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jeudi 31 août 2017

Le PDG de Veolia a une certaine idée de l'apprentissage : Trierweiler s'en mêle

Le PDG de Veolia juge ses enfants trop "brillants" pour l'apprentissage 

Il était venu défendre l'apprentissage, mais ses propos ont été ...contreproductifs 

Résultat de recherche d'images pour "lea salamé france inter"Après être tombé dans le piège tendu par une journaliste, fille d'un ancien ministre libanais de la Culture et professeur à Sciences Po Paris, Léa Salamé, le PDG de Veolia, Antoine Frérot a déclenché la critique mercredi 30 août en déclarant que ses enfants ne sont pas devenus apprentis, car ils sont "brillants". Un patron peu averti qui a besoin d'un apprentissage aux méthodes de la presse...

"Est-ce que vous avez poussé l'un de vos enfants à être apprenti ?"
, a demandé la journaliste de France Inter au président du groupe de gestion de l'eau."Non, je ne l'ai pas fait parce que... Étant brillants à l'école... Et l'un voulant être médecin..." a répondu, visiblement gêné aux entournures, Antoine Frérot. "L'autre... Peut-être ma dernière le sera, d'ailleurs, apprentie, mais en études supérieures. Donc le problème ne s'est pas posé", a-t-il poursuivi. 

Thomas Snegaroff s'est-il surestimé en boudant la plomberie ?
Lire le tweet de ce professeur d'histoire des Etats-Unis dans le ...privé, Intégrale, un institut de préparation aux examens et concours aux grandes écoles de commerce à Paris, dans le ...VIIIe arrondissement. Sont passés par là Delphine Arnault, fille du fondateur et dirigeant de LVMH, Imad Lahoud ou Thomas Fabius.

La participation de Snegaroff à la polémique relève donc de l'indécence ordinaire, commune aux bobos parisiens, de la gauche bien-pensante. A notre, pour compléter le tableau, qu'il est en tandem sur ...BFMTV avec François Durpaire, un fils d'inspecteur général de l'Éducation nationale (documentation) et donc enseignant par les voies de l'ADN et des  relations, mais en histoire partisane dans toute sa splendeur subjective et militante. 
Durpaire a un problème personnel,
notamment avec le métissage
Sur sa page Twitter, Snegaroff écrit : "Et sinon Trump m'occupe beaucoup." Histoire et journalisme, même débandade militante. L'un et l'autre "historien" sont idolâtres du Démocrate Barack Hussein Obama et l'exécration du Républicain Donald Trump. Lequel hante pareillement les jours et les nuits de Jean-Bernard Cadier, journaliste également sur BFMTV.

La spontanéité du patron de Veolia n'efface pas sa suffisance

Frérot pose pourtant le problème, pardon, la 'problématique' des capacités (antithétiques ?) à l'abstraction ou au concret, 
Le PDG de Veolia juge ses enfants trop
une guerre de cent ans opposant les défenseurs de l'épanouissement de l'individu, dans les métiers de l'artisanat, aux tenants de l'élitisme pour tous et du burn-out, lesquels participent à la mauvaise réputation de l'apprentissage, selon des journalistes aux mains blanches qui ont choisi la cravate et l'abattement fiscal de 7.650 euros contre le travail manuel et les ongles noirs, ainsi que des internautes plus désintéressés et vrais

Valérie Trierweiler, ex-première dame répudiée, a été piquée au vif. 
Se défendant probablement d'avoir encore raté quelque chose, un sentiment confus répandu dans les milieux intellos, la journaliste  a vivement réagi en évoquant le cas de son propre fils "apprenti et brillant", selon elle. Les mamans sentent ces choses, mais oublient parfois par quelles voies favorables leur progéniture accède à une formation dont elle n'aurait peut-être pas bénéficié sans un entregent politique.
Antoine Frérot aurait pu être le père de Jérémy Frérot, chanteur du groupe Fréro Delavega, mais nul n'étant parfait à droite, Antoine Frérot est père de petites lumières, en même temps que PDG de Veolia Environnement, polytechnicien et docteur de l'École nationale des ponts et chaussées, et ça défrise Valoche, mais qu'elle le veuille ou non, il en faut aussi.

La maladresse d'Antoine Frérot a cependant eu le mérite de mettre sur la table le sujet (il n'y a plus ni problèmes, ni problématiques, seulement des 'sujets') de la mauvaise réputation de la filière. "L'apprentissage a mauvaise presse dans notre pays; il est considéré comme une voie de garage", a-t-il dit, alors qu'il l'assure : "pour tous les types de population, je peux témoigner que l'apprentissage, ça marche." 
La lutte des classes n'aura pas lieu.

mercredi 12 juillet 2017

Les prises d'intérêts privées du ministre Nicolas Hulot révélées

Les raisons pourquoi Hulot préférait n'entrer dans aucun gouvernement

Nicolas Hulot a tiré de larges rémunérations de sa fondation et d’une entreprise, révèle 
Le Canard Enchaîné le mercredi 5 juillet

Les révélations se multiplient sur les ministres du gouvernement Édouard Philippe.
 

Ainsi, quatre d’entre eux ont déjà dû démissionner – Richard FerrandSylvie GoulardFrançois Bayrou et Marielle de Sarnez – après des soupçons dans l’affaire des assistants parlementaires du MoDem et dans l'affaire des Mutuelles de Bretagne, pour Ferrand. 

Muriel Pénicaud est également accusée de ne pas avoir respecté des règles de mise en concurrence au profit du candidat Macron en campagne à Las Vegas, quand elle était en charge de l’organisme public Business France. 

Le cinquième à concentrer 
les soupçons sur sa personne est désormais Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique. 

La Fondation Hulot tourne à plein régime 

Révélations sur des profits embarrassants pour le ministre Nicolas Hulot Selon les informations du Canard Enchaîné, la Fondation Nicolas Hulot est une juteuse pompe à fric: elle a reçu des gros chèques depuis plusieurs années. Audrey Pulvar, qui a eu vent des profits à en tirer, a volontiers pris la succession du ministre lorsque la fondation fut rebaptisée "Fondation pour la nature et l’homme". 

Ainsi, EDF a versé 460.000 euros à la fondation jusqu’en 2012 et 100.000 depuis. 
Malgré les délais supplémentaires pris par le Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Politique, Hulot est passé au travers des mailles, sauf si les supposés contrôles de moralité ont été une fumisterie pour permettre au président de constituer une équipe gouvernementale. Et le président Macron en a fait un ministre d'Etat et un second dans l'ordre protocolaire gouvernemental.

De possibles conflits d’intérêts entre EDF et l'actuel ministre ternissent l'image saine que l'écologiste veut véhiculer. Il va en effet devoir bientôt prendre position sur l’EPR de Flamanville, détenu par ...EDF 

"C’est la Haute Autorité qui appréciera" : a posteriori ...

La HATVP va devoir être juge et partie  ! 
Et elle n'en a pas fini. "De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration [celui de Monsieur Hulot]", écrit le Canard Enchaîné. 

Sauf que dans le champ de compétences du ministre de la Transition écologique, apparaît "l’écologie circulaire" (le recyclage des déchets), un marché brigué par… Veolia. "Tout sera déclaré à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. C’est elle qui appréciera s’il y a conflit d’intérêts", répond Nicolas Hulot au journal satirique. Et la Justice n'aura pas à y mettre le nez ?

Les jolis bénéfices des produits Ushuaïa. 
Le CV de l'ancien animateur télé a donné quelques suées à l’Elysée avant son entrée au gouvernement. Et pour cause, à côté de sa Fondation, l’actuel ministre de la Transition écologique détient la société Éole Conseil, essentiellement alimentée par des royalties touchées sur les ventes des shampoings, gels douche et autres lunettes estampillés "Ushuaïa". Et le Canard Enchaîné de préciser : "la marque appartient à TF1, mais la chaîne a cédé la licence à une dizaine de grands défenseurs de la nature, tels L’Oréal ou l’opticien Atoll. Hulot, qui a signé un contrat avec TF1, touche une partie des royalties. En 1992, ce deal juteux lui rapportait déjà 113.000 euros". Ce qui n'est pas illégal, mais interpelle sur son indépendance de ministre à l'égard des intérêts d'EDF et aussi de sa société. 

Pourtant, ses comptes sont devenus moins transparents depuis 3 ans... "A partir des années 2000, Éole Conseil a dégagé entre 480.000 et 715.000 de chiffre d’affaire par an", révèle encore le Canard Enchaîné. Une véritable machine à cash pour l’écolo qui engloutit le gâteau à lui tout seul. Et pour cause, il est le seul salarié de sa société et possède 99,9% des parts. Des bénéfices auxquels il faut ajouter son salaire annuel, 290.000 euros en 2013. Mais depuis, les  comptes de la société des années 2014 et 2015 ont été déposés sous le régime de la confidentialité.

Les statuts de la société Éole Conseil ne sont pas moins gênants. 
La société a pour objet la "création" de livres ou de films dédiés à "la promotion de l’image et de la personne de Nicolas Hulot", de quoi inspirer un hyper-président fasciné par son image. Eole Conseil est aussi dédiée au "conseil en relations publiques et en communication sous toutes ses formes" ou encore "l’organisation et l’animation de conférences". Conseil et conférences qui pourraient également alimenter d’éventuels soupçons de conflit d’intérêts, le tout à quelques semaines de la loi sur la moralisation de la vie publique. "Je n’ai jamais donné de conférences rémunérées ni joué les consultants", se défend Nicolas Hulot dans LE Canard. "Toutes les recettes d’Éole proviennent des produits Ushuaïa et de droits d’auteur sur les livres".

Or, le nucléaire est le grand absent des annonces de Hulot 
sur son Plan climat...
Résultat de recherche d'images pour "feuille de route énergétique de la France créée par la loi sur la transition énergétique"
En matière nucléaire, l'écologiste se hâte lentement. Le 6 juillet dernier, Hulot a présenté son plan climatmais sans aborder concrètement la question du nucléaire, notamment en matière de réduction de la part du nucléaireC'était le grand thème absent de son plan climat. Nicolas Hulot a levé le flou ce lundi sur ses intentions sur le nucléaire. 

Le ministre de la Transition écologique a annoncé la fermeture de réacteurs. Mais quand il précise le calendrier, c'est pour déclarer : "Peut-être jusqu'à 17", a-t-il esquivé au micro de RTL. Le respect de la loi sur la transition énergétique ambitionne pourtant de ramener à 50% la part de l'atome dans la production d'électricité à l'horizon 2025. "Chacun peut comprendre que pour tenir cet objectif, on va fermer un certain nombre de réacteurs (...). Laissez moi planifier les choses, ce sera peut-être jusqu'à 17 réacteurs; il faut qu'on regarde", a avoué l'ex-militant. "Chaque réacteur a une situation économique, sociale et même de sécurité très différente", a commenté le ministre, qui semble découvrir toute la complexité de la situation et souhaite désormais "planifier" la transition vers une production d'électricité plus diversifiée. 
Résultat de recherche d'images pour "Hulot feuille de route énergétique"Des élus pointent le "flou" gouvernemental sur les moyens, mais la presse les pointe du doigt, les signalant comme des membres de l'opposition ! Quand ils ne gravitent pas dans la nébuleuse macronienne, les experts se montrent sceptiques sur l'échéance de 2025.  Le 9 juillet, le ministre de la Transition écologique avait maintenu le cap fixé par la loi de transition énergétique votée en 2015, mais dont les associations craignent qu'il ne débouche sur aucune application concrète. "Nous nous conformerons à la Programmation pluriannuelle énergétique", ou PPE, la feuille de route énergétique de la France créée par la loi sur la transition énergétique, a déclaré une porte-parole d'EDF, l'exploitant des 58 réacteurs nucléaires français, sans commenter directement les déclarations de Nicolas Hulot. De nombreux experts jugent toutefois l'échéance de 2025 difficile à tenir pour réduire de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production électrique françaises.

Macron, ancien patron de Bercy, pouvait-il ignorer les entraves de son ministre d'Etat ?

jeudi 25 février 2016

Interdiction des coupures d'eau: les bons payeurs paieront pour les mauvais

L'interdiction a entraîné un doublement des impayés pour Veolia, selon son PDG

Si la loi est dure, est-ce pour les "défavorisés"?

Pourquoi l'eau est-elle de plus en plus
dure pour le contribuable ?
L'application de la loi interdit aux fournisseurs de couper l'eau à leurs clients en cas d'arriérés de paiement, ce qui a entraîné "une hausse des impayés" chez Veolia, a révélé jeudi le PDG du groupe Antoine Frérot. "Il y a eu une hausse des impayés depuis huit mois" et le taux des impayés traditionnellement qui est habituellement "de l'ordre de 0,6-0,7%" pour le groupe: il a plus que doublé en huit mois", a-t-il prévenu lors de la présentation des résultats annuels de Veolia.
La loi du 15 avril 2013, dont le décret d'application date du 27 février 2014, interdit désormais à un distributeur de couper l'alimentation en eau dans une résidence principale en cas d'impayé. 

L'ex-député Brottes (PS) pointé du doigt 
"Je pense que c'est à cause de la loi Brottes (du nom de l'ex-député PS porteur du texte), parce que la paupérisation (des consommateurs) existait déjà avant et les process[es] pour permettre aux familles en difficulté de ne pas payer leurs factures d'eau existaient déjà avant la loi Brottes", a expliqué A. Frérot.
La proposition de loi socialiste concernait la "tarification progressive" de l'électricité et du gaz naturel, en date du mois d'octobre 2012.
Chef d'entreprise et spécialiste des services publics et des énergies, François Brottes, ex-député de l'Isère, est devenu président du directoire de RTE, Réseau de transport d'électricité, filiale d'EDF, sans transition ni délai, après avoir présidé la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale de 2012 à 2015. 
Le fournisseur dont les impayés ont "plus que doublé en huit mois" se retourne contre les payeurs.

Plusieurs opérateurs privés, comme Veolia, Suez et Saur, ainsi que la régie publique Noreade, ont été condamnés à la fin 2014 à des amendes pour avoir coupé l'eau à des clients qui avaient des arriérés de paiement.
En mai 2015, après avoir été saisi par Saur, le Conseil constitutionnel avait confirmé l'interdiction généralisée des coupures d'eau, y compris lors de non-paiement du service.
Depuis, Saur et Veolia ont de nouveau été condamnés, cette fois pour avoir réduit le débit de fourniture d'eau à des clients. Saur a fait appel du jugement le concernant. Veolia n'a pas encore pris de décision sur un éventuel appel.
Dans ces dernières décisions, la justice s'est appuyée sur l'exigence d'un logement décent, qui implique une pression suffisante pour l'utilisation normale de l'eau par ses locataires, constatant que la réduction de débit avait eu les mêmes effets qu'une coupure.

mercredi 21 octobre 2015

L'hémorragie du Livret A se poursuit depuis le début de l'année

Les Français se détournent toujours du Livret A

En septembre, les Français ont encore retiré 3,25 milliards d’euros de leurs Livret A et LDD.
 
C’est la plus forte "décollecte" sur un mois depuis le début de l’année.
La déconvenue sur le le placement d’épargne populaire est sévère pour le gouvernement.Au total, il a perdu 2,38 milliards d’euros de dépôts, selon les statistiques mensuelles publiées mercredi par la Caisse des Dépôts. C’est le sixième mois consécutif de décollecte pour le placement. Depuis janvier, le manque à gagner pour le Livret A - pour le gouvernement et le logement- atteint 6,2 milliards d’euros. 

La désaffection est la même pour le Livret de développement durable (LDD). 
En septembre, les épargnants y ont retiré 870 millions d'euros et 1,18 milliard d'euros depuis janvier.

Cette hémorragie n’est pas une surprise

L'entourage gouvernemental se cherche des excuses. Ainsi, malgré la tendance sur neuf mois, se focalise-t-il sur le mois de septembre qui est souvent budgétairement chargé pour les ménages, se justifie-t-on. Ils doivent en effet acquitter le dernier tiers de l’impôt sur le revenu et beaucoup doivent aussi faire face aux dépenses de la rentrée scolaire, notamment les classes moyennes les moins assistées (cf. l'ARS) mais aussi les plus pressurées.
Quant à ceux qui auraient un peu d’argent à placer, la baisse du taux du livret A et du LDD, passé de 1 % à 0,75 % au 1er août 2015, les a sans doute décidés à privilégier d’autres placements comme l’assurance-vie en euros ou même le PEL, rémunéré 2 % brut (1,69 % net), voire même 2,5 % brut pour ceux qui ont été ouverts avant le 1er février 2015. Mais ce possible déplacement ne profite pas aux mêmes et certainement pas au logement social.

Plombée par ce désamour, la Caisse des Dépôts et Consignations ratisse étroit

Un raisonnement spécieux qui ignore l'addition des pertes
Après l'été 2014, lorsque le taux de rémunération du Livret A avait été abaissé de 1,25% à 1%, les épargnants avait réagi de façon analogue. En septembre 2014, la décollecte cumulée du Livret A et LDD avait atteint 3,15 milliards d'euros. Et si on cumule les pertes de collecte sur une année, le total est vertigineux.
La Caisse des Dépôts est l'institution financière publique, placée sous le contrôle direct d'une commission de surveillance responsable devant le Parlement, qui exerce des activités (financières) d'intérêt général pour le compte de l'État et des collectivités territoriales. Outre qu'elle gère des fonds publics (CNE) et accompagne les politiques de la ville ou de l'Université, elle investit aussi, par exemple dans Veolia Transdev (50 %) et attend donc des bénéfices du développement des transports par autocars Avec la loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, dite 'loi Macron', brisant le monopole de service public de la SNCF au profit du transport régulier de voyageurs sur longue distance. A cet effet, Transdev a crée une filiale d'exploitation de ce nouveau marché, nommée Isilines. La CDC ne transformera pas des pertes en profits.
Ce mouvement continu de décollecte reste-t-il gérable ?
Le gouvernement socialiste abandonne 
l'épargne d'utilité sociale
Elle est censée mobiliser l'épargne pour financer le logement social et la politique de la ville. En effet, si l’institution ne mobilise guère plus de 60 % de ses encours au financement des prêts, elle n'aura pas les moyens d'en financer davantage comme l'état de l'économie devrait pouvoir l'y inciter. Sa forte collecte amassée entre 2012 et 2013 grâce au relèvement du plafond du Livret A lui assure-t-il le confortable matelas que l'on dit, dans l'entourage de l'exécutif ? A la fin septembre 2015, l’encours total du Livret A et du LDD atteint 357,8 milliards, dont 65 % environ sont centralisés à la CDC. Des sommes qui paraissent colossales aux Smicards, aux petits fonctionnaires et aux retraités, mais inquiètent les investisseurs en mal de croissance. 

Les bus de Melun toujours à l'arrêt après un violent caillassage par une bande de jeunes et un blessé

Horrifiés, les conducteurs exercent leur droit de retrait

Un bus assiégé par une bande de jeunes, le chauffeur blessé


Suite au violent caillassage du Mélibus de la ligne L, avenue Saint-Exupéry  à Melun vers 16h00, et l'agression de son chauffeur, ses collègues exercent leur droit de retrait depuis mardi, dans toute l'agglomération. 
Une voiture était stationnée à l'endroit où le bus devait s'arrêter, le chauffeur klaxonna. C'est à ce moment là que quatre personnes sont sorties de la voiture et se sont mises à l'insulter. Le conducteur du bus dut alors décider de faire sortir les usagers. Quelques instants plus tard, avec leur téléphones portables, les 4 avaient appelé à la rescousse 20 à 30 jeunes prêts à la baston. Ils se précipitèrent sur le véhicule et le fracassa avec des cailloux et des pavés. Grâce à l'arrivée de la police, le chauffeur parvint à s'évader. 
Toutes les vitres du côté droit ont été brisées par de gros cailloux
Les vitres du côté droit du Mélibus neuf, ont été brisées
par des pavés et le conducteur... lynché !
Frappé et caillassé lundi 19 octobre à Melun, dans le quartier Montaigu, le chauffeur de bus a eu le bras cassé et doit se faire opérer pour une pose de broche. Agé de 38 ans, il a au moins 30 jours d’incapacité totale de travail. "J’ai l’avant-bras en miette, explique la victime, qui a aussi été frappée à la tête. J’ai été caillassé et lynché par tout le quartier. Il y avait bien une vingtaine de jeunes". Deux suspects ont été interpellés par la police et sont toujours en garde à vue ce mercredi.

Droit de retrait
Melun : un chauffeur blessé après de violents jets de pierres sur un bus https://t.co/WtExKHRVUu
Depuis mardi 20 octobre, une cinquantaine de chauffeurs de bus ont cessé le travail et aucun Mélibus ne circule sur les 25 lignes de l’agglomération melunaise. Une réunion extraordinaire a déjà eu lieu avec les représentants du personnel de Transdev (Caisse des Dépôts et Consignations) et le CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail).
La direction a décidé de ne plus desservir le quartier sensible de Melun jusqu’à nouvel ordre.
"C’est une zone de non-droit, et à chaque vacance scolaire, on a des caillassages, déclare Véronique Hostiou, déléguée syndicale CFTC. On ne peut plus supporter ça, pour nous et pour notre clientèle. On demande plus qu’une déviation, on veut des moyens humains sur le terrain." "Nous sommes surchargés de travail", ajoute son collègue Brahim, délégué CFDT, proche du PS.

Bus saccagé

"En 17 ans de boîte, je n’ai jamais vu un bus dans cet état", commente Véronique Hostiou (CFTC). Le bus, qui était neuf, a été la cible de "grosses pierres" et a été sérieusement endommagé. Toutes les vitres du côté droit ont été brisées, ainsi que plusieurs autres sur le côté gauche. Rien que pour la réparation du vitrage, le montant des travaux est estimé à près de 15.000 €.
"Il aurait pu mourir", répète une salariée.
Des "cailloux", selon Le Figaro...
L’un d’eux jette même une barrière de sécurité à l’intérieur. Le chauffeur, un père de famille, s’en sort avec une fracture du poignet, des douleurs aux côtes et des plaies saignantes à l’arrière du crâne.
"C’est la première fois que je vois ça depuis douze ans", gronde Brice Ridor, délégué du personnel CFTC.


Arnaud Lagabbe, le responsable d’exploitation de Transdev, se déclare solidaire de ses employés : "Dans ce type de situation, il n’y a pas de clivage entre la direction et les conducteurs. Nous souhaitons assurer notre mission de service public dans de bonnes conditions.Il faut que tous les acteurs, politiques et sociaux, pensent au problème des quartiers nord de Melun".
Selon la CFDT, en trois mois, trois contrôleurs de Transdev ont été blessés lors d’agressions. La plus grave concernait un agent de terrain qui a eu le nez cassé et le genou abîmé. Il est en arrêt depuis sept mois.

Réaction du maire

Après cette nouvelle attaque, le maire de Melun, Gérard Millet, un professeur de sciences physiques et suppléant du député Yves Jégo, ex-ministre, se déclare consterné et a réagi dans un communiqué : "Je partage la peine et l’exaspération des riverains dont la vie quotidienne la plus élémentaire est entravée par des menaces et des insultes.A plusieurs reprises, j’ai eu l’occasion d’alerter l’État sur la situation sécuritaire très tendue dans les Hauts de Melun. Je sais que la police nationale assume de son mieux ses responsabilités et cette affaire a une fois de plus démontré sa rapidité d’intervention.

Au-delà des sanctions qui doivent être prises, l’ensemble des décideurs publics doit affronter le problème."
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mardi 4 novembre 2014

Marseille: la compagnie maritime SNCM en dépôt de bilan

La direction de la SNCM a annoncé le dépôt de bilan aux salariés

La direction de la SNCM a confirmé lundi aux syndicats le dépôt de bilan de la compagnie maritime

En déposant mardi son dossier de cessation de paiement auprès du tribunal de commerce de Marseille, la direction de la compagnie maritime a sauté le pas vers la recherche d'un hypothétique repreneur. L'annonce, faite lors d'un comité d'entreprise extraordinaire à Marseille, n'a pas surpris les syndicats qui ont parlé de "scandale d'Etat", a dit le délégué CFE-CGC, Maurice Perrin.

Jean-Marc Janaillac, PDG de Transdev, actionnaire majoritaire de la SNCM - laquelle est détenue à parité (50-50 %) par la Caisse des dépôts et consignations (l'Etat) et Veolia Environnement - a estimé que c'est la seule solution. "C'est la seule chance d'éviter la disparition pure et simple de la SNCM", a-t-il déclaré lundi soir sur France Info. La filiale commune de la Caisse des dépôts et de Veolia  souhaite depuis plusieurs mois le dépôt le bilan. Pour le déclencher, Transdev a réclamé le remboursement de prêts

La SNCM emploie 
1.508 salariés en CDI, environ 400 salariés réguliers en CDD et un volant de 300 à 500 saisonniers. La sous-traitance représente 1.200 emplois induits à Marseille et 800 en Corse. 

Transdev a précipité le mouvement vers le  redressement judiciaire
 

La multinationale, un des principaux opérateurs de transport public au monde, a réclamé vendredi le remboursement des avances de trésorerie
 consenties à l'entreprise.

La Société nationale Corse Méditerranée (SNCM), qui est détenue à 66% par Transdev - co-entreprise entre Veolia et la Caisse des dépôts -, à 25% par l'Etat et à 9% par ses salariés, ne dispose pas  en effet de la trésorerie suffisante pour rembourser les prêts d'actionnaires, soit
103 millions d'euros avancés par Transdev et 14 millions par Veolia.

De plus, le passif européen de 440 millions d'euros
rendait indispensable pour l'actionnaire majoritaire, comme pour le gouvernement, une procédure collective pour purger  et faciliter la recherche d'un repreneur par le tribunal de commerce.

Le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, précisait lundi soir que le gouvernement "poursuit ses discussions complexes avec la Commission européenne sur la transmissibilité de la délégation de service public à un repreneur".

"L'objectif est de sauvegarder le plus grand nombre d'emplois autour des activités qui pourront être reprises"
, déclarait-il.


L'espoir de Jean-Marc Janaillac et de l'Etat est que le dépôt de bilan provoquera une "discontinuité" de l'activité : en clair, la SNCM "disparaissant" pour tenter de renaître sous une forme réduite, les aides d'Etat ne devraient plus être remboursées puisque les conditions de concurrence seraient restaurées.

Ce scénario dit de "discontinuité" doit permettre de repartir sur des bases assainies avec une nouvelle société au périmètre d'activité réduit, aux effectifs diminués de moitié et, surtout, débarrassée de son contentieux avec Bruxelles. La Commission a en effet condamné la compagnie à rembourser 440 millions d'euros d'aides publiques jugées illégales. Un remboursement auquel elle pourrait renoncer comme cela avait été le cas d'une filiale de la SNCF, Sernam.

La justice pourra mettre l'entreprise en redressement judiciaire avec une période d'observation au cours de laquelle un administrateur tentera de trouver un repreneur. 
Déjà deux administrateurs ont été nommés début octobre et étudient les possibilités de sortir de ce guêpier juridique. "Il y a plusieurs repreneurs (potentiels), de l'ordre de cinq ou six, des compagnies sérieuses, venues de différents pays européens, qui regardent actuellement le dossier de la SNCM", a indiqué le PDG de Transdev sur France Info. "Il y a des compagnies qui aujourd'hui se sont officiellement déclarées intéressées, il y en a qui se sont officieusement déclarées intéressées", a-t-il ajouté.

Mais le président du tribunal peut également estimer que l'entreprise n'est pas viable et prononcer une liquidation immédiate. La SNCM est en effet triplement handicapée, comme indiqué plus haut: par l'amende infligée par la Commission européenne de 440 millions d'euros, par les demandes de Transdev et Veolia d'un remboursement anticipé de prêts de 117 millions et par le risque de perte de la délégation de service public accordée par la collectivité de Corse pour la continuité territoriale.

La détermination syndicale reste intacte

En juillet, après dix-sept jours de grève, les salariés avaient obtenu un moratoire de trois mois sans procédure collective. 
Mais Transdev n'a pas jugé possible d'attendre les conclusions de cette médiation repoussée du 31 octobre au 18 novembre pour disposer des travaux des deux administrateurs nommés par le tribunal de commerce début octobre pour étudier «une remise à plat juridique".

Paul Giacobbi, le président de la collectivité territoriale corse, s'est lui aussi aligné sur la ligne Transdev. Ce week-end, il a estimé dans un entretien avec Corse-Matin que la SNCM, qui n'a pas les moyens de rembourser les 117 millions qu'elle doit à Transdev et Veolia, est "en cessation de paiement".
Il s'est toutefois engagé à ce que la délégation de service public octroyée par la Corse à la SNCM soit "transmise au repreneur". 

Pour les salariés, le dépôt de bilan est "un toboggan vers la liquidation" car "il n'y a aucune certitude sur ce transfert". "Le ministre Alain Vidalies nous a écrit que le transfert de la DSP ne va pas de soi et serait même contraire au droit européen", affirme Pierre Maupoint de Vandeul, de la CFE-CGC.

VOIR et ENTENDRE la CGT dénoncer le "passage en force" des actionnaires:
Le comité d'entreprise a été perturbé par les marins de la compagnie qui se sont invités au siège social de la SNCM. Convoqué la semaine dernière, il s'est achevé hier, après une suspension, et a duré toute la journée. Des marins se sont déplacés pour interpeller vivement le président du directoire, Olivier Diehl, retardant ainsi le début de la séance.
"Il y aura sûrement d'autres actions et réactions, mais on n'est pas dans une logique de grève ", a souligné Maurice Perrin. "Aujourd'hui, on se tourne vers le tribunal de Commerce." Le président du tribunal se prononcera alors dans les dix à quinze jours. 


jeudi 10 juillet 2014

SNCM: le travail reprend, pour quatre mois...

La conférence sociale s'est refermée: un moratoire peut être signé !

Les marins CGT de la SNCM en grève depuis dix-sept jours ont voté jeudi la suspension de leur mouvement 
à l'issue d'une assemblée générale de deux heures, a annoncé leur représentant CGT. "Les personnels ont à la quasi-unanimité suspendu leur mouvement", a-t-il déclaré jeudi à la presse Frédéric Alpozzo, secrétaire général CGT des marins, après avoir eu  la veille des mots extrêmement dur envers le gouvernement.

Les syndicats sont opposés à un redressement judiciaire de la SNCM
solution que soutiennent les actionnaires et le gouvernement et jugée "probable" par le négociateur.
"Le redressement judiciaire, c'est un moyen de démanteler la SNCM, avec plus d'un millier de licenciements. Ce n'est pas acceptable pour nous. M.Cuvillier est un menteur et un liquidateur. Il a fallu 12 jours de grève, précédés d'un préavis d'un mois, pour avoir ça?" 
a fulminé le représentant CGT des marins, Frédéric Alpozzo.
Et la situation s'était terriblement envenimée avec la Corse dont l'économie est fortement pénalisée:

Frédéric Alpozzo, délégué CGT, a traité le gouvernement de "menteur" et de "liquidateur". (lien PaSiDupes)


Les six syndicats de la Société nationale Corse Méditerranée ont fait céder le gouvernement en arrachant un compromis donnant un sursis de quatre mois à la compagnie maritime. Ils avaient en effet durci le ton et fait planer la menace d'une nouvelle grève si aucune "solution pérenne" n'était trouvée d'ici la fin de l'année.  
"Il appartient maintenant au gouvernement que le mouvement ne se reproduise pas", a-t-il ajouté jeudi. "Si d'ici décembre nous n'avons pas trouvé de solution pérenne, il pourrait y avoir le dépôt de nouveaux préavis."
Réunis en assemblée générale sur le ferry Danielle Casanova dans le port de Marseille, les grévistes ont accepté de participer aux discussions avec le négociateur nommé par l'exécutif, Gilles Bellier, mais ils ont toutefois demandé à être reçus par le Premier ministre, Manuel Valls "dans les prochaines heures pour une clarification indispensable".
Le secrétaire d'Etat chargé des Transports, Frédéric Cuvillier, a salué la reprise du travail

Il a appelé toutes les parties à oeuvrer ensemble pour "bâtir une nouvelle SNCM." 
"Les discussions entre les organisations syndicales, l'actionnaire Transdev et l'Etat ont permis de dépasser les postures et de trouver une voie équilibrée, mettant un terme à un conflit qui aggravait les problèmes de trésorerie de la SNCM et pesait sur l'économie marseillaise et l'économie de la Corse", a-t-il écrit dans un communiqué.
Société française multinationale, 
Transdev est le 1er groupe privé de transport collectif au monde (tramway, bus, train, ferry) , né de la fusion avec Veolia.



Rien n'est réglé

Les syndicats de la
SNCM, compagnie menacée par la décision de la Commission européenne de demander le remboursement de 440 millions d'euros d'aides d'Etat jugées illégales, ont présenté jeudi en assemblée générale le relevé de décisions de la mission de conciliation de Gilles Bellier.
Sa mission gèle la perspective d'un redressement judiciaire jusqu'au  31 octobrede nouveau prôné jeudi matin par Antoine Frérot, PDG de Veolia Environnement, vendeur de sa participation dans la SNCM à travers Transdev pour un euro symbolique.
Le texte de Gilles Bellier pointe les divergences entre Transdev - coentreprise détenue à parité par Veolia et la Caisse des dépôts et actionnaire (l'Etat) à 66% de la compagnie - et les syndicats sur l'avenir de la compagnie.
Il relève aussi les engagements du gouvernement, notamment son recul sur une liquidation de la SNCM."Il ne fait plus de doute aujourd'hui que seul un plan de redressement pour construire une nouvelle SNCM peut permettre de mettre fin au contentieux européen", indique le document. Il n'est plus question ce soir de "redressement judiciaire" jusque fin octobre... "Ce plan de redressement passera probablement par un redressement judiciaire", ajoute-t-il pourtant, soulignant que "toutes les pistes et moyens de parvenir à un projet industriel d'avenir" sont à l'étude.
Le médiateur devra entre autres chercher des repreneurs 
et travailler sur des mesures sociales d'accompagnement. Sa mission doit déboucher sur des décisions au plus tard le 30 novembre, délai durant lequel la compagnie maritime a promis de ne pas engager de procédure de redressement judiciaire "sauf situation de cessation de paiement."
Mercredi soir, les grévistes avaient levé le blocage du bateau mixte Kalliste de la compagnie concurrente CMN, retenu à quai depuis le 1er juillet. Une décision prise quelques heures après que le Premier ministre a annoncé que tous les navires seraient débloqués.
Le Kalliste a pris la mer jeudi matin en direction de Toulon.