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lundi 9 janvier 2017

Primaire socialiste: Valls se veut l'héritier de Mitterrand

Le candidat de la "République forte et de la France juste" dans le Pas-de-Calais, 
pays des abus de biens sociaux socialistes

Manuel Valls s'est efforcé de capitaliser sur son avance dans les sondages 
Valls s'est-il jamais recueilli sur 
la tombe de Mitterrand à Jarnac ?
Dimanche, à deux semaines du premier tour de la primaire socialiste, l'ancien premier ministre d'un président socialiste en échec total s'est posé en meilleur rempart contre un nouveau "21-avril", renvoyant dos à dos François Fillon et Marine Le Pen. Lors d'une réunion publique à Liévin, dans une salle au nom de l'ancien président socialiste, le jour de commémoration de la disparition de François Mitterrand, mort il y a 21 ans,  Manuel Valls a lancé : "Je ne veux pas que la France revive, que nous revivions 2002!"

Pour ce énième meeting avec les moyens de l'Etat, le premier ministre démissionnaire  avait choisi le creuset du "monde minier et ouvrier", le Pas-de-Calais, terres ouvrières désormais largement acquises au Front national, pour caricaturer une "droite ultra-libérale qui veut détruire nos protections" et pour faire un procès en sorcellerie à "une extrême droite qui se dit le défenseur des petites gens mais serait l’orchestrateur de leur ruine".
"Je ne veux pas que les Français (...) se retrouvent à choisir en mai entre François Fillon et Marine Le Pen. (...) Rendons-nous compte de ce scénario catastrophe!", a-t-il dramatisé.
Pour mémoire, rappelons que Liévin (Pas-de-Calais) est le fief d'un baron socialiste mis en examen, le 8 janvier 2014: soupçonné d'enrichissement personnel, son ancien député-maire, Jean-Pierre Kucheida, est poursuivi pour corruption passive et recel d'abus de biens sociaux...
Un Manuel Valls que l'aile gauche du PS honnit

Résultat de recherche d'images pour "valls autocrate"Il s'emploie à "gauchiser" son discours au nom du rassemblement -  à son profit - après avoir confié l'Economie au banquier Macron, après avoir imposé la Loi Travail à coups de 46.3, à six reprises, et  après avoir ferraillé contre l'aile gauche du Parti socialiste durant le quinquennat. 

Il s'est inscrit tout-à-coup dans la lignée des "François Mitterrand, Pierre Mauroy, Michel Rocard, Lionel Jospin, la gauche qui assume les responsabilités malgré les difficultés et fait changer les choses." 
La France modelée par le CRIF conduit à la France franquiste de Valls
Sa représentation par
la gauche radicale
Les Français n'ont pourtant pas oublié les nationalisations et les dévaluations de Mitterrand et Mauroy, les abus de l'article 49.3 par Rocard et l'échec de Jospin en 2002.

"Voulons-nous retourner pour longtemps, durablement, dans l’opposition, avec nos divisions, notre rancoeur, nos procès en trahison?", a rétrospectivement craint ce  constant responsable de la fracture nationale sur ces cinq dernières années de plomb, avec son matraquage fiscal, ses choix économiques décourageant l'esprit d'entreprise, sa gabegie et l'endettement de l'Etat sur plusieurs générations, ses discriminations sociales et son autoritarisme, sans compter son refus du dialogue diplomatique, syndical ou sociétal et sa logique de guerre qui nous a valu les représailles des terroristes islamistes sur notre propre territoire.
Le Pas-de-Calais a également beaucoup souffert des affaires qui accablent la fédération socialiste. Devant le juge, le sulfureux ancien maire PS d'Hénin-Beaumont, commune ensuite remportée par le FN, Gérard Dalongeville, a déballé un système de financement occulte. Quatre enquêtes préliminaires ont été ouvertes, dans lesquelles apparaît le nom du tout-puissant patron de la Fédération. A 68 ans, ce dernier, Jean-Pierre Kucheida, a été exclu du Parti socialiste lors du bureau national pour sa candidature dissidente aux législatives à Liévin. Le 21 mai 2013, Jean-Pierre Kucheida a été condamné à 30.000 euros d'amende pour abus de biens sociaux lors du procès des frais de la Soginorpa, bailleur social dont il était chargé.
Quant à Gérard
Dalongeville, il a été condamné en première instance à quatre ans de prison, dont trois ferme, et à 50.000 euros d'amende pour détournements de fonds publics, le 19 août 2013. Valls a la mémoire courte et une morale très flexible.
"On a beaucoup souffert du 49-3"
Résultat de recherche d'images pour "valls autocrate"Son successeur à Matignon, Bernard Cazeneuve, en a remis une couche en vantant dimanche François Mitterrand, "un symbole, un précurseur qui aujourd'hui encore montre le chemin". 
Et de rappeler, à l'intention d'Emmanuel Macron - concurrent de Valls qui s'est quant à lui affranchi du système socialiste, la détestation du "ni droite ni gauche que l'ancien président mort, opportuniste et cynique, considérait comme un ailleurs improbable, à moins qu’il ne fut la manifestation d’un opportunisme cynique ou d’une confondante immaturité politique". Un connaisseur en duplicité machiavélique qui ne prétendait pas faire ce qu'il disait...

La stratégie des hypocrites du  pouvoir est transparente 

Le dernier locataire de Matignon prétendait ne pas choisir entre les candidats socialistes de la primaire, mais il ne s'interdit pas de critiquer certains. Après avoir apporté un soutien indirect à son prédécesseur, Cazeneuve devrait afficher franchement son soutien à Manuel Valls, lundi, à l'occasion d'une visite au siège d'Arianespace dans le fief d'Evry (Essonne) que Valls n'est pas pressé de retrouver. 
Résultat de recherche d'images pour "valls autocrate"Ségolène Royal a en revanche clairement marqué son incompatibilité avec son chef de gouvernement démissionnaire. Elle a en effet condamné sa volte-face sur l'article 49.3 qu'il renie après en avoir abusé six foisLa ministre de l'Environnement, qui ne cache pas sa sympathie pour Emmanuel Macron, a dénoncé dimanche le revirement "difficilement compréhensible" de Manuel Valls sur l'usage de l'article 49-3 de la Constitution, qui permet de faire adopter un texte au Parlement sans vote, mais par la force.
Valls-dictateur-Reich-jpg
Montage dû à
l'extrême gauche
L'ex-gestionnaire "désastreuse" de la région Poitou-Charentes a appelé à "un peu d'apaisement" en France, suggérant que l'autocrate Valls est bien un fauteur de troubles.

S'il était élu, le candidat promet qu'il limiterait désormais l'usage du 49.3 aux seuls textes budgétaires. Bien qu'il brigue la fonction suprême et qu'il affiche sa volonté d'une "République forte", il a affirmé jeudi soir sur France 2 qu'il a dû plier sous les pressions : ses six recours au 49.3 lui avaient été "imposés" par les frondeurs socialistes, a avoué l'homme fort du pouvoir socialiste !

Valls-haine-israel.jpg
Les propos de Mme Royal 
suscitent ce type de montage
Royal parle au nom des Français pour souligner que ce revirement de Valls "n'a pas été compris de l'opinion. (...) J'espère que c'est sincère s'il le dit", a douté Ségolène Royal au "Grand Rendez-vous" Europe 1-iTélé-Les Echos.

"On a beaucoup souffert du 49-3, a-t-elle martelé. Même en tant que membres du gouvernement, on a beaucoup souffert. Tout le travail positif qu'on faisait à côté était étouffé par les manifestations, par les protestations", a-t-elle prétendu.

L'un des concurrents de Manuel Valls, Vincent Peillon, lui a reproché "une forme de gouvernance brutale" et a encore dit sur Radio J avoir trouvé "ridicule de changer d'avis tout le temps, contre le 49-3, pour le 49-3".

Résultat de recherche d'images pour "valls autocrate"Selon un sondage Ifop pour Le Journal du Dimanche, l'avance de Manuel Valls sur ses concurrents se réduirait, notamment sur Arnaud Montebourg qui le battrait dans l'hypothèse d'un duel au second tour. 
La semaine prochaine, ce sera au tour de Benoît Hamon de se montrer menaçant dans les sondages...

vendredi 26 décembre 2014

Valls, au coeur de la catastrophe, ira commémorer celle de Liévin

Tournée électorale dans la fédération du Pas-de-Calais, 40 ans après la catastrophe minière 

Un coup de grisou avait emporté 42 hommes dans cette mine du Pas-de-Calais, le 27 décembre 1974, à 6 h 30.

Le premier ministre est attendu samedi à Liévin (Pas-de-Calais) où il prononcera une allocution, après celle de Laurent Duporge, maire de Liévin, selon le communiqué de Matignon, en dernière minute, vendredi soir, la veille...
C'est la plus grande catastrophe minière en France d'après-guerre, alors que les charbonnages sont déjà sur le déclin. Il y a quarante ans, le 27 décembre 1974, à la reprise de la trêve de Noël, un coup de grisou, à 6 h 30, emporte quarante-deux hommes descendus à la fosse des Six-Sillons à Liévin.

Les cérémonies commenceront, sans Valls, à 6 h 19 précisément, par l'extinction de la lumière blanche sur le chevalement de la fosse Saint-Amé et un coup de canon, sirène et réanimation du chevalement symbolisant le coup de grisou à 6 h 20.

Valls marche dans les pas de François Mitterrand  

Le précédent président socialiste de la  République, François Mitterrand, avait célébré le vingtième anniversaire. Il sera présent dans la commune de 11 h 25 à 13 h

95 minutes...
En prévision des cantonales 2015, Manuel Valls fera une visite-éclair à la cité minière. Il se rendra directement place Saint-Amé, au pied du chevalement, lieu de la catastrophe de décembre 1974 où le Premier ministre ranimera la flamme du souvenir. Après la lecture des quarante-deux noms de disparus et les dépôts de gerbes, le maire PS de Liévin, Laurent Duporge, prendra la parole avant de laisser la conclusion à Manuel Valls.
95 minutes dans la ville sinistrée dont le maire fut Jean-Pierre Kucheida
La presse "libre et indépendante (comme la justice) n'en dit mot, mais "le 17 octobre 2012, Jean-Pierre Kucheida a été placé en garde à vue avec sa fille Marie, artiste, bénéficiaire d'un conflit d'intérêts présumé suite à des prestations (dont une exposition photos de 12.000 euros) à la Soginorpa alors dirigée par son papa. 
L'ancien élu du Parti socialiste est également interrogé sur ses dépenses personnelles (47.000 euros) payées avec des cartes bleues de la Soginorpa. 
Enfin, suite au rapport de la Cour régionale des comptes, quatre autres enquêtes préliminaires sont en cours.

François Hollande s'est fait griller la politesse !
Après la foudre sur son avion de Berlin ou les inondations de Lourdes, le président de la République aurait-il craint d'être une nouvelle fois associé à une catastrophe?

mardi 16 octobre 2012

PS: deux Kucheida en garde à vue pour abus de biens sociaux

Le maire de Liévin est entendu mercredi pour "abus de biens sociaux "


La puissante TPME familiale Kucheida va-t-elle devoir fermer ?



Jean-Pierre Kucheida, maire de Liévin depuis 1981, entame mercredi matin un marathon judiciaire. C'est avec sa fille que le maire de Liévin, député sortant du Pas-de-Calais, est convoqué au commissariat de Douai pour une probable double garde à vue. 

La justice s'interroge sur les prestations de "Maryka" - nom d'artiste de Marie Kucheida - pour la Soginorpa, organisme gérant des logements sociaux dirigé par son père jusqu'au printemps dernier. Le bailleur social a notamment financé, via une association, une exposition photos signée de la jeune femme, facturée 12.000 euros. C'est aussi le prix présumé des lunettes en écaille de tortue d'Audrey Pulvar, la concubine du ministre du Redressement productif de Hollande. (cf. libellé "lunettes", ci-dessous)



Kucheida père, lui, sera questionné sur les quelque 47.000 euros de dépenses personnelles imputées sur la carte bleue de la Soginorpa - des frais qu'il n'a pas niés, y compris lorsqu'il a été interrogé par ses pairs du PS. 

Mais les policiers ont également découvert une deuxième carte bleue, sur laquelle l'ancien député maire de Liévin débitait des factures d'essence pour des déplacements tout aussi personnels.

Ils travaillent également sur les entreprises gravitant autour du bailleur social. Quatre autres enquêtes préliminaires sont  en cours au Parquet de Lille, faisant suite, notamment aux irrégularités mises à jour par la Cour régionale des comptes dans les différents organismes dirigés de fait par les hommes de la "fédé 62" du PS. Jean-Pierre Kucheida devrait être convoqué à nouveau, "avant décembre", selon une source judiciaire. Cette fois, il ne sera pas uniquement question de soupçons d'enrichissement personnel ou familial, mais aussi d'un éventuel "système" de financement.

Depuis la parution de Rose Mafia, le livre dénonciateur de Dalongeville, le parti tâ­tonne. 

Un calendrier chargé, des dossiers qui ne cessent de s'épaissir… Voila un lourd héritage pour Harlem Désir, le nouveau secrétaire du Parti socialiste. 
D'autant que Gérard Dalongeville, l'ancien maire d'Hénin-Beaumont, "tombé" pour des factures litigieuses a tracé au juge, depuis la prison, les contours d'un financement politique occulte orchestré par la fédération socialiste via un réseau d'entreprises. Et ne semble pas décidé à épargner ses anciens amis…

Mardi, son avocat Francis ­Terquem (ci-contre), proche d'Harlem Désir, pour avoir été avec lui cofondateur de SOS-Racisme, a écrit au premier secrétaire pour lui demander de prendre position. Lien PaSiDupes : "M° Terquem, professionnel de l'amitié entre les peuples avec le MRAP"

Le Parti socialiste "n'a nullement porté plainte" contre le contenu de l'ouvrage, assurait par courrier le directeur de cabinet de Martine Aubry en juin dernier. "Je ne suis donc pas démenti", triomphe l'ancien maire. Une plainte en diffamation a toutefois été déposée par une association censée représenter la fédération PS du Pas-de-Calais - un montage qui ne permet pas de savoir qui exactement soutient la démarche. Mais Dalongeville, décidé à se représenter quoi qu'il arrive devant les électeurs, veut pousser le PS hors de ses retranchements.

Une "niche" de 120.000 euros qui convenait au PS

Même si Jean-Pierre Kucheida n'a pas été investi aux législatives sur ses terres, le dossier fait l'objet d'un maniement très précautionneux rue de Solferino. La fédération du Pas-de-Calais, l'une des plus importantes du parti, est capable de faire basculer une majorité dans un congrès… Et elle a soutenu François Hollande. Jean-Pierre Kucheida a d'ailleurs fait campagne sans l'adoubement du PS, mais avec des photos du président.

Missionné pour évaluer l'étendue des dégâts, le sénateur Alain Richard a découvert au printemps une cagnotte de 120.000 euros sur le compte de la section du maire de Liévin. 
L'ancien ministre de la Défense de Jospin n'a pas remis en cause les explications fournies par les élus locaux - à savoir qu'ils avaient pris l'habitude de déposer leurs contributions en liquide… Tout en soulignant le risque de voir le FN rafler la mise, il a toutefois estimé que les "intérêts moraux" 'sic) du vertueux PS sont affectés par les "défaillances" de gestion. Qu'en termes choisis, ces turpitudes sociales sont décrites ! Mais sans qu'aucune sanction n'ait été demandée. La justice a pris le relais.