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mercredi 1 janvier 2020

Tout le bien que Macron nous promet à compter du 1er janvier 2020

Hausses du prix du timbre et des voitures-radar, mais aucun coup de pouce à la hausse automatique du SMIC…

La presse nous embrouille sur la "hausse" du SMIC


L'infox n'est pas issue des réseaux sociaux : la "hausse" du SMIC n'est pas une rallonge ! Et en plus (!), sa revalorisation automatique au 1er janvier ne devrait être que de 1,54%, et non de 1,8%, malgré les espoirs donnés par le gouvernement ces dernières semaines: c'est la faute à un net ralentissement de l'inflation en novembre... Imaginez donc un court instant que la valeur du point de pension de retraite soit pareillement indexée sur cette inflation... Le président du groupe d'experts sur le Smic, Gilbert Cette, a expliqué quant à lui que la hausse serait réduite à 1,5%, selon lui "en raison de la chute des prix du pétrole". Quel que soit le motif - et il ne sont pas d'accord sur celui à invoquer - c'est 0,3 % de moins qu'envisagé jusqu'ici. 
Le banquier Macron s'en tient à la revalorisation automatique, sans le coup de pouce prévu et promis à plusieurs reprises : a-t-il mentionné ce coup dur de plus  lors de ses voeux mensongers du 31 décembre ? Concrètement, le Smic horaire passera de 9,88 à 10,03 euros brut et le Smic mensuel de 1.498,47 à 1.521,56 euros brut (pour 151,67 heures de travail). C'est bon à prendre par les "gens qui ne sont rien" comme le disent les élus de la majorité présidentielle.

Chaque année, au 1er janvier, le salaire minimum de croissance (Smic) bénéficie d'une hausse mécanique, calculée selon deux critères: l'inflation constatée pour les 20% de ménages aux plus faibles revenus et la moitié du gain de pouvoir d'achat du salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE). Mais la hausse des prix à la consommation a ralenti à 1,9% en novembre sur un an après avoir atteint 2,2% en octobre, sous l'effet de la baisse des prix de l'énergie "dans le sillage des cours du pétrole", selon l'Insee, qui a publié ce chiffre jeudi matin. Au final, le calcul a été effectué sur le mois le plus défavorable...
Autre arnaque, 
Macron avait promis que les salariés au SMIC gagneraient 100 euros net de plus en 2019, mais sans que cela coûte un euro à l'employeur. Mais le gouvernement et sa majorité peinent à traduire cet engagement présidentiel, qui passera principalement par une revalorisation de la prime d'activité (complément de revenu attribué aux personnes dont le salaire est modeste et qui fusionne le RSA activité et la prime pour l'emploi).
Le SMIC avait augmenté de 1,5% au 1er janvier 2019). 

Prix du timbre

Les tarifs du courrier augmenteront environ de... 4,7%. Le prix du timbre vert passe de 0,88 euro à 0,97 euro tandis que le timbre rouge passe de 1,05 euro à 1,16 euro. La Poste propose aussi un service de vente en ligne de timbres à imprimer chez soi, qui permet d’avoir une remise de 3 centimes par rapport au tarifs publics classiques. Reste à charge : le papier et l'encre, mais aussi la colle.

Tarifs réglementés du gaz

Au 1er janvier 2020, les tarifs réglementés hors taxe d’Engie baissent de 0,9% par rapport au barème en vigueur applicable depuis le 1er décembre 2019. Cette baisse est de 0,2% pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 0,5% pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude, et de 1% pour les foyers qui se chauffent au gaz.

Ce schéma de l'évolution du prix des énergies entre 2007 et décembre 2019 refroidira les esprits que la presse macronienne réussirait à emballer:

Prix des cigarettes

Une nouvelle hausse - qualifiée de légère - portera le prix du paquet de 20 cigarettes à 9,10 euros ou 9,20 euros (Lucky Strike et Winfield). Certaines marques sont également concernées pour les cigares et cigarillos.
Résultat de recherche d'images pour "part taxes dans prix cigarettes"Le ministère des Solidarités et de la Santé souhaite aboutir à terme à un paquet de cigarettes à 10 euros. C'est déjà le cas du paquet de Gitanes (10,50 euros) et du paquet de Gitanes brunes (10 euros).

Deux autres augmentations sont programmées, dans le cadre du budget 2020. 
La première doit intervenir en mars 2020 (50 centimes supplémentaires). En novembre 2020 interviendra la dernière hausse du prix du tabac (40 centimes supplémentaires). 
Agnès Buzyn ne pense qu'à notre santé... (schéma ci-contre)

Alors qu'on sait qu'elles sont destinées aux fumeurs, à noter qu'
à Rennes, les terrasses chauffées des cafés et restaurants sont désormais interdites. Paris, Bordeaux et Grenoble envisagent de suivre l'exemple. A Toulouse aussi ?

Tarifs des taxis

Un arrêté publié au JO le 24 décembre dernier a fixé les tarifs des taxis applicables pour l'année 2020. En moyenne, le prix d'une course augmentera de 2% par rapport à 2019.

Il faudra également débourser quelques euros de plus pour se rendre aux aéroports parisiens. Comptez 53 euros (50 euros en 2019) pour l'aéroport Paris-Charles de Gaulle depuis la rive droite et 58 euros depuis la rive gauche (55 euros) en 2019. Pour Orly, les prix seront de 37 euros depuis la rive droite et 32 euros depuis la rive gauche (35 et 30 euros jusqu'à présent). 

Impôts

Impôt sur le revenu
Le Budget 2020 prévoit une baisse des impôts de 9,3 milliards d'euros pour les ménages, dont une réduction de 5 milliards d'euros de l'impôt sur le revenu pour soutenir le pouvoir d'achat des Français. La première tranche imposable sera abaissée de 14 à 11%, tandis que le reste du barème sera ajusté afin que les ménages relevant des tranches les plus élevées (41 et 45%) ne soient pas concernés par ce coup de pouce.
Le gain annoncé devrait être en moyenne de 350 euros par an pour les contribuables de la première tranche mais de seulement 180 euros pour ceux de la deuxième, soit 15 euros par mois.

Prélèvement à la source pour les salariés à domicile. A partir de janvier 2020, la réforme du prélèvement à la source s’appliquera également sur la rémunération versée aux salariés à domicile. Selon une étude du site de mise en relation avec des baby-sitters, Youpies, plus de 3,5 millions de foyers français sont concernés.
"Concrètement, les employeurs devront opérer une retenue sur le salaire des personnes qu’ils emploient, et pour cela anticiper leur déclaration auprès de Pajemploi et du Cesu", prévient le site. "Les employeurs continueront de calculer le montant des cotisations sociales dues, auquel s’ajoutera dorénavant le montant de l’impôt à retenir à la source. Il devra alors verser un salaire 'super net', c’est-à-dire amputé de l’impôt à la source". A vos calculettes...
Le Cesu ou Pajemploi prélèvera directement sur le compte bancaire de l’employeur le montant des cotisations (comme aujourd’hui) et l’impôt dû par le salarié pour les reverser aux services concernés: l’Urssaf et les Finances publiques. Selon l’étude Yoopies, seuls 54 % des employeurs sont au courant…

Payer les impôts chez son buraliste. Les contribuables français pourront payer leurs impôts chez leur buraliste. Afin d’éviter tout problème, le dispositif va être testé dans 18 départements à partir du 1er janvier 2020 avant d’être étendu cet été à tout le territoire.

Emploi

Assurance chômage: bonus-malus pour les CDD.
Un système de bonus-malus sur les contrats courts va être mis en œuvre le 1er janvier 2020 dans sept secteurs dont l'hébergement, la restauration ou encore l'agroalimentaire. Alors que 90% des recrutements se font en contrats courts, le gouvernement veut inciter les employeurs à proposer davantage de contrats longs. A la fin de leur contrat, plus le nombre de salariés à s'inscrire à Pôle emploi sera élevé, plus l'entreprise se verra attribuer un malus. A l'inverse, plus une entreprise fera des efforts d'emploi, plus ses cotisations baisseront. Ces dernières, aujourd'hui fixées à 4,05%, varieront pour ces secteurs entre 3% et 5%. Seules les entreprises de plus de 11 salariés seront concernées.

Concernant les CDD d'usage, le premier ministre a évoqué "une contribution forfaitaire de quelques euros, afin de favoriser l’allongement de ces contrats". Celle-ci sera de 10 euros peu importe la durée du contrat.

"Une solution à 30 jours" chez Pôle emploi.
A compter du 1er janvier, "pour chaque offre d'emploi confiée [apportée] à Pôle emploi et non satisfaite au plus tard au bout de 30 jours, Pôle emploi s'engage à partager avec le recruteur un diagnostic sur son besoin de recrutement, proposer une solution adaptée pour répondre à son besoin et s'engager sur un délai", explique le ministère du Travail.

Emplois francs.
Aide financière pour les employeurs qui recrutent des demandeurs d'emploi résidant dans les quartiers prioritaires de la Politique de la ville, l'emploi franc pourra être cumulé avec les aides attachées aux contrats de professionnalisation.

Formation.
L'organisation de la formation professionnelle évolue en 2020. 
La gestion du financement du compte personnel de formation est transférée entièrement à la Caisse des dépôts. 
En matière d'apprentissage, le système bascule sur un financement au coût contrat. En clair, chaque contrat d'apprentissage bénéficie d'un financement fixé par les branches ou France compétences, connu par les CFA et stable pour deux ans, sans limite de volume.

Logement

Le paiement des charges de copropriété différé pour les achats de logement HLM. L’ordonnance du 8 mai 2019 devient effective: elle prévoit de ne pas faire porter immédiatement l’ensemble des charges de copropriété sur le nouveau propriétaire d’un logement HLM. Il sera ainsi possible d’inclure, dans les contrats de vente d’un logement HLM, une clause différant le transfert de propriété pour l’acquéreur de sa quote-part sur les parties communes pour une période de moins de 10 ans.
"L’acheteur peut ainsi se familiariser avec le régime juridique de la copropriété, tout en échappant à certaines de ses contraintes, notamment financières. L’organisme HLM assurera, durant cette période, la gestion des parties communes de l’immeuble sans appliquer les règles relatives à la copropriété, en assumant seul la charge financière des gros travaux de l’immeuble", détaille l’Etat.

Environnement

Interdiction de certains produits plastiques. 
Dès le 1er janvier 2020, l'interdiction du plastique sera étendue à de nouveaux produits à usage unique. Sont notamment concernés les pailles, couverts, piques à steak, couvercles à verre jetables, plateaux-repas, pots à glace, saladiers, boîtes et bâtonnets mélangeurs pour boissons Les stocks pourront être écoulés pendant 6 mois.

Santé

Plafond de la sécurité sociale.
A partir du 1er janvier 2020, le plafond de la sécurité sociale est revalorisé. Il est porté à 3428 euros en valeur mensuelle (contre 3377 euros en 2019) et 189 euros en valeur journalière (contre 186 euros en 2019). Ce plafond est utilisé pour le calcul du montant maximal de certaines prestations sociales: indemnités journalières pour maladie, accident du travail, maternité, paternité, pensions d'invalidité, pensions d'assurance vieillesse du régime général.

Mise en place définitive de la Sécurité sociale des indépendants.
Depuis le 1er janvier 2018, la protection sociale des indépendants n'est plus gérée par le régime social des indépendants (RSI), mais a été confiée au régime général de la Sécurité sociale. La mise en œuvre de cette nouvelle organisation était progressive depuis 2018. A compter de 2020, tous les indépendants disposeront d'un guichet unique pour chacune de leurs prestations.

Remboursement des prothèses dentaires et lunettes.
Le décret "100 % santé" va être appliqué en janvier. Les dispositions concerneront les contrats souscrits ou renouvelés à compter du 1er janvier 2020 pour les lunettes et les prothèses dentaires et à partir du 1er janvier 2021 pour les aides auditives. Le décret fixe des montants de prise en charge qui varient en fonction du type de correction prescrit (jusqu'à 800 euros pour des verres progressifs) avec, pour les montures, un remboursement maximal de 100 euros dans tous les cas.
Ces garanties seront limitées à une paire de lunettes par période de 2 ans sauf pour les enfants de moins de 16 ans et en cas d'évolution de la vue.

Angine: le test de diagnostic rapide vendu en pharmacie remboursé.
En 2020, les Tests rapides d’orientation diagnostique (Trod) de l’angine réalisés en pharmacie seront remboursés. Une décision censée renforcer la lutte contre le mésusage de certains médicaments, en particulier les antibiotiques.

Déremboursement partiel de l'homéopathie.
Remboursés jusqu'ici à 30%, les produits homéopathiques pris en charge par la sécurité sociale ne le seront plus qu'à 15% à partir de ce mercredi, prélude à un déremboursement total en 2021. Cette décision, scellée par plusieurs arrêtés pris en octobre et novembre sous la pression des laboratoires pharmaceutiques auxquels est liée la ministre Buzyn, avait été annoncée le 9 juillet par le ministère de la Santé, au terme d'une longue polémique sur le lobbying. Ce non-remborsement frappe quelque 1.200 produits homéopathiques, dont certains bien connus des Français, comme l'Allium cepa, souverain contre le rhume et la grippe ou le Gelsemium (censé lutter contre l'anxiété engendrée notamment par la réforme Macron des retraites).

Interdiction de certains additifs alimentaires.
Suite à un arrêté conjoint des ministres de l'Économie et des Finances et de la Transition écologique et solidaire, le dioxyde de titane (E1741) est interdit dans les denrées alimentaires. Cet additif est notamment utilisé comme colorant et opacifiant dans certains chewing-gums, plats préparés, bonbons et sauces. Egalement contenu dans la plupart de nos dentifrices.

Transports

Permis à 1 euro.
A partir du 1er janvier 2020 (et au plus tard au 1er mars 2020), le dispositif du "permis à 1 € par jour" sera uniquement accessible aux écoles de conduite et aux associations disposant du label "qualité des formations au sein des écoles de conduite". Ce prêt à taux zéro s'adresse aux jeunes (et adultes) de 15 à 25 ans pour les aider à financer l’obtention de leur permis de conduire (catégorie A1, A2 ou B).
Il sert uniquement au financement d'une formation initiale et, en cas d'échec à l'épreuve pratique, au financement d'une formation complémentaire. Pour une formation initiale, son montant est de 1200 euros maximum, 300 euros pour une formation complémentaire.

Voitures-radar.
Résultat de recherche d'images pour "voitures-radars"
Véhicule d'électeur LREM
Après une mise en service en avril 2018 des premières voitures-radar en Normandie, ce dispositif géré par des opérateurs privés va être étendu aux régions Bretagne, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire à partir de janvier 2020. Il concernera 60 véhicules banalisés (19 en Bretagne, 20 en Pays de la Loire et 21 en Centre-Val de Loire) qui circuleront 6 heures par jour, 7 jours sur 7 et à n'importe quelle heure.
Le conducteur de la voiture-radar n'aura aucune indication concernant le constat d'infractions qu'il aura favorisé (il ne saura ni quel véhicule aura été photographié, ni combien d'infractions), le flash fonctionnant de façon totalement invisible avec un dispositif infrarouge.

Entreprises

Marchés publics.
Le seuil à partir duquel les administrations publiques devront recourir à un appel d'offres pour réaliser un achat sans formalité passera de 25.000 à 40.000 euros HT. En deçà de ce plafond, les élus locaux pourront donc se contenter d'accords de gré à gré.

Facturation électronique obligatoire pour les TPE.
Dans le cadre de marchés publics, la facturation dématérialisée est obligatoire pour les grandes entreprises (plus de 5 000 salariés) depuis le 1er janvier 2017 et pour les entreprises de taille intermédiaire (250 à 5.000 salariés) depuis le 1er janvier 2018. Cette obligation a été étendue aux petites et moyennes entreprises (10 à 250 salariés) depuis le 1er janvier 2019 et s'appliquera au 1er janvier 2020 aux très petites entreprises (moins de 10 salariés).

Seuils d'effectifs des entreprises.
Les seuils d'effectifs des entreprises seront regroupés sur 3 niveaux: 11, 50, 250 salariés. Par ailleurs, à partir du 1er janvier 2020, la loi modifie également le seuil des effectifs des entreprises implantées en zone franche urbaine (ZFU) voulant bénéficier de l'exonération de l'impôt sur les bénéfices. Le nombre de salariés passe à 49 maximum (et non plus 50) pour les activités créées depuis le 1er janvier 2019.

Comité social et économique.
Toutes les entreprises d'au moins 11 salariés devront avoir mis en place leur comité social et économique en 2020. Celui-ci a pour but de simplifier la représentation du personnel en remplaçant les instances représentatives du personnel qu'étaient les délégués du personnel, le comité d'entreprise et le comité d'hygiène, santé et conditions de travail (CHSCT).

Intégration de la déclaration obligatoire d'un travailleur handicapé dans la DSN.
La Déclaration obligatoire d'emploi d'un travailleur handicapé devra être intégrée dans la Déclaration sociale nominative (DSN), permettant une déclaration annuelle automatique (DOETH), et non plus sur papier comme jusqu'à maintenant, "afin de faciliter les démarches des employeurs", explique le ministère de l’Economie.

Aide à la création et à la reprise d'entreprises (ACRE).
Concernant l'ACRE, les micro-entreprises créées avant le 1er janvier 2020 conserveront un taux d'exonération de cotisations sociales de 75% leur première année d'activité mais verront cette exonération réduite les deuxième et troisième années à 25 puis 10%.

Quant aux micro-entreprises créées après le 1er janvier 2020, l'éligibilité de l'ACRE devient soumise à condition pour cibler les jeunes, demandeurs d'emploi et autres bénéficiaires de minima sociaux. L'exonération de cotisations sociales est ainsi réduite à la seule première année d'activité et son taux porté à 50%. Le bénéfice de cette exonération est étendu aux conjoints et collaborateurs des travailleurs indépendants.

mercredi 2 janvier 2019

Prélèvement à la source: l'enthousiasme douché de Darmanin

"Il n'y a pas de bug," se félicite Darmanin, contredit par des internautes

Le ministre des Comptes publics a tenté de rassurer les Français

Pour des questions sur le prélèvement à la source, un numéro non-surtaxé a été mis en place 0809 401 401, mais il est très sollicité.
Contribuables inquiets et à la rue
L'entreprise, qui était déjà collecteur de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), devient en 2019 collecteur de l'impôt sur le revenu de ses salariés. Ce changement, qui selon le gouvernement est une mesure de simplification fiscale, est plébiscité a priori par les Français dans le dernier sondage Elabe publié dans Les Echos : 68% des personnes interrogées - des contribuables ? - se disent favorables au prélèvement à la source. Malgré cette adhésion emportée par les media dévoués, plusieurs motifs d'inquiétude demeurent : plus d'une personne sur deux dit craindre les bugs techniques et l'impact sur la fiscalité du patrimoine, ainsi que le manque de confidentialité des données vis-à-vis de l'employeur préoccupant plus d'un tiers des sondés. 
Depuis ce 1er janvier, l'impôt sur le revenu effectue sa mue et le prélèvement à la source vient remplacer le recouvrement d'impôt sur avis d'imposition. La totalité des contribuables et des revenus sont concernés par la réforme, mais ce n'est pas la totalité des Français, bien loin de là : la vraie réforme consisterait en effet à rendre solidaires une majorité d'entre eux. 
Le prélèvement à la source viendra ainsi supprimer le décalage qui existe actuellement entre la perception des revenus et leur imposition. Actuellement, les contribuables - plus d'un Français sur deux ne contribue pas - paient bien l'impôt sur leurs revenus perçus l'année précédant celle de l'imposition. Nous payons par exemple notre impôt 2018 sur vos revenus de 2017. Un délai auquel les Français sont habitués, mais qui peut occasionner des problèmes de trésorerie pour certains. Le décalage d'un an entre la perception des revenus et leur taxation peut entraîner des difficultés de règlement pour qui voit ses revenus baisser en cours d'année, à la suite d'un changement de situation (de type divorce, décès, changement ou perte d'emploi, création d'entreprise, etc.).

La mise en place du prélèvement à la source au 1er janvier n'a pas entraîné de "bug technique", a assuré ce mercredi 2 janvier le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, tout en jugeant "normal" que la réforme suscite des "interrogations".

Gérald Darmanin répondant à un appel sur le prélèvement à la source dans un centre des finances publiques à Amiens le 2 janvier 2019.
Darmanin entouré d'une nuée de journalistes et photo-journalistes,
la plupart hors cadre

"Nous sommes le 2 janvier au matin. On avait prédit que tout début janvier il y aurait un bug général et que nous ne pourrions plus rien faire (...) Ce n'est pas le cas", a déclaré le ministre lors d'une visite dans un centre des finances publiques à Amiens.

"Chacun constate que les choses fonctionnent, que les agents des finances publiques sont au rendez-vous, que le site internet n'a pas 'buggé', que tout le monde a pu travailler et que la République fonctionne ce matin. Je m'en félicite", a-t-il poursuivi.

"Qu'il y ait des interrogations, c'est normal, et l'administration est là pour y répondre". Mais "tous les sondages le montrent mois après mois, et quelles que soient les péripéties nationales: les Français sont favorables" à la réforme, a-t-il estimé.
Le retenue à la source de l'impôt sur le revenu, qui consiste à prélever les impôts directement sur les salaires et les pensions, est entrée en vigueur officiellement le 1er janvier, après trois années de préparation, marquées par des hésitations politiques.
Pour la majorité des Français, les salariés, la réforme ne sera visible qu'à la fin du mois, lors de la réception des bulletins de paye de janvier.
Mais le prélèvement sera effectué à partir du 2 janvier pour les retraités, les salariés des entreprises pratiquant le décalage de paie (salaire de décembre versé en janvier), ainsi que pour les allocations chômage de décembre versées en janvier.

Pourtant, des internautes ont connu des problèmes de connexion ce mercredi

"Votre appel ne peut aboutir"
Alors que Gérald Darmanin, le ministre ravi, était justement en visite au centre des impôts Pierre-Rollin, à Amiens, "à la rencontre des agents du centre d’appel qui répondent aux questions des contribuables" et que BFMTV lui consacrait sa journée d'info, la vie de contribuable était plus compliquée que ce qu'en disait la propagande médiatico-politique.

11 h 04. J’essaye. "Votre appel ne peut aboutir", me répond le téléphone. Puis, ça sonne occupé. J’ai peut-être un problème de téléphone. J’en change. 11 h 06 : "Votre appel ne peut aboutir." Rebelote. Les lignes doivent être très sollicitées...

11 h 09. Je tente à nouveau. "Finances publiques, bonjour. Nous allons traiter votre appel", me dit, cette fois, une voix enregistrée. J’avance et je n’ai qu’à patienter. On me le confirme : "Votre appel est mis en attente. Merci de bien vouloir patienter. Un agent de la direction générale des finances publiques va vous répondre". Petite musique (eh non, ce n’est pas du Vivaldi). J’attends. Il est 11 h 14 quand… "Tous nos agents sont actuellement occupés. Merci de bien vouloir renouveler votre appel." Le robot raccroche au nez.
Et on nous dira sur BFMTV ou CNews que le gouvernement n'est pas déconnecté...

Certains internautes 
ont partagé sur Twitter des captures d'écran affichant un bug de connexion sur le site, comme on peut le voir ci-dessous.

Par ailleurs,  ce mercredi sur franceinfo, Olivier Vadebout, secrétaire général de la CGT Finances Publiques, a estimé qu'il n'y avait "pas assez de monde au bout du fil" du numéro vert (0809 401 401) ouvert le 2 janvier pour répondre aux questions des contribuables. Selon lui, "les gens ont essayé d'appeler plusieurs fois les services et ils n'y sont pas parvenus parce qu'il n'y a pas assez de fonctionnaires des finances publiques pour répondre au téléphone". 

Une opération technique donnant lieu à une propagande éhontée
Flatteries populiste d'un contribuable sur deux Français, cirage des pompes de Jupiter et intox sur le réformisme du gouvernement et le bon fonctionnement du nouveau dispositif, après plusieurs mois de tergiversations d'Edouard Philippe : 

Relativisons l'exploit du petit homme de Bercy...
Seulement 43% de Français paient l'impôt sur le revenu
Résultat de recherche d'images pour "prelevement a la source"
La France compte près de 38 millions de foyers fiscaux. Pour 16,34 millions de foyers payant l’impôt sur le revenu, en 2017, selon le rapport d’activité de la Direction générale des finances publiques (Dgfip). Moins de la moitié des contribuables, 43,1% des foyers fiscaux très exactement, s’acquittent de l’impôt sur le revenu. La Dgfip précise par ailleurs que près de 6 millions de foyers ont bénéficié d’une restitution d’impôt : il s’agit ici non pas d'une restitution due à un trop important acompte, mais d'une restitution consécutive à un solde négatif, grâce à un crédit d’impôt, une prime, etc.
58,8% des particuliers soumis à l’impôt sur le revenu ont opté pour la mensualisation, une proportion constante ces dernières années et bien supérieure à celle de la mensualisation de la taxe d’habitation (36,6%), par exemple. En tout, en comptant les contribuables mensualisés, 8 foyers sur 10 s’acquittent déjà de leur impôt de façon dématérialisée : 12,5% ont réglé leur impôt en ligne en 2017 (contre 7,3% en 2015 et 9,1% en 2016), et un peu moins de 10% ont préféré le prélèvement automatique à l’échéance.

mardi 4 septembre 2018

Macron prend le risque du maintien du prélèvement à la source

L'exécutif se prépare à minimiser les bugs informatiques annoncés

La réforme du prélèvement à la source aura bien lieu
 
Après dix jours de cafouillage et de campagne contre le passage à l'acte brandissant des tests calamiteux, Macron a enfin fait le saut dans l'inconnu.

Finalement, le prélèvement à la source sera bien mis en œuvre en janvier 2019. Après une dizaine de jours de tergiversations, le président a décidé de faire ce que Hollande n'a pas mené à son terme et Edouard Philippe a annoncé le maintien de la réforme et de son calendrier. "Au 1er janvier de l'année 2019 l'impôt sur le revenu sera prélevé à la source", a déclaré le premier ministre, assurant que "cette réforme va permettre à l'impôt de s'adapter à la vie des Français."

Avec le prélèvement à la source, je vais payer plus d'impôts?
"Le président de la République a dit (...) qu'il est sur ce sujet d'une exigence totale, qu'il voulait être certain que cette réforme, qui est une bonne réforme qui ne viendra pas diminuer leur pouvoir d'achat [des contribuables], améliorera pour beaucoup d'entre eux leur situation en matière trésorerie", a-t-il souligné. 
"Il ne faut pas comprendre exigence et hésitations, a expliqué Edouard Philippe au sujet de la succession d'avis contradictoires de la semaine dernière. Nous avons aujourd'hui l'ensemble des réponses aux questions que nous nous posions, a-t-il assuré. Il y a toute une série de tests qui ont été faits et nous avons dorénavant" les garanties que cette réforme sera mise en œuvre dans de bonnes conditions," a-t-il enfin garanti.

La mise en oeuvre du prélèvement à la source ne pénalisera  pas en terme de trésorerie ceux qui bénéficient d'abattements, a encore promis Philippe. 

"Nous avons fait en sorte que tous ceux qui font des dons aux associations, qui bénéficient d'une réduction d'impôt, que tous ceux qui s'inscrivent dans ce type de démarches puissent bénéficier en trésorerie de la réforme", a assuré Edouard Philippe. "Ca veut dire qu'il n'y aura pas de perdants en trésorerie dans la réforme que nous mettons en oeuvre", a promis-juré le chef du gouvernement.

Un feuilleton politique

Résultat de recherche d'images pour "prélèvement à la source"Dernière étape d'un feuilleton commencé fin août, le président de la République, Macron, a rencontré ce mardi en fin de matinée à l'Élysée le premier ministre et Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics. Ce dernier, en charge du dossier, avait la tâche complexe de convaincre la paire exécutive de lancer cette réforme de plus en plus controversée, alors même qu'elle semblait n'avoir jamais été aussi proche d'un abandon.

Ce "big bang" fiscal pose en effet une série de problèmes techniques et politiques, dont certains semblaient insolubles. Lundi, lors d'un déplacement en Mayenne, devant des élus, Emmanuel Macron s'en était inquiété, pour sa crédibilité politique. D'après lui, une mise en œuvre ratée de cette réforme peut "brûler un capital politique". Le président de la République avait déjà semé le doute la semaine dernière depuis Helsinki en affirmant avoir «besoin d'une série de réponses très précises et d'être sûr de ce que nos concitoyens vivront le jour où on le mettra en place, si on le met en place».

Gérald Darmanin avait lui-même émis quelques doutes. 
"Est-ce que techniquement on est prêts? Oui, on est prêts. Est-ce que psychologiquement les Français sont prêts? C'est une question à laquelle collectivement nous devons répondre", avait-il avoué samedi. "Il m'appartient d'apporter des réponses claires". Il semblerait que ce soit une mission réussie par le ministre de l'Action et des Comptes publics, puisque Macron saute le pas.

Mise sur ses rails sous le quinquennat précédent, la réforme qui va concerner près de 38 millions de foyers fiscaux, a déjà été retardée d'un an par l'exécutif en raison de problèmes techniques. Ce mardi, Jupiter a assuré que tous les obstacles étaient levés et a donc mis un terme aux atermoiements.

"Cette réforme sera mise en oeuvre dans de bonnes conditions," assure Edouard Philippe.
Le premier ministre Edouard Philippe a annoncé ce mardi soir sur TF1 le maintien du prélèvement à la source à partir de janvier 2019.

vendredi 24 août 2018

Sondage de rentrée : une majorité de Français doute des capacités du président

Crédibilité et confiance en chute libre...

Les Français sont 54% à juger l'action du chef de l'Etat décevante

confirme un sondage Elabe. 

Seulement 14% l'estiment "satisfaisante".
Diffusé mercredi pour la rentrée de l'exécutif, le sondage Elabe est sans appel. Macron perd encore -5 points par rapport à une précédente enquête mi-juillet et ils ne sont plus que 14% (-1) à la juger "satisfaisante". Pour un Français interrogé sur trois en revanche (32%, +6), "il est encore trop tôt pour se prononcer".

80% des Français le trouvent autoritaire. 
Après l'affaire Benalla et la trêve estivale, l'image d'Emmanuel Macron se dégrade encore par rapport à une enquête de janvier, selon ce sondage pour BFMTV. Huit Français sur dix le trouvent autoritaire, un ressenti en hausse (80%, +7) et ils sont aussi moins nombreux à le juger "dynamique" (72%, -5) et "capable de réformer le pays" (53%, -7).
 
Surtout, seules 28% (-16) des personnes interrogées le jugent "capable de rassembler les Français".

Pour une majorité également, la politique conduite par l'exécutif dégrade leur situation personnelle (58%) et celle du pays (57%). 6% pensent qu'elle améliore leur situation personnelle et 16% celle de la France. Pour les autres, elles restent "stables".

Pessimisme et perte de confiance s'ajoutent

Si 60% se disent "optimistes" pour leur avenir personnel, contre 40% d'un avis opposé, les Français sont en revanche "pessimistes" (67%) "sur l'avenir de la société" (contre 33% qui se veulent "optimistes").

Mais la majorité des sondés (55%) fait en revanche encore confiance à l'exécutif pour le prélèvement de l'impôt à la source. 
Mais c'est le seul sujet sur lequel une majorité se dégage en sa faveur. 

59% ne lui font pas confiance pour mener la réforme constitutionnelle, selon Elabe.

La défiance est pire encore sur la réduction des déficits (62%), ou à 68% sur la réforme des retraites.

*Enquête réalisée en ligne les 21 et 22 août auprès de 1.003 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

Le président dépité a préféré repartir en vacances à Brégançon !

lundi 9 juillet 2018

Bercy met au chômage des milliers d'employés du fisc et des douanes

Le plan d’économies de Darmanin menace à Bercy d'abord

Ils coûtent un "pognon de dingue" : le ministère de l’Economie et des Finances va faire des coupes sombres dans ses effectifs.

Politique de la terre brûlée
Le ministre de l’Action et des Comptes publics devrait annoncer un plan d’économies mercredi. Dans l'administration centrale du fisc et des douanes, des milliers de postes de fonctionnaires sont ainsi menacés, révèlent les syndicats.

Tout est pour le mieux : Macron l’avait promis durant sa campagne ! 
Réduire la dépense publique et supprimer au bas mot 50.000 postes dans la fonction publique d’Etat, c'était promis et les électeurs de Macron savaient qu'ils couraient au suicide. Selon le quotidien Les Echos, les ministères vont être mis à la diète et Bercy donne l’exemple.

Plan de restructuration annoncé mercredi 11 juillet
Le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin devrait réunir les directeurs de son administration pour leur dévoiler son plan de réorganisation et il sera d'une ampleur sans précédent : des milliers d’emplois seront sabrés. 

Pour le moment, aucune certitude sur l’ampleur des coupes. Les Echos avancent un chiffre : 20.000 emplois supprimés d’ici cinq ans environ. Mais, dimanche, le ministère "ne confirmait pas les informations des Echos", même si une source anonyme proche du dossier évoque bien des "économies" au fisc et aux douanes.

20.000 postes ciblés. Ces dernières années déjà, environ 60% des départs à la retraite n’ont pas été compensés, soit 2.000 emplois supprimés par an. Le rythme pourrait s’accélérer, selon la CFDT finances. Dans un communiqué, le syndicat s’attend à des réductions d’effectifs de 4.000 fonctionnaires par an à partir de 2019. C’est plus que les seuls non-remplacements de départs à la retraite (près de 3.500 par an).

Mais, toujours selon Les Echos, le gouvernement devrait attendre au moins un an avant d’atteindre ce rythme. Il veut, auparavant, négocier avec les syndicats pour engager des "plans de départs volontaires", annoncés au printemps par Gérald Darmanin-le nain Hun (ci-contre)

"L’an dernier, nous avions estimé que la Direction générale des finances publiques (DGFiP) risquait de subir 18.000 à 20.000 suppressions d’emplois. La direction ne nous a jamais démentis", s’inquiète Anne Guyot-Welke, porte-parole du syndicat trotskiste Solidaires finances publiques.

La numérisation, agent d'extermination de fonctionnaires

Le gouvernement parie sur la numérisation de l’administration fiscale, sur la disparition de la taxe d’habitation et la mise en place du prélèvement à la source pour tailler dans les effectifs.

Ce plan d’économies a été alimenté par le rapport Action publique 2022, qui n’a pas été dévoilé. Dans un autre rapport, la Cour des comptes avait, elle, plaidé pour 30.000 postes en moins (30% des effectifs). Pour les magistrats de la rue Cambon, afin d’atteindre les 50.000 suppressions d’emplois promises par Macron, il faudrait en réalité en supprimer 70.000 au total. Car le président avait aussi promis d’augmenter les effectifs de la Défense ou de l’Education nationale. 

Un redéploiement  que Sarkozy envisageait avant Macron qui le fera avec la complicité de ses "godillots" de l'Assemblée. Quand vont-ils penser à leur réélection ? Pas de danger : ils retourneront au privé d'où ils viennent...