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lundi 13 mai 2019

Otages libérés au Burkina: des zones d'ombre persistent

Ce que l'on sait de l'opération et des ravisseurs; ce qu'on nous cache

Trois otages concentrent l'attention

Le compte n'y est pas !
Trois otages sur quatre : où est l'Américaine ?
La presse annonce la libération de quatre otages par les forces spéciales françaises, mais 'les gens' n'ont toujours pas pu voir le quatrième.
Sur les deux Français enlevés au Bénin au début du mois, seul l'un d'entre eux prend la parole et la Coréenne du Sud qui apparaît sur les images parle le moins possible.  
Seul le mystère sur les preneurs d'otages intéresse les media, dont l'identité reste encore inconnue. Il est "trop tôt pour se prononcer", a avoué ce vendredi la ministre des Armées Florence Parly, mais les connexions entre les groupes armés du nord du Burkina Faso et la katiba Macina dans le centre du Mali, à qui étaient semble-t-il destinés les otages, laissent à penser que des membres du groupe Ansarul Islam pourraient être les auteurs de l’enlèvement des deux touristes français au Bénin. Les deux autres étaient déjà retenus au Burkina Faso quand le couple de Français en voyage de noces y firent une pause.

L'alerte de l'enlèvement des deux touristes français au Bénin a été donnée le 2 mai et cinq jours après les forces spéciales françaises ont mené une première opération sur le sol burkinabé. La mission était de récolter du renseignement. Selon Ouagadougou, "des téléphones sont récupérés". Ils ont peut-être permis de remonter la piste des preneurs d'otages. Ensuite, grâce à un important travail de renseignement des services américains, le véhicule des ravisseurs est repéré. Arrivés à la frontière malienne, à environ 70 km de Djibo, les ravisseurs stoppent leur progression. Une nouvelle fois les informations sont minutieusement recoupées, afin d'être sûr que les otages français se trouvent bien dans les huttes qui servent de caches aux terroristes. Les observations permettent de conclure que les otages sont aux mains de six islamistes. Autrement dit, c'est le moment d’agir, car il y a un risque que les Français soient transférés vers un groupe armé "plus aguerri", précise une source militaire. 

Dans la nuit de jeudi à vendredi 10 mai, l'opération est lancée. L’infiltration a lieu de nuit. Les forces spéciales neutralisent la sentinelle, mais il s’ensuit un échange de coups de feu. A l'intérieur des huttes, les commandos découvrent quatre otages et non deux, comme ils l’avaient imaginé au départ : les deux Français, une Américaine et une Sud-Coréenne. Dans l'assaut, deux militaires d'élite d'une trentaine d'années sont mortellement touchés. Quatre terroristes sont tués, deux autres sont en fuite. L'objectif de la mission a été rempli, mais le prix à payer a été élevé pour les commandos marine. Surtout si on n'omet pas de mentionner le guide africain dont le cadavre a été retrouvé atrocement mutilé.  

Le groupe Ansarul Islam soupçonné
L’identité des ravisseurs reste incertaine. Selon des sources concordantes, les soupçons portent sur les hommes de Jafar Dicko, le frère d'Ibrahim Malam Dicko qui a été tué en 2017. Il dirige Ansarul Islam, un groupe terroriste qui recrute principalement dans la communauté peule, agissant dans le nord du Burkina Faso, avec des connexions avec la katiba Macina d'Amadou Koufa au centre du Mali. La ministre des Armées Florence Parly est incapable de confirmer l'information, mais elle "assure prudemment" "qu'il est encore trop tôt pour se prononcer" sur l'identité des ravisseurs.
Deux groupes terroristes opèrent dans la zone.
Comme l'a rappelé la ministre, deux mouvements terroristes opèrent dans la zone. L'un affilié à al-Qaïda, le Front de libération du Macina. En mars 2017, le chef de guerre, Amadou Koufa apparaissait en personne sur la vidéo de formation du Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans aux côtés du djihadiste Iyad Ag Ghali. L'autre mouvement est plus proche de l'Etat islamique. Il s’agit de l'Etat islamique au Grand Sahara, dont le chef de guerre Abdoual Hakim, un proche d'Adnane Abou Walid al-Sarahoui opère non loin de là, un peu plus vers l'Est, côté malien. Cette zone frontalière entre le Mali, le Burkina et le Niger sert de base arrière aux groupes terroristes régionaux. C'est pourtant la zone de vacances choisie par le couple de Français, enlevés au Bénin au début du mois,  Laurent Lassimouillas et Patrick Picque.
L'objectif de la mission a été rempli, commente la presse institutionnelle, mais "le prix à payer" a été élevé pour les commandos marine. Sauf que le sacrifice de deux militaires valeureux aurait pu être réservé à une mission plus noble que le sauvetage de deux adultes inconscients mettant la vie d'autres en péril mortel.

VOIR et ENTENDRE comment la presse minimise la responsabilité de Jean-Yves L Drian, puisque le site du Quai d'Orsay indiquait en orange une zone à risques, laquelle a été passée au rouge dans les heures qui ont suivi la libération des quatre otages. 
En clair, à l'origine, la zone du parc de Pendjari n'était pas pour autant classée en rouge comme le laissait entendre le ministère des Affaires étrangères  :

On notera aussi que Le Drian se défausse sur les agences de voyages...
La ministre des Armées en a profité pour rappeler que "l’heure n’est pas aux polémiques". 


A ce propos, l’ex-otage Nicolas Hénin, capturé au cours d'un reportage en tant comme correspondant de l’hebdomadaire Le Point par l’Etat islamique en Syrie en 2013, estime qu’elle est "déplacée". En septembre 2014, consécutivement aux révélations du journal Le Monde, cette belle âme confirme que le suspect de la tuerie du Musée juif de Belgique, Mehdi Nemmouche, a été l'un de ses geôliers en Syrie et qu'il a été "maltraité" par celui-ci.
Les investigations ont été confiées à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et à la sous-direction antiterroriste. Les ouvertures d'enquêtes ne servent pas qu'à imposer le silence à l'opinion, rassurez-nous !
Que Parly n'hésite pas à nous prévenir quand le temps sera venu...

Mais est la quatrième? Qu'est-elle devenue ?


Le focus sur les trois otages accueillis par Macron floute l'Américaine... Si Macron a pu se pavaner à Villacoublay misant sur un gain de quelques misérables points dans ses sondages, c'est que les services secrets américains étaient déjà sur le coup et qu'il a pu profiter de la qualité du Renseignement du président dénigré par notre presse alignée sur le New York Times et le Washington Post qui ont fait campagne pour Hillary Clinton.

Ce qu'on veut bien nous dire des deux otages sud-coréenne et américaine.
Lorsque les services secrets de Trump ont dirigé le commando français de marines sur le point de détention des deux otages français, ce commando d’élite a découvert dans le campement terroriste la présence d’une Américaine et d’une Sud-Coréenne. Elles étaient captives depuis vraisemblablement 28 jours. "Nous n’étions pas au courant de leur présence", a admis Florence Parly. "Les contacts que nous avons eus avec les Etats-Unis et la Corée du Sud montrent que probablement ces pays-là n’avaient pas nécessairement conscience de la présence de ces deux ressortissantes en territoire burkinabé", a hasardé la ministre.

La Sud-Coréenne retrouvée au Burkina-Faso voyageait au Bénin en tant que "simple touriste", a affirmé ce lundi 13 mai un responsable de son ambassade à Paris. 
"Elle voyageait simplement, elle ne travaillait pas. Ca faisait près d’un an qu’elle était en route", indique ce responsable. Avant d’arriver au Bénin, l’ex-otage s’était rendue au Sénégal et au Mali. Elle avait été enlevée par des hommes armés alors qu’elle tentait de traverser en voiture la frontière entre le Bénin et le Burkina. Elle était alors avec l’Américaine. Elle a quitté le Burkina Faso samedi 11 mai avec les deux captifs français, faute de représentation diplomatique sud-coréenne sur place. L’ambassadeur sud-coréen en France était présent à Villacoublay à son arrivée. Elle a été prise en charge à l’hôpital militaire pour vérification de son état de santé. "Elle ne souffre pas de problèmes particuliers", a indiqué le responsable de son ambassade à Paris. Elle devrait rentrer chez elle ce lundi ou mardi.

Quant à l’Américaine, elle ne se trouvait à l'évidence pas là par hasard...
La chaîne ABC assure pourtant qu’il s’agit d’une touriste. Mais aucune autre information n’a filtré. Un responsable du département d’Etat américain a remercié la France pour sa libération, sans donner plus de précisions. Elle devait être rapatriée "indépendamment". Dimanche, Le JDD publie une photo des ex-otages, mais l’Américaine n'y apparaît pas, "à la demande des autorités de son pays". Elles n'ont pas osé dire "à la demande de sa famille"...

Il se murmure que
l'Américaine s'est évaporée dans la nature, parce qu'elle appartiendrait à la CIA.

dimanche 10 avril 2016

La compagne de Fabius était la taulière du Quai d'Orsay

L'ex-madame Baylet menait le ministère des Affaires étrangères à la baguette

"La Face cachée du Quai d'Orsay" est une enquête sur un ministère à la dérive

Le journaliste Vincent Jauvert révèle les coulisses d'une "nomenklatura française ":

trafics, détournements, tricheries... Ce livre regorge de petites histoires et de grands scandales qui se sont joués sous le ministère de Laurent Fabius. Il est pourtant aujourd'hui passé à la tête du Conseil constitutionnel, par la grâce du souverain de l'Elysée. 

Le livre commence par l'histoire d'un scandale étouffé. 
Au cœur de ce scandale, on retrouve Bruno Delaye, l'ambassadeur de France à Madrid (2007-2012) qui est accusé de s'être fait rémunérer la location de l'ambassade à Madrid. Le détournement de fonds pourrait avoir atteint 91.000 euros. "Pendant des décennies, le Quai d'Orsay a totalement fermé les yeux sur les petits arrangements avec les frais de représentation alloués aux ambassadeurs, qui atteignent aujourd'hui entre 10 .000 et 200.000 euros par an", relève le journaliste Vincent Jauvert.
Le 1er novembre 2012, sur avis de Fabius, Hollande a néanmoins fait de Delaye l'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de France au Brésil.

La concubine avait la mainmise sur les nominations
On découvre aussi le rôle prépondérant laissé à Marie-France Marchand-Baylet, la compagne de Laurent Fabius. A en croire le journaliste de L'Obs, elle aurait mené à la baguette les attachés de presse du ministre des Affaires étrangères.
Cette Elena Ceausescu, personnage le plus craint de Roumanie au temps de la dictature communiste (1974-1989) et exécutée exécutée le même jour que son mari, aurait régulièrement pesé sur les nominations au ministère de son concubin. Ainsi, la nomination d'une diplomate aurait été retoquée à la suite d'un rendez-vous conflictuel avec Marie-France Marchand-Baylet. Une simple "mésentente entre femmes", aurait alors tenté de minimiser Laurent Fabius.

C'est encore elle qui a décidé de la restauration du château oublié de La Celle-Saint-Cloud, résidence officielle des ministres des Affaires étrangères. 

La vie quotidienne au Quai d'Orsay serait devenue extrêmement difficile. Au point qu'un ambassadeur resté anonyme a déclaré à l'auteur: "Je n'en peux plus du Quai, de sa bureaucratie, de ses ministres fous. Je reste ici le temps de trouver un bon job dans le privé."

Femme de l'ombre, Marie-France Marchand-Baylet portait la culotte
Autre concubine d'influence du quinquennat de Hollande, après Valérie Trierweiler ou Julie Gayet, l'ex-femme de Jean-Michel Baylet, président du parti radical de gauche (PRG) a eu d'autant plus d'emprise sur Laurent Fabius que le temps d'éveil du titulaire du ministère des Affaires étrangères s'est réduit au fil de la quinzaine d'années de leur vie communeLe dimanche 23 août 2015, à Prague (République tchèque), un malaise a en effet révélé au public la santé chancelante de Laurent Fabius.
Au Quai d'Orsay, de mai 2012 à février 2016, Marie-France Marchand-Baylet a possédé un bureau au titre de présidente de l'association, Flag-France Renaissance, dont la mission officielle est de "valoriser le patrimoine français", à commencer par le domaine de la Celle-Saint-Cloud, résidence du ministère. Le montage s'est ainsi conclue entre soi.

Marie-France Marchand-Baylet a obtenu 
de Fabius un ministère
(Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales) pour son ex-mari, Jean-Michel Baylet. Dans la foulée, elle s'est faite nommer  présidente du groupe de presse La Dépêche, propriété de la famille de son ex ! 

Cette éminence grise est une femme d'affaires.
Issue du secteur de l'immobilier et du tourisme, à 63 ans, elle dirige 5 entreprises. Son mandat principal est Administrateur de la Compagnie Meridionale de Voyages et de Tourisme dont son ex-mari Jean-Michel Baylet est président. 
L'enquête dans les coulisses du ministère des Affaires étrangères a en fait conduit à un réquisitoire sévère sur une "maison" dont le prestige s'est effondré.

vendredi 12 février 2016

Découverte d'un conflit d'intérêts de Fabius au Quai d'Orsay

La concubine du ministre socialiste est l'ex-femme de Baylet, le radical

Quand l'un s'en va, l'autre sort du placard

Ils ont l'air tellement propres sur eux !
Laurent Fabius, l'ex-ministre des Affaires étrangères, vit avec Marie-France Marchand-Baylet, ex-épouse Baylet, depuis une quinzaine d’années. C'est seulement en juin 2015, lors de la visite à l'Elysée de la présidente du Chili, Michelle Bachelet, un beau gabarit, que l'on avait pu découvrir sa liaison avec cette sémillante sexagénaire. 

Et la dame partage la vie de Laurent Fabius jusque dans les murs du Quai d'Orsay, où elle occupait un bureau, rapporte L'Express, en novembre 2014. Pour justifier cette présence sous les ors de la République, l'ex-femme de Jean-Michel Baylet, ancien président du Parti radical de Gauche, a en effet créé une association, Flag-France Renaissance, dont la raison d'être est de "valoriser le patrimoine et les arts français sur le territoire national et à l'étranger", à commencer par le domaine de La Celle-Saint-Cloud (Yvelines), légué en 1951 au Quai d'Orsay. Ainsi, a-t-elle trouvé les fonds qui ont permis la rénovation de l'orangerie du château.  
Or, Marie-France Marchand-Baylet est directrice générale de l'Occitane de communication

Et le
 PDG de cette société est l'actionnaire majoritaire du groupe de La Dépêche du Midi qui n'est autre que Jean-Michel Baylet. La SA simplifiée en question, sise à Toulouse, rue ...Jean Baylet, comprend entre trois et cinq personnes, mais le dernier événement notable de cette entreprise remonte au 24 janvier 2003.
Presque seule sur son territoire, La Dépêche du Midi est souvent accusée d'abuser de sa position pour servir les intérêts politiques de Jean-Michel Baylet.
En octobre 1982, Claude Bernardini, journaliste et fondateur du magazine Podium pour les ados, vient de lancer Toulouse Matin, un nouveau quotidien régional d'une quarantaine de pages dont l'ambition, indique-t-il, est d'"apporter aux Toulousains une source d'information alternative, dans un paysage dominé par un journal inféodé à une idéologie : La Dépêche du Midi".
Quelques jours après la parution du premier numéro, Claude Bernardini reçoit un appel du secrétariat de Gaston Defferre, alors ministre (PS) de l'Intérieur, puis de celui du Premier ministre, Pierre Mauroy. Soucieux d'éviter toute pression, il ne donne pas suite. Mais quatre mois plus tard, ses craintes se confirment. Le principal actionnaire du journal, Pierre Dumons, un entrepreneur du BTP, décide du jour au lendemain de retirer ses billes. "
Il est venu me voir un matin en m'expliquant qu'il n'avait pas le choix, raconte Claude Bernardini. De nombreuses municipalités clientes avaient décidé de lui couper les vivres."
L'anecdote ne surprendra guère ceux qui ont fréquenté, à l'époque, Evelyne-Jean Baylet, mère de Jean-Michel et ex-patronne qui dirigea d'une main de fer la société familiale propriétaire de La Dépêche du Midi, après le décès de son mari dans un accident de voiture. Amie de François Mitterrand, mais aussi de Roland Dumas et de René Bousquet, elle n'a jamais hésité à faire jouer son carnet d'adresses pour protéger son entreprise et maintenir son emprise sur la vie politique locale. Car, chez les Baylet, depuis bientôt un siècle, presse et politique marchent au même pas pour tisser un réseau serré d'hommes liges, ce que 
François Bonhomme, maire (divers droite) de Caussade, décrit comme un "potentat féodal." 
Trente ans après l'exécution de Toulouse Matin, La Dépêche du Midi, propriété à 82,5 % de la famille Baylet, fait encore figure de forteresse inexpugnable et hégémonique sur toute la région Midi-Pyrénées. Presque seule sur son territoire, elle est souvent accusée d'user et d'abuser de ses protections politiques. Mais qu'importe à Jean-Michel Baylet, son PDG - que certains Français n'ont découvert qu'à l'occasion des "primaires citoyennes" de 2011-, semble au-dessus des critiques dénonçant son statut de cumulard-type: conseiller municipal de Montjoi, ex-président du Conseil général de Tarn-et-Garonne, ex-sénateur de son département, président de la communauté de communes des Deux-Rives (Valence-d'Agen) et, enfin, ex-président du Parti radical de gauche (PRG), dont le principal bastion est Midi-Pyrénées. Il accumule les défaites et sa nomination au gouvernement va donc relancer son emprise locale et son empire familial.
L'indépendance journalistique est-elle préservée ?
On l'a vu, les Baylet, père et fils, tiennent la région, mais la presse aussi et ses journalistes... Jean-Michel Baylet n'y voit rien d'incompatible, en démocratie. "Si l'on devait interdire aux patrons de presse de faire de la politique, il faudrait faire une loi, car je suis loin d'être le seul !" insinue-t-il, en réponse aux républicains qui dénoncent sa situation de "cumulard", mais sans qu'on sache qui sont les autres patrons de presse visés pour exercice de fonctions électives.

Jean-Michel Baylet
, le nouveau ministre de l'Aménagement du Territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales, succède à Sylvia Pinel, ministre du Logement et de l’Égalité des territoires. C'est au côté de Baylet que cette femme s'est initiée à la politique comme chargée de mission, puis chef de cabinet de Baylet, lorsqu'il fut président du Conseil général de Tarn-et-Garonne. Lorsque la dame, encore trentenaire, fut élue députée de ce département, son adversaire UMP fut débouté de son recours devant le Conseil constitutionnel pour un traitement de faveur de La Dépêche du Midi, dirigé par Baylet...

Un ministre mis en examen
Le président du Parti radical de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, a été mis en examen, le mardi 1er avril 2014 à Bordeaux,  pour violation du code des marchés publics, avec deux autres personnes (son directeur général des services, ainsi que l'intendant du restaurant qui passait les commandes) dans une affaire remontant à 2004-2005 et portant sur des frais de bouche (des frais de déjeuners et réceptions) au Conseil général de Tarn-et-GaronneIl faut bien régaler les électeurs... Le parquet général avait requis la mise en examen de Jean-Michel Baylet, mais la juge d'instruction avait initialement refusé, en toute indépendance, maintenant le statut de témoin assisté, intermédiaire entre simple témoin et mis en examen.
Jean-Michel Baylet avait déjà été relaxé quatre mois plus tôt dans un dossier distinct, une affaire de favoritisme portant sur la confection du bulletin du Conseil général.
Dans une troisième affaire dépaysée à Bordeaux et portant sur l'utilisation d'une voiture et d'un chauffeur du Conseil général, il a également bénéficié d'un non-lieu en août 2011.

A en croire Baylet, ses journalistes sont libres, et pourtant, La Dépêche du a mis trop jours avant de publier discrètement, le 3 septembre, l'information de la mise en examen de Jean-Michel Baylet, après Rue89, dans un entrefilet annonçant surtout la plainte en diffamation du "patron" contre le site d'information.  La Dépêche n'en reparlera plus: un choix rédactionnel libre...

Un flou certain  entoure le montage de l'opération. 
Aujourd'hui encore, le Quai reçoit ses hôtes de marque au château de La Celle-Saint-Cloud. Le 30 août, à l'occasion de la conférence des ambassadeurs, le corps diplomatique était convié à un somptueux buffet préparé par 27 chefs, à l'initiative de Laurent Fabius et de "Madame". Celle-ci s'est prise de passion pour le bâtiment à la façade jaune pâle, son orangerie et son parc, dessiné par Le Nôtre. Au point d'y inviter les amis du couple à dîner ou de lancer Flag-France Renaissance "pour permettre la rénovation du château, véritable outil pour la diplomatie française, mais également et surtout pour favoriser le dialogue avec les cultures étrangères", a fait préciser la compagne du ministre à L'Express. 
A l'origine, il était question de créer une fondation et non une association.
Le 9 avril 2013, dans un salon du Quai, Marie-France Marchand-Baylet et Charles de Croisset, président de la Fondation du patrimoine, signent une convention d'accord avec le ministère, en présence de Laurent Fabius. Mais la fondation que "Madame la ministre des Affaires étrangères" envisage alors de monter ne verra jamais le jour. "Cette option a été abandonnée compte tenu des coûts de fonctionnement demandés", assure l'initiatrice du projet. Curieusement, cet organisme mort-né a conservé jusqu'à l'été dernier une page Internet. 
Place, donc, à l'association Flag-France Renaissance. Lancée en juin 2013 sous la houlette de Marie-France Marchand-Baylet et de Jean de Kervasdoué, ancien directeur des hôpitaux et ami intime de Laurent Fabius. Cette structure a très vite décroché la précieuse "reconnaissance d'intérêt général" qui lui permet d'offrir à ses entreprises mécènes une déduction fiscale égale à 60% de leurs dons. Résultat : grâce à la Fondation Total, à l'assureur mutualiste Matmut, aux groupes chinois Sanli Holdings et Sanhe Tea, l'orangerie de La Celle-Saint-Cloud a été restaurée et dotée d'une terrasse de bois. Prochaine étape: la réfection des cuisines. 

"Pour tout savoir sur le domaine, indique le site du Quai d'Orsay, consultez le site Flag-France Renaissance." L'internaute découvre ainsi que l'association ne s'est pas bornée à embellir le château. Par son intermédiaire, 13 entreprises françaises ont financé un livre d'art intitulé Le Quai d'Orsay (Ed. internationales du Patrimoine, 2014), consacré au célèbre bâtiment abritant le ministère. Les noms de ces mécènes désintéressés, uniquement motivés par "le rayonnement culturel de notre pays", comme l'assure Marie-France Marchand-Baylet ? Airbus, Areva, Arianespace, CIC, EDF, GDF Suez, Casino, Dassault, Necotrans, SNCF, Thales, Total et Vinci. Les fers de lance de la "diplomatie économique" chère au maître des lieux.  

Des socialo-mondains

Laurent Fabius aimerait bien se défaire de l’image de grand bourgeois mondain
mais ne parvient déjà pas à sacrifier son éternelle pochette blanche. Si on en croyait ses proches, "c'est sa première femme, Françoise Castro [dont il a divorcé au début des années 2000, les années Jospin], qui lançait les invitations" et ce serait à elle qu'il devrait cette image erronée. Marie-France Marchand-Baylet aurait repris le rythme des soirées et des dîners, à "l'insu de son plein gré."

Thomas Fabius, le fils aux multiples scandales et procès, aurait des excuses
Le fils de l'ex-ministre des Affaires étrangères a souvent défrayé la chronique par ses frasques. A 34 ans, Thomas Fabius a déjà été condamné pour abus de confiance. En 2013, le Parquet de Paris et le Fisc ont même enquêté sur lui dans le cadre de l’acquisition de l’ancienne demeure du réalisateur Claude Zidi : un appartement de 280 mètres carré d’une valeur estimée à 7 millions d’euros. Habitué à s’afficher au volant de belles voitures ou avec des miss à son bras, le flambeur serait également interdit de casino. "Laurent est comme beaucoup de pères, il est déchiré et ne sait pas gérer cette situation", a commenté son ami l’avocat Jean-Michel Darrois auprès de Capital.

Un train de vie de nabab
En décembre 2012, et alors que François Hollande avait donné pour consigne  aux ministres de ne pas s’éloigner à plus de deux heures de vol de Paris, Laurent Fabius s’était offert quelques jours de répit sur l’archipel de Zanzibar, en Tanzanie, à plus de 7.000 km, au moins une douzaine d'heures de vol et la production de CO2 en rapport. Sa conseillère avait alors assuré que "Laurent Fabius passe quatre jours par semaine à l’étranger; il est plus qu’habitué au travail à distance"...

Le ministre le plus riche du gouvernement
Avec 5.550.206 de patrimoine déclarés en 2014, Laurent Fabius est le ministre le plus riche du gouvernement. Ce montant comprend un appartement parisien de 182m2 estimé à 2.780.000 euros, une maison en Seine-et-Marne d’une valeur de 495.000 euros, de deux maisons dans l’Eure pour un total de 680.000 euros, une participation de 383.518 euros dans la maison d'enchères Piasa, une assurance-vie qui s'élève à 529.439 euros, ainsi que des meubles, bijoux et objets d'art d'une valeur de 340.000 euros, des biens de famille hérités du papa antiquaire.  
Laurent Fabius, comme Anne Sinclair, l'ex-épouse de Dominique Strauss-Kahn, est également le plus grand collectionneur: le ministre possède la plus grosse collection de meubles et d’œuvres d’art.

Des ministres mis en examen

Laurent Fabius a trempé dans l'affaire du sang contaminé, un scandale qui a éclaboussé plusieurs ministres du président François Mitterrand, dans les années 1980 et 1990, à la suite de la transmission du virus du sida par transfusion sanguine. L'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius et les anciens ministres socialistes Georgina Dufoix (Affaires sociales), Edmond Hervé et Claude Evin (Santé) ont comparu du 9 février au 2 mars 1999 devant la Cour de justice de la République pour "homicide involontaire". Cette cour a rendu son verdict par un non lieu qui innocente Georgina Dufoix, Claude Evin et Laurent Fabius. Ce dernier, puisqu'il est sain, était donc particulièrement indiqué, selon Hollande, pour présider le Conseil constitutionnel. 

Le président du Parti radical de gauche (PRG), Jean Michel Baylet, a été mis en examen.
PaSiDupes a déjà évoqué plus haut les démêlées de Baylet avec la justice.  De même que le favoritisme mentionné plus haut du quotidien régional pour Sylvia Pinel. 

A l'arrivée,
l'emprise du réseau Baylet-La Dépêche est concrétisée par les résultats des régionales en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, qui donnent Dominique Reynié (LR) à 21,32%, Louis Aliot (FN) à 33,87% et Carole Delga (PS) à 44,81%, une ancienne secrétaire d'État pour un an, au premier gouvernement Valls, déléguée au Commerce, à l'Artisanat. C'est en effet une protégée de Martin Malvy, président du Conseil régional de Midi-Pyrénées (1998-2015), et de Baylet.

A la différence de Fabius, mais
comme Valls et Martin Malvy, ancien journaliste journaliste à ...la Dépêche du Midi, Jean-Michel Baylet (70 ans) est franc-maçon du Grand Orient de France (GODF). Tout est si simple aux Frères.

mardi 13 mai 2014

Quai d'Orsay: le racisme y est "le plus abject"; un ambassadeur claque la porte du ministère de Fabius

"Le pays crève de ces polémiques absurdes qui font perdre du temps et détournent nos compatriotes de l'essentiel" (M. Valls)

Pour les gouvernements Hollande, la diversité, c'est pour la frime
 
Sans changement sous Hollande
"C'est au ministère des Affaires étrangères que j'ai rencontré le racisme le plus abject". Ainsi, par ces mots cinglants, Zair Kedadouche, ambassadeur de France auprès de ...la principauté d'Andorre, a-t-il justifié  sa démission du quai d'Orsay dans une lettre adressée à François Hollande et révélée par France Info. 

Cet ex-footballeur professionnel, né à Tourcoing (Nord) de parents algériens et qui a grandi dans un bidonville aux abords d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), avait servi de nouvel alibi de la diversité au PS. Il avait été nommé auprès du plus petit état d'Europe (466 km2), après le second tour de l'élection présidentielle, en mai 2012, après de multiples expériences dans différents cabinets ministériels. 

Présenté comme un pur produit de la méritocratie républicaine 

Cet ancien conseiller technique chargé des Associations et de la Jeunesse auprès de Jacques Chirac accuse: l'administration de Laurent Fabius aurait "couvert des propos racistes et commis une infraction grave" qu'il compte porter devant la Justice. "Je dépose une plainte auprès du Procureur de la République pour comportements racistes et discriminations sociales et traitement différencié d'un fonctionnaire", annonce-t-il, après avoir saisi le Défenseur des droits. Le haut fonctionnaire est déterminé et se dit prêt à aller "jusqu'à la Cour européenne" des droits de l'Homme.

Un "terrible omerta"
"M'appelant Zair Kedadouche, des affectations de postes m'ont été interdites", explique-t-il dans sa lettre, citant une première nomination comme consul général de France prévue à Anvers, refusée, car son nom arabe "serait une erreur de casting au regard de l'importance de l'extrême-droite en Flandres" ou pourrait "être ressentie comme une provocation au regard de la communauté juive importante à Anvers".
La victime dénonce une "terrible omerta" à laquelle sont soumis les diplomates du quai d'Orsay qui couvre tous ces faits. Lors de son point de presse quotidien, Romain Nadal, le porte-parole du ministère dément et juge "inacceptables" les attaques de l'ancien diplomate. "Les accusations graves de racisme et de discrimination portées par M. Kedadouche à l'encontre du ministère n'ont aucun fondement et sont inacceptables."

Délit de faciès dans la haute administration socialiste

Il évoque également des humiliations de ses collègues, dont le premier conseiller de l'ambassade d'Andorre qui, selon lui, "aurait donné des ordres" afin qu'il ne soit pas traité à l'instar de son prédécesseur.

Chasse aux sorcières politique
Le diplomate kabyle né à Tourcoing assure que son cas "n'est pas unique" au quai d'Orsay
"Je peux porter à votre connaissance d'autres cas de collègues qui ont saisi le défenseur des droits, étant discriminés, écartés en fonction de leur origine ou de leur appartenance politique", assure cet ex-consul général à Liège de 2008 à 2011. 
Détail que ni l'AFP, ni Le Point ne fournit, le plaignant est ancien maire-adjoint (RPR/UMP) à la jeunesse et l'intégration à la mairie du 17e arrondissement de Paris.