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mercredi 7 février 2018

Corse : Macron aurait porté "atteinte aux droits de la défense"

Le bâtonnier de l'ordre des avocats d'Ajaccio  porte cette accusation contre le chef de l'Etat

Le chef de l‘Etat crée une polémique dès le premier jour de sa visite officielle en Corse

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Le président de la République n'est pas au centre...
Lors de sa participation aux commémorations de l‘assassinat au préfet Claude Erignac, lâchement tué dans le dos à Ajaccio le 6 février 1998 par un commando nationaliste, Emmanuel Macron a souligné dans son discours que "ce qui s‘est passé ici ne se justifie pas, ne se plaide pas, ne s'explique pas, ce fut un assassinat, un attentat".

Le chef de l‘Etat s‘est exprimé devant le président de la collectivité territoriale de Corse, Gilles Simeoni, qui a défendu en tant qu'avocat le nationaliste Yvan Colonna, définitivement condamné pour l‘assassinat du préfet.

Le bâtonnier Stéphane Nesa a protesté suite aux propos du président de la République mardi sur l'assassinat du préfet Claude Erignac

Dire, comme Macron, que l'assassinat du préfet Claude Erignac ne peut ni se justifier, ni "se plaider"  constitue une "atteinte aux droits de la défense".
"Malgré la douleur de la famille du préfet qui impose le plus profond respect et la plus grande empathie, on ne peut que s‘interroger sur cette formulation qui ne peut qu‘apparaître comme une atteinte aussi violente qu‘infondée aux droits de la défense", soutient Stéphane Nesa dans un communiqué commun, émanant simultanément des barreaux d’Ajaccio et de Bastia..

"Le président de la République affirme par ses propos (...) que certains justiciables ne sauraient bénéficier de l‘assistance d'un avocat, au regard des actes qu‘ils ont commis et surtout de la personnalité et des fonctions occupées par la victime”, ajoute ce conseil de Laurent Marcangeli, maire d'Ajaccio et soutien d'Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016.

La déclaration du président est "une atteinte sans précédent aux principes fondamentaux reconnus par les lois de la République", insiste Stéphane Nasa, en fonctions à la tête de l'ordre des avocats depuis janvier 2018.
Un rôle d'avocat qui se perd... "Regardez, on est tellement en perte de repère qu'on en arrive à des dérives totalement inacceptables, comme ce qu'il s'est passé dernièrement à Ajaccio avec le bâtonnier Me Gatti, explique Me Nasa Me Gatti a été insulté pour avoir défendu une personne et ce en raison de l'origine de cette personne, et parce qu'il a eu l'audace d'évoquer un certain nombre de sujet à la barre. C'est inacceptable, donc je le répète : il faut que l'on recentre aussi l'avocat, au coeur de la société."
"En privant un justiciable du droit d’être assisté et défendu, la parole présidentielle contrevient à l'Etat de droit et fragilise le socle même des valeurs républicaines", explique-t-il.
Voici le communiqué commun des bâtonniers de l’ordre des avocats du barreau d’Ajaccio et de Bastia, Stéphane Nesa et Gilles Antomarchi : 
"Ce jour, à l’occasion de la commémoration des 20 ans de l’assassinat du préfet Claude Erignac, M. Emmanuel Macron, Président de la République, en cette qualité garant des institutions et de la séparation des pouvoirs, a déclaré : 
"… car ce qui s’est passé ici le 6 février 1998, ne se justifie pas, ne se plaide pas, ne s’explique pas…"
Malgré la douleur de la famille du Préfet qui impose le plus profond respect et la plus grande empathie, on ne peut que s’interroger sur cette formulation qui ne peut qu’apparaître comme une atteinte aussi violente qu’infondée aux droits de la défense. 
Le Président de la République affirme par ses propos, qui ne peuvent être le fruit d’une improvisation maladroite étant donné la solennité du moment, que certains justiciables ne sauraient bénéficier de l’assistance d’un avocat, au regard des actes qu’ils ont commis et surtout de la personnalité et des fonctions occupées par la victime. 
Il s’agit d’une atteinte sans précédent aux Principes Fondamentaux Reconnus par les Lois de la République, intégrés dans le bloc de constitutionnalité, et dont l’avocat est l’un des piliers essentiels. 
La parole présidentielle, en privant un justiciable du droit d’être assisté et défendu, contrevient à l’Etat de droit et fragilise le socle même des valeurs républicaines. 
Nous entendons solennellement rappeler, comme d’autres l’ont fait avant nous, que nous avons prêté serment d’exercer notre mission avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité, de sorte qu’il nous faut "les défendre tous", sous la seule réserve de notre conscience et du choix des moyens de défense. 
Telles sont les valeurs auxquelles nous n’entendons pas renoncer."
L'Elysée estime que cette "polémique n‘avait pas lieu d’être"

"L'expression du président visait la notion d‘une défense politique et ne visait absolument pas la défense judiciaire", a-t-on nuancé. 

"Son propos visait le sujet politique. Il considère qu'on ne peut pas plaider ni défendre un attentat contre un préfet".

Mais la LDH Corsica se dit "interpellée" par les propos d'Emmanuel Macron
"La Ligue des droits de l'Homme est interpellée par les propos du Président de la République tenus lors de la cérémonie d'hommage au préfet Claude Erignac ce mardi 6 février. Alors qu'il affirme la nécessité de l'Etat de droit, il déclare dans le même temps "ce qui s'est passé ici ne se plaide pas". 
Il semble pour le moins contradictoire d'associer l'Etat de droit et, dans le même propos, la négation du droit à la défense constitutif du procès équitable et d'une justice démocratique."

jeudi 2 mars 2017

Qui sont les lâcheurs de Fillon et violeurs de la présomption d'innocence ?

"Nous, élus de droite et du centre, demandons solennellement à François Fillon de se retirer"

Combien de ténors, combien de faussets ?

Résultat de recherche d'images pour "juppé fillon"Une quinzaine de maires - plus ou moins identifiables du grand public - de moyennes et grandes villes et d’élus locaux ont lancé ce 2 mars un appel à François Fillon pour qu'il cède sa place à un substitut non encore identifié. 
La plupart sont de nouveaux venus sur la scène politique et la plupart ne sont pas des proches au candidat désigné par 4 millions d'électeurs de la primaire à la candidature pour l'élection présidentielle dans moins de deux mois.

Il est cosigné par des proches de candidats éliminés 
Laurent Hénart (Parti radical), Arnaud Robinet (soutien de Bruno Le Maire) et Catherine Vautrin (soutien de Sarkozy), Franck Riester (soutien de Bruno Le Maire ), Jean Rottner (Nicolas Sarkozy), Gaël Perdriau (Bruno Le Maire), David Valence (Parti radical), Jean-René Etchegaray (soutien d'Alain Juppé), Valérie Debord (Sarkozy, puis Fillon), Ludovic Jolivet (Bruno Le Maire), Pascal Blanc (UDI), Karl Olive (Alain Juppé), Laurent Lafon (UDI), Brigitte Fouré (Bruno Le Maire), Virginie Duby-Muller (Sarkozy), François Werner (UDI pour Bruno Le Maire), Bernard Bonne (Alain Juppé), etc 

D'autres orchestrent la fuite des rats du navire, mais ne sont pas signataires de cet appel, car trop visibles, tels Philippe Gosselin (soutien de Mariton, puis de Juppé) ou l'amer Georges Fenech, outre les juppéistes Benoist Apparu, Jean-Pierre Grand ou Gilles Boyer ...trésorier de la campagne présidentielle de Fillon, qui était décidément bien entouré.

Le conseil stratégique des Républicains avait décidé de sanctionner Georges Fenech, député sarkozyste, en lui retirant son investiture aux législatives dans le Rhône pour avoir - bien que magistrat - bafoué la présomption d'innocence de Fillon, jugeant par avance - dès le début février - que "la situation est très compromise" à droite après la diffusion par le journal anarchiste, le Canard Enchaîné, de soupçons d'emplois présumés fictifs de Penelope Fillon et que "le résultat de la primaire est caduc".

Voici le texte des motifs des opposants à François Fillon

"Le fonctionnement de notre démocratie est aujourd’hui à bout de souffle. A la veille d’une échéance capitale pour notre pays, nous n’avons jamais connu une telle situation de confusion et de désordre.

Sur le fond, une majorité de nos concitoyens estime que seule une alternance pourrait sortir notre pays du marasme. Mais les conditions ne paraissent plus réunies pour que notre candidat puisse porter sereinement notre projet et nos valeurs et nous risquons de connaître, soit une prolongation des années Hollande, soit l’élection de Marine le Pen. C’est une alternative que nous ne pouvons pas laisser advenir sans réagir.

Si, hier, la primaire légitimait un homme et son programme, aujourd’hui un pacte moral a été rompu. Il ne s’agit plus de faire de la résistance mais de reconstruire notre pays. [Une chose après l'autre, pourtant ?] Les Français, que nous rencontrons quotidiennement dans nos mandats de proximité [mais qui sont un reflet fragmentaire et ponctuel], l’expriment avec fermeté [plus d'incertitude que de rigueur, en vérité]. Ils adhèrent à nos idées [dans certaines circonscriptions à leurs images de LeMairistes, centristes ou Juppéistes], mais ils ne valident plus ces pratiques d’un autre âge. Les Français exigent de la transparence et le respect de la parole donnée [les signataires ne représentent pas "les Français", mais une partie des électeurs de leurs villes, le plus souvent de moyenne importance].

La situation est exceptionnellement grave et menace d’une instabilité durable nos institutions et notre cohésion nationale. [Font-ils référence à l'état insurrectionnel dans lequel l'Etat-PS laisse la France, comme à Nantes, ou en oublient-ils l'intérêt général ?] Nous sommes des élus issus du terrain et de la proximité [comme les soutiens du candidat légitime désigné par quatre millions d'électeurs de la  primaire qui a écarté leurs favoris]. Chaque jour, nous prenons le pouls de la vie des Français et nous sommes en mesure, dans le temps qui nous sépare des échéances, d’impulser un débat de fond [qui, en France et Outre-mer, connaît Jean-René Etchegaray, Pascal Blanc ou Gaël Perdriau ?] qui puisse mettre la droite et le centre en situation de l’emporter. [Ont-ils un nom fédérateur à proposer ? Et qui n'ait pas été déjà éliminé ?]

Dans ce contexte et ce climat délétère, nous, élus de la droite et du centre, demandons solennellement à François Fillon de prendre ses responsabilités et de tenir sa parole face aux Français en retirant sa candidature en cas de mise en examen. C’est à cette condition que le peuple retrouvera sa pleine et entière liberté afin de choisir le projet de redressement dont la France a besoin.

Assassinat par la majorité socialo-écolo, mais lynchage par les battus de la primaire à droite

Fillon est convoqué par le juge Serge Tournaire, "capable de tout", le 15 mars. Personne ne sait jusqu'alors s'il sera mis en examen, mais les élus semblent avoir tout à craindre du pouvoir judiciaire. La vingtaine d'élus locaux - des foireux qui se donnent des airs de matamores - a-t-elle anticipé la décision de la triade de trois juges ou se charge-t-elle de la basse besogne de la majorité politico-médiatique ?

Du juge désigné contre Fillon, un avocat d'Aix-en-Provence, Luc Febbraro, dit: "Ses qualités du point de vue technique ? C'est quelqu'un de très intelligent, fin limier, travailleur, performant", confie le pénaliste, mais "il a une mentalité d'inquisiteur", lâche-t-il. Son état d'esprit : "tout faire pour que les bonshommes soient condamnés, à partir du moment où il les pense coupables". Les co-signataires de l'appel accorde-t-il une prime à un juge "capable de tout" ?
"Sincèrement, il [Tournaire] fait peur. Il débarque comme un cow-boy, après il réfléchit. J'ai eu le sentiment qu'il m'a mis dans une machine à laver avec le bouton essorage, pour voir ce qui en sortait. Pour savoir s'il n'y a rien, il déclenche la bombe atomique. Quand vous êtes irradié et qu'il constate qu'il n'y a rien, il vous relâche." (François Pupponi
à franceinfo)
Quel est leur "plan Z" ?
Leur alternative à un possible mis en examen est-elle un authentique recours ? 
Quand en 1995, l’Association des contribuables parisiens - création ad hoc d'Arnaud Montebourg - déposa contre Alain Juppé une plainte pour "prise illégale d’intérêts" dans une affaire de logement de la ville de Paris, une information judiciaire fut ouverte par le procureur de la République de Paris, mais le procureur général près la cour d'Appel de Paris, jugea que l’infraction n'était pas constituée.

Et en 1999, ses démêlés judiciaires dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris conduisent Juppé à démissionner de ses fonctions parlementaires, municipales et au RPR : il quitte la présidence de l'UMP le 16 juillet 2004 et son siège de député en septembre et Nicolas Sarkozy est désigné pour le remplacer à la direction de l'UMP. 

En 2005, des remous dans le monde universitaire québécois l'empêchent d'obtenir, pour des raisons d'éthique, un poste à l'université du Québec à Montréal (UQAM).

lundi 7 novembre 2016

Nathalie Kosciusko-Morizet a-t-elle réclamé la tête de Rachida Dati ?

Dati appelle à l'exclusion de NKM de la primaire de la droite

Nathalie Kosciusko-Morizet assure qu'elle ne se souvient pas
 

de la conversation dans laquelle elle parle de "tuer" Rachida Dati politiquement.

Dimanche 7 novembre, Rachida Dati a lancé un appel à la classe politique et la haute autorité pour la primaire de la droite à mettre "hors jeu" Nathalie Koscuisko-Morizet, après la révélation d'échanges très virulents à son égard avec l'ancien chef du renseignement, Bernard Squarcini.
"Je considère que la classe politique doit la mettre hors-jeu; elle doit la mettre à l'index, elle doit lui demander des comptes", s'est exclamée Rachida Dati, invitée de BFMTV.
Entre Rachida Dati et NKM, l'inimitié est un plat qui se mange chaud... Nathalie Kosciusko-Morizet et Rachida Dati se sont affrontées pour les primaires aux municipales parisiennes et pour obtenir l'adoubement de Nicolas Sarkozy.
VOIR et ENTENDRE NKM balancer sur Rachida Dati dans l'émission 'Salut les terriens' du 25 avril 2014 présentée par Thierry Ardisson, avec Y. Moix qui lâche une méchanceté finale:
"Bon allez, tu me tues Rachida et Fillon"
Le Monde a révélé vendredi une conversation avec NKM interceptée par les policiers qui écoutaient M. Squarcini. "Bon, allez, tu me tues Rachida et Fillon (ci-contre, avec la tueuse). [...] Parce que Rachida, on n'en veut plus. [...] Basta crapoto", lâche Bernard Squarcini. NKM répond: "Je vais te dire, le meilleur moyen de la tuer, c'est d'éteindre". 

"Scandaleux", "démago", "pathétique"
Et un peu plus tard les deux correspondants plaisantent en évoquant l'identité du père de la fille de Rachida Dati. "C'est vraiment une...", lâche alors NKM, sans finir son propos, parfaitement consciente de l'indécence de son insulte.

Pour R. Dati, maire du VIIe arrondissement de Paris, cette conversation de 2013, "c'est un truc d'État de droit, c'est grave: on a utilisé le patron du renseignement pour 'tuer' un adversaire politique, enquêter sur ma vie privée, on a fait suivre ma petite fille", s'est-elle indignée, laissant entendre qu'une procédure judiciaire était envisagée: "Mes avocats ont ces révélations en main".
Quand NKM, candidate à la Mairie de Paris,

fume une clope avec des SDF

De son côté, Mme Kosciusko-Morizet, assure ne pas se souvenir "précisément" de cette conversation, intervenue alors qu'elle briguait la mairie de Paris.
"C'est un contexte très particulier de la campagne, tente-t-elle de se justifier  sur France 3. Il y avait (Jean) Tiberi qui voulait être à nouveau candidat dans le Ve arrondissement. Mais je me souviens à l'époque d'avoir appelé tous les candidats dont on me disait qu'ils étaient proches de Tiberi pour leur demander de passer le message que ce serait mieux qu'il n'y aille pas", explique-t-elle. Squarcini, "c'est juste un ami de Tiberi, connu comme tel et comme je le connais, je l'appelle" a-t-elle ajouté. "Quant au langage, chacun a son style", a-t-elle conclu.



NKM n'en est pas à son premier appel au meurtre

La candidate à la primaire a également jeté l'anathème sur un rival honorable. "Mme Kosciusko-Morizet a demandé l'exclusion de Jean-Frédéric Poisson pour des propos dont il s'est excusé, mais elle a encore sa place dans la primaire ? Je (le) demande à la haute autorité" (qui supervise la primaire), a ajouté  l'ancienne Garde des Sceaux.

Le président du Parti chrétien démocrate (PCD) avait suscité la polémique sur "les lobbies sionistes". C'est "à nouveau une récidive", avait jugé NKM, sur RTL. Mais "la question ce n'est pas tant lui (Poisson) c'est: est-ce que ces idées-là ont leur place dans la primaire? Moi je crois que non, et qu'il faut être clair là-dessus", a-t-elle poursuivi. "J'ai toujours voulu dire que le 'ni-ni' n'était pas une solution", a-t-elle rappelé contestant cette façon de renvoyer "dos-à-dos le Front national et le parti socialiste". 
"C'est sur les ambiguïtés des cadres de la droite, et dans certains cas sur les lâchetés des cadres de la droite que prospère le Front national", a aussi accusé la candidate appelant à "être clair une fois pour toutes" sur ce sujet.

Très critique de la ligne politique de son parti alors qu'elle était pourtant numéro deux de Les Républicains, LR, Nathalie Kosciusko-Morizet a dû quitter la direction du parti  en décembre 2015 et a été remplacée au poste de vice-président délégué par Laurent Wauquiez. Depuis, il doit souvent se retourner pour s'assurer que ne vole aucun couteau.

mercredi 25 novembre 2015

Le tueur du commando des terrasses, Abaaoud est-il revenu pour seulement contempler le carnage du Bataclan?

Le président était-il la cible privilégiée des assassins islamistes ?

Le président Hollande l'a échappé belle

Tout commence à 21h20 au Stade de France où se trouve le président Hollande
pour un match de foot amical entre les Bleus  et l'équipe  nationale allemande, quand soudain une puissante détonation, puis une deuxième retentissent. Deux kamikazes viennent de se faire exploser après avoir échoué à pénétrer dans le stade de Seine-Saint-Denis où des grilles ont été tirées à temps et le président peut être exfiltré, laissant la foule des spectateurs à l'intérieur. 
A 21 h 36, le chef de l'État a rejoint le PC sécurité du stade, comme en atteste une photo désormais célèbre montrant François Hollande au téléphone (ci-dessous).
 
Avant de quitter les lieux avec son petit ministre de l'Intérieur, il fait demander aux membres du gouvernement présents en tribune de rester pour ne pas alarmer le public.


Ces explosions dans le 9.3 sont suivies au même moment d'une fusillade dans le 10e arrondissement. Pendant quelques heures, trois commandos terroristes - agissant en coordination - ont jeté Paris dans le chaos, vendredi 13 novembre. Au moins 129 morts sont à déplorer.
Des terroristes en voiture ouvrent le feu à la kalachnikov sur les clients d'un restaurant. On compte au moins 12 victimes innocentes. L'horreur a duré une ou deux minutes. Les tueurs continuent leur route et abattent au moins cinq civiles dans une rue voisine.
 
A 21h35, le mode opératoire est le même rue de Charonne, dans le 11e arrondissement. Les clients d'un restaurant sont abattus au fusil d'assaut. Cinq minutes plus tard, un terroriste se fait exploser boulevard Voltaire sans faire de victime. 

Au Bataclan, où un concert de rock bat son plein, commence un autre drame.
Quatre hommes ouvrent le feu dans la salle de spectacles du boulevard Voltaire, dans le 11ᵉ arrondissement. Les 1.500 spectateurs  sont  pris au piège: les issues de secours sont rares et les assassins, froidement déterminés, prennent les jeunes spectateurs en otages. A 0h20, l'assaut de 30 minutes intervient. Deux kamikazes se font exploser, un autre est abattu. Dans la salle, les policiers découvrent l'horreur. Au moins 89 morts, des dizaines de blessés.
Six lieux différents ont été ciblés le même soir par les terroristes.Huit islamistes sont morts.

Pendant deux heures, Abaaoud a rôdé sur les lieux des carnages islamistes 

On en sait désormais que l'assassin islamiste belgo-marocain, Abdelhamid Abaaoud, a réussi 
des jours durant à déjouer la vigilance des forces de l'ordre 
en état d'alerte maximale et qu'il ne peut pas être le "cerveau" qui a organisé les assassinats de masse du 13 novembre

"On peut penser qu'Abdelhamid Abaaoud est revenu sur les lieux des attentats, alors que la BRI intervenait encore au Bataclan". Les déclarations du procureur de Paris ne sont pas flatteuses pour les services de Bernard Cazeneuve, ministricule de l'Intérieur, dont la presse nous ferait croire qu'il est à la hauteur. 

C'est désormais une certitude, Abdelhamid Abaaoud faisait partie du commando des terrasses, à bord de la Seat noire. C'est lui qui a arrêté la voiture quelques minutes devant les terrasses de plusieurs bars du 10e et 11e arrondissements de Paris pour tirer à vue à la kalachnikov. La tuerie a démarré vers 21h25, avec des attaques menées devant Le petit Cambodge et le Carillon dans le 10e arrondissement de Paris.
Les attaques se poursuivent sept minutes plus tard devant le bar A la bonne bière. Une fois de plus, le bilan est lourd, avec cinq morts et plusieurs blessés. 
Quatre minutes plus tard, le bar La Belle Equipe est à son tour visé par les terroristes. Il s'agira de l'attaque la plus meurtrière, avec 19 morts. Pendant les attaques, Abaaoud serait resté en contact avec Bilal Hafdi, l'un des assaillants du Stade de France, jusqu'à ce que ce dernier ne fasse exploser sa ceinture d'explosifs. 

Vers 21h43 et l'attaque kamikaze au Comptoir Voltaire, le commando des terrasses se sépare. Brahim Abdeslam, le frère de Salah, pénètre seul au comptoir Voltaire. Il se fait sauter à son tour. Miraculeusement, il sera la seule victime. De leur côté,
Abaaoud et son complice auraient, selon Le Monde, continué de tourner dans le 11e arrondissement pendant une quinzaine de minutes. Ils auraient ensuite garé la voiture à Montreuil, à l'endroit où elle a été retrouvée le lendemain par les forces de l'ordre. La Seat noire contenait trois kalachnikovs.  Que cherchaient-ils ? Qu'attendaient-ils ?

Entre 
22h28 et 00h28: Abaaoud sur les lieux des attaques
 
C'est l'une des principales révélations du procureur François Molins du mardi 24 au soir. Abdelhamid Abaaoud n'a pas cherché à fuir après les tueries, comme si sa mission n'était pas achevée. Son portable a "borné" à proximité des lieux des attentats, deux heures durant. Et ce alors même que la police, les secours, et les attroupements de passants se trouvaient encore sur les lieux. "On peut penser qu'Abdelhammid Abaaoud est revenu sur les scènes de crime alors que la BRI intervenait encore au Bataclan" a expliqué François Molins.

Or, une heure plus tard, à 01h21, François Hollande s'est rendu au Bataclan avec plusieurs responsables politiques, annonce l'AFP.
Au Bataclan, accompagné de Manuel Valls, 
Bernard Cazeneuve, Christiane Taubira et de la maire PS de Paris
Abdelhamid Abaaoud s'est-il rendu près du Bataclan pour rencontrer le président de la République ? A-t-il renoncé parce que l'arrivée de François Hollande tardait Les révélations de François Molins, le procureur de la République de Paris, ont stupéfié les citoyens français et les services de sécurité de la présidence.