POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Pupponi F. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pupponi F. Afficher tous les articles

vendredi 12 mai 2017

Investitures aux législatives : Berné, Bayrou traite de "secte" le mouvement de Macron

Macron trahit Bayrou, traître de Juppé, lequel est pressenti pour un retour à Matignon : 
vers un assainissement de la vie politique ?

Bayrou en colère, bavures et confusion, premiers pas incertains de l'apprenti président Macron 

Une autre si "Belle Alliance Populaire"
Bayrou, cocu historique du théâtre politique de Guignol.  Bayrou est à nouveau en crise. Cet éternel incompris n'a pas compris que Macron l'avait exploité. Le jeune banquier n'est pas avec les analystes politico-médiatiques sur la même longueur d'ondes éthiques. Tous ont estimé que les quelques points apportés en dot par Bayrou au jeune épousé de l'Elysée avaient fait la différence durant les préliminaires du premier tour, mais l'heureux élu du coeur d'une minorité d'électeurs est persuadé qu'il ne doit qu'à son seul mérite d'être au sommet de la pyramide humaine hexagonale. Il faut un ego sur-dimensionné pour gagner : c'est celui qui a la plus grosse ...estime de soi qui remporte le morceau.  Qui l'eût cru, pourtant ? 

Bayrou est en colère contre Macron 

En Marche ! multiplie couacs et flatulences avec élégance. 
Résultat de recherche d'images pour "bayrou colere"
Bayrou a la narine délicate et il hausse le ton face à Macron. Par voie de presse, toutefois : un porte-feuille de garde des Sceaux reste en jeu. 
Après l'euphorie de la victoire, voici déjà venu le temps des premiers accrochages dont on croyait révolu le temps, à en croire les beaux parleurs du camp Macron, des communicants policés : ses VRP ont le teint hâlé, la barbe finement sculptée et le ton toujours égal aux lèvres, sur des dents acérées, mais étincelantes. 

Le président du machin qu'il appelle MoDem, François Bayrou, se mord déjà les doigts jusqu'au sang d'avoir fait le choix de rallier l'ancien ministre de Hollande dès l'éviction de son vieux compagnon de route à la primaire de la droite et du centre, le maire septuagénaire de Bordeaux. Il n'a pas vraiment apprécié la liste des investitures pour les législatives présentée jeudi par 'La République en marche' (REM). Le maire de Pau a éructé le refus de son "assentiment" et dans la bouche d'un bègue, ça tonne ! "C'est une opération recyclage du Parti socialiste. La grande lessiveuse. Je ne laisserai pas faire ça", a-t-il promis devant L'Obs, le soir même. 

Le centriste ne digère pas le sort réservé aux candidats de son parti, d'autant moins que d'anciens ministres de François Hollande peuvent désormais compter manger la poule au pot chaque dimanche. Seulement 35 candidats du MoDem ont été investis, au lieu des 120 promis en échange de l’apport qu’il a fourni au candidat pendant sa campagne électorale. 
Le maire de Pau qualifie En Marche ! de... "secte" !

Emmanuel Macron et son mouvement vont devoir  sortir d'une logique sectaireAprès une discussion orageuse avec Richard Ferrand, secrétaire général d’En Marche !, Bayrou a convoqué un bureau politique du MoDem pour ce vendredi soir. Pour mieux faire monter les enchères ? Bayrou est opposé aux tractations de marchands de tapis, mais en chef de parti en voie d'extinction, un sou est un sou et chaque siège peut rapporter gros aux finances du MoDem. 

Porte-parole d'Emmanuel Macron, Christophe Castaner a tenté de calmer le jeu. "Nous avons pris connaissance du souhait de François Bayrou de poursuivre la discussion et nous allons la poursuivre," a déclaré jeudi le maire de Forcalquier, non sans grandeur compassionnelle. "L'importance de François Bayrou au côté d'Emmanuel Macron est essentielle; c'est pour cela qu'il faut trouver des terrains d'entente", a susurré Castaner à l'heure de la berceuse.  "Il y a une discussion, les choses vont se détendre," a-t-il ajouté, comme s'il suçait un bonbon.

François Bayrou : "Macron va devoir changer de logique" 
Résultat de recherche d'images pour "bayrou fureur"
En effet, la colère de François Bayrou n'est pas la seule bavure de la journée, pour l'équipe de néophytes : anciens exécutants de l'ombre ou faire-valoir dans la lumière, les rôles d'appoint sont passés acteurs. Et ils cherchent encore comment occuper l'espace scénique et placer leur voix

A peine proclamés sur la liste des investitures, plusieurs personnes investies à l'insu de leur plein gré ont dû aussitôt démentir la fausse information de leur candidature. Alors qu'En Marche ! venait d'annoncer qu'il serait candidat dans la 1re circonscription du Var, Mourad Boudjellal, président du club de rugby de Toulon, s'est ainsi défendu d'avoir fait acte de candidature ! Une bavure loin d'être isolée. 
Investi dans son dos par le mouvement d'Emmanuel Macron, François Pupponi, député PS sortant de la 8e circonscription du Val-d'Oise, dit  lui aussi "être tombé de sa chaise". "Je n'ai ni adhéré à En marche !, ni demandé l'investiture de ce parti. La seule investiture que j'ai demandée est celle du Parti socialiste", a-t-il protesté sur France Info, chaîne amie de Benoît Hamon... Les 'fake news' continuent de polluer l'air aseptisé de Macron, utilisateur compulsif de lingettes (cf. la video ci-dessous), mais ni les réseaux sociaux, ni l'extrême droite américaine ne peuvent être incriminés. Poutine, peut-être ! 

VOIR et ENTENDRE Ponce Pilate s'en laver les mains :

Dans la soirée, Anormal 1er a fait publier une liste rectifiée par En marche!. Non, pas d'enrôlement de force, donc; aucun candidat n'a été mis devant le fait accompli. "Un tel climat de confusion est plutôt inhabituel dans l'entourage d'Emmanuel Macron," a aussitôt assuré l'AFP, reprise par la fainéants des salles de presse pléthoriques où personne ne sait ce qu'il a à faire et pour quelle tâche il est payé, sinon diffuser les éléments de langage officiels. Il reste que cette preuve d'amateurisme rappelle les couacs de Hollande, autre président sans expérience, livré à lui-même sans un proche pour lui tenir la main. Et établit la filiation dont la France n'avait pas besoin à nouveau. 

Au-delà de cette désolation de mauvais augure, que faut-il retenir des investitures de la République en marche (REM) ? 

Résultat de recherche d'images pour "bayrou macron"
Ils se sont tellement aimés
Sélectionnés à partir de "19.000 dossiers" déposés, soit 25 postulants par siège, les 428 candidats investis ne couvrent qu'à peu près trois postes sur quatre. Le volant restant, 150 député(e)s virtuels en attente de campagne à quatre semaines de l'échéance, constitue un reliquat qui autorise toutes les tractations et ajustement, mais aussi les marchandages de dernière minute que Macron prétendait éradiquer des moeurs politiques en vigueur.

Suspicion officielle sur les personnels expérimentés (et mûrs) de la République

Il y a "52% de candidates et candidats issus de la société civile au sens qu'ils n'ont jamais exercé de mandat électif", a indiqué jeudi Richard Ferrand. Ce conseiller régional de Bretagne depuis sept ans et député du Finistère depuis cinq a-t-il une si piètre opinion de ses confrères et -soeurs bretons, tel Le Drian, 70 ans, qu'il ne jure que par la société civile et l'expérience acquise hors du giron de Marianne ? Conseiller général du canton de Carhaix (Finistère), est-il gagné par l'esprit contestataire véhiculé par son maire régionaliste DVG, Christian Troadec, activiste du mouvement des Bonnets Rouges, mouvement protestataire breton apparu en octobre 2013, en réaction aux mesures fiscales contre la pollution des véhicules de transport de marchandise et les nombreuses fermetures d'usines dans l'agroalimentaire.

Le secrétaire général du mouvement a aussi fait état d'une "parité réelle" avec 214 candidats femmes et 214 hommes. 

Et, annonçant un quinquennat de comptables, il a sorti toute une série de chiffres : 93% des candidats sont aujourd'hui en activité professionnelle ; 2% en recherche d’emploi ; 4% retraités et 1% étudiants. 

L'âge moyen est de 46 ans, "contre 60 ans pour la moyenne des députés sortants". Le candidat le plus jeune a 24 ans, le plus âgé, 72 ans.

95% ne sont pas des députés sortants. 
Mais tous les députés sortants investis sont socialistes. Ils sont pour l'instant 24. En revanche, pour l'heure, En marche! n'a réussi à débaucher aucun postulant Les Républicains. Le premier qui bougera sera encensé.

Mais des circonscriptions ont été volontairement laissées libres pour investir d'éventuels transfuges d'ici mercredi.
Bien qu'il se défende de prolonger les vieilles pratiques, Macron veille ne pas présenter de candidat face à des personnalités prêtes à travailler avec 'La République en marche.
Résultat de recherche d'images pour "bayrou fureur"
Mauvaise année pour les François
Ainsi, Manuel Valls, traître à Hamon, sera récompensé et ne trouvera pas la socialiste annoncée face à lui. Le PS n'a pas voulu priver le président Macron d'un homme d'une telle probité exemplaire. Manuel Valls est absent de cette liste En marche!. La demande de l'ex-Premier ministre, qui quémandait une investiture La République en marche (REM), n'a pas été honorée, sachant que la formation du nouveau chef de l'Etat - qu'il a déclaré "parti mort" - opterait néanmoins pour un compromis ménageant le traître et fossoyeur du parti de Jaurès. Pour éviter toute humiliation, aucun candidat REM ne sera désigné pour le défier – et potentiellement le faire battre – à Evry. Macron règle le cas Valls : ni investiture, ni humiliation. De Hollande, Macron a hérité aussi le sens du compromis...

Dans cette liste, figurent quelques OVNI, comme le mathématicien Cédric Villani, ou des protégés de Hollande, tel, à Rennes, Gaspard Gantzer, conseiller du président sorti François Hollande, chargé à l'Elysée de la brillante communication qui en a fait la risée du monde entier.  Investiture d'ailleurs dénoncée par Jean-Yves Le Drian.

Des candidats En Marche ! que personne ne connaît, une gauche KO, une droite déterminée à la reconquête, des triangulaires en pagaille, voire des quadrangulaires, les Français vont demander grâce...

Reste à connaître le nom du Premier ministre.
On subodore qu'il pourrait être marqué à droite, mais pas trop. Or, après "Les coulisses d'une victoire", documentaire diffusé sur TF1 au lendemain de la victoire d'Emmanuel Macron, le magazine "Envoyé Spécial" de France 2 diffusait à son tour, jeudi soir, un long reportage sur la campagne du leader En Marche !. Un document dans lequel on entend notamment l'ancien ministre de l'Economie expliquer, au lendemain de la victoire de François Fillon à la primaire de la droite et du centre, comment il compte "déstabiliser" une partie de la droite. Une séquence qui éclaire la recomposition politique et les grandes et petites manœuvres actuelles. 
Un Juppéiste ferait l'affaire. Et le nom d'Edouard Philippe circule. Avec d'autant plus d'insistance que Bayrou est prêt à renverser la table.

 

jeudi 2 mars 2017

Qui sont les lâcheurs de Fillon et violeurs de la présomption d'innocence ?

"Nous, élus de droite et du centre, demandons solennellement à François Fillon de se retirer"

Combien de ténors, combien de faussets ?

Résultat de recherche d'images pour "juppé fillon"Une quinzaine de maires - plus ou moins identifiables du grand public - de moyennes et grandes villes et d’élus locaux ont lancé ce 2 mars un appel à François Fillon pour qu'il cède sa place à un substitut non encore identifié. 
La plupart sont de nouveaux venus sur la scène politique et la plupart ne sont pas des proches au candidat désigné par 4 millions d'électeurs de la primaire à la candidature pour l'élection présidentielle dans moins de deux mois.

Il est cosigné par des proches de candidats éliminés 
Laurent Hénart (Parti radical), Arnaud Robinet (soutien de Bruno Le Maire) et Catherine Vautrin (soutien de Sarkozy), Franck Riester (soutien de Bruno Le Maire ), Jean Rottner (Nicolas Sarkozy), Gaël Perdriau (Bruno Le Maire), David Valence (Parti radical), Jean-René Etchegaray (soutien d'Alain Juppé), Valérie Debord (Sarkozy, puis Fillon), Ludovic Jolivet (Bruno Le Maire), Pascal Blanc (UDI), Karl Olive (Alain Juppé), Laurent Lafon (UDI), Brigitte Fouré (Bruno Le Maire), Virginie Duby-Muller (Sarkozy), François Werner (UDI pour Bruno Le Maire), Bernard Bonne (Alain Juppé), etc 

D'autres orchestrent la fuite des rats du navire, mais ne sont pas signataires de cet appel, car trop visibles, tels Philippe Gosselin (soutien de Mariton, puis de Juppé) ou l'amer Georges Fenech, outre les juppéistes Benoist Apparu, Jean-Pierre Grand ou Gilles Boyer ...trésorier de la campagne présidentielle de Fillon, qui était décidément bien entouré.

Le conseil stratégique des Républicains avait décidé de sanctionner Georges Fenech, député sarkozyste, en lui retirant son investiture aux législatives dans le Rhône pour avoir - bien que magistrat - bafoué la présomption d'innocence de Fillon, jugeant par avance - dès le début février - que "la situation est très compromise" à droite après la diffusion par le journal anarchiste, le Canard Enchaîné, de soupçons d'emplois présumés fictifs de Penelope Fillon et que "le résultat de la primaire est caduc".

Voici le texte des motifs des opposants à François Fillon

"Le fonctionnement de notre démocratie est aujourd’hui à bout de souffle. A la veille d’une échéance capitale pour notre pays, nous n’avons jamais connu une telle situation de confusion et de désordre.

Sur le fond, une majorité de nos concitoyens estime que seule une alternance pourrait sortir notre pays du marasme. Mais les conditions ne paraissent plus réunies pour que notre candidat puisse porter sereinement notre projet et nos valeurs et nous risquons de connaître, soit une prolongation des années Hollande, soit l’élection de Marine le Pen. C’est une alternative que nous ne pouvons pas laisser advenir sans réagir.

Si, hier, la primaire légitimait un homme et son programme, aujourd’hui un pacte moral a été rompu. Il ne s’agit plus de faire de la résistance mais de reconstruire notre pays. [Une chose après l'autre, pourtant ?] Les Français, que nous rencontrons quotidiennement dans nos mandats de proximité [mais qui sont un reflet fragmentaire et ponctuel], l’expriment avec fermeté [plus d'incertitude que de rigueur, en vérité]. Ils adhèrent à nos idées [dans certaines circonscriptions à leurs images de LeMairistes, centristes ou Juppéistes], mais ils ne valident plus ces pratiques d’un autre âge. Les Français exigent de la transparence et le respect de la parole donnée [les signataires ne représentent pas "les Français", mais une partie des électeurs de leurs villes, le plus souvent de moyenne importance].

La situation est exceptionnellement grave et menace d’une instabilité durable nos institutions et notre cohésion nationale. [Font-ils référence à l'état insurrectionnel dans lequel l'Etat-PS laisse la France, comme à Nantes, ou en oublient-ils l'intérêt général ?] Nous sommes des élus issus du terrain et de la proximité [comme les soutiens du candidat légitime désigné par quatre millions d'électeurs de la  primaire qui a écarté leurs favoris]. Chaque jour, nous prenons le pouls de la vie des Français et nous sommes en mesure, dans le temps qui nous sépare des échéances, d’impulser un débat de fond [qui, en France et Outre-mer, connaît Jean-René Etchegaray, Pascal Blanc ou Gaël Perdriau ?] qui puisse mettre la droite et le centre en situation de l’emporter. [Ont-ils un nom fédérateur à proposer ? Et qui n'ait pas été déjà éliminé ?]

Dans ce contexte et ce climat délétère, nous, élus de la droite et du centre, demandons solennellement à François Fillon de prendre ses responsabilités et de tenir sa parole face aux Français en retirant sa candidature en cas de mise en examen. C’est à cette condition que le peuple retrouvera sa pleine et entière liberté afin de choisir le projet de redressement dont la France a besoin.

Assassinat par la majorité socialo-écolo, mais lynchage par les battus de la primaire à droite

Fillon est convoqué par le juge Serge Tournaire, "capable de tout", le 15 mars. Personne ne sait jusqu'alors s'il sera mis en examen, mais les élus semblent avoir tout à craindre du pouvoir judiciaire. La vingtaine d'élus locaux - des foireux qui se donnent des airs de matamores - a-t-elle anticipé la décision de la triade de trois juges ou se charge-t-elle de la basse besogne de la majorité politico-médiatique ?

Du juge désigné contre Fillon, un avocat d'Aix-en-Provence, Luc Febbraro, dit: "Ses qualités du point de vue technique ? C'est quelqu'un de très intelligent, fin limier, travailleur, performant", confie le pénaliste, mais "il a une mentalité d'inquisiteur", lâche-t-il. Son état d'esprit : "tout faire pour que les bonshommes soient condamnés, à partir du moment où il les pense coupables". Les co-signataires de l'appel accorde-t-il une prime à un juge "capable de tout" ?
"Sincèrement, il [Tournaire] fait peur. Il débarque comme un cow-boy, après il réfléchit. J'ai eu le sentiment qu'il m'a mis dans une machine à laver avec le bouton essorage, pour voir ce qui en sortait. Pour savoir s'il n'y a rien, il déclenche la bombe atomique. Quand vous êtes irradié et qu'il constate qu'il n'y a rien, il vous relâche." (François Pupponi
à franceinfo)
Quel est leur "plan Z" ?
Leur alternative à un possible mis en examen est-elle un authentique recours ? 
Quand en 1995, l’Association des contribuables parisiens - création ad hoc d'Arnaud Montebourg - déposa contre Alain Juppé une plainte pour "prise illégale d’intérêts" dans une affaire de logement de la ville de Paris, une information judiciaire fut ouverte par le procureur de la République de Paris, mais le procureur général près la cour d'Appel de Paris, jugea que l’infraction n'était pas constituée.

Et en 1999, ses démêlés judiciaires dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris conduisent Juppé à démissionner de ses fonctions parlementaires, municipales et au RPR : il quitte la présidence de l'UMP le 16 juillet 2004 et son siège de député en septembre et Nicolas Sarkozy est désigné pour le remplacer à la direction de l'UMP. 

En 2005, des remous dans le monde universitaire québécois l'empêchent d'obtenir, pour des raisons d'éthique, un poste à l'université du Québec à Montréal (UQAM).

lundi 21 juillet 2014

Ministre pro-palestinien assumé, Cazeneuve se défend d'importer le conflit israëlo-palestinien en France

Gouvernement socialiste débordé à Paris, Vaulx-en-Velin  et Sarcelles

Cazeneuve dénonce à Sarcelles des "violences antisémites"
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a fini par se rendre lundi matin à Sarcelles (Val-d'Oise), théâtre de violences et de pillages dimanche, pour y dénoncer des "actes graves, intolérables" et des "violences antisémites".
"Quand on s'approche d'une synagogue, qu'on brûle une épicerie parce qu'elle est tenue par un Juif, on commet un acte antisémite. Les choses doivent être qualifiées", a-t-il déclaré devant la presse. Plusieurs commerces de la ville ont été mis à sac dimanche, notamment une épicerie casher qui avait déjà été visée par un attentat à la grenade en septembre 2012 par le groupe dit de "Cannes-Torcy", une cellule terroriste démantelée peu après. 
Des locaux institutionnels ont également souffert, notamment l'agence locale de Pôle emploi.

Voir l'image sur Twitter
Après les heurts survenus dimanche 13 juillet devant deux synagogues parisiennes au cours d'un rassemblement autorisé, la préfecture de police de Paris avait annoncé vendredi l'interdiction d'une manifestation pro-palestinienne, prévue samedi 19 juillet au centre de Paris.

"
Ce n'est pas l'interdiction de la manifestation qui fait la violence, c'est la violence qui fait l'interdiction de la manifestation", a souligné Bernard Cazeneuve lundi matin devant la synagogue de Sarcelles, répétant "assumer" son choix de l'interdire. En même temps, le ministre a estimé qu'il est "légitime" de pouvoir exprimer une position sur les événements aujourd'hui à Gaza.

Scènes de désolation à Sarcelles après le rassemblement pro-Hamas
L'interdiction de la manifestation pro-Gaza par les autorités ne pouvait suffire à empêcher les affrontements entre des émeutiers organisés et la police, le 20 juillet 2014 à Sarcelles, en banlieue parisienne.


Manifestation pro-Gaza: heurts à Sarcelles par afp



Manifestation pro-Palestine interdite: des... par BFMTV


Bernard Cazeneuve: "J'assume totalement" l'interdiction des manifestations"

Au lendemain de la manifestation pro-palestinienne violente à Sarcelles (Val-d'Oise), après celle de Barbès, du 13 juillet au coeur de Paris
, dans le 18e arrondissement de Paris
le ministre de l'Intérieur souligne que "il y a une volonté de certains acteurs d'importer [le conflit israélo-palestinien]". 
Bernard Cazeneuve admet encore que des "propos (...) tenus sont des incitations à la haine". 

Cazeneuve évoque la rafle du Vél-d'hiv par les nazis mais occulte l'attentat de la Rue des Rosiers de 1983 sous la présidence socialiste de François Mitterrand. Malgré la gravité des affrontements, Cazeneuve polémique pour se défendre de toute critique de son erreur d'évaluation des risques, notamment à Paris, quand la manifestation était autorisée.

VOIR et ENTENDRE François Pupponi, maire PS de Sarcelles, accuser les organisateurs communistes et révolutionnaires. Il reconnaît que les pilleurs sont des habitants de Sarcelles et non des "casseurs" venus de l'extérieur comme certains commentateurs partisans proches des organisateurs cherchent à le faire croire.


Invité d'Apolline de Malherbe, sur BFMTV et RMC, le ministre de l'Intérieur louvoie, déversant un flot de paroles entendues et faisant obstacle à l'échange avec la journaliste, démontrant de quel dialogue le gouvernement est capable.
VOIR et ENTENDRE Bernard Cazeneuve, ministre partisan de l'Intérieur de F. Hollande, assumer à la fois son militantisme pro-palestinien et son interdiction des manifestations antisémites organisées par le Front de gauche et les révolutionnaires trotskistes du NPA:

Interrogé lundi matin sur France Info, Roger Cukierman, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), a estimé que "les faits démontrent qu'il y a risque de trouble à l'ordre public".

"Les faits, c'est qu'on s'attaque systématiquement aux Juifs", a-t-il poursuivi, observant que "personne parmi ces manifestants ne va manifester devant l'ambassade de Syrie alors que la Syrie a tué 170.000 citoyens syriens musulmans."

La manif pro-palestinienne de mercredi sera autorisée à Paris

Manif pro-palestienne à Paris : 19 personnes en garde à vue dimanche
Une quarantaine de personnes avaient été interpellées après des heurts avec les forces de l'ordre, le 13 juillet à Paris
Dimanche 20, plusieurs organisations et partis politiques (PCF et NPA) appelaient pourtant à une nouvelle manifestation pro-palestinienne à Paris mercredi 23 juillet. 
Après une manifestation interdite et pourtant violente à Barbès samedi, cette nouvelle mobilisation devrait être malgré tout autorisée. 
Pour justifier l'interdiction de la manifestation pro-palestinienne de Sarcelles dimanche, le ministre de l'Intérieur a montré un document qui était, selon lui, affiché sur les abribus de la ville. 

"Venez, équipés de mortiers, d'extincteurs, de matraques, dimanche 20 juillet 2014. Venez nombreux, descente au quartier juif de Sarcelles", a ainsi lu Bernard Cazeneuve. "Est-ce que vous pouvez, quand vous savez cela, laisser les choses dégénérer?", a demandé le ministre. "J'ai pris mes responsabilités", a-t-il ajouté.

 "Un climat de tension" communautariste sur la France

"Nous sommes dans un climat de tension, d'irrationalité", a reconnu le ministre de l'Intérieur un élu PS qui se revendique pro-palestinien. "Je suis profondément attaché à ce que les Français vivent dans la concorde dans la République", a ajouté Bernard Cazeneuve, depuis 30 ans au nombre de ceux qui préconisent une politique de prévention

"L'antisémitisme existe en France. Le risque d'incompréhension, d'affrontement, d'irrationalité peut abîmer la République", a déclaré cet inconditionnel du président Hollande. "Il y a en France, aujourd'hui, des sentiments qui occupent l'espace public qui l'ont déjà d'ailleurs occupé il y a de cela 70 ans et qui n'ont pas lieu d'être."  Cazeneuve omet simplement l'évocation de l'attentat antisémite de la Rue des Rosiers bien que plus récemment, en 1983...

"J'ai l'impression que la passion s'empare de tout et qu'il y a peu d'acteurs politiques, qui dans un contexte où la responabilité doit être première, exprime les choses avec la volonté d'apaiser", accuse Bernard Cazeneuve. Pense-t-il aux dénonciations portées par le député-maire PS de Sarcelles, François Pupponi, contre les organisateurs communistes et trotskistes qui manipulent les antifa, militants anti-fascistes d'extrême gauche ?

La situation est-elle sous contrôle? 
"Bien entendu", a assuré Bernard Cazeneuve, malgré ses antécédents et l'annonce de deux rassemblements, mercredi et samedi prochains. "Les forces de l'ordre étaient présentes et elles ont maîtrisé la situation.""Les synagogues ont été protégées ce week-end", a assuré le ministre.

Sur l'importation du conflit: " Tout à fait normal que l'on manifeste"
"Il y a une volonté de certains acteurs d'importer [le conflit israélo-palestinien]" dénonce Bernard Cazeneuve: "Quand on brûle une épicerie parce qu'elle est tenue par un commerçant juif, vous appelez ça comment?"
Cazeneuve parle trop pour agir efficacement
"Les principes doivent être affirmés dans la République: lorsque des enfants meurent à Gaza, cela doit susciter l'indignation, il est tout à fait normal que l'on manifeste", a cependant assuré le ministre de l'Intérieur. "Mais il n'est pas normal qu'à l'occasion de ces manifestations on puisse développer des actes antisémites", a-t-il poursuivi.

dimanche 20 juillet 2014

Sarcelles : violentes émeutes au programme de la manifestation pro-palestinienne

Montée de l'antisémitisme avec attaque de synagogue

Sarcelles a été ce dimanche le théâtre de violentes émeutes :
Des pro-Hamas importent le conflit israélo-palestinien à Sarcelles
voitures incendiées, mobilier urbain saccagé, magasins pillés, tirs de mortier... 

Une provocation des pro-Hamas contre Sarcelles
Communiste jusqu'en 1983, la ville est encore surnommée "la petite Jérusalem", comme au temps du maire Dominique Strauss-Kahn (1997-1997), compte une importante communauté juive sépharade. La ville est restée socialiste : l'illustre François Pupponi en est le maire depuis 1997. 
Sarcelles est aussi une proie facile, car pauvre, se débattant avec une situation financière difficile du fait d'un fort endettement et d'une gestion budgétaire socialiste très critiquée par la Chambre régionale des Comptes.
Emeute d'arabes musulmans: le drapeau palestinien
n'est pas le plus visible...

Les émeutes sont parties d'une manifestation pro-Hamas associée aux affrontements militaires entre Israël et Palestiniens de la bande de Gaza. Alors que des centaines de militants pro-palestiniens encadrés par le Front de gauche et le NPA s'étaient rassemblés près de la gare de Garges-Sarcelles (Val-d'Oise), des jeunes ont enchaîné avec des attaques des policiers, comme avatar du rassemblement.
Présence de "républicains" d'extrême gauche avec drapeaux,

malgré l'interdiction du rassemblement par l'Intérieur


Des éléments antisémites aguerris

"Il s'agit de groupes très mobiles et très violents qui multiplient les provocations depuis 16 heures"
, reconnaît Yves Rousset, sous-préfet d'Argenteuil. "Quatre compagnies de CRS étaient sur place, épaulées par les effectifs locaux et par la police des transports au niveau de la gare RER. "
Deux policiers ont été blessés, mais moins d'une dizaine d'interpellations ont été effectuées. 

A partir de 18 heures, la situation a dégénéré aux abords de la synagogue de l'avenue Paul Valery. Des cocktails molotov et des fumigènes ont été lancés en direction du lieu de culte juif protégé par les policiers. Une trentaine de jeunes se sont massés "sur place, à l'entrée du quartier juif pour éviter de nouveaux dramesà l'appel de la Ligue de défense juive (LDJ). 
Sarcelles, parfois surnommée "la petite Jérusalem" au temps du maire Dominique Strauss-Kahn, compte une importante communauté juive sépharade.

Les assaillants empêchés de commettre des  dégâts sur la synagogue 

A proximité de la synagogue, des émeutiers ont démonté des stations de tramway, cassé des vitrines de magasins et des abribus. Les CRS ont riposté avec des gaz lacrymogène et des tirs de flash-ball, tandis qu'un cordon de jeunes juifs protégeaient  la synagogue qui n'a subi aucun dégât. 

Des émeutiers semblaient déterminés à s'attaquer à la synagogue de Sarcelles 
Gil, un membre de la communauté juive de la ville présent sur place, confirme une tentative d'attaque de la synagogue. "Il y a eu des feux de poubelles devant un autre petit office religieux de Sarcelles et la synagogue de Garges, mais sans gravité", indique-t-il. 
Pour Gil, "l'inquiétude est omniprésente" avec ces manifestations qui virent à la violence à Paris, en région à Vaulx-en-Velin (Rhône) et donc en Ile-de-France désormais. "Oui, la communauté juive est inquiète. On ne sait pas ce qui va se passer après, le soir ou demain. L'inquiétude est là." 
D'autre part, des individus ont tenté de pénétrer dans le centre commercial des Flanades. Le supermarché casher Naouri, celui qui avait été la cible d'une attaque il y a deux ans, a été visé par un coktail molotov, provoquant un début d'incendie. "C’est une honte, c’est scandaleux, s’exaspère François Pupponi, le député-maire PS de Sarcelles. Ce sont des hordes de sauvages. Je tiens pour personnellement responsable ceux qui ont organisé cette manifestation et qui en dépit de l’interdiction, se sont rendus sur la place de la gare RER."
Les pompiers éteignent les premiers incendies 

à l'arrière du centre commercial des Flanade
Le commissariat de Garges a également subi des dégâts.Le sous-préfet d'Argenteuil a confirmé que les émeutiers "ont tenté un assaut sur le commissariat mais celui-ci a échoué"
Des pilleurs ont ensuite saccagé un magasin de pompes funèbres, détruisant sa vitrine, dans une rue perpendiculaire à l'avenue Paul-Valéry. Un peu plus loin, des manifestants ont attaqué et mis le feu à une pharmacie. C'est alors que des policiers ont tiré sur les fanatiques avec des balles en caoutchouc. Un café a également été pris pour cible. Ils ont tout saccagé dans cette brasserie de l’avenue du 8 mai 45, selon des témoins de la scène. " La vitrine a été cassée, des marchandises ont été volées et tout est saccagé à l’intérieur. Les chaises gisent encore au milieu de la rue ", rapporte un riverain. "La situation est surréaliste, se désespère une voisine au langage très châtié (!). Après que l’on ait interdit la manifestation et ce qu’il s’est passé hier dans le quartier de Barbes à Paris, comment se fait-il que l’on se fasse à ce point déborder ? La synagogue est bien protégée, du coup les casseurs s’en prennent aux autres commerces du coin," polémique ce témoin partisan.
La voiture d'un élu prise pour cible
En milieu d’après-midi, la voiture de fonction du Dr Gérard Uzan, élu de la Liste bleue (mouvement constitué de membres de la communauté juive), de permanence, a été prise pour cible. "Je me dirigeais vers la synagogue lorsque j’ai vu arriver des manifestants, explique le maire adjoint. J’ai été pris entre deux feux, avec d’un côté une horde de casseurs et de l’autre les forces de l’ordre. Je me suis sauvé pour me protéger, laissant le véhicule sur place. Quand je suis revenu toutes les vitres avaient été cassées avec des barres de fer. Impossible de ne pas savoir que ce n’était pas une voiture municipale, le sigle de la mairie de Sarcelles est inscrit dessus." 
  

Les échauffourées ont démarré dans le quartier de la gare RER,lieu du rassemblement, vers 16 heures. Malgré les consignes et l'appel au calme, plusieurs groupes se sont formés dans les rues adjacentes. Les premiers projectiles ont alors volé, des véhicules garés sur les trottoirs ont été cassés. Plusieurs conteneurs à poubelles ont ensuite été disposés au milieu de la chaussée et incendiés.

Tirs de mortiers et cocktails Molotov près de la gare

Vers 17 heures,  les tirs de mortiers et de cocktails Molotov les émeutiers se sont poursuivis vers la gare RER. Les CRS les ont encerclés avant de charger. Les individus se sont dispersés dans les cités aux alentours. A 17h30, un relatif retour au calme était perceptible dans le quartier de la gare. A 19 heures, la gare du RER D a été de nouveau desservie. En revanche, le trafic du tramway et des bus était toujours interrompu.
La manifestation pro-palestinienne avait été interdite cette semaine par la mairie et la préfecture parce qu'un rassemblement pro-israélien organisé par la Ligue de défense juive (LDJ), lui aussi interdit, avait été prévu au même endroit, la gare RER, et à la même heure. "Le risque avéré de trouble à l'ordre public que pourrait représenter cette manifestation ainsi que les réactions qu'elle pourrait engendrer, m'ont encouragé, conformément aux directives du ministre de l'Intérieur, à interdire tout rassemblement dimanche en lien avec le conflit au Proche-Orient", avait écrit vendredi le maire PS, François Pupponi, dans un communiqué.
Incendies de poubelles après la manifestation pour la Palestine. (LP/S.Nieto)
"C’est une honte, c’est scandaleux, a réagi dimanche François Pupponi, le député-maire PS de Sarcelles. Ce sont des hordes de sauvages. Toutes les dispositions ont été prises pour protéger les lieux de la communauté juive (comme la synagogue) qui étaient clairement leur cible. Du coup, une fois refoulés, ils s’en sont s’en pris à des commerçants de la communauté juive et assyro-chaldéenne. Maintenant, cela bascule en violences urbaines. Je tiens pour personnellement responsable ceux qui ont organisé cette manifestation et qui en dépit de l’interdiction, se sont rendus sur la place de la gare RER."


"Les forces de l'ordre restent mobilisées en nombre pour surveiller les lieux de culte, notamment les synagogues de Sarcelles et de Garges mais aussi les bâtiments publics. Parmi les policiers, trois ont été légèrement blessés", précisait Yves Rousset, le sous-préfet de permanence. 
Une dame âgée était, ce dimanche soir, hospitalisée. Son état est jugé sérieux par les médecins. Celle-ci a été intoxiquée par les fumées qui se dégageaient de l'incendie de la pharmacie, située place de France à Sarcelles. Les policiers ont procédé à une vingtaine d'interpellations.
La rue des Rosiers sous protection

Dimanche en fin d'après-midi, une forte policière était signalée près de la rue des Rosiers, dans le IV ème arrondissement de Paris, connue pour abriter le quartier juif de la capitale. Des membres de la Ligue de défense juive (LDJ) s'étaient rassemblés sur place prêts à toute éventualité, après une rumeur selon laquelle "ceux de Sarcelles" allaient faire une descente. Des commerçants avaient baissé le rideau et ce n'est qu'en début de soirée que la vie a repris normalement dans ce quartier très touristique.

Le "quartier très touristique" en question a surtout été le théâtre d'un attentat antisémite perpétré sous la présidence du socialiste François Mitterrand le 9 août 1982 à 13 h 10 contre le restaurant Goldenberg, 7, rue des Rosiers dans le quartier du Marais à Paris. Bilan : six morts et vingt-deux blessés. En 2011, la justice française a identifié le Fatah-Conseil révolutionnaire d'Abou Nidal comme responsable de l'attentat.