POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est recyclage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est recyclage. Afficher tous les articles

lundi 26 juin 2017

Ségolène Royal dézingue Bayrou et son machisme

Rendez-vous des indésirables humiliés avec l'Histoire

Il aura fallu à peine plus d'un  mois à François Bayrou pour se faire congédier. 
35 jours à la tête du ministère de la Justice dans le premier gouvernement Philippe, après une interminable traversée du désert, 25 années ponctuées de sentences moralisatrices sur le monde et les hommes, et puis s'en est allé, comme il était venu, couvert du goudron et des plumes de la honte: un retour aussi éphémère qu'humiliant, suite à une affaire de racket du Parlement européen par le MoDem en bande organisée.  Et, sans délai, les critiques se sont libérées, jouant des dents sur la poupée de chiffon du chef de file du MoDem

Ségolène Royal ne s'est pas privée de tirer sur l'ambulance.
Laissée pour compte sans trouver à se recaser, l'ex-ministre de Cazeneuve a des loisirs. Ressassant donc son échec historique de candidate à la présidentielle de 2007 - avec 6 points dans la vue-, l'ex-ministre ministre de l'Environnement s'en prend à celui qui avait refusé de sceller une alliance avec elle entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2007, la "grosse faute politique" du président du MoDem, selon l'aigrie. 
Ségolène Royal se veut blessante. "Sa grosse faute politique, c’est 2007, estime rétrospectivement Ségolène Royal. Il est passé à côté, c’était sans doute trop innovant pour lui, il était dans les vieux codes."
"Comme tous ces machos, ça devait le perturber d'être le numéro deux d'une femme", tacle  sur France Info ce dimanche l'ancienne présidente de région (Poitou-Charentes), dont la gestion hasardeuse avait fait déraper les comptes, justifiant l'ouverture de deux audits
A l'époque, celle qui allait affronter Nicolas Sarkozy se rendit même au domicile de celui qu'on nomme alors le "troisième homme" de l'élection. Une fois sous son balcon au milieu de la nuit, elle s'y prit un vent, trouvant porte close et le goujat refusant d'ouvrir à la candidate pourtant toute refaite en façade, de la denture au nez. 

Aujourd'hui, à propos du ralliement de François Bayrou à Emmanuel Macron, Ségolène Royal ironise : "finalement, il a mis dix ans à réfléchir à ce que je lui avais proposé !" La teigne suggère-t-elle qu'elle a finalement gagné l'élection par personne interposée, comme une mère sexagénaire personnellement flattée de la réussite de son enfant là où elle a échoué ?

Empêtré dans l'affaire des assistants parlementaires du MoDem, le Béarnais est allé panser ses plaies en mairie de Pau. Conclusion au vitriol de Ségolène Royal: "Il a raté le coche en 2007, alors qu'il aurait été en position de force à Matignon. Au moins, il aurait été Premier ministre une fois dans sa vie". Cette vie qui a refusé ce poste à la snipeuse, comme aussi la direction du Parti socialiste et le perchoir de l'Assemblée.

Une cumularde exemplaire
Le Canard enchaîné révélait mercredi qu’Emmanuel Macron songeait à nommer Ségolène Royal ambassadrice de France pour les pôles Arctique et Antarctique. Ce qui, à part une mission dans l'espace, la tiendrait au plus loin et lui rafraîchirait les idées. Mais elle pourrait alors cumuler deux fonctions.
En effet, selon Closer, le magazine à potins, l’ex-candidate à l'Elysée ferait des pieds et des mains pour se faire offrir un recyclage en ... animatrice d'une tranche horaire sur la TNT. A défaut de parachute doré, l'ex-tête de gondole d'un PS sinistré pourrait aller poser son célèbre popotin à LCI où elle accepterait de présenter un talk-show hebdomadaire sur l’environnement, pour le groupe TF1, avec un salaire aligné sur celui de Roselyne Bachelot… 
Bonjour l'audience et les rentrées publicitaires !

vendredi 12 mai 2017

Investitures aux législatives : Berné, Bayrou traite de "secte" le mouvement de Macron

Macron trahit Bayrou, traître de Juppé, lequel est pressenti pour un retour à Matignon : 
vers un assainissement de la vie politique ?

Bayrou en colère, bavures et confusion, premiers pas incertains de l'apprenti président Macron 

Une autre si "Belle Alliance Populaire"
Bayrou, cocu historique du théâtre politique de Guignol.  Bayrou est à nouveau en crise. Cet éternel incompris n'a pas compris que Macron l'avait exploité. Le jeune banquier n'est pas avec les analystes politico-médiatiques sur la même longueur d'ondes éthiques. Tous ont estimé que les quelques points apportés en dot par Bayrou au jeune épousé de l'Elysée avaient fait la différence durant les préliminaires du premier tour, mais l'heureux élu du coeur d'une minorité d'électeurs est persuadé qu'il ne doit qu'à son seul mérite d'être au sommet de la pyramide humaine hexagonale. Il faut un ego sur-dimensionné pour gagner : c'est celui qui a la plus grosse ...estime de soi qui remporte le morceau.  Qui l'eût cru, pourtant ? 

Bayrou est en colère contre Macron 

En Marche ! multiplie couacs et flatulences avec élégance. 
Résultat de recherche d'images pour "bayrou colere"
Bayrou a la narine délicate et il hausse le ton face à Macron. Par voie de presse, toutefois : un porte-feuille de garde des Sceaux reste en jeu. 
Après l'euphorie de la victoire, voici déjà venu le temps des premiers accrochages dont on croyait révolu le temps, à en croire les beaux parleurs du camp Macron, des communicants policés : ses VRP ont le teint hâlé, la barbe finement sculptée et le ton toujours égal aux lèvres, sur des dents acérées, mais étincelantes. 

Le président du machin qu'il appelle MoDem, François Bayrou, se mord déjà les doigts jusqu'au sang d'avoir fait le choix de rallier l'ancien ministre de Hollande dès l'éviction de son vieux compagnon de route à la primaire de la droite et du centre, le maire septuagénaire de Bordeaux. Il n'a pas vraiment apprécié la liste des investitures pour les législatives présentée jeudi par 'La République en marche' (REM). Le maire de Pau a éructé le refus de son "assentiment" et dans la bouche d'un bègue, ça tonne ! "C'est une opération recyclage du Parti socialiste. La grande lessiveuse. Je ne laisserai pas faire ça", a-t-il promis devant L'Obs, le soir même. 

Le centriste ne digère pas le sort réservé aux candidats de son parti, d'autant moins que d'anciens ministres de François Hollande peuvent désormais compter manger la poule au pot chaque dimanche. Seulement 35 candidats du MoDem ont été investis, au lieu des 120 promis en échange de l’apport qu’il a fourni au candidat pendant sa campagne électorale. 
Le maire de Pau qualifie En Marche ! de... "secte" !

Emmanuel Macron et son mouvement vont devoir  sortir d'une logique sectaireAprès une discussion orageuse avec Richard Ferrand, secrétaire général d’En Marche !, Bayrou a convoqué un bureau politique du MoDem pour ce vendredi soir. Pour mieux faire monter les enchères ? Bayrou est opposé aux tractations de marchands de tapis, mais en chef de parti en voie d'extinction, un sou est un sou et chaque siège peut rapporter gros aux finances du MoDem. 

Porte-parole d'Emmanuel Macron, Christophe Castaner a tenté de calmer le jeu. "Nous avons pris connaissance du souhait de François Bayrou de poursuivre la discussion et nous allons la poursuivre," a déclaré jeudi le maire de Forcalquier, non sans grandeur compassionnelle. "L'importance de François Bayrou au côté d'Emmanuel Macron est essentielle; c'est pour cela qu'il faut trouver des terrains d'entente", a susurré Castaner à l'heure de la berceuse.  "Il y a une discussion, les choses vont se détendre," a-t-il ajouté, comme s'il suçait un bonbon.

François Bayrou : "Macron va devoir changer de logique" 
Résultat de recherche d'images pour "bayrou fureur"
En effet, la colère de François Bayrou n'est pas la seule bavure de la journée, pour l'équipe de néophytes : anciens exécutants de l'ombre ou faire-valoir dans la lumière, les rôles d'appoint sont passés acteurs. Et ils cherchent encore comment occuper l'espace scénique et placer leur voix

A peine proclamés sur la liste des investitures, plusieurs personnes investies à l'insu de leur plein gré ont dû aussitôt démentir la fausse information de leur candidature. Alors qu'En Marche ! venait d'annoncer qu'il serait candidat dans la 1re circonscription du Var, Mourad Boudjellal, président du club de rugby de Toulon, s'est ainsi défendu d'avoir fait acte de candidature ! Une bavure loin d'être isolée. 
Investi dans son dos par le mouvement d'Emmanuel Macron, François Pupponi, député PS sortant de la 8e circonscription du Val-d'Oise, dit  lui aussi "être tombé de sa chaise". "Je n'ai ni adhéré à En marche !, ni demandé l'investiture de ce parti. La seule investiture que j'ai demandée est celle du Parti socialiste", a-t-il protesté sur France Info, chaîne amie de Benoît Hamon... Les 'fake news' continuent de polluer l'air aseptisé de Macron, utilisateur compulsif de lingettes (cf. la video ci-dessous), mais ni les réseaux sociaux, ni l'extrême droite américaine ne peuvent être incriminés. Poutine, peut-être ! 

VOIR et ENTENDRE Ponce Pilate s'en laver les mains :

Dans la soirée, Anormal 1er a fait publier une liste rectifiée par En marche!. Non, pas d'enrôlement de force, donc; aucun candidat n'a été mis devant le fait accompli. "Un tel climat de confusion est plutôt inhabituel dans l'entourage d'Emmanuel Macron," a aussitôt assuré l'AFP, reprise par la fainéants des salles de presse pléthoriques où personne ne sait ce qu'il a à faire et pour quelle tâche il est payé, sinon diffuser les éléments de langage officiels. Il reste que cette preuve d'amateurisme rappelle les couacs de Hollande, autre président sans expérience, livré à lui-même sans un proche pour lui tenir la main. Et établit la filiation dont la France n'avait pas besoin à nouveau. 

Au-delà de cette désolation de mauvais augure, que faut-il retenir des investitures de la République en marche (REM) ? 

Résultat de recherche d'images pour "bayrou macron"
Ils se sont tellement aimés
Sélectionnés à partir de "19.000 dossiers" déposés, soit 25 postulants par siège, les 428 candidats investis ne couvrent qu'à peu près trois postes sur quatre. Le volant restant, 150 député(e)s virtuels en attente de campagne à quatre semaines de l'échéance, constitue un reliquat qui autorise toutes les tractations et ajustement, mais aussi les marchandages de dernière minute que Macron prétendait éradiquer des moeurs politiques en vigueur.

Suspicion officielle sur les personnels expérimentés (et mûrs) de la République

Il y a "52% de candidates et candidats issus de la société civile au sens qu'ils n'ont jamais exercé de mandat électif", a indiqué jeudi Richard Ferrand. Ce conseiller régional de Bretagne depuis sept ans et député du Finistère depuis cinq a-t-il une si piètre opinion de ses confrères et -soeurs bretons, tel Le Drian, 70 ans, qu'il ne jure que par la société civile et l'expérience acquise hors du giron de Marianne ? Conseiller général du canton de Carhaix (Finistère), est-il gagné par l'esprit contestataire véhiculé par son maire régionaliste DVG, Christian Troadec, activiste du mouvement des Bonnets Rouges, mouvement protestataire breton apparu en octobre 2013, en réaction aux mesures fiscales contre la pollution des véhicules de transport de marchandise et les nombreuses fermetures d'usines dans l'agroalimentaire.

Le secrétaire général du mouvement a aussi fait état d'une "parité réelle" avec 214 candidats femmes et 214 hommes. 

Et, annonçant un quinquennat de comptables, il a sorti toute une série de chiffres : 93% des candidats sont aujourd'hui en activité professionnelle ; 2% en recherche d’emploi ; 4% retraités et 1% étudiants. 

L'âge moyen est de 46 ans, "contre 60 ans pour la moyenne des députés sortants". Le candidat le plus jeune a 24 ans, le plus âgé, 72 ans.

95% ne sont pas des députés sortants. 
Mais tous les députés sortants investis sont socialistes. Ils sont pour l'instant 24. En revanche, pour l'heure, En marche! n'a réussi à débaucher aucun postulant Les Républicains. Le premier qui bougera sera encensé.

Mais des circonscriptions ont été volontairement laissées libres pour investir d'éventuels transfuges d'ici mercredi.
Bien qu'il se défende de prolonger les vieilles pratiques, Macron veille ne pas présenter de candidat face à des personnalités prêtes à travailler avec 'La République en marche.
Résultat de recherche d'images pour "bayrou fureur"
Mauvaise année pour les François
Ainsi, Manuel Valls, traître à Hamon, sera récompensé et ne trouvera pas la socialiste annoncée face à lui. Le PS n'a pas voulu priver le président Macron d'un homme d'une telle probité exemplaire. Manuel Valls est absent de cette liste En marche!. La demande de l'ex-Premier ministre, qui quémandait une investiture La République en marche (REM), n'a pas été honorée, sachant que la formation du nouveau chef de l'Etat - qu'il a déclaré "parti mort" - opterait néanmoins pour un compromis ménageant le traître et fossoyeur du parti de Jaurès. Pour éviter toute humiliation, aucun candidat REM ne sera désigné pour le défier – et potentiellement le faire battre – à Evry. Macron règle le cas Valls : ni investiture, ni humiliation. De Hollande, Macron a hérité aussi le sens du compromis...

Dans cette liste, figurent quelques OVNI, comme le mathématicien Cédric Villani, ou des protégés de Hollande, tel, à Rennes, Gaspard Gantzer, conseiller du président sorti François Hollande, chargé à l'Elysée de la brillante communication qui en a fait la risée du monde entier.  Investiture d'ailleurs dénoncée par Jean-Yves Le Drian.

Des candidats En Marche ! que personne ne connaît, une gauche KO, une droite déterminée à la reconquête, des triangulaires en pagaille, voire des quadrangulaires, les Français vont demander grâce...

Reste à connaître le nom du Premier ministre.
On subodore qu'il pourrait être marqué à droite, mais pas trop. Or, après "Les coulisses d'une victoire", documentaire diffusé sur TF1 au lendemain de la victoire d'Emmanuel Macron, le magazine "Envoyé Spécial" de France 2 diffusait à son tour, jeudi soir, un long reportage sur la campagne du leader En Marche !. Un document dans lequel on entend notamment l'ancien ministre de l'Economie expliquer, au lendemain de la victoire de François Fillon à la primaire de la droite et du centre, comment il compte "déstabiliser" une partie de la droite. Une séquence qui éclaire la recomposition politique et les grandes et petites manœuvres actuelles. 
Un Juppéiste ferait l'affaire. Et le nom d'Edouard Philippe circule. Avec d'autant plus d'insistance que Bayrou est prêt à renverser la table.

 

jeudi 31 juillet 2014

Le Conseil des ministres adopte le texte sur la transition énergétique

Rien que soixantaine articles pour alléger la facture énergétique et rendre le pays moins dépendant des énergies fossiles et nucléaire

Le projet de loi  sera discuté dès octobre à l'Assemblée
Désormais baptisé "loi de programmation de la transition énergétique vers la croissance verte", le texte a été adopté en conseil des ministres mercredi 30 juillet. 
La ministre de l'Ecologie et l'Energie, Ségolène Royal, l'a vendu comme "une loi avec des objectifs ambitieux et des moyens pour tous ceux qui veulent s'engager dans la transition énergétique", et dit avoir tenté de "faire converger des positions antinomiques".

Mais la bataille s'annonce ardue, tant les intérêts divergent.
Les sujets d'affrontement qui ont émaillé l'élaboration du texte ne manqueront pas de ressortir lors des débats parlementaires. Pro et anti-nucléaire, évolution de la consommation d'énergie, soutien aux renouvelables, nouvelles normes de construction, aides à la rénovation de l'habitat, primes aux véhicules électriques, simplification administrative, lutte contre la précarité énergétique.
"Les députés commencent à recevoir des propositions d'amendements, leur téléphone va crépiter d'ici octobre", a commenté un observateur ayant suivi le débat national sur la transition énergétique qui a réuni parlementaires, collectivités, ONG, syndicats, entreprises et experts pendant plusieurs mois en 2013.

Un projet phare du quinquennat
Si la transition énergétique est un projet phare du quinquennat, c'est que les dépenses pour se chauffer et se déplacer pèsent toujours plus lourd dans le budget des ménages (3.210 euros par foyer en 2013) et que la facture pétrolière  plombe la balance commerciale française (66 milliards d'euros en 2013).

Le but est de stopper cette escalade dangereuse, tout en sécurisant notre approvisionnement énergétique, en créant des emplois et en réduisant la pollution.

Cette loi de programmation fixe plusieurs grands objectifs

En 2050, la consommation d'énergie doit être diminuée de moitié par rapport à 2012, surtout grâce à un habitat beaucoup plus économe. "La rénovation des bâtiments est la priorité des priorités", a affirmé mardi Ségolène Royal.

Cette ambition, associée à une baisse de 30% des énergies fossiles consommées en 2030, doit aussi permettre à la France de remplir des engagements contre le changement climatique: diminuer les gaz à effet de serre de 40% entre 1990 et 2030 et les diviser par 4 en 2050 (facteur 4).

Pour l'autre secteur clé des transports, le projet prévoit de remplacer un véhicule de l'Etat sur deux par un modèle propre (électrique, hybride ou peu polluant) et une prime à la mise au rebut des vieux diesel.
Soutenir l'éolien

Enfin, la part du nucléaire, dont les coûts sont appelés à se renchérir, devra passer de 75% actuellement à 50% à horizon 2025 dans la production d'électricité. conformément à un engagement de François Hollande, 

Quels sont les moyens mis en oeuvre pour atteindre ces objectifs?

Le gouvernement va continuer à soutenir le secteur des énergies renouvelables, notamment l'éolien, et la valorisation des déchets (bois, déchets agricoles et agro-alimentaires). L'ambition est d'avoir 32% d'énergie renouvelable en 2030, contre un peu plus de 13% en 2012.

Il a aussi décidé de plafonner au niveau actuel la puissance de production nucléaire (63 mégawatts), et de définir via une programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) la part de chaque source d'énergie. Dans ce cadre, l'entrée en service de l'EPR de Flamanville impliquera des arrêts de réacteurs, mais EDF choisira ceux qu'elle souhaite fermer. Il n'est plus envisagé de fermer Fessenheim...

Alors que des voix s'interrogeaient sur la constitutionnalité du plafonnement de la production nucléaire, Ségolène Royal a annoncé que le Conseil d'Etat l'avait tout récemment validé, "tout comme le pilotage du mix énergétique".

Le gouvernement entend mobiliser sur trois ans environ 10 milliards d'euros
Il mise sur un effet de levier: prêts à moins de 2% pour les collectivités (5 milliards), allègement fiscal pour les particuliers (30% des travaux, jusqu'à 16.000 euros), relance du prêt à taux zéro (jusqu'à 30.000 euros).

La création d'un chèque-énergie pour les ménages précaires est aussi "actée", a indiqué Ségolène Royal, mais "le dispositif reste à finaliser" et à financer.

dimanche 13 avril 2014

Retour des ex-ministres de Ayrault à la normalité

Les ex-ministres découvrent le chômage

Pour ceux et celles qu'intéresse le sort des acteurs de notre malheur
Licenciés,
ça plane pour eux...
Hollande avait parlé de changement, mais puisqu'il n'était pas venu, ses ministres imaginaient que cela allait encore durer. Mais les électeurs en ont décidé autrement  aux municipales en envoyant à la "gauche molle" un signal fort. Puisqu'il ne peut guère se débarrasser de  lui avant les cinq années de rigueur, le peuple doit faire avec son président, bien que sa popularité ait dégringolé à un point historique de rejet de 13%... Pépère s'est toutefois senti obligé de virer quelques-uns de ses ministres, le moins possible, à commencer par le sombre Ayrault. 
 
Certains vont de nouveau siéger au Parlement, d'autres, plus rares, n'ont plus aucun mandat. Les ex-ministres du gouvernement Ayrault renvoyés dans leurs foyers par le président Hollande et son valet Valls font ces jours-ci l'expérience de l'agenda vide, vécue parfois difficilement quand ils n'ont pâs vu venir le coup. Valls a lancé deux vagues de licenciements, le 2 avril pour les ministres et le 9 pour les secrétaires d'Etat.

Dénuement d'une ex
A 67 ans, Michèle Delaunay, ex-ministre déléguée chargée des Personnes âgées, n'a pas été prise par surprise, puisque sa cote de popularié ne lui laissait pas envisager une reconduction au troisième gouvernement de Hollande en deux ans. 
La montée en puissance de la parité obligée devait humaniser les relations personnelles dans la vie professionnelle et politique, mais les faits ne démontrent rien de tel.  "Objectivement c'est désagréable", dit-elle, en racontant avoir appris par un tweet de Marisol Touraine (Affaires sociales, Santé) l'identité des deux secrétaires d'Etat désormais placées sous la tutelle de cette dernière: une membre de la délégation aux Droits des femmes et à l’égalité des chances entre hommes et femmes de l'Assemblée nationale, Ségolène Neuville, aux handicappés, et la féministe Laurence Rossignol à la ...Famille et des personnes âgées. La position de domination rend visiblement les femmes de pouvoir "machistes."  
D'après ce message du 9 avril encore visible sur le réseau social, Mme Touraine avait réuni ce nouveau "trio de choc", photographié pour l'occasion, pour écouter les nominations des secrétaires d'Etat.

Le gynécée des Affaires sociales ne connaît pas la  parité
"Il eût été courtois qu'elle m'appelle avant", souligne Michèle Delaunay, Elue de Bordeaux, elle découvre que la courtoisie n'est pas une vertu politique - ni féminine, ni féministe - et va reprendre au bout d'un mois son siège à l'Assemblée nationale, renvoyant au néant son suppléant Vincent Feltesse, battu de surcroît par Alain Juppé à la mairie.

Elu de la même région, dans les Landes, dont il va aussi redevenir député, Alain Vidalies, 63 ans, a confié au journal Sud-Ouest avoir "appris les choses comme tout le monde, lorsque le secrétaire général de l'Elysée a annoncé les noms des 14 secrétaires d'Etat de ce nouveau gouvernement". L'ex-ministre a organisé le soir même une rapide et discrète passation de pouvoirs avec son successeur aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen. Et, très fair-play, il lui a fait  twitter "tous (ses) voeux de réussite". Il n'a visiblement pas envie de polémiquer et se dit content de "retrouver une vie normale et une vraie liberté d'expression".

Du largage par tweet au grand vide ?

Brigitte Ayrault n'est pas Anne Sinclair:
elle cherche Jean-Marc partout
Comparés au dénuement d'un salarié licencié et à son soudain désert affectif, l'empathie de la presse avec les états d'âme d'un ministre remercié a quelque chose de déplacé, sachant que la reconversion est assurée, souvent dans le privé, et que l'aisance financière des ex-ministres est statutairement garantie. Aux premiers l'angoisse de l'avenir et aux seconds le choix du lieu de resourcement, bien plus souvent que le souci de leur avenir professionnel.

Dix-sept ministres de Jean-Marc Ayrault n'ont pas été reconduits dans le gouvernement "resserré" dirigé par Manuel Valls. Mais la plupart pourront de nouveau siéger au Parlement, notamment Jean-Marc Ayrault.
Ceux qui, comme Pascal Canfin (ex-chargé du Développement) et Dominique Bertinotti (ex-Famille),  n'ont plus de mandat électif font figure d'exceptions.

D. Bertinotti affiche sa confiance dans une nomination prochaine à de hautes fonctions "au service de la République". "C'est en discussion effectivement avec les hautes autorités", dit celle qui avait lâché la mairie du IVe arrondissement de Paris pour entrer au gouvernement en mai 2012.
Comme Michèle Delaunay, Dominique Bertinotti a un sentiment de travail inachevé après 22 mois et elle s'intéressera aux débats - à partir de "fin mai" au Parlement, selon elle - sur son dernier sujet de prédilection qu'était "la sécurisation juridique des enfants".
Du fait des soins auxquels elle est contrainte, elle a été avertie de son départ du gouvernement "avant que la liste ne soit officiellement énoncée" par le secrétaire général de l'Elysée.

François Hollande soi-même aurait prévenu Thierry Repentin, un spécialiste reconnu du logement social qu'il avait tout naturellement placé aux ...Affaires européennes, mais cette prévenance exceptionnelle n'était nullement motivée par de quelconques égards. C'était seulement le fait d'une opération "bruxellage" visant Harlem Désir limogé de la Rue de Solférino avec la déculottée socialiste aux municipales et nouveau bénéficiaire du logement social de son prédécesseur. Repentin n'avait-t-il pas pourtant l'avantage d'être incolore et inodore?
Etes-vous déçu, amer? "Non, je connais la règle du jeu. Je savais depuis plusieurs jours qu'il y avait des tractations, notamment pour trouver un point de chute à Harlem", a répondu Repentin à la radio France Bleu Pays de Savoie, "il était député européen, il avait vocation, légitimité à assumer un poste". 
L'élu savoyard n'est pas à la rue. Il ne doit qu'un mois de préavis à son suppléant, André Vairetto, pour  reprendre son train de sénateur au Palais du Luxembourg. 
Il y a pire comme précarité. Celle d'allocataire à Pôle emploi.

lundi 30 septembre 2013

Conférence environnementale: l'économie circulaire pour les nuls

La terminologie crée l'illusion de l'innovation

Ayrault a annoncé samedi la tenue prochaine d'Etats généraux de l'économie circulaire.




Nouveauté ou recyclage ? Que cache ce néologisme ?
En 2013, il aura fallu 232 jours aux habitants de la Terre pour qu'ils consomment plus de ressources naturelles que la planète ne peut en produire en une année. "A force de gaspiller les matières premières, peut-être qu'à la fin du quinquennat de François Hollande, on commémorera ça le 14 juillet", grince François-Michel Lambert, député EELV, vice-président de la commission du Développement durable à l'Assemblée nationale et fervent défenseur de l'économie circulaire, dont il préside l'institut. Une idée de la binationale franco-norvégienne, 2,3% à la présidentielle 2012...

L'économie circulaire, qu'est-ce que c’est ?

"C'est un modèle d'optimisation de la ressource, soutenable et durable", explique le parlementaire. L'idée première consiste à tirer la substantifique moelle de tous nos produits de consommation pour allonger leur durée de vie sous différentes formes. Un système où les déchets des uns deviennent les matières premières des autres.

De la récupération à grande échelle, en somme ? Attention à la simplification réductrice! "Non, ça, c'est un correctif apporté au cycle de consommation né avec la révolution industrielle, reprend-il. Dans ce modèle économique, on fait circuler les ressources pour les préserver." Faire du neuf avec du vieux et un concept vieux comme le monde, mais les écolos ont le sentiment d'innover et la certitude de faire plus et mieux que leurs pères

Un travail qui commence dès la conception du produit,
qui doit elle aussi être durable : "Il faut que le fabricant se demande pourquoi il fait son produit. Combien de temps durera-t-il ? Sous quelles formes ?" Ce qui implique d'y privilégier des ressources durables et non-toxiques

Ensuite vient le temps de l'utilisation, de la ré-utilisation, de la réparation, de l' "upcycling" (en français, "valorisation des déchets" serait trop trivial) et, enfin, du recyclage des matières premières pour en faire un produit d'une autre gamme.

Concrètement, comment ça marche ?

"Dans le bâtiment, les montant des portes, des fenêtres peuvent être réutilisées en l'état dans d'autres immeubles, illustre François-Michel Lambert. Ils peuvent être réparés, donc réutilisables pendant plusieurs décennies, avant que le matériau dont on s'est servi pour les fabriquer soit utilisé pour faire autre chose." On sait faire depuis longtemps un pull polaire avec 27 bouteilles en plastique, mais ne le répétez pas, ça casse l'ambiance.
Le député évoque aussi un passeport, un sorte de traçabilité des matériaux: "Aux Pays-Bas, avant même l'utilisation d'une matière première, on doit savoir, plusieurs décennies à l'avance, ce qu'il adviendra du produit qui sera fait avec."

La difficulté consiste à trouver des matériaux durables et non-toxiques. "Ça demande de l'innovation. Je pense au système de captation de CO2 envisagé en sidérurgie. Le dioxyde de carbone recueilli, associé à d'autres composants, aurait servi à l'accroissement des productions maraîchères."

Toutes ces géniales idées suppose que le rapport des consommateurs aux produits qu'ils achètent évolue. Et le sectarisme stalinien des écolos fait obstacle. 
L'institut de l'économie circulaire imagine aussi le "passage de la vente d'un bien à la vente de son usage". C'est le cas avec le Telib, ce téléphone proposé par Virgin contre un forfait mensuel ou l'autopartage, où un véhicule est mis à la disposition de plusieurs personnes, mais les nuls rappellent que ce "car-sharing" (nous aussi nous savons être pédants) n'est qu'une variante du covoiturage.
"Aux Pays-Bas encore, une entreprise fait la même chose avec de la moquette, abonde François-Michel Lambert, qui n'est pas avare de cas particuliers. La différence avec le produit qu'on achète, c'est que lorsqu'elle est usée, il n'y a plus besoin de la jeter puisque l'entreprise, qui en est propriétaire, la récupère pour la recycler ou la réparer et la remplace par une neuve." L'entreprise reste en charge des produits en fin de vie. Les seniors ne jouissent de la même sollicitude de l'état providence. 

Qu’est-ce que ça pourrait rapporter ?

Les entreprises adeptes de ce système, s'économisent d'abord des frais de stockage. "Leur entrepôt, ce n'est pas un hangar de milliers de m², ce sont toutes les maisons qui ont souscrit à leur modèle économique", assure le député qui fait visiblement l'impasse sur le cycle production-stockage-distribution. En outre, en veillant à la préservation des matières premières dont dépend leur production, elles se protègent des risques spéculatifs propres à ces marchandises. En somme, finis les besoins en matières premières?

Dans son délire, il s'imagine aussi que les particuliers y verraient un avantage pour leur pouvoir d'achat. "C'est la meilleure pédagogie, estime volontiers François-Michel Lambert, sans prendre la peine du moindre début de justification. Le recyclage n'aurait-il aucun coût? Chez une grande marque, la location d'une voiture avec autopartage coûte 40 euros de moins par mois que sans." L'usage en serait peut-être décuplé et son vieillissement accéléré, mais pourquoi anticiper ce type de réalité concrète qui fâche ? 

L'avantage se situe aussi à plus grande échelle, à les en croire. Mandaté par la fondation Ellen McArthur, le cabinet McKinsey a calculé qu'en suivant ce modèle (et en faisant donc également abstraction du rythme de rotation des véhicules) et en réduisant massivement l'importation des matières premières et les frais d'enfouissement ou d'incinération des déchets, on économiserait entre 350 et 700 milliards de dollars par an en Europe. "Pour les Pays-Bas, c'est 7 milliards. Si je me base sur eux, la France pourrait atteindre 50 milliards d'euros d'économies nettes"plaide le parlementaire novice des Bouches-du-Rhône, manifestement imprégné de son expérience professionnelle au sein d’un groupe leader mondial en spiritueux. Le pastis, assurément, et le soleil, probablement.

Ce mode de consommation créerait également des emplois. Il fallait oser le dire, car la politique de Hollande peine cruellement à réduire le chômage. "Pour organiser l'emploi du temps d'une voiture en auto-partage, il y a nécessairement une interface informatique et des gens pour la faire fonctionner."  Ainsi, sans souci, la tête pensante des Verts saura-t-elle recycler dans l'informatique le travailleur immigré de l'industrie automobile privée de commandes.

En France, on en est où ?

"Par rapport à d'autres pays, on est quand même assez loin", regrette le génial écologiste recycleur d'idées venues d'ailleurs. "Le Japon, démuni de ressources, s'y est mis depuis 10 ans. La Chine, bien obligée par sa croissance délirante, il y a cinq ans. La Suisse se bat pour que les flux entrant des usines soient les flux sortant des autres. Et l'Allemagne a une loi-cadre." Angela plairait-elle aux écolos radicaux  plus qu'ils ne veulent l'admettre ?

D'où la volonté d'une "une loi-cadre" envisagée par l'ancienne ministre de l'Ecologie Delphine Batho, avec un plan de mise en oeuvre de l'économie circulaire et un délégué chargé de faire le pont avec les différents ministères.

A l'occasion de la conférence environnementale, il sera notamment question de discuter des différents volets du futur texte : fiscalité, bien sûr, en soutien à l'innovation (mais c'est pour la bonne cause!), collaboration entre les collectivités territoriales et les entreprises implantées localement pour favoriser cette économie... 
Un gros chantier. "Tout, absolument tout, est à inventer", conclut François-Michel Lambert, impressionné par tant d'audace.

 

mercredi 4 septembre 2013

Madame Royal guérit-elle aussi des écrouelles ?

La présidente de la région Poitou-Charentes : "Au gouvernement, je leur ferais de l'ombre"

L'amère Royal se pose en juge suprême de l'action gouvernementale
 

Ségolène Royal  ambitionne d'être l'électron libre du PS, distribuant les mauvais points à ses camarades, dans un portrait paru mercredi dans Le Point. "J'ai un charisme, de l'aura, du poids. Au gouvernement, je leur ferais de l'ombre", se flatte la battue de la présidence et rebattue de la prise du PS qui affirme avoir refusé le poste de garde des Sceaux en 2012. Mais, à l'entendre, elle serait même meilleure que quiconque à tous les postes.

"Ça n'aurait pas été mauvais pour le pouvoir que ce soit moi, la présidente de l'Assemblée. J'aurais fait vivre le Parlement. Il aurait dû être plus présent pour soutenir le gouvernement la première année", ajoute celle qui visait le perchoir, mais fut brisée dans son élan par la législative de La Rochelle qui renvoya la parachutée dans le marais poitevin. Elle juge "inadmissible" que le président de l'Assemblée, Claude Bartolone, se soit opposé à la transparence du patrimoine des élus telle que la voulait l'Élysée.

Après une année difficile marquée par sa défaite aux législatives, la présidente de la région Poitou-Charentes n'arrête plus de se croire à nouveau indispensable : "J'ai subi une succession de frappes. Les gens m'ont vue souffrir, être trahie. Et résister. Je suis un personnage sécurisant." 

Ségolène Royal ne se considère d'ailleurs pas vraiment en retrait : "Ce que j'ai dit sur la taxe carbone a beaucoup influencé Jean-Marc Ayrault. Il y a eu recul grâce à moi." Elle prétend même avoir influencé Obama. Lien PaSiDupes 2009:


Elle dit encore être "l'une des rares à avoir poussé en avant une génération nouvelle", en faisant référence à l'entrée au gouvernement du monstre de mauvaise foi au porte-parolat du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, ou de l'invisible Guillaume Garot, des talents qu'elle considère avoir repérés. Fuyant "tout ce qui (la) tire vers le bas", Ségolène Royal, qui jure ne pas vouloir "remugler le passé", distribue pourtant les coups à l'adresse de ses camarades socialistes. 

"Pompage d'idées inconscient"

Première visée, son vainqueur à la direction du PS, la Ch'tite Martine Brochen-Aubry. "Je n'aurais pas dû me laisser voler le congrès de Reims. J'aurais dû imposer un rapport de force", resasse-t-elle, en référence à l'affrontement qui l'a opposée en 2008 à la maire de Lille pour le poste de premier secrétaire, sur fond de contestations, d'accusations de fraude électorale et de saisine de la commission de vérification des votes.

Moquant la tribune publiée par Martine Aubry dans Le Monde du 26 août,
elle y relève "un pompage d'idées inconscient" de son programme Désirs d'avenir. "C'est à mourir de rire, c'est énorme !" "Elle ne se rend même pas compte qu'elle pille", ajoute-t-elle. 

Elle raille aussi Arnaud Montebourg, son ancien porte-parole, qui "se prend pour un acteur américain"

Son ex-chose, Delphine Batho, fait également l'objet de critiques.
La candidate malheureuse de 2007 décrit sa doublure à l'Assemblée Nationale en "manipulatrice politique", "toujours dans le rapport de forces". 

"J'attends sans impatience", assure-t-elle, après avoir assuré contre toute évidence: "Je ne suis pas en attente, pas en demande, pas en frustration." Et d'ajouter : "Je ne veux faire que des choses agréables."
Pour nous, la "chose la plus agréable" aura été la succession d'affronts et de refoulements que les électeurs lui ont imposés.