication de la région Poitou-Charentes, Désirdavenir Royal a porté plainte contre X pour injure au commissariat de Poitiers. Mais elle ne souhaite pas faire de commentaires sur cette affaire, selon la même source. Les commentaires, ce n'est évidemment pas son genre. Il faut dire que son image de présidente ultra-sociale de région pourrait en souffrir... Qui l'a donc qualifiée de « Le Pen soft » ?

    Même pas peur

    Il existe pourtant le douloureux précédent des deux collaboratrices auxquelles la patronne socialiste anti-sociale refusa pendant dix ans de payer leur dû pour bons et loyaux services. (Lire PaSiDupes à 'Pathouot E') Des Kleenex, comme on dit à la CGT...
    Encore n'ont-elles pas installer de bombonnes de gaz sur le toit du Conseil régional... Quant à Musclor (lien vers son site), il est bien tendre !

    Mais Patrice "Musclor" n'a pas peur de la plainte déposée par l'amère de Melle
    : "Je ne vois pas pourquoi je serais condamné. Je n'ai pas commis un délit. On ne peut pas me reprocher ma manière de piloter: j'étais en règle !", observe-t-il. " Qu'est-ce qu'on va me reprocher? D'avoir lâché des bouts de papier au sol ?" 500, selon l'aéroport, n'oublions pas... Fallait-il qu'il déverse des fruits ou du lisier ?
    Patrice, que n'êtes-vous un clandestin ?

    "Si la police veut des éclaircissements, elle peut me retrouver facilement". Il ne lui facilite pourtant pas la tâche, ce SDF, sans domicile fixe. Il est même décidé à obtenir gain de cause : "je suis prêt à foutre la merde en menant d'autres actions. Mais, c'est qu'il va commencer à intéresser DAL...

    Je n'irai "pas jusqu'à commettre un délit"
    , tempère-t-il. Alors, c'est l'erreur fatale: J.-B. Eyraud ne va pas l'approcher, c'est sûr...

    Cette anecdote est de nature à rapprocher les deux mégères
    Les "35 heures de merde" de Martine Aubry ne sont-elles pas faites pour rencontrer la "politique de chiottes" de l'amère Royal ?
    N'ont-elles pas tout pour bien se sentir ?

    vendredi 10 juillet 2009

    La droite sociale entend mettre les rémunérations des patrons sous surveillance

    L'UMP veut une loi

    Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, s'est dit favorable le 10 juillet à une loi sur la rémunération des dirigeants pour "les derniers récalcitrants" qui "ne changent pas de comportement".
    Interrogé sur LCI sur l'éventualité d'une loi concernant l'abus en matière de rémunération des patrons, X. Bertrand a répondu : "si les tout derniers patrons qui n'ont toujours pas compris dans quel système on était ne changent pas leur comportement, oui".

    Séparer le bon grain de l’ivraie

  • Selon lui, le rapport de l'Autorité des marchés financiers (AMF) "montre bien qu'il y a des choses qui ont évolué mais que certains chefs d'entreprise n'ont toujours pas compris qu'il leur fallait être exemplaires".
    Li>"Les choses ont beaucoup changé mais d'autres n'ont rien compris", a renchéri Xavier Bertrand. "Pour ceux-là, il faudra certainement un texte sur des sujets précis", a-t-il ajouté.
    Citant notamment le non-cumul "entre un contrat de travail et une fonction d'administration sociale", à savoir "ne pas pouvoir être PDG et avoir un contrat de travail en même temps", il a déclaré : "beaucoup l'ont accepté, d'autres ne l'acceptent toujours pas ou ne s'expliquent pas", "si les derniers récalcitrants ne changent pas de comportement, je pense qu'il faudra un texte".
    La pression de l’opinion suffirait-elle ?
    Fin juin, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, s'était montrée très réservée sur l'opportunité de légiférer en la matière, affirmant croire davantage à la pression de l'opinion publique ou des actionnaires.
  • vendredi 27 mars 2009

    Taxe professionnelle : Fillon rassure les collectivités territoriales

    Les collectivités anxieuses conserveront leur puissance de démagogie

    A l’occasion de la visite d’une usine d’extraction et de transformation d’amidon le 16 février 2009 à Lestrem (Pas-de-Calais), le Premier Ministre a prononcé un discours sur le thème du soutien à l’emploi, de la compétitivité des entreprises et de la taxe professionnelle. Accompagné de Christine Lagarde, François Fillon a notamment promis aux collectivités locales "qu’en dépit de la suppression de la taxe professionnelle, leur niveau de ressources sera maintenu".
    Le discours du Premier Ministre sur la taxe professionnelle
    "Le message que je veux adresser aux collectivités est clair : continuez à investir sans crainte, car vos ressources ne diminueront pas du fait de la réforme [visant à la suppression de la taxe professionnelle]."
    Concernant les modalités de la compensation de la perte des recettes, François Fillon a répété que des décisions seraient prises après la remise des propositions du comité Balladur sur la simplification territoriale. "Il n’est pas question de réformer la fiscalité locale sans une concertation approfondie avec les élus locaux", a assuré François Fillon, annonçant qu’il réunirait "la Conférence nationale des exécutifs vers la mi-mars sur les questions liées au volet financier de la réforme".
    La taxe professionnelle constitue une recette de l’ordre de 29,4 milliards d’euros pour les collectivités territoriales et chambres consulaires, dont 24,8 milliards pèsent sur les entreprises, et le reste sur l’Etat.
    La suppression de la taxe sur la totalité des investissements productifs, annoncée le 5 février par Nicolas Sarkozy, correspond à un allègement d’environ 11,4 milliards d’euros de la charge des entreprises, soit 8 milliards une fois pris en compte l’impôt sur les sociétés.
    "Ces 8 milliards, ce sont des moyens en plus pour que nos usines puissent embaucher, innover et exporter davantage", a assuré François Fillon. "Cette réforme, elle bénéficiera uniquement à ceux qui ont choisi de produire en France et non à ceux qui localisent leur production à l’étranger. En cela, la suppression de la taxe sur les investissements productifs sera un remède contre les délocalisations."

    vendredi 14 novembre 2008

    La France n’est pas entrée en récession

    Les Français ont fait encore mieux que leurs voisins
    On ne peut imaginer que l’alerte à la bombe qui a visé le ministère de l’Economie ce matin puisse être en lien avec la demande française d’extradition du Canadien d’origine Palestienne arrêté jeudi pour un attentat qu’il aurait dirigé contre une synagogue parisienne en octobre 1980 et qui a fait quatre morts et 20 blessés. Rien non plus ne permet actuellement de supposer que ce puisse être un nouveau jeu de l’ultra-gauche ?
    Mais, plus raisonnablement, peut-on toutefois envisager que la hausse du PIB au 3e trimestre en irrite plus d’un à gauche ?



    Toujours est-il que la France a échappé à la récession au troisième trimestre avec une croissance de 0,14% par rapport au deuxième trimestre, a annoncé la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, sur RTL ce vendredi. Comment un gouvernement aussi mauvais, selon son opposition, fait-il donc mieux que les Allemands ?
    "Le chiffre est étonnant puisque chacun s'attendait à un chiffre négatif et se préparait à débattre sur la récession, puisque la récession c'est techniquement deux trimestres successifs négatifs", a malicieusement commenté la ministre.

    Le produit intérieur brut (PIB) de la France a progressé de 0,1% au troisième trimestre 2008
    L’INSEE a publié aujourd’hui les premiers résultats de la croissance, qui confirment le chiffre de +0,14% dévoilé un peu plus tôt par la ministre de l'Economie Christine Lagarde. Seraient-ils d’accord, voir de mèche ? Nous ne hasarderons pas cette hypothèse, après l’alerte à la bombe de ce matin…

    On veut des chiffres !
  • L'emploi salarié dans les entreprises du secteur principalement marchand en France a baissé de 0,1% au troisième trimestre 2008 (-10.800 postes), ce qui ramène sa hausse annuelle par rapport au troisième trimestre 2007 à 0,4% (+70.200 postes), selon les chiffres provisoires de l'Insee.
    Les investissements dans l'industrie française devraient croître de 2% en 2008 (chiffre revu en baisse), et devraient reculer en 2009, à -4%, selon l'enquête trimestrielle d'octobre de l'INSEE publiée vendredi.
    "La France, contrairement à l'Allemagne qui fait -0,5 et à la Grande-Bretagne qui fait -0,5, fait +0,14%", a indiqué Mme Lagarde. "C'est une bonne nouvelle, ça signifie que la France n'est pas techniquement en récession", a-t-elle expliqué, estimant que "la politique du gouvernement est en train de produire ses effets". Madame Lagarde est-elle toujours sur un siège éjectable, aux dires de la gauche ?
  • La consommation des ménages et l'investissement des entreprises "sont les deux moteurs qui, au troisième trimestre, ont permis à la France au-delà de l'Allemagne et de la Grande-Bretagne", s'est félicitée Mme Lagarde. Selon elle, la consommation "a tenu un peu mieux" qu'au deuxième trimestre et l'investissement des entreprises a été "bien meilleur", progressant de 0,3% au troisième trimestre contre -1,0% au trimestre précédent.
  • Le troisième pilier de la croissance, le commerce extérieur, a eu un effet neutre sur la croissance car "les importations et les exportations se sont à peu près équilibrées", a-t-elle ajouté. Le gouvernement prévoit toujours une croissance "autour de 1%" en 2008. Pour l'an prochain, il a récemment abaissé ses prévisions, entre 0,2% et 0,5%, et n'exclut pas de les revoir encore, s’empresse-t6on d’ajouter….

    Le MEDEF réclame sa part dans cette réussite et souligne la légère progression de l'investissement des entreprises. "La solution à la crise ne peut venir que des entreprises", a souligné Laurence Parisot, présidente de l'organisation patronale.
    "Il s'agit de les protéger, de les encourager et de faciliter leur développement", notamment pour le tissu de très petites, petites et moyennes entreprises (TPE/PME), a-t-elle ajouté, alertant sur le fait que "nombre d'entre elles sont actuellement en danger de mort".
    "Il dépend du gouvernement et du Parlement de ne pas augmenter leurs charges et même de les baisser. Il dépend du médiateur René Ricol de faciliter les relations avec leurs banquiers", a-t-elle déclaré.

    Prospective détonnante
    La Commission européenne prévoit quant à elle une croissance française de 0,9% cette année et une croissance nulle l'an prochain.
  • Le Fonds Monétaire International (FMI) a quant à lui averti que la France devrait logiquement subir une récession en 2009, avec un recul du PIB de 0,5%, tout comme l'ensemble de la zone euro. Nous nous disions aussi !…
    Mais ne nous annonçait-on pas - comme sûr- un chiffre négatif du PIB ?