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mercredi 11 décembre 2019

Réforme des retraites: "La ligne rouge est franchie" par Edouard Philippe, grondent les syndicats

La plupart des syndicats annoncent une intensification du mouvement social

Philippe a présenté la réforme des retraites





Mercredi 11 décembre, le premier ministre a provoqué de vives réactions des syndicats réformistes, CFDT ou UNSA, comme de la CGT ou FO, qui ont dénoncé le projet du gouvernement, certains évoquant une dépassement de la "ligne rouge", tandis que le MEDEF  ne dissimulait pas sa satisfaction.

Macron engage le bras de fer

La seule note positive est venue du principal syndicat patronal. 
"Du côté des entrepreneurs que représente le MEDEF, c'est un bon équilibre entre une réforme qui est redistributive (...) et la nécessité que tout ça doit être financé par quelqu'un et donc qu'il faut, quand c'est possible, qu'on travaille plus longtemps", a-t-il réagi après l'intervention du premier ministre.


"Il y avait une ligne rouge dans cette réforme, c'était le fait de ne pas mélanger la nécessité d'une réforme systémique (...) et la réforme paramétrique qui demanderait aux travailleurs de travailler plus longtemps, cette ligne rouge est franchie", a déclaré le numéro un de la CFDT, Laurent Berger dans les couloirs du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Il a dénoncé une réforme "lestée par un angle budgétaire accru".

"Le gouvernement s'est moqué du monde," a estimé le secrétaire général de la CGTPhilippe Martinez. "Le gouvernement veut individualiser le système de retraite (...). Tout le monde va travailler plus longtemps, c'est inacceptable", apour sa partdéclaré Ph. Martinez, sur LCI. 
Après les annonces du premier ministre, qui a confirmé "le régime injuste par points," Laurent Brun, le secrétaire général de la CGT-Cheminots (syndicat dominant à la SNCF),  a appelé à "renforcer la grève".

Le discours d'Edouard Philippe détaillant la réforme n'est "pas à la hauteur de nos revendications", a regretté Didier Mathis, secrétaire général de l'UNSA ferroviaire, deuxième syndicat de la SNCF et premier à la RATP.
Visiblement abattu, Laurent Escure, le secrétaire général de l'UNSA, s'est contenté d'exprimer sa "déception". "On a eu la désagréable surprise, qui est une ligne rouge pour nous, qui est la question de la mesure d'âge", a-t-il constaté, sobrement, assurant que la mobilisation de ses fédérations à la SNCF, la RATP et chez les enseignants pourrait "se globaliser".

dimanche 3 mars 2019

Assurance chômage: Martinez épingle le "populisme" de Macron

La CGT s'emploie-t-elle à resserrer les liens avec le M5S et la Ligue du Nord en Italie

Les critiques de Macron visant des partenaires sociaux ont braqué 
Philippe Martinez

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Le secrétaire général de la CGT, s'est insurgé dimanche contre les critiques présidentielles adressées aux syndicats après l'échec des négociations sur l'assurance chômage, le 20 février.
Macron n'a pas hésité à reprocher aux syndicats et au patronat de se défausser de leurs responsabilités sur l'Etat.
"C'est très populiste. C'est proprement scandaleux", s'est indigné le secrétaire général de la CGT lors de l'émission BFM Politique, qualifiant de "très populistes" les accusations de Macron.
"Chaque jour dans le pays, on dit "corps intermédiaires, démocratie territoriale, démocratie sociale, laissez-nous faire". Et quand on donne la main, on dit "mon bon monsieur, c'est dur, reprenez-la" ", avait raconté Macron, dans le langage archaïque qui est le sien, faisant parler les uns et les autres, sans se mettre en cause.

"Qui est responsable de cette situation ? Lui", a répliqué Martinez, moustache ébouriffée, désignant le président irresponsable, observant que la négociation était "impossible" avec une lettre de cadrage du gouvernement qui imposait aux partenaires sociaux de trouver 4 milliards d'euros d'économies. C'est la technique habituelle du banquier : c'est au client de se tirer lui-même d'affaire avant de revenir. 

P. Martinez a également pointé Macron pour sa stratégie d'amalgame de tous les partenaires sociaux "dans le même sac"

La CGT dénonce le refus par le MEDEF du bonus-malus, promesse de campagne d'Emmanuel Macron pour réduire le recours aux contrats courts, .
"Pourquoi il ne dit pas publiquement 'le Medef ne veut pas de bonus-malus' ? Pourquoi il englobe ? A moins qu'il ne veuille pas se fâcher avec ses amis du Medef et préfère se fâcher avec tout le monde", a soupçonné Philippe Martinez.

Martinez a ainsi critiqué la décision du Président de défiscaliser les heures supplémentaires, pour répondre à la grogne des "gilets jaunes".
"Plus on avance dans le quinquennat de M. Macron et plus je me dis que c'est lui le 'vieux monde' ", a-t-il encore souligné.
"C'est une idée de Sarkozy. Alors, qui symbolise le vieux monde ?", a interrogé Martinez, s'amusant du fait qu'Emmanuel Macron aille "chercher les idées d'un président de la République d'il y a 10 ans", dans le contexte du début des années 2000.

dimanche 23 décembre 2018

Macron tisse sa toile : les réseaux se forment et se multiplient

De grands entrepreneurs ont mis Macron en selle et des femmes sucent sa roue 

Ces femmes qui applaudissent les " gilets jaunes " et ...les gendarmes

Résultat de recherche d'images pour "macron et ses reseaux"C'est sur une célèbre chanson du crooner Julio Iglesias, " Vous les femmes ",  que se clôt la cérémonie annuelle des 'Femmes d'influence' (défense et promotion de l'entrepreneuriat au féminin). Bonne humeur et féminité assumée, la communicante Patricia Chapelotte, 56 ans, fondatrice de l'agence Albera Conseil (communication d'influence, relations avec les media, affaires publiques, communication digitale, communication de crise, communication sociale des entreprises, communication...), a organisé et mené à un train d'enfer le show sur la scène parisienne de l'auditorium du Palais Brongniart, la Bourse, après avoir été conseillère en communication de Jérôme Kerviel de 2008 à 2010. 
Résultat de recherche d'images pour "Kolinda Grabar-Kitarovic Macron"
Lucie Basch décroche le Prix économique " espoir ", tandis que la ministre qui imposa la Loi Travail à coups de 49.3, Muriel Pénicaud, est lauréate du Prix politique, ex-aequo avec la présidente croate Kolinda Grabar-Kitarovic (photo ci-contre, avec Macron à la finale de la Coupe du monde de football 2018). 

Chargée de mettre en musique une loi " d'urgence sociale " en réaction au mouvement des " gilets jaunes "la ministre du Travail ne retient qu'une facette du prisme : chez ces derniers, beaucoup sont simplement " des femmes seules qui se battent pour leurs enfants ". Elle est fière que cette mission de panser les plaies de la société ait été confiée " à deux femmes du gouvernement ", puisqu'elle va s'atteler à cette tâche avec la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. 

Dans la foulée, le Coup de cœur du jury est remis à la colonelle Karine Lejeune, en uniforme, qui fait applaudir ses collègues gendarmes, dont 21.000 femmes, " qui en ont bien besoin en ce moment ", sous l'œil de son grand chef, le général Richard Lizurey. Le 29 juin 2018, elle a pris la succession du colonel Jean-Marc Michelet à la tête du groupement de 700 gendarmes de l'Essonne depuis 2015, après avoir participé à la mise en place dans l'Essonne des premiers référents sur les violences conjugales. Ce soir, la France ne paraît pas si divisée. Peut-être grâce à " vous les femmes, qui nous désarment, la la la… "

Retour à l’ambassade de France à Santiago, 45 ans après le putsch

A l'initiative de Margarita Gutiérrez, présidente de l'Association d'amitié franco-chilienne, et de l'ambassadeur Roland Dubertrand, on participe avec émotion en la résidence de ce dernier à l'inauguration d'une plaque commémorative en hommage à son lointain prédécesseur, Pierre de Menthon, son épouse Françoise, et l'ensemble de son équipe. De septembre 1973 à juillet 1974, ils ont accueilli 600 réfugiés politiques dans les locaux diplomatiques français à Santiago, avant de les exfiltrer en France.
On partage ses souvenirs d'enfance un peu particuliers, quarante-cinq ans après, avec quelques dizaines de ces " asilados " revenus au pays, dont l'un des gardes du corps du président Salvador Allende, ou son ministre Jacques Chonchol, qui orchestra la réforme agraire. Les discours rappellent que si l'ambassade de France, à la différence d'autres chancelleries européennes, a eu cette attitude lors du coup d'Etat d'Augusto Pinochet, c'est bien en raison des consignes dictées alors par l'Elysée et le président Georges Pompidou: " S'inspirer des circonstances et faire tout le possible sur un plan humanitaire. "

Jean-Claude Meyer lance "une nouvelle société de pensée"

Avec au menu des pâtes à l'encre de seiche, premier dîner, à la bibliothèque de l'Arsenal, à Paris, d'une " nouvelle société de pensée " fondée par des patrons de grandes entreprises, Jean-Paul Agon (L'Oréal), Jean-Claude Meyer (Rothschild & Co et administrateur de l’Institut français des relations internationales (IFRI), Christophe Ono-dit-Biot (Le Point, détenu par François-Henri Pinault, propriété de l'anciennement Pinault-Printemps-Redoute, PPR) et Carlo D'Asaro Biondo (Google Europe et ancien de Lagardère). 

Une soixantaine de convives, parmi lesquels Xavier Darcos, Yannick Bolloré, Arnaud de Puyfontaine ou Laurent Dassault, sont venus entendre l'universitaire Gilles Kepel, sur le thème de l'islam en France. Alors que Strasbourg pleure ses morts, l'intellectuel explique froidement que les djihadistes vont encore profiter du mouvement des " gilets jaunes " pour déstabiliser un peu plus la société française, qu'ils observent en permanence.
En juillet 2007, Agon assuma mener une politique d'embauche sur la consonance ethnique du prénom qu'il qualifie de "discrimination positive", indiquant : "lorsque nous rencontrons un candidat qui a un prénom d'origine étrangère, il a plus de chance d'être recruté que celui qui porte un prénom français de souche".
Quel est l'objectif de ce nouveau cercle très " France d'en haut " ? 
Jean-Claude Meyer affirme que le Club de l'Arsenal n'est pas un " énième think-tank " et veut être moins dans la réflexion que dans l'action et dans l'influence : " Fini le temps des rapports, place au lobbying des idées. "

La paire Jouyet-Macron

On doit à Jean-Pierre Jouyet l'entrée de Macron au gouvernement 
Le secrétaire général de l'Elysée n'a plus eu qu'à intimer l'ordre aux ministères d'adresser dorénavant les dossiers économiques à Macron dont il a été le chef à l'inspection des finances entre 2005 et 2007. C'est déjà lui qui avait suggéré son nom à Jacques Attali pour être rapporteur de sa commission sur la croissance. Et si Attali a fait les présentations avec François Hollande, c'est bien Jouyet qui a œuvré à leur rapprochement avant la primaire socialiste.Technos brillants, dotés d'un sens politique aigu, le "secgen" de l'Elysée et son poulain forment une redoutable machine d'influence, dont la ligne sociale-libérale est enfin assumée par l'exécutif. Arrivé à la tête de Bercy sans jamais avoir été élu, son profil de banquier lui vaut les quolibets d'une partie de la gauche, mais l'arriviste pourra compter sur son réseau, l'un des plus beaux de la République. "Emmanuel est un grand séducteur, confirme un proche. Il écoute beaucoup et vous donne toujours l'impression que vous êtes son meilleur ami, même si ce n'est pas le cas." Prendre le bras de son interlocuteur ou poser la main sur sa cuisse n'a aucun sens. 

Macron avait d'abord embobiné Manuel Valls, qui avait déjà proposé au président de le nommer au Budget lors du remaniement d'avril. Leurs lignes économiques sont proches et ils partageaient le même agacement pour Jean-Marc Ayrault. Macron s'entend alors aussi très bien avec Bernard Cazeneuve, passé du Budget à l'Intérieur, et avec Laurent Fabius, le patron du Quai d'Orsay, qu'il a connu en 2009 lors d'un voyage au Chili, au Forum du progressisme, pour le compte de la Fondation Jean-Jaurès. En revanche, ses rapports avec le ministre des Finances Michel Sapin, autre fidèle de François Hollande, étaient hyper-tendues.

Mais c'est surtout dans les cabinets ministériels et de l'administration que le réseau Macron est le plus étendu et efficient. "Jeune inspecteur des finances, il multipliait déjà les petits déjeuners informels, nouait des contacts avec les cabinets de droite et les directeurs de Bercy", raconte un ex-collègue. A l'Inspection Générale des Finances (IGF°, il se lie d'amitié avec Pierre Heilbronn, un autre affidé de Jouyet, qui était directeur adjoint du cabinet de Michel Sapin aux Finances : le ver était dans la pomme. Plus récemment, durant la campagne de 2012, Macron s'est aussi rapproché de l'économiste de l'Insee Sandrine Duchêne, qui l'a ensuite suivi à l'Elysée avant de devenir directrice adjointe du Trésor.

Aux contacts noués à Bercy, il faut ajouter les petits camarades de la fameuse promo Sédar Senghor de l'ENA, dans laquelle Macron n'était pas un élève lambda. Avant le remaniement, ils n'étaient pas moins de treize dans les cabinets ministériels, dont cinq directeurs de cabinet. 
Le patron de Bercy est surtout proche des "académiciens", ce petit groupe de potes qui avaient l'habitude de s'encanailler à L'Académie de la bière, un bar de Strasbourg. Gaspard Gantzer est le plus connu d'entre eux depuis qu'il est devenu le conseiller communication de Hollande à l'Elysée, avant de le trahir pour Macron. Trois autres travaillent auprès d'Anne Hidalgo, dont Mathias Vicherat, son directeur de cabinet. Une connexion précieuse, la mairie de Paris étant devenue le principal vivier de recrutement des cabinets socialistes. Il y a enfin Aymeric Ducrocq, en charge de l'industrie à l'Agence des participations de l'Etat (chargée d'incarner l'actionnaire des établissements publics ou des entreprises détenues par l'Etat), dont Macron a désormais la tutelle. Les deux amis ont notamment travaillé ensemble sur le dossier Alstom.

Les économistes qui le portent aux nues

Résultat de recherche d'images pour "Macron las Vegas Penicaud"
Pénicaud et Macron au salon de l'électronique, 
à Las Vegas, le 7 janvier 2016
A l'extérieur de l'Etat, c'est surtout grâce à la commission Attali qu'il a pu développer ses réseaux auprès des patrons et des économistes, comme Philippe Aghion, fervent défenseur d'une politique de l'offre. En 2012, il signa l'appel des économistes en soutien du candidat François Hollande. 
Très important : Macron n’a pas choisi La Rotonde par hasard… Révélations de choc
Ensemble, ils ont monté le groupe dit de "La Rotonde", ultra-libéral, chargé d'alimenter le programme de Hollande, rassemblant des technos et les économistes Elie Cohen, Gilbert Cette et Jean Pisani-Ferry. En janvier 2017, celui-ci donna sa démission de 'France Stratégie' pour rejoindre l'équipe de campagne de Macron et inspirer sa réforme du droit du travail, pour finalement prendre ses distances sur la politique migratoire du gouvernement. Déjà, ils prônaient un véritable choc de compétitivité. Mais, à l'époque, Michel Sapin n'a pas retenu l'idée. Prudent, Macron n'a pas forcé le mouvement
Après les élections, trois rencontres avec Hollande suivront. Macron s'en sert pour faire passer des messages. En août 2013, Macron mobilise ces économistes pour encourager le président à la surtaxation des entreprises françaises et à vanter les mérites de la fiscalité suédoise. Pisani-Ferry a d'ailleurs été nommé, avec son appui, commissaire général à la Stratégie et à la Prospective, rattaché à Matignon. Et, lorsqu'il quitte l'Elysée, c'est à Aghion que Macron demande de lui trouver un point de chute dans l'enseignement, à Harvard et à la London School of Economics.
Autre économiste qui compte, Marc Ferracci, un ami de Sciences-Po et l'un de ses deux témoins de mariage (avec l'homme d'affaires Henry Hermand) : le retour d'ascenseur l'a conduit au cabinet de la ministre du Travail Muriel Pénicaud, comme conseiller spécial. Ce spécialiste du marché du travail a été convié à déjeuner à deux reprises à l'Elysée avec ses confrères Pierre Cahuc et Francis Kramarz, partisans d'une réforme drastique du paritarisme et des professions réglementées. Macron fréquente aussi régulièrement le père de Marc Ferracci, Pierre Ferracci, à la tête du groupe de conseil Alpha, très influent dans la sphère sociale, qui l'a mis en relation avec les principaux leaders syndicaux. Le père a construit en Corse sur un terrain non constructible, sans que la justice ne le tracasse outre mesure.
Les élus territoriaux n'intéressent pas Macron.

Macron doit beaucoup à un think-tank proche du patronat

Résultat de recherche d'images pour "INSTITUT mONTAIGNE"L'adresse postale légale d'En marche correspond à celle d'un des dirigeants de l'Institut Montaigneun cercle de réflexion réputé proche des grands patrons français avec l'objectif de concilier les enjeux de compétitivité et de cohésion sociale.
En marche! est son bébé. "Ni de droite, ni de gauche", il n'est pourtant pas neutre et indépendant. En effet, comme l'a relevé Mediapart, des liens directs existent entre l'association du candidat-ministre de l'Economie et l'Institut Montaigne, groupe de pression.

Le site trotskiste souligne que, dans les mentions légales du site internet d'En marche, sous la mention "Directeur de publication", était inscrit Véronique Bolhuis. L'adresse postale, elle, est située dans une rue du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne). Or, Véronique Bolhuis est la compagne de Laurent Bigorgne, le directeur de l'Institut Montaigne. Et l'adresse correspond à celle de ce même dirigeant. 
Depuis juin 2018, Laurent Bigorgne est désormais membre du Comité action publique 2022, un groupe composé d'une trentaine de personnalités, chargé en octobre 2017 par le premier ministre Edouard Philippe de réfléchir à une réforme des missions de l'Etat.

L'Institut Montaigne est un club de réflexion créé en 2000 par l'homme d'affaires Claude Bébéar, président d'honneur d'Axa assurances. Ce think tank se définit comme "une plateforme de réflexion, de propositions et d’expérimentations consacrée aux politiques publiques en France". Il est surtout connu pour appuyer des positions proches de celles du MEDEF.
Rien d'étonnant donc, selon Mediapart, à ce que Pierre Gattaz, le président du Medef, ait jugé "rafraîchissante" la création d'En marche !, sur France Inter.

samedi 4 août 2018

Arrêts maladie: le patronat comprend sa douleur

Le patronat refuse de passer à nouveau à la caisse

Le 23 septembre 2016, dans Les Echos des Pinault, 
Marisol Touraine assurait avoir "sauvé la Sécurité sociale"...
A elle seule, évidemment pas, mais grâce aux mesures prises en 2010 notamment et aux sacrifices des Français...

VOIR et ENTENDRE la ministre de la Santé de Hollande faire du Michel Sapin - qui prétendit chaque mois, en pleine hausse du nombre de demandeurs d'emploi, que l'inversion de la courbe du chômage était pour le mois d'après dès décembre 2013 - en garantissant que c'était comme si c'était déjà fait.

Nicolas Doze démontre une "fake news":

Victoire ! "Il est probable que le trou de la Sécu n'existe plus en 2020", selon L'Opinion, le 5 juin 2018.

VOIR et ENTENDRE l'enthousiasme du site macronien : 


Miracle ! Selon Les Echos, également le 5 juin 2018, le déficit de la Sécurité sociale pourrait être ramené à seulement 300 millions d'euros cette année, au lieu des 2,2 milliards anticipés.

VOIR et ENTENDRE François Lenglet livrer sur RTL une analyse plus précise et moins optimiste:

Août 2018 : le trou de la Sécurité n'a pas bougé

Et le patronat refuse de prendre en charge une partie des indemnités versées en cas d'arrêt maladie, comme l'envisagerait le gouvernement, dans une lettre adressée à Matignon par le Medef, la CPME et l'U2P, en plein été caniculaire.

Selon le journal Les Echos, dont l'optimisme de septembre 2016 interpellait les experts, le gouvernement envisagerait en effet que les entreprises prennent en charge quatre jours d'indemnités journalières pour les arrêts de travail de moins de huit jours.

"Cette perspective ne peut appeler qu'une ferme opposition de la part des entreprises", ont écrit les trois organisations patronales au Premier ministre Edouard Philippe, dans une lettre datée du 31 juillet.
Ce "transfert aux entreprises constituerait une charge nette nouvelle que nous ne pouvons accepter", ont  objecté le Medef, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) et aussi l'U2P qui représente les artisans, les commerçants et les professions libérales.

Cette mesure aurait un "impact systémique" et "pèserait nécessairement sur la compétitivité des entreprises, à l’inverse de la politique de baisse des prélèvements obligatoires affirmée par le gouvernement", expliquent les organisations patronales, déjà mises  à contribution pour la mise en oeuvre des prélèvements sur salaires.

Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, n'a pas écarté cette possibilité. "C'est normal de discuter de la santé au travail. Il n'y a pas de tabou", a-t-il estimé vendredi sur RTL.
"Il y a une concertation qui est faite par la ministre du Travail (Muriel Pénicaud), par la ministre de la Santé (Agnès Buzyn), avec les employeurs, avec le nouveau président du Medef (Geoffroy Roux de Bézieux), les syndicats", s'est-il défendu.

Le syndicat Force ouvrière (FO) a dénoncé "la recette du gouvernement" qui consiste à "déprotéger, désolidariser, pour satisfaire des objectifs comptables dont les victimes sont de plus en plus nombreuses".

mercredi 11 juillet 2018

Macron dresse les syndicats patronaux et ouvriers contre lui

Patronat et syndicats tentent un front uni

Les chefs des huit principales organisations patronales et syndicales sont réunis mercredi matin

Force ouvrière,MEDEF et CGT
Ils sont déterminés à trouver des priorités communes et à opposer un front uni au chef de l'Etat, qui doit les recevoir le 17 juillet à l'Elysée. 
Aux côtés de la CFTC, sont réunis Geoffroy Roux de Bézieux (Medef), Philippe Martinez (CGT), Laurent Berger (CFDT), François Asselin (CPME), Pascal Pavageau (Force ouvrière), François Hommeril (CFE-CGC) et Alain Griset (U2P). La réunion à huis clos s'est ouverte vers 08h00 au Conseil économique, social et environnemental (Cese), à Paris.

De mémoire de syndicalistes et d'entrepreneurs, c'est la première fois que les leaders syndicaux et patronaux arrivent à prendre langue tous ensemble.
"C'est que l'heure est grave", analyse l'historien Stéphane Sirot, qui y voit "la conséquence de la pratique du pouvoir d'Emmanuel Macron, où le dialogique social n'existe pas", contrairement au quinquennat précédent.

François Hollande avait fait des partenaires sociaux des "co-législateurs" qui disposaient d'une autonomie, avec la possibilité de négocier des accords interprofessionnels traduits ensuite dans des lois, "Macron a rompu avec ça", poursuit l'historien. 
"La méthode Macron a été un des éléments déclencheurs de cette réunion", reconnait Philippe Louis, le président de la CFTC.

Chacun vient avec ses propres doléances et l'espoir de trouver des points de convergence avec les autres

Un objectif ambitieux, tant leur passé syndicale divise les organisations.
Côté ouvrier, FO et la CFDT veulent défendre la fixation d'un agenda social commun, indépendant de celui voulu par le gouvernement. Parmi les sujets à aborder, selon Laurent Berger, la qualité de vie au travail, les conditions de travail dans les plateformes.
"Nous allons nous éprouver collectivement pour voir si nous sommes capables d'avancer vers un agenda partagé pour construire du progrès", a déclaré sur Radio Classique Laurent Berger pour qui "le format est original, mais l'intérêt, c'est le contenu".

Philippe Louis, un ex-cheminot, souhaite, au nom de la CFTC, des réunions au sommet plus systématiques, "pour faire le point" sur les dossiers.

Côté patronat
"La réunion est inédite avec beaucoup d'espoir", a commenté à son arrivée François Hommeril (CFE-CGC), en souhaitant "qu'il en sorte quelque chose de concret".

Geoffroy Roux de Bézieux va "essayer de partager certaines préoccupations communes", notamment autour de la création de l'emploi, des richesses et de la croissance française.

Prudent (et caché derrière sa main, ci-contre), le nouveau patron du MEDEF voit ce rendez-vous plutôt comme une "prise de contact" et ne prévoit pas d'en sortir avec "un calendrier commun". Il n'épargne pas le gouvernement pour autant, critiquant la multiplication des réformes.

Alain Griset, président de l'U2P (artisanat et professions libérales), veut faire le point "sur les méthodes utilisées, les résultats obtenus".

Une des deux initiatrices de ce projet avec FO, la CPME, Confédération des petites et moyennes entreprises, reste discrète sur ses attentes.

Les participants s'accordent pour penser que "les corps intermédiaires sont considérés comme une sorte de faire-valoir" par le gouvernement et non "comme des partenaires incontournables"

Cette annonce conjointe des syndicats n'est pas un hasard du calendrier. L'Elysée a dévoilé qu'Emmanuel Macron recevra les partenaires sociaux le 17 juillet. Une occasion de "jeter les bases d'un nouveau contrat social, celui du siècle qui s'ouvre", a expliqué lundi devant le Congrès le chef de l'Etat.

En vérité, c'est une rencontre réclamée par la CFDT et FO.
Y seront abordés la santé au travail, la future réforme des retraites, le plan pauvreté qui doit être annoncé en septembre, mais aussi l'assurance chômage.

Sur ce dernier point, le gouvernement a pris de court les partenaires sociaux, en annonçant qu'il va leur demander de rouvrir des négociations dès septembre, alors qu'une réforme est déjà en cours d'examen au Parlement. 
Mercredi matin, Laurent Berger a prévenu: "Si c'est pour aller rogner les droits avec une lettre de cadrage du gouvernement qui est déjà la conclusion de la négociation, cela ne marchera pas".
Si les réformistes de la CFDT montent au créneau, la rentrée va être chaude.


samedi 10 février 2018

Réforme de l'apprentissage pour combattre le chômage

C'est le prochain chantier social du quinquennat Macron, avec ceux de la formation professionnelle et de l'assurance chômage

"Le système actuel s'embourbe parce qu'il souffre d' "une trop grande complexité propre à notre pays"

Résultat de recherche d'images pour "Réforme de l'apprentissage"Le premier ministre, Edouard Philippe, a été critique de la politique socialiste. "L’ambition, c’est (...) de transformer le dispositif actuel d’organisation et de fonctionnement de l’apprentissage pour en faire un élément clé, la meilleure des solutions peut-être pour lutter contre le chômage des plus jeunes." Ce taux est d‘environ 22%.

Pour cela, Philippe souhaite engager une "révolution copernicienne", avec la volonté de mettre les entreprises au coeur du dispositif de financement et de gestion.
On passerait d‘une logique dite administrée dans laquelle les centres de formation d‘apprentis (CFA) se finançaient en grande partie auprès des régions à une logique dite de marché.

Le financement se fera ainsi au nombre de contrats signés. Les branches professionnelles détermineront le “coût contrat” de chaque diplôme ou titre professionnel. Les partenaires sociaux "co-écriront" les diplômes professionnels pour lesquels l'Etat devra mettre en place les contrats, pour correspondre davantage aux besoins en compétences des entreprises.

Les régions perdent donc la main sur les 51% de la taxe d'apprentissage qui leur étaient reversés pour financer le secteur et correspondent à 1,6 milliards d‘euros.
Leur capacité de subvention auprès des CFA sera réduite à 250 millions d’euros par an pour tenir compte des spécificités de l‘aménagement du territoire, et les régions resteront maîtresses d'une dotation de 180 millions par an pour investir dans la création de nouveaux CFA ou procéder à des rénovations importantes.

Les réactions sont diverses, en fonction du déplacement des lignes

Ce n'est pas assez, estiment les Régions de France
La présentation, vendredi, de la réforme de l‘apprentissage déclenche la colère des régions. "Le compte n’y est pas pour répondre sur tous les territoires aux besoins et au maintien du développement de l’apprentissage", écrivent-elles dans un communiqué.
Elle s‘interrogent notamment sur la question de l'orientation, une compétence jusqu‘alors réservée à l'Education nationale. Le gouvernement a donné aux régions le mandat d‘organiser avec le monde professionnel des journées annuelles d’information sur les métiers et les filières professionnelles dans tous les collèges et lycées.
Il faut que l'Etat leur donne une "autorité fonctionnelle," avec des moyens, insiste le président délégué de l'Association des Régions de France, François Bonneau. Dans le cas contraire, elles se retireraient de la réforme, écrivent-elles.

Le MEDEF et les Chambres de métiers et de l'artisanat parlent d‘une réforme "ambitieuse". "Les branches et les entreprises sont placées au coeur du système, le cadre juridique de l‘apprentissage est simplifié, les démarches d‘apprentissage sont assouplies", estime le Medef dans un communiqué.

Pour le président de l'U2P (artisans), Alain Griset, "cette réforme a encore besoin d’être musclée, notamment pour garantir le maintien des crédits dédiés aux formations aux métiers de l’artisanat”.


La CFDT, FO et la CFE-CGC estiment que des freins ont été levés pour les apprentis. La CFDT renvoie maintenant à la responsabilité du patronat. "Cette réforme réussira si les entreprises développent le nombre de contrats proposés aux jeunes", a-t-elle déclaré dans un communiqué, précisant qu‘elle les "rappellera sans cesse à ces obligations".

Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière (FO) a tout de même jugé "insuffisantes" les aides dont bénéficieront les apprentis.
Nicolas Doze (BFMV), le 9 février 2018
Des aides allouées aux apprentis

Les jeunes de 16 à 20 ans verront leur rémunération augmenter de 30 euros par mois. Tous ceux de plus de 18 ans bénéficieront d'une aide de 500 euros pour passer leur permis de conduire. Les plus de 26 ans toucheront au minimum le SMIC.

Le gouvernement a souhaité lever certains freins à l‘apprentissage. Cette formation sera dorénavant ouverte aux jeunes jusqu’à 30, et non plus 26 ans. Elle sera accessible tout au long de l'année et non plus seulement pendant les quatre derniers mois de l‘année, selon le cycle scolaire.

Les aides à l’embauche seront unifiées et ciblées sur les TPE et PME et les niveaux bac et ..."pré-bac" (?). Ces aides, supérieures à 6.000 euros pour deux ans, seront payées par l’Etat [qui est l'Etat ?] et distribuées par les régions, qui pourront les compléter, si elles le souhaitent.

Point sensible avec certains syndicats, le passage obligatoire et préalable devant les prud’hommes pour rompre le contrat d’apprentissage après 45 jours sera supprimé.

Une certification de maître d’apprentissage sera créée. Elle sera accessible par la formation professionnelle ou la reconnaissance des acquis de l’expérience.

Une taxe unique sur l'alternance devrait être mise en place, au lieu de deux aujourd'hui (la taxe d'apprentissage qui correspond à 0,68% de la masse salariale et une part de la cotisation pour la formation professionnelle).
Elle devrait être revalorisée à 0,85%, selon les régions. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, n‘a pas souhaité confirmer cette information, indiquant que des négociations sont en cours entre les partenaires sociaux sur le sujet.

La CGT a "décliné l'invitation" vendredi à Matignon

Le syndicat dénonce une "opération de communication gouvernementale" qui "percute de plein fouet la liberté de négocier", puisque "le Premier ministre compte, par une conférence de presse, rendre des arbitrages, alors que l'avenir de l'apprentissage est à l'ordre du jour de la négociation". 
"La CGT est une organisation syndicale responsable et ne veut pas servir d'alibi pour que le gouvernement s'appuie sur un consensus qui n'existe pas à l'issue de la concertation apprentissage", explique la centrale dans son communiqué.
Nicolas Doze (BFMV), le 10 février 2018
Des aides allouées aux apprentis

La CGT n'exclut pas de boycotter les annonces. 
"Cela pose un problème majeur de convoquer tout le monde un jour de négociation interpro pour donner les orientations gouvernementales sur une partie de la négociation qui n'est pas encore négociée", a protesté Catherine Perret (CGT) en sortant d'une séance sur la formation, au siège du MEDEF. 
La CGT juge que "si le gouvernement voulait faire pression pour appuyer les régressions patronales, il ne s'y prendrait pas autrement". La concertation sur la réforme de l'apprentissage a été houleuse en raison d'un bras de fer entre le MEDEF et les régions, révèle la centrale. Cela a rejailli sur la négociation sur la réforme de la formation professionnelle, dont deux séances ont été suspendues par le MEDEF.

samedi 4 novembre 2017

Whirlpool Amiens : François Ruffin interpelle Emmanuel Macron sur le site en phase de réindustrialisation

Le président départemental du MEDEF fait le pari de sauver Whirlpool

La visite du président Macron
 à Amiens a encore été l'occasion pour les salariés de l'usine Whirlpool de crier leur insatisfaction, 

Délégué CFTC de Prima France, Rochdi Gasmi (à droite) s’était rendu il y a quelques mois à Matignon pour défendre les 56 salariés du site.
Le président de région, Xavier Bertrand, s’était rendu il y a quelques mois 
à Matignon (au centre) pour défendre les 56 salariés du site,
ainsi que le délégué CFTC de Prima France, Rochdi Gasmi (à droite)  
l mardi 3 octobre 2017, alors que l'accueil avait déjà été houleux pendant la campagne présidentielle. Le groupe américain a en effet choisi de déménager toute la production en Pologne. Le candidat Macron, ex-ministre de l'Economie, avait promis, le président est revenu, grâce à la détermination d'un patron local qui s'engage à reconvertir les 290 salariés. 
"Nous allons faire des casiers réfrigérés intelligents, servant à la livraison de denrées périssables : les fruits et légumes, la viande, le poisson, mais aussi les vaccins", explique cet entrepreneur engagé à La Croix.
"Nous allons aussi produire des chargeurs pour vélos ou voitures électriques. Ce sont des activités proches des métiers de Whirlpool : le découpage de tôles, l’injection plastique et l’intégration de circuits électriques ou électroniques".
Mais Macron n'en a pas fini..
Le député d'extrême gauche, François Ruffin, 42 ans, la France insoumise, l'a interpellé à Amiens, dont il est le député de l'extrême gauche (Parti communiste français, d'Europe Écologie Les Verts et d'Ensemble !, des alternatifs du Front de Gauche), dans la circonscription imperdable de Maxime Gremetz.

Le site du groupe d'électroménager était menacé de fermeture mais, à la faveur de la présidentielle, le site français de l'entrepreneur américain a trouvé un repreneur. La société WN du président du MEDEF Somme, depuis le 21 janvier 2016, Nicolas Decayeux, 47 ans, a déposé une offre de reprise qui devait un épine du pied du banquier-candidat en créant 277 emplois sur ce site qui employait 300 personnes. 
Le repreneur est Président-Directeur Général de Decayeux Industrie à Feuquières-en-Vimeu (Somme), groupe familial leader européen de son secteur, spécialisé dans la fabrication de boîtes aux lettres depuis 1872 et qui emploie aujourd’hui plus de 600 personnes dans 9 pays.
François Ruffin, sur le parking de Whirlpool mardi matin, s'est "félicité" devant la presse "qu'il y ait une reprise par N. Decayeux (46 ans), et que les pouvoirs publics aient été attentifs à la situation des salariés, mais ça n'a pas été fait par hasard mais parce que les salariés se sont bougés le derrière."

Le député de LFI a par ailleurs demandé un "appui des pouvoirs publics"
Face au président, il a réclamé de pouvoir avoir accès au fichier des intérimaires chez Whirlpool", dont l'avenir est incertain, dans le cadre du plan social. En présence du repreneur, Nicolas Decayeux, qui prend des risques financier sous la pression politique de la présidentielle, et se "félicitant de ce projet de reprise", le député en a attribué le mérite du sauvetage aux "salariés d'abord, qui se sont battus pour l'avoir et pour attirer l'attention des pouvoirs publics."

Un dialogue social "exemplaire"

"Je vais vous dire, a acquiescé Emmanuel Macron, ils ont deux choses qui font que ça a marché. La première, c'est qu'ils ont un savoir-faire, reconnu par le repreneur. Et la deuxième [on dira 'la seconde' des deux], c'est qu'ils n'ont jamais joué la politique du pire. Ici, c'est exemplaire de ce qu'est un dialogue social. Jamais ils n'ont pris l'usine en otage, jamais ils n'ont été dégrader l'entreprise. Quand des salariés savent faire cela, ça paye." Le président a également assuré qu'il allait "voir ce qu'on peut faire" pour les intérimaires."

Le dossier Whirlpool Amiens a connu le 12 septembre un dénouement heureux mais restant à concrétiser avec la signature d'un accord entre le groupe d'électroménager et l'industriel picard Nicolas Decayeux pour "réindustrialiser" le site, promis à la fermeture en juin 2018. 
Le site d'Amiens emploie 300 CDI, 250 intérimaires en quasi-temps plein et une centaine chez le sous-traitant pour les plastiques Prima France SAS, société dirigée par le PDG , Fernando Iannucci.
Les 56 salariés du site bénéficieraient des mêmes conditions que ceux de Whirlpool, soit 1.800 euros par année d’ancienneté et une prime supra légale de 25 000 euros.A noter que l’intersyndicale a obtenu de Prima France une augmentation de salaire de 4 %, ainsi qu’un treizième mois, pour les mois d’activité restants, à compter du mois de juillet, dans le cadre des Négociations annuelles obligatoires (NAO). Contrairement à Whirlpool qui suscite l’intérêt de plusieurs entreprises, dont Decayeux, rien se filtre du côté de Prima, même si des pistes de reprise existent.