POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est trou de la Sécurité sociale. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est trou de la Sécurité sociale. Afficher tous les articles

vendredi 29 novembre 2019

Grèves du 5 décembre: Macron fébrile, Delevoye reçoit tous les syndicats de nouveau

Le haut-commissaire aux Retraites recevra "toutes les organisations syndicales entre maintenant et le 5 décembre"

"Entre maintenant et le 5 décembre, comme il était prévu, chacun au moins une fois", a-t-il annoncé vendredi matin sur la chaîne LCI.

Résultat de recherche d'images pour "fureur de delevoye"
"La loi [ce qui restera du projet de loi] sera votée avant la fin de la session parlementaire du premier semestre 2020"avait indiqué le Premier ministre Edouard Philippe devant le Conseil économique, social et environnementale, le 12 septembre, a rappelé Jean-Paul Delevoye. Mercredi, "il a reprécisé le calendrier; moi je suis en cours de discussions avec les organisations syndicales; nous allons accélérer un peu le calendrier" des entretiens, a-t-il ajouté.

"Je terminerai un peu avant le 5 décembre mes rencontres, pour faire en sorte que le 8, le 9 ou le 10 je puisse en présenter les conclusions au premier ministre et de là, avant la fin de l'année, il précisera le projet, son architecture et le passage au Parlement".

Reculade de Macron et Delevoye

A propos de la "clause du grand-père"
Elle repousserait la réforme aux seuls nouveaux entrants aujourd'hui dans le monde du travail, mais Delevoye a précisé que "cela fait partie des hypothèses, mais sa généralisation effectivement est écartée".
"Nous avions préconisé que si la loi était votée en 2020, c'était la génération 1963 (qui était concernée), pourquoi ? Parce que c'était la génération qui avait 62 ans en 2025", a-t-il expliqué.
Mais "ce projet-là, c'est sur les 40, 50, 60 prochaines années, c'est pas à une année, deux années, cinq années près", a-t-il assuré, précisant que "ce débat est sur la table, c'est la borne que j'ai proposée dans mon rapport mais elle peut parfaitement changer".
"Faut-il une date unique? Selon les situations, on peut avoir une diversité de situations qui amène une diversité de réponses", a-t-il concédé. "Tout est sur la table."

Les régîmes spéciaux ont un avenir.
"J'ai 350 réunions d'ici la fin de l'année. Il y a une multitude de situations, comment voulez-vous imposer une durée, une transition, un chemin identique alors qu'il y a tant de diversité?", a observé le haut-commissaire. "Il y aura un temps (de transition) adapté."

Des promesses intenables
Sur le déficit prévu du régime, Delevoye a répondu: "Nous ferons en sorte qu'il y ait une règle d'or dans le système universel, où il n'y aura pas de déficit."

Les syndicats maintiennent quant à eux la pression.
SNCF, RATP, Air France, DGAC, EDF, poids lourds, raffineries, enseignants, étudiants, policiers, éboueurs... les appels à la grève reconductible se sont multipliés pour le 5 décembre, gonflés par les centrales CGT, FO, FSU, Solidaires - à l'exception notable de la CFDT, mais avec la participation de la confédération des cheminots -, des organisations lycéennes FIDL, MNL, UNL et étudiante UNEF, sans la FAGE, premier syndicat étudiant, qui n'appelle pas à la mobilisation le 5 décembre prochain.

 

samedi 4 août 2018

Arrêts maladie: le patronat comprend sa douleur

Le patronat refuse de passer à nouveau à la caisse

Le 23 septembre 2016, dans Les Echos des Pinault, 
Marisol Touraine assurait avoir "sauvé la Sécurité sociale"...
A elle seule, évidemment pas, mais grâce aux mesures prises en 2010 notamment et aux sacrifices des Français...

VOIR et ENTENDRE la ministre de la Santé de Hollande faire du Michel Sapin - qui prétendit chaque mois, en pleine hausse du nombre de demandeurs d'emploi, que l'inversion de la courbe du chômage était pour le mois d'après dès décembre 2013 - en garantissant que c'était comme si c'était déjà fait.

Nicolas Doze démontre une "fake news":

Victoire ! "Il est probable que le trou de la Sécu n'existe plus en 2020", selon L'Opinion, le 5 juin 2018.

VOIR et ENTENDRE l'enthousiasme du site macronien : 


Miracle ! Selon Les Echos, également le 5 juin 2018, le déficit de la Sécurité sociale pourrait être ramené à seulement 300 millions d'euros cette année, au lieu des 2,2 milliards anticipés.

VOIR et ENTENDRE François Lenglet livrer sur RTL une analyse plus précise et moins optimiste:

Août 2018 : le trou de la Sécurité n'a pas bougé

Et le patronat refuse de prendre en charge une partie des indemnités versées en cas d'arrêt maladie, comme l'envisagerait le gouvernement, dans une lettre adressée à Matignon par le Medef, la CPME et l'U2P, en plein été caniculaire.

Selon le journal Les Echos, dont l'optimisme de septembre 2016 interpellait les experts, le gouvernement envisagerait en effet que les entreprises prennent en charge quatre jours d'indemnités journalières pour les arrêts de travail de moins de huit jours.

"Cette perspective ne peut appeler qu'une ferme opposition de la part des entreprises", ont écrit les trois organisations patronales au Premier ministre Edouard Philippe, dans une lettre datée du 31 juillet.
Ce "transfert aux entreprises constituerait une charge nette nouvelle que nous ne pouvons accepter", ont  objecté le Medef, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) et aussi l'U2P qui représente les artisans, les commerçants et les professions libérales.

Cette mesure aurait un "impact systémique" et "pèserait nécessairement sur la compétitivité des entreprises, à l’inverse de la politique de baisse des prélèvements obligatoires affirmée par le gouvernement", expliquent les organisations patronales, déjà mises  à contribution pour la mise en oeuvre des prélèvements sur salaires.

Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, n'a pas écarté cette possibilité. "C'est normal de discuter de la santé au travail. Il n'y a pas de tabou", a-t-il estimé vendredi sur RTL.
"Il y a une concertation qui est faite par la ministre du Travail (Muriel Pénicaud), par la ministre de la Santé (Agnès Buzyn), avec les employeurs, avec le nouveau président du Medef (Geoffroy Roux de Bézieux), les syndicats", s'est-il défendu.

Le syndicat Force ouvrière (FO) a dénoncé "la recette du gouvernement" qui consiste à "déprotéger, désolidariser, pour satisfaire des objectifs comptables dont les victimes sont de plus en plus nombreuses".