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lundi 24 décembre 2012

Tapie à Marseille, une menace pour Mennucci (PS)

Mennucci (PS) vise la mairie UMP et  donc Tapie

 Combien de condamnés
autour de Mennucci ?
Le candidat PS demande une enquête parlementaire sur le rachat de La Provence



Patrick Mennucci cherche à jeter le soupçon sur le rachat de La Provence par Tapie
Le député et maire de secteur de Marseille a demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le rachat par Bernard Tapie des journaux du Pôle sud du groupe Hersant Médias (GHM), dont fait partie la Provence, avec Nice Matin et quelques autres.



L'élu marseillais cherche à faire partager ses doutes quant aux conditions du rachat des titres par Bernard Tapie, à parité avec la famille Hersant, dans une lettre ouverte adressée au président du groupe socialiste à l'Assemblée.


Bruno Le Roux, sans se prononcer dès à présent sur la constitution d'une commission d'enquête, a aussitôt estimé lundi qu'il serait "nécessaire" d'apporter des réponses aux "questions très sérieuses" que pose P. Mennucci.

Mennucci insinue que "cette prise de contrôle suscite bien des questions sur les conditions dans lesquelles cette transaction a pu avoir lieu". Le député fait notamment allusion à GHM qui s'apprête à investir 25 millions d'euros dans ce rachat malgré sa situation financière difficile.
Le rachat des titres du Sud et d'Outre-mer de GHM était soumis à un accord entre le groupe, les repreneurs et les 17 banques créancières, menées par BNP Paribas, à qui GHM doit déjà 215 millions d'euros, mais qui font visiblement confiance à l'entreprise de relance menée par B. Tapie.

Le socialiste distille le doute

Faute d'éléments, Mennucci s'interroge sur GHM...
"Dans quelles conditions (...) GHM a pu atteindre un endettement aussi important auprès de 17 banques ? (...) Comment est-il possible que ces prêts aient pu être consentis sans qu'aucune garantie n'ait été prise sur les biens personnels des membres de la famille Hersant, par ailleurs richissime ?", s'interroge le député.

Mennucci met nommément en cause l'administrateur judiciaire
Le porteur des valises de Désirdavenir Royal durant la présidentielle de 2007 se demande encore si " l'ensemble des groupes qui se sont intéressés à la reprise de GHM ont été traités également par l'administrateur judiciaire, M. Thévenot ". 

Il évoque aussi "des articles de presse laissant penser que l'administrateur judiciaire serait lié à Me Lantourne, l'avocat de Bernard Tapie et de GHM". L'une de ces sources est La Tribune, journal économique dont la PDG, Valérie Decamp, qui débuta dans la lingerie Chantelle puis au groupe NRJ, est la directrice Générale du journal gratuit Metro et administratrice de l’ONG Europanova, un think-tank visant à mobiliser et informer sur la construction européenne avec Sergio Coronado (EELV), Nicolas Véron, passé par le cabinet de Martine Aubry alors ministre PS, ou Gaëtane Ricard-Nihoul, membre du think tank Notre Europe, fondé par Jacques Delors (PS), le père de la Ch'tite Aubry (et Olivier Ferrand, homme politique (PS), fondateur et ex-président de Terra Nova, avant son décès cet été) au comité d'orientation.


Mennucci incite la commission à se pencher sur d'éventuelles manoeuvres qui, "limitant la concurrence, ont fait diminuer le prix d'acquisition": toutes éventuelles qu'elles aient pu être, ces supposées manoeuvres ont eu des effets, accuse-t-il avec assurance.


Ce malencontreux emplacement
est indécent pour
la plaque apposée
 

En conclusion de sa lettre, le député des Bouches-du-Rhône, ci-contre en feutre mou à la Defferre (c'est un ancien conseiller municipale sous Gaston Defferre), qui vise la mairie de Marseille en 2014, estime que cette proposition "fera oeuvre utile pour la liberté de la presse et la clarté des transactions devant les tribunaux"...


D'après Bruno Le Roux, "Patrick Mennucci pose des questions très sérieuses sur le groupe Hersant, sur le tribunal de commerce, sur l'action de Bernard Tapie qui méritent des réponses". L'ex-député de Seine-Saint-Denis qui s'apitoya sur le sort de la parachutée, Sa Cynique Majesté Royal,   après sa défaite de La Rochelle, préside depuis 2000 la Fédération Léo Lagrange, réseau d'associations d'éducation populaire appartenant à la nébuleuse d'associations socialistes proches de la FSU.

"Dès la rentrée parlementaire [à la mi-janvier], j'en discuterai avec les responsables du groupe socialiste. On verra si la réponse est la constitution d'une commission d'enquête", a-t-il indiqué.


Mennucci cherche aussi à faire main basse sur Ouest Etang de Berre

Il fut le premier en avril 2007 à proposer l'extension de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) vers l'ouest de l'étang de Berre.

Et la ministre Lebranchu s'intéresse au filon et - malgré l'hostilité farouche des habitants du triangle Fos, Martigues et Istres - "offre" de fusionner avec le SAN Ouest Provence et de récupérer la taxe professionnelle générée par la zone industrialo-portuaire, située sur le territoire de la commune de Fos-sur-Mer.

N.B. Les photos 1 et surtout 3 (la plus marrante!) sont, semble-t-il, l'oeuvre  revendiquée (mais documentée par PaSiDupes) d'un sympathique vigilant malveillant, Jojomigrateur (un obsédé du copyright, Georges Robert), qui nous fait un caca nerveux, légitime ou non, bien qu'elle soit non signée dans les moteurs de recherche
En revanche, malgré leurs hautes teneurs idéologique, littéraire et artistique, tous nos documents sont en accès libre : nous n'avons aucun sens de la propriété !
Ce qui est sûr (néanmoins), c'est que les groupies de Mennucci n'aiment pas  notre travail. Ca arrive et nous réjouit !
Il peut maintenant baisser les bras, ci-contre: la fin du monde, c'est passé...



Pour Noël et entretenir l'amitié, nous lui offrons cette photo aérienne de la misérable demeure de l'élue PS, Samia Ghali, dans les quartiers défavorisés du nord de Marseille, puisqu'à coup sûr elle manque à sa collection. 

lundi 12 novembre 2012

Cotisation Foncière des Entreprises: les commerçants de Martigues se rebiffent

Les commerçants martégaux ne veulent pas payer la CFE 

Une bonne centaine de petits commerçants, artisans, patrons de TPE mais aussi des professionnels libéraux de Martigues, Port-de-Bouc et Saint-Mitre-les-Remparts a manifesté ce matin dans le hall de l'Hôtel de de l'Agglo du Pays de Martigues (CAPM), rapporte La Provence. 

Ils ont exprimé leur colère face à la hausse de 300 à 400% de la cotisation foncière des entreprises (CFE), un impôt qui succède à feu la taxe professionnelle. Une entrevue est programmée ce soir à 18h30 entre les représentants des petits commerçants et le député-maire de Martigues Gaby Charroux qui est aussi président de la CAPM.
Maritima.info n'a vu que "plusieurs dizaines de commerçants"

Le media du maire communiste rapporte qu'ils se sont rendus dans les locaux de la Communauté d'Agglomération du Pays de Martigues (CAPM) aujourd'hui pour protester contre l'entrée en vigueur de la nouvelle Cotisation Foncière des Entreprises.
"C'est trop !" Le slogan est prononcé à de nombreuses reprises ce matin dans les locaux de la CAPM, en face de l'Hôtel de Ville de Martigues. Les commerçants martégaux ne veulent pas payer la CFE, cette Cotisation Foncière des Entreprises qui remplace, pour partie, la défunte Taxe Professionnelle. Et s'ils crient au scandale en dénonçant une augmentation, c'est que durant deux ans, cette cotisation était gelée à son niveau le plus bas, le temps que la nouvelle loi de finance votée en 2010 entre pleinement en vigueur.

Les effets de la crise et des destructions d'emplois 

En 2011, lors du Conseil Communautaire qui l'a instaurée, conformément à la loi, la CFE était ainsi réduite à sa niveau minimum, d'une valeur de 1396 euros sur le territoire de la CAPM, et donc identique pour tous les commerçants. La délibération des élus communautaires de ce bastion communiste hostile à l'exécutif socialo-écolo a alors fixé
une base minimale de CFE, inégalitaire en fonction des revenus des contribuables, afin de ne pas pénaliser les redevables les plus modestes.

Soit : 2 030 euros pour les redevables dont le chiffre d’affaires ou les recettes hors taxes est inférieur à 100 000 Euros, et 6 000 euros pour les redevables dont le chiffre d’affaires ou les recettes hors taxes est supérieur à 100 000 Euros. Des montants calqués sur ceux que les commerçants payaient lorsque la Taxe Professionnelle était encore appliquée, comme si l'économie française et régionale était toujours aussi florissante.

Mais ce "retour à la normale" voulu par le pouvoir est aujourd'hui dénoncé par les commerçants comme une atteinte à leur trésorerie. 
Paradoxalement, il mettent en avant les conséquences de la "crise" pour ouvrir des négociations avec les élus de la CAPM. Le président Gaby Charroux, qui a entendu leur colère ce matin, les recevra à 18h30 pour entendre leurs revendications.

vendredi 9 mars 2012

Taxe professionnelle: Hollande se rallie à Sarkozy

Les élus socialo-communistes se sentent floués par le candidat de la gauche

Les syndicats de l'industrie qui assurent l'hégémonie du PCF

Villeneuve-Saint-Georges est communiste grâce à la SNCF et à la CGT-Rail
, grâce aux activités portuaires à Sète et Dieppe, dans laquelle Renault contribue également à l'hégémonie du PCF ou à Port-de-Bouc et Martigues dont l'insolente prospérité tient leurs réserves foncières et à la la crise de la sidérurgie qui a profité à la CGT. Aujourd'hui, la commune socialiste de Fos-sur-Mer vit dans l'opulence grâce à son site industriel, notamment la métallurgie avec ArcelorMittal ou Ascometal, producteur d'aciers spéciaux à destination de l'industrie automobile en Europe, la raffinerie avec Esso et la chimie avec Lyondell Chemical Company qui sont d'un bon rapport pour la municipalité.

Quant aux villes communistes de Martigues et de Port-de-Bouc,
elles tirent leur aisance bourgeoise du site de Lavéra-La Mède, lequel représente 30 % des capacités de raffinage françaises, 30 % du chiffre d'affaires national dans le domaine du pétrole, 10 % de celui de la chimie, 1,5 milliard d'euros annuel d'investissements et 3 200 emplois directs: une manne financière en termes de taxe professionnelle.


Le candidat Hollande a changé d'avis sur la taxe professionnelle

Le candidat PS à la présidentielle a dit qu'il ne reviendrait pas sur la suppression de le taxe professionnelle
Elle constituait pourtant une grosse cagnotte pour les collectivités.

Sa volte-face est un affront aux élus bernés

Dans le golfe de Fos-sur-Mer, les communes étaient particulièrement privilégiées du fait de l'industrie pétro-chimique, voire de la sidérurgie, et ces nanties sont gérées par le PS, à Istres et FOS, ou le PCF, à Martigues et Port-de-Bouc. Ce qui permet aux observateurs partiaux d'affirmer qu' "il y a un communisme municipal, des villes gérées par des communistes avec des bilans solides et des réussites très fortes en matière d'équipements collectifs et culturels qui assurent une longévité à ces équipes municipales".
" Il y a des villes qui ne sont pas menacées du tout, comme Gardanne, Martigues, Arles. " La taxe pro y était pour beaucoup, mais combien de temps encore les partisans pourront-ils tresser des louanges aux communes communistes riches, confortables et arrogantes de la zone ?


La gauche s'en était prise à Sarkozy


En novembre 2010, Charroux déclarait à La Provence : " En pourcentage, c'est bien le pays de Martigues, avec 75%, qui est le premier perdant au niveau national. En masse, c'est Dunkerque, avec 165 millions d'euros. Nous, la différence entre la professionnelle et la nouvelle "CET" n'est "que " de cent millions d'euros", un brin amer. Parce que, même s'il n'attendait rien, le discours du président Sarkozy, l'avait refroidi, aimait-il à proclamer. "Il a plombé l'ambiance, estime-t-il. Certains espéraient qu'il profiterait de sa venue pour faire des annonces. Rien du tout. Il a de nouveau justifié les réformes entreprises, le retraites comme la suppression de la taxe professionnelle."
Et bien qu'évidemment soucieux de l'emploi sur sa commune, il menaçait: 'D’où une nouvelle question: "Devons-nous continuer à investir dans l’aménagement de zones industrielles, alors que nous aurons moins d’argent pour le faire ?" '


La gauche va devoir s'en prendre à Hollande

L'annonce du candidat socialiste jette un froid
PaSiDupes a reçu d'une lectrice des réactions d'élus locaux des Bouches-du-Rhône.

Mais les commentaires diffèrent selon qu'ils émanent du PS ou du PCF local...
Ainsi, René Raimondi, maire et conseiller général PS de Fos-sur-Mer a viré et constate maintenant objectivement: "La grande réforme fiscale du PS bénéficiera au plus grand nombre", noyant ainsi le poisson. Il ne craint plus la réforme de la taxe "sur laquelle reposait la liberté de gestion des collectivités locales, notamment de la commune." "Lors des débats de 2009 et 2010, les élus locaux se sont opposés à la réforme (...): nous avions vécu cette réforme d'une part comme un nouveau cadeau aux entreprises, d'autre part comme une mise sous tutelle des collectovités locales, majoritairement à gauche. C'était une mesure politicienne." Depuis l'aveu de Hollande, Raimondi se déclare "confiant"... "

A Martigues, le maire communiste, Gaby Charroux, n'est pas apaisé
"Compenser cette perte est impossible en l'état," clame-t-il. Mais qu'est-ce qui distingue donc les analyses, sinon l'idéologie, jusqu'à l'entre-deux tours ? "Surpris", le communiste se rappelle avec amertume que "le 26 janvier dernier, en annonçant le financement de son programme, l'équipe de François Hollande avait indiqué qu'un milliard d'euros serait trouvé en révisant la taxe professionnelle." Il réclame "en priorité le bien-être de ses habitants, l'embellissement du cadre de vie, l'accès pour tous à la culture, au sport, la restauration scolaire, etc..."

Visiblement, la crise n'a encore pas frappé certaines communes équitablement
et les nantis du peuple vivent toujours dans leur bulle.

jeudi 8 mars 2012

Taxe professionnelle: Hollande met en colère les collectivités locales

Si élu, François Hollande ne rétablira pas la "taxe pro"

Hollande cajole les patrons



Le "hold-up" de Sarkozy
profiterait au receleur Hollande:
ça changerait tout ?




La taxe professionnelle était le principal des quatre impôts locaux perçus par les collectivités territoriales
, communes, départements et régions, à hauteur de 50%, soit 36 milliards, dont 10 milliards de l'Etat. Payée par les entreprises, elle avait été supprimée au 31 décembre 2009, mais les collectivités territoriales misaient sur le retour de la gauche pour retrouver leur pleine capacité de gaspillage.
Or, présentant le 26 janvier, le financement de son programme, l'équipe Hollande avait indiqué que ... 1 milliard d'euros serait trouvé en révisant la réforme de la taxe professionnelle.

Virage à droite
Le candidat Hollande (PS) a déclaré mercredi 7 que s'il était élu, il ne rétablirait pas la taxe professionnelle
, un prélèvement sur les entreprises supprimé par Nicolas Sarkozy dans le cadre de la réforme territoriale.

Interrogé par un auditeur d'Europe 1 sur ses projets à ce sujet, le candidat socialiste à l'Elysée a répondu : "cette réforme de la taxe professionnelle a pu avoir des effets positifs sur un certain nombre d'entreprises" et "tant mieux". "Elle a néanmoins affaibli les recettes de l'Etat de 7 milliards d'euros par an" et "a eu des effets par forcément souhaitables pour d'autres entreprises".

"Mais je veux ici vous rassurer", a poursuivi le candidat de la gauche.
Des paroles d'apaisement mais comment ferait-il ?
"Nous n'allons pas rétablir la taxe professionnelle. Nous prendrons cette réforme pour ce qu'elle est, nous la corrigerons pour ses excès, mais vous n'aurez pas à en subir la moindre conséquence".
Il faut le croire sur parole...


La presse engagée ne tient plus à la taxe pro



Les humoristes politiques avaient pointé Sarkozy.
Aujourd'hui, ils n'ont plus pour Hollande la même sévérité.




Sur Europe 1, Hollande a tenté d'apaiser les inquiétudes des auditeurs-électeurs
Interrogé par un auditeur alerté par le flou du projet du candidat en matière de taxe professionnelle, le candidat socialiste à l’Elysée a répondu : "cette réforme de la taxe professionnelle a pu avoir des effets positifs sur un certain nombre d’entreprises" et "tant mieux" ! "Elle a néanmoins affaibli les recettes de l’Etat de 7 milliards d’euros par an" et "a eu des effets par forcément souhaitables pour d’autres entreprises"."Mais je veux ici vous rassurer", a poursuivi le député de Corrèze. "Nous n’allons pas rétablir la taxe professionnelle. Nous prendrons cette réforme pour ce qu’elle est, nous la corrigerons pour ses excès, mais vous n’aurez pas à en subir la moindre conséquence".

Le journal socialiste Le Monde y a consacré 11 lignes
Rassurer les Français leur a paru une tâche trop lourde et ils ont préféré se consacrer au pilonnage du bilan du président-sortant.

Dans le Nouvel Observateur ou dans Libération, on dissimule
Il faut chercher un moment pour trouver un peu quelque chose.

Dans le Nouvel Obs, il faut remonter au 22 janvier 2010: l'hebdomadaire stigmatisait alors le gouvernement, signalant la contestation d'un conseil général, celui de Loire-Atlantique, présidé par ...La Voix de son Maître, Jean-Marc Ayrault, qui " a présenté vendredi 22 janvier, une simulation du remplacement de la taxe professionnelle qui génèrerait pour le département "un manque à gagner de 24,5 millions d'euros", soit bien plus que ce que prévoyait la simulation envoyée par l'Etat", selon le patron des députés socialistes. "Plusieurs départements avaient déjà tiré la sonnette d'alarme quant aux compensations du gouvernement après la suppression de cette taxe." Le Nouvel Obs avait milité contre la suppression: "Taxe professionnelle : la réforme fait peur" (2009/11/21), "Par quoi la taxe professionnelle est-elle remplacée", s'interrogeait-il.

Dans un étrange amalgame, Libération avait noyé le poisson. Il estimait que l'"on peut avoir des doutes sur l’efficacité de la baisse de la TVA dans la restauration ou la suppression de la taxe professionnelle. Et Mais ces dispositions n’ont pas - loin de là - bénéficié qu’aux grandes entreprises" !
Depuis, silence radio !...
Les électeurs sont-ils complètement informés par cette presse donneuse de leçons ?

lundi 15 mars 2010

Régionales: les présidents socialistes ne crient plus misère

La taxe professionnelle ne leur ferait plus défaut...

Huchon n'argumente plus avec les Verts

Cécile Duflot a signé; on n'en parle plus, mais on ne peut pour autant dire que c'est un comportement hégémonique... Les Verts n'ont en effet plus d'autre choix qu'Huchon puisqu'ils ont voté son budget à la hausse.
Gageons d'ailleurs que Cécile Duflot ne va même pas en prendre ombrage !


Huchon, le sortant a aujourd'hui les moyens

Bien que le mot « intrinsèque » continue à bloquer (video ci-dessous), Ronron a un fort potentiel et c'est lui qui le dit, alors...
Il faut toutefois rappeler pendant qu'il est temps aux Franciliens qui ne lui pas encore adressé leur vote-sanction que Huchon a augmenté la fiscalité de 45% pour les deux premières années. Et qu'il ne serait donc pas correct d'accuser le gouvernement et des transferts de revenus supposés insuffisants.

Ronron a gagné au grattage

En octobre 2009, les services de la région IdF avaient calculé -au plus juste- que la part d'autonomie fiscale de la collectivité locale tomberait de 25% à... 9% après l'adoption de la réforme de la taxe professionnelle.

Or, au lendemain du 1er tour, Huchon annonce que les chantiers-transports de la décennie vont pouvoir voir le jour ! Il ne lui faudrait que dix ans: il en dispose de 4...

Ainsi, Huchon a trouvé comment desserrer le frein des ressources: les situations se débloquent !

Valérie Pécresse doit pouvoir arriver aux mêmes performances
Comment une
"ménopausée" aussi "pimpante" n'y parviendrait-elle pas à l'instar de Dame Mandroux ,
ne serait-ce qu'
au grattage ?...

jeudi 31 décembre 2009

Taxe carbone: entre contribution et ristourne

Avant compensation, elle aurait coûté en moyenne 74 euros à chaque ménage

Depuis que la gelée Royal, puis l'amère de Lille se sont dressées contre la taxe carbone, les élus de la majorité lui trouvent des vertus nouvelles. Au premier rang desquelles le risque que prend le PS en ramant à contre-courant de l'écologiquement correct. Mais l'essentiel, pour les Français, ne réside pas dans l'opposition du PS au projet du gouvernement, puisque les socialistes ne font que chercher à exister face aux Verts, depuis qu'Europe Ecologie vient leur brouter leur électorat.
Le sort que les « retoqueurs » du Conseil Constitutionnel leur réservent importe donc autrement davantage aux Français qui croyaient que les pays les plus pollueurs seraient seuls mis à contribution. Or, les Sages du Palais Royal veulent leur imposer de donner l'exemple au milliard et demi de Chinois -soit plus du cinquième de la population mondiale- et aux USA de l'illustre Obama dont ils avaient fait, mais un peu vite, leur icône.
Les Français auraient préféré qu'on ne les menât pas en bateau et que la gauche hexagonale soit un soupçon plus positive. Mais les media à la traîne des ONG leur ont un peu plus brouillé les idées comme les émissions de CO2 le ciel. Les scénarii alarmistes les ont convaincus qu'ils risquaient d'être un peu plus taxés, et cela grâce au lobbying écologiste et aux pressions socialistes sur les « retoqueurs » souverains.

Le projet initial n'était pas assez « contraignant »

Alléluia ! Les onze retoqueurs hexagonaux sont vraiment trop forts. Ils parvenus à s'entendre là où les 193 chefs d'état de la planète n'ont pas réussi à la Conférence pour le climat de Copenhague: ils ont tout rejeté en bloc...

Ce que nous ne sommes pas assurés de retrouver

Le nouveau projet de taxe carbone proposera-t-il encore une compensation ? L'État redonnera-t-il d'une main ce qu'il aura pris de l'autre ? Le système était novateur mais perturbant.

Quelle aurait pu être la facture pour les ménages ?

Les ménages auraient payé dès janvier la taxe carbone lors de leur passage à la pompe et sur leur facture de chauffage, puisque cet impôt frappera encore les énergies fossiles: le pétrole, le gaz, le charbon et le GPL. Mais que deviendront les 17 euros la tonne de CO2 émise, selon l'annonce du jeudi 10 septembre 2009 par Nicolas Sarkozy ? Il est clair que nous devrons les regretter.
D'après le ministère du Budget, ce tarif aurait déjà dû entraîner un surcoût de 1,96 euro pour un plein de 40 litres d'essence, toutes taxes comprises (la TVA s'appliquant à la taxe). Pour le gazole, la note aurait grimpé de 2,16 euros. Le remplissage d'une cuve de fioul de 1 000 litres aurait coûté 54 euros de plus. Quant à la facture de gaz, elle saurait pris 7 %. L'impact aurait donc pu être très différent pour les particuliers, selon qu'ils se chauffent à l'électricité, au gaz ou au fioul et selon leur utilisation de la voiture. C'est à une modification des habitudes que le projet de loi invitait.
Le surcoût moyen de 74 euros par ménage est une moyenne théorique. Il correspond à la recette estimée de la taxe pesant sur les particuliers divisée par le nombre de foyers fiscaux (36 millions). Mais il suffit de consommer 2 000 litres de fioul et de faire trois pleins d'essence par mois pour que la taxe carbone coûte 178 euros par an. Et un Parisien sans voiture qui se chauffe à l'électricité ne payera rien ! Chaque année, le coût de la tonne de CO2 augmentera (le chef de l'État n'a pas précisé de combien). L'objectif restera à l'évidence que les Français soient peu à peu dissuadés de consommer les énergies contribuant au réchauffement climatique, en les rendant plus chères.
Mais les gauches verte et rose auront tout fait pour alourdir la note: c'est toujours autant qu'ils n'auront plus à récupérer quand ils finiront par revenir au pouvoir...

Comment le système de compensation fonctionnait-il?

Chaque foyer français devait recevoir une compensation qui aurait pondéré cette hausse que brandit l'opposition pour rendre indigeste la pillule déjà amère.
  • En 2010, elle aurait été de 46 euros par adulte dans les «périmètres de transports urbains» - les villes et leurs banlieues - et de 61 euros ailleurs. Ce zonage de la France existe déjà. Chaque enfant ou personne à charge aurait donné droit à 10 euros en plus. Le fisc se serait chargé du calcul.
  • Les ménages qui ne payent pas d'impôt sur le revenu auraient pu recevoir un «chèque vert» en février. Pour les autres, la somme aurait été déduite du premier tiers provisionnel, à la même époque. Ceux qui sont mensualisés verront-ils encore leurs premières mensualités allégées ou annulées ?
  • Le cas des familles - qui ont une voiture et un logement plus grands - et celui des ruraux - qui doivent se déplacer pour aller travailler - était pris en compte.
    Reste que les Français qui vivent dans une banlieue mal desservie craignaient de ne pas s'y retrouver, pas plus que ceux qui se chauffent au fioul et au gaz. Un célibataire urbain qui a besoin de 1 000 litres de fioul aurait payé 54 euros de taxe et n'aurait reçu qu'une compensation totale de 46 euros. Il fallait qu'il soit profondément écolo et pas seulement en paroles.
    Or, le caractère forfaitaire de la compensation était précisément fait pour rendre le dispositif incitatif et formateur aux économies d'énergie : autant faire des efforts pour moins consommer d'essence et de fioul ! Mais la propagande politique a pris le pas sur l'intérêt général. Elle a jeté le doute, voire créé des angoisses et fait craindre le pire chez les particuliers. Dans un pays qui se targue d'être un modèle de répartition sociale solidaire, la frilosité de l'opposition aura lourdement pesé sur le projet.
    Alors le solde entre le chèque et la taxe devenait pourtant avantageux. D'ailleurs, les dispositifs fiscaux favorisant les économies d'énergie resteront probablement en vigueur : éco-prêt à taux zéro, crédit d'impôt pour les équipements réduisant la facture énergétique, bonus-malus automobile. Mais la compensation augmentera-t-elle encore chaque année, parallèlement à la taxe carbone, comme promis à l'origine par Nicolas Sarkozy. Il faudrait qu'une volonté de consensus prévale malgré les élections régionales...
    Lire PaSiDupes

    Les entreprises échapperont-elles à la taxe ?

    Non : leurs factures de gaz, d'essence, de pétrole s'alourdiront dans les mêmes proportions que celles des ménages. Elles espéraient bien, elles aussi, bénéficier d'une compensation et singulièrement les petites et moyennes entreprises. Suite au « retoquage », devront-elles encore se «contenter» de la suppression de la part investissement de la taxe professionnelle, déjà prévue par ailleurs.
    La propagande de la gauche aura-t-elle raison d'elles, qui au final n'étaient pas une nouvelle fois accablées.
    Pour ne pas pénaliser la «compétitivité» de l'agriculture, de la pêche et du transport routier, gros consommateurs de carburants, ces secteurs auraient pu recevoir des aides, qui ne sont plus garanties, d'autant que l'U.E. veille jalousement au respect de la concurrence européenne. Les industries très émettrices de CO2 ne payaient pas la taxe, puisqu'elles sont déjà soumises au système européen des quotas de carbone.

    Mais la désinformation de la gauche, hexagonale et internationale, a retoqué les retoqueurs.
  • dimanche 1 novembre 2009

    Réforme de la taxe professionnelle : la concertation ne fait que commencer

    A défaut d'opposition constructive: une partie de la majorité fait fonction

    Raffarin propose les priorités de la réforme

  • L'ancien Premier ministre de Jacques Chirac (2002-2005) et sénateur UMP Jean-Pierre Raffarin a estimé mercredi qu'il n'y avait "pas de majorité au Sénat pour voter la réforme de la taxe professionnelle".
    "Nous sommes d'accord pour réduire l'impôt des entreprises mais nous voyons qu'il est difficile de faire, aujourd'hui, une réforme juste et efficace pour les collectivités territoriales", a déclaré J.-P. Raffarin, invité du talk Orange-le Figaro.
  • Le vice-président de l'UMP, sénateur de la Vienne, a jugé, comme un de ses prédécesseurs à Matignon, Edouard Balladur (Premier ministre de Jacques Chirac de 1993 à 1995) que le "calendrier (réforme territoriale et en même temps suppression de la taxe professionnelle) (était) un peu à l'envers aujourd'hui".

  • Autre Premier ministre de Jacques Chirac (1995-97), le maire UMP de Bordeaux Alain Juppé avait déjà estimé, dans un entretien paru mercredi 7 octobre 2009 dans Sud-Ouest, que la réforme des collectivités territoriales est "très en retrait par rapport à ce qui était envisagé".
    Prenant l'exemple de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) dont il est vice-président, il remarque que dès la deuxième année elle "perdrait plusieurs millions". "C'est tout de même se foutre du monde. Le président Sarkozy avait promis une compensation euro par euro mais il avait oublié de dire pendant un an", explique-t-il.

    Jean-Pierre Raffarin veut des garanties

    L'ancien Premier ministre considère que, telle qu’elle arrive en discussion, la proposition concernant la réforme de la taxe professionnelle n'est "ni claire, ni juste, ni conforme à nos convictions d'élus enracinés " J.-P- Raffarin a expliqué dans une tribune parue cette fois dans le Journal du Dimanche que "la réforme de la taxe professionnelle, actuellement proposée par l'exécutif, ne peut être votée en l'état".
    D’ailleurs, 23 autres sénateurs UMP annoncent qu'ils "ne voteront pas en l'état" la réforme de la taxe professionnelle présentée par le gouvernement.

    Le porte parole du PS marginalisé

    Le porte-parole de l'auberge espagnole du PS Benoît Hamon a demandé dimanche au président Nicolas Sarkozy de revenir sur sa décision de supprimer la taxe professionnelle. "J'invite le président de la République, qui a dit que sa marge de recul est zéro de chez zéro sur ce sujet, à revoir cette forme d'intransigeance."
    A défaut de proposition, Hamon donne son sentiment sur ce qu’il appelle « cet orgueil qui l'amène à penser systématiquement qu'il a raison seul contre tout le monde".
    Pour lui, sans nuance ni explication, cette réforme est "mauvaise" et le chef de l'Etat "doit la supprimer ou du moins la remettre en cause rapidement". Systématiquement négatif, ce professeur d’université par protection avec bac +3, n’ouvre aucune piste de réflexion.

    Raffarin propose une procédure

    "Il faut mettre bon ordre dans la République décentralisée et je dis, au fond, les compétences avant les finances. Votons d'abord le texte sur la réforme des collectivités, les compétences des différents échelons, et après nous verrons les financements. Aujourd'hui on va financer avant de savoir à quoi va servir cet argent. C'est prendre le problème à l'envers", a-t-il ajouté. "Si le volet ‘allègement fiscal’ pour les entreprises ne pose pas de problème et peut donc être voté rapidement, en revanche le travail relatif au volet territorial de la réforme n'est pas achevé", souligne l'ancien Premier ministre dans ce texte également signé par vingt-quatre autres sénateurs UMP.
    "Le principe de réalité nous conduit à penser qu'il est nécessaire de voter d'abord la réforme des collectivités territoriales, puis la réforme de la taxe professionnelle", explique-t-il.
    Selon lui, "les élus ont besoin des simulations financières et fiscales » qu’ils attendent de Bercy.


  • Dans ce contexte de suppléance de la gauche, la voix de la gauche désunie paraît bien faible. Elle peut laisser les clés de l’opposition constructive à la majorité et aller aux champignons.

    jeudi 1 octobre 2009

    Crise: un déficit budgétaire record pour soutenir la croissance

    La France fait plutôt mieux que la moyenne des pays de l'OCDE

    Une partie de la presse admet que Nicolas Sarkozy a été l'homme de la crise, mais elle attend maintenant de lui qu'il en sorte le pays .

    Nicolas Sarkozy a vu juste
    Sous son autorité, la présidence française de l'Union européenne au second semestre 2008 fut un succès en pleine tourmente. Son choix d'une relance par l'investissement public, d'inspiration keynésienne, pour gérer la plus grave récession mondiale aura finalement été peu contesté. La gauche a évidemment jugé insuffisant le soutien à la consommation. Mais ses critiques ont perdu de leur acuité avec les mesures décidées au sommet social du 18 février pour aider les foyers les plus fragilisés.

    Au coup pour coup
    Cet été une nouvelle période s'est ouverte, tout aussi délicate : celle d'une sortie de crise atypique.
    La hausse surprise (+ 0,3 %) du produit intérieur brut (PIB) dès le deuxième trimestre, l'augmentation de la production industrielle depuis le mois de mai, la stabilisation des effectifs de l'intérim, cet indicateur avancé de l'emploi constituent de bonnes nouvelles.
    D'autres le sont moins.
    Les niveaux d'activité restent bas. La consommation des ménages, moteur de la croissance, a donné des signes de fragilité en juillet et en août. Mais l'industrie automobile nationale reprend le dessus, Peugeot surtout, mais aussi Renault. L'épargne de précaution s'accroît. Le chômage risque d'augmenter tout au long de 2010. En somme, la crise financière s'éloigne ; la crise économique n'est pas achevée, résume l'Elysée.

    Le chef de l'Etat maintient sa ligne,
    face à l'ambivalence de ce début de reprise.
    Avec Christine Lagarde et Eric Woerth, il dit non à la rigueur qui compromettrait les chances de la croissance et se révélerait, accessoirement, impopulaire. Ce choix trouve sa traduction concrète dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2010 présenté, mercredi 30 septembre, par les ministres de l'économie et des comptes publics, Christine Lagarde et Eric Woerth. "2009 était un budget de gestion de la crise, a rappelé ce dernier ; 2010 est un budget de gestion de la sortie de crise par la croissance, par la compétitivité et par l'emploi. Nous sommes dans une année charnière : la reprise reste fragile, et nous devons tout faire pour réussir non seulement à la consolider, mais à renouer durablement avec la croissance."

    Conforté par le G20 de Pittsburgh, les 24 et 25 septembre, le gouvernement va donc continuer à soutenir l'activité, en tablant sur une croissance encore faible en 2010 (+ 0,75 %).
  • La mission "Relance" va être dotée de 4,1 milliards d'euros qui iront à l'investissement et à l'emploi (exonération de charges pour les très petites entreprises qui embauchent...).
  • Les crédits de l'emploi seront renforcés de 700 millions d'euros par rapport au budget triennal. Les entreprises pourront continuer à se faire rembourser immédiatement le crédit d'impôt-recherche (CIR).
  • Surtout, elles bénéficieront de la réforme de la taxe professionnelle (5,6 milliards d'allégement en régime de croisière) et de la restitution exceptionnelle de 7,4 milliards de trop-perçu au titre de 2009. Leur trésorerie en sera soulagée. L'Elysée a choisi de ne pas étaler la réforme pour donner un vrai ballon d'oxygène aux entreprises.

    Laisser jouer les stabilisateurs

    Un autre choix lourd a consisté à ne pas compenser les pertes de recettes pour laisser jouer à plein les stabilisateurs économiques et le dynamisme des transferts sociaux. "Nous pensons qu'il est trop tôt pour corriger le déficit. Si nous le faisions, nous nous exposerions à une forte rechute de la croissance", estime l'Elysée.

    En 2009, sous l'effet de l'augmentation des dépenses liées au plan de relance (40 milliards d'euros au total) et de la chute spectaculaire des recettes fiscales (- 53 milliards), le déficit public (Etat, collectivités locales et Sécurité sociale) atteindra le niveau historique de 8,2 % du PIB.
    En 2010, il pourrait passer à 8,5 % du PIB en raison du surcoût temporaire de la réforme de la TP l'année où elle est lancée. La dette publique atteindra, quant à elle, 84 % du PIB, soit "un niveau inférieur à la moyenne de l'OCDE (100 %) et de la zone euro (86 %)", a précisé M. Woerth. Cela n'empêche pas une partie de la majorité, rejointe par les socialistes, de s'inquiéter du poids considérable de la dette.

    Le gouvernement réaffirme en outre sa volonté de ne pas alourdir la fiscalité dans ce contexte tendu et dans un pays classé cinquième au monde pour le niveau de ses prélèvements obligatoires.
  • La création de la taxe carbone entraînera néanmoins des charges accrues pour certains ménages.
  • Par ailleurs, un certain nombre de hausses sont prévues pour limiter le dérapage des comptes de la Sécurité sociale déficitaires de 31 milliards d'euros.
  • Côté dépenses, le gouvernement condamne la rigueur mais revendique la "maîtrise" : 34 000 postes de fonctionnaires seront supprimés ; les dépenses de l'Etat et ses concours aux collectivités locales, hors plan de relance, ne progresseront pas plus vite que l'inflation (+ 1,2 %).

    Ayant fait le pari d'accompagner la reprise en 2010, le gouvernement renvoie à 2011 la réduction du déficit.
    Tandis que l'opposition n'évalue pas la crise économique internationale à sa juste valeur, le pouvoir table sur une croissance économique de 2,5 % et une progression des dépenses publiques limitée à + 1 % en volume. A cette double condition, difficile à remplir, le déficit public serait ramené à 6 % en 2012. Très loin des 3 % du pacte de stabilité et de croissance.
  • jeudi 10 septembre 2009

    Taxe carbone: les Verts réclament une fiscalité écologique plus lourde

    17 euros, selon eux, c'est simplement trop peu !

    N. Sarkozy a longuement pesé le pour et le contre et consulté l'opposition.
    La semaine dernière, le président avait consulté Cécile Duflot et mercredi 9 septembre, il recevait Martine Aubry et Lionel Jospin, pour la gauche républicaine. Jeudi 10 septembre au matin, il rendait encore ses ultimes arbitrages, entouré de la ministre de l'économie, Christine Largarde, du ministre du budget, Eric Woerth, et du ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo. Et l'arbitrage final ne déjuge pas le premier ministre, François Fillon, qui avait envisagé la semaine dernière dans le Figaro Magazine, un prix de 14 euros la tonne de CO2.

  • Mais la décision du président de la République repousse en revanche la proposition de 32 euros qu'avait prôné la commission d'experts dirigée par le socialiste Michel Rocard. Tous les écologistes demandaient aussi un prix "significatif" à la même hauteur et avaient mis en garde le gouvernement contre des "mesures placebo".
  • Le principe de la progressivité de la taxe, proposé par Nicolas Hulot, aura été retenu par le président de la République. Le Pacte écologique approuvé en 2007 par la signature de la quasi-totalité des candidats à la présidentielle- proposait un prix de départ de 20 euros, pour atteindre 50 euros la tonne en 2020, 100 euros en 2030. "Si on considère que le but, c'est de changer les comportements, et que le signal prix est un bon levier, il, faut un niveau de départ élevé", avait plaidé l'instigateur de cette taxe, dans un entretien à Libération, lundi 7 septembre. "L'important n'est pas le prix de la tonne, mais la création d'une fiscalité verte" , a fait valoir Nicolas Sarkozy, auprès de ses ministres

    Le chef de l'Etat avait annoncé, le 5 février, la suppression de cet impôt qualifié d'"imbécile" par François Mitterrand
    parce qu'il taxait les investissements productifs et pénalisait l'industrie. En réalité, les entreprises bénéficieront, au titre de la TP, d'un allégement d'impôt compris entre 5,5 et 7,6 milliards, selon les modes de calcul adoptés. Et elles devront payer quelque 1,8 milliard au titre de la taxe carbone.
    Des discussions de marchands de tapis sont en cours entre le gouvernement et les organisations patronales pour réduire au maximum le nombre d'entreprises perdantes (42 000).
    Les élus locaux, de leur côté, s'inquiètent d'une réforme qui doit s'accompagner d'une réallocation des ressources des collectivités locales. La révolution fiscale prônée par Nicolas Sarkozy pourrait bien devenir un casse-tête.

    Une taxe carbone à 17 euros permettra-t-elle d'atteindre les objectifs que s'est fixés la France, à savoir la division par 4 de ses émissions de CO2 d'ici à 2050 ? Une taxe à 32 euros, croissant de 5 % chaque année jusqu'en 2030 aurait permis, en théorie au moins, d'être au rendez-vous.

    Une commission indépendante composée de cinq collèges sur le modèle du Grenelle (Etat, collectivités locales, entreprises, syndicats, organisations non gouvernementales) sera chargée de déterminer ce paramètre-clé sur lequel reposera au bout du compte l'efficacité du dispositif. Jeudi matin, le fait d'inscrire dans le projet de loi de finances l'objectif de 100 euros à l'horizon 2030 restait en débat.

    Le litre de super sans plomb devrait augmenter de 4 centimes, celui du diesel de 4,5 centimes et, en moyenne, la facture des ménages qui se chauffent au fioul devrait s'alourdir de 8 %; mais avec une taxe très inférieure à 30 euros, les écologistes ont déjà mis en garde contre la faiblesse du signal qui va être envoyé...

  • La gauche se divise sur la taxe carbone

    -> L'amère Royal fait d'une pierre deux coups

  • Le Président Sarkozy
    "Les Français sont aujourd'hui piégés" par la taxe carbone, glapit l"amère Royal par la voix de sa porte-parole, Najat Vallaud-Belkacem. "La taxe carbone est bien un impôt nouveau",accuse-t-elle, bien dans la veine démagogique de sa patronne, Sa Cynique Majesté Royal, que ses collaboratrices ont connue beaucoup moins sociale et poursuivie dix ans de tribunal en tribunal. (LIRE PaSiDupes à 'Pathouot E').
  • Mais la critique s'adresse pareillement à la Ch'tite Aubry
    Le Premier secrétaire du PS a indiqué qu'elle était favorable aux préconisations de Michel Rocard, c'est-à-dire un prix de départ proche de 32 euros. Mais la maire de Lille a aussi placé la barre un peu haut et rappelé à son hôte que le PS souhaitait à la fois une "contribution energie-climat qui soit à la fois une vraie contribution écologique et une vraie contribution sociale". Rien d'étonnant qu'elle ait ensuite déploré "la cacophonie gouvernementale" qui a, selon elle, "gâché une belle idée". Il ne lui reste plus qu'à réparer le gâchis que Sa Cynique Majesté Royal et elle ont fait de la taxe Hulot au PS.
    -> Cécile Duflot tacle Désirdavenir Royal

  • Fin août à La Rochelle, Cécile Duflot avait dénoncé les dirigeants politiques contestant la fiscalité écologique, visant indirectement Désirdavenir Royal.
  • Aussi sec, la cour Royal démentait toute démagogie ou erreur stratégique. "Il ne faut pas être complexé par les Verts: la taxe carbone, c'est un impôt sur la ruralité et la banlieue. C'est un impôt sur les pauvres", avait affirmé la député Delphine Batho, faisant l'impasse sur les réductions d'impôts déjà annoncés en faveur des catégories que précisément elle instrumentait.

    Europe Ecologie souhaite encore plus d'impôt

    Curieusement, Dany-le-Rouge, Eva Joly et Jojo Bové adoptent un profil bas peu coutumier.
    L'impôt qu'ils soutiennent serait-il contre-productif pour les Régionales à venir ? Est-ce que par hasard ils n'auraient pas le courage de leurs opinions et les deux machos pousseraient une femme, Cécile Duflot, au front ?
    Si le Chef de l'Etat s'est montré attentif à l'opinion publique face à l'instauration d'une nouvelle taxe, les Verts se sont révélés plus radicaux et durs, voire brutaux...
  • Dans la forme, Cécile Duflot, la chef de file des Verts, a polémiqué, en jugeant que l'arbitrage de Nicolas Sarkozy sur la taxe carbone est "plus qu'un rendez-vous manqué" et une suite de "grands mots sans les actes". Cécile Duflot a estimé que la taxe carbone présentée par Nicolas Sarkozy n'avait rien à voir avec la fiscalité écologique et était "inefficace écologiquement et injuste socialement." Sur plusieurs radios, Cécile Duflot avait auparavant accusé le chef de l'Etat de lui avoir menti sur la taxe carbone lorsqu'elle avait été reçue la semaine dernière à l'Elysée.
  • Sur le fond, Duflot a aussi à redire
    Selon elle et à priori, ce projet n'est pas efficace sur le plan écologique, car elle assure d'emblée que les compensations "ne seront pas dirigées en faveur des économies d'énergie".

    De même, Cécile Duflot conteste l'appréciation de Désirdavenir Royal et estime que le montant de la taxe "n'est pas à la hauteur et ne permettra pas de dégager les moyens de travailler" à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
    Comme la Ch'tite Aubry, la secrétaire nationale des Verts regrette également que le secteur de l'électricité soit exclu de la base d'imposition de la taxe carbone , alors que l'objectif doit être la réduction de la consommation énergétique".
    L'objectif d'une fiscalité écologique, a dit Cécile Duflot, est d'instaurer "une contribution qui serait à un niveau suffisant pour être à la fois dissuasif pour les pollueurs qui se moquent de ce qui arrivera après eux et pour aider ceux qui en ont vraiment besoin."
    Elle a dit espérer que la présentation du projet devant le Parlement permettrait de faire évoluer le texte. Aurait-elle un doute sur la capacité socialiste de production anarchique d'amendements ?...

    L'ambition écologique du gouvernement
  • La justice sociale
    Le président français a limité la pression fiscale initiale (17 euros par tonne de CO2) et décidé que cette taxe serait intégralement compensée pour les ménages, comme pour les entreprises. Le Chef de l'Etat, qui avait promis une compensation au centime près pour les ménages, propose soit une réduction de l'impôt sur le revenu pour les ménages imposables, soit le versement d'un chèque vert pour ceux qui ne sont pas imposables. Une commission indépendante de suivi de la fiscalité écologique sera instituée.

  • Une incitation
    Le chef de l'Etat veut convaincre les Français, face à l'"urgence climatique", de la nécessité de changer de comportement, de trouver "les chemins d'une croissance plus juste". "Le monde est parvenu à un moment de vérité, devait expliquer M. Sarkozy. La crise économique mondiale que nous traversons n'est pas terminée. Mais nous devons aujourd'hui décider si nous voulons créer un monde différent de celui d'avant la crise, un monde plus soutenable, plus respectueux de l'environnement, un monde plus juste."

  • Une pédagogie dans l'urgence
    Le chef de l'Etat, qui n'ignore pas l'hostilité des Français à l'instauration d'une nouvelle taxe, demande à chacun de "se sentir concerné par l'enjeu" et de "comprendre la justesse de notre ambition".

    Ce montant de 17 euros équivaut au prix moyen de la tonne échangée sur le marché européen des quotas d'émissions de CO2 depuis janvier 2008. Un marché qui régule les émissions polluantes des grandes installations industrielles et énergétiques de l'Union depuis 2005. C'est donc d'abord sur ce "prix de marché" que s'est focalisé le débat sur le montant de la contribution climat-énergie, au motif qu'il serait inéquitable de taxer deux fois plus les ménages que les entreprises, ou une petite entreprise par rapport à une grande dans un même secteur. "J'attends avec intérêt qu'on vienne m'expliquer que les ménages doivent payer 30 euros", avait déclaré Nicolas Sarkozy, lors de son déplacement au Brésil en début de semaine, donnant un premier indice du sens de ses arbitrages.

    =>La polémique autour de la taxe carbone et la complexité des arbitrages dont elle a fait l'objet, n'a guère simplifié l'autre grand chantier fiscal de 2010 : la réforme de la taxe professionnelle.
  • vendredi 27 mars 2009

    Taxe professionnelle : Fillon rassure les collectivités territoriales

    Les collectivités anxieuses conserveront leur puissance de démagogie

    A l’occasion de la visite d’une usine d’extraction et de transformation d’amidon le 16 février 2009 à Lestrem (Pas-de-Calais), le Premier Ministre a prononcé un discours sur le thème du soutien à l’emploi, de la compétitivité des entreprises et de la taxe professionnelle. Accompagné de Christine Lagarde, François Fillon a notamment promis aux collectivités locales "qu’en dépit de la suppression de la taxe professionnelle, leur niveau de ressources sera maintenu".
    Le discours du Premier Ministre sur la taxe professionnelle
    "Le message que je veux adresser aux collectivités est clair : continuez à investir sans crainte, car vos ressources ne diminueront pas du fait de la réforme [visant à la suppression de la taxe professionnelle]."
    Concernant les modalités de la compensation de la perte des recettes, François Fillon a répété que des décisions seraient prises après la remise des propositions du comité Balladur sur la simplification territoriale. "Il n’est pas question de réformer la fiscalité locale sans une concertation approfondie avec les élus locaux", a assuré François Fillon, annonçant qu’il réunirait "la Conférence nationale des exécutifs vers la mi-mars sur les questions liées au volet financier de la réforme".
    La taxe professionnelle constitue une recette de l’ordre de 29,4 milliards d’euros pour les collectivités territoriales et chambres consulaires, dont 24,8 milliards pèsent sur les entreprises, et le reste sur l’Etat.
    La suppression de la taxe sur la totalité des investissements productifs, annoncée le 5 février par Nicolas Sarkozy, correspond à un allègement d’environ 11,4 milliards d’euros de la charge des entreprises, soit 8 milliards une fois pris en compte l’impôt sur les sociétés.
    "Ces 8 milliards, ce sont des moyens en plus pour que nos usines puissent embaucher, innover et exporter davantage", a assuré François Fillon. "Cette réforme, elle bénéficiera uniquement à ceux qui ont choisi de produire en France et non à ceux qui localisent leur production à l’étranger. En cela, la suppression de la taxe sur les investissements productifs sera un remède contre les délocalisations."

    samedi 7 février 2009

    Sondage: les Français sont partagés sur l’intervention de Sarkozy

    Des sondages contradictoires confirment: 50% de Français rassénérés
    Une appréciation de l'intervention radiotélévisée toujours plus nuancée que par ...la presse militante !

    Un Français sur trois a jugé Nicolas Sarkozy convaincant lors de son intervention radiotélévisée de jeudi, selon un sondage.

    52% des personnes interrogées ne l'auraient pas trouvé convaincant lors de son intervention, alors que 12% ne se sont pas prononcées. Ainsi, les efforts déployés par les journalistes militants, la propagande éhontée de l’opposition dans les media serviles produit son effet, malgré de ses gros sabots.

    Les sondés sont plus partagés qu’il n’y paraît
  • si 57% considérent comme étant plutôt une mauvaise chose le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite Interrogés sur des annonces du chef de l'Etat,
  • l'ensemble des sondés a jugé à
    - 88% plutôt une bonne chose le fait de recevoir des partenaires sociaux le 18 février;

    -même avis positif pour 73% d'entre eux concernant la suppression de la première tranche de l'impôt sur le revenu;

    - et 57% sont favorables à la fin de la taxe professionnelle en 2010.

    -Sondage réalisé selon la méthode des quotas le 6 février au domicile des personnes interrogées au sein d'un échantillon national de 960 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus.
  • Un autre sondage: 53% de convaincus par Sarkozy


    Seulement 43% des personnes interrogées n'ont pas trouvé le chef de l'Etat convaincant. Au nombre des griefs: "son numéro est fatigant", "il élude les questions", il est "trop démagogue", il n'a pas fait de "proposition concrète", il n'est pas "à l'écoute des problèmes réels des Français".


    Au contraire, plus de la moitié des Français (53%) ont trouvé Nicolas Sarkozy "convaincant" lors de son
    intervention radiotélévisée jeudi soir, selon un sondage OpinionWay diffusé samedi dans Le Figaro et sur LCI.
    Le chef de l'Etat
    - "maîtrise son sujet",
    - "ne se laisse pas faire par les journalistes",
    - "n'emploie pas de mots tarabiscotés",
    -"fait de nouvelles propositions intéressantes",
    - "est ouvert aux négociations"
    sont quelques-uns des avis émis.

    L'enquête a été réalisée en ligne les 5 et 6 février auprès d'un échantillon de 968 personnes âgées de 18 ans et plus. Ces mêmes personnes avaient été interrogées sur l'image du président de la République les 4 et 5 février.