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vendredi 22 mars 2019

Gilets jaunes : l'annonce de Macron de mobiliser l'armée crée un malaise chez les militaires

La troupe traîne les pieds pour suivre sa hiérarchie

L'opération de communication du gouvernement est mal vécue par les soldats


Ils ne seront pas face aux manifestants: la consigne aux militaires est l'évitement... 
"Il fallait laisser tuer les civils au Bataclan pour
préserver la vie des soldats" (Gl Bruno Le Ray) 
Après l'infiltration d'activistes de l'ultra-gauche parmi les Gilets jaunes, notamment à Paris le samedi 16 mars, Emmanuel Macron et le gouvernement promettaient des "mesures fortes". Mais, à grand renfort de communication, ils ont accouché de limogeages à la préfecture de police de Paris de subalternes de Castaner qui les accuse de tous les maux et de la mobilisation de militaires qui ne sont pas des gendarmes, spécialisés dans le maintien de l'ordre, samedi 23 mars.

Ces combattants du ministère des Armées seront affectés à la sécurisation de certains lieux sensibles en lieu et place de forces de sécurité intérieure (police ou gendarmerie), lesquelles seront alors disponibles pour assurer des missions de maintien de l'ordre face aux manifestants. L'armée en elle-même n'est pas une force de maintien de l'ordre : elle est déjà déployée sur le territoire national à titre exceptionnel, dans le cadre d'une opération antiterroriste, Sentinelle.

Des réactions indignées de toutes parts

Surfant sur l'exaspération de commerçants qui réclament qu'on "envoie l'armée aux Gilets jaunes"Macron mobilise des militaires qui, en réalité, ne seront pas face aux manifestants.

Cette annonce fumeuse a ainsi inspiré à Bruno Retailleau (LR) la critique d'une "décision funeste". Dans la foulée de la polémique sur les consignes données aux policiers de ne pas intervenir et de laisser les violences se poursuivre, on imagine l'inquiétude des militaires à l'idée d'être jetés dans l'arène sociale, sans les protections dont bénéficient les effectifs de maintien de l'ordre, tels que boucliers et jambières.

L'"innovation" de Macron est un dispositif déjà utilisé dans le passé...
Le malaise est palpable parmi les personnels du ministère de Florence Parly où l'annonce du gouvernement a été très mal perçue. Non seulement l'annonce de Macron a laissé penser que des soldats en armes pourraient jouer le rôle de CRS, ce qui s'avère faux, après mise au point, mais en plus, elle ternit le lien entre les citoyens et l'armée, pourtant crucial pour assurer le recrutement.

Au point presse hebdomadaire du ministère des Armées, jeudi 21 mars à Paris, les services de communication ont dû essayer de faire bonne figure. "Il n'y a rien de nouveau par rapport à ce qui était déjà réalisé les week-ends précédents ", a assuré le colonel Guillaume Thomas, porte-parole adjoint de l'Etat-major des armées, "car nous poursuivons notre mission antiterroriste et il n'est pas question d'envoyer des militaires faire du maintien de l'ordre : ils ne sont ni entraînés, ni formés, ni équipés à cet effet". Dont acte. 
"Simplement, nous adaptons notre dispositif ce week-end à la demande du ministère de l'Intérieur, et cette adaptation a déjà été utilisée par le passé3, a-t-il précisé. De quoi relativiser un peu plus l'opération de communication du gouvernement, qui a prétendu innover en mettant un coup de projecteur sur un dispositif déjà existant.

Ouvrir le feu face à des manifestants est concevable par le gouverneur de la place de Paris

Bruno Le Ray, gouverneur militaire de Paris, fait froid dans le dos.
Un véhicule de l'opération Sentinelle incendié à Paris, le 9 février 2019

Interrogé sur le risque de générer des situations dangereuses, par exemple si des militaires se trouvent encerclés par des manifestants violents et n'ont d'autre choix que d'ouvrir le feu pour se dégager, ce général de corps d'armée, commandant de l’opération Sentinelle en Ile-de-France depuis 2015, a botté en touche : "Il n'y a pas de raison de s'inquiéter, parce qu'il n'y a pas de raison de voir des soldats de l'opération Sentinelle au contact des émeutiers." "Les consignes sont les mêmes que pour les week-ends précédents: les soldats savent anticiper les situations et, le cas échéant, faire appel aux forces de sécurité intérieure s'ils étaient témoins de pillages ou d'autres exactions ou pour se dégager d'une situation problématique", a encore assuré l'officier. Il semble clair que les militaires ont pour instruction de ne pas s'approcher des zones à risque, et les sites qu'ils sécuriseront samedi seront géographiquement éloignés des lieux d'affrontements. 
Membre du Bureau exécutif de La République en Marche, déléguée nationale à la société de la connaissance, professeur de droit, directrice d'un réseau scolaire international, journaliste et nièce de Pierre Mendès-France, la députée Ilana Cicurel précise que les militaires ne seront pas dans Paris : même pas aux abords du "site sensible" du Palais présidentiel ?

Mais, au final, compte tenu de la mobilité fulgurante des groupes violents, notamment l'extrême gauche violente du 'Black bloc', et du parcours incertain des cortèges, le risque est réel de voir des militaires de Sentinelle pris à partie. C'est d'autant plus crédible que lors de l'acte XIII des Gilets jaunes, samedi 9 février à Paris, une voiture de patrouille Vigipirate avait été saccagée puis incendiée près de la tour Eiffel, rappelle Le Point. Les militaires n'étaient pas dans le véhicule et n'ont donc pas eu à réagir face aux manifestants. 
PaSiDupes rappelle au Point ce que sa sélection occulte :
Mais si, à l'avenir, des soldats se trouvaient piégés, il est hors de question pour eux de ne pas se défendre, et de risquer de se faire voler leurs armes (c'est bien connu, un militaire n'abandonne jamais son arme). Alors, ouvriraient-ils le feu, en état de légitime défense, si leur vie était menacée ? "Ce sont des combattants", conclut le colonel Thomas. Comprenne qui voudra. Ou non.

Pour mémoire
Pourquoi les soldats de l’opération sentinelle ne sont-ils pas intervenus au Bataclan? "Il est impensable de mettre des soldats en danger dans l’espoir hypothétique de sauver d’autres personnes."
Telle aurait été la réponse à la plainte de 17 familles de victimes par le gouverneur militaire de Paris de l’époque, le général Bruno Le Ray, toujours en poste aujourd’hui…

Déclaration du général, lors des auditions qui ont fait suite aux assassinats du 13 novembrer 2015, revendiqués par l'organisation Etat islamique,
quand les soldats de l’opération Sentinelle ne sont pas intervenus :
Pourquoi des militaires présents près du Bataclan le soir du 13 novembre n’ont-ils pas eu le droit d’intervenir ? Dénonçant l’absence de réponse « précise » depuis deux ans et demi, une trentaine familles de victimes ont décidé de déposer plainte à Paris.
Une trentaine de victimes ou familles de victimes de l’attentat du Bataclan vont déposer plainte contre X vendredi à Paris pour « non-assistance à personne en péril » afin qu’une enquête soit menée sur l’absence d’intervention de militaires le soir du 13 novembre 2015, a-t-on appris auprès de leurs avocats.
« Deux ans et demi après les attentats, les familles de victimes ne comprennent toujours pas pourquoi on a empêché, sur ordre, huit militaires de l’opération Sentinelle présents devant le Bataclan d’intervenir. Nous voulons une réponse précise », a expliqué à l’AFP l’une des avocates, Samia Maktouf, confirmant une information du Parisien.
« On leur a interdit une intervention physique, c’est-à-dire de rentrer (dans le Bataclan), mais aussi le prêt de matériel médical de premiers secours à des policiers », a-t-elle affirmé, estimant qu’« on n’aurait peut-être pas empêché la mort de 90 personnes mais au moins évité des hémorragies qui ont donné la mort ».
« Négatif, vous n’engagez pas les militaires, on n’est pas en zone de guerre »
Quatre-vingt dix personnes ont été tuées au Bataclan le 13 novembre. D’autres attaques jihadistes menées à Paris et Saint-Denis le même soir ont au total fait 130 morts.
Le soir du 13 novembre, alors que la prise d’otages débutait au Bataclan, huit militaires du 1er régiment de chasseurs de Thierville (Meuse) s’étaient retrouvés parmi les premières forces de l’ordre sur place aux côtés de policiers de la Brigade anticriminalité (BAC) du Val-de-Marne.
Dans un rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats du 13-Novembre, un officier de la BAC du Val-de-Marne racontait notamment avoir demandé l’autorisation de les faire intervenir afin « d’atteindre le terroriste embusqué derrière l’issue de secours ». « Devant la commission, il a expliqué avoir reçu pour réponse de la Préfecture de police de Paris : « Négatif, vous n’engagez pas les militaires, on n’est pas en zone de guerre »L’un des militaires lui aurait également indiqué qu’il ne pourrait engager le feu, faute d’avoir reçu un ordre en ce sens », décrit le rapport.
Lors des auditions, la question du non-engagement des militaires avait également été posée au gouverneur militaire de Paris, le général Bruno Le Ray. « Sa réponse a été aussi froide et violente qu’inacceptable : « il est impensable de mettre des soldats en danger dans l’espoir hypothétique de sauver d’autres personnes » », affirment les avocats dans un communiqué commun.
Selon eux, d’autres victimes pourraient se joindre à cette démarche « qui vise à établir clairement toutes les responsabilités et savoir précisément quelles sont les missions de Sentinelle, s’il ne s’agit pas d’intervenir lorsque des civils sont attaqués à l’arme de guerre ».
Source : Libération (la rédaction, anonymement et solidairement,  
 08/06/18)

mercredi 6 mars 2019

Dorothée, l'épouse du djihadiste Jean-Michel Clain, n'a ni regrets, ni repentance

Si elle dit vrai, elle ne tentera pas de revenir en France avec ses enfants

L'islamiste s'est toutefois exprimée au micro d'Europe 1

Elle assure qu'elle n'est pas candidate au retour : faut-il le regretter?
La haine de Dorothée Clain reste intacte : elle boude la France. Malgré les apparences, elle n'est pas afghane, mais l'épouse française du djihadiste français Jean-Michel Clain tué en Syrie deux jours après son frère Fabien, tous deux Réunionnais, et elle n'exprime aucun signe de repentance, assurant vouloir désormais faire "tranquillement" son deuil du père de certains de ses enfants.

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Au milieu d'une cohorte en débandade d'épouses de djihadistes de Daesh depuis les bombardements et les combats victorieux menés par la coalition sur le village syrien de Baghouz, Dorothée Clain accorde des entretiens à la presse, assise sur une couverture. Autour d'elle, une dizaine de femmes aux voiles couverts de poussière s'assoient à même le sol avec leurs enfants faméliques. Sur 90 personnes, les deux tiers sont âgées de moins de cinq ans...

L'ascension de son mari Jean-Michel Clain et celui de son beau-frère Fabien Clain, ci-contre, né chrétien à Toulouse, converti en 1996 (sous l'influence de sa sœur Anne-Diana mariée à un Tunisien, comme ses deux sœurs Fatima et Khadija, dont l'une épousera le djihadiste Mohamed Megherbi capturé en Syrie par les Kurdes le 13 décembre 2017) et surnommé Omar ou Abou Adam Al-Faransi, qui comptaient parmi les Français les plus hauts-placés dans l'appareil de propagande de Daesh, confère à Dorothée Clain un statut particulier. Fabien et Jean-Michel épousent des converties à l'islam entièrement voilées. L'époux de la blonde Dorothée était notamment l'auteur d'une chanson de propagande du califat, qui appelait à tuer tous les Français. Quant à Fabien Clain, c'est lui qui avait prêté sa voix à l'odieuse vidéo de revendication des attentats sanglants de Paris, le 13 novembre 2015: 
une série de fusillades et d'attaques-suicides islamistes perpétrées dans la soirée à Paris et dans sa périphérie par trois commandos distincts, en Seine-Saint-Denis, aux abords du Stade de France, et dans plusieurs rues des 10e et 11e arrondissements, où trois individus mitraillent des terrasses de cafés et de restaurants. L'attaque la plus longue et la plus meurtrière eut lieu dans la salle de spectacle du Bataclan où 1.500 personnes assistaient à un concert et où trois autres djihadistes ouvrirent le feu sur le public, avant qu'un assaut des forces de l'ordre n'y mette fin et ne tue les terroristes...
C'est dans le quartier du Mirail à Toulouse, que Clain se radicalise. Dans cette région, il suit les enseignements prodigués à Artigat (Ariège) par Olivier Corel (un Syrien naturalisé français sous ce nouveau nom en 1983, mais né Abdel Ilat al-Dandachi et aujourd'hui septuagénaire) où il côtoie notamment Abdelkader et Mohammed Merah

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Corel est connu pour avoir été le mentor de nombreux djihadistes français - outre les frères Clain et Merah, Sabri Essid, un demi-frère par alliance de Mohammed Merah, Thomas Barnouin, converti à l'islam vers 2000, progressivement radicalisé en fréquentant des mosquées à Albi, Toulouse et Château-Chinon, avant de partir en 2003 en Arabie Saoudite étudier l'islam wahhabite à l'université islamique de Médine. En 2006, il est intercepté en Syrie avec Sabri Essid, par l'armée syrienne, alors qu'ils tentent de se rendre clandestinement en Irak pour y combattre les Américains. Incarcéré début 2007, il est condamné à Paris, en décembre 2009, à cinq ans de prison, mais libéré en 2011, il part avec sa famille et Jean-Michel Clain rejoindre l'Etat islamique en 2014. Il est ensuite arrêté mi-décembre 2017 par des combattants kurdes en Syrie - , mais sans être jamais vraiment inquiété.

Les deux frères tués par la coalition

Lundi, face à plusieurs journalistes français, Dorothée Clain a annoncé la mort de son mari au mois de février, à 38 ans, deux jours après celle de son frère aïné, âgé de 41 ans, dans une frappe de la coalition, c'est-à-dire essentiellement américaine. "D'abord, on a tué son grand frère et après on a tué mon mari, deux journées totalement différentes et de différentes manières", explique Dorothée Maquere, de son nom de naissance, une ex-Miss normande. "Le drone a tué mon beau-frère, et l'obus de mortier a tué mon mari".

ENTENDU SUR EUROPE 1 :

Je n'ai pas le temps de pleurer mon mari et mes enfants. Donc j'aimerais bien qu'on me laisse me reconstruire.

Sur les attentats, "justice a été faite", selon elle. 
A aucun moment, au cours de cet entretien, l'épouse du djihadiste français, vêtue d'un niqab noir la couvrant entièrement, n'aura pris la moindre distance avec leurs engagements, cherchant encore à justifier les attentats de Paris. "On a voulu diaboliser l'Etat islamique, mais c'est faux… Ce qu'on veut faire croire aux citoyens, aux Français, sur ces attentats, c'est faux. Vous, si on s'en prenait à vos familles, vous voudriez faire justice. Là, voilà, la justice a été faite", argue-t-elle, obtuse. "Dans une guerre, il y a des innocents. Le bilan des attentats, oui, il est lourd. Mais pas aussi lourd qu'ici. Est-ce que c'est équitable, est-ce que ça vaut tout ça ? Là, c'est le monde entier qui est contre nous, qui nous massacre", veut-elle dénoncer.

La jeune femme reste parfaitement indifférente à l'asservissement des femmes yézidies, la crucifixion des Chrétiens, les décapitations de Kurdes, les massacres de Chiites, en Syrie comme en Irak... "On retrouve pourtant les Clain dans toutes les grandes affaires terroristes des 15 dernières années"Seul la navre le naufrage du califat de Daesh, dont le tout dernier réduit est en train de s'écrouler sous ses yeux.

Certains Français en veulent bien, mais Dorothée Clain refuse de rentrer en France. 
"Je ne veux certainement pas rentrer en France, je veux que la France me laisse tranquille, parce que je sais très bien que si je rentre en France, ils vont me mettre en prison, ils vont m'enlever mes enfants", s'agite-t-elle. "C'est eux qui ont tué mes enfants et mon mari", accuse-t-elle, affirmant qu'elle a donné naissance à huit enfants (la plus âgée n'a que 13 ans et le plus jeune, seulement quelques semaines), dont trois ont été tués. "Mes enfants ont besoin de moi. J'ai envie de pouvoir faire le deuil de mes enfants, de mon mari, parce que je n'ai pas le temps, tout s'enchaîne. Je n'ai pas le temps de pleurer mon mari et mes enfants. Donc j'aimerais bien qu'on me laisse me reconstruire", rage Dorothée Clain.
"Je ne demande rien à la France. Je n'ai pas de regret, je ne peux pas vivre en France. Je suis musulmane, je pratique ma religion. Pourquoi je n'aurais pas le droit d'aller ailleurs ? Normalement, les Français devraient être contents. Ma religion vous dérange, je vous dérange, laissez-moi tranquille," lance-t-elle, l'esprit encombré et le coeur chargé de haine.

dimanche 12 novembre 2017

Attentats du 13 novembre : plusieurs familles de victimes en veulent à Macron

Les simagrées du couple présidentiel dérangent les victimes et  la population

Le fils de la victime du Stade de France "refuse de saluer Macron"

Michael Dias lors de la commémoration du 13 novembre 2016 
au Stade de France
Michael Dias dénonce la position du président de la République envers les victimes.
"Aujourd'hui, deux ans après ce 13 novembre qui a changé ma vie, j'ai décidé de refuser l'invitation à me rendre à la cérémonie de demain (lundi 13 novembre), et par conséquent de ne pas saluer le Président de la république", explique le fils de l'unique victime de l'explosion du Stade de France, dans une tribune publiée dans le Huffington Post, dimanche matin 12 novembre.
Son père, Manuel Dias, fut la première victime des assaillants du 13 novembre 2015, tué aux abords du Stade de France, à Saint-Denis, alors que se jouait le match amical France - Allemagne, en présence du président Hollande en tribune officielle. 

Michael Dias condamne le comportement d'Emmanuel Macron.
Si Michael Dias a décidé de boycotter la cérémonie d'hommage aux victimes, c'est à cause du comportement du chef de l'État envers les victimes. Selon lui, il "agit envers les victimes du terrorisme comme avec les plus défavorisés de notre pays, d'une façon tout simplement méprisante et inacceptable."

Ce fils de victime du terrorisme met en cause les choix du président. Il dénonce notamment la suppression du secrétariat d'État chargé de l'aide aux victimes et la réduction des aides à certaines catégories de victimes, "relativisant ainsi une fois de plus la souffrance et les multiples préjudices subis."




"Le discours de notre président et de son gouvernement envers les victimes, a lui aussi changé, parlant désormais de l'aide aux victimes, comme s'il s'agissait d'un acte de charité, quand celle-ci devrait être vue, au contraire, comme une prise de responsabilité de ces mêmes politiques et de cet exécutif forcément héritier, envers ces vies brisées, du fait de leur propre action (ou inaction)", écrit-il, dénonçant une "banalisation du terrorisme", un mal accepté.

Macron avait-il prévu de zapper la cérémonie du Stade de France ?
La fille de Manuel Dias est également montée au créneau lundi matin. Sophie Dias se bat pour que l'on n'oublie pas son père, unique victime du Stade de France et explique que la présence d'Emmanuel Macron à Saint-Denis n'était pas acquise. "Pour avoir la confirmation de la présence du président Macron sur le site du stade de France, j'ai dû faire des pieds et des mains avec la mairie de Saint-Denis, le député de Saint-Denis... sa présence n'était pas prévue sur le site du stade de France... ", révèle Sophie Dias.



"C'est symbolique, mais c'est plein de petites choses comme ça qui font que 2 ans après, c'est toujours le même combat en fait...". Elle ajoute : "c'est pour ça que, pour moi, c'est important d'être présente dans l'Association du 13 novembre pour, lors de nos multiples échanges avec le gouvernement ou avec les autorités, leur faire savoir que c'est pas que le Bataclan".

Colère de 
familles de victimes contre Emmanuel Macron

"J'irai au Bataclan poser une bougie, mais toute seule", déclare sur RTL ce matin (samedi 12) Sophie, victime au Bataclan des attentats de Paris qui ont fait 130 morts et plus de 600 blessés il y a 2 ans. Macron expédiera six cérémonies d'hommages en série ce lundi 13 novembre sur chacun des lieux où des femmes et des hommes ont "perdu la vie": ils ont été assassinés par des barbares de l'islam. 
Ces cérémonies d'hommage seront aussi l'occasion pour le chef de l'État de marquer sa présence sur le territoire hexagonal, rencontrant les associations de victimes des attentats de Paris, après une succession de voyages à l'étranger.
Cependant, certaines d'entre elles, comme Sophie, boycotteront l'opération de com', condamnant la suppression du secrétariat d'État chargé de l'aide aux victimes mis en place par François Hollande.

"C'était vraiment quelque chose d'essentiel pour nous. Moi, personnellement, j'ai eu des problèmes, je me suis tournée vers eux, ils ont toujours trouvé une solution, ils ont toujours été à l'écoute," déplore Sophie, victime des attentats. La jeune femme ne comprend pas "pourquoi supprimer quelque chose qui marche bien, qui apporte des résultats."

Cette victime se demande "quelle opinion le gouvernement a de nous, s'il nous voit comme des assistés et qu'il fallait couper l'assistance." Sophie demande à Emmanuel Macron d'aider les survivants, "là, clairement, il ne nous facilite pas la tâche".

jeudi 18 août 2016

Voilà que Hollande indemnise un islamiste

Ca va pas mieux: Taubira a indemnisé par erreur un islamiste radical assigné à résidence

Comme moi, vous avez peut-être manqué l'information dans Libération et Le Monde...
 

Aussi bien ont-ils fait l'impasse sur la révélation du journal Le Parisien que le ministère de la Justice a versé à tort plus de 18.000 euros à un terroriste pourtant soupçonné d'appartenir à la mouvance islamiste radicale. Le ministère de la Justice a aussi avoué jeudi que, fin juillet, ce proche de Fabien Clain, vétéran du djihadisme français,  a profité d'une bavure judiciaire.

Le binational belgo-tunisien Farouk Ben Abbes, 30 ans, a reçu 18.960 euros de la Chancellerie, plus des intérêts, en réparation d'une période de détention, alors qu'il n'avait droit qu'à une somme d'environ 7.000 euros, de l'aveu du communiqué gouvernemental, confirmant les faits. 

En mars 2014, alors que Christiane Taubira était encore garde des Sceaux, ministre de la Justice (jusque fin janvier 2016), la Cour d'Appel de Paris avait octroyé une somme de 6.000 euros au titre du "préjudice moral", de 11.960 euros au titre du "préjudice matériel", et de 1.000 euros au titre des frais de procédure

En France, même en "état d'urgence", la loi prévoit  des réparations pour les personnes qui ont fait de la prison avant de bénéficier d'un non-lieu, d'être relaxées ou acquittées. En l'occurrence, Farouk Ben Abbes avait été placé en détention provisoire du 20 juillet 2010 au 9 décembre 2011 dans le cadre d'une enquête  pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, conclue par un non-lieu faute de charges suffisantes. Il s'agissait d'une enquête notamment sur un projet d'attentat visant la salle de spectacles... du Bataclan. 

Une deuxième juridiction, la Commission nationale de réparation des détentions,  rattachée à la Cour de cassation et présidée par délégation par le juge Yves Breillat (connu pour avoir interdit à Virgin Stores d'ouvrir le dimanche sous astreinte de 250.000 francs par infraction), avait nettement diminué en janvier 2015 le montant de l'indemnisation, en infirmant la notion de "préjudice matériel" et en ramenant la somme à quelque 7.000 euros. Mais cette décision échappa à la vigilance de la ministre Christiane Taubira, qui en resta à la première juridiction et versa donc à Farouk Ben Abbes, en plus de la somme due, 11.960 euros augmentés des intérêts.

Expulsion empêchée de dernière minute 

"Naturellement, les causes de cette erreur seront identifiées mais, sans attendre,
tous les moyens seront utilisés (...) pour récupérer le trop-perçu", promet le communiqué de la Chancellerie soucieuse, mais un peu tard, du bon usage des crédits budgétaires. 

Le 22 juillet, l'expulsion de Farouk Ben Abbes vers la Tunisie avait été empêchée à la dernière minute, les autorités réalisant que l'homme était soumis à un contrôle judiciaire lui interdisant de quitter le territoire français, dans le cadre d'une autre enquête.

Farouk Ben Abbes reste mis en examen dans une autre affaire d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Inexpulsable, il avait été assigné à résidence dans un hôtel de Brienne-le-Château (ville de l'Aube qui abrita une école militaire où Napoléon Bonaparte fut élève pendant cinq ans) après les attentats du 13 novembre par l'organisation Etat islamiqueIl avait alors été condamné à trois mois de prison ferme pour ne pas avoir respecté les conditions de cette assignation.


dimanche 10 avril 2016

Nuit debout : des manifestants tentent de s'inviter au domicile de Manuel Valls

Huit interpellations pour avoir voulu prendre un "apéro chez Valls"

Le XIe arrondissement 
reste au coeur des nuits chaudes parisiennes


Les noctambules de 'Nuit Debout' voulaient aller "prendre un apéro chez Valls". Huit d'entre eux ont été interpellés et placés en garde à vue dimanche 10 avril au petit matin, après des incidents à Paris, lors du rassemblement des "Indignés" à la française, pour des "jets de projectiles, port d'arme prohibé, vol par effraction, dégradations et dégradations par incendie", a précisé la préfecture dans un communiqué de presse.

"Environ 300 personnes" ont quitté la place de la République pour se rendre au domicile du Premier ministre Manuel Valls dans le 11e arrondissementsamedi vers 23h15, selon la version de la préfecture de police de Paris, alors que le premier ministre est en visite officielle en Algérie, ce que semblaient ignorer ces opposants éclairés à sa loi de réforme du droit du travail.

"Des projectiles et des pierres ont été jetés sur la façade du commissariat du 11e arrondissement et deux véhicules de police en stationnement ont été fortement endommagés", explique la préfecture, ajoutant que les manifestants avaient tenté en vain d'entrer dans le commissariat. Vers 00h30, les forces de l'ordre ont procédé à la dispersion des manifestants.
Des dégradations - vitrines brisées, distributeurs de billets endommagés, tags - ont été aussi commises boulevard Voltaire dans "six agences bancaires" dont trois ont été victimes d'intrusion. "Une agence d'intérim et une agence de mutuelle" ont également été dégradées par ces anti-libéraux.
Attentats de Paris: Valls se trouvait à seulement 300 mètres des tueurs islamistes


De même que le président Hollande
- présent en tribune officielle - était vraisemblablement visé par les islamistes
, le 13 novembre 2015, quand les abords du Stade de France à Saint-Denis ont été soufflés par l'explosion d'un kamikaze, le XIe arrondissement avait été préféré à plusieurs autres plus prestigieux. Les victimes étaient visées du fait de la proximité du domicile du premier ministre.
Le chef de l'Etat s'est d'abord rendu au PC sécurité du stade, bientôt rejoint sur place par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve pour de premières constatations. "Ils ont décidé de quitter le Stade de France lorsqu'ils ont appris qu'un autre événement s'était déroulé à proximité du Bataclan." "Ils ont été rejoints très rapidement par le premier ministre (Manuel Valls)."

Manuel Valls se trouvait bien chez lui, cette fois-là, lorsque des terroristes ont fusillé un bar situé tout proche de la fusillade de la rue de Charonne et de son domicile du XIème arrondissement de Paris, selon plusieurs témoignages, dont celui d'un patron de café situé aux abords du domicile du "P'tit Zizi". 
Avril 2016
Il a fallu que son service de sécurité exfiltre le premier ministre, trouillomètre à zéro. Le Journal du Dimanche (JDD) avait occulté l'information en indiquant que Valls s'était rendu en trombe place Beauvau, au ministère de l'Intérieur, à 21h40, soit précisément quatre minutes après l'attentat islamiste contre La Belle Equipe, bar-restaurant situé à l'angle de la rue de Charonne et de la rue Faidherbe dans l'arrondissement bobo, à deux pas de l'appartement de Manuel Valls et de son épouse. Une version des faits confirmée par un autre gérant de bar du quartier: "On a entendu les coups de feu d'ici. On a vu un convoi qui emmenait Manuel Valls : il y avait cinq ou six voitures noires".

En revanche, et comme le stipule leur règlement,
les policiers n'ont pas tenté d'intervenir dans la fusillade, pas plus qu'ils n'ont prêté assistance aux victimes. Aucun des cinq ou six véhicules n'a transporté de blessé(e)s.