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jeudi 16 janvier 2020

Macron gratte encore 0,25% sur le Livret A

"Ce n'est pas un choix contre les classes populaires", affirme la porte-parole du gouvernement

"C'est un choix fait en cohérence avec l'activité économique", raconte Sibeth Ndiaye.

Alors, elle nous aurait menti ?
Et elle n'a pas encore été entartée ?
Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a annoncé mercredi 15 janvier  la baisse du taux du Livret A de 0,75% à 0,5%. "Le choix qui a été fait n'est pas un choix contre les classes populaires, c'est un choix fait en cohérence avec l'activité économique", a assuré jeudi 16 janvier sur France Inter la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, spécialiste du foutage de gueule.

L'épargne doit être "utile"

Madame Michu apprend à ses dépens qu'elle n'est pas faite pour rapporter aux gens. Ndiaye lui assure que le Livret A "n'est pas l'épargne des plus modestes, c'est plutôt le Livret d'Epargne Populaire et nous souhaitons en renforcer l'accès". Sibeth Ndiaye explique à ceux qui ne comprennent rien qu'il faut que l'épargne soit "utile, pour qu'elle puisse être investie dans des secteurs de l'économie où on a besoin de booster les choses". Y suffira-t-elle et à quoi Macron et Le Maire vont-ils ensuite s'attaquer ?

Il aurait été "irresponsable et incohérent" de maintenir ce taux à 0,75% par rapport à "notre politique de diversification des placements" et aux "milliers de Français qui attendent un logement social", a asséné mercredi le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, dans les pages du quotidien Le Parisien-Aujourd'hui en France.

La vignette automobile devait, elle aussi, être utile : aux vieux, pardon, aux seniors... Or, on sait aujourd'hui que les anciens sont non seulement inutiles, mais coûteux... Il faut les réduire.

mardi 24 décembre 2019

Livret A : Macron va-t-il bientôt le laisser tomber à 0,5% ?

La rémunération du livret d'épargne populaire risque de tomber à 0,5% dès février 2020

A partir du 1er février, la mise en oeuvre d'un nouveau mode de calcul de fixation du taux de rémunération pourrait chuter le Livret A à 0,5%.

55 millions, c’est le nombre de victimes annoncées parmi les détenteurs d'un Livret A, l’un des placements préférés des Français. Malgré les aléas, son succès ne se dément pas, avec une collecte nette de 13,63 milliards d’euros entre janvier et octobre 2019, selon les dernières données de la Caisse des dépôts : plus l'avenir est incertain, plus les Français mettent de côté. Au total, l’encours du Livret A s’élève à 297,4 milliards d’euros, c'est 6% de plus qu'il y a un an à la même époque, avant que n'éclate la crise sociale en novembre 2018.
Les encours gonflent à 408,2 milliards d'euros (+5,7% sur un an) si on ajoute le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), un indicateur du niveau en hausse de l'anxiété sociale. Pourtant, ces produits d’épargne ne rémunèrent qu’à 0,75% actuellement, contre 1,83% en moyenne pour le fonds en euros de l’assurance vie, par exemple, mais les petits épargnants ne savent plus comment se protéger des jours mauvais. Les plus précaires n'ont plus les moyens de prévenir le malheur.

Et le temps "heureux" du taux du Livret A à 0,75% - gelé à ce niveau depuis août 2015 - sera bientôt révolue. A partir du 1er février 2020, en effet, une nouvelle formule sera appliquée pour fixer la rémunération de ce produit. Jusqu’ici, pour déterminer son rendement, on retenait la valeur la plus élevée entre, d’un côté, l’inflation des douze derniers mois et, de l’autre côté, la moyenne de l’inflation avec la moyenne mensuelle des taux interbancaires à court terme (Eonia) et Euribor 3 mois. Le tout étant ensuite majoré de 0,25 point. 

L'exécutif dégage sa responsabilité

Perte de la garantie d'un taux supérieur à l’inflation.
Bien que compliquée, la formule ancienne avait l’avantage d’assurer les épargnants d’une rémunération supérieure à l’inflation. A partir du 1er février 2020, le rendement du Livret A correspondra à la moyenne sur 6 mois du taux d’inflation et des taux interbancaires à court terme (Eonia), avec un arrondi au dixième de point le plus proche. Contrairement à l’ancienne formule, "il n’y a plus de garantie d’avoir un taux supérieur à l’inflation avec ce nouveau mode de calcul", analyse Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Epargne.
Au moment où Macron nous promet un système à points, équitable et sûr, de calcul du montant de nos pensions de retraite à venir, l'exemple du calcul du taux du Livret A nous appelle à la prudence en matière d'épargne. 

Par ailleurs, pour tout de même apporter une petite protection aux particuliers disposant d’un Livret A, Bercy a fixé souverainement le taux de rémunération plancher à 0,5%. Autrement dit, à partir du 1er février 2020, le rendement du Livret A ne pourra jamais être inférieur à 0,5%. Si Bercy peut jouer tranquillement avec les taux du Livret A, quelles garanties avons-nous alors que de futurs gouvernements ne vont pas mettre nos retraités au pain sec.

Le problème, c'est que les taux d’intérêt négatifs (-0,46% pour l’Eonia) vont plomber la rémunération du Livret A. 
Et puis, si dans les mois à venir, le ralentissement de l’inflation continue au rythme actuel (elle est passée de +1,6% en décembre 2018 à +1% en novembre 2019), "on risque d’avoisiner un taux de 0,6% ou 0,5% pour le Livret A début 2020", indique Philippe Crevel, spécialiste des questions macroéconomiques et directeur du Cercle de l'Epargne. La rémunération de ce produit d'épargne pourrait donc tomber au futur taux plancher de 0,5% dès les premiers jours de l’application de la nouvelle formule. 

Un taux annoncé par François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, au micro de BFM Business ce mardi 17 décembre. 
"Cette formule, début février, pourrait donner un taux de 0,5%. Donc, il reste positif [sic], sauf s'il y a des circonstances exceptionnelles. (...) Aujourd'hui, il ne me semble pas qu'il y ait de raison d'invoquer des circonstances exceptionnelles" pour ne pas appliquer cette baisse, a-t-il lâché. Clairement et froidement, le gouverneur de la Banque de France juge inéluctable que la nouvelle formule de calcul conduise à une chute du taux à 0,5% dès le 1er février 2020. A un mois des municipales !

Rassurez-vous, vous ne perdrez d’un euro par mois : info ou intox ?
Lors d’un colloque organisé par la Caisse des Dépôts, le 2 octobre, Eric Lombard, son directeur général, est apparu cynique à souhait sur cette future baisse de taux : "en moyenne, sur un Livret A, les Français ont déposé 4.800 euros en 2018. Une baisse de 25 centimes de la rémunération leur coûterait environ 1 euro par mois." Pour 100 euros... Car pour 4.800, ce sera un manque à gagner de 12 euros par mois, soit 144 par an. Les "gens qui ne sont rien" ont-ils les moyens ?

Contrairement à l'assurance-vie, le Livret A ne faiblit pas en novembre : il va trinquer !

Cette année, comme chaque année, novembre sourit au Livret A.
Après la décollecte de 2,13 milliards d’euros du mois d’octobre dernier, le Livret A a renoué avec des résultats positifs, en novembre : + 610 millions d’euros, soit une collecte voisine, mais inférieure à celle de 2018 (670 millions d’euros).

Pour le Livret A, novembre, ce sont les impôts locaux à acquitter, la proximité des dépenses de fin d’année et l’absence de versement de primes freinent logiquement les ardeurs des épargnants. Lors de ces dix dernières années, le Livret A a, ainsi, enregistré cinq décollectes au mois de novembre.

En 2019, le contexte social troublé a incité les ménages à épargner. 
Les gains de pouvoir d’achat engrangés en 2019, les plus importants constatés depuis 2007, ont été, en grande partie, mis de côté amenant le taux d’épargne à 15 % du revenu disponible brut. Ce constat est confirmé par la faible progression, depuis un an, de la consommation. Les Français estiment que l’amélioration économique - qui devrait se traduire notamment par une baisse du chômage -  demeure fragile. 
Le caractère plus précaire des emplois avec l’essor des CDD, du temps partiel ou de l’intérim, peut expliquer l’accès actuel de prudence. Le rendement faible du Livret n’influe guère sur le comportement des ménages saisi par l'angoisse du lendemain, mais sa baisse possible le 1er février prochain pourrait créer un réveil brutal du petit épargnant. Sur les onze premiers mois de l’année, la collecte nette a atteint 14,24 milliards d’euros contre 9,54 milliards d’euros, en 2018, sur la même période, mais c'était avant la flambée du prix des carburants et la mobilisation des Gilets Jaunes. Le Livret A est sur le point de réaliser sa meilleure année depuis 2012 (28,16 milliards d’euros), année qui avait été marquée par le relèvement de plafond et par la crise des dettes souveraines (le taux du Livret A était alors de 2,25 %).

La dernière année positive est derrière nous
Le Livret de développement durable et solidaire a enregistré de son côté une collecte nette nulle après deux mois de décollecte. Ce livret qui est l’antichambre des comptes courants des ménages suit plus finement que le Livret A les évolutions de leurs dépenses, d’où des résultats différents de ceux du Livret A qui est davantage un outil d’épargne.

Le 1er février prochain, baisse ou pas du taux, les paris sont ouverts ?

En application de la nouvelle formule de calcul et compte tenu du taux d’inflation constaté depuis un an et des taux d’intérêt à trois décimales des marchés interbancaires, comme celui des carburants, le rendement du Livet A pourrait passer au taux plancher de 0,5 % au 1er février prochain (le taux est logiquement égal à la moyenne des taux monétaires à trois mois et du taux de l’inflation sur 12 mois avec un plancher fixé à 0,5 point).
Le Gouverneur de la Banque de France pousse dans le sens d'un abaissement à 0,5%. Le taux actuel de 0,75 % est nettement supérieur aux taux pratiqués pour des produits de même nature. 
Le taux de rémunération des livrets bancaires avoisine 0,20 % et le Livret A coûte donc cher à la Caisse des dépôts et aux réseaux bancaires au regard du rendement des placements et des prêts issus du Livret A. 
Le taux de 0,75 % rend peu attractif les emprunts financés à partir des ressources collectées. Cette situation pénalise les bailleurs sociaux, les collectivités locales, les PME, les structures de l’économie sociale et solidaire qui peuvent se financer via le Livret A. S’il décidait de ne pas baisser le taux, le Gouvernement portrait un coup à la nouvelle formule.

La proximité des élections municipales, ainsi que les débats complexes sur la réforme des retraites, pourraient dissuader le Gouvernement de baisser le taux du Livret A. Un taux de 0,5 % serait le plus faible jamais appliqué aux petits épargnants. Symbole de l’épargne populaire, le Livret A rapporterait 0,5 à 0,7 point de moins que l’inflation. Au début des années 2000, les gouvernements avaient instauré une formule de fixation du taux visant à garantir le pouvoir d’achat des épargnants, mais cela, c’était avant les taux d’intérêt négatifs.


mercredi 21 octobre 2015

L'hémorragie du Livret A se poursuit depuis le début de l'année

Les Français se détournent toujours du Livret A

En septembre, les Français ont encore retiré 3,25 milliards d’euros de leurs Livret A et LDD.
 
C’est la plus forte "décollecte" sur un mois depuis le début de l’année.
La déconvenue sur le le placement d’épargne populaire est sévère pour le gouvernement.Au total, il a perdu 2,38 milliards d’euros de dépôts, selon les statistiques mensuelles publiées mercredi par la Caisse des Dépôts. C’est le sixième mois consécutif de décollecte pour le placement. Depuis janvier, le manque à gagner pour le Livret A - pour le gouvernement et le logement- atteint 6,2 milliards d’euros. 

La désaffection est la même pour le Livret de développement durable (LDD). 
En septembre, les épargnants y ont retiré 870 millions d'euros et 1,18 milliard d'euros depuis janvier.

Cette hémorragie n’est pas une surprise

L'entourage gouvernemental se cherche des excuses. Ainsi, malgré la tendance sur neuf mois, se focalise-t-il sur le mois de septembre qui est souvent budgétairement chargé pour les ménages, se justifie-t-on. Ils doivent en effet acquitter le dernier tiers de l’impôt sur le revenu et beaucoup doivent aussi faire face aux dépenses de la rentrée scolaire, notamment les classes moyennes les moins assistées (cf. l'ARS) mais aussi les plus pressurées.
Quant à ceux qui auraient un peu d’argent à placer, la baisse du taux du livret A et du LDD, passé de 1 % à 0,75 % au 1er août 2015, les a sans doute décidés à privilégier d’autres placements comme l’assurance-vie en euros ou même le PEL, rémunéré 2 % brut (1,69 % net), voire même 2,5 % brut pour ceux qui ont été ouverts avant le 1er février 2015. Mais ce possible déplacement ne profite pas aux mêmes et certainement pas au logement social.

Plombée par ce désamour, la Caisse des Dépôts et Consignations ratisse étroit

Un raisonnement spécieux qui ignore l'addition des pertes
Après l'été 2014, lorsque le taux de rémunération du Livret A avait été abaissé de 1,25% à 1%, les épargnants avait réagi de façon analogue. En septembre 2014, la décollecte cumulée du Livret A et LDD avait atteint 3,15 milliards d'euros. Et si on cumule les pertes de collecte sur une année, le total est vertigineux.
La Caisse des Dépôts est l'institution financière publique, placée sous le contrôle direct d'une commission de surveillance responsable devant le Parlement, qui exerce des activités (financières) d'intérêt général pour le compte de l'État et des collectivités territoriales. Outre qu'elle gère des fonds publics (CNE) et accompagne les politiques de la ville ou de l'Université, elle investit aussi, par exemple dans Veolia Transdev (50 %) et attend donc des bénéfices du développement des transports par autocars Avec la loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, dite 'loi Macron', brisant le monopole de service public de la SNCF au profit du transport régulier de voyageurs sur longue distance. A cet effet, Transdev a crée une filiale d'exploitation de ce nouveau marché, nommée Isilines. La CDC ne transformera pas des pertes en profits.
Ce mouvement continu de décollecte reste-t-il gérable ?
Le gouvernement socialiste abandonne 
l'épargne d'utilité sociale
Elle est censée mobiliser l'épargne pour financer le logement social et la politique de la ville. En effet, si l’institution ne mobilise guère plus de 60 % de ses encours au financement des prêts, elle n'aura pas les moyens d'en financer davantage comme l'état de l'économie devrait pouvoir l'y inciter. Sa forte collecte amassée entre 2012 et 2013 grâce au relèvement du plafond du Livret A lui assure-t-il le confortable matelas que l'on dit, dans l'entourage de l'exécutif ? A la fin septembre 2015, l’encours total du Livret A et du LDD atteint 357,8 milliards, dont 65 % environ sont centralisés à la CDC. Des sommes qui paraissent colossales aux Smicards, aux petits fonctionnaires et aux retraités, mais inquiètent les investisseurs en mal de croissance. 

mardi 30 décembre 2014

Livret A: Hollande a tué la poule aux oeufs d'or

Les Français continuent à vider leur livret A: où va l'argent?

Le livret A ne fait décidément plus recette



Abaissé au taux historiquement bas de 1 % en août, ses détenteurs le boudent et le vident: ils ont effectué davantage de retraits que de dépôts, selon la Caisse des Dépôts sur ce produit d'épargne populaire diffusé à 63 millions d'exemplaires. Au bénéfice très probable de l'assurance-vie. 
Sur les 11 premiers mois de l'année, la différence entre les retraits et les dépôts s'est creusée pour s'établir en cumulé à 5,84 milliards d'euros, selon les chiffres de la Caisse des dépôts, présidée par Pierre-René Lemas, ancien secrétaire général de l'Elysée auprès de François Hollande. Fin 2014, les encours du livret A s'élèvent à 260,3 milliards d'euros.


Une décollecte que le pouvoir relativise

Si tout est pour le mieux,
relevons le plafond du Livret A !
Le livret A, destiné entre autres à financer le logement social, va donc finir l'année allégé de quelques milliards. "La décollecte du livret A est à relativiser", estime Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'épargne (de la retraite et de la prévoyance, un centre d'études et d'information indépendant, mais avec l'appui toutefois d'AG2R La Mondiale, groupe d’assurance mutuelle de protection sociale). "Elle succède à une année de forte collecte." 
Avec le relèvement de son plafond au premier janvier 2013, le livret A a fait le plein, raconte-il à L'Expansion. La collecte a continué à progresser jusqu'en avril 2014 à 268,7 milliards. Avant qu'au premier août [et même avant, à dire vrai, puisque la décision était pendante depuis plusieurs mois] le taux de rémunération passe de 1,25% à 1% pour s'aligner sur l'inflation, ce qui s'impose au gouvernement, mais défavorise les petits épargnants.

La décrue est sensible depuis juillet. 
Mais fin 2014, les encours du livret A s'élèvent tout de même encore à 260,3 milliards d'euros. Alors qu'en 2008, ils n'étaient que de 165 milliards. Ce qui fait dire à Odile Renaud-Basso, directrice générale adjointe du groupe Caisse des dépôts - institution financière publique, soit dit en passant, en sorte de relativiser ce discours, à notre tour - que "nous ne sommes pas inquiets [...] une décollecte nette de 5 à 7 milliards d'euros, ce n'est pas grand-chose - si on ne courait pas après les milliards - par rapport aux 70 milliards engrangés par l'ensemble des réseaux ces dernières années". Sur l'ensemble livret A - livret de développement durable, la décollecte pour l'année 2014 est de 2%.

D'épargne populaire, le livret A est devenu une épargne de riches 


Où est passé l'argent retiré par les Français de leur livret A ? Premier constat négatif: la décollecte n'a pas favorisé la consommation, restée déprimée toute l'année, en dépit du léger rebond ressenti par le seul INSEE au troisième trimestre. 
En revanche, les chiffres de la Banque de France signalent une accélération du taux de nombre des dépôts à vue parallèles à la décollecte des comptes sur livret depuis fin 2013. "Les Français aiment tellement leurs banquiers qu'ils leur font cadeau de leurs liquidités", ironise Philippe Crevel, grinçant.

Mais l'argent du livret A est probablement allé en grande partie vers l'assurance-vie, dont les excellents résultats font contraste. La collecte nette de l'assurance-vie, qui cumule 1.515,2 milliards d'encours, s'élève à 21,3 milliards pour l'année. Rien d'étonnant, avec un rendement attendu entre 2,2 et 2,4% en 2014.

A priori, le public de l'assurance-vie n'est pas aussi modeste que celui du livret A. Mais un coup d'oeil au rapport annuel 2013 de l'Observatoire de l'épargne réglementée permet de s'apercevoir que les livrets au-dessus de 15.300 euros représentaient à eux seuls 58,4% de l'encours total. Pour ces épargnants avisés, l'assurance-vie, malgré sa fiscalisation, est devenu un placement moins gagnant-perdant.

samedi 27 septembre 2014

Livret A : les Français s'en détournent toujours plus

Le rythme des retraits s'accélère

Les retraits ont encore été supérieurs aux dépôts en août
Les détenteurs d'un Livret A ont retiré 480 millions d'euros: pour le 4e mois consécutif,le nombre des retraits a dépassé celui des dépôts en août, selon des données publiées mardi par la Caisse des dépôts. Sur les huit premiers mois de l'année, la collecte nette (les dépôts moins les retraits) reste positive et atteint 710 millions d'euros, très loin du niveau enregistré sur la même période de 2013 (15,57 milliards d'euros).

Le taux de rémunération du Livret A est en effet passé de 1,25% à 1%, un niveau historiquement à compter du 1er août.
Hollande n'aura réussi qu'une seule baisse, celle de la rémunération du livret d'épargne populaire. 
Jamais ce placement, réglementé par l'Etat, n'aura aussi peu rapporté. 

Le Livret A  souffre de la déflation 

Cette baisse était justifiée par le "ralentissement de l'inflation" (1,2%, hors tabac), nous disait-on, pour ne pas affoler la population en appelant un chat un chat. 

Le Livret de développement durable (LDD) a pour sa part réussi à attirer l'épargne des Français en août
, les dépôts ayant dépassé les retraits à hauteur de 130 millions d'euros. 
Or, il est menacé, car dans le sillage du Livret A, le Livret développement Durable (LDD) sera aussi ramenés à 1%, ainsi que le Livret Bleu, le Compte Épargne Logement (CEL), jusqu'aux Livrets d'Épargne Populaires (LEP)...

Un Français sur deux prêt à riposter aux attaques de la "gauche sociale"
Fin juillet, un Français sur deux (51%) se déclarait incité à épargner sur un autre type de produit que la baisse du taux du Livret A à 1,0%, selon un sondage IFOP pour Dimanche Ouest France. A l'inverse, 39% n'envisageaient pas de changer d'attitude sur le Livret A.
Déjà engagé au mois de mai, le mouvement de décollecte du Livret A s'est renforcé dans un contexte de baisse de la rémunération du placement (1,55 milliard d’euros). Dès juin, alors que la menace était pendante, la collecte nette avait été négative de 50 millions d'euros sur le Livret A et le Livret de développement durable (LDD). 

Avec une collecte nette positive de 1,64 milliard d'euros depuis le début de l'année, il reste toutefois loin de ses niveaux enregistrés dans les premiers mois de 2013 (7,49 milliards d'euros), ce qu'il faut sans doute prendre pour une satisfaction... Début janvier, Pierre Moscovici avait laissé entendre que le taux de rémunération ne devrait pas passer sous les 2%. En juillet, avant la baisse du taux de rémunération à 1,25 % au premier août, la collecte nette sur le livret A (les dépôts moins les retraits) a fortement ralenti à 380 millions d’euros… une chute de 82 % sur un an.
Et en 2012, le Livret A avait enregistré une collecte nette de 28,16 milliards d'euros, tandis que celle du Livret de développement durable (LDD) a atteint 21 milliards, selon des chiffres publiés mardi par la Caisse des dépôts (CDC). Un record en 194 années d'existence. En effet, en 2011, les deux placements avaient d'abord bénéficié du relèvement de leurs plafonds par le gouvernement, mais l'engouement pour les deux livrets était retombé avec la perspective d'une casse de son taux, effectivement passé de 2,25 % à 1,75 % le 1er février 2013.

DAL pourrait s'alarmer de l'insuffisance de logements, 
mais loin de reprendre de l'activité, l'association d'extrême gauche reste étrangement impassible face à la décollecte préjudiciable au secteur du bâtiment. Depuis août 2013, Jean-Baptiste Eyraud, son meneur, un ancien militant maoïste qui a fait partie de la Gauche prolétarienne et membre du Comité des mal-logés, n'a plus bougé une oreille (lien).   
Au total, 369,6 milliards d'euros étaient encore en dépôt fin août sur un Livret A ou un LDD. De quoi relancer la construction sociale?
Mais Cécile Duflot, la ministre Europe Ecologie-les Verts (EELV) de Jean-Marc Ayrault, et sa loi Alur (loi pour l'Accès au logement et un urbanisme rénové) sont passées par là... Estimant que la loi coûte au pays entre 0,4 et 0,5 point de croissance, le premier ministre de Hollande, Manuel Valls, a remis sur la table la partie de la loi qui pèse le plus sur la relance de la construction et la croissance !

jeudi 31 juillet 2014

Plus de la moitié des Français va renoncer au livret A

Une épargne de moins en moins populaire
Le taux de rémunération du livret A va encore baisser
Il va tomber de 1,25% à 1% à compter du 1er août, un plus bas historique, conséquence de l'incapacité des gouvernements socialistes successifs à combattre la déflation en France. 

51% des Français souhaitent donc trouver une autre solution de placement de leurs économies. Interrogés sur leurs intentions de placement dans les mois à venir par l'Ifop, . 

10% des Français épargneront moins 

10% pensent consommer davantage et laisser moins de place à l'épargne, tandis que seulement  49% déclarent ne pas vouloir modifier leurs habitudes de placements, selon un sondage Ifop sur leurs intentions de placement dans les mois à venir.

Un précédent sondage Ifop
il y a un an, quand le taux du produit d'épargne le plus populaire avait  baissé d'un,5 point d'un coup, de 1,75% à 1,25%, 43% des Français déclaraient qu'ils placeraient leurs économies ailleurs et 48% qu'ils ne changeraient pas. 

Collecte négative 

En juin, la collecte nette du Livret A et du Livret de développement durable (LDD) a été négative de 50 millions d'euros. 

Les chiffres de juin de l’assurance-vie sont récemment tombés. Le miracle n’a pas eu lieu,
la collecte nette est négative de 1,1Md€. Et les perspectives ne sont pas à une relance de l’assurance-vie pour l’instant.

Le sondage a été réalisé du 11 au 16 juillet auprès d'un échantillon de 997 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

vendredi 21 mars 2014

Livret A: le solde entre retraits et dépôts négatif indique une montée de la précarité

Les retraits sur le Livret A ont été supérieurs aux sommes déposées en février

La décollecte nette 
sur le produit d'épargne populaire traduit les difficultés et les inquiétudes  des Français
 
Pour vivre, ils ont retiré 210 millions d'euros en février, selon des chiffres publiés vendredi par la Caisse des dépôts.
L'an dernier sur la même période, le livret avait attiré 1,51 milliard d'euros, davantage d'épargne que de retraits.

Le Livret de développement durable (LDD) était également plus attractif le mois dernier affichant une collecte nette de 70 millions d'euros.
A la fin février, les sommes déposées sur les deux produits de placement atteignaient 369,3 milliards d'euros, indique la Caisse des Dépôts.
L'année 2014 avait bien commencé pour les deux produits avec une collecte nette cumulée de 2,19 milliards d'euros, leur meilleur niveau depuis avril 2013.
Le Livret A, considéré comme le placement préféré des Français, avait notamment bénéficié de l'annonce du gouvernement fin 2013 de son intention de ne pas baisser son taux de rémunération, actuellement à 1,25%.

Les deux livrets d'épargne défiscalisée ont enregistré des sorties nettes de capitaux de 0,14 milliard d'euros le mois dernier.

L’embellie du début d’année aura été de courte durée. Les français ont notamment puisé dans leur bas de laine pour consommer et partir en vacances, mais aussi pour payer le tiers-provisionnel et la hausse d'impôts.