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lundi 9 décembre 2019

Erdogan retourne à Macron onze djihadistes français présumés

Effet boomerang des insultes de Macron ?

Fallait pas condamner l'attaque de l'allié turc sur des Kurdes et juger l'OTAN "en état de mort cérébrale"...


La majorité de ces djihadistes présumés sont des femmes, tempèrent les autorités françaises. Les féministes accepteront-elles que leur efficacité de combattantes soit ainsi méprisée par la France ? Quant aux terroristes islamistes en minorité, sont-ce des 'gonzesses'? En attendant de savoir, "Erdogan multiplie les chantages, ce n’est pas un allié", juge Nicolas Bay (RN) depuis cette expulsion lundi 9 décembre de ces djihadistes détenus sur le  territoire de la Turquie, membre de l'OTAN.
"L'expulsion des combattants terroristes étrangers se poursuit. Dans ce cadre, onze ressortissants français ont été renvoyés", a indiqué le ministère dans un communiqué.  

Six femmes pour cinq hommes, ça fait une différence ?
La décision d'expulser ces présumés terroristes islamistes avait été annoncée par un porte-parole du ministère turc de l'Intérieur, lorsque Ankara avait commencé à renvoyer vers leurs pays des ressortissants étrangers soupçonnés d'appartenir au groupe djihadiste Etat islamique (EI) et détenus en Turquie. Paris avait alors indiqué que ces Français promis à l'expulsion par la Turquie étaient "en majorité des femmes".


Certains de ces ennemis de la France sont en prison "depuis longtemps" et d'autres sont arrivées "plus récemment", avait précisé Paris, décidément spécialiste des nuances oiseuses. 
Elles brandissent des garanties : dans le cadre du "protocole Cazeneuve", ces Français qui ont combattu les forces occidentales seront tous interpellés et présentés à un juge à leur arrivée en France. Signé en 2014, cet accord de coopération policière entre Paris et Ankara permet que des djihadistes rentrant de Syrie via la Turquie puissent être retournés à l'envoyeur et incarcérés - ou placés en garde à vue - à leur arrivée sur le territoire national. Et après ? 

Nunes avoue 250 individus concernés par le "protocole Cazeneuve"

Longtemps soupçonnée de laisser les djihadistes traverser sa frontière pour rejoindre la Syrie après le début du conflit qui déchire ce pays depuis 2011, la Turquie, a rejoint la coalition anti-djihadiste en 2015, après avoir été frappée par plusieurs attentats commis par l'EI.

Mais, ces dernières semaines, Erdogan est accusé de laxisme face aux  éléments dispersés de l'EI. Il a en effet lancé, le 9 octobre, une offensive contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), fer de lance du combat contre l'organisation djihadiste, manifestant ainsi, selon les Occidentaux, sa connivence avec les islamistes.

jeudi 5 décembre 2019

Macron critique ses alliés africains au Mali; Le Monde lui emboite le pas

Le quotidien fait état de "folles rumeurs qui courent sur l’armée française au Sahel"

L’opération 'Barkhane' est l’objet de nombreuses infox en Afrique de l’Ouest, où elles rencontrent un fort écho sur les réseaux sociaux
 

Française, selon le quotidien des hommes d'affaires macroniens Xavier Niel et Matthieu Pigasse - ce qui traite comme quantité négligeable la participation des armées estonienne et britannique -, l’opération 'Barkhane', qui mobilise 4.500 hommes dans la bande sahélo-saharienne, d'une part, s'enlise, mais, d'autre part, constitue un terreau fertile à de nombreuses rumeurs en Afrique de l’Ouest, lesquelles rencontrent un fort écho sur les réseaux sociaux et entraînent des milliers de commentaires nourris d’un fort sentiment anti-français.
Or, il se trouve que Macron conditionne la suite de l’opération militaire 'Barkhane' à une "clarification" de la part des pays du Sahel.

Des photos de l’accident d’hélicoptères au Mali circulent : 
sont-elles fausses? 

La collision de deux hélicoptères, le 25 novembre au Mali, a entraîné la mort de treize soldats français et de nombreuses images montrant la collision et les débris des appareils sont apparues sur des pages Facebook maliennes. 
Elles ont été partagées des milliers de fois, du Burkina Faso à la Côte d’Ivoire, en passant par le Sénégal. Or, plusieurs d'entre elles auraient été prises en Argentine lors du tournage d’un jeu télévisé, et les autres, en Irak et en Azerbaïdjan ou seraient extraites d’un jeu vidéo, assure-t-on du côté français. Mais toutes étaient étrangères à cet accident, survenu par une nuit noire dans une zone inaccessible à la presse, soutiennent les complotistes. 

Non, l’armée française n’a pas frappé une base militaire au Niger.
Résultat de recherche d'images pour "forces armées maliennes livraison motos aux djihadistes"Une autre série de publications extrêmement virales  est partagée sur Facebook au Mali, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire, depuis le 23 novembre. Elles tendent à démontrer que l’armée française a frappé une base militaire située à Diffa, dans le sud-est du Niger. Cette information est prise  au sérieux par des centaines d’internautes qui, dans les commentaires, accusent l’armée française d’entretenir les conflits djihadistes au Sahel.
Ces publications ont pris de telles proportions que l’ambassade de France au Niger a dû les démentir sur ses comptes Facebook et Twitter dès le 24 novembre. Le président du Conseil régional de Diffa - ville frontalière du Nigeria, au sud-est du Niger, et en proie à de très nombreuses attaques du groupe islamiste nigérian Boko Haram - et le secrétaire général du gouvernorat de la région ont tous deux officiellement parlé de "mensonge".  
 
Image"L’armée malienne risque des attaques terroristes dans les jours avenirs [sic]," et ne souhaite pas communiquer sur le message alarmiste, extrêmement viral sur les réseaux sociaux au Mali, accompagné de quatre photographies sur lesquelles on voit un avion militaire français déchargeant des dizaines de motos, lesquelles seraient destinées à des djihadistes. Il a recueilli plus de 1.200 partages depuis sa mise en ligne sur une page Facebook malienne, le 2 décembre.
Ce message a été pris au sérieux par les forces armées malienne et française, qui, toutes deux, l'ont démenti, indiquant que ces photographies documentaient la réception par la force 'Barkhane' de 60 motos destinées à être livrées prochainement à l’armée malienne. 
L’état-major de l’armée française a transmis une photographie montrant les 60 deux-roues et l’avion ayant servi à les transporter. Or, sur ce cliché, on distingue sur la carlingue de l’avion la même immatriculation que sur la photographie prouvant la fourniture de motos à des djihadistes par l’armée française.
C'est parole contre parole.

dimanche 26 mai 2019

Trois Français condamnés à mort en Irak pour avoir combattu avec les islamistes de l'EI

La justice irakienne ne banalise pas les exactions commises

Un verdict inédit pour ces recruteurs français

Image associée
Combien de tueurs parmi eux ?
Il s'agit de Léonard Lopez, Kévin Gonot et Salim Machou, arrêtés en Syrie par une alliance arabo-kurde opposée à la loi islamique prônée par Daesh avant d'être transférés en Irak avec neuf autres Français en février, a indiqué un magistrat du tribunal de Bagdad qui les a jugés. La loi irakienne prévoit jusqu'à la peine de mort pour quiconque a rejoint une organisation "terroriste", qu'il ait combattu ou non.
Connus des services de renseignement pour avoir incité de nombreux jeunes à se radicaliser et à partir en Syrie, ces trois ressortissants sont les premiers Français à être visés par la peine capitale en Irak.

Trois Français ont déjà été reconnus coupables d'avoir choisi l'Etat islamique en Irak: Mélina Boughedir, 27 ans, Djamila Boutoutaou, 28 ans, et Lahcène Gueboudj, 58 ans. Tous ont été condamnés à la perpétuité, équivalente à 20 ans de détention en Irak. La France refuse la peine de mort, mais l'Irak est un état de droit reconnu démocratique.

Qui sont ces cadres de Daesh condamnés ?

Leonard Lopez est sans doute le plus malfaisant des trois islamistes français condamnés ce dimanche
Au début des années 2000, il était l’un des membres les plus actifs du site djihadiste francophone, Ansar Al-Haqq. En juillet 2015, alors qu’il était sous contrôle judiciaire, il est parti avec sa femme et leurs deux enfants, d’abord à Mossoul, puis en Syrie.

Condamné en son absence à cinq ans de prison, celui qui se faisait appeler Abou Ibrahim al-Andaloussi est surtout connu des services du renseignement pour avoir fondé
l’association Sanabil dissoute par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, en 2016.
L'association Fraternité musulmane Sanabil contribuait, sous couvert d’aide aux détenus, à radicaliser des prisonniers. "Tous ceux qui ont été impliqués directement ou indirectement dans les attentats depuis 2015 ont été en lien direct ou indirect avec Sanabil", assurait à l’époque un enquêteur.
En 2014, on apprenait que cette association avait notamment été sollicitée pour fournir des textes religieux à Mehdi Nemmouche, alors en détention à Grasse (Alpes-Maritimes), avant que celui-ci ne soit libéré et ne devienne, des années plus tard, l’auteur de la tuerie du musée juif de Bruxelles.

Surnommé  
Abou Ibrahim al-Andaloussi dans les rangs de DaeshLéonard Lopez, un Parisien de 32 ans converti à l'islam, a répondu aux questions du juge en arabe, après quatre mois d'interrogatoires, sur la base desquels la cour a rendu son jugement. Son avocat français Me Nabil Boudi a annoncé interjeter appel avec son confrère irakien, dénonçant une "justice expéditive". "On condamne à la peine capitale un ressortissant français, sur la base uniquement d'interrogatoires dans des geôles à Bagdad", a-t-il argué. "Le ministère des Affaires étrangères nous avait pourtant garanti que les Français auraient droit à un procès équitable même en Irak".
Des défenseurs des droits humains dénoncent "de vrais risques de torture" et "aucune garantie pour des procès équitables" en Irak, le 12e le plus corrompu au monde, selon une liste de l'ONG Transparency International, dont le président de la section française est un ancien conseiller technique auprès du cabinet du premier ministre socialiste Pierre Mauroy.

Kévin Gonot, 32 ans, né à Figeac dans le sud-ouest de la France, a dit au juge "regretter" d'avoir rejoint l'EI.
Il a été arrêté en Syrie avec son demi-frère Thomas Collange, 31 ans, sa mère et son épouse, une nièce des frères Fabien et Jean-Michel Clain qui ont revendiqué les attentats de novembre 2015 à Paris (130 morts) avant d'être tués en Syrie. Kévin Gonot affirme que son père, qui avait également rejoint les terroristes islamistes, selon ses "aveux" publiés par la justice irakienne, a été tué à Raqa en Syrie.
Entré illégalement en Syrie, via la Turquie, selon ses dires, il a d'abord rejoint le Front al-Nosra (ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie), avant de prêter allégeance au "calife" autoproclamé de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi.
Se faisant appeler Abou Sofiane parmi les djihadistes, il a indiqué avoir été blessé au ventre lors de la bataille de Kobané en Syrie en 2015.  Il a raconté au juge avoir ensuite été transféré à Mossoul, "capitale" de l'EI en Irak de 2014 à 2017, pour y être hospitalisé et non pour combattre.
En France, il a déjà été condamné en son absence à neuf ans de prison, selon le Centre d'analyse du terrorisme (CAT).

Le troisième homme, Salim Machou, 41 ans, a appartenu à la brigade Tariq ibn Ziyad, une unité de Daesh menée par un ancien légionnaire français, Abdelilah Himich, selon le CAT. Cette "cellule de combattants européens, vivier d’auteurs d’attaques", a compté jusqu’à "300 membres", selon les autorités américaines. 

Il 
a hébergé à Raqa Jonathan Geffroy, un Français capturé en Syrie et remis à la justice française
qui a fait de nombreuses révélations, notamment sur les frères Clain selon le CAT

Neuf autres Français doivent encore être jugés en Irak: Fodil Tahar Aouidat, Mustapha Merzoughi, Yassine Sakkam, Karam El Harchaoui, Vianney Ouraghi, Brahim Nejara, Bilel Kabaoui, Mohammed Berriri et Mourad Delhomme.

Dimanche, un autre tribunal de Bagdad a condamné à 15 ans de prison une Suédoise accusée d'appartenance à l'EI, selon une source judiciaire. En 2017, la justice irakienne avait condamné à mort une première djihadiste allemande qui avait rejoint l'EI. En septembre, elle avait pour la première fois prononcé la peine capitale contre un djihadiste russe. En janvier 2018, un Suédois d'origine irakienne avait aussi été exécuté, avec 37 autres personnes condamnées pour "terrorisme".

La diplomatie française peut-elle intervenir pour leur éviter la peine capitale ?

Cette décision de justice promet de relancer la controverse sur le retour en France de djihadistes ayant combattu dans les rangs de Daesh. Confronté à une opinion publique hostile à l’idée d’une prise de risque en acceptant le retour de fanatiques, le gouvernement a longtemps laissé planer le doute sur ses réelles intentions.
Mais, fin janvier, invitée du Grand Jury RTL - Le Figaro – LCI, Nicole Belloubet, la ministre de la Justice, avait indiqué que "bien entendu" , l’Etat Français " interviendrait auprès de cet état, bien que souverain, s’il y avait une question de peine de mort", laissant entendre qu’il y aurait alors un traitement "au cas par cas" des djihadistes, ce qui sous-entend que leur exécution  pourrait être entérinée. Ce dimanche, les autorités françaises n’ont pas encore réagi à la condamnation à mort de ses trois ressortissants.
Les condamnés ont 30 jours pour faire appel, selon la loi irakienne.

lundi 13 mai 2019

Otages libérés au Burkina: des zones d'ombre persistent

Ce que l'on sait de l'opération et des ravisseurs; ce qu'on nous cache

Trois otages concentrent l'attention

Le compte n'y est pas !
Trois otages sur quatre : où est l'Américaine ?
La presse annonce la libération de quatre otages par les forces spéciales françaises, mais 'les gens' n'ont toujours pas pu voir le quatrième.
Sur les deux Français enlevés au Bénin au début du mois, seul l'un d'entre eux prend la parole et la Coréenne du Sud qui apparaît sur les images parle le moins possible.  
Seul le mystère sur les preneurs d'otages intéresse les media, dont l'identité reste encore inconnue. Il est "trop tôt pour se prononcer", a avoué ce vendredi la ministre des Armées Florence Parly, mais les connexions entre les groupes armés du nord du Burkina Faso et la katiba Macina dans le centre du Mali, à qui étaient semble-t-il destinés les otages, laissent à penser que des membres du groupe Ansarul Islam pourraient être les auteurs de l’enlèvement des deux touristes français au Bénin. Les deux autres étaient déjà retenus au Burkina Faso quand le couple de Français en voyage de noces y firent une pause.

L'alerte de l'enlèvement des deux touristes français au Bénin a été donnée le 2 mai et cinq jours après les forces spéciales françaises ont mené une première opération sur le sol burkinabé. La mission était de récolter du renseignement. Selon Ouagadougou, "des téléphones sont récupérés". Ils ont peut-être permis de remonter la piste des preneurs d'otages. Ensuite, grâce à un important travail de renseignement des services américains, le véhicule des ravisseurs est repéré. Arrivés à la frontière malienne, à environ 70 km de Djibo, les ravisseurs stoppent leur progression. Une nouvelle fois les informations sont minutieusement recoupées, afin d'être sûr que les otages français se trouvent bien dans les huttes qui servent de caches aux terroristes. Les observations permettent de conclure que les otages sont aux mains de six islamistes. Autrement dit, c'est le moment d’agir, car il y a un risque que les Français soient transférés vers un groupe armé "plus aguerri", précise une source militaire. 

Dans la nuit de jeudi à vendredi 10 mai, l'opération est lancée. L’infiltration a lieu de nuit. Les forces spéciales neutralisent la sentinelle, mais il s’ensuit un échange de coups de feu. A l'intérieur des huttes, les commandos découvrent quatre otages et non deux, comme ils l’avaient imaginé au départ : les deux Français, une Américaine et une Sud-Coréenne. Dans l'assaut, deux militaires d'élite d'une trentaine d'années sont mortellement touchés. Quatre terroristes sont tués, deux autres sont en fuite. L'objectif de la mission a été rempli, mais le prix à payer a été élevé pour les commandos marine. Surtout si on n'omet pas de mentionner le guide africain dont le cadavre a été retrouvé atrocement mutilé.  

Le groupe Ansarul Islam soupçonné
L’identité des ravisseurs reste incertaine. Selon des sources concordantes, les soupçons portent sur les hommes de Jafar Dicko, le frère d'Ibrahim Malam Dicko qui a été tué en 2017. Il dirige Ansarul Islam, un groupe terroriste qui recrute principalement dans la communauté peule, agissant dans le nord du Burkina Faso, avec des connexions avec la katiba Macina d'Amadou Koufa au centre du Mali. La ministre des Armées Florence Parly est incapable de confirmer l'information, mais elle "assure prudemment" "qu'il est encore trop tôt pour se prononcer" sur l'identité des ravisseurs.
Deux groupes terroristes opèrent dans la zone.
Comme l'a rappelé la ministre, deux mouvements terroristes opèrent dans la zone. L'un affilié à al-Qaïda, le Front de libération du Macina. En mars 2017, le chef de guerre, Amadou Koufa apparaissait en personne sur la vidéo de formation du Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans aux côtés du djihadiste Iyad Ag Ghali. L'autre mouvement est plus proche de l'Etat islamique. Il s’agit de l'Etat islamique au Grand Sahara, dont le chef de guerre Abdoual Hakim, un proche d'Adnane Abou Walid al-Sarahoui opère non loin de là, un peu plus vers l'Est, côté malien. Cette zone frontalière entre le Mali, le Burkina et le Niger sert de base arrière aux groupes terroristes régionaux. C'est pourtant la zone de vacances choisie par le couple de Français, enlevés au Bénin au début du mois,  Laurent Lassimouillas et Patrick Picque.
L'objectif de la mission a été rempli, commente la presse institutionnelle, mais "le prix à payer" a été élevé pour les commandos marine. Sauf que le sacrifice de deux militaires valeureux aurait pu être réservé à une mission plus noble que le sauvetage de deux adultes inconscients mettant la vie d'autres en péril mortel.

VOIR et ENTENDRE comment la presse minimise la responsabilité de Jean-Yves L Drian, puisque le site du Quai d'Orsay indiquait en orange une zone à risques, laquelle a été passée au rouge dans les heures qui ont suivi la libération des quatre otages. 
En clair, à l'origine, la zone du parc de Pendjari n'était pas pour autant classée en rouge comme le laissait entendre le ministère des Affaires étrangères  :

On notera aussi que Le Drian se défausse sur les agences de voyages...
La ministre des Armées en a profité pour rappeler que "l’heure n’est pas aux polémiques". 


A ce propos, l’ex-otage Nicolas Hénin, capturé au cours d'un reportage en tant comme correspondant de l’hebdomadaire Le Point par l’Etat islamique en Syrie en 2013, estime qu’elle est "déplacée". En septembre 2014, consécutivement aux révélations du journal Le Monde, cette belle âme confirme que le suspect de la tuerie du Musée juif de Belgique, Mehdi Nemmouche, a été l'un de ses geôliers en Syrie et qu'il a été "maltraité" par celui-ci.
Les investigations ont été confiées à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à la sous-direction antiterroriste. Les ouvertures d'enquêtes ne servent pas qu'à imposer le silence à l'opinion, rassurez-nous !
Que Parly n'hésite pas à nous prévenir quand le temps sera venu...

Mais est la quatrième? Qu'est-elle devenue ?


Le focus sur les trois otages accueillis par Macron floute l'Américaine... Si Macron a pu se pavaner à Villacoublay misant sur un gain de quelques misérables points dans ses sondages, c'est que les services secrets américains étaient déjà sur le coup et qu'il a pu profiter de la qualité du Renseignement du président dénigré par notre presse alignée sur le New York Times et le Washington Post qui ont fait campagne pour Hillary Clinton.

Ce qu'on veut bien nous dire des deux otages sud-coréenne et américaine.
Lorsque les services secrets de Trump ont dirigé le commando français de marines sur le point de détention des deux otages français, ce commando d’élite a découvert dans le campement terroriste la présence d’une Américaine et d’une Sud-Coréenne. Elles étaient captives depuis vraisemblablement 28 jours. "Nous n’étions pas au courant de leur présence", a admis Florence Parly. "Les contacts que nous avons eus avec les Etats-Unis et la Corée du Sud montrent que probablement ces pays-là n’avaient pas nécessairement conscience de la présence de ces deux ressortissantes en territoire burkinabé", a hasardé la ministre.

La Sud-Coréenne retrouvée au Burkina-Faso voyageait au Bénin en tant que "simple touriste", a affirmé ce lundi 13 mai un responsable de son ambassade à Paris. 
"Elle voyageait simplement, elle ne travaillait pas. Ca faisait près d’un an qu’elle était en route", indique ce responsable. Avant d’arriver au Bénin, l’ex-otage s’était rendue au Sénégal et au Mali. Elle avait été enlevée par des hommes armés alors qu’elle tentait de traverser en voiture la frontière entre le Bénin et le Burkina. Elle était alors avec l’Américaine. Elle a quitté le Burkina Faso samedi 11 mai avec les deux captifs français, faute de représentation diplomatique sud-coréenne sur place. L’ambassadeur sud-coréen en France était présent à Villacoublay à son arrivée. Elle a été prise en charge à l’hôpital militaire pour vérification de son état de santé. "Elle ne souffre pas de problèmes particuliers", a indiqué le responsable de son ambassade à Paris. Elle devrait rentrer chez elle ce lundi ou mardi.

Quant à l’Américaine, elle ne se trouvait à l'évidence pas là par hasard...
La chaîne ABC assure pourtant qu’il s’agit d’une touriste. Mais aucune autre information n’a filtré. Un responsable du département d’Etat américain a remercié la France pour sa libération, sans donner plus de précisions. Elle devait être rapatriée "indépendamment". Dimanche, Le JDD publie une photo des ex-otages, mais l’Américaine n'y apparaît pas, "à la demande des autorités de son pays". Elles n'ont pas osé dire "à la demande de sa famille"...

Il se murmure que
l'Américaine s'est évaporée dans la nature, parce qu'elle appartiendrait à la CIA.

mercredi 6 mars 2019

Dorothée, l'épouse du djihadiste Jean-Michel Clain, n'a ni regrets, ni repentance

Si elle dit vrai, elle ne tentera pas de revenir en France avec ses enfants

L'islamiste s'est toutefois exprimée au micro d'Europe 1

Elle assure qu'elle n'est pas candidate au retour : faut-il le regretter?
La haine de Dorothée Clain reste intacte : elle boude la France. Malgré les apparences, elle n'est pas afghane, mais l'épouse française du djihadiste français Jean-Michel Clain tué en Syrie deux jours après son frère Fabien, tous deux Réunionnais, et elle n'exprime aucun signe de repentance, assurant vouloir désormais faire "tranquillement" son deuil du père de certains de ses enfants.

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Au milieu d'une cohorte en débandade d'épouses de djihadistes de Daesh depuis les bombardements et les combats victorieux menés par la coalition sur le village syrien de Baghouz, Dorothée Clain accorde des entretiens à la presse, assise sur une couverture. Autour d'elle, une dizaine de femmes aux voiles couverts de poussière s'assoient à même le sol avec leurs enfants faméliques. Sur 90 personnes, les deux tiers sont âgées de moins de cinq ans...

L'ascension de son mari Jean-Michel Clain et celui de son beau-frère Fabien Clain, ci-contre, né chrétien à Toulouse, converti en 1996 (sous l'influence de sa sœur Anne-Diana mariée à un Tunisien, comme ses deux sœurs Fatima et Khadija, dont l'une épousera le djihadiste Mohamed Megherbi capturé en Syrie par les Kurdes le 13 décembre 2017) et surnommé Omar ou Abou Adam Al-Faransi, qui comptaient parmi les Français les plus hauts-placés dans l'appareil de propagande de Daesh, confère à Dorothée Clain un statut particulier. Fabien et Jean-Michel épousent des converties à l'islam entièrement voilées. L'époux de la blonde Dorothée était notamment l'auteur d'une chanson de propagande du califat, qui appelait à tuer tous les Français. Quant à Fabien Clain, c'est lui qui avait prêté sa voix à l'odieuse vidéo de revendication des attentats sanglants de Paris, le 13 novembre 2015: 
une série de fusillades et d'attaques-suicides islamistes perpétrées dans la soirée à Paris et dans sa périphérie par trois commandos distincts, en Seine-Saint-Denis, aux abords du Stade de France, et dans plusieurs rues des 10e et 11e arrondissements, où trois individus mitraillent des terrasses de cafés et de restaurants. L'attaque la plus longue et la plus meurtrière eut lieu dans la salle de spectacle du Bataclan où 1.500 personnes assistaient à un concert et où trois autres djihadistes ouvrirent le feu sur le public, avant qu'un assaut des forces de l'ordre n'y mette fin et ne tue les terroristes...
C'est dans le quartier du Mirail à Toulouse, que Clain se radicalise. Dans cette région, il suit les enseignements prodigués à Artigat (Ariège) par Olivier Corel (un Syrien naturalisé français sous ce nouveau nom en 1983, mais né Abdel Ilat al-Dandachi et aujourd'hui septuagénaire) où il côtoie notamment Abdelkader et Mohammed Merah

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Corel est connu pour avoir été le mentor de nombreux djihadistes français - outre les frères Clain et Merah, Sabri Essid, un demi-frère par alliance de Mohammed Merah, Thomas Barnouin, converti à l'islam vers 2000, progressivement radicalisé en fréquentant des mosquées à Albi, Toulouse et Château-Chinon, avant de partir en 2003 en Arabie Saoudite étudier l'islam wahhabite à l'université islamique de Médine. En 2006, il est intercepté en Syrie avec Sabri Essid, par l'armée syrienne, alors qu'ils tentent de se rendre clandestinement en Irak pour y combattre les Américains. Incarcéré début 2007, il est condamné à Paris, en décembre 2009, à cinq ans de prison, mais libéré en 2011, il part avec sa famille et Jean-Michel Clain rejoindre l'Etat islamique en 2014. Il est ensuite arrêté mi-décembre 2017 par des combattants kurdes en Syrie - , mais sans être jamais vraiment inquiété.

Les deux frères tués par la coalition

Lundi, face à plusieurs journalistes français, Dorothée Clain a annoncé la mort de son mari au mois de février, à 38 ans, deux jours après celle de son frère aïné, âgé de 41 ans, dans une frappe de la coalition, c'est-à-dire essentiellement américaine. "D'abord, on a tué son grand frère et après on a tué mon mari, deux journées totalement différentes et de différentes manières", explique Dorothée Maquere, de son nom de naissance, une ex-Miss normande. "Le drone a tué mon beau-frère, et l'obus de mortier a tué mon mari".

ENTENDU SUR EUROPE 1 :

Je n'ai pas le temps de pleurer mon mari et mes enfants. Donc j'aimerais bien qu'on me laisse me reconstruire.

Sur les attentats, "justice a été faite", selon elle. 
A aucun moment, au cours de cet entretien, l'épouse du djihadiste français, vêtue d'un niqab noir la couvrant entièrement, n'aura pris la moindre distance avec leurs engagements, cherchant encore à justifier les attentats de Paris. "On a voulu diaboliser l'Etat islamique, mais c'est faux… Ce qu'on veut faire croire aux citoyens, aux Français, sur ces attentats, c'est faux. Vous, si on s'en prenait à vos familles, vous voudriez faire justice. Là, voilà, la justice a été faite", argue-t-elle, obtuse. "Dans une guerre, il y a des innocents. Le bilan des attentats, oui, il est lourd. Mais pas aussi lourd qu'ici. Est-ce que c'est équitable, est-ce que ça vaut tout ça ? Là, c'est le monde entier qui est contre nous, qui nous massacre", veut-elle dénoncer.

La jeune femme reste parfaitement indifférente à l'asservissement des femmes yézidies, la crucifixion des Chrétiens, les décapitations de Kurdes, les massacres de Chiites, en Syrie comme en Irak... "On retrouve pourtant les Clain dans toutes les grandes affaires terroristes des 15 dernières années"Seul la navre le naufrage du califat de Daesh, dont le tout dernier réduit est en train de s'écrouler sous ses yeux.

Certains Français en veulent bien, mais Dorothée Clain refuse de rentrer en France. 
"Je ne veux certainement pas rentrer en France, je veux que la France me laisse tranquille, parce que je sais très bien que si je rentre en France, ils vont me mettre en prison, ils vont m'enlever mes enfants", s'agite-t-elle. "C'est eux qui ont tué mes enfants et mon mari", accuse-t-elle, affirmant qu'elle a donné naissance à huit enfants (la plus âgée n'a que 13 ans et le plus jeune, seulement quelques semaines), dont trois ont été tués. "Mes enfants ont besoin de moi. J'ai envie de pouvoir faire le deuil de mes enfants, de mon mari, parce que je n'ai pas le temps, tout s'enchaîne. Je n'ai pas le temps de pleurer mon mari et mes enfants. Donc j'aimerais bien qu'on me laisse me reconstruire", rage Dorothée Clain.
"Je ne demande rien à la France. Je n'ai pas de regret, je ne peux pas vivre en France. Je suis musulmane, je pratique ma religion. Pourquoi je n'aurais pas le droit d'aller ailleurs ? Normalement, les Français devraient être contents. Ma religion vous dérange, je vous dérange, laissez-moi tranquille," lance-t-elle, l'esprit encombré et le coeur chargé de haine.