POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Dalongeville G. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Dalongeville G. Afficher tous les articles

jeudi 29 octobre 2015

Des magistrats "pervers", "psychopathes": et si Guaino parlait au nom de justiciables ?

L'ancien conseiller de l'Elysée sait de quoi il parle

Henri Guaino a prononcé un réquisitoire sans complaisance contre les magistrats
 partisans qui harcèlent en se murant derrière la loi.
figarofr: Le député des Républicains, Henri Guaino (Yvelines)
Mercredi lors des questions au gouvernement, le député des Yvelines s'est lâché, surprenant les amateurs de langue de bois. Contrairement à ce qui se lit, il ne s'est pas livré à "une violente critique du monde de la justice," dans son ensemble,  mais de certains qui ternissent l'image de la profession par leur militantisme, comme dans nombre d'autres. Or, si on peut s'en prendre aux avocats, dénoncer les agissements d'un petit nombre est tabou, renforçant leur sentiment d'être au-dessus des lois, du fait de leur liberté d'interprétation des textes et de leur indépendance attachée à la séparation des pouvoirs, un principe constamment pris en défaut.

Sa condamnation, la semaine dernière, en est un exemple
Economiste tour à tour chargé de cours à l'ESCP Europe et à l'École normale supérieure de Saint-Cloud (ENS), chargé de mission à la direction du Trésor au ministère des Finances et adjoint au secrétaire général du Club de Paris, puis maître de conférences à l'IEP de Paris et conseiller-maître à la Cour des comptes depuis septembre 2006, sa parole libre porte, mais en fait une cible privilégiée des sectaires de la majorité actuelle qui lui font payer d'avoir été conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, président de la République.
C'est ainsi à 2.000 euros d'amende qu'il a été condamné pour outrage au juge Jean-Michel Gentil. Alors que les avocats finissaient une grève, l'élu des Républicains (LR) a ciblé les "juges infâmes qui rendent des jugements iniques". "Ces comportements deviennent habituels." Non sans malice, mais avec peu de respect de la vérité, la plupart des media ont aussitôt étendu à tous ce qui s'adressait à quelques hyper-actifs.

Guaino a motivé ses griefs.  
"Écoutes incontrôlées,
perquisitions sans raison, 

violations du secret de l'instruction, du secret professionnel des avocats,

instrumentalisation de la presse, 

instructions à charge, 
mises en examen injustifiables, 
mépris de la Constitution, mépris de la loi, mépris des victimes, 
abus de pouvoir". 
Autant d'éléments déjà soulevés par plusieurs personnalités d'opposition, notamment du fait de la succession d'affaires qui visent Nicolas Sarkozy, sur la base de simples soupçons et sans preuves qui aient jamais permis une seule condamnation "Voilà le visage d'une justice qui ne mérite plus son nom", a commenté l'ancien conseiller élyséen qui dit "s'inquiéter pour nos libertés".
En septembre 2014, la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a condamné la France pour avoir conservé les données d'infractions classées sans suite dans l'ancien fichier des infractions constatées (STIC), objet de nombreuses critiques.La CEDH a estimé qu'il s'agissait d'une violation du droit au respect de la vie privée. Le plaignant avait été placé en garde à vue en 2008 à la suite d'une violente altercation avant d'être libéré puis convoqué pour une médiation pénale. Celle-ci se solda par un classement sans suite de l'affaire.
Si on demande à Me Eric Dupond-Moretti si notre pays est toujours "le pays des droits de l'Homme", l'avocat affirme que le France est "le plus condamné par Strasbourg, juste derrière la Turquie". En 2014, l'Etat français a été épinglé à 17 reprises pour violation d'au moins l'un des articles de la Convention européenne des droits de l'Homme. Elle se classe derrière la Russie, la Turquie et la Roumanie.
Guaino développe.
"L'indépendance de la justice ne donne pas au juge le droit de juger selon ses caprices, ses préjugés, ses rancœurs". "Dans la magistrature, comme partout ailleurs, il y a des gens qui honorent leurs fonctions. Il y a aussi des pervers, des psychopathes, des militants aveuglés par leur idéologie", a dénoncé le député. "Des gens à qui l'ivresse de leur toute puissance fait perdre tout discernement", a-t-il encore mis en garde. Pour l'élu comme pour de trop nombreux justiciables, le corps de la magistrature est "dévasté par le syndicalisme et le corporatisme", allusion au 'mur des Cons' du Syndicat de la magistrature (SM, classé très à gauche et recelant des "juges rouges")
Et le député de s'inquiéter que la gauche fait de ce corps "'une clientèle" électorale.


J.-N. Guérini et Sylvie Andrieux ne sont pas là pour se sentir gênés



Face à ces critiques, c'est le premier ministre qui s'est levé des bancs du gouvernement pour répondre, amaigri, fragile et léger, la garde des Sceaux, Christiane Taubira étant actuellement en Guyane pour des obsèques. "Je ne peux pas accepter dans cet hémicycle les mots que vous avez utilisés", a grondé Manuel Valls. Le premier ministre s'est ensuite perdu dans des considérations sur la "séparation des pouvoirs" dont il s'est fait le garant (!) et qui impose "le respect de l'indépendance, des hommes et des femmes qui font la magistrature" et ce au nom "des valeurs de la République". Sauf que la réalité dépasse la fiction des textes, comme le souligne la CEDH. 


Dans une réponse brève, et alors que la majorité présidentielle s'était levée au signal pour fustiger Henri Guaino, l'irascible Manuel Valls a "conjuré" l'élu LR sur un ton paternaliste: "Abandonnez ce discours, reprenez vos esprits et revenez sereinement dans le cadre de la République: le respect des pouvoirs". Autant de notions qui sont précisément bafouées.

Quant aux parlementaires de la majorité, ils ont aussitôt investi Twitter.Pour le célèbre Yann Galut (aile gauche du PS), qui ne se pose pas de questions, "le député Guaino pète les plombs en direct". "Charge inadmissible et incroyablement violente de Guaino contre les magistrats. Même les députés (de droite) regardent leurs godasses", a imaginé le député EELV de Paris, Denis Baupin, époux Cosse Emmanuelle.
Remis de son malaise de 2012,
Patrick Vignal (PS, élu du vertueux département de l'Hérault) s'est dressé en procureur général, contestant le vote républicain des citoyens,: "Que fait un élu comme Henri Guaino dans cet hémicycle ?"
Ce Vignal (ci-contre) n'a-t-il pas été témoin de la "pizza connection" du sénateur Robert Navarro ?  Proche de Hollande et de Georges Frêche, R. Navarro, exclu du PS, est mis en cause dans un dossier d'abus de confiance, touchant aux frais de fonctionnement de la fédération PS de l'Hérault. Il lui est notamment reproché des frais de bouche élevés et injustifiés à la charge du parti, avec plus de 40.000 euros dépensés dans une pizzeria en moins de trois ans.

mercredi 19 août 2015

Pompili (EELV) envisage une scission du parti sur le problème de la participation d'EELV au gouvernement Valls

Le grand écart des Verts aux Régionales met EELV en péril

La députée d'Europe Ecologie-Les Verts Barbara Pompili ne sait pas si son parti parviendra à conserver son unité

Barbara Pompili, prête à pactiser avec Valls, le libéral démocrate, 
en présence de J.-V. Placé, regard fuyant, en avril 2014 à Matignon
Le parti est en effet tiraillé entre partisans et adversaires d'une participation au gouvernement. Alors que François Rebsamen a préféré le quitter, au vu des échecs de la politique du chômage de Hollande et Valls, certains Verts, tels J.-V. Placé, François de Rugy ou... Barbara Pompili rêvent de maroquin. 
"Nous vivons un moment crucial. Il peut y avoir une tendance au repli et à l'exclusion de toute pensée qui s'écarterait d'une ligne que certains [Duflot et Cosse] voudraient. J'espère me tromper", ajoute, avec force circonvolutions langagières,  la co-présidente du groupe écologiste EELV  à l'Assemblée, alors que s'ouvrent les journées d'été du mouvement à Villeneuve d'Ascq (Nord).

Exemple emblématique du "je t'aime, moi non plus" entre le PS et EELV
La candidature de la secrétaire nationale d'Europe Écologie Les Verts, Emmanuelle Cosse, face à Claude Bartolone, démissionnaire apparent de son poste au perchoir de l'Assemblée nationale,
,
"La plupart des élus écologistes sont pour un retour au gouvernement"

On l'a compris, Mme Pompili n'en peut plus d'attendre un coup de fil de l'Elysée, en admettant que ces élus-là "égrènent chacun leurs conditions".
Pour Pompili, les écologistes doivent participer au gouvernement pour "pouvoir peser" et exister en tant que parti, ce qui passe par "un contrat"."Si on veut de l'écologie dans les politiques publiques, il faut que les écologistes soient dans tous les lieux de décisions", prétend-elle, estimant que l'écologie est le domaine réservé d'Europe Ecologie-les Verts. 
 
Mme Pompili rappelle par ailleurs l'attachement de sa formation à un mode de scrutin proportionnel.
"Le fait que le FN ne soit pas à l'Assemblée nationale [du fait du mode de scrutin majoritaire] au regard du niveau de son électorat est un problème. Je le dis sans tabou. Quand on veut lutter contre le FN, on ne peut pas le faire avec des artifices de procédure mais sur le fond", relève-t-elle.

La députée de la Somme sait son siège menacé par un Front national en pleine expansion dans le Pas-de-Calais de sa naissance, un département historiquement socialiste ébranlé par les affaires Jean-Pierre Kucheida  à Liévin ou Gérard Dalongeville à Hénin-Beaumont, dont la mairie a été soustraite au PS par le FN.

Compagne d'un ex-conseiller principal d’éducation en lycée (CPE), Christophe Porquier (ancienne tête de liste EELV pour les élections régionales, ci-contre à droite), vice-président EELV du Conseil régional de Picardie présidé par Claude Gewerc, un courtier juif en tissus pour la haute couture, né en Allemagne et proche de Laurent Fabius, et condamné en 2010 pour diffamation envers son adversaire Maxime Gremetz, Pompili est en recherche d'une stature nationale pour faire face à la montée régionale du FN.
Le duel annoncé aux régionales 2015 en Nord-Pas-de-Calais-Picardie opposera Marine Le Pen (FN) au candidat du parti Les Républicains, Xavier Bertrand.

mercredi 1 avril 2015

Départementales: Manuel Valls en campagne a-t-il desservi ses protégés ?

Valls a déserté Matignon pendant quatre semaines, mais pour quel bilan ?

Les défunts PS se mordent les doigts du passage du croque-mort
Le premier ministre était passé par Palaja, Aude, dès le jeudi 26 février.
"Manuel, l'Aude ne va pas vaciller: le rural, ici, va bien tenir, mais le gros enjeu, ce sont les deux grandes villes, Carcassonne et Narbonne, où la situation est plus difficile," assurait André Viola, le président PS sortant du Conseil général. Bilan après le passage du premier ministre: le PS n'obtient pas la majorité absolue. A second tour, le binôme du Parti Socialiste obtient 44,59 % et le Front national 39,05 %...

Le premier ministre
 était à 
Betton, Ille-et-Vilaine, le vendredi 27 février:
Accompagné de la ministre de l'Éducation Najat Vallaud-Belkacem et du ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, Manuel Valls était venu galvaniser ses troupes en faveur de Jean-Luc Chenut, maire du Rheu qui l’a emporté largement (61,67 %) grâce à de bons reports de voix venant de sa gauche et des écologistes, alors que le scrutin était dit incertain pour le Parti socialiste en place depuis 2004 et avait manifesté son angoisse : "Ne vous dérobez pas, venez voter pour la République, pour la démocratie, toutes les élections sont importantes !" Valls n'a pu éviter une perte de trois cantons.

Le premier ministre était jeudi 5 mars à Limoges (Boisseuil), Haute-Vienne.
La perte de Limoges aux municipales était un véritable coup de massue avec 4 cantons de la ville conquis par la droite (Limoges-1, 6, 7 et 8). Dans la future assemblée départementale, le PS ne détiendra qu'un seul siège d'avance (22 sur 42).

Le premier ministre
 était lundi 9 mars à Bresles (Oise)
Valls est venu et après plus d’une décennie à gauche, l’Oise a basculé à droite. L’UMP et le député Edouard Courtial, son chef de file, sortent grands vainqueurs de ce scrutin. Unis aux centristes de l’UDI et aux divers droite, ils raflent 15 des 21 cantons du département.Le Front national qui, avec 35,11 % des voix, avait réalisé une impressionnante percée au premier tour, arrivant largement devant les autres partis, ne l’emporte pour finir que dans 2 des 15 cantons où il figurait au second tour: celui de Crepy-en-Valois et celui de Noyon. L’extrême droite talonne l’union de la droite (41,48 % contre 42,42 %), sans pour autant transformer l’essai.
En pleine déconfiture, ne totalisant qu’à peine plus de 16 % des voix, la gauche, majoritaire depuis 2004, ne conserve que 4 cantons (Creil, Méru, Montataire et Thourotte). A Mouy, le président sortant du Conseil, Yves Rome, associé à la maire du chef-lieu, Anne-Claire Delafontaine, sont largement battus. Arrivé en troisième position lors du premier tour, le binôme de la majorité sortante reste derrière le FN, n’améliorant son score que de 420 voix, preuve que tout le Front de gauche n’a pas voté socialiste. Au bout du compte, c’est le binôme de la droite (Olivier Paccaud et Anne Fumery) qui s’impose de justesse avec 245 voix d’avance sur le FN. 
Dans l’autre triangulaire, sur Clermont, Edouard Courtial, en binôme avec Ophélie Van-Elsuwe, remplit largement son contrat avec 41,15 % des voix. Le tandem socialiste, dont le premier vice-président sortant du département, qui avait tenu à se maintenir, a récupéré à peine plus de la moitié des voix du Front de gauche, se voit distancé de deux voix par le FN

Le premier ministre était vendredi 13 mars à Yffiniac (Côtes-d'Armor)
Le match a été serré, mais, comme le laissaient supposer les résultats du premier tour, le département des Côtes-d’Armor, dirigé par la gauche depuis 1976 et présidé par Claudy Lebreton (PS), bascule à droite, malgré la venue ou à cause de Manuel Valls. La droite a emporté 17 cantons sur 27, contre 10 pour la gauche, qui avait eu deux élus le 22 mars. Le Parti communiste conserve deux élus, à Lannion, au lieu de trois. Il y avait une seule triangulaire dans le canton de Broons, qui a vu l’élection d’un binôme de droite (44,33 %), le Front national, qui avait obtenu 26,03 % le 22 mars, arrivant troisième. Dans les quatorze cantons où le FN avait fait entre 16 % et 21 %, la droite a obtenu dix victoires, contre quatre à la gauche.

Le premier ministre était lundi 16 mars à Evry, Essonne
Les socialistes espéraient perdre l’Essonne "avec les honneurs". La claque électorale a finalement été très violente. Dans ce département où Manuel Valls a dirigé la mairie d’Evry pendant onze ans, la gauche n’a réussi à conserver que 6 cantons sur les 21 malgré le nouveau découpage électoral sur mesures. 
Le président sortant du Conseil général et "frondeur" PS, Jérôme Guedj, s'est fait sortir, la rage au coeur et les larmes aux yeux, tout en conservant de justesse son canton de Massy (51,54 %). Car la droite, qui n’avait plus dirigé ce département depuis 1998, va disposer d’une très large majorité avec 14 cantons acquis aux candidats UMP-UDI et 1 pour Debout la France, le parti de Nicolas Dupont-Aignan, dans le canton d’Yerres. 
La gauche avait axé sa campagne sur les affaires judiciaires, notamment le renvoi aux Assises de George Tron, maire UMP de Draveil, pour viol et agressions sexuelles présumés, et la mise en examen de Jean-Pierre Bechter, maire UMP de Corbeil-Essonnes, pour achat présumé de votes. Or, les deux UMP ont été largement élus, avec 61,74 % des voix pour le premier et 62,96 % pour le second, dans un duel face au FN. Les candidats frontistes avaient réussi à se maintenir dans 8 cantons, mais, malgré une forte progression en nombre de voix, aucun n’a été élu. 
Dimanche soir, G. Tron a réaffirmé sa volonté d'être candidat à la présidence du conseil départemental, ce qui  met la droite en grand péril, notamment François Durovray, maire UMP de Montgeron et élu sur le canton de Vigneux-sur-Seine, qui a déjà annoncé qu’il ne votera pas pour le maire de Draveil. Les nouveaux élus de droite devaient se réunir lundi matin pour départager les éventuels prétendants.

Le premier ministre était mardi 17 mars à Dombasle-sur-Meurthe (Meurthe-et-Moselle)
En gagnant 14 cantons sur 23, contre 9 pour la droite, la gauche parvient à conserver une majorité confortable en Meurthe-et-Moselle. Le président sortant du conseil général Mathieu Klein (PS) l’a emporté sans difficulté dans son fief de Nancy-2, avec près de 57 %. Il devrait sans surprise conserver la présidence du conseil départemental. La Meurthe-et-Moselle sera donc le seul département de gauche dans la future grande région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne.

Le premier ministre était mercredi 18 mars à Lille, (Carvin), Pas-de-Calais
Avec les nombreuses affaires qui minent sa fédération (le favoritisme de D. Percheron, les malversations de G. Dalongeville ou de J.-P. Kucheida, notamment), le PS a favorisé la montée du parti de Marine Le Pen qui confirme son implantation sur ce territoire ouvrier avec 6 cantons raflés à la gauche (Harnes, Hénin-Beaumont-1 et 2, Lens, Lillers et Wingles). La gauche réussit de justesse à conserver le Pas-de-Calais avec 20 cantons sur 39 et le Front national, qui a réalisé une véritable poussée sur les terres du bassin minier, rendra la gestion du département difficile. Et il s’en est d'ailleurs fallu de peu que ne basculent avec Calais-3, remporté par l’Union de la droite avec 50,55 % et 109 voix d’avance sur le FN, et Douvrin, remporté par l’union de la gauche avec 50,1 % et 31 voix d’écart avec le FN. 
La victoire du FN sur le canton de Lens, terre historiquement socialiste, est lourde de sens. D’autant que le candidat frontiste, patron d’un bar lillois, n’est pas implanté sur le secteur. A Hénin-Beaumont, ville frontiste, le FN poursuit son ascension et s’empare des deux cantons avec 51,84 % et 53,78 %. Dans tous les six cantons récupérés par le FN, on note une hausse de la participation et une progression du FN en nombre de voix entre les deux tours (à Wingles, par exemple, les voix du FN sont passées de 6 603 à 7 516). 
Dans le Calaisis qui reste en souffrance du fait de la présence de migrants errants, la droite remporte les cantons de Calais-1, Calais-3, et Marck (défaite du conseiller général sortant PS). Mais le PS résiste bien dans le Boulonnais, terre de l’ancien ministre Frédéric Cuvillier, en conservant les deux cantons de Boulogne-sur-Mer, Outreau et Desvres. 
Sur les 9 triangulaires, la droite en remporte 6 (Arras-1 et 2, Auxi-le-Château, Fruges, Longuenesse, Marck), le PS 2 (Arras-3 et Desvres) et le FN 1 (Lillers). Au total, on enregistre 41,48 % des voix pour le FN, 23,09 % pour le PS et 14,22 % pour l’union de la droite. On note une hausse de la participation avec 51,99 %, contre 47,30 % en 2011. 

Un tel bilan justifiait-il les absences du premier ministre de Matignon ?

L'impact de son "investissement" dans la campagne est-il à la hauteur des promesses dont il se disait porteur?
La réponse est aussitôt venu avec le comportement d'une majorité présidentielle - mais virtuelle - agressive à l'instar du premier ministre qui s'est encore fâché tout rouge dans ses réponses aux questions du gouvernement, à la place de plusieurs ministres et postillonnant en direction de la minorité victorieuse mais effarée par ses vociférations, tandis que la chaîne parlementaire le cadrait de loin pour dissimuler ses mains encore saisies par la "tremblante du mouton". Face cramoisie, Valls pousse ainsi des cris à chaque fois qu'il est en situation de faiblesse, mais le coeur tiendra-t-il ?

 

mercredi 20 août 2014

Nouvelle affaire de travail au noir visant François Hollande

Me Francis Terquem a un dossier sensible sous le coude

"J’ai pour client l’avocat qui travailla au noir pour Hollande, en 2008"
"Mais il semble que le Parquet veuille étouffer l’affaire."
L’avocat de Julien Dray, de SOS Racisme, des casinotiers, du rappeur Rohff fait cette révélation cette semaine dans VSD.
Il conseilla aussi Gérard Dalongeville, ex-maire "divers gauche" d’Hénin-Beaumont, condamné en première instance à quatre ans de prison, dont trois ferme, et à 50.000 euros d'amende pour détournements de fonds publics
Egalement dans le Pas-de-Calais, le maire de Liévin et ex-patron de la Fédération socialiste, Jean-Pierre Kucheida a été condamné le 21 mai 2013 à 30 000 euros d'amende pour abus de biens sociaux. La ville d'Hénin-Beaumont est depuis passée au FN aux municipales de 2014...

Une précédente affaire concernait un chauffeur de Hollande: "Mohamed, ancien chauffeur de F. Hollande, payé au noir" (lien PaSiDupes)
Faouzi Lamdaoui
, conseiller de François Hollande à l'Elysée avait fait l'objet d'une plainte pour "travail dissimulé" et "menaces et intimidations"... Rien que ça! Elle a été classée sans suite en décembre 2012, non pas par la justice, mais par la Brigade de répression de la délinquance contre les personnes (BRDP), ...faute de preuves !
Faut-il encore rappeler l' "histoire corne-cul des procès des assistantes parlementaires de Ségolène Royal", alors députée des Deux-Sèvres?L'ex-concubine du président, aujourd'hui ministre de Manuel Valls, refusait de payer des heures faites par ses collaboratrices, Claude Fouchier et Evelyne Pathouot. (lien PaSiDupes: Royal poursuivie en justice par son employée)

"Le comportement de Hollande à l’égard de Sarkozy est inconvenant"
, poursuit l'avocat.
 
On n’imagine pas Chirac accepter que Mitterrand [ancien garde des Sceaux de Guy Mollet] soit en garde à vue." 

Maître Terquem n’est pas tendre avec la majorité

"Taubira est inexistante, incompétente. La gauche aurait dû créer une Sécurité sociale judiciaire. Que fait-elle ? Rien, elle laisse péricliter le système. On est le dernier pays du monde à vivre avec un système obsolète : le juge d’instruction.

Le gouvernement : une bande de marlous !
C'est-à-dire de "voyous"...

jeudi 9 janvier 2014

Mise en examen de Kucheida, ex-député PS du Pas-de-Calais

Bastion socialiste à nouveau ébranlé: après Dalongeville, Kucheida 

L'ex-député PS du Pas-de-Calais, en délicatesse avec la justice

L'homme de fer du 62, 71 ans,
a revêtu son gilet de sauvetage
L'ancien député-maire socialiste de Liévin (62), Jean-Pierre Kucheida, a été mis en examen mercredi soir pour corruption passive et recel d'abus de biens sociaux, dans le cadre d'une enquête financière au coeur de la fédération socialiste de ce département.

Deux chefs d'entreprises ont également été mis en examen pour corruption active et abus de biens sociaux, ainsi qu'un fonctionnaire territorial pour corruption active et recel d'abus de biens sociaux. Les quatre ont été placés sous contrôle judiciaire.
"Aucune des entreprises n'a obtenu des marchés à la ville de Liévin pendant que Jean-Pierre Kucheida en était le maire, donc ces faits de corruption n'existent pas", a logiquement prétendu son avocat Me Frank Berton, qui a annoncé son intention de déposer une requête en annulation de la mise en examen de son client.

L'ouverture d'une information judiciaire contre X, ouverte l'été dernier, faisait suite à une enquête préliminaire visant notamment Jean-Pierre Kucheida, ouverte par le Parquet courant 2011 à la suite de dénonciations de Gérard Dalongeville, ancien maire PS d'Hénin Beaumont, second couteau mais bouc émissaire.
Condamné en août 2013 -après l'élection présidentielle- par le tribunal correctionnel de Béthune (Pas-de-Calais) pour détournements de fonds publics, comme en PACA par les soins de la députée Sylvie Andrieux, il avait décrit par écrit des malversations destinées à financer la fédération PS du Pas-de-Calais, la troisième de France. Il y dénonçait un système de financement occulte organisé autour de deux organismes, le bailleur social Soginorpa et la société d'économie mixte Adévia - toutes deux un temps présidées par Jean-Pierre Kucheida - pour alimenter les finances du PS local.

Enrichissement personnel et familial

Mais les éléments qui ont donné lieu aux gardes à vue de l'ancien maire de Liévin et des trois autres personnes poursuivies dans cette affaire "ont trait à de l'enrichissement personnel, lié aux personnalités et non pas aux fonctions d'élus", soutient une source aussi anonyme que proche de l'enquête. "On est davantage sur un ordre d'enrichissement privatif; on n'est absolument pas dans un financement d'une structure quelle qu'elle soit", a ajouté cet inconnu si bien informé, évoquant un financement de patrimoine particulier, histoire de dédouaner le Parti socialiste...

L'ancien député, qui a évoqué à sa sortie du palais de justice 160.000 euros de travaux sur sa maison de Liévin et sa résidence secondaire dans les Alpes, réfute les accusations qui pèsent sur lui. "Il n'y aucun doute sur mon honnêteté", a déclaré sur les marches du palais Jean-Pierre Kucheida.

Pourtant, le 17 octobre 2012, Jean-Pierre Kucheida est mis en garde à vue avec sa fille Marie, artiste. 
La justice s'interroge sur les prestations, dont une exposition photos de la petite Marie, facturées de 12.000 euros à la Soginorpa, alors dirigée par son papa-gâteau.

samedi 4 mai 2013

Hollande, rattrapé par les affaires du PS et appelé à témoigner devant la justice

Les huissiers défilent à l'Elysée

Invitations à témoigner : Hollande a-t-il tant à dire...


R. Teulade et F. Hollande

Question: Hollande a-t-il reçu des fonds mutualistes
de son ami socialiste ?




Jeudi, un huissier a remis à l'Elysée une invitation à témoigner dans l'affaire de René Teulade. L'ex-député suppléant de François Hollande en Corrèze est en effet poursuivi pour avoir bénéficié d' "avantages abusifs".


Ce vendredi, un nouvel huissier a remis une autre invitation du même type à l'Elysée.
Il s'agit cette fois du procès de Gérard Dalongeville, ancien maire PS d'Hénin-Beaumont mis en cause pour fausses factures présumées


Depuis le début de la semaine, les huissiers se pressent à la porte de l'Elysée. 
Dans l'affaire Teulade, l'un d'entre eux s'est vu refouler à deux reprises avant de pouvoir transmettre aux services de François Hollande une "invitation" à témoigner. Après un premier échec lundi, l'invitation a finalement franchi la porte de l'Elysée, jeudi, quatre jours plus tard.Lien PaSiDupes : Hollande, mouillé dans le procès Teulade

Le même scénario s'est produit dans le dossier Gérard Dalongeville, l'ancien maire PS d'Hénin-Beaumont, appelé à comparaître prochainement devant la justice pour "détournement de fonds publics". Un huissier s'est présenté jeudi à l'Elysée. Et l'homme de loi a été pareillement repoussé et invité à reprendre rendez-vous vendredi avec le commandant militaire de l'Elysée.

Un même avocat dans les deux dossiers

G. Dalongeville veut un président à son procès
N'a-t-il donc pas remarqué que la France n'en a pas à sa tête ?

Toujours est-il que, dans ces deux dossiers,
"l'Elysée fait pression sur les huissiers pour les empêcher de venir", accuse Maître Francis Terquem. A noter que cet avocat se trouve être à la fois celui de Gérard Dalongeville et celui des parties civiles dans le dossier René Teulade. "Rien n'interdit à un citoyen de demander à un président de la République de témoigner à un procès. On l'appelle citation, invitation... Ou il accepte ou il n'accepte pas", explique-t-il.

Pour son ami Teulade, François Hollande s'est dit prêt à "contribuer" au travail de la justicejeudi pour le 15 mai, ouverture du procès
Mais la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem a précisé que ça ne passera pas forcément par un témoignage à l'audience

Pour l'affaire Dalongeville, en revanche, on ne connaît pas encore la position du chef de l'Etat. Mais il se pourrait fort que l'agenda présidentiel soit l'obstacle invoqué pour l'empêcher - à son corps défendant -  de contribuer !...

Dans les deux cas, il s'agit de dossiers politiquement embarassants pour lui. 
Sénateur depuis 2008, René Teulade, 82 ans, ex-député socialiste suppléant de François Hollande en Corrèze et ancien ministre des Affaires sociales du président François Mitterrand, est accusé d'avoir bénéficié d'avantages abusifs au détriment d'une mutuelle et de ses adhérents. 
Pour tout dire, Teulade fut un grand patron inamovible de la mutualité française: il présida notamment aux destinées de la Fédération nationale de la mutualité française de 1979 à 1992, ainsi que la Mutuelle de retraite de la fonction publique (MRFP) qui gérait le complément de retraite de la fonction publique.

Hollande, Dalongeville,Lienemann
Gérard Dalongeville, de son côté, soutient que les détournements dont il se serait rendu coupable ont servi au financement occulte de la fédération PS du Pas-de-Calais.

Me Terquem n'est pas un inconnu

=> Me Terquem a eu des problèmes en février 2007 après avoir tabassé sa femme, sous les yeux de son fils âgé de 8 ans, au cours d'une dispute. Me Terquem lui aurait « tiré les cheveux en l'insultant ». Il aurait ensuite "tenté de l'étrangler avec une laisse de chien". L'enfant se serait interposé. Lire PaSiDupes 

=> Dans une autre affaire, par arrêt rendu le mardi 6 novembre 2007, la Cour d’Appel de Paris avait interdit à cet avocat parisien d’exercer sa profession pendant deux ans, suite à sa condamnation à 18 mois de prison - avec sursis - dans un dossier lié à la banqueroute de la Compagnie papetière de l’Essonne.

=> Figure de la gauche judiciaire et créateur, avec Julien Dray, de SOS-Racisme, Me Francis Terquem est devenu l'avocat du MRAP, après avoir été condamné définitivement à 18 mois de prison avec sursis, le 5 avril 2006, dans l'affaire de banqueroute, pour « escroquerie au jugement ». Il a quitté SOS-Racisme en 2004 pour rejoindre le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples).
Or, le MRAP est une ONG pro-palestinienne
Il a pris part à la création de l'Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne (ATTAC). Il fait partie du Réseau éducation sans frontières (RESF) et de Migreurop.
Mouloud Aounit, président du MRAP, est conseiller régional d'Île-de-France, élu tête de liste Alternative citoyenne sur une liste d'union avec le PCF dans la Seine-Saint-Denis, et a soutenu la candidate communiste Marie-George Buffet à l'élection présidentielle de 2007, sans pour autant avoir sa carte au Parti communiste.

Me Terquem n'est évidemment pas un proche du couple Brochen-Aubry.

Mais le monde est petit. Quand il fut poursuivi pour des appels malveillants au préjudice de son ex-épouse et de trois autres personnes, on apprit qu'à son départ du domicile conjugal,
son ex-femme Sylvie Benard, l'une des victimes des SMS et des appels malveillants de l'avocat Francis Terquem, co-fondateur de SOS Racisme, avait été hébergée chez un ami, le député-maire (PS) de Cherbourg, Bernard Cazeneuve, aujourd'hui ministre du Budget de Hollande.




jeudi 11 avril 2013

Hollande, mouillé dans le procès Teulade

Le chef de l'État va être cité comme témoin lors du procès de son ancien suppléant en Corrèze. 


René Teulade réconforté par
son ami François Hollande
"Le Point" publie des documents embarrassants.

Le chef de l'État rattrapé par la justice : le procès en appel, le 15 mai, du sénateur socialiste René Teulade dans le scandale de la Mutuelle de retraite de la fonction publique (MRFP). Selon les informations du magazine d'information, le président de la République devrait être cité comme témoin devant la Cour d'Appel de Paris qui jugera pour "abus de confiance" celui qui fut également son ancien député suppléant en Corrèze de 1997 à 2002. Le comité d'information et de défense des sociétaires (CIDS) de la MRFP veut faire entendre l'actuel président de la République. 

Il est impossible de contraindre François Hollande, compte tenu de son statut de chef de l'État, à répondre à cette convocation. Néanmoins, durant la campagne présidentielle, François Hollande avait pris l'engagement de rompre avec les anciennes pratiques , affirmant qu'il répondrait à toute convocation concernant le Parti socialiste du temps où il en était le premier secrétaire.

En 2011, le pape de la mutualité française, ministre des Affaires sociales du gouvernement Bérégovoy, premier ministre socialiste mort dans des circonstances troubles, avait été condamné en première instance à 18 mois de prison pour avoir profité d'avantages indus
La proximité entre René Teulade et François Hollande est telle que le 20 octobre 2012, lors de son discours de clôture de la Mutualité française, le président de la République lui a rendu un hommage appuyé avec ces mots : "René Teulade auquel je suis lié par une fidélité corrézienne."

Lourde ardoise à la charge des mutualistes

Le nom de François Hollande apparaît dans le dossier d'instruction et dans le jugement,
au chapitre des associations proches du PS hébergées par la mutuelle. En fait, François Hollande fut de 1984 à 1986 l'éphémère trésorier de Cause commune, l'association présidée par Danielle Mitterrand. Or, cet embryon de la Fondation France Libertés a laissé une ardoise de 156 860 francs dans les comptes de la fameuse mutuelle. Et à la charge de ses adhérents.  "Je n'avais pas connaissance des conditions du bail, ignorant même s'il y avait un bail ou pas", a justifié François Hollande lors de son audition par la PJ, le 24 avril 2006. 

Or, dans le jugement rendu en 2011 par le tribunal de Grande Instance de Paris, on apprend qu'un certain Georges Petret, directeur technique de la société patrimoniale de la MRFP, a affirmé sur PV en date du 31 janvier 2001 qu'il avait écrit à François Hollande le 26 juin 2000 pour l'informer que "certains administrateurs permanents de la mutuelle étaient bénéficiaires d'un grand nombre d'avantages qui ne respectaient pas l'esprit mutualiste". Il était notamment question du logement que René Teulade occupait d'abord comme président puis comme président honoraire au 8, rue de Solférino, dans le 7e arrondissement à Paris. Un appartement mitoyen du propre bureau de François Hollande, alors premier secrétaire du PS, situé au 10 de la même rue. Pour la petite histoire, c'est par cette proximité géographique que Teulade avait justifié cet avantage : "Cet appartement ne pouvait être attribué à n'importe qui..."

Cette affaire arrive presque en même temps que la convocation du chef de l'État, cité comme témoin par Gérard Dalongeville, l'ancien maire PS d'Hénin-Beaumont, dans le procès sur les malversations de la fédération socialiste du Pas-de-Calais.
 Le sursis n'est pas fait pour les chiens.
Les pinguoins, peut-être...

vendredi 14 décembre 2012

Législatives partielles: l'UMP domine la gauche aux trois scrutins

La tourmente réussit mieux à l'UMP qu'à la gauche

L'UMP en force, le PS sanctionné

La droite républicaine résiste bien, malgré un contexte de divisions internes, tandis que la gauche de gouvernement déçoit au pouvoir face à la crise avec 64% de Français mécontents de Hollande (sondage OpinionWay).

Hauts-de-Seine: l'UMP , à un cheveu de
 la majorité absolue
Patrick Devedjian (UMP) s'impose de la tête et des épaules au soir du premier tour de l'élection législative partielle sur la 13e circonscription des Hauts-de-Seine (Antony, Bourg-la-Reine, Châtenay-Malabry et Sceaux). Avec 49,8 % des suffrages exprimés, le président UMP du Conseil général des Hauts-de-Seine devance largement son challenger chevènementiste, soutenu par la coalition PS et EELV, Julien Landfried, qui n'a recueilli que 32,52 % des voix. 
"Nous avons eu un premier tour excellent, au-delà de ce que j'espérais, mais ne faisons pas de triomphalisme", a déclaré Patrick Devedjian. "Notre électorat était excédé par les querelles de parti mais pas démobilisé parce que la politique gouvernementale, c'est ce qui dirige les choix, a-t-il analysé. C'est un message pour le gouvernement dont la politique est illisible".

A 20 h 30, les premiers résultats sur la seule ville d'Antony annonçaient déjà une belle performance pour le député UMP sortant qui a recueilli 52% des suffrages dans la commune dont il a longtemps été le maire. Son challenger MRC, Julien Landfried, a obtenu 33%, suivi, loin derrière, par le candidat du Front de gauche (7%) puis celui du FN (4,70%).
En juin dernier, Patrick Devedjian ne l'avait emporté qu'avec 200 voix d'avance sur Julien Landfried. Le Conseil constitutionnel a annulé le scrutin car son suppléant était aussi celui d'un sénateur, ce qui est interdit.

Pas de triangulaire à Béziers

Dans l'Hérault, bastion socialiste, une autre élection législative partielle mettait aux prises sept candidats. Les électeurs de la 6e circonscription ont propulsé en tête du scrutin le candidat de l'UMP, Elie Aboud, qui a recueilli 42,61% des suffrages exprimés. Avec ses 15 021 voix, il devance largement la candidate du PS, Dolorès Roqué, qui a rassemblé sur son nom 27,73% des suffrages (9776 voix).
Cette législative partielle a été marquée par un taux d'abstention de 58,46%, supérieur de près de 20 points à celui enregistré au premier tour de juin dernier. Elie Aboud progresse de neuf points, tandis que sa rivale socialiste régresse d'un peu plus d'un point.

Cette fois, l'avance du candidat de l'UMP est nette. En juin, ce médecin, fils de libanais chrétiens âgé de 53 ans, n'avait été battu que de ...10 voix par une syndicaliste de  60 ans, Dolorès Roqué (PS), au second tour de cette élection invalidée par le Conseil constitutionnel.

C'est un donc un duel UMP - PS qui se jouera dimanche prochain, lors du second tour. Avec 23,37% des suffrages (8240 voix), la candidate du Front National (FN) est exclue du jeu, faute d'avoir obtenu 12,5% des inscrits.
La défaite est cuisante pour la candidate du FN qui avait réussi en juin à s'inviter au second tour. Elle espérait ce dimanche devancer l'UMP Elie Aboud en profitant des querelles internes à la droite. 
De son côté, Marine Le Pen, la patronne du FN, voyait en cette élection à Béziers l'occasion de prendre sa revanche contre la décision du Conseil constitutionnel qui a refusé d'organiser un nouveau scrutin à Hénin-Beaumont  dans le Pas-de-Calais, département socialiste sinistré par les affaires: la gestion financière calamiteuse de Hénin-Beaumont par le maire PS, Gérard Dalongeville, suspendu de ses fonctions par arrêté ministériel en 2009 ou le financement occulte du Parti socialiste dans le Pas-de-Calais et les emplois fictifs par Jean-Pierre Kucheida, exclu du PS et placé avec sa fille en garde à vue en octobre 2012.

Duel à droite dans le Val-de-Marne 

C’est à un duel entre deux candidats de droite que l’on assistera dimanche prochain dans la 1ère circonscription du Val-de-Marne (Bonneuil, Champigny-ouest, Créteil-nord, Saint-Maur), un département présidé par le sénateur communiste Christian Favier. 
Au soir de ce premier tour, le candidat sortant Henri Plagnol (député sortant UDI investi par l'UMP )51 ans, ancien secrétaire d'État de J. Chirac, chargé de la Réforme de l’État dans le gouvernement Raffarin, par ailleurs maire de Saint-Maur (où il fait face à la fronde de sa majorité municipale), est arrivé en tête avec 26,20 % des voix. 
Il affrontera lors du second tour son deuxième adjoint, l’UMP (non investi)  Sylvain Berrios dont le score atteint les 23,39 %. Le candidat du PS, Akli Mellouli est éliminé dès ce premier tour.
En juin dernier, Henri Plagnol l'avait largement emporté sur son challenger PS, Akli Mellouli, et sept autres candidats. Son élection a été invalidée pour la même raison que celle de Patrick Devedjian : son suppléant était aussi celui d'un sénateur.

Le Monde : "
revers pour le PS au profit de la droite"


A l'UMP,
Jean-François Copé et François Fillon se sont tous deux réjouis de ces résultats "encourageants". Pour le premier, le score d'Elie Aboud "montre à la fois son remarquable ancrage local mais aussi la forte mobilisation de l'électorat de l'UMP".

Selon l'ancien premier ministre, les pourcentages recueillis d'Elie Aboud et de Patrick Devedjian "sont clairement un avertissement au gouvernement de Jean-Marc Ayrault".