POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Melun. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Melun. Afficher tous les articles

samedi 24 décembre 2016

Des crèches de Noël installées dans des bâtiments publics font désormais débat, de la libre-pensée à l'islamisation du pays

Les laïcs sont "ouverts" sur le voile islamique dans l'espace public, mais fermés sur les crèches

A Melun, une crèche va être installée à la mairie
A Melun, les libres-penseurs prient la mairie de retirer la crèche

"La crèche de Noël n'est pas contraire à la laïcité", 
titre pourtant Le Monde du 21 déc. 2016
Certaines associations de libres-penseurs veulent y voir un acte religieux.
L'année dernière, les juges avaient interdit leur installation dans cette ville LR qui maintient la tradition culturelle de Noël. Le Conseil d’État devrait confirmer l’autorisation de leur installation dans les bâtiments publics.

VOIR et ENTENDRE ce reportage du journal télévisé de 13h du 21 octobre 2016, présenté par Jean-Pierre Pernaut sur TF1.


Le Conseil d'État les autorise sous strictes conditions dans les bâtiments publics

Le "caractère culturel, artistique ou festif" de leur installation devra désormais être établi. Le mercredi 9 novembre 2016, le Conseil d'État a rendu publique sa décision sur les crèches de Noël. Elle devrait donc s'imposer aux Républicains les plus sectaires qui entretiennent la contestation de cet héritage transmis de siècle en siècle, brandissant les principes mal compris de laïcité et invoquant la neutralité du service public, au détriment de l'identité culturelle de la France. "La polémique n'est pas close, même si débattre des crèches le jour où Donald Trump est élu président des États-Unis semble un peu dérisoire", soupira un juriste pour qui l'international s'impose au national. Comme le Coran à la loi de la République ?

Les juges décident d'encadrer l'installation des crèches de Noël
Après avoir longuement tergiversé, se penchant à deux reprises sur le sujet qui les a profondément divisés, les dix-sept magistrats de l'assemblée du contentieux - la plus solennelle formation de la haute juridiction administrative - qui consacrent du temps à évaluer le bien-fondé de la remise en cause de nos habitudes culturelles ont jugé que l'installation d'une crèche n'est légale que si elle se soumet à des conditions strictes.

Pour commencer, les juges administratifs se réfèrent à la loi de 1905 et son article 28 qui interdit l'installation de signes ou emblèmes religieux par une personne publique. C'est le principe, mais un principe incohérent, dès l'instant où la nature divine du Christ, Dieu et Fils de Dieu, est contestée de toutes parts. 

Les juges administratifs attribuent aux crèches "une pluralité de significations"

Elles sont des scènes chrétiennes de la Nativité mais aussi des "éléments de décoration profanes". 
Dans cette logique, une crèche peut être autorisée si elle respecte plusieurs critères. Son installation doit être temporaire, pendant les fêtes de fin d'année. Bientôt les jours de début et de fin des installations seront fixées par des réglements...

Elle doit présenter "un caractère culturel, artistique ou festif" et ne pas exprimer "la reconnaissance d'un culte ou une préférence religieuse", a fortiori éviter tout prosélytisme religieux. 

Elle doit également correspondre à "des usages locaux". 
Et on pense notamment à la crèche provençale qui n'exclut pas la Sainte Famille, mais introduit les activités du village (le tambourinaïre ou le forgeron et même le "partie de cartes, inspirée de Marcel Pagnol) et les métiers traditionnels de la région: le berger, la porteuse d'eau, le minotier ou la poissonnière, comme les personnalités (maire et curé) ou les symboles régionaux (L'Arlésienne) et les âges de la vie (le vieux et la vieille). La diversité est même intégrée sous les effigies des Rois Mages (Melchior, le roi maure avec son turban sur la tête, Gaspard, originaire des Indes souvent représenté à genoux, et Balthazar, le roi blanc), symboles de paix et de fraternité.

Enfin, les juges définissent les lieux où elle est installée !


Une distinction est ainsi opérée entre "bâtiments publics", sièges d'une collectivité publique ou d'un service public, où les conditions sont plus exigeantes, et les "autres emplacements publics". Dans les premiers, l'interdiction est de mise sauf si son "caractère culturel, artistique ou festif" est établi. Dans les seconds, tels que parvis de mairie, accès aux bâtiments publics, marchés de Noël, le feu vert est en principe accordé pendant les fêtes de fin d'année. Ce commerce est jugé "culturel" et a droit de cité...

"Une reconnaissance forte de notre identité, de notre histoire et nos racines" (Éric Ciotti, député LR)

Quelle sera la portée de cette décision administrative ? 
Le Conseil d'État ne facilite pas les décisions, tant son raisonnement est complexe, sous la pressions des groupes de pression, et fournit matière à interprétations
A priori, seules les représentations de la naissance de Jésus qui auraient "un caractère culturel, artistique ou festif" seraient donc admises. Les libres-penseurs qui refusent de considérer que le Christ est une Personne divine, puisque leurs historiens nient jusqu'à sa réalité d'Homme, tout en reconnaissant le prophète Mahomet, rejettent la représentation d'une famille déracinée dans la célébration de la naissance d'un enfant demandeur d'asile... 

Or, ces trois critères restent finalement assez flous et prêtent à la contestation. 
Chacun voit midi à sa porte.
Quant aux avocats qui ont porté les affaires devant le Conseil d'État, chacun voit midi à sa porte. Pour Me Alexandre Varaut, avocat du département de Vendée où avait été exposée une scène de la Nativité, cette décision "va plutôt dans la bonne direction malgré la volonté de nier l'évidence d'une relation intime de quinze siècles entre les Français et les crèches".
Mais Me Varaut anticipe "des conflits sur l'interprétation des critères retenus par le Conseil d'État et, donc, de nouveaux contentieux"

Avocat de la Fédération nationale de la libre pensée, Me Régis Froger se satisfait, lui, que "le principe d'une interdiction dans les bâtiments publics et d'une autorisation dans l'espace public ait été affirmé", mais se tient prêt aussi lorsque  la question ne manquera pas de resurgir au gré d'appréciations au cas par cas.

Les élus partisans des crèches y trouveront de nombreuses raisons de justifier leur choix. 
Laurent Wauquiez (LR), président du Conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, et donc représentant élu d'une majorité de régionaux, ne s'y est pas trompé, annonçant son intention d'installer une crèche au Conseil de région "pour que ce soit ludique et historique"

Plus
délicates seront les revendications d'une "défense de la culture chrétienne" à Béziers, du seul fait que le maire, Robert Ménard, ancien patron de Reporters sans frontières, est un proche du FN, ou du candidat à la primaire de la droite, Jean-Frédéric Poisson, qui milite pour "rappeler les racines chrétiennes de la France".
Le député Éric Ciotti (LR), qui travaille à une laïcité ouverte et tolérante, milite pour ajouter le mot "laïcité" à la devise française et accédera à la demande populaire en installant à nouveau une crèche au Conseil départemental des Alpes-Maritimes cette année. Dans la décision du Conseil d'Etat, il salue également "une reconnaissance forte de notre identité, de notre histoire et nos racines"

De son côté, la Conférence des évêques de France se garde de prendre franchement parti dans le débat, rappelant que "la présence d'une crèche dans tous les bâtiments publics n'est pas une revendication de l'Église" catholique. Elle note que la présence de crèches dans l'espace public souligne "l'attachement des Français à cette tradition".

La jurisprudence des Sages est en fait très ambiguë mais restrictive et contestable. 
Les juges étaient saisis de deux décisions contradictoires de cours administratives d'appel sur des crèches en Vendée et à Melun. Or, pour le cas de Melun, ils relèvent que la crèche est installée "dans l'enceinte d'un bâtiment public", qu'elle ne répond à "aucun usage local", bien qu'il soit un usage universel en Occident, qu'elle ne se situe pas dans "un environnement artistique, culturel ou festif" à la fois. Pour conclure que cette installation, méconnaissant le principe de neutralité, doit être annulée. 

mercredi 21 octobre 2015

Les bus de Melun toujours à l'arrêt après un violent caillassage par une bande de jeunes et un blessé

Horrifiés, les conducteurs exercent leur droit de retrait

Un bus assiégé par une bande de jeunes, le chauffeur blessé


Suite au violent caillassage du Mélibus de la ligne L, avenue Saint-Exupéry  à Melun vers 16h00, et l'agression de son chauffeur, ses collègues exercent leur droit de retrait depuis mardi, dans toute l'agglomération. 
Une voiture était stationnée à l'endroit où le bus devait s'arrêter, le chauffeur klaxonna. C'est à ce moment là que quatre personnes sont sorties de la voiture et se sont mises à l'insulter. Le conducteur du bus dut alors décider de faire sortir les usagers. Quelques instants plus tard, avec leur téléphones portables, les 4 avaient appelé à la rescousse 20 à 30 jeunes prêts à la baston. Ils se précipitèrent sur le véhicule et le fracassa avec des cailloux et des pavés. Grâce à l'arrivée de la police, le chauffeur parvint à s'évader. 
Toutes les vitres du côté droit ont été brisées par de gros cailloux
Les vitres du côté droit du Mélibus neuf, ont été brisées
par des pavés et le conducteur... lynché !
Frappé et caillassé lundi 19 octobre à Melun, dans le quartier Montaigu, le chauffeur de bus a eu le bras cassé et doit se faire opérer pour une pose de broche. Agé de 38 ans, il a au moins 30 jours d’incapacité totale de travail. "J’ai l’avant-bras en miette, explique la victime, qui a aussi été frappée à la tête. J’ai été caillassé et lynché par tout le quartier. Il y avait bien une vingtaine de jeunes". Deux suspects ont été interpellés par la police et sont toujours en garde à vue ce mercredi.

Droit de retrait
Melun : un chauffeur blessé après de violents jets de pierres sur un bus https://t.co/WtExKHRVUu
Depuis mardi 20 octobre, une cinquantaine de chauffeurs de bus ont cessé le travail et aucun Mélibus ne circule sur les 25 lignes de l’agglomération melunaise. Une réunion extraordinaire a déjà eu lieu avec les représentants du personnel de Transdev (Caisse des Dépôts et Consignations) et le CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail).
La direction a décidé de ne plus desservir le quartier sensible de Melun jusqu’à nouvel ordre.
"C’est une zone de non-droit, et à chaque vacance scolaire, on a des caillassages, déclare Véronique Hostiou, déléguée syndicale CFTC. On ne peut plus supporter ça, pour nous et pour notre clientèle. On demande plus qu’une déviation, on veut des moyens humains sur le terrain." "Nous sommes surchargés de travail", ajoute son collègue Brahim, délégué CFDT, proche du PS.

Bus saccagé

"En 17 ans de boîte, je n’ai jamais vu un bus dans cet état", commente Véronique Hostiou (CFTC). Le bus, qui était neuf, a été la cible de "grosses pierres" et a été sérieusement endommagé. Toutes les vitres du côté droit ont été brisées, ainsi que plusieurs autres sur le côté gauche. Rien que pour la réparation du vitrage, le montant des travaux est estimé à près de 15.000 €.
"Il aurait pu mourir", répète une salariée.
Des "cailloux", selon Le Figaro...
L’un d’eux jette même une barrière de sécurité à l’intérieur. Le chauffeur, un père de famille, s’en sort avec une fracture du poignet, des douleurs aux côtes et des plaies saignantes à l’arrière du crâne.
"C’est la première fois que je vois ça depuis douze ans", gronde Brice Ridor, délégué du personnel CFTC.


Arnaud Lagabbe, le responsable d’exploitation de Transdev, se déclare solidaire de ses employés : "Dans ce type de situation, il n’y a pas de clivage entre la direction et les conducteurs. Nous souhaitons assurer notre mission de service public dans de bonnes conditions.Il faut que tous les acteurs, politiques et sociaux, pensent au problème des quartiers nord de Melun".
Selon la CFDT, en trois mois, trois contrôleurs de Transdev ont été blessés lors d’agressions. La plus grave concernait un agent de terrain qui a eu le nez cassé et le genou abîmé. Il est en arrêt depuis sept mois.

Réaction du maire

Après cette nouvelle attaque, le maire de Melun, Gérard Millet, un professeur de sciences physiques et suppléant du député Yves Jégo, ex-ministre, se déclare consterné et a réagi dans un communiqué : "Je partage la peine et l’exaspération des riverains dont la vie quotidienne la plus élémentaire est entravée par des menaces et des insultes.A plusieurs reprises, j’ai eu l’occasion d’alerter l’État sur la situation sécuritaire très tendue dans les Hauts de Melun. Je sais que la police nationale assume de son mieux ses responsabilités et cette affaire a une fois de plus démontré sa rapidité d’intervention.

Au-delà des sanctions qui doivent être prises, l’ensemble des décideurs publics doit affronter le problème."
>

lundi 3 août 2015

Melun : des enfants de 5 à 13 ans saccagent l’école maternelle

Les vandales relancent la question de la responsabilité pénale à 14 ans

Melun, ce dimanche. Une vingtaine d’enfants, dont le plus jeune était âgé de 5 ans, ont vandalisé l’école des Mézereaux, ce samedi.




Crétinisme précoce

Meubles renversés, vitre brisée, peinture jetée au sol et sur les murs, étagères dépouillées, accessoires déchirés… L’école maternelle des Mézereaux a été littéralement saccagée samedi soir dans ce quartier de Melun réputé sensible, vers 19 heures. La mairie parle d’un paysage "apocalyptique", de "dégâts impressionnants"

Mais, surtout, les vandales présumés sont une vingtaine d’enfants, âgés de 13 ans en moyenne et dont le plus jeune a 5 ans ! Un "bambin", selon le journaliste de BFMTV... L’un d’eux a brisé une vitre de l’école avec un extincteur, a ouvert la porte à ses petits camarades et la bande s’est alors engouffrée dans les locaux, "s’en donnant à cœur joie" (sic) pour tout saccager.

Les délinquants "en culottes courtes" (sic) ont vandalisé notamment la salle dédiée aux activités ludiques et motrices. Le voisinage, alerté par les bruits suspects, a prévenu la police qui s’est rendue immédiatement sur place. "J’ai vu deux policiers courir vers un groupe d’enfants qui s’étaient réfugiés dans la cour de mon immeuble, confie un riverain. Certains étaient vraiment très jeunes."

L’âge du benjamin des enfants présents surprend aussi la commune et l'opinion, hormis Cazeneuve et Taubira: "Nous sommes stupéfaits par l’âge très bas de certains : 5 ans seulement, vous vous rendez compte ?", confie-t-on à la mairie de Melun. 

Pour l’instant, le montant du préjudice n’a pas été estimé.
La mairie a annoncé ce dimanche qu’elle porterait plainte dans la foulée. " Nous souhaitons que ces dégradations ne soient pas à la charge seule de la ville et voulons que les casseurs payent pour ce qu’ils ont commis.
"Je ne suis pas surpris de ce qu’il s’est passé, malheureusement", confie cet ancien professeur des écoles qui a enseigné près de vingt ans au groupe scolaire des Mézereaux, constatant la population difficile qui réside dans ce quartier. Une chance pour la France et les Français ?


Vint-deux mineurs - désoeuvrés, livrés à eux-mêmes- ont été interpellés

Pour entrer par effraction,
ils ont cassé un carreau
avec un extincteur 
"Ils seront entendus la semaine prochaine avec leurs parents", confie une source judiciaire. Ces jeunes n’étaient pas connus de la police... 
Parions qu'ils sont mêmes gentils et que la bande ne s'est constituée que pour la circonstance...

Coïncidence ou non, une tentative d'effraction avait déjà été observée par cette même porte la semaine précédente. "Ils avaient essayé de casser un carreau, en vain, précise la mairie. La vitre avait donc été sécurisée. Cette fois, elle n’a pas résisté à l’extincteur lancé contre elle."

En attendant la suite de l’enquête, les services techniques ont un mois pour remettre en état les classes avant la rentrée scolaire de septembre. Pas de vacances pour les agents municipaux, tandis que la ministre Najat Vallaud-Belkacem reste introuvable. 
Les dégâts ne justifient pas un retour du Maroc ?...

Melun: une école maternelle saccagée par des... par BFMTV

dimanche 21 décembre 2014

Crèche de Noël à Melun : tribune du maire de La Garenne Colombes

Le tribunal de Melun a été saisi par la fédération départementale de la Libre Pensée

Les libres penseurs dénoncent la présence d'une crèche de Noël dans l'hôtel de ville.

"Un débat curieux vient d'agiter la commune dont je suis maire (La Garenne-Colombes dans les Hauts-de-Seine)", écrit Philippe Juvin, député européen, qui connaît un débat similaire.

"Je me suis en effet rendu coupable d'un acte d'une gravité exceptionnelle, véritable forfaiture dans la gestion de la commune: j'ai autorisé l'installation d'une crèche grandeur nature sur le domaine public, devant l'Eglise de la ville…

Heureusement, les courriers de protestation vigilante n'ont pas tardé.
Cette crèche, m'a-t-on écrit, est un acte de "prosélytisme" [à la différence du voile islamique qui appartiendrait à notre patrimoine culturel ?]. Elle porte gravement "atteinte à la laïcité" (ben voyons). Le même courrier moralisateur, peu avare en lieux communs, me rappelait que la laïcité est (merci, je suis au courant) un "fondement de la République".

Ce courrier me demandait le déménagement immédiat de cette dangereuse crèche au nom de mon "engagement citoyen (quel rapport?), de ma lucidité (merci de m'en créditer) et de ma responsabilité" (bigre!). Fermez le ban.

Quelle tristesse de constater combien la bêtise et l'ignorance d'une minorité envahissent l'espace public. Bêtise de réduire la laïcité à des interdits primaires [et sélectifs]. Ignorance que la France a une vieille et structurante culture chrétienne. Rappeler cette évidence historique n'est pas mettre en danger la République.

Bref, vous l'avez compris, ils sont devenus fous.

Dois-je désormais, au nom d'une laïcité mal comprise, prendre un arrêté municipal pour interdire la vente des galettes des rois chez les boulangers? Débaptiser la Rue Jeanne d'Arc (une sainte, quelle horreur [débaptiser une autre place de saint, Georges Marchais, à Villejuif, reçoit le soutien muet des libres penseurs]? Ou mettre fin à la chasse aux œufs de Pâques dans le square de la mairie [sauf à l'autoriser aux enfants du Secours populaire qui n'en mangent pas tous les jours] ?

Quelle tristesse de constater combien la bêtise et l'ignorance d'une minorité envahit l'espace public [cette bêtise s'appelle étroitesse d'esprit et intolérance vertueuse]Ceux qui agitent ainsi le drapeau laïc ne servent pas la laïcité. Noël est présent dans tous les esprits comme un moment d'amour [la haine est meilleure fédératrice...]. Noël est pour certains un moment de foi et pour d'autres un simple, mais important, moment de tradition [et de respect laïc des croyants]. Quelle famille ne célèbre pas Noël comme un moment de joie? [Eh bien, c'est fini et c'est une "avancée" de la libre-pensée]

Ceux qui mènent ce combat dérisoire contre les crèches feraient mieux de s'interroger sur l'absolue nécessité pour la France de s'appuyer sur des traditions , le 25 décembre comme le 11 novembre, qui cimentent le corps social [sauf que la France n'est pour eux qu'une notion périmée]. Ils feraient mieux de se demander si la communion de Noël, qu'elle soit religieuse ou non, n'est pas le moment où tous ceux qui sont si seuls peuvent espérer n'être plus tout à fait seuls. Ils feraient mieux de comprendre [sic: voeu de Noël] que, le jour de Noël, c'est bien la Fraternité de la République qu'incarne l'enfant de la crèche." [dans les petits souliers de la pensée libre sous le sapin]

Philippe Juvin

vendredi 19 décembre 2014

Béziers: le tribunal maintient le droit de cité aux Chrétiens

La crèche de Béziers pourra rester dans la mairie

Le tribunal administratif de Montpellier n'encourage pas les délires de libres penseurs

Jouet subversif
La magistrate a rejeté la demande d'enlèvement de la crèche de Noël installée par le maire apparenté FN de Béziers.  Qu'ils soient croyants ou athées, attachés ou non à la culture ancestrale de leur pays, les Biterrois pourront profiter de la proposition du maire apparenté FN de Béziers, Robert Ménard, qui en a installé une crèche dans le hall de l'hôtel de ville: cela ne pose aucun problème de laïcité, malgré la demande de retrait, début décembre, du représentant du gouvernement dans le département, le préfet de l'Hérault.
L'élu de la majorité des habitants de Beziers était donc dans son bon droit en que estimant que la crèche est un élément de la "politique culturelle" de la commune.
Ce vendredi 19 décembre, ljustice a tranché en faveur de partisans du patrimoine français et contre l'attaque d'un habitant de la ville qui se croyait en état d'imposer la libre pensée à tous, avec le soutien de la Ligue des droits de l'homme (LDH) demandant au tribunal administratif de Montpellier en référé - en urgence absolue -  d'ordonner le retrait de la crèche, bien qu'elle ne soit pas mise en évidence de façon ostentatoire.

"Pas d'atteinte à la laïcité", selon la juge

La juge a rejeté cette demande d'enlèvement. La presse livre son nom en pâture aux malveillants, ce qui ne serait pas le cas dans une affaire de délinquance.  
Dans un document de cinq pages, la magistrate justifie sa décision par défaut d'urgence, "en l'absence de circonstances particulières qui auraient pu résulter, notamment de troubles à l'ordre public". Elle conclut : "Il ne résulte pas de l'instruction, ni des explications apportées à l'audience que la décision d'installer une crèche dans le hall serait de nature à porter" atteinte "aux principes de laïcité et de neutralité."

Un objet "au cœur de la religion chrétienne"
Lors de l'audience, l'avocate des plaignants, Me Sophie Mazas, avait décrit la crèche comme une "atteinte à la laïcité". L'objet "symbolise" la naissance du Christ, un événement "au cœur de la religion chrétienne", avait soutenu la défenseuse du Biterrois et de la LDH.
Cette avocate n'est autre que la présidente de la Ligue des Droits de l’homme à Montpellier. C'est déjà à ce titre qu'elle jugea très sévèrement le comportement du préfet, Pierre de Bousquet de Florian, lors d’une expulsion de demandeurs d’asile somaliens, le 13 septembre 2013.

De son côté, l'avocate de la ville de Béziers, Me Raphaële Hiault-Spitzer, a fait valoir que cette crèche n'a "rien de cultuel" aux termes de la loi de 1905 qui interdit les emblèmes (la croix, le foulard...) ou les signes religieux, mais qu'elle a une valeur "culturelle"  ne contrevenant donc en rien à la législation..

Un recours similaire à Melun

Le tribunal administratif de Melun a également dû se pencher vendredi sur la requête de défenseurs de la laïcité réclamant au maire UMP de cette commune de Seine-et-Marne de retirer la crèche installée à l'hôtel de ville. Il rendra sa décision lundi.

Début décembre, une crèche de Noël, installée dans le hall du conseil général de la Vendée, avait été retirée - sans résistance, par Bruno Retailleau, président du groupe UMP au Sénat - après une décision du tribunal administratif de Nantes, au nom du principe de séparation de l'Eglise et de l'Etat. L'association La Libre Pensée était à l'origine du recours.

71 % des Français sont "plutôt favorables" à la présence de crèches de Noël dans les administrations et les bâtiments publics

Seulement 18 % des sectaires sondés y sont "plutôt opposés car il s'agirait d'un symbole religieux incompatible avec les principes de neutralité et de laïcité du service public", selon le même sondage Ifop pour Dimanche Ouest France.
Le tribunal a entendu l'immense majorité des 71 % de Français qui estiment qu'elles constituent plus un élément de tradition culturelle qu'un symbole chrétien"

Les Catholiques ne fréquentent plus beaucoup les églises mais
, qu'ils soient pratiquants ou non, ils restent à 81 %, en faveur de la présence des crèches dans les lieux publics.

Bruno Retailleau et Robert Ménard peuvent s'attendre à ce que des musulmans soutenus par la LDH demandent aux élus des espaces pour y pratiquer leurs cultures exogènes, mais n'est-ce pas déjà le cas ? En revanche, les musulmans ne sont pas prêts au mariage en mairie, selon un loi mécréante, avec le silence complice de SOS Racisme, du MRAP et de la LDH...
Le principe de laïcité permet à l'islam des discriminations institutionnalisées.