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dimanche 15 décembre 2013

Prix Press Club Humour et politique : la pré-sélection 2014

Les choix du jury n'ont rien de tendancieux...

Le jury du Prix Press Club Humour et politique distingue "la phrase la plus hilarante de l'année"
 

A l'approche des municipales
Il a fait une première sélection en vue de son édition 2014. 
Rappelons que l'an dernier, c'est Gérard Longuet qui avait surclassé ses confrères pour sa phrase: "Hollande est pour le mariage pour tous... sauf pour lui."

Quelles phrases ont déjà été sélectionnées cette année ? La réponse sur l'orientation du jury se trouve souvent davantage dans les cibles que dans les propos.

Premier des cinq sélectionnés : le député des Yvelines Henri Guaino, le chouchou de la gauche partisane et ancien conseiller de Nicolas Sarkozy pour cette phrase : "Si Nicolas Sarkozy n'avait pas été là, il n'y aurait plus de démocratie en France, en Europe et dans le monde.'"

Vient ensuite l'ancien Premier ministre Alain Juppé, condamné en 2004 à 14 mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité dans l'affaire des emplois fictifs à la mairie de Paris : "En politique, on n'est jamais fini. Regardez-moi !" Sa ré-élection à la mairie de Bordeaux ne semble d'ailleurs faire aucune difficulté. 

Le socialiste
Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif et seule personnalité politique de gauche de cette première sélection, est lui retenu pour sa phrase : "Je crois à un retour de Nicolas Sarkozy; mais menotté'.
En 2013, sur le même thème vachard, le député socialiste Jean-Jacques Urvoas avait déclaré : "J'étais aux Baumettes; j'en suis ressorti, à la différence des socialistes Marseillais". Patrick Mennucci n'était pas encore tracassé par la justice...

Le socialiste 
Jérôme Cahuzac avait fait fort en matière d'aplomb. L'ancien ministre du Budget de Hollande, a en effet porté la déontologie socialiste au zénith à la lumière de ses aveux concernant son argent soustrait au fisc en Suisse avec son " Pourquoi démissionner quand on est innocent ?"

Quant au candidat Front national aux municipales de Marseille,
Stéphane Ravier, il s'était également distingué dans le registre de la méchanceté pure. Interrogé sur les ambitions de Bernard Tapie, il avait répondu : "Le seul Tapie qui a de l'avenir ici, c'est le tapis de prière".


L'ancienne ministre chargée de l'Apprentissage et forte voix de l'UMP
Nadine Morano est elle sélectionnée pour avoir dit : "On a une recrudescence de violence... par exemple le vol des portables à l'arraché. Ça n'existait pas avant que les portables existent". Un morceau de "bravitude" du même tonneau que les 
mots d'André Chassaigne, député PC du Puy-de-Dôme, en 2011 : "Dans sa forme historique, le PC est mort ; mais il a encore de l'avenir."


Dans un style très proche, citons Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, qui était en lice en 2013 pour deux phrases. La première est : "Il y a quand même des médicaments qui soignent " ! 

Le jury distingue d'ores et déjà, hors-sélection,
François Hollande pour sa phrase : "Quand ça va bien, on devrait se rappeler que ça ne va pas durer. Et quand ça va mal, on peut penser que cela pourrait aller plus mal ou que ça ne va pas durer". 

Ils ont tous un p'tit vélo
Avec la même passion pour sa petite personne, Christiane Taubira, Garde des Sceaux, expliquait en 2013 aux journalistes pourquoi, à 63 ans, elle était fatiguée après un déplacement en Guyane, malgré son entraînement cycliste dans Paris: "J'ai un corps de vieille femme et un emploi du temps de jeune fille". Sa collègue Dominique Bertinotti, atteinte d'un cancer, est autrement plus digne.

Ce prix récompense, depuis 2002, l'auteur de la phrase la plus drôle,
qu'il s'agisse d'humour volontaire ou involontaire.
Dans le genre salace, voici la deuxième saillie annoncée de Marisol Touraine puisqu'elle a récidivé, alors qu'elle était interrogée sur le manque d'intérêt que les femmes ont porté aux dangers de la pilule : "Il faut laisser aux femmes le temps de se retourner."

En 1998, Bernard Kouchner avait fait preuve de fermeté sur un sujet qui lui échappait: "La contraception doit avoir ses règles."


Quant à
André Santini s'en était pris plus sciemment à un prélat: "Mgr Decourtray n'a rien compris au préservatif. La preuve, il le met à l'index."

Parmi les gagnants des années précédentes 


A propos de Ségolène Royal, Guillaume Bachelay, secrétaire national à l'industrie du PS, avait révélé sa cruauté: "Qu'on commette des erreurs en politique c'est possible ; qu'on les commette toutes, c'est fou !"
Au nombre des présomptueux, Ségolène Royal est l'auteurE d'une vanité qui  n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd en 2006: " Même quand je ne dis rien, cela fait du bruit."


Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, déjà lauréat deux fois, a encore fait une 'raffarinade' de haut vol en 2013 à l'occasion de ses voeux : "Je souhaite à Valérie Trierweiler sa juste place et à Ségolène Royal juste une place." 
Le sombre Ayrault ne peut rivaliser avec cette profonde pensée pourtant sélectionnée: " Ma part d'ombre, c'est mon combi Volkswagen". Il ne renie pas son passé éphémère de professeur d'allemand, mais semble n'avoir jamais acheté français... 

Pochette au vent, Laurent Fabius avait quant à lui brillé en 2011 avec : "Mitterrand est aujourd'hui adulé, mais il a été l'homme le plus détesté de France. Ce qui laisse pas mal d'espoir pour beaucoup d'entre nous…

Il succédait à Eva Joly en 2010 et  son percutant : "Je connais bien Dominique Strauss-Kahn, je l'ai mis en examen."
En aucun cas la binationale ne pourra être prise pour son illustre prédécesseur Pierre Arpaillange qui, orfèvre de la Place Vendôme comme elle, se flatta en 1989 que "sur cinquante-deux évadés, on en a repris cinquante-trois."
Pour rester dans le Vert, rappelons le Prix Spécial du Jury 2004 à Michel Charasse, après le mariage homosexuel de Begles: "Cela pourrait faire un film dont le titre serait Mamère Noël est une ordure."


En 2013, à la suite d'une conférence de presse du président François Hollande,
Jean-Luc Mélenchon, ancien candidat à la présidentielle de 2012, co-président du Parti de Gauche et spécialiste de l'empire du mal, avait produit ce jeu de mots: "'L'An II, c'est l'an pire". 

En 2011, Gabriel Cohn-Bendit (le frère) n'avait pas manqué non plus d'esprit : "Les Verts sont capables du meilleur comme du pire ; mais c'est dans le pire qu'ils sont les meilleurs."


Et voici comment
Gaëtan Gorce, sénateur PS de la Nièvre, s'est distingué : "En 100 ans, le monde sera passé du ballon dirigeable au supersonique ; et le PS de Jean Jaurès à Harlem Désir"...


Et pour finir, la palme était revenue au maire de Saint-Coulitz, dans le Finistère, Kofi Yamgnane, pour sa capacité à un auto-dérision inaccessible à Christiane Taubira, puisqu'en 1992 il s'auto-proclama "Breton d'après la marée noire".


mercredi 6 novembre 2013

Les Bonnets rouges n'étouffent pas l'affaire du "cabinet noir"

Deux députés UMP demandent à François Hollande "des explications claires"

L'hebdomadaire Valeurs Actuelles a dénoncé un "cabinet noir" à l'Elysée  

La présidence nie tout cabinet noir contre Sarkozy
Dans son édition du 30 octobre, l'hebdomadaire Valeurs actuelles accuse l'Elysée de cacher un "cabinet noir" visant à enquêter illégalement sur Nicolas Sarkozy: "une cellule officieuse veillerait à orchestrer les affaires judiciaires contre Nicolas Sarkozy" et serait responsable de "fuites" dans la presse en rapport avec ces affaires, notamment celle concernant Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais, actuellement en cours d'instruction. Qui a organisé la fuite dans l’Express de propos prétendument tenus par Nicolas Sarkozy au sujet de ce fameux “cabinet noir” dirigé contre lui par l’ultra-hollandiste Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture ? Nul ne le sait. Le Foll rétorque sur le site du Point: "Je n’ai aucune vocation pour des cabinets noirs. Je laisse cela aux spécialistes." Les Bonnets rouges, victimes bretonnes de destructions d'emplois dans l'agroalimentaire, sont toutefois en droit de s'interroger sur les causes de leur abandon par le ministre.
Pour étayer cette révélation de l'existence d'un cabinet noir, déjà avancée en juillet dernier dans un article intitulé "Sarkozy, la chasse à l'homme", le magazine s'appuie sur le témoignage de Bernard Muenkel, ancien chef du service transmissions et informatique de l’Elysée. B. Muenkel affirme que des conseillers de François Hollande, notamment le commandant militaire de l'Elysée, le colonel Bio-Farina, auraient exigé de lui qu'il fasse une fouille dans les archives "protégées" de Nicolas Sarkozy, à propos de son entourage

Parmi les personnes espionnées, figurent des personnalités dans le viseur de la justice : Bernard Tapie, Christine Lagarde ou encore Claude Guéant. Au nombre des " mots-clés", on trouve "arbitrage", "Tapie", "Bredin", "Mazeaud" et "Estoup", ces trois derniers étant les noms des juges arbitres de l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais. Bernard Muenkel, qui assure à Valeurs Actuelles avoir refusé d'exécuter ces requêtes illégales, car contraires au protocole d'accord signé par Nicolas Sarkozy avec les Archives nationales. Ce protocole règle l'accès aux archives de son quinquennat et fait de l'ancien président le seul propriétaire.

Dans
un long communiqué, la présidence de la République réplique qu'elle "tient à rétablir la vérité des faits suite aux allégations de Valeurs Actuelles". L'Elysée affirme ainsi avoir agi à la demande et sous le contrôle de la justice. La ministre en charge, Christiane Taubira, ne peut avoir été dans l'ignorance. "La présidence de la République n’a fait qu’exécuter les réquisitions adressées par les juges d’instruction et par le Conseil constitutionnel".  
"En aucun cas, la Présidence n’est allée au-delà des demandes des juges", assure le communiqué.

Les deux députés interpellent le président sur la séparation des pouvoirs et le statut des archives
. 

Dans une tribune publiée par Le Figaro de mercredi, Guillaume Larrivé (Yonne) et Olivier Marleix (Eure-et-Loir) écrivent à propos de l'article de l'hebdomadaire: "puisque les informations sont justes, comme l'a reconnu votre ministre Alain Vidalies, elles appellent des explications claires et précises". "Vos collaborateurs sont allés fouiller, eux-mêmes dans des archives du président Nicolas Sarkozy encore stockées à l'Elysée", dénoncent les élus d'opposition.

Ils ne se satisfont pas de l'argument d'une réponse à une réquisition judiciaire, avancée par l'Elysée et par la Garde des Sceaux.

Les députés demandent si "le principe de séparation des pouvoirs est à jeter aux orties."
 

Ils accusent aussi le président Hollande
de "ne tenir aucun compte de la loi qui régit les archives publiques" présidentielles et prévoit une protection de 25 ans "parce qu'un intérêt national majeur s'attache à protéger le secret des délibérations du gouvernement". 
Enfin les deux élus assurent que les réquisitions judiciaires en question "désignent un enquêteur spécialisé chargé de mener les investigations sur le réseau informatique". Ils s'étonnent "que vos collaborateurs aient cherché à le devancer pour effectuer eux-mêmes cette recherche". "Vous n'avez pas le droit de tordre l'état de Droit", concluent les deux députés UMP.

Transparence et probité ne sont pas les vertus cardinales de la "république exemplaire" annoncée.

En vérité, le "sale mec," c'est bien celui qui le dit qui l'est !...
Quant à la presse dite d'investigation, n'est-elle pas décrédibilisée? Les décrypteurs vont devoir faire du terrain et lâcher leurs téléphones.   

dimanche 7 juillet 2013

Et Bruno Masure traite Pujadas de "crétin" !

Quand les journalistes du PS perdent leurs nerfs

Le cabot s'est encore 
échappé !

Laissé par Hollande sur le bord de la route, l'ancien présentateur du journal n'a pas apprécié les choix éditoriaux du journal de France 2 mercredi.
Le "franc-parler" du militant justifie-t-il les insultes ?


En désaccord avec la hiérarchisation de l'information choisie par
David Pujadas dans son journal mercredi soir, Bruno Masure (1947) l'a carrément... traité de "crétin". "Ce crétin de @davidpujadas qui ne donne même pas les dernières news / coup d'État / Égypte, comme l'a fait Gilles Bouleau ! écoeuré", a écrit l'ex-présentateur sur son compte Twitter

Le journaliste, qui a présenté le journal télévisé dès 1984 à la satisfaction du président François Mitterrand, d'abord la nuit et le week-end, avant d'occuper lui-même le poste de David Pujadas de 1990 à 1997, a tenté de se justifier de sa grossièreté dans un entretien au Figaro le lendemain. Bien que l'insulte soit la démonstration d'une faiblesse d'analyse, si ce n'est d'éducation, l'intolérant explique que "ce qui se passe en Égypte est 500.000 fois plus important que ce qui se passe en Belgique", reprochant à France 2 d'avoir ouvert son journal sur l'abdication d'Albert II. "TF1 a évidemment ouvert son journal sur l'Égypte, Bouleau [Gilles Bouleau, le présentateur du journal du soir sur TF1, NDLR] fait son travail ; et France 2 nous a fait un numéro incroyable sur la Belgique. C'est strictement n'importe quoi. C'est du sous Ici Paris", estime-t-il. Masure en est resté au mauvais esprit consistant à considérer comme un non-événement le décès de Grâce Kelly, parce que princesse de Monaco... Le 14 septembre 1982, le journaliste altermondialiste Bernard Langlois, membre fondateur de l'association ATTAC, avait été limogé de son poste de présentateur du JT pour avoir voulu relativiser cet événement par rapport à l'assassinat, survenu le même jour,du président libanais Bashir Gemayel.


"Je suppose que c'est un choix de Pujadas, qui adore le spectaculaire, le fait divers et un peu le crapoteux"
, poursuit le laissé pour compte du PS. 

"Cela m'agace vraiment car je connais très bien cette rédaction et ses états d'âme. Elle a une très haute idée de sa mission, c'est très bien, mais quand je vois ce qu'ils ont fait hier, c'est une honte", insiste l'amer Bruno. 

Dans cet entretien,
Masure en profite encore pour étriller David Pujadas sur sa façon d'interviewer Bernard Tapie le 1er juillet. 
"Vingt-cinq minutes accordées à Bernard Tapie sans avoir le lendemain un contre-point. C'est un vrai problème", estime-t-il enfin. Ça balance pas mal !


Masure est un spécialiste de l'agression verbale
Le vertueux s'en est déjà pris à Jean-Michel Aphatie et Canal+ sur Twitter.
Mourir pour des idées ? Pas folle, la guèpe Masure !
Décidément, à défaut d'héberger les arbitres des élégances, le réseau social de micro-blogging recueille tous les aigris. Plus le temps passe, plus ce réseau sert d'exutoire aux frustrés que la grande tradition du duel à la française ferait faire dans leur culotte.  
De loin, donc sur Twitter, après la passe d'armes entre Audrey Pulvar (France 2) et Jean Quatremer ("Libération"), Jean-Michel Aphatie, journaliste en activité de RTL, s'avisa le 5 juin 2012 de commenter d'un tweet la décision du gouvernement de donner un petit coup de pouce au SMIC  :
Idole de Bruno Roger-Petit, autre twitto compulsif, Masure tenta alors de se rappeler à l'attention de l'Elysée par un tweet ausi démagogique que vulgaire:
Depuis, le Bruno cuit a courageusement effacé sa trace de bave. Mais le Bruno cru continue de postillonner  au Nouvel Observateur.


lundi 24 décembre 2012

Tapie à Marseille, une menace pour Mennucci (PS)

Mennucci (PS) vise la mairie UMP et  donc Tapie

 Combien de condamnés
autour de Mennucci ?
Le candidat PS demande une enquête parlementaire sur le rachat de La Provence



Patrick Mennucci cherche à jeter le soupçon sur le rachat de La Provence par Tapie
Le député et maire de secteur de Marseille a demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le rachat par Bernard Tapie des journaux du Pôle sud du groupe Hersant Médias (GHM), dont fait partie la Provence, avec Nice Matin et quelques autres.



L'élu marseillais cherche à faire partager ses doutes quant aux conditions du rachat des titres par Bernard Tapie, à parité avec la famille Hersant, dans une lettre ouverte adressée au président du groupe socialiste à l'Assemblée.


Bruno Le Roux, sans se prononcer dès à présent sur la constitution d'une commission d'enquête, a aussitôt estimé lundi qu'il serait "nécessaire" d'apporter des réponses aux "questions très sérieuses" que pose P. Mennucci.

Mennucci insinue que "cette prise de contrôle suscite bien des questions sur les conditions dans lesquelles cette transaction a pu avoir lieu". Le député fait notamment allusion à GHM qui s'apprête à investir 25 millions d'euros dans ce rachat malgré sa situation financière difficile.
Le rachat des titres du Sud et d'Outre-mer de GHM était soumis à un accord entre le groupe, les repreneurs et les 17 banques créancières, menées par BNP Paribas, à qui GHM doit déjà 215 millions d'euros, mais qui font visiblement confiance à l'entreprise de relance menée par B. Tapie.

Le socialiste distille le doute

Faute d'éléments, Mennucci s'interroge sur GHM...
"Dans quelles conditions (...) GHM a pu atteindre un endettement aussi important auprès de 17 banques ? (...) Comment est-il possible que ces prêts aient pu être consentis sans qu'aucune garantie n'ait été prise sur les biens personnels des membres de la famille Hersant, par ailleurs richissime ?", s'interroge le député.

Mennucci met nommément en cause l'administrateur judiciaire
Le porteur des valises de Désirdavenir Royal durant la présidentielle de 2007 se demande encore si " l'ensemble des groupes qui se sont intéressés à la reprise de GHM ont été traités également par l'administrateur judiciaire, M. Thévenot ". 

Il évoque aussi "des articles de presse laissant penser que l'administrateur judiciaire serait lié à Me Lantourne, l'avocat de Bernard Tapie et de GHM". L'une de ces sources est La Tribune, journal économique dont la PDG, Valérie Decamp, qui débuta dans la lingerie Chantelle puis au groupe NRJ, est la directrice Générale du journal gratuit Metro et administratrice de l’ONG Europanova, un think-tank visant à mobiliser et informer sur la construction européenne avec Sergio Coronado (EELV), Nicolas Véron, passé par le cabinet de Martine Aubry alors ministre PS, ou Gaëtane Ricard-Nihoul, membre du think tank Notre Europe, fondé par Jacques Delors (PS), le père de la Ch'tite Aubry (et Olivier Ferrand, homme politique (PS), fondateur et ex-président de Terra Nova, avant son décès cet été) au comité d'orientation.


Mennucci incite la commission à se pencher sur d'éventuelles manoeuvres qui, "limitant la concurrence, ont fait diminuer le prix d'acquisition": toutes éventuelles qu'elles aient pu être, ces supposées manoeuvres ont eu des effets, accuse-t-il avec assurance.


Ce malencontreux emplacement
est indécent pour
la plaque apposée
 

En conclusion de sa lettre, le député des Bouches-du-Rhône, ci-contre en feutre mou à la Defferre (c'est un ancien conseiller municipale sous Gaston Defferre), qui vise la mairie de Marseille en 2014, estime que cette proposition "fera oeuvre utile pour la liberté de la presse et la clarté des transactions devant les tribunaux"...


D'après Bruno Le Roux, "Patrick Mennucci pose des questions très sérieuses sur le groupe Hersant, sur le tribunal de commerce, sur l'action de Bernard Tapie qui méritent des réponses". L'ex-député de Seine-Saint-Denis qui s'apitoya sur le sort de la parachutée, Sa Cynique Majesté Royal,   après sa défaite de La Rochelle, préside depuis 2000 la Fédération Léo Lagrange, réseau d'associations d'éducation populaire appartenant à la nébuleuse d'associations socialistes proches de la FSU.

"Dès la rentrée parlementaire [à la mi-janvier], j'en discuterai avec les responsables du groupe socialiste. On verra si la réponse est la constitution d'une commission d'enquête", a-t-il indiqué.


Mennucci cherche aussi à faire main basse sur Ouest Etang de Berre

Il fut le premier en avril 2007 à proposer l'extension de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) vers l'ouest de l'étang de Berre.

Et la ministre Lebranchu s'intéresse au filon et - malgré l'hostilité farouche des habitants du triangle Fos, Martigues et Istres - "offre" de fusionner avec le SAN Ouest Provence et de récupérer la taxe professionnelle générée par la zone industrialo-portuaire, située sur le territoire de la commune de Fos-sur-Mer.

N.B. Les photos 1 et surtout 3 (la plus marrante!) sont, semble-t-il, l'oeuvre  revendiquée (mais documentée par PaSiDupes) d'un sympathique vigilant malveillant, Jojomigrateur (un obsédé du copyright, Georges Robert), qui nous fait un caca nerveux, légitime ou non, bien qu'elle soit non signée dans les moteurs de recherche
En revanche, malgré leurs hautes teneurs idéologique, littéraire et artistique, tous nos documents sont en accès libre : nous n'avons aucun sens de la propriété !
Ce qui est sûr (néanmoins), c'est que les groupies de Mennucci n'aiment pas  notre travail. Ca arrive et nous réjouit !
Il peut maintenant baisser les bras, ci-contre: la fin du monde, c'est passé...



Pour Noël et entretenir l'amitié, nous lui offrons cette photo aérienne de la misérable demeure de l'élue PS, Samia Ghali, dans les quartiers défavorisés du nord de Marseille, puisqu'à coup sûr elle manque à sa collection. 

Tapie peut prouver l'entrave de Montebourg à son rachat de La Provence

Tapie aurait la preuve que Montebourg lui a nui



Que le gouvernement ne fasse rien
est une chose,
mais c'en est une autre
qu'il nuise

Interventionnisme négatif de l'Etat

Bernard Tapie affirme qu'il détient un enregistrement audio 
Il prouverait que, tout ministre du Redressement productif qu'il soit, Arnaud Montebourg, a tenté de s'opposer à son rachat des journaux du pôle sud du Groupe Hersant Médias (GHM), dans un entretien au Journal du Dimanche (JDD).

"Le cabinet Montebourg a tout fait pour me bloquer", affirme B. Tapie, qui détiendrait un enregistrement qui révélerait que son rival a fait l'objet de pressions pour la reprise des derniers titres de GHM, dont La Provence. 

Le patron du groupe belge Rossel explique avoir été poussé dans son offre par le gouvernement français

"Ce n'est pas une cassette piratée !", lance l'acquéreur, en allusion à l'affaire Cahuzac, le ministre du Budget accusé par Mediapart d'avoir fraudé le fisc. 

"On était plusieurs dans une pièce; il y avait des avocats, des banquiers, quand le patron de la société belge qui était lui aussi sur les rangs a téléphoné. Il nous a alors dit noir sur blanc lors d'une conversation que l'on a enregistrée, que la directrice adjointe du cabinet de Montebourg l'avait contacté pour le pousser à faire une offre d'achat."
Mme Fanny Letier (1979), la directrice adjointe du cabinet de Montebourg, une diplômée de Sciences Po Paris et de Johns Hopkins University (Baltimore, Maryland), et ancienne élève de l'ENA, était secrétaire générale du Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI, dont la mission est d'...aider les entreprises en difficultés à élaborer et mettre en oeuvre des solutions) et administrateur OSEO Garantie, dont la mission est d'assumer un rôle de fonds de garantie pour faciliter l’accès au financement bancaire des entreprises.


Il disait aussi qu'il n'avait pas d'argent, mais elle l'assurait que la BNP le financerait. 
"Si ça, c'est pas un coup de pouce !", tonne l'homme d'affaire.

"Rendu fou de rage", selon ses propres termes, par ce coup de téléphone, Bernard Tapie aurait alors essayé de contacter Arnaud Montebourg, sans succès: "Il ne m'a même pas pris en ligne", assure l'entrepreneur français.

L'homme d'affaires a visiblement  toute la gauche contre lui. Ainsi le Huffington Post donne-t-il de Tapie une présentation partisane : Après avoir mis la main, allié à la famille Hersant, sur la Provence et Nice Matin, Bernard Tapie était l'invité du journal de 20 heures de France 2 vendredi 21 décembre. Et comme souvent, l'homme d'affaire a fait montre de son célèbre bagout."
VOIR et ENTENDRE 



Le ministre du Redressement productif a nié toute ingérence dans le dossier
Par communiqué, Montebourg répète que "l'offre de l'alliance Tapie-Hersant n'a bénéficié d'aucun traitement de faveur ou de défaveur de la part de la République".

samedi 22 décembre 2012

Alain Afflelou met en garde contre un retour à 1789

Car après 1789, c'est 1793 !...

Alain Afflelou : "On est en train de revenir en 1789"


Afflelou à Hollande:
"Tu m'as bien regardé ?"

L'opticien français, qui a annoncé son installation prochaine à Londres où David Cameron déroule le tapis rouge aux entrepreneurs français, "pour deux ou trois ans", a dénoncé une "guerre de tranchées" contre "ceux qui réussissent".

Les diatribes contre la finance avaient inquiété durant la présidentielle. 
Agressées, mais organisées en Mouvement des Pigeons, onze organisations patronales ont exigé du gouvernement qu'il retire la taxe sur les plus-values de cession. La gauche socialo-écolo réussissait à dresser contre elle des patrons stigmatisés qui ne peuvent pas être suspectés de collusion avec l'UMP, et  tentaient d'infléchir la politique économique confiscatoire du gouvernement.

Sur le front de la démagogie brutale, Montebourg a dénoncé le comportement de l'entreprise Peugeot : " Nous avons un vrai problème sur la stratégie de Peugeot, l'alliance avec General Motors, le comportement de l'actionnaire", lança-t-il sur France Inter. 
En conséquence, le patron de Mitsubishi France a traité Montebourg de "débile" : " cet abruti mental, ce débile, augmente les malus écologiques, réduit la vitesse des conducteurs sur le périphérique de Paris et pourrit la vie des automobilistes, de toutes les origines sociales... Tous le subissent ! ". 
Et le maire PS de Toulouse a pour sa part qualifié les dirigeants de Sanofi de "patrons voyous".

Le clairvoyant opticien a donc rejoint samedi la patronne des patrons qui parle de "guerre civile". "On est en train de faire une guerre de tranchées, de revenir en 1789 : il faut arrêter de dire que les chefs d'entreprise sont des voleurs, des voyous, des gens malhonnêtes", a estimé l'entrepreneur, interrogé sur RTL.

"Il n'y a pas que les artistes qui ont le droit d'être considérés : des gens qui travaillent et en font travailler d'autres, on en a besoin", a-t-il fait valoir à propos de l'exil récent de Gérard Depardieu et de la polémique que lui font les médiocres du milieu  cinématographique. Il assume son exil fiscal en Belgique, mais il est des rebelles qui déplaisent à la gauche. 

Afflelou n'envisage pas de rendre son passeport

Même s'il dénonce une "fiscalité injuste et confiscatoire",  "Je ne quitterai pas ma nationalité pour ne pas payer d'impôts", assure-t-il, contrairement à l'incarnation d'Obélix à l'écran
L'opticien part s'installer Londres à la demande de son actionnaire majoritaire, le fonds d'investissement britannique Lion Capital, afin d'y développer son entreprise vers le nord de l'Europe, explique-t-il.

"Fiscalité confiscatoire"
Il part "pour deux ou trois ans" pendant lesquels il continuera de payer ses impôts en France: "Je ne cherche pas à jongler : j'ai toujours payé mes impôts en France même quand j'étais en Suisse. Je paierai en Angleterre ce que je dois payer et en France ce que je dois payer. J'ai payé des impôts, j'en paye beaucoup et je n'ai pas à en rougir. Mais le système en France est extrêmement défavorable à tous les chefs d'entreprise et ceux qui cherchent à entreprendre", a-t-il affirmé.

"Ceux qui sont dans la tranche de 75 %" d'impôt sur le revenu "peuvent dépasser 90 % d'imposition : alors, oui, on peut parler de fiscalité confiscatoire puisqu'elle peut nous priver de l'intégralité de nos revenus du travail", a-t-il martelé. 

Alain Afflelou a ainsi rejoint Laurence Parisot

La patronne du MEDEF a dénoncé vendredi des propos "insupportables" aux relents de "guerre civile". "Je dis comme ce que dit Catherine Deneuve ce matin dans Libération, nous avons le sentiment aujourd'hui qu'on cherche à recréer quelque chose qui s'apparente à 1789", a estimé Laurence Parisot, citant la tribune de l'actrice dans Libération vendredi, en soutien à Gérard Depardieu mis en cause par le comédien Philippe Torreton. 

Depuis la rentrée de septembre en France, les soupçons d'exil fiscal ont été nourris  par l'accumulation des mesures discriminatoires visant les entreprises qui font de l'argent et les riches, dans leur ensemble. 
Plusieurs fortunes ont fait l'annonce de leur exil forcé à l'étranger. Celui, assumé pour des raisons fiscales, de Gérard Depardieu vers la Belgique a suscité de nombreuses réactions dans le monde du cinéma.


vendredi 21 décembre 2012

La Provence: Montebourg nie avoir tenté de barrer Tapie


Nouveau patron de presse, Bernard Tapie accuse Montebourg qui réplique

Bernard Tapie a accusé vendredi Arnaud Montebourg d'avoir tenté de l'empêcher de racheter les journaux du groupe Hersant

"Tout le cabinet Montebourg a travaillé à mort pour empêcher cette initiative d'aboutir", a révélé Bernard Tapie au JT de 20h sur France 2.
"Lui il était aux manettes. En tout cas son cabinet", a-t-il insisté sur i-Télé (groupe Canal+). Et de conclure: "le dirigisme en économie, ça ne marche pas".

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a répliqué 
L'innocent aux mains pleines assure que "l'offre de l'alliance Tapie-Hersant n'a bénéficié d'aucun traitement de faveur ou de défaveur de la part de la République".

"Le ministère du Redressement productif tient à rappeler que dans le dossier Hersant, ses équipes et notamment le CIRI (Comité interministériel de restructuration industrielle, ndlr) ont travaillé (...) avec beaucoup de sérieux au côté des différents repreneurs en compétition", a affirmé Montebourg, avec non moins de sérieux, mais par communiqué vendredi dans la soirée.

Il a en outre tenu à rappeler que "GHM [Groupe Hersant Médias] emploie 3.200 salariés dont l'existence était menacée". "C'est ce seul motif qui guide l'action" du ministère, a-t-il prétendu.
"C'est sur le maintien de ces emplois que la pertinence de l'offre Tapie pourra être éventuellement jugée dans le temps", a insisté le communiqué.

Les banques créancières du groupe n'ont cédé au gouvernement

Bernard Tapie s'exprimait pour la première fois publiquement depuis que mercredi "il a mis la main" - selon les termes de l'AFP - en alliance avec la famille Hersant, sur les titres restants du Groupe Hersant Médias (GHM), dont La Provence et Nice Matin.
 
Son concurrent, le groupe Rossel  n'était pas motivé, seulement incité par le pouvoir français : c'est le propriétaire du premier journal belge national, Le Soir, qui détient aussi le groupe français La Voix du Nord, très apprécié de la Ch'tite maire de Lille, Martine Brochen-Aubry
Lien PaSiDupes : Polémique: Tapie fait l'acquisition de la presse Hersant du Sud Est "
Le PS craint aussi et surtout que Tapie soit un dangereux rival pour Patrick 
Mennucci dans la prise de la mairie de Marseille à la municipale de 2014.

Déjà le 9 décembre, il avait déjà trouvé le ministre de l'Economie sur son chemin. Il avait annoncé son intention de jeter l'éponge et l'avait accusé  d'avoir "fait le monde entier pour essayer de trouver, coûte que coûte, un (autre) repreneur, parce que celui qui est là ne lui plaît pas".
"On est plus en Corée du Nord qu'en France, surtout quand il s'agit d'une entreprise de presse", avait-il lancé.

L'ancien ministre de Mitterrand reproche aussi à Ayrault et Hollande de s'en prendre aux riches

A propos de la tentative de l'Elysée même pour court-circuiter son projet,  B. Tapie a répondu  sur France 2 : "On le dit. Et, franchement, on a de bonnes raisons de le croire". "C'est très inquiétant", a-t-il lancé, ajoutant que cette intervention  obéit à des "motifs minables".

"Tout l'appareil de l'Etat se met en travers simplement parce qu'ils ont peur que je devienne un candidat à la mairie de Marseille", a-t-il epliqué.
Or, "je n'ai plus envie d'être élu, parce que, d'abord, il n'y a rien qui dit que je le serais". "Le rôle qu'on peut jouer dans la presse locale au service des populations est largement aussi important que ce qu'on peut faire en étant un élu", a-t-il ajouté.

L'exil fiscal annoncé de Gérard Depardieu accable la politique de Hollande

Son analyse éreinte  le gouvernement.
Selon Tapie, "il faut qu'il revienne"
"Ceux qui ont parlé comme ils ont parlé, que ce soit le Premier ministre, que ce soit (l'acteur Philippe) Torreton, qui de toute évidence n'aiment pas l'argent, n'aiment pas la gloire, surtout quand ils ne l'ont pas ni l'un ni l'autre, ne sont pas à leur place non plus", a-t-il ironisé.

"On est en train de vivre en France dans un système accusatoire qui fait que, de plus en plus, les gens qui ont réussi, au-delà de l'argent, sont soumis à une pression d'organisation de la vie insupportable (...) parce qu'on a réussi à faire croire aux pauvres que s'ils étaient pauvres, c'était à cause des riches (et) parce que le président de la République dans son premier discours a dit 'j'aime pas les riches' ", a-t-il dénoncé.

Tapie est aujourd'hui à la tête d'une fortune importante grâce notamment aux 285 millions d'euros que lui avait accordés en 2008 un tribunal arbitral statuant sur un préjudice lors la vente d'Adidas en 1993 par le Crédit Lyonnais, depuis rebaptisé en LCL...

Ce rachat des titres Hersant, "c'est probablement le plus risqué des deals que j'aie faits", a commenté Bernard Tapie qui se justifie par des coups de coeur.

Possibilité que l'ex-patron de TF1 Patrick Le Lay puisse prendre la tête des titres Hersant du sud de la France 

La rumeur a surgi vendredi du site 
Challenges.fr (appartenant au groupe Claude Perdriel, propriétaire - à 86 ans - du Nouvel Observateur)
Tapie a précisé ne l'avoir "pas encore" contacté, mais cependant ajouté sur i-Télé: "S'il acceptait de me donner un coup de main, c'est très volontiers que j'accepterais".