Il souhaite une bonne fête de l’Aïd à Christophe Dominici
Acteur arrogant du rugby, l’ancien président du Rugby Club Toulonnais, Mourad Boudjellal, se moque de Christophe Dominici
Acteur arrogant du rugby, il épingle celui qui pourrait devenir prochainementl’homme fort du rugby, au club de Béziers et qui fait peur à cet aventurier du sport qui se fait rejeter partout où il passe.
L’ancien ailier du XV de France travaille en effet au rachat du club de Pro D2 par un richissime investisseur provenant des Emirats arabes unis et Boudjellal s'en inquiète dans sa rubrique 'Mourad de Toulon' diffusée sur Rugbyrama, qui appartient au groupe Eurosport, détenu à 100% par Discovery, Inc., un groupe de media de masse...américain, dont TLC, émissions de télé-réalité ou des drames médicaux.
Non sans un relent laïc d'islamophobie, Mourad Boudjellal souhaite un bon Aïd à Christophe Dominici, qui a fait une carrière de champion avec leStade français Paris, avant de devenir entraîneur responsable des arrières après sa retraite pendant une seule saison.
Le malveillant lui souhaite également bonne chance pour sa prochaine circoncision. On atteint le bout du bout !
Extrait:
"Le feuilleton de l’été, c’est le club de Béziers et Christophe Dominici avec ses investisseurs émiratis. Alors on va d’abord souhaiter une bonne fête de l’Aïd à Christophe Dominici. Il a fait un mois de ramandan et c’est la première fois de sa vie pour Christophe Dominici. Bravo pour ce mois de ramadan. Puis on va aussi te souhaiter bonne chance pour ton opération. Pas ton opération à Béziers mais ton opération si ton opération se fait, ce sera la circoncision. Et d’après ce que l’on m’a dit, pourquoi il faudra deux opérations."
Une école primaire et maternelle et un collège, cibles d'une bande de déséquilibrés des "quartiers" de Béziers.
"Béziers : des incendies criminels ravagent deux écoles" (AFP)
Dans la nuit d'Hallowe'en, du jeudi 31 octobre au vendredi 1er novembre,une bande de jeunes a comblé son désoeuvrement en brûlant des lieux de culture. Variante de la 'Nuit de Cristal', pogrom qui se déroula sous le Troisième Reich dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938 et dans la journée qui suivit, mais résurgence plus nette encore de l'esprit de la nuit du 11 mai 1933 quand les nazis ont brûlé des dizaines de milliers de livres, lors d'une "campagne contre l’esprit non allemand" visant à se défaire des idées jugées contraires à la propagande du Parti national-socialiste d’Adolf Hitler, par des corporations d’étudiants désignées comme des "sections d’assaut intellectuelles" notamment chargées de purger les bibliothèques des ouvrages déclarés "nuisibles", rien ne permet d'affirmer que les débiles de Béziers sont des éléments d'extrême droite. Le camp adverse est plutôt soupçonné de ces actes criminels, puisque les incendiaires sont venus d'un quartier sensible de Béziers (Hérault). L'enquête dira si la destruction d'une école, Les Tamaris, ainsi que deux salles de classes d'un collège, est le fait de délinquants ordinaires, de révolutionnaires ou d'islamo-fascistes.
"Le feu s'est déclaré vers 22h30 dans le collège Katia et Maurice Krafft, des volcanologues français, situé dans le quartier de La Devèze à Béziers. Deux salles ont été détruites et des dégâts ont été constatés", ont indiqué les pompiers de l'Hérault.
A une centaine de mètres, une école primaire a été également incendiée.Une douzaine de salles a été lourdement endommagée, dont deux ont été totalement détruites, a poursuivi la même source. "Un incendie criminel a été allumé dans une des deux salles de classe de maternelle", avant que le feu ne se propage à l'ensemble du bâtiment, a précisé la police. Vendredi matin, les décombres du bâtiment fumaient encore.
"Une offense à la République"
Une quarantaine de sapeurs-pompiers ont [a] été mobilisés pour cette soirée d'Halloween. D'autres interventions ont eu lieu pour des feux de voiture et de poubelles, ajoutent les pompiers.
Les ministres de l'Education et de l'Intérieur Jean-Michel Blanquer et Christophe Castaner n'ont pas fait le déplacement. Leurs services ont réagi vendredi matin. "Je condamne avec force les exactions qui ont eu lieu à Béziers qui ont endommagé des classes d'école et de collège. En lien avec Christophe Castaner pour les suites fermes de ces événements. L'éducation nationale travaille dès maintenant avec les collectivités pour assurer la rentrée", a indiqué le ministère de l'Education sur Twitter.
"Incendier un établissement scolaire est une offense à la République. (...) Ils ne peuvent rester impunis [formule rituelle]: tout est mis en œuvre pour que leurs auteurs en répondent devant la Justice", a commenté la Place Beauvau sur le même réseau social, en lieu et place de Christophe Castaner.
"Je suis abasourdi. Touché. Écœuré(...) C'est un symbole qui a été touché", a réagi le maire de Béziers, Robert Ménard, co-fondateur de l'association Reporters sans frontières (RSF, dont il est le secrétaire général de 1985 à 2008), lors d'un point presse devant l'école des Tamaris en présence du sous-préfet Christian Pouget. "L'école sera sans aucun doute détruite", a annoncé ce dernier. La structure de type Pailleron, coûterait bien plus cher à rénover qu'à reconstruire, a expliqué Christian Pouget.
Quelle école pour accueillir les enfants ?
🚨 Un incendie criminel a ravagé jeudi une partie de l'école Les Tamaris à La Devèze. 🚒 Incendie maîtrisé par les pompiers de #Béziers, feu désormais éteint. 1 sapeur pompier légèrement blessé, 4 véhicules mobilisés. 🗒️ 2 salles de classe totalement détruites + 10 endommagées. pic.twitter.com/AbNEuM4qpN
"Une enquête de police est en cours pour comprendre pourquoi il y a eu ce déchaînement de violence et ces incendies", a-t-il poursuivi. "Tous les parents qui le peuvent doivent garder leurs enfants à la maison. Nous sommes pour l'heure incapables de dire dans quelle école nous allons les mettre", a indiqué Robert Ménard.
Un centre d'accueil sera ouvert lundi pour le retour des vacances, a-t-il précisé.
Le maire a également indiqué avoir fait appel à la solidarité des maires de grandes villes voisines comme Montpellier et Narbonne et ainsi qu'au département pour trouver dans l'urgence du matériel scolaire pour les 300 enfants de l'école des Tamaris.
[A LA UNE DE 12H] Une école de Béziers et deux salles de classe d'un collège ont été détruites jeudi soir par un incendie "criminel" et des policiers ont été la cible de jets pierres et de tirs de mortiers (5/5) #AFP
Attaquer des policiers et des pompiers ne semble pas être une "offense à la République"...
Car les mêmes media qui voient de simples "dégradations" et du "vandalisme" dans les incendies criminels d'écoles de la Républiquen'indiquent pas que les incendiaires s'en sont également pris aux policiers. Dans leur tweet (ci-dessus), les services du ministère de Castaner ne mentionnent pas les agressions dont ont été victimes des policiers et des pompiers.
C'est dans ce contexte de "violences urbaines" que les policiers de Béziers ont aussi été appelés aux alentours de 22h00 pour un incendie dans le hall d'un immeuble désaffecté, a expliqué une source policière. Mais, à leur arrivée, ils ont été accueillis par une trentaine de personnes [sic] à coups de pierres et de tirs aux mortiers, a ajouté cette source.
"Des policiers caillassés", titre l'AFP : "le quartier pauvre de La Devèze à Béziers (Hérault), a connu jeudi une soirée d'Halloween marquée par des violences urbaines, condamnées par le maire et le gouvernement", écrit l'agence de presse. Le maire ne condamne-t-il pas ? S'en félicite-t-il?...
"C'est insupportable, a réagi le maire ce matin sur France Bleu Hérault. C'est dans le même quartier où des aires de jeu ont déjà brûlé à 15 reprises". "Ce sont des abrutis qui s'en prennent à des bâtiments qui sont occupés par leurs petits frères et leur petites sœurs. Ce sont des gens qui détruisent leur propre cadre de vie." [Ce sont aussi des 'décrocheurs' ?]
Vacance de l'Etat ? Macron est en villégiature à Honfleur et les lecteurs de Gala sont ravis ! Le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Laurent Nuñez, doit être lui aussi à l'extérieur, dans l'escalier:il n'est pas davantage solidaire des policiers et pompiers. C'est véritablement le week-end des morts...
La mairie a 48 heures pour obtempérer ou devra payer une amende de 2.000 euros par jour de retard
La justice administrative veut éradiquer nos racines judéo-chrétiennes
Robert Ménard, devant la crèche provençale de sa commune
Elle donne 48 heures à la commune de Béziers, dans l'Hérault, pour "retirer la crèche installée dans la cour d'honneur de l'Hôtel de Ville". "A compter de la notification de l'ordonnance du tribunal", la commune est placée "sous astreinte de 2.000 euros par jour de retard", indique la préfecture de l'Hérault.
La préfecture avait saisi le tribunal administratif de Montpellier en référé le 5 décembre pour demander le démontage immédiat de la crèche du célèbre migrant indésirable dans un autre lieu que la mairie de Béziers. Un foyer d'accueil géré par DAL ou un Centre d'accueil de demandeurs d'asile (CADA)
Malgré trois condamnations, le maire maintient la tradition
La seule cabane de Noël qui n'a plus droit de cité
"L’installation d’une telle crèche, à titre temporaire, à l’initiative d’une personne publique, dans un emplacement public, n’est légalement possible que lorsqu’elle présente un caractère culturel, artistique ou festif."
Mais le tribunal administratif assume une discrimination spécifique:"sans exprimer la reconnaissance d’un culte ou marquer une préférence religieuse", selon la préfecture, relais du ministère de l'Intérieur et son demi-ministre, le Provençal Christophe Castaner.
Le gouvernement estime que même si la crèche est installée dans la cour d'honneur, elle "demeure toutefois dans l’enceinte du bâtiment public qui abrite le siège de la commune".
Malgré trois condamnations par la justice ces dernières années, en vertu de la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l'Etat, qui autorise le port du voile islamique dans l'espace public, le maire apparenté Rassemblement national a persisté cette année, mais le "Gaulois réfractaire" a placé la crèche sur roulettes, en précisant qu'elle "se déplacera, si elle a besoin de se déplacer. Et elle continuera à exister"...
Suite à l'attentat de Nice, le ministre de l'Intérieur de Hollande et Valls fait du Ménard...
La "réserve opérationnelle", c'est quoi ?
Après le carnage terroriste commis à l'issue de la soirée festive du 14 Juillet à Nice, le président Hollande, en plus du maintien contesté de l’opération Sentinelle (10.000 militaires affectés au maintien de l'ordre, en association avec les forces de l'ordre, gendarmes et policiers), a fait appel à une "réserve opérationnelle", "c’est-à-dire à tous ceux qui, à un moment, ont été sous les drapeaux ou dans les effectifs de la gendarmerie pour venir soulager les effectifs de policiers et de gendarmes".
En quoi consiste ce dispositif ?
C’est une partie du dispositif dit de "réserve militaire", qui comprend aussi la "réserve citoyenne", destinée à la sensibilisation, et, depuis plus récemment, la "réserve citoyenne cyberdéfense".
Cette réserve opérationnelle regroupe des citoyens volontaires, avec ou sans expérience militaire, âgés d’au moins 17 ans. Ils signent un contrat rémunéré (avec une solde dans les mêmes conditions que les militaires de carrière) pour quelques dizaines de jours par an.
Y appartenir implique des contraintes de forme physique ou d’âge, comme dans la réserve de la gendarmerie ou de l’armée de l’air,où la limite d’âge est par exemple fixée à 30 ans.
Les participants peuvent se voir confier les mêmes missions que les militaires d’active, précise le ministère de la défense.
"Les réservistes militaires permettent de faire face à la simultanéité des opérations et d’accroître la capacité des forces à durer en renforçant les unités d’active, en particulier lors des pics d’activité (opération Sentinelle, plan Vigipirate, crises sur le territoire national, intempéries, services d’ordre public lors d’événements majeurs, protection de bases navales, de ports d’intérêt vitaux et d’installations sensibles…)."
François Hollande a précisé, dans sa déclaration solennelle, que la réserve opérationnelle sera nécessaire "en particulier pour le contrôle des frontières".
Quels sont ses moyens ?
Au 30 novembre 2015, la réserve opérationnelle militaire était composée de 28. 000 réservistes du ministère de la Défense et 23.000 réservistes de la gendarmerie nationale ; 19 % seulement sont des femmes.
Au ministère de la Défense, l’ambition est d’augmenter les effectifs d'un tiers pour atteindre l’objectif de 40.000 personnes mobilisables par l’armée d’ici trois ans. Du coup, l’armée de Terre recrute.Cette arme contribuera en effet à hauteur de 800 réservistes par jour, soit 80 % de l’objectif annoncé par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, président de la région Bretagne.
Au total, si les effectifs de réservistes de la gendarmerie n’évoluent pas: il y aura en 2019 en France 63.000 réservistes pour participer à la protection du territoire.
En outre, la loi de programmation militaire 2014-2019 a été actualisée afin, notamment, de renforcer le dispositif de réserve opérationnelle avec un accroissement des jours d’activité des réservistes, de 24 actuellement à 30 jours par personne et par an. Le maximum est de 60 jours appelables, mais ce plafond peut être porté de façon exceptionnelle à 150, voire 210 jours par an.
Près de 44 % des réservistes actifs moins de 10 jours
Durée d'activité moyenne des réservistes opérationnels en 2014
SOURCE : MINISTÈRE DE LA DÉFENSE
Pour permettre le renforcement du dispositif de réserve citoyenne, une augmentation de 77 % du budget annuel qui lui est consacré est prévue entre 2014 et 2018.
Quelle est son utilité réelle ?
Selon le ministère de la Défense, les forces réservistes font "partie intégrante du nouveau modèle d’armée issu du Livre blanc. Sans elles, les forces de défense et de sécurité ne sont pas en mesure de remplir l’ensemble de leurs missions, en particulier en cas de crise sur le territoire national", note le guide d’orientation de la défense française.
Et il existe en fait de nombreux freins à l’utilisation des réservistes : le premier est le temps de formation, selon le lieutenant-colonel Gérald Orlik, qui témoignait dans le cadre de la commission de la Défense nationale et des forces armées en avril 2015 : "Le premier obstacle pour nous est le temps nécessaire à la préparation et à la formation des réservistes (…). Expliquer à des jeunes qu’on les prépare cette année, mais qu’on ne les emploiera que l’année suivante faute de crédits nuit [à la fidélisation des réservistes]."
Un temps de formation d’autant plus indispensable pour remplir des missions en armes au sein de la population. Ainsi, seulement 321 réservistes ont été engagés dans l’opération Sentinelle, soit à peine plus de 3 % des personnels engagés, d’après les chiffres donnés par Pierre de Villiers. Le chef d’état-major des Armées souligne aussi le manque de réactivité du dispositif et le cantonnement des réservistes dans des missions de "garde statique". Pas de quoi motiver...
La fidélisation des volontaires est d’autant plus difficileque, visant des actifs, le dispositif requiert le soutien des employeurs. Ces derniers doivent libérer les volontaires désireux de servir la réserve au moins cinq jours par an : pendant l’activité de réserve, le contrat de travail est suspendu et l’employeur n’est pas indemnisé. Résultat, certains des volontaires sont des réservistes "honteux", témoignait le lieutenant-colonel Orlik, "qui ne déclarent pas leur état de réserviste à leur employeur et prennent sur leurs congés pour pratiquer leurs activités militaires".
La gauche appelle ça faire de la prévention ? Quelle différence avec la "garde biterroise" de Robert Ménard ?
La "réserve opérationnelle" de Hollande est une copie grand format de sa garde biterroise, observe Robert Ménard.
#Nice : @BCazeneuve veut 1 réserve d'anc gendarmes... Comme notre Garde Biterroise que l'Etat vient d'interdire. De qui se moque t-on ?
Aujourd'hui, Robert Ménard souligne que l'État se livre à un copié-collé du dispositif que la justice lui a interdit de mettre en place. Les réservistes opérationnels mobilisés par le gouvernement socialiste seront placés sous l'autorité de la hiérarchie policière ou militaire, comme le seront les patrouilles placées sous l'autorité du maire de Béziers, Robert Ménard, sans disposer d'aucune autonomie d'intervention.
L'initiative du maire Robert Ménarddécriée par les gauches socialiste et radicale qui la qualifient de "sécuritaire" est reprise sous le terme de "réserve opérationnelle", avec l'approbation des mêmes acteurs polico-médiatiques.
Les décrypteurs, experts et autres spécialistes de la 'désintox' et du 'vrai ou faux' de la maison socialiste- très en vogue dans les salles de rédaction des organes de presse au service de l'Elysée - planchent ce dimanche sur l'argumentaire officiel à opposer à Ménard pour démontrer que ça n'a rien à voir. Rendez-vous aux premières heures, ce lundi matin...
Hollande, Valls et Cazeneuve sont-ils les premières menaces sur l'ordre publique ?
A Béziers, "le premier risque pour l’ordre public, c’est Ménard," titrait Le Monde du 7 mai 2015.
"Ça, c’est les Gaulois !": la pancarte, criarde [sic], accueille le visiteur à l’entrée du Musée du Biterrois, ricanait Madjid Zerrouky, envoyé spécial du journal officieux du PS. Et de commenter: "Comme si la municipalité de Béziers (Hérault), dont le maire, Robert Ménard, a affirmé [sic] qu’il y a 64,6 % d’enfants musulmans dans ses écoles, cherchait à conjurer le sort [re-sic]en rendant hommage à "nos ancêtres" [sic encore], comme le soulignait le journal municipal en mars. Qui sous-titrait même : 'La Gaule contre-attaque !' " Sans compter la contestation des "têtes blondes" ("une affiche très années 1950", selon Madjid Zerrouky) ou les citations aigres par le journaliste des références aux paroles d’une chanson d’Henri Salvador [métis] côtoyant celles de 'La Marche lorraine' ("Jeanne d’Arc, vierge souveraine"…).
Le journal national dézingue la population qui a élu Ménard maire
"Béziers détient le titre peu enviable de quatrième ville la plus pauvre de France. Les façades sont délabrées, les immeubles murés, les trottoirs défoncés et la propreté est à l’avenant. Ici, où se succèdent kebabs, boucheries hallal et même un écrivain public, difficile de trouver des ouailles de Robert Ménard, dénigre Zerrouky. "On est tombé sur le gros facho, vous pouvez l’écrire, s’exclame Tony Ferreira, 28 ans. Et c’est un Portugais qui vous le dit !" cite le journaliste issu du lycée Descartes d'Alger.
Le journaliste franco-algérien de dresser un catalogue de mesures qui horrifient les communautaristes haineux de notre société, lorsqu'elle réagit à ce qui lui est étranger."La dernière en date d’une série de mesures à caractère polémique, mises en œuvre depuis son élection en mars 2014 : interdiction de pendre le linge aux fenêtres et de "cracher sur la voie publique", limitation des antennes paraboliques visibles depuis la rue, instauration d’un couvre-feu de 23 heures à 6 heures pour les mineurs lors des week-end et vacances scolaires, renforcement et armement de la police municipale, installation d'une crèche de Noël dans l'hôtel de ville... Le tout sur fond de réhabilitation de l'Algérie française, en rebaptisant une rue au nom d'un putschiste de 1961."
La gauche radicale franco-algérienne
- notamment le NPA-
contre la "réserve opérationnelle" de Hollande ?
Ce qu'omet - par inadvertance, au risque d'être accusé de désinformation - de préciser notre donneur de leçons franco-algérien, c'est que c'est la rue du 19 mars 1962, date des accords d'Évian, lesquels ne marquent nullement la fin des exactions, mais inaugurent une période de massacres de harkis.
"Vous venez pour Satan ?" est l'une des citations choisies du journal contre le maire de la ville qui n'a cessé d'osciller entre gauche et droite et qu'une majorité de Biterrois a démocratiquement confiée à ce proche du FN. "Robert Ménard privilégie le noyau dur de son électorat, à commencer par les commerçants, à qui il a promis de développer le tourisme et que son discours séduit", ajoute Cyril Hennion, le vice-président de la Ligue des droits de l’homme à Béziers.
"Le premier risque pour l’ordre public, c’est Ménard", déclare David Garcia, membre du syndicat Solidaires, associé aux trotskistes de SUD, et pour qui le nouveau maire joue en ce moment avec le feu.
Et encore, le tribunal a suspendu la "garde biterroise"
Pour mettre le gouvernement face à ses responsabilités,la délibération pour la création d'une "garde biterroise" à Béziers a été adoptée en décembre 2015 par le conseil municipal. La "proposition" du maire Robert Ménard, vivement critiquée par le préfet de l'Hérault, a été votée avec 35 voix pour.
La "Garde biterroise", composée de bénévoles, ex-gendarmes ou ex-policiers chargés d'assurer des gardes statiques devant les bâtiments publics, d'organiser des déambulations sur la voie publique et d'alerter les forces de l'ordre, a été créée à Béziers.
Mais une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Montpellier datée de mardi 19 janvier, est venu suspendre la "garde bitterroise', qualifiée de 'milice' par les opposants, sans la dissoudre. La préfecture avait déposé deux recours : un référé en urgence pour s’assurer que la décision ne s’applique pas et dont la décision a en effet été prise; l’autre référé demandant l’annulation de la décision municipale doit encore être examinée.
Le juge a, en outre, rejeté la notion de "collaborateur occasionnel du service public", que Raphaële Hiault-Spitzer, l’avocate de la ville de Béziers à l’audience du 13 janvier, a fait valoir. Emettant "un doute sérieux sur la légalité de la délibération", le juge a ordonné la suspension et a "enjoint" à la commune de Béziers de "surseoir à la mise en place opérationnelle de la 'garde biterroise' " et de mettre fin à toute mesure d’information et de publicité la concernant, jusqu’à ce que le tribunal statue sur le fond de l’affaire".
Cazeneuve élargit la "garde biterroise" à l'hexagone
Sous la pression des circonstances, vendredi 15, au lendemain du massacre terroriste des innocents du feu d'artifice de Nice, le président Hollande a annoncé un prolongement de trois mois de l'état d'urgence. Dans la foulée et la précipitation, et non pas en prévention d'autres drames à venir, donc, Flanby a lancé un appel à une réserve opérationnelle. Une décision aussitôt confirmée samedi par Nanard Cazeneuve, son ministricule de l'Intérieur. "Nous allons renforcer la présence des forces de sécurité sur l'ensemble du territoire nationale", a déclaré l'occupant de la Place Beauvau. "Je voudrais lancer un nouvel appel à rejoindre cette réserve pour tous les Français patriotes qui le souhaitent", a-t-il gravement déclaré. Pour l'occasion, l'Etat-PS est-il devenu nationaliste ?
Le juge des référés du tribunal administratif de Montpellier devra-t-il maintenant se déjuger ?
Et le Conseil d'Etat doit-il statuer en urgence ? Solidaires devrait logiquement se dresser contre cette 'milice' nationale...
Si localement, "le premier risque pour l’ordre public, c’est Ménard," que dire de Hollande à l'échelle nationale ? On hâte de lire la prose du journal Le Monde qui va devoir se contorsionner...
Quand le judiciaire est sur la longueur d'ondes de l'exécutif...
Le vendredi 9 janvier 2015, Hollande avait appelé "tous les Français" à se "lever" contre le terrorisme
Il fallait se rassembler dans la rue à son appel et participer à sa manifestation dominicale. Il avait annoncé qu'il serait lui-même la vedette américaine de ce show médiatique, alors que la France n'en a "pas terminé" avec ces menaces. Diverses initiatives ont été prises en régions, maiscertaines n'ont pas reçu l'agrément de cet organisateurs de spectacles.
Le pouvoir n'a rien à faire: ses juges accomplissent la besogne
La "garde biterroise" de Robert Ménard ne sera pas mise en place. Le tribunal administratif de Montpellier a suspendu ce mardi la décision du conseil municipal de la ville de Béziers qui avait créé ce dispositif. "Dans son analyse, le juge des référés précise que la délibération est notamment dépourvue de fondement légal", indique le Midi Libre.
Cette "garde" controversée, qualifiée de "milice" par des opposants au maire co-fondateur de l'association Reporters sans frontières (RSF) et proche du FN, Robert Ménard, devait être composée de "citoyens volontaires, dont l'expérience et la qualification (anciens gendarmes, militaires, policiers ou sapeurs pompiers à la retraite) les amènent à apporter leur aide à la collectivité dans un contexte marqué par l'état d'urgence", selon la délibération municipale. Elle était censée patrouiller dans les rues de la ville: de la prévention et de la dissuasion dont la gauche ne veut pas, quand elle n'en a pas l'initiative.
Deux recours en référé
En décembre 2015, Robert Ménard proposa de créer une "garde biterroise", composée de bénévoles, pour patrouiller de concert avec la police municipale pendant l'état d'urgence, histoire de renforcer la protection de ses administrés. Le président Hollande se posait en "protecteur" des Français et Ménard avait reçu le message.
Or, le préfet, représentant du gouvernement, avait déposé deux recours:un référé en urgence pour demander au juge de démontrer que la décision ne s'applique pas. Sans surprise, la sentence est tombée mardi et fera jurisprudence, interdisant à toute autre municipalité de suivre l'exemple de Béziers, quelles que soient ses difficultés.
L'autre référé demandait clairement l'annulation de la décision municipale, mais doit encore être examiné.
Le juge des référés se justifie en faisant référence à l'"application d'une jurisprudence constante, selon laquelle la police administrative constitue un service public qui, par sa nature, ne saurait être délégué". Le maire n'est pas maître en sa mairie.
Subjectivité judiciaire
"Doute sérieux sur la légalité de la délibération"
"Il [le tribunal] juge ainsi que les tâches de surveillance des bâtiments publics et de la voie publique sont partie intégrante, dans les communes, de la police municipale -quels que soient ses effectifs et ses moyens- et doivent être exercées par le maire ou par des agents placés sous son autorité, sous le contrôle du représentant de l'Etat, et que le conseil municipal de Béziers ne pouvait en conséquence légalement confier à des particuliers les missions de surveillance de la voie publique ou des bâtiments publics", poursuit le jugement. Puisqu'elle ne peut "déléguer", on imagine bien la maire de Lille patrouillant, de nuit, en gilet pare-balles. Mais sans chiens: de cela, elle peut faire l'économie...
Le juge rejette de surcroît la notion de "collaborateur occasionnel du service public", mise en avant par Me Raphaële Hiault-Spitzer, l'avocate de la ville de Béziers à l'audience du 13 janvier.
Mettant en avant "un doute sérieux sur la légalité de la délibération", le juge en ordonne la suspension et "enjoint" la commune de Béziers "de surseoir à la mise en place opérationnelle de la 'garde biterroise' et de mettre fin à toute mesure d'information et de publicité la concernant, jusqu'à ce que le tribunal statue sur le fond de l'affaire".
"Une décision politique", réagit le maire
"Aujourd'hui la garde biterroise n'est pas illégale, seule la délibération est suspendue", a souligné Robert Ménard lors d'une conférence de presse à Béziers.
"C'est une étape... La préfecture a pris une décision politique. Nous, ce que nous attendons aujourd'hui, c'est un vrai débat au fond pour donner plus de pouvoirs aux maires dans des situations exceptionnelles". Ne sommes nous pas en effet en "état d'urgence" ?
La justice suspend notre délibération mais ne dit pas que la #GardeBiterroise est illégale. C'est une première étape.