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mercredi 8 mai 2019

Pouvoir d'achat: les mesures d'urgence de Macron creusent les disparités sociales

Tous les Français vont-ils vraiment gagner 850 € de plus par an, comme annoncé ?

Dès le 7 mai, Edouard Philippe assure que l
e "pouvoir d'achat moyen" par habitant a progressé de "plus de 2 %" en 2019...

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Tous les Français vont-ils pouvoir en bénéficier équitablement ?
Dressant le bilan des "mesures d'urgence" qu'Emmanuel Macron à l'issue du Conseil des ministres de ce mardi, Edouard Philippe a affirmé que "le pouvoir d'achat moyen" par habitant va augmenter de "plus de 2 %" en 2019 ce qui représente, selon le Premier ministre, la plus forte augmentation depuis 12 ans. "C'est un gain moyen de 850 € sur l'année par ménage", a précisé l'Edouard qui assure que "390 euros sur ces 850 euros découlent des mesures annoncées par le Président de la République", le 10 décembre en réponse au mouvement des Gilets jaunes.

Une promesse qui n'est qu'une moyenne, en fonction des revenus.
Pour autant, nous n'allons donc pas tous gagner 850 € de plus dans l'année... Il s'agit d'une moyenne entre des ménages aux faibles revenus et des ménages aux revenus élevés. Tous les Français ne seront pas logés à la même enseigne. Ce chiffre de 850 € avait déjà été annoncé en avril par l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) qui évoquait une hausse du pouvoir d'achat de 2,5 % en 2019. 

Pour son étude, l'OFCE a anticipé les effets éventuels de la réduction de la taxe d'habitation, la baisse des cotisations salariales, la baisse de la CSG pour certains salariés, les mesures d'urgences du gouvernement ou encore la prime à la conversion pour un changement de véhicule.

Les chiffres fournis par le gouvernement sont-ils fiables ?
Voici les prévisions officielles, selon Bercy, des retombées présumées des mesures d'urgence, annoncées le 10 décembre dernier par Emmanuel Macron :

- Prime d'activité : plus de 4 millions de foyers perçoivent la prime d'activité. C'est 1,3 million de plus au
premier semestre 2019. Elle représente 3 milliards d'euros de pouvoir d'achat rendu aux actifs modestes seulement, en 2019.

- Prime exceptionnelle : 5,5 millions de salariés ont touché au total 2,2 milliards d'euros soit un montant moyen de 400 euros.
Seulement 20 % des entreprises privées ont versé cette prime à leurs salariés. Seront-ils plus nombreux en fin d'année ? Bercy devait visiblement faire vite pour communiquer ces chiffres avant qu'ils n'apparaissent dérisoires après un an....

-
Heures supplémentaires : 6,8 millions de salariés ont effectué des heures supplémentaires au premier trimestre? Soit 30 % des actifs. Le gain de pouvoir d'achat représente, selon les calculs du gouvernement, la somme de 670 millions d'euros (400 millions de cotisations sociales + 270 millions d'euros d'impôt sur le revenu). En ce qui concerne les fonctionnaires, le gain a été de 228 euros en moyenne au premier trimestre. Pour l'essentiel, les bénéficiaires sont d'ailleurs les seuls fonctionnaires... 
Il étaient 5,6 millions en 2014, 5,66 millions en 2017 et 5,480 millions dans les trois versants de la fonction publique, hors 189.000 bénéficiaires de contrats aidés (130.000 en 2019) - faites l'addition ! - , soit 19,9 % de l’emploi total. Or, Macron s'est engagé à réduire de 120.000 leurs effectifs d'ici 2022: 50.000 dans l’Etat, 70.000 dans les collectivités territoriales... 
Pourtant, la masse salariale de l'Etat sera une nouvelle fois en augmentation en 2019. Celle-ci atteindra 88,3 milliards d'euros, soit une augmentation de +1,6% par rapport à 2018 (supérieure à l'inflation prévue en 2019, à +1,4%).Car, si le gouvernement prévoit la suppression de 4.164 postes en 2019, on observe "en même temps" que les plafonds d'emplois des ministères et des opérateurs, enregistrent une augmentation du nombre d'agents publics  de près de 1.322 postes, entre 2018 et 2019.
- CSG pour certains retraités : La suppression de la hausse de la CSG pour 5 millions de retraités représente une augmentation de la dépense publique de 1,3 milliard d'euros en 2019. Le gain annuel sera de 450 € par foyer sur l'année et les retraités exclus des mesures Macron ne sont pas près de rattraper leur retard et de retrouver leur niveau de vie passé...

Au total, les coups de pouce vont toujours aux mêmes qui cumulent tous les avantages.
Savoir si, tous comptes faits, la précarité est tellement pénalisante...

Les mesures en faveur du pouvoir d'achat vont plomber les comptes de la Sécurité sociale

Avec les mesures censées mettre un peu de beurre dans le pouvoir d'achat, les comptes de la Sécurité sociale risquent d'en payer le prix fort. Alors que le Haut conseil du financement de la protection sociale prévoyait une centaine de millions d'euros d'excédent en 2019, on s'attend plutôt à un déficit de 3,6 milliards d'euros. Ce montant correspond au ralentissement de l'activité à hauteur de 1 milliard d'euros, 1,3 milliard pour les heures supplémentaires défiscalisées et désocialisées et 1,4 milliard pour l'annulation de la hausse de la CSG pour les retraités. Et avec la réindexation des pensions les plus faibles prévue l'an prochain, la facture devrait encore s'alourdir. Cela va-t-il freiner le désendettement de la Sécu ? Comment l'Etat compte-t-il combler ce trou ?


VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze et Jean-Marc Daniel en débattre, le 08/05 :

Les Gilets jaunes ont fait plier Macron sur le sujet du pouvoir d'achat.
VOIR et ENTENDRE  l'analyse de Nicolas Doze, le 17 avril dernier :


samedi 4 août 2018

Arrêts maladie: le patronat comprend sa douleur

Le patronat refuse de passer à nouveau à la caisse

Le 23 septembre 2016, dans Les Echos des Pinault, 
Marisol Touraine assurait avoir "sauvé la Sécurité sociale"...
A elle seule, évidemment pas, mais grâce aux mesures prises en 2010 notamment et aux sacrifices des Français...

VOIR et ENTENDRE la ministre de la Santé de Hollande faire du Michel Sapin - qui prétendit chaque mois, en pleine hausse du nombre de demandeurs d'emploi, que l'inversion de la courbe du chômage était pour le mois d'après dès décembre 2013 - en garantissant que c'était comme si c'était déjà fait.

Nicolas Doze démontre une "fake news":

Victoire ! "Il est probable que le trou de la Sécu n'existe plus en 2020", selon L'Opinion, le 5 juin 2018.

VOIR et ENTENDRE l'enthousiasme du site macronien : 


Miracle ! Selon Les Echos, également le 5 juin 2018, le déficit de la Sécurité sociale pourrait être ramené à seulement 300 millions d'euros cette année, au lieu des 2,2 milliards anticipés.

VOIR et ENTENDRE François Lenglet livrer sur RTL une analyse plus précise et moins optimiste:

Août 2018 : le trou de la Sécurité n'a pas bougé

Et le patronat refuse de prendre en charge une partie des indemnités versées en cas d'arrêt maladie, comme l'envisagerait le gouvernement, dans une lettre adressée à Matignon par le Medef, la CPME et l'U2P, en plein été caniculaire.

Selon le journal Les Echos, dont l'optimisme de septembre 2016 interpellait les experts, le gouvernement envisagerait en effet que les entreprises prennent en charge quatre jours d'indemnités journalières pour les arrêts de travail de moins de huit jours.

"Cette perspective ne peut appeler qu'une ferme opposition de la part des entreprises", ont écrit les trois organisations patronales au Premier ministre Edouard Philippe, dans une lettre datée du 31 juillet.
Ce "transfert aux entreprises constituerait une charge nette nouvelle que nous ne pouvons accepter", ont  objecté le Medef, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) et aussi l'U2P qui représente les artisans, les commerçants et les professions libérales.

Cette mesure aurait un "impact systémique" et "pèserait nécessairement sur la compétitivité des entreprises, à l’inverse de la politique de baisse des prélèvements obligatoires affirmée par le gouvernement", expliquent les organisations patronales, déjà mises  à contribution pour la mise en oeuvre des prélèvements sur salaires.

Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, n'a pas écarté cette possibilité. "C'est normal de discuter de la santé au travail. Il n'y a pas de tabou", a-t-il estimé vendredi sur RTL.
"Il y a une concertation qui est faite par la ministre du Travail (Muriel Pénicaud), par la ministre de la Santé (Agnès Buzyn), avec les employeurs, avec le nouveau président du Medef (Geoffroy Roux de Bézieux), les syndicats", s'est-il défendu.

Le syndicat Force ouvrière (FO) a dénoncé "la recette du gouvernement" qui consiste à "déprotéger, désolidariser, pour satisfaire des objectifs comptables dont les victimes sont de plus en plus nombreuses".

vendredi 17 avril 2015

Taux négatifs: les mensonges des Hollande, Valls et Sapin révélés

Les taux dont profitent la France et... tous les pays européens, dont l'Espagne ou la Suisse !

L'addiction de la France aux paradis artificiels de la BCE

Mario Draghi relance la planche à billets 
Nicolas Doze met en garde contre les taux négatifs qui fabriquent de la croissance artificielle
Le 15 avril sur BFM Business, le journaliste a tiré le signal d'alarme sur la politique financière de la zone euroA l'instar du Danemark ou de la Suède, la BCE s'engage toujours plus avant en effet  dans la spirale des taux d'intérêt négatifs.  Pourquoi les investisseurs acceptent-ils de payer pour prêter ? interroge Nicolas Doze 15 avril. La BCE  fabrique-t-elle de la fausse monnaie ? 

VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze expliquer les taux d'intérêt négatifs qui se généralisent dans les pays de la zone euro (15/04/2015): 


Le pouvoir socialiste se caressait en vantant ses performances

 VOIR et ENTENDRE ce que Michel Sapin racontait sur les taux négatifs:


 VOIR et ENTENDRE François Hollande préconiser que les États continuent à emprunter sur les marchés financiers et à payer les intérêts (Gentilly le 31/01/11):

Les faussaires -et les Etats profiteurs- jouent avec le feu sur notre épargne





VOIR et ENTENDRE le journaliste économique de BFMTV dénoncer l'anarchie monétaire que crée la BCE en incitant les pays d'Europe à emprunter à des taux d’intérêt négatifs:

Or, la majorité présidentielle a polémiqué sur les taux d'emprunt en cours il y a trois ans

Les menteurs socialistes accusaient leurs prédécesseurs de...mensonge! 
"Quand l'UMP faisait croire qu'avec Hollande le taux d'intérêt d'emprunt de la France remonterait..." polémiquaient les socialistes. Ils raillaient les propos de l'élu UMP Jérôme Chartier qui se flattait du taux d'intérêt très bas (2,34%) - sans artifices-  auquel la France empruntait sous Nicolas Sarkozy. Deux ans plus tard, il y a un an, en avril 2014, ils se félicitaient qu'avec François Hollande, la France empruntait à un taux encore plus bas (2,03 %), à une époque où les conditions d'emprunt étaient moins favorables. 

Nicolas Doze a révélé comment les socialistes accomplissent les exploits dont ils se parent... 
L'intox politicienne et la mauvaise foi sont-elles de bonne guerre ?

PLUS pour prendre davantage la mesure des manipulations des tromperies orchestrée par le pouvoir socialiste.
VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze s'intéresser à la baisse des taux d'emprunt de la France qui venait de chuter (novembre 2014) sous le seuil symbolique de 1%, au plus bas de son histoire du moment:


jeudi 17 avril 2014

Comment Valls nous impose 50 milliards d'économies

Valls, combien de divisions ?
Le Premier ministre a brassé du vent
Valls et ses quatre santons
Il a annoncé peu de réformes structurelles. 
La plupart des économies présentées sont soit le résultat de politiques déjà en place, soit la reconduction de dispositifs existants.
Il nous a servi des éléments de langage consensuels propres à endormir les plus vigilants. "Réformer, réduire les déficits, redresser, réussir": qui pourrait y trouver à redire. Manuel Valls s'est pourtant manqué sur la méthode, en ne laissant à personne le soin de cet exercice. Il a en effet refusé de déléguer à Stéphane Le Foll le soin de communiquer le 16 avril sur la ligne de conduite qu'il a fixée. Dans un exercice plutôt blessant pour le porte-parole de son gouvernement, le premier ministre s'est réservé de s'exprimer à l'issue du Conseil des ministres à l'Élysée.
Il s'était fait escorter de quatre ministres, alignés debout, aux garde-à-vous, à une longueur de bras les uns des autres... 
François Hollande avait évoqué le pacte de responsabilité et redit son intention de réduire de 50 milliards les dépenses d'ici à 2017, pour la première fois  le 31 décembre. Et le "Conseil stratégique de la dépense publique" que le chef de l'État présidait en personne, pour déterminer les 50 milliards, s'est réuni dans le plus grand secret, justifiant malaise et impatience manifestes depuis plusieurs semaines.
VOIR et ENTENDRE Hollande assumer la feuille de route "difficile, mais indispensable" qu'il a fixée à Valls:
Manuel Valls n'a pas répondu à toutes les attentes avec précisions, bien qu'il se soit précipité à annoncer le détail de l'enveloppe des 50 milliards prévue avant la date prévue pour le 23 … Du point de vue de l'exécutif sous pression, cette prestation dans l'urgence était rendue nécessaire par le refus de l'Union européenne d'accorder un délai supplémentaire à ces bras cassés pour réduire les déficits publics.
Mais, du coup, Valls est entré peu avant dans le détail des économies:l'enveloppe sera répartie à hauteur de 18 milliards d'économies pour l'État, mais sur nos épaules de contribuables fourbus, 11 milliards au niveau des collectivités locales, 10 milliards supportés par les allocataires de l'Assurance-maladie et 11 milliards pour les autres dépenses sociales.
VOIR et ENTENDRE Valls refuser le terme d'austérité appliqué à sa feuille de route"
 

La présentation de Valls fait l'impasse sur de nouvelles mesures nécessaires 

La plupart des économies présentées sont soit le résultat de politiques déjà en place (comme la réforme des retraites), soit la reconduction de dispositifs existants (comme la poursuite du gel du barème des fonctionnaires). L'une des rares véritables annonces concerne le gel des prestations sociales, hors minima sociaux, jusqu'à octobre 2015.

Surtout, les réformes de structures tant attendues, et chères à la Commission européenne, font clairement défaut… Geler le barème des fonctionnaires ou décaler la revalorisation des pensions sont des décisions courageuses à prendre politiquement mais ce ne sont pas des réformes qui modernisent l'appareil de l'État ou rationalisent l'action publique. Cela revient surtout à renvoyer le sujet à plus tard! «Ce que nous prévoyons de faire sur les dépenses de santé, ce sont de véritables réformes de structure!», se défend-on à Matignon, où l'on cite une optimisation de la dépense dans le domaine des médicaments, un recours accru au générique ou une meilleure organisation du parcours de soins.
"La chirurgie ambulatoire montre qu'on peut réaliser des économies tout en améliorant la qualité de la prise en charge", a souligné Manuel Valls, sans donner plus de détail. Pas plus qu'il n'en a donné sur ce qui pourrait être la vraie réforme de fond du quinquennat, celle qui touchera les collectivités territoriales, via notamment un rapprochement entre les régions. «Le futur projet de loi de clarification des compétences des collectivités territoriales comportera des réformes profondes pour générer des économies», a simplement souligné le premier ministre.

Pas un plan d'austérité, mais appauvrissement de la population

Manuel Valls a surtout pratiqué la méthode Coué

"Il ne s'agit pas d'austérité", a-t-il martelé. Comme pour répondre par avance aux critiques qui n'ont pas tardé à pleuvoir des syndicats et de l'aile gauche de son parti
Et parce qu'il tient à les convaincre du bien-fondé des choix qui ont été faits, il a brossé "trois objectifs" au plan de 50 milliards d'économies, à grands traits. D'abord permettre de financer le pacte de stabilité qui vise à réduire de 30 milliards d'euros le coût du travail des entreprises d'ici à la fin du quinquennat. "C'est le moyen de mettre en mouvement notre économie, de redonner du souffle à nos entreprises," assure-t-il. 
Ces économies sont ensuite supposées permettre de "redonner du pouvoir d'achat aux salariés". Dès le mois de juin, le gouvernement prendra une mesure en faveur des contribuables les plus modestes. Un coup de pouce de "500 millions d'euros", a confié le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, à qui il ne fallait pas objecter que les 50 millions suffiront à peine à financer le "pacte de responsabilité"...

Le 1er janvier 2015, les cotisations salariales seront allégées pour les très bas salaires.

Enfin, Valls garantit que cela doit se traduire par une amélioration de la situation de nos finances publiques. Malgré le maintien des créations de postes aux points d'indices gelés dans l'Education, "nous ne pouvons pas vivre au-dessus de nos moyens", a martelé le premier ministre, qui a confirmé une fois de plus l'intention ferme de la France de ramener son déficit public sous la barre des 3 % en 2015 - il est aujourd'hui à 4,3 %


Pour l'instant, l'équation financière semble délicate et nombreux sont ceux qui affirment que le compte n'y est pas… 
"Il y sera!", assène-t-on à Matignon. L'exécutif doit présenter mercredi prochain en Conseil des ministres les nouvelles prévisions macroéconomiques de la France et la trajectoire de finances publiques qui en découle. De nouvelles velléités, mais aussi nouveau moment de vérité, dans les foyers comme au sein de la majorité présidentielle aux cent coups.

Vers une dissolution du Sénat et une crise de régime?



mardi 17 décembre 2013

SMIC horaire: la "gauche sociale" offrira 10 centimes de plus au 1er janvier

Et aucun coup de pouce: seulement le majeur...

La CFDT n'y trouve rien à redire
Les trois millions de Smicards verront leur salaire horaire "s'envoler" de 9,43 à ...9,53 euros brut au 1er janvier. Hollande et sa majorité socialo-écolo n'offiront que la hausse limitée aux mécanismes légaux, sans coup de pouce (comprendre  prime), au grand dam des syndicats.

Cette augmentation porte à 1.445,38 euros le salaire brut mensuel - au lieu de 1.430,22 - pour les salariés aux 35 heures, a annoncé pour Noël le ministre du Travail Michel Sapin aux partenaires sociaux. 
En net, pour un temps plein, le gain devrait atteindre environ 12 euros par mois, avec un salaire mensuel de 1.113 euros en moyenne
"Evidemment, pour tous ceux qui sont au SMIC ces chiffres sont des chiffres faibles mais, dans le contexte actuel, il nous a semblé impossible de faire plus", a déclaré Michel Sapin à la presse lundi .

Sapin voudrait nous faire croire au père Noël
La presse militante parle de "revalorisation",assurant qu'elle est "supérieure à la hausse des prix de 0,6% sur un an."
Et Sapin, le ministre du Travail, assure que cette "hausse", n'ayons pas peur des mots, permet "un gain de pouvoir d'achat de 0,5%, ce qui n'est pas négligeable". 
"Non négligeable", mais inexact
Le Smic est revalorisé automatiquement chaque 1er janvier en fonction de l'évolution des prix (intégrant le loyer et l'énergie) et de l'évolution du salaire réel de base des ouvriers et employés, selon de nouvelles règles instituées en février dernier. 

Le gouvernement avait alors précisé que la croissance, aujourd'hui atone, serait un "élément d'appréciation" pour décider d'un éventuel coup de pouce.

En refusant d'aller au-delà de la revalorisation légale, Michel Sapin suit les préconisations du groupe d'experts sur le Smic, chargé depuis 2008 d'"éclairer" le gouvernement sur les évolutions du salaire minimum. 


ENTENDRE Lenglet justifier l'austérité:


Dans son rapport remis fin novembre, le groupe présidé par François Bourguignon et entièrement renouvelé s'opposait à un coup de pouce, craignant notamment qu'une "hausse du Smic ne se traduise in fine par une baisse de l'emploi et une perte de compétitivité".

"Circulez, y a rien à voir", pour FO 

L'annonce faite lundi a douché les espoirs des syndicats, dont la majorité réclamait un geste au gouvernement. 


Le Smic horaire augmentera de 10 centimes, sans... par 20Minutes

Agnès Le Bot (CGT) a ainsi jugé que cette décision est "très en deçà des attentes des salariés" et revendiqué un Smic à 1.700 euros brut. Elle a déploré qu'alors que "trois organisations syndicales (CGT, FO, CFTC) représentant 60% des salariés réclamaient un coup de pouce, elle n'aient pas été entendues, à l'opposé du patronat".

"Pour les salariés, c'est 'circulez y a rien à voir' "
, a aussi réagi une autre femme, Marie-Alice Medeuf-Andrieu (FO), qui militait pour une hausse de 2%. "Alors que tout augmente (les impôts, l'électricité...), les salariés continuent à payer le prix de la crise et, de l'autre côté, le gouvernement aide les entreprises", a-t-elle regretté. 

La CFTC demandait elle aussi que le gouvernement aille "au-delà de ce que prévoit la loi, contrairement aux recommandations (du groupe d'experts sur le Smic) qui ne prennent pas en compte les augmentations de prix à venir, notamment de l'électricité et des conséquences de la hausse de la TVA".

Le Smic est revalorisé automatiquement chaque 1er janvier en fonction de l'évolution des prix (intégrant le loyer et l'énergie) et de l'évolution du salaire réel de base des ouvriers et employés, selon de nouvelles règles instituées en février dernier. 
Le gouvernement avait alors prévenu que la croissance, aujourd'hui atone, serait un "élément d'appréciation" pour décider d'un éventuel coup de pouce, ce qui, dans la presse, suggère que les manants n'ont pas de quoi être surpris.

La gauche socialo-écolo se retranche bravement derrière ses experts

En refusant d'aller au-delà de la revalorisation légale, Michel Sapin suit les préconisations du groupe d'experts sur le Smic, chargé depuis 2008 d'"éclairer" le gouvernement sur les évolutions du salaire minimum. 
Sans surprise, dans son rapport remis fin novembre, le groupe présidé par François Bourguignon et entièrement renouvelé s'opposait justement à un coup de pouce, craignant notamment qu'une "hausse du Smic ne se traduise in fine par une baisse de l'emploi et une perte de compétitivité": tous ces groupes font les affaires du gouvernement.


En juillet 2012, dans l'euphorie de son élection, François Hollande avait décidé d'une hausse exceptionnelle de 0,6%, sans prendre en compte la situation de l'économie depuis la crise de 2008, ni son augmentation des dépenses publiques.
Au 1er janvier 2013, le président démagogue avait perdu de sa légèreté, s'en tenant à la hausse légale du SMIC (+0,3%) pour les 3,1 millions de Smicards, qui travaillent majoritairement dans le privé (1,9 million), notamment dans l'hôtellerie, la restauration et le tourisme.

VOIR et ENTENDRE  un Nicolas Doze apaisé depuis que BFMTV et Dailymotion ont censuré sa chronique qui démontrait la neutralisation de la hausse de 10 centimes par l'inflation:

N.B. Nous serions reconnaissants à quiconque aurait sauvegardé cette chronique censurée du  décembre 2013 et nous la ferait partager.


Mais l'Allemagne a opté pour le SMIC: l'un des deux a forcément tort 
Nivellement par le bas
Le groupe d'experts sur le Smic fait valoir que le SMIC en France est "aujourd'hui très nettement au-dessus des niveaux constatés dans les autres pays de l'OCDE". 

Changement d'herbage en Allemagne réjouit les veaux français
Alors que l'Allemagne s'est résolue à instituer le salaire minimum que les sociaux-démocrates souhaitent à 8,50 euros brut l'heure, le ministre du Travail s'est réjoui lundi que "le modèle français, si souvent décrié, remporte une belle victoire en étant imité par nos amis allemands".

Le débat sur l'impact d'une augmentation du SMIC reste ouvert
Economiquement néfaste pour certains économistes, il est en revanche indispensable pour soutenir la consommation et donc la croissance pour d'autres. 


mardi 26 novembre 2013

Réforme fiscale: une "mise sur la table" qui risque le renversement

Le zèle inconsidéré d'un Jean-Marc Ayrault aux abois

L'initiative d'un kamikaze

Simplicité et justice
Ayrault passe outre la mise en garde de Cahuzac à Hollande
Le candidat Hollande avait fait de la réforme fiscale une priorité du début de son éventuel mandat. Président, Hollande avait laissé son engagement sous le coude: ses conseillers le dissuadaient de se lancer dans cette folle opération. Dix-huit mois plus tard, le sombre Ayarault tente le tout ou rien pour sauver sa tête. 

L'intérêt personnel d'un chef de gouvernement passe-t-il avant l'intérêt général? Un pays en crise peut-il supporter ce supplément dedésordre au chaos existant?

VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze (BFMTV) donner son opinion sur l'initiative intempestive de Jean-Marc Ayrault qui décide seul de lancer la réforme fiscale avec les ...syndicats:


Pécresse demande au gouvernement de commencer par dépenser moins

VOIR et ENTENDRE
Valérie Pécresse
 sur le sujet, mais en termes plus choisis, invitée par Jean Leymarie, petit journaliste syndicaliste de France Info:

vendredi 13 septembre 2013

Hollande n'arrête pas de tripatouiller le budget 2014

Il serait temps de savoir où on va !

Le "capitaine de pédalo" s'est félicité du projet de budget pour 2014: il fallait s'en douter!
Il a été conçu pour "ne pas obérer la croissance", a raconté Najat Vallaud-Belkacem, mercredi 11 septembre, à la sortie du Conseil des ministres.
"Le président de la République a commenté cette communication (du Premier ministre) en se félicitant de ce que la légère amélioration de la situation économique [européenne], d'une part, et les efforts inédits en économie sur les dépenses d'autre part (15 milliards d'euros) ont permis de limiter le recours aux prélèvements obligatoires", les impôts, donc, a ajouté la porte-parole du gouvernement, en dépit du constat des Français au vu de leurs avis d'imposition.
"Notre responsabilité, a-t-il espéré, c'est de faire en sorte que l'éclaircie se confirme", a poursuivi la Voix de son Maître, citant le chef de l'Etat.

Celui-ci a souligné que les mesures prises dans le cadre de ce budget "visent, tout en poursuivant l'objectif de réduction des déficits publics à ne pas obérer la croissance". "C'est la raison pour laquelle nous maîtrisons les prélèvements obligatoires à la fois sur les entreprises et les ménages pour assurer la compétitivité des premières et pour permettre à la demande intérieure de repartir", a-t-il affirmé, selon la porte-parole.

François Hollande s'est aussi "félicité de la réindexation du barème de l'impôt et du mécanisme de décote annoncés par le Premier ministre qui permettra aux ménages les plus fragiles de retrouver du pouvoir d'achat", a-t-elle poursuivi. Les classes moyennes les plus exposées feront comme elles pourront.

"Enfin le président a salué le fait que nous confirmions l'introduction d'une fiscalité écologique avec un équilibre global entre ce qui doit augmenter et ce qui doit baisser, et donc pas d'augmentation des impôts au global", a-t-elle prétendu à la surprise des écolos radicaux (EELV) du gouvernement.

Année des municipales: 15 milliards d'économies ?

Un peu plus tôt, Jean-Marc Ayrault a annoncé que
le PROJET de budget 2014 va PREVOIR des économies d'un montant "sans précédent" de 15 milliards d'euros. Le Premier ministre s'est une nouvelle fois abandonné au commentaire: "il était important pour les Français de dire exactement ce que le gouvernement veut faire (...), tout faire pour consolider la croissance". "C'est un budget pour le redémarrage de l'emploi, c'est la bataille centrale", a-t-il martelé, en guise d'éléments de langage à destination de l'AFP chargée de la diffusion de la bonne parole.

Jean-Marc Ayrault a outre confirmé qu'il n'y a pas d'augmentation de la CSG ni de la TVA: ces hausses ont déjà  été prévues à partir du 1er janvier 2014 pour financer le crédit d'impôt compétitivité en faveur des entreprises. 

Il a aussi pensé pouvoir garantir qu'il n'y aura "pas d'augmentation du coût du travail". Au contraire, "la baisse se poursuit", a-t-il estimé.

Décote pour les plus modestes sur l'impôt sur le revenu
Le Premier ministre a rappelé que le gouvernement avait décidé "de réindexer" le barème de l'impôt sur le revenu sur l'inflation, ce qui "évitera à des personnes d'entrer dans l'impôt sur le revenu", c'est-à-dire de devenir imposables. Voulant "aller plus loin", le Premier ministre a annoncé dans la cour de l'Elysée "une mesure de pouvoir d'achat qui est très importante", consistant à "faire en sorte qu'il y ait une décote qui permettra aux salaires les plus modestes mais aussi aux retraités les plus modestes" de ne pas être imposés.

Le projet de budget comporte aussi, a-t-il précisé, "d'autres mesures de justice, de pouvoir d'achat" comme "l'augmentation des bourses" pour les étudiants, à la fois sur le montant et "le nombre" de bénéficiaires.

Les principaux points du projet : 

• Prévisions de croissance : Pierre Moscovici a confirmé la prévision de croissance française à 0,1% pour 2013 et abaissé à 0,9% contre 1,2% le chiffre attendu pour 2014. Lors de la présentation du programme de stabilité en avril, le gouvernement français avait annoncé tabler sur une croissance de 1,2% du produit intérieur brut pour l'année prochaine.

• Déficit public : Pierre Moscovici a annoncé que le déficit public de la France s'établirait à 4,1% du produit intérieur brut cette année, puis 3,6% en 2014, mais maintenu l'engagement d'un retour sous les 3% fin 2015. La précédente prévision de la France était d'un déficit de 3,7% cette année, descendant à 2,9% l'an prochain.

• Pression fiscale : La pression fiscale supplémentaire sera réduite à 3 milliards d'euros l'an prochain, soit moitié moins qu'envisagé initialement, a annoncé Bernard Cazeneuve. Il n'y aura pas de hausses de prélèvements sur les entreprises et aucune hausse non plus pour les ménages hors le relèvement prévu de la TVA.

• Energies : 
- "Une composante carbone" va être introduite dans la taxe sur les carburants dans la loi de finances 2014, a indiqué le ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Philippe Martin.

- Philippe Martin a affirmé mercredi que ses propos en conférence de presse indiquant que l'avantage fiscal du gazole (diesel) restera inchangé avaient été mal compris, la décision n'ayant pas été prise selon lui.
"Je ne cautionne pas que je ferme la porte à une hausse du diesel ou que l'avantage fiscal sera maintenu, je ne le sais pas et je ne le dis pas", a-t-il déclaré, affirmant que la question de la fiscalité du gazole n'a pas encore fait l'objet d'"un arbitrage particulier".

- Un projet de loi sur la transition énergétique sera présenté au printemps 2014 et voté "au mieux" avant fin 2014, selon Philippe Martin.

• Niches fiscales : Suppression de deux niches fiscales qui bénéficiaient d'une part aux parents d'enfants scolarisés dans le secondaire et le supérieur et d'autre part à certains salariés titulaires d'une assurance complémentaire santé. La suppression de l'abattement forfaitaire relatif à la scolarisation rapporterait 450 millions d'euros, selon Alain Vidalies, ministre délégué aux Relations avec le Parlement.

• Impôt sur le revenu : Le gouvernement a décidé "de réindexer" le barème de l'impôt sur le revenu sur l'inflation, ce qui "évitera à des personnes d'entrer dans l'impôt sur le revenu", c'est-à-dire de devenir imposables. Voulant "aller plus loin", le Premier ministre a annoncé dans la cour de l'Elysée "une mesure de pouvoir d'achat qui est très importante", consistant à "faire en sorte qu'il y ait une décote qui permettra aux salaires les plus modestes mais aussi aux retraités les plus modestes" de ne pas être imposés. Le montant de cette décote sera dans le débat parlementaire.

• Impôt sur les sociétés : Le gouvernement ne réduira pas l'impôt sur les sociétés dans le projet de budget 2014, comme le patronat l'avait plaidé.

VOIR et ENTENDRE le coup de projecteur de Nicolas Doze sur le budget de 2014:

VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze sur la nouvelle orientation dévoilée par le gouvernement concernant le budget 2014: