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samedi 22 décembre 2012

Alain Afflelou met en garde contre un retour à 1789

Car après 1789, c'est 1793 !...

Alain Afflelou : "On est en train de revenir en 1789"


Afflelou à Hollande:
"Tu m'as bien regardé ?"

L'opticien français, qui a annoncé son installation prochaine à Londres où David Cameron déroule le tapis rouge aux entrepreneurs français, "pour deux ou trois ans", a dénoncé une "guerre de tranchées" contre "ceux qui réussissent".

Les diatribes contre la finance avaient inquiété durant la présidentielle. 
Agressées, mais organisées en Mouvement des Pigeons, onze organisations patronales ont exigé du gouvernement qu'il retire la taxe sur les plus-values de cession. La gauche socialo-écolo réussissait à dresser contre elle des patrons stigmatisés qui ne peuvent pas être suspectés de collusion avec l'UMP, et  tentaient d'infléchir la politique économique confiscatoire du gouvernement.

Sur le front de la démagogie brutale, Montebourg a dénoncé le comportement de l'entreprise Peugeot : " Nous avons un vrai problème sur la stratégie de Peugeot, l'alliance avec General Motors, le comportement de l'actionnaire", lança-t-il sur France Inter. 
En conséquence, le patron de Mitsubishi France a traité Montebourg de "débile" : " cet abruti mental, ce débile, augmente les malus écologiques, réduit la vitesse des conducteurs sur le périphérique de Paris et pourrit la vie des automobilistes, de toutes les origines sociales... Tous le subissent ! ". 
Et le maire PS de Toulouse a pour sa part qualifié les dirigeants de Sanofi de "patrons voyous".

Le clairvoyant opticien a donc rejoint samedi la patronne des patrons qui parle de "guerre civile". "On est en train de faire une guerre de tranchées, de revenir en 1789 : il faut arrêter de dire que les chefs d'entreprise sont des voleurs, des voyous, des gens malhonnêtes", a estimé l'entrepreneur, interrogé sur RTL.

"Il n'y a pas que les artistes qui ont le droit d'être considérés : des gens qui travaillent et en font travailler d'autres, on en a besoin", a-t-il fait valoir à propos de l'exil récent de Gérard Depardieu et de la polémique que lui font les médiocres du milieu  cinématographique. Il assume son exil fiscal en Belgique, mais il est des rebelles qui déplaisent à la gauche. 

Afflelou n'envisage pas de rendre son passeport

Même s'il dénonce une "fiscalité injuste et confiscatoire",  "Je ne quitterai pas ma nationalité pour ne pas payer d'impôts", assure-t-il, contrairement à l'incarnation d'Obélix à l'écran
L'opticien part s'installer Londres à la demande de son actionnaire majoritaire, le fonds d'investissement britannique Lion Capital, afin d'y développer son entreprise vers le nord de l'Europe, explique-t-il.

"Fiscalité confiscatoire"
Il part "pour deux ou trois ans" pendant lesquels il continuera de payer ses impôts en France: "Je ne cherche pas à jongler : j'ai toujours payé mes impôts en France même quand j'étais en Suisse. Je paierai en Angleterre ce que je dois payer et en France ce que je dois payer. J'ai payé des impôts, j'en paye beaucoup et je n'ai pas à en rougir. Mais le système en France est extrêmement défavorable à tous les chefs d'entreprise et ceux qui cherchent à entreprendre", a-t-il affirmé.

"Ceux qui sont dans la tranche de 75 %" d'impôt sur le revenu "peuvent dépasser 90 % d'imposition : alors, oui, on peut parler de fiscalité confiscatoire puisqu'elle peut nous priver de l'intégralité de nos revenus du travail", a-t-il martelé. 

Alain Afflelou a ainsi rejoint Laurence Parisot

La patronne du MEDEF a dénoncé vendredi des propos "insupportables" aux relents de "guerre civile". "Je dis comme ce que dit Catherine Deneuve ce matin dans Libération, nous avons le sentiment aujourd'hui qu'on cherche à recréer quelque chose qui s'apparente à 1789", a estimé Laurence Parisot, citant la tribune de l'actrice dans Libération vendredi, en soutien à Gérard Depardieu mis en cause par le comédien Philippe Torreton. 

Depuis la rentrée de septembre en France, les soupçons d'exil fiscal ont été nourris  par l'accumulation des mesures discriminatoires visant les entreprises qui font de l'argent et les riches, dans leur ensemble. 
Plusieurs fortunes ont fait l'annonce de leur exil forcé à l'étranger. Celui, assumé pour des raisons fiscales, de Gérard Depardieu vers la Belgique a suscité de nombreuses réactions dans le monde du cinéma.


jeudi 20 décembre 2012

Plus de 500 Français candidats à l'exil en Belgique

D'autres envisagent la Suisse ou le Royaume Uni


Hausse de 15 à 20% du nombre de Français demandeurs de la nationalité belge

C'est de nouveau l'"exode" depuis la rentrée
Les Français sont de plus en plus nombreux à poser en urgence une demande de nationalité belge et, au total, les noms de quelque 500 ressortissants de l'Hexagone figurent aujourd'hui sur les listes d'attente, a précisé le président de la Commission des naturalisations du parlement fédéral. "Cela représente finalement assez peu monde", estime le député centriste George Dallemagne.

Parmi les dossiers en grande souffrance figurent celui de Bernard Arnault, toujours instruit au stade administratif et dont la commission parlementaire ne s'est pas encore emparé. Ce pourrait être l'affaire de quelques mois encore. 
Pour ce qui est de Gérard Depardieu, l'hypothèse semble plausible qu'il souhaite obtenir un passeport du royaume, après y avoir acquis une résidence, à Néchin, tout près de la frontière française. Mais l'acteur et homme d'affaires ne s'est pas encore manifesté à Bruxelles.


Des "mérites exceptionnels", comme pour nos immigrés

À partir du 1er janvier, la loi belge va changer. Elle devient plus restrictive pour le commun des mortels, avec une condition de résidence préalable portée de trois à cinq ans, voire dix. 
 Mais le régime accéléré est lui aussi modifié. Sous la loi antérieure, Bernard Arnault doit encore prouver qu'il possède des "attaches véritables" avec la Belgique. Gérard Depardieu, s'il se présentait à partir du mois prochain, n'aurait qu'à faire valoir des "mérites exceptionnels" susceptibles d'accroître le "rayonnement international" de la Belgique, ce que le pouvoir socialiste  considère comme acquis ou peine à admettre.C'est une condition pour surseoir aux cinq ans de résidence préalable, mais elle n'est pas suffisante. 


Socialiste à scooter
avec chauffeur noir
Le candidat doit aussi "démontrer qu'il ne peut pas attendre et qu'il a besoin de la nationalité belge pour poursuivre son travail", insiste Georges Dallemagne. Bref, ce n'est pas gagné d'avance et l'argument fiscal n'entre pas en considération. 

Les formalités incluent un avis favorable du Parquet, de la sûreté et de l'Office des étrangers. Trois députés rapporteurs acceptent ou rejettent à l'unanimité. Dans les autres cas, ce sont les 17 parlementaires de la commission qui doivent trancher, à la majorité simple. Au bout du compte, cette procédure prendrait au minimum cinq mois, sauf urgence caractérisée, précise son président.

Les noms de Bernard Arnault et de Gérard Depardieu "ne sont pas les derniers" à sortir de l'ombre, ajoute une source gouvernementale bien placée. 
Flattée par l'intérêt des grandes fortunes étrangères, la Belgique ne joue l'embarras que pour des raisons diplomatiques de bon voisinage. La polémique française ne la dessert pas ! "De ce côté-ci de la frontière, nous n'avons pas l'habitude d'une semblable violence verbale", déplore d'ailleurs Georges Dallemagne.

Nouvelle cuisine
française
En tout cas, le pays comme son parlement ne semblent pas prêts à amender leurs lois fiscales, malgré les pressions de Paris. 

Le chef de la diplomatie belge Didier Reynders ne voit
aucune raison de bouleverser une tradition de faible taxation du capital qui remonte à la naissance du royaume, en 1830. "Ce n'est pas parce que la France modifie ses impôts que la Belgique devrait faire de même", gronde le député Georges Dallemagne. À ses yeux, la révision de la convention fiscale franco-belge souhaitée par le président Hollande n'aurait que "des chances très faibles" de passer la rampe au Parlement.


Et le Premier ministre belge, Elio Di Rupo, est membre du Parti socialiste (PS).
C'est dire combien Hollande et sa bande sont des doctrinaires d'un archaïsme unique en Europe.


vendredi 4 mai 2012

Des artistes et intellectuels se prononcent pour Sarkozy


Une vingtaine d'artistes et d'intellectuels, dont Charles Aznavour, Gérard Depardieu ou Jean d'Ormesson, ont appelé aujourd'hui à voter le 6 mai pour Nicolas Sarkozy au nom de la "vérité" , en dénonçant les "outrances" des media qui en ont fait un "ennemi à abattre".

Dans cette tribune, ces personnalités déplorent les critiques qui ont récemment visé leur champion, notamment Libération ou L'Humanité, lequel l'a comparé à Pétain, en jugeant qu'elles désignaient "à la vindicte, non plus un adversaire politique à défaire, mais un ennemi à abattre".

"La volonté de diviser qu'on lui prête est en réalité commandée par le refus d'un immobilisme dont la France, dans les circonstances actuelles, ne se remettrait pas. Sa façon de bousculer les habitudes est dictée par l'urgence même de la situation que le pays doit affronter", soulignent-elles.





François Hollande cherche une ligne qui lui serait consacrée dans L'Histoire de France pour les Nuls










"Et quant à son inculture prétendue [celle du président-sortant dénigré], elle dissimule une grande curiosité pour tout ce qui a trait à la création et au patrimoine", poursuivent ces écrivains, cinéastes, éditeurs ou acteurs en rappelant qu'il a été "le seul dirigeant occidental à accroître de plus d'un cinquième les moyens du ministère de la Culture" malgré la crise.

"Si l'on veut le rassemblement, si l'on veut la justice, il faut commencer par dire la vérité. La vérité sur l'état de nos comptes publics. La vérité sur l'immigration. La vérité sur la situation du monde et l'avenir de l'Europe. La vérité sur la nécessaire poursuite des réformes, si nous voulons sauver l'essentiel de ce qui nous fonde comme nation", précisent-ils.

"Cette vérité, aujourd'hui, dérange: c'est la cause profonde de l'antisarkozysme. Mais cette vérité est aussi incontournable: c'est la raison pour laquelle nous appelons dimanche prochain à voter Nicolas Sarkozy", conclut le texte publié sur le site internet du candidat de l'UMP.

Parmi ses signataires figurent
Charles Aznavour,
Gérard Depardieu,
Claude Lelouch,
les éditeurs Bernard Fixot et Valérie-Anne Giscard d'Estaing,
le comédien Stéphane Freiss,
les producteurs Thomas Langmann et Alain Terzian,
l'historien Emmanuel Le Roy Ladurie,
les écrivains Jean d'Ormesson del'Académie française,
et Denis Tillinac
ou le sociologue Michel Maffesoli.

Sans compter ceux qui n'ont pas signé, mais se sont déclarés en faveur du président-sortant, tels Didier Barbelivien, Christian Clavier, Véronique Genest et Nadine Trintignant ou le scientifique Claude Allègre.