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mercredi 20 novembre 2019

Hôpitaux : un "plan d'urgence" à bas coût, 500 millions pendant trois ans

Juste de quoi ralentir la décroissance et anesthésier certains personnels

Les mesures gouvernementales tant attendues ont été annoncées 
pour répondre au mouvement social de l'hôpital public



Un plan "fort et conséquent", selon le premier ministre et sa ministre de la Santé, pensant répondre aux revendications des personnels des hôpitaux, après depuis huit mois de conflitPrésenté ce mercredi 20 novembre par Edouard Philippe et Agnès Buzyn, au sourire de Joconde, version niaiseuse, sont déjà déclarées insuffisantes. les mesures du plan gouvernemental.
Résultat de recherche d'images pour "plan urgence hopitaux"



Les revendications du personnel hospitalier s'articulaient autour de deux points : hausse des salaires et effectifs, arrêt des fermetures de lits. Partout en France, "on doit être bien soignés. ce n'est plus toujours le cas", a t-il d'abord concédé, avant d'assurer que "nous les avons entendues"... 

Le premier ministre a présenté un plan articulé autour de trois "objectifs forts" :
1) Restaurer l'attractivité de l'hôpital en "redonnant l'envie de s'engager dans l'hôpital public"
2) Dégager des moyens supplémentaires
3) Déverrouiller le fonctionnement des hôpitaux en facilitant la prise de décision.



Dans le détail

La restauration de l'attractivité de l'hôpital" passera par la "reconnaissance sociale et matérielle à la hauteur de l'engagement", un besoin qu'Agnès Buzyn a évoqué en disant sa volonté de "récompenser cet engagement" par des primes à certains et dans certains lieux:
Hôpitaux : ce qu'il faut retenir du "plan d'urgence" du gouvernement

► Prime annuelle d'environ 300€ qui "pourra concerner jusqu'à 600.000 professionnels de santé".
► A Paris et en petite couronne : prime annuelle de 800 euros par an aux 40000 infirmiers et aides soignants qui gagnent moins de 1900€/mois.
► Pour les aides-soignants : prime de 100€ nets mensuels.

L'investissement dans l'hôpital sera assuré par une augmentation de budget de l'Assurance maladie, qui "sera proposée dès la semaine prochaine", a annoncé Edouard Philippe.

► Budget de l'assurance maladie : 1,5 milliard sur trois années, à commencer par seulement 300 millions en plus en 2020
"Cet argent vient en plus de la trajectoire budgétaire prévue par le gouvernement" a précisé l'Edouard, indiquant par ailleurs que "l'intégralité" des 400 millions d'euros de crédits gelés en début d'année serait "débloquée dans les prochains jours". 

Reprise de dette de 10 milliards d'euros sur 3 ans.
Décrite comme "l'une des causes de la crise actuelle", cette reprise de la dette doit permettre "réduire les déficits" et "retrouver les moyens d'investir", estime le Premier ministre.

► 150 millions par an au soutien à l'investissement courant.
Edouard Philippe veut que ces enveloppes "soient mises à la main des chefs de service et de pôles", évoquant l'exemple d'achat de petit matériel ou de travaux légers.

Quant au fonctionnement des hôpitaux, la ministre de la Santé dit vouloir... "faire confiance aux équipes hospitalières, "donner plus de liberté aux professionnels au quotidien", et "lutter contre des processus trop bureaucratiques". Le défi que le gouvernement ne relève pas sera désormais celui des personnels...

Renforcer le rôle des chefs de pôle et de service. "Il faut que "les directeurs décident sur tous les domaines de compétence partagée", note Agnès Buzyn.

"Choc de simplification" pour accélérer les recrutements.

Buzyn met en garde les "mercenaires"

La ministre de la Santé par ailleurs annoncé un renforcement des contrôles sur l'intérim médical. "Dans certains cas on se retrouve face à des mercenaires, et ce n'est plus acceptable", avertit la ministre.



"L'idée de ce plan est de redonner de l'oxygène à cette communauté des soignants", a résumé Edouard Philippe en fin d'allocution.

mercredi 24 janvier 2018

Méthode Macron : les gardiens de prison claquent la porte de la Chancellerie

La ministre du banquier Macron ne réussit pas à acheter les personnels pénitentiaires

Les gardiens de prison claquent la porte de la Chancellerie 

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La ministre de la Justice était arrivée, sûre de son affaire
: mardi, à la table des négociations, elle a déposé une enveloppe de 30 millions d'euros, ce qui n'évite pas de mettre les problèmes sur la table. 
Une heure plus tard, les syndicats ont rompu les négociations, promettant de reconduire le mouvement de blocage des établissements, dès mercredi. La méthode Macron, c'est ça ?

Nicole Belloubet, la ministre de la Justice, n'a pas la méthode...

Mardi, les organisations syndicales ont fait connaître les raisons de leur insatisfaction, dans l'heure qui a suivi le début des négociations place Vendôme, en présence de la garde des Sceaux et du directeur de l'Administration pénitentiaire. 

Macron refuse catégoriquement de revenir sur le statut des personnels et de leur accorder le passage en catégorie B, une condition sine qua non pour Force ouvrière et la CGT

L'Ufap-Unsa, le syndicat majoritaire chez les surveillants, est en désaccord sur plusieurs points. Sa base s'est durcie en l'espace de quelques jours sur tous les sujets, qu'il s'agisse des volets sécuritaire et autorité des surveillants ou celui relatif aux conditions indemnitaires, qui, au départ, ne figuraient pas dans les revendications. 
 a 'diva' de la Place Vendôme est arrivée à la table de négociation avec . De quoi 
L'enveloppe de 30 millions d'euros pour octroyer des primes aux personnels, ne s'adresse pas à toutes et tous. Elle veut bien accorder une prime annuelle de 1.400 euros aux plus jeunes surveillants nommés dans des établissements où personne ne veut aller. Macron ne fait pas ce qu'il dit puisqu'il ne le renouvelle pas les pratiques: comme dans l'Education nationale, les personnels les plus inexpérimentés - et vulnérables -  sont envoyés au casse-pipe des établissements à risques. 
Cette prime aurait pu également concerner les surveillants intervenant dans les quartiers pour détenus violents, terroristes et radicalisés. Mais Macron développe les égalités entre les surveillants qui perçoivent cette discrimination comme extrêmement choquante. 

La 'diva' de la Chancellerie aggrave le climat social en pleine période de luttes syndicales

Résultat de recherche d'images pour "Belloubet diva"Lors des questions au gouvernement, le premier ministre, Edouard Philippe, avait en effet promis des "mesures indemnitaires spécifiques et ciblées" à la représentation nationale. Personne n'avait pu imaginer qu'elles excluraient certain-e-s.
 
La ministre a opposé une non-réponse à la revendication de réforme de l'article 57 de la loi pénitentiaire. Elle interdit les fouilles systématiques et oblige les personnels à un tombereau de paperasserie pour les justifier. Un malaise d'autant plus embarrassant que "l'essentiel du dispositif est imposé par les textes européens et qu'il sera bien difficile d'y revenir."
 
La garde des Sceaux a encore tout faux sur les quartiers pour détenus violents et radicalisés, mais elle estime avoir fait des avancées... Elle a promis de mettre en place des quartiers parfaitement ..."étanches". Or, depuis des années, à l'exception de la CGT, toutes les organisations syndicales plaident en faveur d'établissements dédiés. 
Plus largement, elles militent pour une plus grande diversité des établissements, afin de ne pas mélanger les populations pénales. Or, la Chancellerie n'est pas disposée à aller plus loin. Dans son discours de rentrée, lundi, Didier Migaud, le premier président de la Cour des comptes a d'ailleurs exhorté Emmanuel Macron à ne pas se comporter en cigale, mais en fourmi...

En attendant que la 'diva' se mette au diapason des personnels, le mouvement est reconduit, et la question se pose, pour certaines organisations, de savoir si c'est vers Matignon qu'il faut désormais directement se tourner pour obtenir des avancées plus concrètes. 

La sexagénaire, qui paraît apeurée, semble également dépassée. "Décidée à gérer ce dossier", quand il est question d'êtres humains, Nicole Belloubet ne veut pas perdre la face et s'est dite "pas absolument certaine qu'un médiateur s'impose à ce stade", comme le réclame la CGT-Pénitentiaire qui considère la ministre "disqualifiée". 

Selon le secrétaire général de l'Ufap-Unsa (majoritaire) Jean-François Forget, la ministre a par ailleurs jugé "absolument pas acceptable" la volonté des surveillants de la prison de Fresnes, de bloquer le transfert de Jawad Bendaoud, jugé mercredi à Paris pour avoir logé des djihadistes du 13-Novembre.
L'aura supposée du président-soleil à l'étranger pourrait s'en trouver ternie.

jeudi 7 septembre 2017

Muriel Pénicaud: nouvelle révélation sur sa rémunération chez Danone

Les conditions du départ de Muriel Pénicaud de chez Danone en 2014 interpellent

Ca explique le prix du pot de yaourt à la consommation

La ministre du Travail du banquier Macron, Muriel Pénicaud, a encaissé des critiques
Pénicaud, ambassadrice déléguée aux 
investissements internationaux, 
 puis directrice générale de ...
Business France
sur sa méthode éclatée pour préparer les ordonnances sur la réforme du Code du travail. Les partenaires patronaux et syndicaux avaient nuancé les louanges tressées jour après jour par la presse macronienne.
Mais la sortie de Martine Aubry  - "On dit que je l’ai formée; moi, je l’ai trouvée déformée" - le 6 septembre sur France info, ternit quelque peu l'image flatteuse que l'Elysée entend lui accoler avec sa réforme dans les media. 

Les révélations de Challenges sur les conditions de son départ de Danone, relativiseront encore la réalité de la super-DRH débarquant en politique. 
Avec un portrait de la ministre à paraître le 7 septembre, le groupe Perdriel, autrement dit le groupe Nouvel Observateur -avec le groupe Le Monde - tente de se défaire des accusations de la Société des journalistes de Challenges qui dénonça le parti-pris du site internet en faveur d'Emmanuel Macron.

Ce portrait réaliste apportera un éclairage supplémentaire sur le niveau de sa rémunération dans le privé, qui avait déjà fait polémique. Au mois de juillet en effet, le salaire de Muriel Pénicaud, comme ex-directrice générale des ressources humaines de Danone (entre 1,14 et 1,21 million d’euros nets par an, selon sa déclaration d’intérêt déposée le 17 juillet, consultable sur le site de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique) avait surpris

Et L’Humanité ne s’était pas privé, de son côté, de compléter le tableau avec la révélation d'une levée de stock-options assurant à la future ministre une plus-value de 1,13 million d’euros en 2013. Pourtant, ces montants, pour élevés qu’ils apparaissent, correspondent aux niveaux qu’une entreprise du CAC 40 réserve aux membres de son comité exécutif, particulièrement chez Danone, connue pour la largesse de ses rémunérations – son président Franck Riboud n’ayant jamais eu de complexes sur le sujet.  En somme, circulez, y a rien à voir...

Plus surprenant encore est le niveau de son salaire déclaré en 2014 

2,39 millions d’euros nets, pour à peine quatre mois de travail : Muriel Pénicaud a intégré l’Agence française des investissements internationaux le 1er mai 2014.
Interrogée par Challenges sur cette anomalie, la ministre a répondu dans un premier temps qu’il s’agissait de "primes de performances différés"
Vérification faite auprès de Danone, cette somme correspond plutôt à une package mêlant effectivement des queues de rémunérations pluriannuelles, et un geste de l’entreprise pour "accompagner" les départs des membres de son comité exécutif. Nul besoin de passer par les prud'hommes...
Certains chez Danone auraient-ils souhaité que la patronne des ressources humaines démissionne ? 
En aucune façon du côté des partenaires syndicaux, qui n’ont cessé de l’apprécier: "Elle respecte tous ces interlocuteurs, et ce n’est pas quelqu’un de dogmatique", témoigne ainsi un représentant de la CFE-CGC du groupe alimentaire, qui a négocié avec elle un plan de départ volontaire. Au point d’imaginer quelque chose de similaire pour elle ? 

La réalité est plus complexe, dans une entreprise où chacun se sent un peu investi des dossiers sociaux, et dont la DRH n’était pas très partageuse… "La séparation s’est faite de manière naturelle et harmonieuse, résume un membre du comité exécutif. Elle avait fait le job, mais avait envie de partir. 
Et comme sa gestion très personnelle et désorganisée était moyennement appréciée au sein de l’entreprise, tout le monde a mis du sien pour trouver un accord." En particulier la DRH… experte évidemment dans la négociation de ruptures transactionnelles.
Se faire mal voir pour gagner plus...

vendredi 13 novembre 2015

Primes en liquide de Guéant: le juge s'aligne librement sur le procureur indépendant de Taubira

Claude Guéant écope de deux ans de prison avec sursis

Claude Guéant a été sévèrement condamné
 
A la demande du procureur, représentant le ministère public dépendant de Christiane Taubira, la ministre de la Justice socialiste selon Hollande, l'ancien ministre de l'Intérieur a été déclaré coupable de "complicité de détournement de fonds publics et recel" dans le procès des primes en liquide du ministère de l’Intérieur. 

Vendredi 13 novembre, à défaut de piéger l'ancien président de la République, la justice a condamné l'ancien bras droit de Nicolas Sarkozy à deux ans de prison avec sursis, à 75.000 euros d’amende et à cinq ans d’interdiction d’exercer toute fonction publique. Son avocat a annoncé qu’il fera appel. 

Dans ses motivations, le tribunal a estimé que les faits reprochés à Cl. Guéant constituent une "atteinte aux valeurs républicaines", un jugement moral qui peut surprendre de la part d'un magistrat. Pour la justice à charge, il a été "l’initiateur" de ce système de rémunération illicite - depuis Jospin seulement - 

Le juge estime que Guéant ne "pouvait ignorer" la réforme des indemnités de sujétions particulières (ISP), datant de 2012, qui interdisait les versements en espèces aux membres de cabinet, alors que l'affaire concerne le temps où Guéant était directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, entre... 2002 et 2004 !

Il regrette, en outre, l’attitude de Cl. Guéant, qui "participe à la défiance de nos concitoyens".
Un réglement de comptes ?
 
"Fidélité" et "enrichissement personnel" ou indemnisation ?

Claude Guéant, 70 ans, était poursuivi pour avoir perçu personnellement et avoir reversé à trois membres de son cabinet, Daniel Canepa, Michel Camux et Gérard Moisselin, des primes en espèces prélevées sur les frais d’enquête et de surveillance (FES) des policiers... entre 2002 et 2004, il y a donc 13 ans.

"Claude Guéant est notamment soupçonné de s’être fait remettre par l’ex-directeur général de la police nationale Michel Gaudin", écrit Le Monde, journal officieux du PS, qui cautionne une condamnation sur de simples soupçons, de son propre aveu, noir sur blanc. Alors que Guéant était ministre de l’Intérieur (2011-2012), Michel Gaudin lui aurait remis 210.000 euros issus de fonds de la police, sans pouvoir attester de l'usage qui en a été fait, mais "à des seules fins d’enrichissement personnel", selon les soupçons du tribunal.

La justice socialiste se trahit encore en exprimant son sentiment sur Michel Gaudin, qui aurait "agi par fidélité", selon le tribunal qui - dans la même charrette - l'a condamné à dix mois de prison avec sursis.

Une collecte d'un montant de 156.000 euros

Les préfets Michel Camux, Daniel Canepa et Gérard Moisselin ont également été condamnésrespectivement, à des amendes de 42.000, 21.000 et 18.000 euros, correspondant aux sommes qu’ils avaient perçues, avec la menace de voir ces amendes transformées en emprisonnement s’ils n’en acquittaient pas la totalité. "Ils ne pouvaient ignorer l’origine frauduleuse" de l’argent, insiste le tribunal qui se fonde sur des soupçons, aux dires du quotidien du soir.

Pour sa défense, Claude Guéant affirme avoir puisé dans l’enveloppe des frais de police pour compenser les primes de cabinet jusque-là financées par les fonds spéciaux de Matignon, supprimés en 2001. 
Contrairement aux FES, les ISP sont déclarées et figurent sur les fiches de paie.


Dans l'affaire des billets d'avion de Jacques Chirac,
le Président de la République était menacé en 2001 par une enquête sur ses voyages payés en espèces pour 3,1 millions de francs (472 000 euros) entre 1992 et 1995. Son avocat a expliqué que l'argent venait des fonds spéciaux perçus lors de son passage à l'Hôtel Matignon entre 1986 et 1988, ce qui a entraîné de facto l'arrêt des investigations... Avant 2001, la présidence de la République française, le premier ministre et ses ministres, disposaient chaque mois d'une enveloppe d'argent liquide retirée à la Banque de France, non déclarée, qu'ils utilisaient sans contrôle : les "fonds spéciaux" ou "fonds secrets".

lundi 3 novembre 2014

Salaires à Matignon en hausse de 10% sur 2012: des "rémunérations choquantes" en prériode d'austérité

Les feuilles de paie flambent dans les cabinets

René Dosière, député PS, pointe l'augmentation des rémunérations des conseillers du gouvernement Valls par rapport à celui de Ayrault 

 Les conseillers de Matignon auraient touché une augmentation de plus de 1.000 € 
par mois chaque mois sur deux ans  
sur ce qu’ils gagnaient au début du quinquennat de Hollande.

Selon le site d’information trotskiste Mediapart cette semaine,
l’augmentation des salaires des conseillers du chef du gouvernement enclenchée sous Jean-Marc Ayrault aurait ensuite été accentuée avec l’arrivée de Manuel Valls à Matignon.

En avril 2014,
Le Canard Enchainé avait également révélé le coût total des dépenses de bouche effectuées par le ministère de l'Economie, sous le précédent gouvernement; il se serait alors élevé à 754.500 euros en un an pour l'attribution de 11 lots de nourriture pour une durée de 12 mois. Au sommet des produits alimentaires commandés par Arnaud Montebourg et son collègue du Budget, Michel Sapin, se trouvaient "les fruits, légumes et jus de fruits frais" (156.000 euros), suivis des "produits frais et surgelés" (143. 000 euros) et la boucherie "viande bovine, ovine, porcine, veau, et produits tripiers" (95.000 euros). Le ministère de l'Economie s'est montré moins glouton, en revanche, concernant les "fromages et crèmeries" (43.000 euros), la "volaille" (24 000 euros), la "boulangerie" (19 000 euros) et la "charcuterie" (14 500 euros). Quant aux "mignardises, macarons, chocolats fins, mini-pièces salées apéritives", les frais sont chiffrés à 14.000 euros. Macron, le nouveau patron de Bercy, va devoir écouler les surplus auprès des Restos du Coeur.

VOIR et ENTENDRE Nicole Bricq, alors secrétaire d'Etat au Commerce, se plaindre que la nourriture est "dégueulasse":

Déficits budgétaires, mais rémunérations choquantes des 
conseillers ministériels

Spécialiste des dépenses de l'État, le député PS a dû sortir de deux années de léthargie pour éplucher le document consacré aux "effectifs des cabinets ministériels", à la date du 1er août. Il est particulièrement intéressant sur les rémunérations perçues par 333 membres de cabinet de Manuel Valls (soit 74% des agents en poste) et sur les indemnités pour sujétions particulières (ISP) perçues par 286 agents, dont certains cumulards figurent aussi dans les 333 sus-nommés ! 
Son analyse, ministère par ministère, qui s'appuie sur des données figurant dans les annexes du projet de budget 2015 (!), ne manque pas d'interpeller sur la réalité de la vertu affichée par Matignon. "Par rapport au gouvernement Ayrault (2013), les rémunérations dans le gouvernement Valls (2014) sont en forte augmentation: +7,1% à 8.201 euros pour la rémunération brute moyenne d'un agent et +4,3% à 2.235 euros pour les indemnités de sujétion", qui correspondent à des primes, relève l'élu de l'Aisne.

A Matignon, moins de conseillers, mais qui coûtent plus cher !

René Dosière note que d'août 2013 à août 2014, le nombre de membres du cabinet du Premier ministre aurait baissé de 12 pour atteindre 55 personnes, au vu de l'annexe au projet de loi de Finances 

Mais s'il pointe "
une diminution (-1,3% comparé à 2013)" du total des rémunérations pour les membres de cabinet du Premier ministre Manuel Valls, il pointe un niveau "plus élevé (13.134 euros mensuels)", primes comprises, de la rémunération moyenne à l'arrivée

VOIR et ENTENDRE
René Dosière dénoncer "augmentation très forte" des rémunérations,  sur Europe 1 :

Des conseillers mieux payés que leur ministre 

Ceux qui travaillent plus, gagnent plus...
"Alors que le gouvernement impose aux Français des efforts de rigueur, les membres des cabinets ministériels ne sauraient en être exonérés", a considéré le député socialiste, renouvelant sa proposition qu'aucune rémunération ne dépasse celle du ministre, ce qui ferait une économie de 3,8 millions d'euros (11% de la masse salariale). 
En effet, "contrairement à la règle appliquée à l'Élysée et à Matignon, où aucun collaborateur ne gagne plus que le Président (ou le Premier Ministre), dans 19 ministères la rémunération moyenne des membres de cabinet est supérieure à celle du ministre", écrit René Dosière.

Globalement, le nombre de membres des cabinets ministériels a diminué de 18,4% sur un an, à 461 équivalents temps plein, au vu des informations communiquées sur les effectifs au 1er août 2014. Mais leur coût a "globalement" augmenté et atteint un total avoué 340 millions d'euros, par mois...

mardi 4 février 2014

Mory Ducros : l'unique repreneur se fait jeter par le syndicat dominant

La CFDT fait de la surenchère et refuse de signer

Patratas:
 le syndicat fait capoter la reprise avant que l'offre de reprise n'arrive au tribunal de Commerce. 

La CFDT lance un nouveau round de négociations 
Le syndicat majoritaire chez Mory Ducros a suivi sa base et refusé mardi de signer l'accord collectif proposé par le candidat unique à la reprise du transporteur, et ce,  quelques heures avant que le tribunal de Commerce de Pontoise n'examine l'offre d'Arcole Industries. 

La CFDT avait pourtant signéun protocole de fin de conflit la semaine dernière. 
"Les discussions, même si il y a des améliorations, ne permettent pas à l'heure actuelle de signer l'accord collectif. (...) On demande qu'Arcole lève ses conditions suspensives, sans condition et dépose son offre", a affirmé à la presse André Milan, secrétaire général de la FGTE-CFDT, 

Un revirement lourd de conséquences

Le plan de sauvetage semblait pourtant acquis vendredi, après les négociations entre l'Etat, Arcole Industries et les syndicats. Sans la signature de la CFDT, ce sont plus de 2.000 emplois et 10.000 euros d’indemnisation  
qui sont remis en cause pour ceux qui seront licenciés.

Rescapés vs licenciés 
Un collectif des "2.210" salariés du transporteur Mory Ducros, dont les emplois sont potentiellement préservés dans le cadre d'une reprise par Arcole Industries, a "exhorté" de son côté lundi les syndicats à signer l'accord. "La sauvegarde de 2.210 emplois et plusieurs milliers de sous-traitants ne peut pas être mise en péril", estime ce collectif dans un communiqué.
Il n'a pas été entendu.

mardi 26 novembre 2013

Réforme fiscale: une "mise sur la table" qui risque le renversement

Le zèle inconsidéré d'un Jean-Marc Ayrault aux abois

L'initiative d'un kamikaze

Simplicité et justice
Ayrault passe outre la mise en garde de Cahuzac à Hollande
Le candidat Hollande avait fait de la réforme fiscale une priorité du début de son éventuel mandat. Président, Hollande avait laissé son engagement sous le coude: ses conseillers le dissuadaient de se lancer dans cette folle opération. Dix-huit mois plus tard, le sombre Ayarault tente le tout ou rien pour sauver sa tête. 

L'intérêt personnel d'un chef de gouvernement passe-t-il avant l'intérêt général? Un pays en crise peut-il supporter ce supplément dedésordre au chaos existant?

VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze (BFMTV) donner son opinion sur l'initiative intempestive de Jean-Marc Ayrault qui décide seul de lancer la réforme fiscale avec les ...syndicats:


Pécresse demande au gouvernement de commencer par dépenser moins

VOIR et ENTENDRE
Valérie Pécresse
 sur le sujet, mais en termes plus choisis, invitée par Jean Leymarie, petit journaliste syndicaliste de France Info:

jeudi 5 juillet 2012

Euro 2012 : quel est le coût de l’équipe de France ?

Avons-nous les moyens d'une équipe de branquignols de luxe ?


Benzema lors du quart de finale de l'Euro-2012
face à l'Espagne, le 23 juin 2012 à Donetsk (UKR):
les lèvres gercées pour La Marseillaise, mais les mains pleines de primes.
Il se remettra de l'échec des Bleus


Les joueurs de l'équipe de France devaient recevoir une prime individuelle de 100.000 euros pour avoir atteint les quarts de finale de l'Euro-2012 dont ils ont été éliminés par l'Espagne (0-2).

De nombreuses personnalités, notamment dans le monde politique, se sont interrogées sur la pertinence de verser cette prime en raison du comportement de certains joueurs qui a brouillé l'image de l'équipe de France.

Comment sont financées les dépenses de l’équipe de France de Football ? Quel est le montant des primes ?

Existe-t-il un duo plus opaque que le football et l’argent ? 

Il est difficile de savoir précisément comment l’Equipe de France dépense ses deniers : jugeant le sujet trop sensible, la Fédération Française de Football (FFF) a en effet préféré garder le silence. 
Lien

La crise et son cortège de restrictions serait-elle la cause de cette omerta ? Sans doute. Certains journalistes sportifs acceptent cependant de donner les informations dont ils disposent pour lever un peu le voile sur cette question –trop- taboue. Mais du montant exact des dépenses, on ne saura rien. " Une chose est sûre : les Bleus ne descendent pas dans des "Formule 1 " ! " raille Etienne Moatti, journaliste à L’Equipe, qui déclare cependant tout ignorer du prix des chambres d’hôtel dans lesquelles l’Equipe de France prend ses quartiers.


Le centre d'entraînement ultra moderne du Shakhtar à  Donetsk  qui accueillait les Bleus en Ukraine pour l'Euro 2012, c’est 43 hectares de verdure, plantés de cyprès et agrémentés d’un lac artificiel. Loin du luxe ostentatoire des nababs français à l'hôtel sud-africain de Knysna en 2010, les chambres, qui atteignent une superficie de 32 m2, n’ont rien de tape-à-l’œil, pas même les 65 m2 de la suite de l'entraîneur-sélectionneur Laurent Blanc.


" D’ailleurs, ni le mobilier intérieur, ni la petite piscine jouxtant les saunas ne sauraient faire la fierté de Iouri ", indique l’agence de presse. La base affectée à l'équipe de France compte néanmoins cinq terrains, dont quatre sont chauffés, à une cinquantaine de mètres des chambres. En effet, Iouri a déclaré que " le staff tricolore n’a formulé aucune demande exotique, si ce n’est d’exiger des chambres individuelles pour les joueurs, pourvus de sommiers de 1,40 mètre au lieu de 1,20 mètre "... De quoi permettre à Ribery de tirer des coups francs.


Les frais de déplacement sont  également "secret defense"

"Les joueurs sont très sollicités. Il arrive donc que des avions soient spécialement affrétés pour leurs déplacements ", indique le spécialiste. Mais là encore, il est difficile d’en savoir plus.


Les recettes, en revanche, font l’objet d’une plus grande transparence. 

Sans sombrer dans l’indiscrétion, E. Moatti rappelle que l’argent dont dispose l’Equipe de France provient de la FFF via les différents partenariats conclus avec la télévision notamment (vente des droits). " Lors de chaque match, les Bleus rapportent 4 millions 100 à la Fédération ", précise-t-il, avant d’annoncer qu’il y a une dizaine de matchs par saison. 

Les sponsors de leur côté donneraient entre 500.000 et 4 millions d’euros par an… 
Soit un total vertigineux sur lequel Noël le Graët, président de la Fédération, veille scrupuleusement. " Depuis Noël, il épluche les comptes et limite les dépenses au strict nécessaire ", insiste ce journaliste bien renseigné. La décision qu’il a récemment prise au sujet des primes témoigne d’ailleurs de cette rigueur budgétaire : " Il n’y aura pas de primes avant les quarts de finale. Il faut que l’on donne une très bonne image en Ukraine, mais surtout qu’on se qualifie. " Et celui-ci d’ajouter : " Les joueurs toucheront donc 100 000 euros s’ils se qualifient pour les quarts de finale; on y ajoutera 50 000 euros s’ils atteignent les demi-finales, 70 000 euros s’ils les gagnent et 100 000 euros s’ils gagnent la finale. "

Une association caritative réclame les primes des Bleus
Le Foyer Notre-Dame des sans-abri, une association caritative lyonnaise, demande aux joueurs de l'  retenus pour l' -2012 de lui verser "tout ou partie" de leur prime de 100.000 euros chacun afin d'aider les "plus pauvres", ceux qui en ont "réellement besoin".
"Sachez que 100.000 euros, c'est 2.500 nuitées assurées cet hiver pour des personnes sans abri. C'est encore 22.000 repas servis", plaide l'association dans un courrier également adressé lundi au   de la Fédération française de football Noël Le Graët, dont copie a été envoyée à la presse. 

"Peut-être pourriez-vous nous aider dans notre lutte quotidienne contre l'exclusion en nous reversant tout ou partie de ces primes?", demande le Foyer Notre-Dame des sans-abri, qui accueille 5.000 personnes chaque année dans ses 42 sites.
"Nous en serions les plus heureux et les plus fiers, fiers de dire que grâce à vous, grâce à votre générosité nous avons pu aider des personnes qui en avaient réellement besoin", ajoute-t-il.
"Les joueurs de l'équipe d'Italie ont choisi de reverser leur prime à la région d'Emilie-Romagne qui a subi un lourd traumatisme", rappelle aussi le Foyer, qui fonctionne grâce à des subventions et des dons. 

Deux ans après le fiasco en Afrique du Sud, les joueurs de l’Equipe de France n'ont pas même pu montrer qu’ils méritent les montants colossaux qui leur étaient promis, sur fond de crise et toute honte bue …