POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est rémunération. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est rémunération. Afficher tous les articles

mardi 24 décembre 2019

Livret A : Macron va-t-il bientôt le laisser tomber à 0,5% ?

La rémunération du livret d'épargne populaire risque de tomber à 0,5% dès février 2020

A partir du 1er février, la mise en oeuvre d'un nouveau mode de calcul de fixation du taux de rémunération pourrait chuter le Livret A à 0,5%.

55 millions, c’est le nombre de victimes annoncées parmi les détenteurs d'un Livret A, l’un des placements préférés des Français. Malgré les aléas, son succès ne se dément pas, avec une collecte nette de 13,63 milliards d’euros entre janvier et octobre 2019, selon les dernières données de la Caisse des dépôts : plus l'avenir est incertain, plus les Français mettent de côté. Au total, l’encours du Livret A s’élève à 297,4 milliards d’euros, c'est 6% de plus qu'il y a un an à la même époque, avant que n'éclate la crise sociale en novembre 2018.
Les encours gonflent à 408,2 milliards d'euros (+5,7% sur un an) si on ajoute le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), un indicateur du niveau en hausse de l'anxiété sociale. Pourtant, ces produits d’épargne ne rémunèrent qu’à 0,75% actuellement, contre 1,83% en moyenne pour le fonds en euros de l’assurance vie, par exemple, mais les petits épargnants ne savent plus comment se protéger des jours mauvais. Les plus précaires n'ont plus les moyens de prévenir le malheur.

Et le temps "heureux" du taux du Livret A à 0,75% - gelé à ce niveau depuis août 2015 - sera bientôt révolue. A partir du 1er février 2020, en effet, une nouvelle formule sera appliquée pour fixer la rémunération de ce produit. Jusqu’ici, pour déterminer son rendement, on retenait la valeur la plus élevée entre, d’un côté, l’inflation des douze derniers mois et, de l’autre côté, la moyenne de l’inflation avec la moyenne mensuelle des taux interbancaires à court terme (Eonia) et Euribor 3 mois. Le tout étant ensuite majoré de 0,25 point. 

L'exécutif dégage sa responsabilité

Perte de la garantie d'un taux supérieur à l’inflation.
Bien que compliquée, la formule ancienne avait l’avantage d’assurer les épargnants d’une rémunération supérieure à l’inflation. A partir du 1er février 2020, le rendement du Livret A correspondra à la moyenne sur 6 mois du taux d’inflation et des taux interbancaires à court terme (Eonia), avec un arrondi au dixième de point le plus proche. Contrairement à l’ancienne formule, "il n’y a plus de garantie d’avoir un taux supérieur à l’inflation avec ce nouveau mode de calcul", analyse Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Epargne.
Au moment où Macron nous promet un système à points, équitable et sûr, de calcul du montant de nos pensions de retraite à venir, l'exemple du calcul du taux du Livret A nous appelle à la prudence en matière d'épargne. 

Par ailleurs, pour tout de même apporter une petite protection aux particuliers disposant d’un Livret A, Bercy a fixé souverainement le taux de rémunération plancher à 0,5%. Autrement dit, à partir du 1er février 2020, le rendement du Livret A ne pourra jamais être inférieur à 0,5%. Si Bercy peut jouer tranquillement avec les taux du Livret A, quelles garanties avons-nous alors que de futurs gouvernements ne vont pas mettre nos retraités au pain sec.

Le problème, c'est que les taux d’intérêt négatifs (-0,46% pour l’Eonia) vont plomber la rémunération du Livret A. 
Et puis, si dans les mois à venir, le ralentissement de l’inflation continue au rythme actuel (elle est passée de +1,6% en décembre 2018 à +1% en novembre 2019), "on risque d’avoisiner un taux de 0,6% ou 0,5% pour le Livret A début 2020", indique Philippe Crevel, spécialiste des questions macroéconomiques et directeur du Cercle de l'Epargne. La rémunération de ce produit d'épargne pourrait donc tomber au futur taux plancher de 0,5% dès les premiers jours de l’application de la nouvelle formule. 

Un taux annoncé par François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, au micro de BFM Business ce mardi 17 décembre. 
"Cette formule, début février, pourrait donner un taux de 0,5%. Donc, il reste positif [sic], sauf s'il y a des circonstances exceptionnelles. (...) Aujourd'hui, il ne me semble pas qu'il y ait de raison d'invoquer des circonstances exceptionnelles" pour ne pas appliquer cette baisse, a-t-il lâché. Clairement et froidement, le gouverneur de la Banque de France juge inéluctable que la nouvelle formule de calcul conduise à une chute du taux à 0,5% dès le 1er février 2020. A un mois des municipales !

Rassurez-vous, vous ne perdrez d’un euro par mois : info ou intox ?
Lors d’un colloque organisé par la Caisse des Dépôts, le 2 octobre, Eric Lombard, son directeur général, est apparu cynique à souhait sur cette future baisse de taux : "en moyenne, sur un Livret A, les Français ont déposé 4.800 euros en 2018. Une baisse de 25 centimes de la rémunération leur coûterait environ 1 euro par mois." Pour 100 euros... Car pour 4.800, ce sera un manque à gagner de 12 euros par mois, soit 144 par an. Les "gens qui ne sont rien" ont-ils les moyens ?

Contrairement à l'assurance-vie, le Livret A ne faiblit pas en novembre : il va trinquer !

Cette année, comme chaque année, novembre sourit au Livret A.
Après la décollecte de 2,13 milliards d’euros du mois d’octobre dernier, le Livret A a renoué avec des résultats positifsen novembre : + 610 millions d’euros, soit une collecte voisine, mais inférieure à celle de 2018 (670 millions d’euros).

Pour le Livret A, novembre, ce sont les impôts locaux à acquitter, la proximité des dépenses de fin d’année et l’absence de versement de primes freinent logiquement les ardeurs des épargnants. Lors de ces dix dernières années, le Livret A a, ainsi, enregistré cinq décollectes au mois de novembre.

En 2019, le contexte social troublé a incité les ménages à épargner. 
Les gains de pouvoir d’achat engrangés en 2019, les plus importants constatés depuis 2007, ont été, en grande partie, mis de côté amenant le taux d’épargne à 15 % du revenu disponible brut. Ce constat est confirmé par la faible progression, depuis un an, de la consommation. Les Français estiment que l’amélioration économique - qui devrait se traduire notamment par une baisse du chômage -  demeure fragile. 
Le caractère plus précaire des emplois avec l’essor des CDD, du temps partiel ou de l’intérim, peut expliquer l’accès actuel de prudence. Le rendement faible du Livret n’influe guère sur le comportement des ménages saisi par l'angoisse du lendemain, mais sa baisse possible le 1er février prochain pourrait créer un réveil brutal du petit épargnant. Sur les onze premiers mois de l’année, la collecte nette a atteint 14,24 milliards d’euros contre 9,54 milliards d’euros, en 2018, sur la même période, mais c'était avant la flambée du prix des carburants et la mobilisation des Gilets Jaunes. Le Livret A est sur le point de réaliser sa meilleure année depuis 2012 (28,16 milliards d’euros), année qui avait été marquée par le relèvement de plafond et par la crise des dettes souveraines (le taux du Livret A était alors de 2,25 %).

La dernière année positive est derrière nous
Le Livret de développement durable et solidaire a enregistré de son côté une collecte nette nulle après deux mois de décollecte. Ce livret qui est l’antichambre des comptes courants des ménages suit plus finement que le Livret A les évolutions de leurs dépenses, d’où des résultats différents de ceux du Livret A qui est davantage un outil d’épargne.

Le 1er février prochain, baisse ou pas du taux, les paris sont ouverts ?

En application de la nouvelle formule de calcul et compte tenu du taux d’inflation constaté depuis un an et des taux d’intérêt à trois décimales des marchés interbancaires, comme celui des carburants, le rendement du Livet A pourrait passer au taux plancher de 0,5 % au 1er février prochain (le taux est logiquement égal à la moyenne des taux monétaires à trois mois et du taux de l’inflation sur 12 mois avec un plancher fixé à 0,5 point).
Le Gouverneur de la Banque de France pousse dans le sens d'un abaissement à 0,5%. Le taux actuel de 0,75 % est nettement supérieur aux taux pratiqués pour des produits de même nature. 
Le taux de rémunération des livrets bancaires avoisine 0,20 % et le Livret A coûte donc cher à la Caisse des dépôts et aux réseaux bancaires au regard du rendement des placements et des prêts issus du Livret A. 
Le taux de 0,75 % rend peu attractif les emprunts financés à partir des ressources collectées. Cette situation pénalise les bailleurs sociaux, les collectivités locales, les PME, les structures de l’économie sociale et solidaire qui peuvent se financer via le Livret A. S’il décidait de ne pas baisser le taux, le Gouvernement portrait un coup à la nouvelle formule.

La proximité des élections municipales, ainsi que les débats complexes sur la réforme des retraites, pourraient dissuader le Gouvernement de baisser le taux du Livret A. Un taux de 0,5 % serait le plus faible jamais appliqué aux petits épargnants. Symbole de l’épargne populaire, le Livret A rapporterait 0,5 à 0,7 point de moins que l’inflation. Au début des années 2000, les gouvernements avaient instauré une formule de fixation du taux visant à garantir le pouvoir d’achat des épargnants, mais cela, c’était avant les taux d’intérêt négatifs.


mardi 8 janvier 2019

Le grand débat national cale au démarrage avec le départ de Chantal Jouanno

La présidente de la Commission nationale du débat public descend en marche

Chantal Jouanno a expliqué ce retrait, mardi, par la polémique portant sur sa rémunération




Chantal Jouanno a décidé de se lâcher le manche à balai du coucou télécommandé par Emmanuel Macron : son 'grand débat national' décollera le 15 janvier, comme si de rien n'était, pour l'heure sans pilote à bord, et devra répondre à la crise sociale portée par les 'gilets jaunes'.  La présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) l’a annoncé mardi 8 janvier au 20h00 de France 2, expliquant ce retrait par la polémique portant sur sa rémunération. Vérité partielle...
 
Son salaire s’élève à 14.666 euros brut mensuels, soit un revenu quasi équivalent à celui du président de la République ou du premier ministre, qui touchent chacun 15.140 euros brut par mois. "J’ai décidé de me retirer du pilotage de ce débat", a déclaré l’ancienne ministre des Sports (2010-2011) de Nicolas Sarkozy à France 2, estimant que les débats provoqués par son niveau de salaire sont "légitimes", mais que les "conditions de sérénité nécessaires pour ce débat" ne sont plus assurées, depuis cette révélation. "C’est une décision que j’ai prise parce que je crois en ce débat (...) plus que nécessaire", a-t-elle poursuivi.

Mais si elle cède la direction du grand débat,
la fine mouche conserve la présidence de la Commission nationale du débat public, avec son salaires et les avantages attachés à la fonction.
La Commission nationale du débat public (CNDP) a été créée en 1995 par la loi Barnier relative au renforcement de la protection de l'environnement. La CNDP est devenue une autorité administrative indépendante (AAI) en 2002,à qui la loi confie la mission de "veiller au respect de la participation du public au processus d'élaboration des projets d'aménagement ou d'équipement d'intérêt national de l'État, des collectivités territoriales, des établissements publics et des personnes privées, relevant de catégories d'opérations dont la liste est fixée par décret en Conseil d'État, dès lors qu'ils présentent de forts enjeux socio-économiques ou ont des impacts significatifs. Mais elle n'a pas à se prononcer "sur le fond des projets qui lui sont soumis".
Le grand débat national qui se profile n'est pas encadré seulement par Macron. 
Promis par Macron le 10 décembre dernier, ce que certains gilets jaunes dénoncent déjà comme une "mascarade" a pour mission de redonner la parole à tous les Français pour faire naître une "réflexion profonde et partagée", "partout sur le terrain", selon les mots du président, et "bâtir le socle de notre nouveau contrat pour la Nation".

Or, cette consultation comporte un cadre et des règles qui ne sont pas aussi floues qu'on le dit: même si les maires, censés être les garants des discussions, commencent à s'impatienter, voire à s'inquiéter, elle est contrainte. "Outil de la réconciliation" pour Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat au Numérique, "auberge espagnole où tout le monde apportera sa contribution", pour Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, le grand débat est le remède miracle pour ramener la sérénité sur tout le territoire national, ronds-points compris.

Même si la démission de Jouanno est un mauvais signal de départ, le grand débat ne sera pas improvisé. Il doit se dérouler en deux phases
La première est en cours : elle consiste à mettre à disposition des citoyens des "cahiers de doléances" dans les mairies dans lesquels ils peuvent inscrire leurs préoccupations. Et la seconde, qui doit démarrer à la mi-janvier et s'achever à la mi-mars, doit être celle des échanges sur tout le territoire national. 
Ils auront lieu à l'occasion d'une "multitude de réunions d'initiative locale", comme le détailla Chantal Jouanno, dans les colonnes du Journal du Dimanche, ce 6 janvier, avant de tirer sa révérence, le 8, et organisées "à l’échelle d’une famille, d’un quartier, d’un village, d’une association ou d’un syndicat".
Sur le site du gouvernement, on découvre que les "citoyens, associations, collectifs, élus, entreprises, syndicats, etc. souhaitant organiser des réunions locales" pourront demander à la CNDP un... "kit d'accompagnement des réunions" et son enregistrement, mais aussi des "stands mobiles" pour recueillir les avis ainsi qu'un "accompagnement" pour l'organisation d'un "atelier". 

L'expression sera-t-elle donc libre ? 
Elle est d'ores et déjà pour le moins encadrée.
Depuis 2016, une Charte de la participation du public liste les bonnes pratiques en matière de participation du public, rappelant les valeurs et principes qui définissent le socle d’un processus participatif vertueux. L'adhésion à la charte est volontaire, tout comme son application.

Ces discussions ne pourront porter que sur quatre thèmes fixés par le gouvernement : "la transition écologique", "la fiscalité et les dépenses publiques", "la démocratie et la citoyenneté" et "l'organisation de l’Etat et des services publics". Exit donc les questions sur l'immigrationle mariage pour tous et la PMA ou la GPA pour s'éviter de craquer de nouvelles allumettes... Et qu'importe si Emmanuel Macron insistait, dans son allocution du 10 décembre, pour que cette question soit "affrontée" par les Français. Pour éviter que les échanges ne "partent dans tous les sens", comme le redoute Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement.

Des couacs autour du 'grand débat', comme autour de la taxe d'habitation

Le cadrage de la consultation populaire est déjà fragilisé. Ce lundi 7 janvier sur Europe 1, Chantal Jouanno a annoncé, en contradiction totale avec les règles émises par le gouvernement, qu'"aucun thème ne sera interdit". Cela veut-il dire que l'abrogation du mariage pour tous pourra être discutée ?  "Si des personnes veulent organiser une réunion pour rouvrir ce débat, elles sont parfaitement libres de le faire", a-t-elle répondu. 
Pourtant, quelques minutes plus tôt sur France Inter, le porte-parole du gouvernement, l'illustre spécialiste de la montée du nazisme, Benjamin Griveaux, assurait le contraire… Un désordre qui dessine une improvisation totale : si, dans la forme, les maires vont disposer d'un 'kit', rien ne semble arrêté sur le fond, au grand désarroi de ces maires qui auront la charge d'animer ces débats dans la sérénité requise, mais qui devront faire face aux conséquences de ce micmac sur le terrain, en plus de faire remonter le contenu des doléances et des discussions au CNDP, par mail. 
Depuis, Chantal Jouanno a "clarifié" ses propos dans un tweet. "J’indiquais que chacun est libre d’organiser un débat sur le sujet qu’il souhaite. Il n’est pas dans mon pouvoir de censurer les sujets", a-t-elle précisé. Ce qui ajoute à la confusion en ne réglant rien.

L’ancienne ministre UDI a précisé qu’elle reste toutefois présidente de la CNDP.
"Le gouvernement prend acte de la décision de Chantal Jouanno et proposera à l’issue du séminaire gouvernemental (mercredi) une organisation et un mode de pilotage du grand débat national qui présenteront des garanties équivalentes en termes d’indépendance et de neutralité", a réagi Matignon. 

"Ceci dit, je remets dans les mains du président de la République et du gouvernement en général, le niveau de rémunération de la présidente de la CNDP qu’il leur appartiendra d’arbitrer, comme les autres rémunérations des autorités indépendantes et des hauts fonctionnaires," a ajouté l'ex-championne de France de karaté, nommée par Macron, en mars 2018. En même temps, le "boxeur de CRS", Christophe Dettinger, est champion de France poids lourds-légers (2007 et 2008).

Empêtré depuis bientôt plus de deux mois dans la crise sociale sans précédent des Gilets jaunes, Emmanuel Macron semble subir les événements. Et les démissions se multiplient autour de lui, avec Sylvain Fort, outre Jouanno, avant d'autres dans les tuyaux...
Après avoir parrainé Nathalie Kosciusko-Morizet pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016, celle qui servit Nicolas Sarkozy soutint finalement Alain Juppé... En raison de l'affaire visant Fillon, LR, elle lâcha le candidat de sa famille politique, durant la campagne présidentielle.


jeudi 20 décembre 2018

Dette publique : Macron recule en revalorisant les salaires des policiers, après une seule journée de protestation

A qui le tour ? Les retraités seront-ils les laissés pour compte du mouvement des Gilets jaunes ?

Il aura suffit d'une seule journée de protestation des forces de l'ordre


Macron a tellement peur pour sa sécurité qu'il a aussitôt lâché...
Résultat de recherche d'images pour "blindes autour palais de L'elysée"

Dès mercredi soir, il a autorisé son demi-ministère de l'Intérieur à accepter de revaloriser les salaires des policiers qui réclamaient plus de moyens après leur mobilisation en masse face aux "gilets jaunes" et après l'avoir sécurisé au palais de l'Elysée, tandis que le soldat inconnu était piétiné par les casseurs et l'Arc de triomphe tagué par les activistes de l'ultra-gauche.

Depuis le début de la semaine, le gouvernement cherche à désamorcer la fronde qui monte dans la police et avait promis de s'attaquer au "chantier" du paiement des millions d'heures supplémentaires en souffrance et de verser une prime exceptionnelle de 300 euros.
Résultat de recherche d'images pour "securisation CRS palais elysee"

Sous pression mercredi après des fermetures "symboliques" de commissariat dans plusieurs villes, le matamore Christophe Castaner est finalement allé plus loin en concluant un accord de revalorisation salariale à l'issue de négociations  avec les trois principaux syndicats de la profession.
"Cet accord (...) ouvre la voie à une amélioration et une modernisation des conditions de travail et de rémunération des policiers", ont affirmé dans un communiqué le demi-ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d'Etat de plein exercice Laurent Nuñez, précisant qu'une première revalorisation de 40 euros par mois interviendra dès le 1er janvier.
"C'est ce qu'on voulait, on voulait une amélioration immédiate du pouvoir d'achat", s'est félicité le secrétaire général d'Unité-SGP Police (FO), Yves Lefebvre, en sortant de plusieurs heures de tractations qui ont débuté mardi et se sont achevées tard mercredi soir.

Selon le syndicat, l'augmentation des salaires sera ensuite graduelle et devrait aboutir au bout d'un an à une hausse en moyenne de 120 euros net par mois pour les gardiens de la paix et pouvant aller jusqu'à 150 euros pour les plus hauts gradés.

Le coût total pour les finances publiques n'a pas été communiqué alors que le gouvernement a déjà annoncé plusieurs milliards d'euros de mesures destinées à faire retomber la colère des "gilets jaunes".

L'exécutif se soumet
Résultat de recherche d'images pour "policiers en colere"Conséquence de cette revalorisation, la prime exceptionnelle, durement critiquée par des policiers qui y voyaient une proposition "méprisante", voit son périmètre drastiquement réduit: elle ne sera plus versée qu'aux personnels techniques, scientifiques et administratifs et aux employés de préfecture mobilisés par la crise des "gilets jaunes" depuis le 17 novembre, a ajouté Y. Lefebvre (Unité-SGP Police, deuxième syndicat de la Police nationale).

Le chantier des heures supplémentaires, qui porte sur quelque 275 millions d'euros, reste en revanche ouvert et sera "traité" à partir de janvier, a assuré le syndicaliste.

"C'est la reconnaissance de l'Etat, c'est la reconnaissance matérielle que nous avions exigée", s'est réjoui son homologue du syndicat Alliance, Jean-Claude Delage, évoquant une avancée "conséquente" à l'issue des négociations et rendant hommage à la mobilisation des policiers mercredi.

Tout au long de la journée, la protestation des forces de l'ordre a pris la forme de fermetures "symboliques" de commissariats et d'une grève du zèle dans plusieurs villes.

A Bordeaux, le commissariat est resté ouvert mais seul le "service minimum" a été assuré. 

Même configuration à Marseille, où les "missions d'urgence" étaient accomplies, tandis que les tâches secondaires ont été "laissées de côté", a expliqué un responsable local d'Alliance, classé à droite.

La grogne s'était également fait sentir mercredi matin aux aéroports parisiens de Roissy et d'Orly où des fonctionnaires de la Police aux frontières (PAF) ont fait  du zèle, appliquant un contrôle scrupuleux des passeports en soutien à leurs collègues. De longues files d'attente se sont formées, mais aucun vol n'a toutefois été retardé.

Confronté à sa première crise en interne depuis son arrivée il y a deux mois à Beauvau, Christophe Castaner, coq à la crête en berne, s'était voulu positif mardi, expliquant que les policiers ne sont pas des "gilets jaunes" et qu'ils ne bloqueront pas les commissariats "parce qu'ils ont le sens du service public".

Mais les syndicats ont récemment durci le ton contre le gouvernement après un mois éreintant où les forces de l'ordre ont dû gérer la mobilisation des "gilets jaunes", mais aussi une menace terroriste revenue brutalement sur le devant de l'actualité avec l'attentat de Strasbourg, qui a fait cinq morts.

En marge des syndicats, un mouvement baptisé "gyros bleus" et relayé sur les réseaux sociaux a, lui, agité le souvenir du mouvement de fronde inédit qui a surgi à l'automne 2016 après l'attaque au cocktail molotov contre des fonctionnaires à Viry-Chatillon (Essonne). 

Ce collectif avait prévu de se rassembler jeudi soir à Paris.

jeudi 7 septembre 2017

Muriel Pénicaud: nouvelle révélation sur sa rémunération chez Danone

Les conditions du départ de Muriel Pénicaud de chez Danone en 2014 interpellent

Ca explique le prix du pot de yaourt à la consommation

La ministre du Travail du banquier Macron, Muriel Pénicaud, a encaissé des critiques
Pénicaud, ambassadrice déléguée aux 
investissements internationaux, 
 puis directrice générale de ...
Business France
sur sa méthode éclatée pour préparer les ordonnances sur la réforme du Code du travail. Les partenaires patronaux et syndicaux avaient nuancé les louanges tressées jour après jour par la presse macronienne.
Mais la sortie de Martine Aubry  - "On dit que je l’ai formée; moi, je l’ai trouvée déformée" - le 6 septembre sur France info, ternit quelque peu l'image flatteuse que l'Elysée entend lui accoler avec sa réforme dans les media. 

Les révélations de Challenges sur les conditions de son départ de Danone, relativiseront encore la réalité de la super-DRH débarquant en politique. 
Avec un portrait de la ministre à paraître le 7 septembre, le groupe Perdriel, autrement dit le groupe Nouvel Observateur -avec le groupe Le Monde - tente de se défaire des accusations de la Société des journalistes de Challenges qui dénonça le parti-pris du site internet en faveur d'Emmanuel Macron.

Ce portrait réaliste apportera un éclairage supplémentaire sur le niveau de sa rémunération dans le privé, qui avait déjà fait polémique. Au mois de juillet en effet, le salaire de Muriel Pénicaud, comme ex-directrice générale des ressources humaines de Danone (entre 1,14 et 1,21 million d’euros nets par an, selon sa déclaration d’intérêt déposée le 17 juillet, consultable sur le site de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique) avait surpris

Et L’Humanité ne s’était pas privé, de son côté, de compléter le tableau avec la révélation d'une levée de stock-options assurant à la future ministre une plus-value de 1,13 million d’euros en 2013. Pourtant, ces montants, pour élevés qu’ils apparaissent, correspondent aux niveaux qu’une entreprise du CAC 40 réserve aux membres de son comité exécutif, particulièrement chez Danone, connue pour la largesse de ses rémunérations – son président Franck Riboud n’ayant jamais eu de complexes sur le sujet.  En somme, circulez, y a rien à voir...

Plus surprenant encore est le niveau de son salaire déclaré en 2014 

2,39 millions d’euros nets, pour à peine quatre mois de travail : Muriel Pénicaud a intégré l’Agence française des investissements internationaux le 1er mai 2014.
Interrogée par Challenges sur cette anomalie, la ministre a répondu dans un premier temps qu’il s’agissait de "primes de performances différés"
Vérification faite auprès de Danone, cette somme correspond plutôt à une package mêlant effectivement des queues de rémunérations pluriannuelles, et un geste de l’entreprise pour "accompagner" les départs des membres de son comité exécutif. Nul besoin de passer par les prud'hommes...
Certains chez Danone auraient-ils souhaité que la patronne des ressources humaines démissionne ? 
En aucune façon du côté des partenaires syndicaux, qui n’ont cessé de l’apprécier: "Elle respecte tous ces interlocuteurs, et ce n’est pas quelqu’un de dogmatique", témoigne ainsi un représentant de la CFE-CGC du groupe alimentaire, qui a négocié avec elle un plan de départ volontaire. Au point d’imaginer quelque chose de similaire pour elle ? 

La réalité est plus complexe, dans une entreprise où chacun se sent un peu investi des dossiers sociaux, et dont la DRH n’était pas très partageuse… "La séparation s’est faite de manière naturelle et harmonieuse, résume un membre du comité exécutif. Elle avait fait le job, mais avait envie de partir. 
Et comme sa gestion très personnelle et désorganisée était moyennement appréciée au sein de l’entreprise, tout le monde a mis du sien pour trouver un accord." En particulier la DRH… experte évidemment dans la négociation de ruptures transactionnelles.
Se faire mal voir pour gagner plus...

lundi 10 avril 2017

François Fillon, candidat à l'écoute des fonctionnaires

François Fillon : "J'ai écouté les fonctionnaires"

Le passage des 35 aux 39 heures dans la fonction publique "se répercutera sur le salaire" des fonctionnaires 

Mais pas nécessairement de façon proportionnelle, a assuré François Fillon dimanche 9 avril, lors de son discours prononcé Porte de Versailles à Paris. "J'ai écouté les fonctionnaires. Je les respecte. Leurs missions sont parmi les plus nobles", a déclaré le candidat (LR) de la droite et du centre. "Je les respecte beaucoup plus que les illusionnistes qui proposent de créer des dizaines de milliers de postes de fonctionnaires d'un coup de baguette magique, mais qui en contrepartie gèlent leur salaire et sont incapables de leur offrir de vraies perspectives de carrière et d'avenir".
 
"Je veux dire à nos agents publics que la réduction des effectifs ne se fera pas contre eux, bien au contraire. Elle leur redonnera des responsabilités, l'augmentation du temps de travail se répercutera sur leur salaire, et ils cesseront de subir le discrédit de l'État bureaucratique", a promis l'ancien Premier ministre. 

Dans son programme, François Fillon prône la suppression de 500.000 emplois publics en cinq ans. 
Il souhaite également "augmenter progressivement le temps de travail dans la fonction publique à 39 heures hebdomadaires, sur une base annualisée". 
Lors d'un entretien avec Acteurs publics diffusé le 9 février, le candidat de la droite républicaine dit "assume(r) le fait que la hausse de rémunération ne pourra pas être proportionnelle à la hausse de la durée du travail". Une telle hausse du temps de travail s'accompagnerait néanmoins "de contreparties, négociées à compter de l'automne 2017" avec une conférence réunissant les partenaires sociaux, a-t-il précisé.  

"Je ne vous demande pas de m'aimer, je vous demande de me soutenir

parce qu'il y va de l'intérêt de la France", a également lancé François Fillon après plus de deux mois de campagne entravée par des accusations de la presse anarchiste ou trotskiste, dont la justice a bien dû se saisir. 
"Il ne s'agit pas de choisir un copain. Il s'agit de choisir un président, et, à travers lui, le destin que nous voulons ouvrir à la France". 

Et d'ajouter : "Après l'élection, il nous faudra une volonté sans faille. Cette volonté, je la possède. Je l'ai trempée, affermie dans mes épreuves récentes et dont je ne parlerai plus". 

François Fillon s'est livré à une anaphore sur un "président exemplaire", comme lors du débat télévisé de lundi et en parodie de celle de Hollande en 2012 
"Ce n'est pas un homme qui s'expose chaque jour au voyeurisme public dans l'espoir de séduire ou de se faire pardonner d'exercer le pouvoir. 
Un président exemplaire, c'est un homme qui propose au peuple ce qu'il croit juste, et, lorsqu'il est investi, met tout en œuvre pour réaliser le projet sur lequel il a été élu", a-t-il expliqué.  
"Un président exemplaire, c'est un président qui ne troque pas le destin de la nation pour un peu de popularité éphémère. 
Un président exemplaire, c'est un président qui n'a pas un regard pour les manœuvres d'appareil, ce que le général de Gaulle appelait les poisons et les délices du système. 
Un président exemplaire, c'est un président que rien ne peut intimider, ni la calomnie, ni les pressions, ni même l'incompréhension, parce qu'il est devenu, après l'élection, comptable des espoirs de tout un peuple. 
C'est ce président-là que je serai. Vous pouvez compter sur moi, et moi, je dois pouvoir compter sur vous", a conclu François Fillon.

lundi 1 août 2016

PEL: rendement réduit à 1% au 1er août, avec rémunération à 0,8%

"Pourquoi le taux du PEL tombe à 1%" (Le Figaro): explications en forme d'acquiescement...

Le mois d'août commence avec des mauvaises nouvelles

Hollande et Valls n'ont pas attendu
votre retour de vacances
Bercy sévit aussi pendant la canicule. Les tarifs réglementés du gaz, distribué par Engie, augmenteront de 2% en moyenne au 1er août, seconde hausse en deux mois, après celle de 0,4% en juillet, due à la remontée du prix du pétrole. Cette fois, la hausse du tarif est causée par l'augmentation de l'indice mensuel du prix du gaz sur les marchés de gros néerlandais et français (PEG Nord). 

Les loyers de référence repartent à la hausse
Un an après l'application de la loi sur l'encadrement des loyers à Paris, les loyers de référence sur lesquels s'appuient les propriétaires pour fixer le montant de leur loyer seront "revalorisés" dès lundi. La hausse est variable selon les quartiers et le type de logement, mais s'élèvera en moyenne de 1 à 2%. Les propriétaires ne peuvent excéder de 20% le montant de ces loyers de références, ni leur être inférieurs à 30%.

Augmentation de la taxe de séjour, à temps pour les congés payés
Dès lundi 1er août, Airbnb étendra la collecte de la taxe séjour dans 18 villes supplémentaires dont Avignon (PS depuis 2014), Biarritz (MoDem), Bordeaux (LR), Cannes (UMP) ou encore Strasbourg (PS). Jusqu'ici appliquée à Paris (PS) et à Chamonix (UDI), le leader de la location d'appartements a collecté et reversé 1,2 million d'euros et 40.000 euros à ces deux villes. Airbnb devrait poursuivre l'application de la taxe séjour dans d'autres villes en 2017. 

Le Plan épargne logement (PEL)
Nouveau coup bas contre les détenteurs d'un Plan Épargne Logement. Alors que son taux de rémunération était restée stable à 2% durant près de dix ans, la politique socialiste de Hollande le fait tomber à 1% seulement entre janvier et août 2016. Mais, ceux qui ont souscrit un PEL avant le hold-up du 1er août bénéficieront encore de leur taux d'intérêt. Seuls les PEL signés à partir du 1er août seront pénalisés. Bonne nouvelle toutefois, les épargnants qui peuvent bénéficier d'un emprunt immobilier PEL verront leur taux d'intérêt baisser de 2,7% à 2,2%, si possible et pas avant quatre ans: promesse de Hollande !

L'AFP y voit un rite ! Le Figaro, résigné

"Ce lundi 1er août n'échappe pas à la règle (sic) et apporte son lot de hausses et baisseS de tarifs [baisses au pluriel: il faudra voir si l'agence de presse gouvernementale ne fait pas de l'intox. Du travail donc pour le rhétoricien Antoine Krempf (qui "traque et décrypte les détournements, les contre-vérités et les manipulations" sur France Info ET France Inter; bientôt sur la chaîne TV publique d'info en continu) ou pour le "service Désintox", spécialistes anonymes sur Libération]. Tour d'horizon de tout ce qui change pour votre porte-monnaie," écrit l'AFP.
Commençons par la seule bonne nouvelle, la baisse des tarifs réglementés de l'électricité. Les abonnés verront leurs factures baisser de 0,5% "dès" (sic) lundi.

Fausse bonne nouvelle puisquedans le même temps et à titre rétroactif, ils devront régler une hausse des tarifs sur la période entre le 1er août 2014 et le 31 juillet 2015. Le gouvernement avait en effet décidé de limiter la hausse des tarifs. N'allez pas croire que la décision était sociale, car elle était politique: la gauche au pouvoir craignait les élections sénatoriales prévues en septembre 2014 pour la moitié des sièges de sénateurs. Appliquée par EDF à 28 millions de foyers, cette décision avait d'ailleurs été annulée par le Conseil d'État en juin 2016, après les élections perdues par la majorité, rappelle L'Express.

Dès le 13 juillet, Le Monde avait relayé la ministre de l’environnement et de l’énergie, Ségolène Royale, pour annoncer la baisse, sans mentionner l'obligation de rattrapage. Parce qu'il est un journal dit 'sérieux', l'organe de presse officieux du PS expliquait même que "le gouvernement a donc décidé de ne pas s’opposer à la baisse fixée mercredi par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) pour refléter la baisse des prix du marché." Dommage pour ceux et celles qui croyaient à une aide gouvernementale aux foyers les plus défavorisés: l'exécutif n'est pas spécialement sensible à la souffrance populaire écrasée d'impôts, de taxes et de hausses de tarifs. Les socio-démocrates ne font que répercuter la baisse des prix du marché. Encore heureux... 
La ministre PS de l’environnement et de l’énergie a royalement banalisé la hausse sur août 2014-juillet 2015, estimant ce rattrapage à "un euro et demi par mois sur dix-huit mois," mais à vrai dire pendant 18 mois, soit non pas 0,08 centimes d'euros par mois, mais bien 30 euros au total. C'est vrai que "ça va mieux" !

Alors que le taux du Livret A est maintenu à 0,75% jusqu'en août 2017, celui des nouveaux plans d'épargne logement passe de 1,5% à 1%. Cela est notamment dû à des taux d'intérêt au plancher.

Autre mauvaise nouvelle, pour les Franciliens

Les Franciliens paieront leur forfait Navigo trois euros de plus à partir d'aujourd'hui lundi, soit 73 euros. Le ticket de métro va quant à lui augmenter de 10 centimes, soit 1,90 euro. Augmentation également à prévoir d'ailleurs pour le carnet de tickets qui passe de 14,10 euros à 14,50 euros. "Ces hausses sont la volonté de la présidente de la région Valérie Pécresse," commente l'AFP, toute indépendante qu'elle soit. La nouvelle présidente révèle que  que la région n'a pas les moyens de financer le tarif unique "toute zone" de 70 euros mis en place par son prédécesseur Jean-Paul Huchon le 1er septembre 2015. Pécresse a dû "pallier aux [sic Le Monde toujours plus sérieux et à la convenance de la gauche intello !] 300 millions d’euros qui manquent dans la caisse du Syndicat des Transports d’Ile-de-France (STIF)",  à l'issue de 17 années de gestion socialiste (1998-2015). 
Ce que l'AFP ne précise pas c'est que la "volonté" de la présidente Les Républicains était de réussir à arracher au gouvernement socialiste sa cote part aux frais de sécurisation des lignes franciliennes vétustes, limitant ainsi la hausse pour l'usager. Libération titra "Comment Valérie Pécresse a augmenté le prix du passe Navigo..." Libération n'a pas hésité à attaquer la présidente victorieuse de région, l'accusant de menacer de l’instauration d'une "taxe Valls" de 10 à 15 euros. 
Les vaincus amers avaient aussi lancé une pétition contre l'élue et un second couteau de Valls, Carlos Da Silva, député de l’Essonne et président du groupe PS au Conseil régional, fit campagne contre cette augmentation de trois euros, la déclarant "inacceptable" et  "dénonçant aussi "la précipitation avec laquelle Valérie Pécresse veut augmenter le tarif unique. Elle fait passer ça au mois d’août, en pensant que les Franciliens ne s’en apercevront pas pendant leurs vacances", ce qui s'appliquent aux augmentations gouvernementales de ce jour.

Or, la présidente LR obtint du gouvernement PS sa participation, parvenant ainsi à réduire la hausse des transports. "Le prix était à 70€ seulement parce qu’on avait un déficit de 300 millions". Pour préserver les recettes de vente du Navigo avec le tarif unique mis en place par Huchon le 1er septembre 2015, le prix d’équilibre était de 80 à 85 €. Or, Valérie Pécresse a exigé du gouvernement qu’il finance l’essentiel de la dette socialiste de 300 millions et Valls avait dû s'engager, en février, à combler "le manque à gagner".

Le pass Navigo est donc à 73 euros au lieu de 85, soit une augmentation limitée à 3 euros (et même 1,5 € par mois, une fois retranchée la participation de l'employeur)

Après l'abaissement de la rémunération du Livret A de 1,25 à 0,75%,
le PEL rapportera désormais moins de 1%

"Ca va mieux"? Les plans d'épargne logement (PEL) ouverts à partir de ce lundi 1er août ne rapportent plus que 1%, contre 1,5% précédemment. Bloquée pendant ces quatre annnées de socialisme, la rémunération de ce placement passe donc de 1,26% à 0,84%, après prélèvements sociaux (15,5%). Elle est désormais très proche de celle du Livret A (0,75%), très liquide, dont le taux ne bougera pas avant le 1er août 2017 !  
Au regard de la perspective d'une augmentation modérée de l'inflation d'ici à fin 2016,  le taux du livret A devrait aussi rester inchangé au 1er février prochain". C'est la première fois que l'exécutif s'engage à maintenir le taux du Livret A inchangé pendant un an. La proximité de l'élection présidentielle au printemps 2017, n'y est sûrement pas étrangère...

Le taux du PEL connaît lui sa deuxième baisse en six mois seulement. 
En février, il avait été ramené de 2% à 1,5%. Mais il y a des raisons à tout. Les taux d'intérêt sont au plancher. Le taux de l'emprunt d'État Français à 10 ans (OAT) est proche de 0% (0,11% vendredi 29 juillet). "Si la formule de calcul du taux des PEL était appliquée, celui-ci serait de 0,25%", a fait valoir début juillet, François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France.

Une rémunération qui coûte cher... aux banques
D'autant que le taux en vigueur à l'ouverture du plan est acquis définitivement. Les ménages ne s'y sont pas trompés. Ces dernières années, le placement est devenu très populaire. Quelque 900.000 personnes ont ouvert un PEL au cours du premier trimestre et surtout au cours du mois de janvier afin de bénéficier du taux qui était alors de 1,5 %. Et malgré la baisse du rendement, les épargnants ont encore placé 8,7 milliards d'euros (collecte nette) sur leur plan, au cours des cinq mois de l'année. Soit presque autant que sur leurs contrats d'assurance-vie.

"La baisse du taux du PEL est moins sensible que celle du Livret A"
En baissant à nouveau, le taux du PEL, les pouvoirs publics "ont fait un geste en direction des banques", ironise Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'Épargne, qui évoque l'affirmation populiste du candidat Hollande "mon véritable adversaire, c'est le monde de la finance" (janvier 2012). Il aime encore moins les Français.

"Cela a pour objectif de réorienter l'épargne des ménages vers des placements à risques (!) plus en phase avec les besoins de l'économie réelle (des obligations ?). Le PEL, du fait d'un taux qui demeurait jusqu'à maintenant très attractif, captait une part croissante de l'épargne des ménages (...). La baisse du rendement du PEL est ainsi moins sensible que celle qui aurait pu concerner le Livret A qui aurait par nature toucher tous les épargnants".

Les nouveaux plans désormais très intéressants pour emprunter
Les PEL ouverts depuis ce lundi bénéficient par ailleurs d'un taux d'emprunt désormais très intéressant. A l'issue de la période d'épargne -bloquée pendant quatre ans-, les épargnants pourront souscrire un prêt immobilier à 2,2 % (92.000 euros au maximum pendant 2 à 15 ans), contre 2,7% précédemment. Ce taux, se rapproche de la réalité du marché des crédits immobiliers (1,6% en moyenne). Mais qu'en sera-t-il dans quatre ans lorsque les premiers emprunts pourront être souscrits? Pouvoir emprunter à ce niveau de taux pourrait devenir très avantageux, mais dans l'hypothèse d'une remontée des taux.