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jeudi 28 mars 2019

Fillette séparée de sa mère pour être rapatriée par Macron d'Irak en France

La fillette de 3 ans, enfant de djihadiste en Irak, était réclamée par sa grand-mère Saïda Boutoutaou

Khadija, 3 ans, a un ADN chargé

 La petite fille était emprisonnée avec sa mère en Irak (illustration).

Elle est la fille de Djamila Boutoutaou, Française condamnée à la perpétuité en Irak pour appartenance à Daeshgroupe islamiste sanguinaire. Du père, on ne sait rien et le grand-père maternel ne se manifeste pas.

Elle est née sur le sol irakien et n'a jamais vu la France, mais elle est déclarée  "rapatriée", et cela, en catimini, depuis mercredi en France, a annoncé sa famille, après coup.

L’avion ramenant d’Irak la petite fille, qui était emprisonnée avec sa mère, s’est posé  en région parisienne dans le plus grand secret dans l’après-midi et l’enfant a été confiée aux services sociaux, a précisé sa grand-mère Saïda Boutoutaou, une Lilloise qui a été prévenue par le ministère des Affaires étrangères.

"Je suis une mamie très contente"

Une satisfaction que 9 Français sur 10 ne partagent pas. Et pourtant...
"C’est un jour de joie ! Je suis une mamie très contente et j’espère que cette très bonne nouvelle pour moi sera suivie de plein d’autres pour les enfants encore en Syrie et en Irak. 
Je rêve désormais d’accueillir Khadija, cet ange, chez moi. Elle y sera comme une reine", a déclaré Saïda Boutattaou.

vendredi 15 avril 2016

La compagne de Fabius accusée de censure de L'Obs

L'Obs aurait cédé aux pressions de la maîtresse  du Quai d'Orsay

Marie-France Marchand-Baylet a fait 'caviarder' l'extrait d'un livre qui la portraiture

Femme de presse pour la censure 
L'hebdomadaire avait fait sa pub en annonçant  les "bonnes feuilles", révèle le Canard enchaîné, mais moins quelques-unes. Selon le journal satirique de cette semaine, Marie-France Marchand-Baylet, la concubine de Laurent Fabius et ex-femme de Jean_Michel Baylet, nouveau ministre transparent du dernier gouvernement Valls,  a fait "caviarder" les bonnes feuilles du livre La Face cachée du Quai d'Orsay   du journaliste  de L'Obs  Vincent Jauvert.
Ce Vincent Jauvert écrivait aussi:<br>"Mitterrand en avait fait le plus jeune Premier ministre de la République. Hollande, le patron du Quai-d'Orsay. Après des débuts difficiles, Laurent Fabius s'est imposé dans une maison qu'il tient d'une main de fer. Récit d'une irrésistible ascension. (Enquête de ce 'grand reporter' -sic- publiée dans le Nouvel Observateur -lien- du 20 mars 2004).
Les bonnes feuilles ont été censurées
Toute référence au rôle intrusif joué par la concubine de Laurent Fabius, qui serait surnommée Folcoche  (ci-contre) dans les couloirs du ministère des Affaires étrangères, en référence au personnage acariâtre de Vipère au Poing.

Une pression qui a été confirmée à L'Express par une source interne.
Contacté par le Canard enchaîné, Matthieu Croissandeau, le directeur de L'Obs, se justifie en expliquant qu'il "manquait le point de vue de la compagne de Laurent Fabius", de celle qui porte le pantalon.
La société des rédacteurs de l'hebdomadaire a rédigé un communiqué pour obtenir davantage d'éclaircissements.

dimanche 10 avril 2016

La compagne de Fabius était la taulière du Quai d'Orsay

L'ex-madame Baylet menait le ministère des Affaires étrangères à la baguette

"La Face cachée du Quai d'Orsay" est une enquête sur un ministère à la dérive

Le journaliste Vincent Jauvert révèle les coulisses d'une "nomenklatura française ":

trafics, détournements, tricheries... Ce livre regorge de petites histoires et de grands scandales qui se sont joués sous le ministère de Laurent Fabius. Il est pourtant aujourd'hui passé à la tête du Conseil constitutionnel, par la grâce du souverain de l'Elysée. 

Le livre commence par l'histoire d'un scandale étouffé. 
Au cœur de ce scandale, on retrouve Bruno Delaye, l'ambassadeur de France à Madrid (2007-2012) qui est accusé de s'être fait rémunérer la location de l'ambassade à Madrid. Le détournement de fonds pourrait avoir atteint 91.000 euros. "Pendant des décennies, le Quai d'Orsay a totalement fermé les yeux sur les petits arrangements avec les frais de représentation alloués aux ambassadeurs, qui atteignent aujourd'hui entre 10 .000 et 200.000 euros par an", relève le journaliste Vincent Jauvert.
Le 1er novembre 2012, sur avis de Fabius, Hollande a néanmoins fait de Delaye l'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de France au Brésil.

La concubine avait la mainmise sur les nominations
On découvre aussi le rôle prépondérant laissé à Marie-France Marchand-Baylet, la compagne de Laurent Fabius. A en croire le journaliste de L'Obs, elle aurait mené à la baguette les attachés de presse du ministre des Affaires étrangères.
Cette Elena Ceausescu, personnage le plus craint de Roumanie au temps de la dictature communiste (1974-1989) et exécutée exécutée le même jour que son mari, aurait régulièrement pesé sur les nominations au ministère de son concubin. Ainsi, la nomination d'une diplomate aurait été retoquée à la suite d'un rendez-vous conflictuel avec Marie-France Marchand-Baylet. Une simple "mésentente entre femmes", aurait alors tenté de minimiser Laurent Fabius.

C'est encore elle qui a décidé de la restauration du château oublié de La Celle-Saint-Cloud, résidence officielle des ministres des Affaires étrangères. 

La vie quotidienne au Quai d'Orsay serait devenue extrêmement difficile. Au point qu'un ambassadeur resté anonyme a déclaré à l'auteur: "Je n'en peux plus du Quai, de sa bureaucratie, de ses ministres fous. Je reste ici le temps de trouver un bon job dans le privé."

Femme de l'ombre, Marie-France Marchand-Baylet portait la culotte
Autre concubine d'influence du quinquennat de Hollande, après Valérie Trierweiler ou Julie Gayet, l'ex-femme de Jean-Michel Baylet, président du parti radical de gauche (PRG) a eu d'autant plus d'emprise sur Laurent Fabius que le temps d'éveil du titulaire du ministère des Affaires étrangères s'est réduit au fil de la quinzaine d'années de leur vie communeLe dimanche 23 août 2015, à Prague (République tchèque), un malaise a en effet révélé au public la santé chancelante de Laurent Fabius.
Au Quai d'Orsay, de mai 2012 à février 2016, Marie-France Marchand-Baylet a possédé un bureau au titre de présidente de l'association, Flag-France Renaissance, dont la mission officielle est de "valoriser le patrimoine français", à commencer par le domaine de la Celle-Saint-Cloud, résidence du ministère. Le montage s'est ainsi conclue entre soi.

Marie-France Marchand-Baylet a obtenu 
de Fabius un ministère
(Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales) pour son ex-mari, Jean-Michel Baylet. Dans la foulée, elle s'est faite nommer  présidente du groupe de presse La Dépêche, propriété de la famille de son ex ! 

Cette éminence grise est une femme d'affaires.
Issue du secteur de l'immobilier et du tourisme, à 63 ans, elle dirige 5 entreprises. Son mandat principal est Administrateur de la Compagnie Meridionale de Voyages et de Tourisme dont son ex-mari Jean-Michel Baylet est président. 
L'enquête dans les coulisses du ministère des Affaires étrangères a en fait conduit à un réquisitoire sévère sur une "maison" dont le prestige s'est effondré.

mercredi 29 avril 2015

INA et les frais de taxis d'Agnès Saal: quand les euros ne sont pas rares pour tous

Taxis d'Agnès Saal et budgets culturels : 
quand les euros ne sont pas rares pour tous

La PDG de l'INA, nommée en Conseil des ministres sur proposition de l'ex-ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, est visée par une lettre anonyme dénonçant ses factures de taxis

Après Radio France et Mathieu Gallet, l'INA et Agnès Saal, donc ! 
La semaine dernière, un corbeau a envoyé aux administrateurs de l'Institut National de l'Audiovisuel (INA), une entité de l'audiovisuel public, un rapport détaillé des factures de taxis d'Agnès Saal, la PDG de l'INA.

Ces informations "du corbeau" ont été envoyées par courrier anonyme aux administrateurs de l'INA, a confirmé Françoise Lamontagne, déléguée syndicale CGT, qui a reçu "le dossier dans sa boîte aux lettres perso". "Ca fait très mauvais effet.
Les salariés sont en colère. C'est complètement contradictoire avec (le) discours" d'Agnès Saal en faveur d'une gestion rigoureuse de l'INA, a ajouté la représentante de la CGT.
Même indignation au syndicat FO de l'institution, installée à Bry-sur-Marne (Val de Marne), qui estime que "la crédibilité de Madame Saal est très sévèrement entachée". FO avait demandé à l'Etat "des mesures pour qu’enfin les dépenses des établissements publics soient gérées dans la transparence et non dans l’opacité la plus totale".  Agnès Saal n'avait pas souhaité communiquer. Une enquête interne pour identifier le corbeau a été ouverte à l'INA.

Une fois informée des "frais de déplacement privés de la présidente", la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, "a immédiatement demandé le remboursement intégral, qui est en cours", a souligné le ministère par communiqué. Depuis l'onéreuse rénovation des boiseries "en palissandre de Rio" du bureau de Mathieu Gallet, PDG de Radio France, révélée par le Canard Enchaîné en pleine grève dans le groupe de service public, la gabegie des dirigeants de l'audiovisuel public est particulièrement indécente en temps de disette budgétaire

A. Saal a remplacé Mathieu Gallet, à la tête de l'INA en mai 2014. En dix mois de fonction, Agnès Saal a totalisé une facture de 40.915 euros auprès de la compagnie de taxis G7 - proche du Parti socialiste - dont un peu plus de 7.000 euros d'abonnement et plus de 32.000 euros de déplacements. Sans que l'association Anticor ne bronche. Sur le site de l'INA, sa biographie affirme que "par passion et conviction, Agnès Saal choisit, dès sa sortie de la promotion "Solidarité" de l’ENA en 1983, de servir l’intérêt public"...

Ce courrier du corbeau précise que ces factures "matérialisent une possibilité d'abus de biens sociaux". Il a été envoyé la veille du conseil d'administration de l'INA qui s'est tenu le 23 avril. Celui-ci comprend une sénatrice, un député, des représentants des ministère de la Culture (Emmanuelle Bensimon-Weiler) et de Bercy (Louis-Augustin Julien), un représentant de la Cour des comptes (Catherine Démier, directrice générale du Festival de Cannes et trésorière du Conseil d'administration du théâtre de la Ville à Paris), des représentants du personnel et des personnalités qualifiées. 

Agnès Saal s'en est expliquée devant son conseil d'administration le 23 avril. Dans un premier temps, elle a cru pouvoir s'en tirer en s'engageant à rembourser les déplacements privés. Elle assure avoir déjà remboursé une partie des dépenses de taxis relevant de ses déplacements personnels. "En tant que PDG de l'INA, j'ai une voiture de service avec chauffeur à disposition. Mais, comme je ne peux pas le faire travailler 12 à 15 heures par jour ni les week-ends. J'ai également un abonnement aux taxi G7, car je n'ai pas de permis de conduire. Ce dispositif avait déjà existé avant mon arrivée et je l'ai repris", explique la PDG de l'INA, impliquant ainsi Mathieu Gallet.

6.700 euros de taxi pour le fils de la PDG de l'INA

Elle a aussi reconnu une faute. Sur la facture de taxi, 6.700 euros sont directement imputables à son fils à qui elle a communiqué son code de réservation. "C'est une maladresse, j'en reconnais la responsabilité et j'ai immédiatement remboursé ces frais." Reste à déterminer par la PDG de l'INA  ce qui, dans les 7.800 euros de taxis facturés le week-end, relève des déplacements professionnels et de ce qui relève des déplacements privés. "Je suis en train de faire le décompte. Ce n'est pas évident de savoir si une course de taxi pour un événement dans lequel je représente l'INA est professionnel ou personnel", argumente Agnès Saal. "Mais j'estime que l'usage professionnel du taxi pendant les weekends représente environ un tiers ou un quart de la facture", estime-t-elle librement, puisque "c'est l'Etat qui paie", comme dirait l'autre... Elle s'est donc engagée, devant ses administrateurs, à rembourser les deux tiers ou les trois quart restants.

La question des dépenses publiques par les présidents de l'audiovisuel public est très sensible

Tous les frais engagés par les hauts-fonctionnaires de l'Etat devraient être contrôlés rigoureusement mais l'affaire Mathieu Gallet - même blanchi par une enquête de l'inspection générale des Finances (comme l'a été Thierry Lepaon par ses camarades syndicalistes de la CGT) - a démontré que la Cour des Comptes fait l'impasse sur de nombreux services de l'Etat.

Animée par une profonde antipathie pour Aurélie Philippetti qui l'a précédée à son poste Rue de Valois,
Fleur Pellerin, ministre de la Culture, exige maintenant une totale transparence et exemplarité des dirigeants d'établissements culturels. Elle a chargé l'inspection générale des affaires culturelles (IGCA) d'une mission pour mieux encadrer et contrôler les dépenses de fonctionnement des dirigeants des entreprises publiques. "Nous demandons la régularisation des toutes les sommes dépensées sur le plan personnel", affirme la rue de Valois qui a également missionné le Contrôle général économique et financier (CGEFi) afin de déterminer les suites à donner à cette affaire.
"La mission de l'IGCA devrait aboutir à la définition de conditions d'exercice similaires pour toutes les présidences, et je m'en réjouis", applaudit Agnès Saal qui a visiblement besoin d'un garde-fou. Cette dernière tient à prendre les devants. "En novembre 2014, avant même toutes ces affaires, j'ai pris la décision de réduire le budget 2015 de frais de fonctionnement de la présidence de l'INA de 90.000 euros à 70.000 euros." Avec des compensations personnelles... 

Les règlements de comptes arrivent en cascade, mais entre personnes. 
La PDG a en revanche mis fin aux différents contrats de conseil en image et en stratégie, dont celui de Denis Pingaud qui conseillait... Mathieu Gallet, pointé pour son conseiller en communication (90.000 euros par an), des travaux dans son bureau (104.000 euros), et sa nouvelle voiture.
Elle assure aussi n'avoir pas refait ses bureaux à son arrivée à la tête de l'INA. "J'ai uniquement acheté trois lampes chez Ikéa [sic].  Surtout, je passe tout mon temps à Bry-sur-Marne, siège de l'INA, et nous devrions mettre fin à la location coûteuse des bureaux à Paris, rue de Patay," à deux pas de la Bibliothèque François Mitterrand. 

Quand Agnès Saal, PDG de l'Ina, promettait de "mieux utiliser l'argent public"

 Agnès Saal a présenté sa démission le mardi 28 à la demande de Fleur Pellerin. La ministre de la Culture lui reproche le montant de ses frais de déplacement en taxi, estimé à plus de 40.000 euros.

Lors de son audition devant les députés en novembre 2014 ou dans ses entretiens accordés aux media, Agnès Saal mettait sans vergogne en avant les "efforts" budgétaires à mener, ainsi que les principes d'une gestion rigoureuse des deniers de l'État avec qui elle négociait un contrat de financement de l'INA. Et d'assurer, non sans aplomb, qu'avec son équipe, "nous [devons] mieux utiliser l'argent public". La preuve en images dans cette vidéo :
VOIR et ENTENDRE la pdg de l'INA s'engager à "mieux utiliser l'argent public"...

Agnès Saal, la patronne de l'Ina, démissionne suite à sa méchante affaire de notes exorbitantes de taxi

La présidente de l'INA a présenté sa démission à la demande de Fleur Pellerin, indique le ministère de la Culture, mardi 28 avril. Cette démission prend effet immédiatement, a-t-on précisé de même source, à l'issue d'une rencontre rue de Valois entre la ministre et la PDG de l'Institut national de l'audiovisuel.
Selon Le Figaro, la patronne déchue de l'Institut national de l'audiovisuel (INA), a dépensé en dix mois 40.915 euros de taxis auprès de la compagnie G7

Nommée en avril 2014 à la tête de l'Institut national de l'audiovisuel, cette habituée des cabinets de plusieurs ministres socialistes de la Culture du gouvernement Lionel Jospin, Catherine Trautmann (comme conseillère... budgétaire, 1997-1998, ça ne s'invente pas), puis directrice-adjointe du cabinet (1998-2000) et de Catherine Tasca (2000-2001) à cette même fonction, a fait un petit tour par l'INA, puis s'en est allée.

Dans ses précédentes fonctions, à la direction générale du Centre Pompidou, A. Saal (57 ans), née à Tunis en 1957 d’un père commerçant en textile du souk et d’une mère issue d'une famille de banquiers et de financiers originaires d'Italie, tous deux juifs, assure qu'elle a préféré continuer d'habiter chez elle plutôt que d'utiliser un appartement de fonction qui aurait pu être mis à sa disposition.
Diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris et de l'ENA, Agnès Saal a également été directrice administrative et... financière du Centre national de la Cinématographie (CNC), de 1990 à 1997.

Le devoir d'exemplarité

"L'exemplarité des dirigeants doit être non seulement effective mais aussi évidente aux yeux de tous, sous peine de fragiliser la cohésion de l'entreprise", avait toutefois noté l'IGF. Après la dénonciation de la présidente de l'INA, Fleur Pellerin a elle aussi rappelé "son attachement très ferme à l'exemplarité des dirigeants des organismes publics placés sous sa tutelle". 

Des recrutements aussi nombreux qu'opaques
Denis Pingaud, le très cher conseiller en communication du PDG de Radio France, serait lui un proche de ce dernier, qui avait déjà eu recours à ses services lorsqu'il était à la tête de l'INA. Le communicant était alors vice-président d'OpinionWay, une des nombreuses entreprises de conseil auxquelles Mathieu Gallet a fait appel durant sa présidence. Au point que lorsque Denis Pingaud fonda sa propre société de conseil, l'ex-PDG de l'INA parvint à lui obtenir un nouveau contrat. Au total, ce sont sept entreprises qui se sont partagées les faveurs de l'ex-patron en quatre ans de présidence de l'INA. L'ensemble des contrats représentent plus d'un million d'euros, soit plus de 1% du budget annuel de l'INA, qui fonctionne en grande partie grâce à des financements publics. Une seule avait été embauchée à la suite d'un appel d'offres. Interrogée, la porte-parole de Mathieu Gallet, qui occupait déjà cette fonction lorsqu'il dirigeait l'INA, a déclaré que tous les contrats ont été passés "selon les procédures en vigueur", en démentant l'affirmation du Canard enchaîné selon lesquelles ces frais ont été signés sans mise en concurrence. Elle n'a pas commenté les sommes avancées par Le Canard.

Les nouvelles révélations qui accablent Agnès Saal salissent la présidence de F. Hollande apôtre de la transparence et de l'exemplarité
. Les salariés de Radio France sortent en effet frustrés d'une grève illimitée historique de 28 jours contre... le plan d'économies engagé par le PDG, ainsi qu'un plan de départs volontaires en préparation. 
La réaction du gouvernement est d'autant plus vive à l'encontre de la PDG socialiste que Hollande et Valls promettent de suivre les dépenses publiques à la loupe en période de crise et que la Cour des comptes envisage des réformes choc pour remettre le budget de Radio France sur les rails
Le PDG de Radio France Mathieu Gallet avait l'intention de porter plainte contre le Canard enchaîné, dénonçant des "allégations diffamatoires" après la publication par l'hebdomadaire d'informations sur ses dépenses lorsqu'il présidait l'Institut national de l'audiovisuel (INA). Maintenant qu'il a été blanchi par l'inspection générale des Finances, son dépôt de plainte ne devrait plus tarder...

Christian Combaz confirme que la gabegie d'Etat ne frappe pas seulement l'audio-visuel public 

Habitué des Instituts culturels français à l'étranger, l'écrivain confirme que les établissements publics culturels français, notamment à l'étranger, jettent l'argent par les fenêtres sous les yeux de leurs invités. Le cas pathétique de la directrice de l'INA n'a donc surpris aucun des artistes qui sillonnent le réseau culturel du ministère des Affaires étrangères de Laurent Fabius pour prononcer une conférence ou présenter un film.
Ch. Combaz cite ainsi l'exemple d'"un agrégé de lettres payé 6.500 euros, adjoint au directeur d'un Institut culturel européen, qui, hébergé gratuitement dans un appartement consulaire à l'autre bout du pays, se fait signer par le consul des bons de nuitée remboursés 90 euros par son ambassade?" Et il en a le droit ! "Tout comme le personnel para-diplomatique a le droit de récupérer les véhicules de fonction après deux ou trois ans, à un prix d'autant plus bas que les mises en vente sont confidentielles, et qu'une fois le délai écoulé c'est la première offre qui l'emporte. 1.000 euros pour une voiture quasi-neuve, c'est assez tentant. Visiblement la tentation n'épargne pas grand-monde."

L'ex-patron pendant trois ans du Centre culturel français de Milan rapporte également "la commande par un fonctionnaire contractuel du Quai d'Orsay en charge d'un grand centre culturel européen de trois tonnes de meubles en plexiglas à un designer hors de prix dès son arrivée, l'achat d'une C5 neuve avec toutes les options, les heures supplémentaires du chauffeur parce qu'on n'a pas de permis, l'aller-retour d'Angleterre de deux ingénieurs pour réparer le système Dolby du projecteur, la commande d'expositions à trente mille euros qui ne rapportent rien mais qui permettent de convier toute la ville à un vernissage tapageur, le tout pour "planter" finalement de trois cents mille euros (en trois ans) le budget de la maison dont on a la charge, avec la bénédiction de l'ambassadeur qui trouve la direction du Centre Culturel très créative, très tendance, très originale."
Au diable l'avarice.