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jeudi 28 mai 2020

Mourad Boudjellal provoque en affichant son appartenance religieuse

Il souhaite une bonne fête de l’Aïd à Christophe Dominici

Acteur arrogant du rugby, l’ancien président du Rugby Club Toulonnais, Mourad Boudjellal, se moque de Christophe Dominici

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Acteur arrogant du rugby, il épingle celui qui pourrait devenir prochainement l’homme fort du rugby, au club de Béziers et qui fait peur à cet aventurier du sport qui se fait rejeter partout où il passe.

L’ancien ailier du XV de France travaille en effet au rachat du club de Pro D2 par un richissime investisseur provenant des Emirats arabes unis et Boudjellal s'en inquiète dans sa rubrique 'Mourad de Toulon' diffusée sur Rugbyrama, qui appartient au groupe Eurosport, détenu à 100% par Discovery, Inc., un groupe de media de masse... américain, dont TLC, émissions de télé-réalité ou des drames médicaux.

Non sans un relent laïc d'islamophobie, Mourad Boudjellal souhaite un bon Aïd à Christophe Dominici, qui a fait une carrière de champion avec le Stade français Paris, avant de devenir entraîneur responsable des arrières après sa retraite pendant une seule saison

Le malveillant lui souhaite également bonne chance pour sa prochaine circoncision. On atteint le bout du bout ! 
Extrait:

"Le feuilleton de l’été, c’est le club de Béziers et Christophe Dominici avec ses investisseurs émiratis. Alors on va d’abord souhaiter une bonne fête de l’Aïd à Christophe Dominici. Il a fait un mois de ramandan et c’est la première fois de sa vie pour Christophe Dominici. Bravo pour ce mois de ramadan. Puis on va aussi te souhaiter bonne chance pour ton opération. Pas ton opération à Béziers mais ton opération si ton opération se fait, ce sera la circoncision. Et d’après ce que l’on m’a dit, pourquoi il faudra deux opérations."


samedi 11 avril 2020

Dérapage de Mourad Boudjellal : "Vous êtes un minable !"

Les 'Grandes gueules' de RMC, ou le plus infecte des réseaux sociaux en live

L'ascenseur social fait une chute fracassante

Mourad Boudjellal roule-t-il pour Emmanuel Macron? | Le Huffington ...
L'un des chroniqueurs de l'émission s'est cru à la maison et s'est révélé tel qu'en lui-même: un twitto dernier de cordée a pu se reconnaître en lui et c'est sans doute pour lui un titre de gloire. Pourtant, ce franco-algérien du nom de Mourad Boudjellal a pu faire son chemin en dépit de ce faciès qui barre la voie de ses semblables, si on en croit la gauche. 
Bavardages: Rahan, voici l'homme ?!
Né dans le Var, ce fils de l'immigration que la France n'a pas maltraité, quoi qu'en disent les profiteurs politiques de la précarité des autres, a fait fortune dans l'édition de BD et s'est fait détester dans le rugby avant de racheter le club de football de Toulon, le Sporting Club, et de se faire rejeter. "Homme de gauche" et sectaire, en 2014, il refuse un match amical contre Béziers, au motif que Robert Ménard est maire de la ville. Bizarrement, en octobre 2015, il accorda son soutien au candidat LR Christian Estrosi, aux élections régionales, renvoyant au vestiaire se rhabiller le candidat de la gauche et "kéké " marseillais, Christophe Castaner, futur ministre de Macron qui n'en aurait pas voulu à l'Elysée mais qui était suffisamment médiocre pour son gouvernement.
La grande gueule peaufine sa réputation

Rahan (1er série) N°20 par Chéret"Vous êtes un minable !": autocritique ou agression ?
Maire d'une commune en Haute-Savoie, à une heure de Sillingy, Jean-Marc Peillex, était invité et ne s'attendait donc pas à se faire insulter. Il est maire LR de Saint-Gervais-les-Bains et conseiller départemental. L'émission l'avait fait venir en sachant qu'il dénonce les comportements des nombreux Français,  surtout des Parisiens qui prennent leurs vacances de Printemps Pâques comme bon leur semble, au mépris des consignes gouvernementales, de surcroît en mettent en péril la vie de leurs concitoyens dans l'hypothèse où ils seraient porteurs (sains) du virus tueur.

"Le confinement c’est pour tout le monde, il n’y a pas d’exception. Ce n’est pas parce que vous avez une résidence secondaire que vous avez le droit de vous confiner où vous voulez, quand vous voulez, donc vous restez sagement chez vous", avait-il notamment déclaré il y a quelques jours sur le plateau de LCI. Ce vendredi, RMC, ex-chaîne périphérique montée à Paris, tenait un homme de convictions, donc un bon client, et Mourad Boudjellal, une cible idéale pour un socialiste.

"Vous n'avez rien compris!", insulte prête à l'emploi dans les milieux parisiens, mais insupportable quand elle leur revient en boomerang.
La famille du président de Toulon Mourad Boudjellal, avec sa fille Rose (2e en partant de la gauche).Alors que l'animateur du pugilat, Olivier Truchot, déclarait qu'il ne voyait pas le problème de se confiner à Paris ou à Saint-Gervais-les-Bains, mais fustigeant "en même temps", à l'instar de Charles Consigny, la "jalousie" de certains citoyens envers ceux qui ont une résidence secondaire, Jean-Marc Peillex a tranché, comme espéré, s'exclamant: "Vous n'avez rien compris au principe de confinement ! (...) C'est vraiment grave de passer des messages comme ça ! Vous n'avez pas le droit de bouger !

Quelques instants plus tard,
le présentateur né à Paris s'en prit à son invité,  dénonçant chez l'élu provincial un "anti-parisianisme primaire", ce à quoi, fort de son mandat populaire, tente de faire appel à son intelligence : "Si vous n'avez plus que ça à dire franchement (...) le problème c'est qu'ils arrivent alors qu'ils n'étaient pas là !Outré par le guet-apens, le maire raccroche.

Le triomphe de la bêtise

Le chroniqueur de BFMTV-RMC aurait-i reproché à Macron d'être "un mauvais exemple ?

Jean-Christophe Lagarde (UDI) a déploré mercredi 8 avril les "messages contradictoires" envoyés par le déplacement non sécurisé de Macron la veille,  à Pantin en Seine-Saint-Denis, qui a provoqué un bref attroupement mettant les gens "en danger", mais aussi des huées et un appel à la démission.
Eric Ciotti (LR) a, quant à lui, dénoncé un "mauvais exemple".

La chroniqueuse de BFMTV estime qu'on ne peut pas en vouloir à Macron...

Admirons au passage
la groupie de Macron, Anna Gabana, mettant toute son énergie à nier l'irresponsabilité du président :  

En contre-point, l'article du Point : lien 

BFMTV ne diffuse d'ailleurs pas les appels à la démission adressés à Macron:



Quelques instants plus tard, repris en ligne, alors que Jean-Marc Peillex évoquait l'épidémie qui s'est répandue dans les petites communes de Haute-Savoie, fortement impactée par le virus, Mourad Boudjellal l'interrompt finement  : "Vous êtes un mauvais exemple puisque vous l'avez attrapé !" 

Evocation de la Nemesis, ou châtiment divin, rappelant celle proférée par le bras armé de dieu, le préfet Lallement...

Immédiatement, Truchot rattrape son chroniqueur au vol et lui demande de s'excuser à plusieurs reprises.
"Vous ne pouvez pas dire ça, Mourad ! Excuse-toi ! Il a été malade, tu ne peux lui reprocher d'avoir été malade !" Dans un brouhaha continu, le maire, choqué par les propos qu'il vient d'entendre, conclut l'échange : "Un minable ! C'est minable ! C'est inadmissible ! Les gens comme vous ne devraient plus s'exprimer, vous êtes un vrai méchant !", avant de raccrocher pendant que Mourad Boudjellal, dans un état minable, poursuit son délire.

La grande gueule sera-t-il maintenue ? Pour faire le buzz, il est top !

vendredi 12 mai 2017

Investitures aux législatives : Berné, Bayrou traite de "secte" le mouvement de Macron

Macron trahit Bayrou, traître de Juppé, lequel est pressenti pour un retour à Matignon : 
vers un assainissement de la vie politique ?

Bayrou en colère, bavures et confusion, premiers pas incertains de l'apprenti président Macron 

Une autre si "Belle Alliance Populaire"
Bayrou, cocu historique du théâtre politique de Guignol.  Bayrou est à nouveau en crise. Cet éternel incompris n'a pas compris que Macron l'avait exploité. Le jeune banquier n'est pas avec les analystes politico-médiatiques sur la même longueur d'ondes éthiques. Tous ont estimé que les quelques points apportés en dot par Bayrou au jeune épousé de l'Elysée avaient fait la différence durant les préliminaires du premier tour, mais l'heureux élu du coeur d'une minorité d'électeurs est persuadé qu'il ne doit qu'à son seul mérite d'être au sommet de la pyramide humaine hexagonale. Il faut un ego sur-dimensionné pour gagner : c'est celui qui a la plus grosse ...estime de soi qui remporte le morceau.  Qui l'eût cru, pourtant ? 

Bayrou est en colère contre Macron 

En Marche ! multiplie couacs et flatulences avec élégance. 
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Bayrou a la narine délicate et il hausse le ton face à Macron. Par voie de presse, toutefois : un porte-feuille de garde des Sceaux reste en jeu. 
Après l'euphorie de la victoire, voici déjà venu le temps des premiers accrochages dont on croyait révolu le temps, à en croire les beaux parleurs du camp Macron, des communicants policés : ses VRP ont le teint hâlé, la barbe finement sculptée et le ton toujours égal aux lèvres, sur des dents acérées, mais étincelantes. 

Le président du machin qu'il appelle MoDem, François Bayrou, se mord déjà les doigts jusqu'au sang d'avoir fait le choix de rallier l'ancien ministre de Hollande dès l'éviction de son vieux compagnon de route à la primaire de la droite et du centre, le maire septuagénaire de Bordeaux. Il n'a pas vraiment apprécié la liste des investitures pour les législatives présentée jeudi par 'La République en marche' (REM). Le maire de Pau a éructé le refus de son "assentiment" et dans la bouche d'un bègue, ça tonne ! "C'est une opération recyclage du Parti socialiste. La grande lessiveuse. Je ne laisserai pas faire ça", a-t-il promis devant L'Obs, le soir même. 

Le centriste ne digère pas le sort réservé aux candidats de son parti, d'autant moins que d'anciens ministres de François Hollande peuvent désormais compter manger la poule au pot chaque dimanche. Seulement 35 candidats du MoDem ont été investis, au lieu des 120 promis en échange de l’apport qu’il a fourni au candidat pendant sa campagne électorale. 
Le maire de Pau qualifie En Marche ! de... "secte" !

Emmanuel Macron et son mouvement vont devoir  sortir d'une logique sectaireAprès une discussion orageuse avec Richard Ferrand, secrétaire général d’En Marche !, Bayrou a convoqué un bureau politique du MoDem pour ce vendredi soir. Pour mieux faire monter les enchères ? Bayrou est opposé aux tractations de marchands de tapis, mais en chef de parti en voie d'extinction, un sou est un sou et chaque siège peut rapporter gros aux finances du MoDem. 

Porte-parole d'Emmanuel Macron, Christophe Castaner a tenté de calmer le jeu. "Nous avons pris connaissance du souhait de François Bayrou de poursuivre la discussion et nous allons la poursuivre," a déclaré jeudi le maire de Forcalquier, non sans grandeur compassionnelle. "L'importance de François Bayrou au côté d'Emmanuel Macron est essentielle; c'est pour cela qu'il faut trouver des terrains d'entente", a susurré Castaner à l'heure de la berceuse.  "Il y a une discussion, les choses vont se détendre," a-t-il ajouté, comme s'il suçait un bonbon.

François Bayrou : "Macron va devoir changer de logique" 
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En effet, la colère de François Bayrou n'est pas la seule bavure de la journée, pour l'équipe de néophytes : anciens exécutants de l'ombre ou faire-valoir dans la lumière, les rôles d'appoint sont passés acteurs. Et ils cherchent encore comment occuper l'espace scénique et placer leur voix

A peine proclamés sur la liste des investitures, plusieurs personnes investies à l'insu de leur plein gré ont dû aussitôt démentir la fausse information de leur candidature. Alors qu'En Marche ! venait d'annoncer qu'il serait candidat dans la 1re circonscription du Var, Mourad Boudjellal, président du club de rugby de Toulon, s'est ainsi défendu d'avoir fait acte de candidature ! Une bavure loin d'être isolée. 
Investi dans son dos par le mouvement d'Emmanuel Macron, François Pupponi, député PS sortant de la 8e circonscription du Val-d'Oise, dit  lui aussi "être tombé de sa chaise". "Je n'ai ni adhéré à En marche !, ni demandé l'investiture de ce parti. La seule investiture que j'ai demandée est celle du Parti socialiste", a-t-il protesté sur France Info, chaîne amie de Benoît Hamon... Les 'fake news' continuent de polluer l'air aseptisé de Macron, utilisateur compulsif de lingettes (cf. la video ci-dessous), mais ni les réseaux sociaux, ni l'extrême droite américaine ne peuvent être incriminés. Poutine, peut-être ! 

VOIR et ENTENDRE Ponce Pilate s'en laver les mains :

Dans la soirée, Anormal 1er a fait publier une liste rectifiée par En marche!. Non, pas d'enrôlement de force, donc; aucun candidat n'a été mis devant le fait accompli. "Un tel climat de confusion est plutôt inhabituel dans l'entourage d'Emmanuel Macron," a aussitôt assuré l'AFP, reprise par la fainéants des salles de presse pléthoriques où personne ne sait ce qu'il a à faire et pour quelle tâche il est payé, sinon diffuser les éléments de langage officiels. Il reste que cette preuve d'amateurisme rappelle les couacs de Hollande, autre président sans expérience, livré à lui-même sans un proche pour lui tenir la main. Et établit la filiation dont la France n'avait pas besoin à nouveau. 

Au-delà de cette désolation de mauvais augure, que faut-il retenir des investitures de la République en marche (REM) ? 

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Ils se sont tellement aimés
Sélectionnés à partir de "19.000 dossiers" déposés, soit 25 postulants par siège, les 428 candidats investis ne couvrent qu'à peu près trois postes sur quatre. Le volant restant, 150 député(e)s virtuels en attente de campagne à quatre semaines de l'échéance, constitue un reliquat qui autorise toutes les tractations et ajustement, mais aussi les marchandages de dernière minute que Macron prétendait éradiquer des moeurs politiques en vigueur.

Suspicion officielle sur les personnels expérimentés (et mûrs) de la République

Il y a "52% de candidates et candidats issus de la société civile au sens qu'ils n'ont jamais exercé de mandat électif", a indiqué jeudi Richard Ferrand. Ce conseiller régional de Bretagne depuis sept ans et député du Finistère depuis cinq a-t-il une si piètre opinion de ses confrères et -soeurs bretons, tel Le Drian, 70 ans, qu'il ne jure que par la société civile et l'expérience acquise hors du giron de Marianne ? Conseiller général du canton de Carhaix (Finistère), est-il gagné par l'esprit contestataire véhiculé par son maire régionaliste DVG, Christian Troadec, activiste du mouvement des Bonnets Rouges, mouvement protestataire breton apparu en octobre 2013, en réaction aux mesures fiscales contre la pollution des véhicules de transport de marchandise et les nombreuses fermetures d'usines dans l'agroalimentaire.

Le secrétaire général du mouvement a aussi fait état d'une "parité réelle" avec 214 candidats femmes et 214 hommes. 

Et, annonçant un quinquennat de comptables, il a sorti toute une série de chiffres : 93% des candidats sont aujourd'hui en activité professionnelle ; 2% en recherche d’emploi ; 4% retraités et 1% étudiants. 

L'âge moyen est de 46 ans, "contre 60 ans pour la moyenne des députés sortants". Le candidat le plus jeune a 24 ans, le plus âgé, 72 ans.

95% ne sont pas des députés sortants. 
Mais tous les députés sortants investis sont socialistes. Ils sont pour l'instant 24. En revanche, pour l'heure, En marche! n'a réussi à débaucher aucun postulant Les Républicains. Le premier qui bougera sera encensé.

Mais des circonscriptions ont été volontairement laissées libres pour investir d'éventuels transfuges d'ici mercredi.
Bien qu'il se défende de prolonger les vieilles pratiques, Macron veille ne pas présenter de candidat face à des personnalités prêtes à travailler avec 'La République en marche.
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Mauvaise année pour les François
Ainsi, Manuel Valls, traître à Hamon, sera récompensé et ne trouvera pas la socialiste annoncée face à lui. Le PS n'a pas voulu priver le président Macron d'un homme d'une telle probité exemplaire. Manuel Valls est absent de cette liste En marche!. La demande de l'ex-Premier ministre, qui quémandait une investiture La République en marche (REM), n'a pas été honorée, sachant que la formation du nouveau chef de l'Etat - qu'il a déclaré "parti mort" - opterait néanmoins pour un compromis ménageant le traître et fossoyeur du parti de Jaurès. Pour éviter toute humiliation, aucun candidat REM ne sera désigné pour le défier – et potentiellement le faire battre – à Evry. Macron règle le cas Valls : ni investiture, ni humiliation. De Hollande, Macron a hérité aussi le sens du compromis...

Dans cette liste, figurent quelques OVNI, comme le mathématicien Cédric Villani, ou des protégés de Hollande, tel, à Rennes, Gaspard Gantzer, conseiller du président sorti François Hollande, chargé à l'Elysée de la brillante communication qui en a fait la risée du monde entier.  Investiture d'ailleurs dénoncée par Jean-Yves Le Drian.

Des candidats En Marche ! que personne ne connaît, une gauche KO, une droite déterminée à la reconquête, des triangulaires en pagaille, voire des quadrangulaires, les Français vont demander grâce...

Reste à connaître le nom du Premier ministre.
On subodore qu'il pourrait être marqué à droite, mais pas trop. Or, après "Les coulisses d'une victoire", documentaire diffusé sur TF1 au lendemain de la victoire d'Emmanuel Macron, le magazine "Envoyé Spécial" de France 2 diffusait à son tour, jeudi soir, un long reportage sur la campagne du leader En Marche !. Un document dans lequel on entend notamment l'ancien ministre de l'Economie expliquer, au lendemain de la victoire de François Fillon à la primaire de la droite et du centre, comment il compte "déstabiliser" une partie de la droite. Une séquence qui éclaire la recomposition politique et les grandes et petites manœuvres actuelles. 
Un Juppéiste ferait l'affaire. Et le nom d'Edouard Philippe circule. Avec d'autant plus d'insistance que Bayrou est prêt à renverser la table.

 

mardi 27 octobre 2015

Régionale:129 personnalités soutiennent Estrosi (LR), dont le patron du Rugby Club de Toulon

Boudjellal soutient Estrosi contre les "chemises noires" du FN

Le président du Rugby Club Toulonnais ne compte pas sur le candidat socialiste

Mourad Boudjellal a annoncé qu'il rejoint le comité de soutien de Christian Estrosi, candidat Les Républicains aux prochaines élections régionales, pour s’opposer au Front national.
"Nous, à Toulon, on a connu le Front national en 199, a lancé M. Boudjellal à la tribune, au cours de cette soirée destinée à présenter le comité de soutien de Christian Estrosi, jeudi soir à AntibesLe FN, c’est une ville qui se divise, des commerces dans lesquels on ne va plus, des gens qui se séparent. Je n’ai pas envie que ma région ressemble à ça."

Mourad Boudjellal a mis en garde Christian Estrosi: contre les All Blacks ? "N’oublie pas, Christian, que tu as en face de toi une équipe qui joue avec un maillot noir. Mais n’oublie jamais aussi que quand elle s’approchera, tu verras qu’en fait, ce maillot noir, c’est une chemise noire. Alors, comme dirait Bernard Laporte [l’entraîneur du RCT, lui aussi membre du comité de soutien], pas de faute, Christian, pas de faute."

Ses propos ne relèvent pas le débat
Le FN a géré la mairie de Toulon pendant sept ans dans les années 90. Au micro de Léa Salamé sur France Inter ce mardi, il a réaffirmé son opposition au parti de Marine Le Pen. "Le Front National est une sorte de prostitué de la pauvreté, selon Boudjellal.  Plus la pauvreté augmente, plus ils se maquillent et ils sortent vendre leurs salades".
En Paca, "on est déjà au second tour", assure cet homme de gauche, homme d'affaires fondateur des Editions du Soleil devenu actionnaire principal du club, qui se tourne vers LR pour faire barrage au Front National et la partie va se jouer entre Christian Estrosi et Marion Maréchal-Le Pen, pronostique-t-il. 

Pessimiste, Boudjellal juge le salut incertain à travers une "politique de répartition des richesses différente" et 
"le Front national, inéluctablement, est appelé à prendre le pouvoir," avançait-il dans un entretien accordé ce lundi à Libération. Tout ce qu’on peut faire, c’est repousser l’échéance."

"Sur l’intégrisme, je peux être plus violent que Christian Estrosi"
"Si on ne veut pas que la région PACA ressemble au Nord-Pas-de-Calais en termes de météo politique, on n’a pas d’autre choix que de voter Christian Estrosi". 
Malgré ses sorties très droitières parfois ? "Sur l’intégrisme, je peux être plus violent que lui, rétorque Boudjellal. Je pense qu’il a des écarts de langage pour ratisser un peu large. Je le connais très bien, ce n’est pas le discours qu’il m’a tenu." Là où dans la liste de Maréchal-Le Pen, "on retrouve des types comme Philippe Vardon, citait-il à Libération, les Jeunesses identitaires, des mecs à la droite de Göring et Goebbels !" Boudjellal, qui se définit comme "mondialiste" et ne manie pas la langue de bois, assure qu'il sera "vigilant" sur les écarts de son candidat. D'ailleurs, pour ce fils de mère algérienne, "aujourd’hui, les seuls qui peuvent avoir intérêt à voter FN, ce sont les charcutiers, puisque le parti veut mettre du porc à tous les repas." Estrosi devra être "vigilant" sur les écarts de son soutien... 
C'est ainsi que Boudjellal s'en est pris aux instances dirigeantes du rugby.
"Le rugby, un sport raciste et j'assume mes mots." Si ce n'est "xénophobe", tout est devenu "raciste" en France, selon les idéologues, explique-t-il. Boudjellal en fait-il trop ? Lien PaSiDupes

Le comité de soutien à Christian Estrosi

Ce comité de soutien, présidé par Bernadette Chirac et Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire de Marseillecomprend plus d’une centaine de personnalités, des chefs d'entreprises et des médecins, des acteurs comme Gérard Depardieu, des réalisateurs (Alexandre Arcady) et des chanteurs (Enrico Macias ou Priscilla), des journalistes (Ivan Levaï, Georges-Marc Benamou et Alexandre Adler), des écrivains comme Marek Halter ou des anciens ministres comme Claude Allègre ou Jean-Jacques Aillagon, et de nombreux sportifs, tels Jean Alesi, Basil Boli, David Ginola ou . On se demande qui soutient à gauche le maire de Forcalquier, candidat du Parti socialiste.

"Le candidat socialiste n’a aucune chance dans cette région, a estimé M. Klarsfeld. Si le FN gagne une région en France, ce sera un boulevard pour la présidentielle. J’appelle les électeurs de gauche à surmonter leurs préjugés pour voter Christian Estrosi dès le premier tour. "

A la tribune, Bernadette Chirac a elle aussi dénoncé "le populisme et le repli communautaire" et les "dérives de l’extrême droite". L’avocat Serge Klarsfeld a de son côté appelé les électeurs de gauche "à voter pour Christian Estrosi dès le premier tour", en tant que candidat républicain le mieux placé pour battre le Front national, "un parti raciste, xénophobe et antisémite".

Voici la liste des membres de ce comité de soutien à Christian Estrosi.

Dans le Var, 
 Boudjellal est un opposant viscéral au FN  
Mourad Boudjellal, le président du Rugby Club de Toulon, multiplie les sorties contre le Front national.
Mourad Boudjellal multiplie les essais contre le Front national
Dans la ville d'Hubert Falco (LR), Mourad Boudjellal est un loup blanc. Ce dernier n’a jamais ménagé son opposition au FN. Dernier épisode en date : . Dans une ­petite vidéo précédant le match contre le Stade français, perdu par les Toulonnais, le 21 août, les spectateurs – dont Frédéric Boccaletti, le patron du FN varois – ont pu voir une image montrant Marine Le Pen et Florian Philippot "virer" Jean-Marie Le Pen, à la manière du jeu télévisé "Le Maillon faible". Un mélange des genres qui a pu surprendre...

Cette histoire vient s'ajouter à une longue liste de déclarations anti-Front national d'un Boudjellal radical dans le Var qui est la première fédération militante de la formation nationaliste et où elle enregistre ses meilleurs scores  : elle y compte un sénateur et dirige trois villes. "Je fais ça parce que je suis français, né en France (…), et qu’en France, nous sommes les héritiers d’une grande civilisation. Et je ne veux pas faire ­partie d’une génération qui va insulter nos ­ancêtres", explique-t-il au journal Le Monde. 
Mourad Boudjellal tient à préciser que ce "n’est pas le club qui parle" mais lui, en son nom. Le discours est rôdé et ponctué de phrases-choc qui en font un bon client des media. Voyez plutôt : "A chaque fois que le chômage monte, le FN s’habille, descend dans la rue et tapine. Si l’on règle le problème du chômage, le FN n’existe plus." C'est bien le calcul cynique de Hollande et Valls...

Boudjellal peut être contre-productif 
Le patron de club bénéficie d’une image de gagneur – trois titres européens et un titre de champion depuis son arrivée en 2006 –, et le FN le ménage. ­Surtout en période électorale, dans une région que les Frontistes espèrent gagner en décembre. 
De nombreux sympathisants et militants FN sont supporteurs du RCT.
Les interférences politique et sports agacent, mais la caravane passe. Manu Bielecki, président des Z’acrau du RCT, club de supporteurs revendiquant 1.200 membres, est sûr que les gens font la différence entre la personne Boudjellal et le club. Et même s’il n’a jamais eu de mauvaises ­remontées, il admet que "certains" n’apprécient pas ses sorties anti-FN, estimant que, dans la doxa lepéniste, "il n’y a pas que de mauvaises idées, comme il n’y en a pas que des bonnes ". Match nul.

Pour Amaury Navarranne, tête de liste FN dans les Hautes-Alpes pour les régionales, mais originaire de Toulon et supporteur du RCT, les déclarations de M. Boudjellal n’ont "aucune influence" politiquement, et il ­affirme que le montage de samedi dernier ne l’a pas choqué. "Il a pris cette habitude de l’ingérence", note-t-il. De son côté, M. Boccaletti regrette également le "mélange des genres" et reproche à M. Boudjellal – qu’il reconnaît comme un "adversaire virulent" – de ne s’en prendre qu’au FN. Louis Aliot dresse la synthèse: "Mourad Boudjellal a compris comment fonctionnent les media et il se sert du FN comme d’un sparring-partner."
En tout cas, les Frontistes restent sereins. M. Boudjellal jure qu'il n’entrera "jamais en politique", précisant: "Combattre le FN, ce n’est pas faire de la politique, c’est respecter nos ancêtres." Ici ou là-bas ?

samedi 19 octobre 2013

"Le rugby, un sport raciste et j'assume mes mots" : Boudjellal en fait-il trop ?

Si ce n'est "xénophobe", tout est devenu  "raciste" en France, selon les idéologues

Le controversé président du club de Toulon s'en est encore violemment pris aux instances dirigeantes du rugby

Le président de Toulon Mourad Boudjellal a encore pété un plomb face à la Ligue nationale de rugby (LNR), en dénonçant des règlements "passés en force" par des dirigeants "racistes" et "sectaires". 
Qu'ils s'estiment déjà heureux de ne pas être qualifiés de fachos, comme "aux heures les plus sombres de notre Histoire"...

Jeudi, le président varois exalté s’est offert  les instances du rugby français. 
Il est même allé jusqu’à brandir la menace dans la ligne des clubs de football (en lutte contre la taxe à 75% qui mettent en garde contre une grève éventuelle des matches), évoquant le boycottage par son club, champion d’Europe en titre, du projet de nouvelle Coupe d’Europe voulue par la LNR. Il a notamment qualifié la LNR de "raciste", "sectaire"et "réactionnaire". Et pourquoi pas "antisémite", aussi ?

Le comité directeur de la LNR veut promouvoir la ...diversité !

La décision 
de modifier la règle des "Joueurs issus des filières de formation" (Jiff) vise en effet à promouvoir les joueurs venus d'ailleurs, à la condition qu'ils aient la bonne couleur de peau: c'est le retour au "délit de faciès". Mais, inversée, elle est "politiquement correcte ! 

La volonté prétextée est de renforcer le répertoire français
Actuellement fixé à 55 % d’un effectif de Top 14, ce quota a été imposé sur les feuilles de chaque match, accompagné d’un dispositif financier à la fois incitatif et répressif
Or, Toulon compte dans son effectif un grand nombre d’étrangers.
Non seulement étrangers, mais du genre "blond" !
Tel l'Australien Ed Gower, ci-contre, à la Section paloise.

Pour protester contre ce règlement "passé en force", il a affirmé que son équipe ne prendra pas part au projet de Rugby Champions Cup (RCC) lancé par la LNR et son homologue anglaise pour 2014-2015, face au blocage de leurs demandes de réforme de la compétition organisée par l’ERC. "Nous irons jouer la Coupe d’Europe (sous sa forme actuelle) la saison prochaine puisque l’ERC n’exige pas de quotas de joueurs étrangers", a-t-il expliqué.

"On peut s’attendre à tout"

Cet Australien est
trop blond
Si elle ne dépassait pas le banal coup de bluff, cette déclaration fissurerait l’unanimité affichée par les présidents de clubs autour du projet de compétition européenne. Et le projet se verrait cruellement privé du champion en titre et de sa constellation de stars (Matt Giteau (ci-contre, à gauche), Botha, Williams, Michalak, Habana…)

Ces propos sur l’Europe, tenus hors conférence de presse, n’ont encore guère fait réagir, comme si les media avaient reçu pour mission de marginaliser l'empêcheur de tourner oval. 
Le président de la LNR Paul Goze n’a pas daigné commenter ses propos. Le président de Toulouse, Jean-René Bouscatel, est tombé des nues en apprenant la position d’ "un des plus fervents défenseurs" de la nouvelle coupe d’Europe. Quant à René Fontès, ex-président de Clermont aujourd’hui en charge au sein de la ligue des négociations sur la coupe d’Europe, il a minimisé des "propos outranciers […] Il n’y a rien à dire, plus qu’à attendre que ça passe", a-t-il ironisé, méprisant. Interrogé sur ses craintes que le Toulonnais mette sa menace à exécution, il a répondu : " quand on tient ce genre de propos, on peut s’attendre à tout".
Me Jean-René Bouscatel est un ex-adjoint de Philippe Douste-Blazy, alors maire de Toulouse, lequel, en janvier 2012, appela à un soutien de François Bayrou, candidat du MoDem pour l'élection présidentielle, contre Sarkozy. René Fontès est maire divers gauche d'Eygalières (Bouches-du-Rhône).
Dimitri Szarzewski, Carl Hayman et Bakkies Botha,
trop  blancs pour la France

Après le foot, l'idéologie dominante contamine le rugby

Boudjellal se dresse contre la ligue sous la pression du ministère

Français d’origine algérienne, il peut se flatter de ne pas être issu du sérail et d’avoir bâti le succès du club qu’il a repris en 2006.

"Dire que si le rugby français perd, c’est la faute des étrangers, c’est puant. Si les droits télé vont augmenter, si le rugby a une visibilité exceptionnelle, c’est grâce aux étrangers", a-t-il fait valoir. "Le mot quota est puant, historiquement. Les mots ont un sens, même dans le sport".

Allusion limpide au football
"Je pense que le mot 'national' va bien à la Ligue et cette loi correspond bien aux tendances du moment. Le rugby démontre à travers ces règlements qu’il est un sport réactionnaire et sectaire, qui passe son temps à compter les noirs, les blancs, les Français et les étrangers", a-t-il insisté.
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"Le rugby, un sport raciste et j’assume mes mots. 
Le gabarit des joueurs est devenu
un prétexte à la sélection des Blacks,
de préférence aux Blancs
Déjà dans le mot Jiff, si on avait un peu de culture politique, on aurait pu voir l’amalgame que ça aurait pu faire en rajoutant un U [juif]. Cette loi sur les Jiff qui consiste à se demander si un joueur de rugby, avant de savoir s’il est bon, mauvais, si c’est un mec bien ou un salopard, s’il est Français ou étranger est insupportable".

"Le rugby est déjà prêt peut-être pour les prochaines échéances politiques", a-t-il lancé en allusion aux échecs cumulés de la gauche, alors que se profilent les élections municipales de 2014.