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jeudi 12 décembre 2019

Jack Lang a accepté 47 costumes de luxe sur quinze ans

L'accusation porte sur des cadeaux d'une valeur de 500.000 euros, entre 2003 et 2018

Le "grand faiseur", le couturier italien ou l'ancien ministre socialiste de de Jospin ?

Résultat de recherche d'images pour "Jack Lang en costume Smalto"Or, Lang est président de l'Institut du monde arabe depuis 2012, fonction incluse dans la période incriminée, 2003-2018.

Des perquisitions ont eu lieu en novembre dans les locaux de la marque française Smalto. L'enquête préliminaire sur les costumes offerts en cadeaux à l'ex-ministre de l'Education est ouverte depuis le 12 mars dernier. Le Parquet de Paris le poursuit pour "abus de biens sociaux" et les faits révélés par le magazine L'Obs se précisent.

Le siège et la boutique de l'entreprise Smalto, situé dans le 8e arrondissement de Paris, ont été perquisitionnés au mois de novembre dernier par les policiers de la brigade financière. Selon les documents retrouvés par la police, consultés par L'Obs, Jack Lang a reçu des costumes dès l'année 2003, lorsqu'il était député socialiste du Pas-de-Calais. Alors que la période initialement visée par l'enquête s'étalait de 2013 à 2018.

La valeur des 47 costumes offerts par la marque Smalto à l'ancien ministre de la Culture pourrait dépasser les 500.000 euros

Cette précision apportée ce mardi par le Canard enchaîné et L'Obs concerne le temps où il était parlementaire (2002-2012), puis, de l'institut culturel (IMA) financé par une fondation créée en commun par la République française et plusieurs états arabes, tous membres de la Ligue arabe (Algérie, Arabie saoudite, Bahreïn, Djibouti, Emirats arabes unis, l'Irak, la Jordanie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Mauritanie, Oman, le Qatar, la Somalie, le Soudan, la Syrie, la Tunisie, le Yémen (à l'époque la République démocratique populaire du Yémen et la République arabe du Yémen).
Le couturier Francesco Smalto est mort au Maroc, à Marrakech, en 2015, alors que le président Hollande - qui l'avait nommé ambassadeur itinérant chargé de la... piraterie en août 2012 - a déjà installé Lang au "Beaubourg arabe", le 25 janvier 2013, et continue d'accepter des costumes.

Or, Jack Lang, 80 ans, aurait dû déclarer ces dons au déontologue de l'Assemblée nationale, comme cela était prescrit depuis 2011 par le code de déontologie censé prévenir les éventuels conflits d'intérêts des députés.

Jack Lang nie toute infraction, indique son avocat

Résultat de recherche d'images pour "Jack Lang en costume Smalto"Me Nicolas Huc-Morel affirme que Lang considère que la marque Smalto a été la principale bénéficiaire de ces présents. 
"Monsieur Lang ne considère pas ces costumes comme des cadeaux à proprement parler", avance Me Laurent Merlet, autre avocat de l'ancien ministre de la Culture socialiste. "Compte tenu de sa notoriété, il assurait la représentation de la maison Smalto lors des événements officiels. Comme lors d’un voyage en Egypte en janvier dernier en compagnie d’Emmanuel Macron où il portait les costumes de la marque."
"Alain Duménil était ravi que Jack Lang, véritable ambassadeur de la mode, accepte de porter des costumes de cette maison lors de ses représentations officielles", plaide l'avocat.


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Smalto, habilleur officiel
de l'équipe de France de foot
Sauf que le couturier Smalto n'attendait pas après Jack Lang pour faire la promotion de ses costumes. Il était devenu non seulement le couturier des plus grands acteurs d'Hollywood, mais également des plus grands chefs d’Etat, dont le socialiste, François Mitterrand ou Hassan II.
Smalto se flatte d'habiller les Bleus et Alain Delon, Sean Connery, Jean-Paul Belmondo, Jean Dujardin, Kevin Costner, Roger Moore, Marcello Mastroianni, Lambert Wilson, Helmut Berger, Gérard Depardieu, Jerry Lewis, Vincent Cassel, Romain Duris ... Et plus récemment ... Franck Dubosc (!) dans son dernier film "Tout le monde debout" sorti en salle le 14 mars dernier.

Son avocat garantit que "ses cadeaux n’ont jamais eu aucune contrepartie". 
L'avocat de Jack Lang reconnaissait déjà en mars dernier que son client, s'était "bien vu offrir des costumes par la société Smalto depuis quelques années. Mais cela s'est fait à l'initiative du créateur Francesco Smalto, mort depuis". 
"La Maison Smalto n'a jamais adressé aucune facture à M. Lang" et "ses cadeaux n'ont jamais eu aucune contrepartie", avait-il ajouté. 
D'après L'Obs, aucun contrat de prêt ou de représentation n’a été signé entre Jack Lang et l'entreprise de prêt-à-porter française sur la dite période.

mardi 17 juillet 2018

Fraude fiscale : Thierry Solère (LREM) a été placé en garde à vue

Thierry Solère, en garde à vue mardi 17 juillet en pleine effervescence de la victoire des Bleus

Soupçonné de fraude fiscale, le député La République en marche (LREM) des Hauts-de-Seine  est dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre

L'immunité parlementaire du député des Hauts-de-Seine avait été levée le 11 juillet dernier.
Le député rallié au parti présidentiel  fait en effet l'objet depuis 2016 d'investigations menées par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, après une plainte déposée par Bercy pour fraude fiscale. 
Les soupçons des enquêteurs portent également pour trafic d'influence, corruption, abus de biens sociaux, financement illicite de dépenses électorales et manquement aux obligations déclaratives auprès de la HATVP (Haute autorité pour la transparence de la vie publique).

Quels sont les défauts de moralité en cause ?

Les faits dont est soupçonné Solère remontent à 2010-2013, quand il était lieutenant de Bruno Le Maire et conseiller régional LR d'Ile-de-France. L'élu travaillait en parallèle comme conseiller stratégique dans le privé, notamment chez Chimirec, une entreprise spécialisée dans la collecte et le traitement des déchets industriels. Un poste qui lui rapportait "12.000 euros par mois", avait souligné le site trotskiste Mediapart en septembre 2016.

A l'été 2017, Le Canard enchaîné, journal anarchiste, avait indiqué que Thierry Solère avait "omis de régler une partie de ses impôts sur le revenu de 2010 à 2013, ainsi que la taxe foncière de la dernière année". Un "oubli" qui lui avait valu "une saisie-arrêt sur salaire", selon l'hebdomadaire.

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Selon le quotidien socialiste Le Monde, qui a récemment fait état d'un "document synthétisant la position du Parquet" dans cette affaire, Thierry Solère est aussi soupçonné, entre autres, d'"enrichissement occulte" et "de s'être servi de son influence en tant qu'élu local et national pour aider ses sociétés clientes à obtenir des contrats publics ou un agrément des pouvoirs publics", notamment "LNA, un prestataire informatique, Aliapur, une société de recyclage de pneus, ou encore Chimirec". 

Ce dernier dossier a eu en juin un effet collatéral de taille: soupçonné d'avoir transmis à Solère des éléments sur cette enquête, l'ex-garde des Sceaux socialiste Jean-Jacques Urvoas a été mis en examen par la Cour de justice de la République pour "violation du secret professionnel". Des soupçons que ce dernier a contestés "avec détermination". 

Le Monde précise par ailleurs que l'élu LREM doit également être entendu sur l'embauche en tant qu'assistante parlementaire de l'épouse de l'un de ses anciens employeurs. Un emploi soupçonné fictif. 

Il devrait être également interrogé sur des prêts octroyés par un de ses proches, promoteur immobilier, pour plus d'un million d'euros, qui n'auraient pas été déclarés. Des faits contestés par Thierry Solère. 

Ce parangon de moralité républicaine s'en tirera aussi bien que Richard Ferrand, un autre as LREM des montages financiers ?

mercredi 5 avril 2017

Justice: le ministre Sapin devra rembourser des indemnités qu'il s'est abusivement versées

Transparence de la vie publique : le recours de Sapin pour abus de biens sociaux a été rejeté par la Justice

Le tribunal administratif de Limoges a rejeté un recours de Michel Sapin

Une affaire d'abus de biens sociaux voire de détournement de fonds publics, mais arbitrairement requalifiée en affaire d’indemnités indûment perçues - moins infamante - à l’époque où il était maire (2007-2012), a-t-on appris mardi de source judiciaire. 

Le ministre des Finances avait été condamné en septembre 2016, avec d’autres élus locaux, au remboursement d’indemnités versées entre 2008 et 2012 au titre de "ville touristique", un statut illégalement attribué par décision du Conseil municipal d’Argenton-sur-Creuse, Indre (LR), dont Michel Sapin a été maire de 2007 à 2012.
Cette majoration de 25% des indemnités des élus a représenté un volume total de 100.000 euros. 
Un patron du CAC 40 parmi les plus gourmands, le socialiste Maurice Lévy (Publicis), 3,7 millions d’euros, a vu sa rémunération augmenter en 2015 de 38 % par rapport à 2014.
L'ami Bernard Arnault (LVMH), fournisseur des robes de l'épouse Macron (ci-contre) - sans que le candidat ne soit le moins du monde poursuivi pour
trafic d'influence - , comme Hamon dont la compagne pacsée est membre 
 salariée de la direction de ...LVMH, s'est versé une rémunération de 9,4 millions d'euros, soit 51,6% de plus qu'en 2014.
Et le patron, notamment, de Gucci, Puma, Balenciaga, Boucheron ou Yves Saint Laurent - laquelle entreprise de luxe a fait la fortune de
Pierre Bergé, financier du PS, patron de presse (Le Monde ) et soutien officiel d'
Emmanuel Macron, candidat à l'élection présidentielle , François-Henri Pinault (fils de François Pinault, qui clama son soutien à François Hollande en 2012), 4,10, soit 12,30% de plus que l'année précédente. La famille Pinault est propriétaire à 10% du groupe de presse  Le Point. Le socialisme a du bon...
Dans un communiqué postérieur à la décision de première instance du tribunal administratif de Limoges rendue le 29 septembre 2016, Michel Sapin, avait pourtant assuré être étranger à cette procédure. 

"En aucun cas, la décision du tribunal administratif ne [me] cite et en aucune manière [je n’ai été] 'condamné', terme mensonger et diffamatoire, à rembourser quelque somme que ce soit", niait-il.
Le tribunal de Limoges, qui a rejeté sa requête par une décision du 30 mars 2017, indique que "la République mande et ordonne au Ministre de l’Économie et des Finances en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision", ne laissant pas de place au doute quant à l’implication de Michel Sapin dans cette procédure

L’action judiciaire avait été introduite par Ludovic Livrenette, notaire et conseiller municipal d’opposition.

lundi 9 janvier 2017

Primaire socialiste: Valls se veut l'héritier de Mitterrand

Le candidat de la "République forte et de la France juste" dans le Pas-de-Calais, 
pays des abus de biens sociaux socialistes

Manuel Valls s'est efforcé de capitaliser sur son avance dans les sondages 
Valls s'est-il jamais recueilli sur 
la tombe de Mitterrand à Jarnac ?
Dimanche, à deux semaines du premier tour de la primaire socialiste, l'ancien premier ministre d'un président socialiste en échec total s'est posé en meilleur rempart contre un nouveau "21-avril", renvoyant dos à dos François Fillon et Marine Le Pen. Lors d'une réunion publique à Liévin, dans une salle au nom de l'ancien président socialiste, le jour de commémoration de la disparition de François Mitterrand, mort il y a 21 ans,  Manuel Valls a lancé : "Je ne veux pas que la France revive, que nous revivions 2002!"

Pour ce énième meeting avec les moyens de l'Etat, le premier ministre démissionnaire  avait choisi le creuset du "monde minier et ouvrier", le Pas-de-Calais, terres ouvrières désormais largement acquises au Front national, pour caricaturer une "droite ultra-libérale qui veut détruire nos protections" et pour faire un procès en sorcellerie à "une extrême droite qui se dit le défenseur des petites gens mais serait l’orchestrateur de leur ruine".
"Je ne veux pas que les Français (...) se retrouvent à choisir en mai entre François Fillon et Marine Le Pen. (...) Rendons-nous compte de ce scénario catastrophe!", a-t-il dramatisé.
Pour mémoire, rappelons que Liévin (Pas-de-Calais) est le fief d'un baron socialiste mis en examen, le 8 janvier 2014: soupçonné d'enrichissement personnel, son ancien député-maire, Jean-Pierre Kucheida, est poursuivi pour corruption passive et recel d'abus de biens sociaux...
Un Manuel Valls que l'aile gauche du PS honnit

Résultat de recherche d'images pour "valls autocrate"Il s'emploie à "gauchiser" son discours au nom du rassemblement -  à son profit - après avoir confié l'Economie au banquier Macron, après avoir imposé la Loi Travail à coups de 46.3, à six reprises, et  après avoir ferraillé contre l'aile gauche du Parti socialiste durant le quinquennat. 

Il s'est inscrit tout-à-coup dans la lignée des "François Mitterrand, Pierre Mauroy, Michel Rocard, Lionel Jospin, la gauche qui assume les responsabilités malgré les difficultés et fait changer les choses." 
La France modelée par le CRIF conduit à la France franquiste de Valls
Sa représentation par
la gauche radicale
Les Français n'ont pourtant pas oublié les nationalisations et les dévaluations de Mitterrand et Mauroy, les abus de l'article 49.3 par Rocard et l'échec de Jospin en 2002.

"Voulons-nous retourner pour longtemps, durablement, dans l’opposition, avec nos divisions, notre rancoeur, nos procès en trahison?", a rétrospectivement craint ce  constant responsable de la fracture nationale sur ces cinq dernières années de plomb, avec son matraquage fiscal, ses choix économiques décourageant l'esprit d'entreprise, sa gabegie et l'endettement de l'Etat sur plusieurs générations, ses discriminations sociales et son autoritarisme, sans compter son refus du dialogue diplomatique, syndical ou sociétal et sa logique de guerre qui nous a valu les représailles des terroristes islamistes sur notre propre territoire.
Le Pas-de-Calais a également beaucoup souffert des affaires qui accablent la fédération socialiste. Devant le juge, le sulfureux ancien maire PS d'Hénin-Beaumont, commune ensuite remportée par le FN, Gérard Dalongeville, a déballé un système de financement occulte. Quatre enquêtes préliminaires ont été ouvertes, dans lesquelles apparaît le nom du tout-puissant patron de la Fédération. A 68 ans, ce dernier, Jean-Pierre Kucheida, a été exclu du Parti socialiste lors du bureau national pour sa candidature dissidente aux législatives à Liévin. Le 21 mai 2013, Jean-Pierre Kucheida a été condamné à 30.000 euros d'amende pour abus de biens sociaux lors du procès des frais de la Soginorpa, bailleur social dont il était chargé.
Quant à Gérard
Dalongeville, il a été condamné en première instance à quatre ans de prison, dont trois ferme, et à 50.000 euros d'amende pour détournements de fonds publics, le 19 août 2013. Valls a la mémoire courte et une morale très flexible.
"On a beaucoup souffert du 49-3"
Résultat de recherche d'images pour "valls autocrate"Son successeur à Matignon, Bernard Cazeneuve, en a remis une couche en vantant dimanche François Mitterrand, "un symbole, un précurseur qui aujourd'hui encore montre le chemin". 
Et de rappeler, à l'intention d'Emmanuel Macron - concurrent de Valls qui s'est quant à lui affranchi du système socialiste, la détestation du "ni droite ni gauche que l'ancien président mort, opportuniste et cynique, considérait comme un ailleurs improbable, à moins qu’il ne fut la manifestation d’un opportunisme cynique ou d’une confondante immaturité politique". Un connaisseur en duplicité machiavélique qui ne prétendait pas faire ce qu'il disait...

La stratégie des hypocrites du  pouvoir est transparente 

Le dernier locataire de Matignon prétendait ne pas choisir entre les candidats socialistes de la primaire, mais il ne s'interdit pas de critiquer certains. Après avoir apporté un soutien indirect à son prédécesseur, Cazeneuve devrait afficher franchement son soutien à Manuel Valls, lundi, à l'occasion d'une visite au siège d'Arianespace dans le fief d'Evry (Essonne) que Valls n'est pas pressé de retrouver. 
Résultat de recherche d'images pour "valls autocrate"Ségolène Royal a en revanche clairement marqué son incompatibilité avec son chef de gouvernement démissionnaire. Elle a en effet condamné sa volte-face sur l'article 49.3 qu'il renie après en avoir abusé six foisLa ministre de l'Environnement, qui ne cache pas sa sympathie pour Emmanuel Macron, a dénoncé dimanche le revirement "difficilement compréhensible" de Manuel Valls sur l'usage de l'article 49-3 de la Constitution, qui permet de faire adopter un texte au Parlement sans vote, mais par la force.
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Montage dû à
l'extrême gauche
L'ex-gestionnaire "désastreuse" de la région Poitou-Charentes a appelé à "un peu d'apaisement" en France, suggérant que l'autocrate Valls est bien un fauteur de troubles.

S'il était élu, le candidat promet qu'il limiterait désormais l'usage du 49.3 aux seuls textes budgétaires. Bien qu'il brigue la fonction suprême et qu'il affiche sa volonté d'une "République forte", il a affirmé jeudi soir sur France 2 qu'il a dû plier sous les pressions : ses six recours au 49.3 lui avaient été "imposés" par les frondeurs socialistes, a avoué l'homme fort du pouvoir socialiste !

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Les propos de Mme Royal 
suscitent ce type de montage
Royal parle au nom des Français pour souligner que ce revirement de Valls "n'a pas été compris de l'opinion. (...) J'espère que c'est sincère s'il le dit", a douté Ségolène Royal au "Grand Rendez-vous" Europe 1-iTélé-Les Echos.

"On a beaucoup souffert du 49-3, a-t-elle martelé. Même en tant que membres du gouvernement, on a beaucoup souffert. Tout le travail positif qu'on faisait à côté était étouffé par les manifestations, par les protestations", a-t-elle prétendu.

L'un des concurrents de Manuel Valls, Vincent Peillon, lui a reproché "une forme de gouvernance brutale" et a encore dit sur Radio J avoir trouvé "ridicule de changer d'avis tout le temps, contre le 49-3, pour le 49-3".

Résultat de recherche d'images pour "valls autocrate"Selon un sondage Ifop pour Le Journal du Dimanche, l'avance de Manuel Valls sur ses concurrents se réduirait, notamment sur Arnaud Montebourg qui le battrait dans l'hypothèse d'un duel au second tour. 
La semaine prochaine, ce sera au tour de Benoît Hamon de se montrer menaçant dans les sondages...

vendredi 16 octobre 2015

DSK: le sulfureux socialiste dans une nouvelle affaire

L'ancien patron du FMI s'est mis dans les mauvais draps d'une affaire financière

Meilleur chance du PS en 2012,
Dominique Strauss-Kahn fait l'objet d'une enquête préliminaire pour escroquerie et abus de biens sociaux.

Le 28 juillet dernier, le Parquet de Paris a ouvert cette enquête sur LSK, la société d'investissement en faillite que DSK présidait au... Luxembourg jusqu’en octobre 2014 et qui a laissé une ardoise de 100 millions d’euros, révèle la radio de service public, France Inter, très marquée "à la gauche de la gauche". Deux créanciers, hommes d’affaires, ont porté plainte, mais cent cinquante-six créanciers français, belges, grecs, mais aussi israéliens, mauritaniens, russes ou macédoniens se disputent aujourd’hui les restes de LSK, dont le fisc luxembourgeois. 

L'information est révélée trois mois après ses débuts.

C’est en toute discrétion des media que le Parquet de Paris a ouvert au cœur de l’été cette enquête préliminaire sur la gestion de LSK, qui fait suite à la plainte d’un homme d’affaires français, Jean-François Ott, qui a perdu les 500.000 € qu’il avait investis dans le groupe.
Cet homme d'affaires est l'ancien PDG de la société immobilière luxembourgeoise Orco Property Group (chaîne d'hôtels Mamaison à Pragues et Berlin, notamment), a précisé son avocat, Me Mathieu Croizet. Son client déclare avoir souscrit dans l'été 2014, via sa société chypriote Roxannia, une augmentation du capital de LSK de 500.000 euros. Persuadé qu'on lui a présenté, en amont de cet investissement, une situation financière de LSK non conforme à la réalité, il a déposé plainte contre les anciens administrateurs de LSK . Parmi ces administrateurs figurait l'ancien ministre, a précisé Me Croizet.
"Afin de permettre à Jean-François Ott d’étudier cet investissement, LSK lui aurait alors remis différents documents, notamment un calcul de l’actif net réévalué et un business plan, évoquant un net retour à la profitabilité de la société dès 2015. Or, la perte mentionnée pour 2013 est bien inférieure à celle du projet de comptes que Roxannia s’est procuré par la suite, les comptes définitifs n’ayant pas été publiés. La plainte qu’il déposera parle donc "de projections financières fantaisistes et trompeuses". C’est l’aveugle qui soutient le paralytique tout en lui faisant un petit dans le dos !" (Mediapart)
Le site trotskiste poursuit. "En mars 2014, 'le conseil d'administration d'Orco Property Group a en effet mis fin aux contrats de Jean-François Ott, fondateur du groupe il y a 23 ans, ainsi que de Nicolas Tommasini, Aleš Vobruba et Brad Taylor. Jean- François Ott restera néanmoins président du conseil d'administration, tandis que le conseil a nommé Tomáš Salajka au poste de PDG et Jiří Dedera à celui de directeur général.' "

Au moins deux plaintes

Depuis la première plainte déposée le 30 juin par J.-F. Ott contre l’ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI), "une seconde plainte a été déposée par un ex-banquier macédonien," a précisé France Inter, qui révèle l'affaire en coordination avec Le Parisien Magazine qui fait payer ses informations. "La première question que doit se poser la brigade financière de la Police Judiciaire de Paris saisie de l’affaire est de savoir comment ont été dilapidés les 100 millions d’euros aujourd’hui réclamés par les 156 créanciers de multiples nationalités ?" estime France Inter, avant de renvoyer à l'article payant du Parisien. Les deux compères se partagent-ils les bénéfices?

LSK, dont Dominique Strauss-Kahn voulait faire un fonds spéculatif de 2 milliards de dollars, a été déclarée en faillite en novembre 2014, quelques semaines après le suicide à Tel Aviv de son fondateur et dirigeant, Thierry Leyne.
"Son épouse Karen, deux ans avant lui, s'était jetée en 2011 du haut d'un parking à Genève ; après son suicide à lui, on aurait trouvé trois lettres laissées par le défunt, dont l’une destinée à sa compagne Nathalie B., ex-conseillère de DSK (décidément !), dont la fille Vanessa Strauss-Kahn travaillait elle-même pour LSK ! Il y aurait avoué sa "honte d'avoir causé tant de dégâts financiers" ; l'ancien directeur du FMI, n'est toutefois sans doute pas le seul à avoir perdu beaucoup d'argent (625.000 euros) en s'associant à Th. Leyne ; on parle de 150 victimes pour 100 millions d’euros et les conditions furent très loin d’être les mêmes." (Mediapart, qui cite PaSiDupes)
Dans Le Parisien du 30 octobre 2014, l'ancien directeur général du FMI avait chargé son ex-associé, affirmant qu'il "avait contracté une série d'emprunts excessifs". Il avait aussi admis qu'il était au courant de la "réputation contrastée" de son associé, mais expliqué avoir été attiré par le fait que l'homme d'affaires "avait fait dans le passé de très belles opérations". DSK a lui-même a porté plainte contre X au Luxembourg pour "abus de biens sociaux", dans l'affaire de cette faillite.

DSK avait quitté la présidence de LSK quelques jours avant ce suicide.
De son côté, l’avocat de Dominique Strauss-Kahn, Me Jean Veil, explique que son "client n’avait pas de rôle opérationnel dans le groupe et a lui-même été trompé."