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lundi 5 février 2018

Législatives partielles : Macron prend deux claques de LR dans le Val-d’Oise et à Belfort

Deux arrogants de moins à l'Assemblée nationale !

Le président des Républicains, Laurent Wauquiez, a qualifié cette double victoire de "désaveu" pour le chef de l’Etat.
 

C’est une double victoire pour Laurent Wauquiez et Les Républicains (LR) et un échec pour La République en marche (LREM), dans le Val-d’Oise et à Belfort après avoir remporté le second tour des élections législatives partielles : un carton plein ! 
Ian Boucard (Les Républicains), dont l’élection avait été invalidée en décembre, a été élu député de la 1re circonscription de Belfort - en terres socialistes - avec 58,93 % des voix au second tour face à un membre du Bureau exécutif national du MoDem, le candidat MoDem-LREM Christophe Grudler (41,07 %),  a validé la préfecture. 

Le parti a ensuite annoncé la victoire d’Antoine Savignat dans le Val-d’Oise  avec 51,45 % des voix, face à la concurrente LRM, Isabelle Muller-Quoy (48,55 %). 

Un "message clair" et un "désaveu" adressés par "la France du réel" à Emmanuel Macron et au gouvernement

"Les victoires de ce soir marquent une étape importante dans le renouvellement et la reconquête menés par notre famille politique", a encore ajouté Laurent Wauquiez, le président de LR, après ce qui apparaissait pour nombre d’observateurs comme un premier test pour le pouvoir macronien, près de neuf mois après l’élection d’Emmanuel Macron. 
La citation exacte et complète qu'a tronquée Le Monde est la suivante
"La France du réel s'est exprimée ce soir:
malgré huit mois de communication mensongère, les électeurs ont envoyé un message clair à Emmanuel Macron et au gouvernement. C'est un désaveu qui sanctionne sévèrement la politique du gouvernement", a déclaré le président de LR.
A Belfort, c’est une "belle victoire pour notre famille politique, non Les Républicains ne sont pas morts", a commenté Ian Boucard. "Les Terrifortains ont dit non à la hausse de la CSG, non à la hausse du [prix du] carburant", a-t-il poursuivi, soulignant que cette élection a la dimension d’un "enjeu national". Ian Boucard, 29 ans, suppléé par Damien Meslot, ancien député et actuel maire de Belfort, avait terminé, aux élections législatives de 2017, en tête au premier tour, recueillant 39 % des voix, soit 12 points de plus que son adversaire centriste Christophe Grudler (26,7 %). Au deuxième tour, le candidat LR avait remporté le scrutin avec seulement 279 voix d'avance. 
Le 8 décembre, le Conseil constitutionnel avait annulé l’élection sur requête du candidat MoDem de Bayrou. Le Conseil avait estimé que le candidat de la droite avait fait distribuer, en fin de campagne, deux faux tracts de La France insoumise et du Front national qui appelaient à voter pour lui au second tour. 
A Belfort, le FN et les Patriotes sortent perdants des législatives partielles 

Isabelle Muller-Quoy (LREM) perd dans le Val-d’Oise 
L’élection de la candidate LREM, qui avait pris en juin la circonscription à la droite, avait été invalidée en raison de l’inéligibilité de son suppléant mais le succès du candidat LR, Antoine Savignat, était plus inattendu. 
"Une remontada impressionnante cette semaine pour un excellent candidat, défenseur du Val d’Oise urbain et rural", a d’ailleurs tweeté, dimanche, la présidente LR d’Ile-de-France, Valérie Pécresse, félicitant A. Savignat de sa "belle performance". Au premier tour, déjà marqué par une très faible participation, Mme Muller-Quoy était arrivée en tête (29,28 %) devant A. Savignat (23,67 %).
Après sa défaite, la quinqua continue d'affirmer que "les électeurs de gauche se sont abstenus et les voix du FN se sont bien reportées sur LR"... La battue a en outre considéré que "la démocratie n'a pas gagné dans cette élection" et épinglé un député LR "sans états d'âme".

"L'ancienne droite bat la nouvelle droite", a tweeté Jean-Luc Mélenchonle chef de file de la France Insoumise, dimanche soir. 

Le premier ministre, Edouard Philippe, et le délégué général de LREM, Christophe Castaner, étaient venus soutenir leur candidate jeudi soir dans son duel serré, lors d’un meeting où E. Philippe a ironisé sur son ex-parti, désormais dirigé par Laurent Wauquiez, causant plus de torts que de bienfaits à sa candidate. Ils avaient appelé les électeurs à voter pour elle afin d'"amplifier le mouvement, pour faire en sorte de pouvoir continuer cette marche", mais sont tombés en panne...

En juin 2017, cette "marcheuse" avait été élue au second tour par 54,23 % contre 45,77 % à Antoine Savignat, l’abstention avoisinant alors 60 %. 
Ce second tour marqué par une participation faible n'a mobilisé aucun camp : 28,91 % à Belfort contre 45,25 % en juin 2017. Et à peine 19,09 % dans le Val d’Oise, deux fois moins que l’an dernier.

"La droite est de retour", soulignent les porte-parole de LR.
L'exécutif et le parti présidentiel rejetaient toute portée nationale à ces deux élections partielles. Mais une double défaite sonne comme un mauvais signal, alors que l'exécutif marque le pas dans les sondages ces derniers jours.

"Les législatives partielles sont toujours difficiles pour les majorités en place; ceux qui soutiennent la politique du gouvernement ne se sont pas mobilisés comme le montre la forte abstention", a commenté l'entourage du Premier ministre, Edouard Philippe. "C'est un moment où il est plus facile de mobiliser contre que pour", a-t-on noté à Matignon.

S'il a concédé une "déception" pour LREM, le vice-président du parti présidentiel à l'Assemblée Hugues Renson a exprimé sur LCI un message similaire pour "ne pas surinterpréter ces résultats" !... 

Christian Jacob, le chef de file des députés LR,  a, lui, salué "une très belle victoire de nos deux candidats qui ont su mobiliser" leurs électorats, et "un sévère avertissement pour Emmanuel Macron, un président qui ne sent pas la contestation monter, sur le pouvoir d'achat, la CSG ou la sécurité"

Ces partielles "confortent notre stratégie d'opposition", selon l'élu de Seine-et-Marne. "Macron en mode En Panne ?", a ironisé Julien Aubert, secrétaire général adjoint de LR.

La mauvaise série se poursuit pour le parti présidentiel dans une période peu dense en élections.

Après des sénatoriales en septembre et un scrutin régional corse préoccupant pour LREM en décembre, d'autres législatives partielles doivent suivre, à partir de mars: dans le Loiret, en Haute-Garonne, en Guyane, à Mayotte, dans une circonscription des Français de l'étranger (Espagne, Portugal, Monaco...)

Mais le premier gros test pour l'exécutif attendra 2019 et les européennes, avant les municipales de 2020.

dimanche 13 mars 2016

Ayrault redoute la confrontation avec ses électeurs de Nantes

A élection partielle, trouille partielle de Ayrault

Ayrault a peur des électeurs de 
son fief nantais

Son avenir est derrière lui
Chassé de Matignon en mars 2014, avec les Ecologistes radicaux, l'ex-premier ministre est revenu, en même temps que des écologistes modérés, au poste subalterne de ministre des Affaires étrangères en février 2016, ravi de revenir au pouvoir à Paris. Mais, à Nantes, Jean-Marc Ayrault doit maintenant se faire remplacer à l’Assemblée et affronter le verdict des électeurs de Loire-Atlantique. La mort de son suppléant en Loire-Atlantique le met en situation précaire: une législative partielle aura lieu les 17 et 24 avril, soit au beau milieu des préparatifs du référendum sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes qu'il défend et qui fracture la gauche. Avant sa nomination, personne n'y croyait: "Hollande et Valls ont bien assez de dossiers brûlants pour ne pas allumer un nouveau feu", estimait un dirigeant avisé de la majorité.  

Ayrault ne la sent pas du tout, cette élection. Il n'est plus fait mention de son bilan après deux ans à la tête du gouvernement et un dirigeant anonyme de la majorité nous fait croire que ses craintes seraient justifiées par le chaos sans nom du Parti socialiste, raison profonde et unique pour laquelle, malgré sa légendaire 'détermination', il ne va pas à la bataille.

Mais qui, sinon lui, devrait assumer cette candidature pour tirer la liste et laisser son nouveau suppléant siéger "au Palais Bourbon ? Celui qui est allé à Matignon sans aucune expérience gouvernementale et qui, à tout propos, s'y est déclaré "déterminé", n'est-il pas timoré, maintenant qu'à 66 ans il est chargé d'expérience ? 

Le contexte déliquescent n’a pas englouti les ambitions des prétendants

Ils étaient cinq à se présenter aux suffrages des militants socialistes jeudi soir. Le nom du premier adjoint (PS) au maire de Nantes, est rapidement sorti du chapeau, mais il n'a pas convaincu les militants PS, pas plus que Jérôme Sulim, 58 ans, salarié d’un organisme de Sécurité sociale (Brigitte Cestor, suppléante, également fonctionnaire, à l’INSEE), ni les Nantais Emmanuelle François et Riadh Brahim. 
Un deuxième tour doit départager la semaine prochaine Karine Daniel, 41 ans (ci-dessus à gauche), adjointe au maire de Nantes, chargée de l’Europe, de l’international et de l’université, vice-présidente à Nantes Métropole et enseignante à l’École supérieure d’agriculture d’Angers, et Jocelyn Bureau, 41 ans (ci-dessus à droite), ancien conseiller régional, conseiller municipal de la ville de Saint-Herblain, dont Ayrault fut le maire (1977-1989) et dont la suppléante serait Farida Rebouh, 49 ans, une adjointe, tous pensionnaires de l'écurie Ayrault.

Le prestigieux sortant fait défection.
Le message émis par cette reculade départementale est un mauvais signal dans ses nouvelles fonctions internationales. Pour sa première sortie "privée", le nouveau ­ministre des Affaires étrangères s'était rendu à Munich, au forum annuel sur la sécurité, suivi d'une réunion sur la Libye, entre patrons de la diplomatie européenne. A la différence de Hollande en Allemagne, les deux insignifiants ont alors été ignorés par la foudre sur leur avion. 
Observateur en région et transparent au Quai d'Orsay où on attend toujours une concrétisation forte de sa vision pour la France à l'étranger, Ayrault donnera sa première prestation publique en Côte d'Ivoire. Et ce sera, grandi par la présence de Bernard Cazeneuve, 1m65, à Abidjan en Côte d'Ivoire, frappée par un attentat islamiste qui a fait 16 morts. 
Sombre perspective pour les 14 mois à venir.

 

lundi 14 septembre 2015

Législative partielle: LR conserve son siège à la droite dans l’Aveyron

Victoire d'Arnaud Viala (LR), nouveau député du Sud-Aveyron

Arnaud Viala (Les Républicains) a remporté la législative partielle dans la troisième circonscription de l’Aveyron

Dimanche 13 septembre, il a conservé la circonscription de Millau à l'opposition républicaine le siège du député sortant Alain Marc (LR), parti au Sénat.

Ancien conseiller général et maire de Vezins, A. Viala a recueilli 63,49 % des suffrages exprimés, devant le socialiste Pierre Pantanella (36,51 %), pourtant conseiller régional et premier secrétaire de la Fédération socialiste de l’Aveyron. 

Sévèrement distancé dès le premier tour avec 22,48 % des voix contre 46,05 % au candidat LR, le socialiste Pierre Pantanella, maire de Saint-Rome-de-Cernon, n’a pas réussi à mobiliser les électeurs comme il l’espérait et à faire le plein de voix. Comme au premier tour, l’abstention est restée forte à 63,21 %.

Le secrétaire départemental du Front national, Jean-Guillaume Remise, était arrivé en troisième position, avec 15,45 % au premier tour. Mais il n’a pu se maintenir au second tour, n’ayant pas atteint les 12,5 % requis des électeurs inscrits, étant donné la très forte abstention (près de 64%).

Le grand nombre de candidats (sept) a par ailleurs disséminé les voix
Professeur d’anglais de 40 ans qui avait déjà dépassé le score d’Alain Marc aux élections de 2012 dès le premier tour, Arnaud Viala conforte sans surprise le score du sortant en 2012 (54 %) et le dépasse nettement

Il est président de la communauté de communes de Lévézou Pareloup et 
membre de Force républicaine, le think tank de François Fillon.

Dans cette troisième circonscription,
A. Viala était soutenu par Alain Marc, LR et ex-membre du Parti radical valoisien qui a été élu sénateur de l'Aveyron le 28 septembre 2014, au cours de son second mandat à l'Assemblée nationale. L'UDI Jean-Claude Luche, président du Conseil départemental, et lui reprennent les sièges détenus par la gauche.
Le nouveau sénateur qui, aux précédentes législatives en 2012, avait été facilement élu contre une candidate Europe Ecologie-Les Verts (EELV) soutenue par le PS. Cette fois, le PS présentait son propre candidat et les écologistes aucun.


lundi 9 février 2015

Doubs: près de 50% des électeurs ont voté contre le candidat de la gauche

Courte victoire en trompe-l'oeil du PS

A 800 voix près, le PS conserve sa majorité


"Nous gagnons 2.600 voix par rapport au second tour de 2012, alors que le PS perd 6.000 voix", s'est félicitée la candidate frontiste. L'appel du PS à un "front républicain" a été peu entendu et Frédéric Barbier a remporté" son duel contre la candidate du Front National d'une courte tête. Test électoral national dans la perspective des élections départementales des 22 et 29 mars, la législative partielle de la quatrième circonscription du Doubs a conforté le Front National qui confirme sa poussée en séduisant quelques 6.000 nouveaux électeurs. Le candidat socialiste Frédéric Barbier a obtenu 51,43 % et Sophie Montel, sa rivale frontiste, seule contre tous, a atteint 48,57 % qui l'autorisent à se réjouir.
"Les résultats ce soir, ça se joue à pas grand chose, à peine quelque 500 voix d'écart. [...] C'est une voie royale pour 2017. Il nous reste deux ans et demi pour convaincre les électeurs, pour gagner 1%."
Sur i-télé, elle a ajouté :
"Ce soir, nous entrons dans une nouvelle ère, à savoir la fin du tripartisme, une bipolarisation de la politique française avec d'un côté le Front national (...), de l'autre côté le reste, incarné par l'UMPS, les centristes, les verts qui se montrent à l'évidence incapables de gagner seuls."
Seulement 863 voix séparent en effet les deux candidats.

"Les socialistes n’ont pas à fanfaronner, le grand vainqueur ce soir, c’est le Front national", a souligné la candidate frontiste, Sophie Montel. Le candidat victorieux ne pavoisait d'ailleurs pas dimanche soir. Il a reçu le message de défiance que les électeurs de cette région à l'industrie sinistrée a voulu envoyer au pouvoir socialiste responsable d'une politique désastreuse d'austérité. "Je ne me réjouis pas, je ne pavoise pas. Ce succès je le dois aux forces républicaines. A ce rythme, l’ascension du FN vers le pouvoir doit être prise très au sérieux".

L'élu socialiste a tenu à remercier les membres de l’opposition Juppé, NKM, Larcher, Bayrou qui ont pris position au second tour en faveur d'un exécutif dont ils dénoncent par ailleurs la politique. 

Il a aussi tenu des propos violents à l'encontre de l’UMP dont le candidat du 1er tour aurait, selon lui, été "lynché par la direction de son parti" qui avait laissé à ses électeurs la liberté de voter blanc ou de s’abstenir, dimanche 8 février (ni-ni).

Participation en forte hausse

 
L'effet Charlie avait déjà radicalisé le scrutin au premier tour, trois semaines après les attentats de Charlie Hebdo, envoyant les extrêmes au second et reproduisant ainsi le clivage de la société.

Dimanche dernier, la participation a bondi de près de dix points: 49,07 % contre 39,5 % lors du 1er tour. 

Le gouvernement socialiste a encore fait monter la pression dans le Doubs. Durant l’entre-deux-tours, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, est venu une fois et le Premier ministre, deux, Manuel Valls, usant ainsi de sa position pour faire gagner le candidat socialiste. Le Front National en restent donc à deux députés, Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard, élus en 2012 dans des triangulaires.

dimanche 8 février 2015

Le journal Le Monde, organe de presse du Parti socialiste ?

Son acharnement anti-Sarkozy n'éprouve-t-il pas l'"honnêteté intellectuelle" des  lecteurs ?


Haro sur le reconstructeur de l'UMP
La théorie de l'évolution, oui,
mais la sélection naturelle, non!
L'empathie du Monde est touchante. "Après les sifflets de Bordeaux, les sifflets de Paris. Alain Juppé a été hué par une partie des cadres de l’UMP, réunis au conseil national, samedi 7 février. Comme lors du meeting dans sa ville, l’ancien premier ministre a été chahuté lorsqu’il a appelé à un large "rassemblement de la droite et du centre", y compris le MoDem [de Bayrou, son voisin en Aquitaine], afin de lutter contre le Front national." Le PS ne jouerait-il pas pourtant à l'unité avec les "frondeurs" de la Ch'tite maire de Lille? 

"
La semaine où Sarkozy a perdu de son aura," titre encore Le Monde, le même jour.
A croire que le journal du soir dispose d'une cellule dédiée... "Engoncé dans l’impératif d’unité nationale, jouant des coudes lors de la marche citoyenne du 11 janvier, peinant à faire entendre ses propositions contre le terrorisme…
Dimanche 1er février, coup de tonnerre rue de Vaugirard." A la législative partielle du Doubs, le candidat de l'UMP -choisi par l’ancienne direction, le triumvirat Alain Juppé, François Fillon et Jean-Pierre Raffarin- n'a pas mieux réussi dans la circonscription acquise à la gauche qu'aux scrutins précédents depuis que Pierre Moscovici l'avait investie, avant de l'abandonner pour faire carrière à Bruxelles. Le premier tour du 1er février dernier administra d'ailleurs un camouflet au candidat du PS qui arriva derrière la candidate du... Front national. Pour la première fois depuis mai 2007, la gauche est défiée par l'extrême droite et appelle à un "front républicain" de circonstance, à son service, pour parvenir à le contrer.

"La droite se retrouve face à un casse-tête," alors que l'arrivée d'un troisième député FN à l'Assemblée serait une échec de la gauche avant quiconque. Il appartient à la gauche de faire le "job", mais il semble au Monde - peu confiant - que le problème FN serait celui de l'UMP, parce qu'il lui revient de " trancher entre deux choix inconfortables" - créés par le PS qui peine à conserver sa circonscription. "Soit il appelle les électeurs de l’UMP à voter en faveur du PS pour faire barrage à l’extrême droite, au risque d’alimenter le discours du FN sur l’"UMPS" ; soit il ne prend pas position et risque d’être accusé de faire le jeu du parti de Marine Le Pen. Autant de procès qui lui sont déjà faits...

Le PS n'assume pas une éventuelle défaite

"
Doubs: l’UMP arbitre du second tour," titre Le Monde, comme si l'unité de la gauche ne devait pas suffire. Si le PS était envoyé dans les cordes, ce serait la responsabilité de la droite. Et à l'inverse? L'incertitude du Monde est si grande que le journal prépare l'argumentaire accusant l'UMP. "La campagne du PS, qui a capitalisé sur la bonne gestion du gouvernement après les attentats des 7, 8 et 9 janvier, semble avoir porté ses fruits. De nombreux responsables socialistes ne cessent de vanter la "fierté retrouvée" de la base. Un effet de "l’esprit du 11 janvier" invoqué par Manuel Valls, venu apporter son soutien à son candidat mardi 27 janvier ?" Celui-ci aurait-il accédé au second tour sans les interventions répétées de membres du gouvernement, ajoutées à l'"effet Charlie" qui a traumatisé la France et au-delà ?  

"Pas si sûr
.
Le FN est tout de même arrivé largement en tête (4 points d’avance) et le scrutin a été marqué par une forte abstention, peu étonnante dans le contexte d’une partielle: 60,4 % des inscrits ne se sont pas déplacés, sans qu'on sache à quel bord elle a profité. De plus, le PS perd environ 10.000 voix par rapport au scrutin législatif de 2012. En l'absence de concurrent du MoDem, le PS peut compter sur le centre, puisque le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, a appelé à voter pour le candidat du PS, mais une bonne part de l'électorat du Front de gauche a bien dû passer d'un extrême à l'autre, puisque le communiste Vincent Adami, outre le NPA d’Olivier Besancenot et le MRC de Jean-Pierre Chevènement notamment, propose du bout des lèvres de faire "confiance aux électeurs afin qu’ils orientent leur choix vers cet impératif : pas de députée frontiste supplémentaire à l’Assemblée Nationale le 8 février", après avoir recueilli 3,7% des suffrages dimanche 1er février. 
'Vu les circonstances, on aurait dû être éliminés', déclare Christophe Borgel, en charge des élections au PS, contredisant Le Monde. '"Ça montre qu’il y a un effet de remobilisation, mais ça ne règle pas tous les problèmes. On a perdu la moitié de nos voix", concède-t-il au Monde.  Si le PS échouait malgré les deux déplacements  de Manuel Valls, le premier ministre, et celui de Cazeneuve, ministricule de l'Intérieur, la faute serait rejetée sur l'UMP et singulièrement sur Sarkozy. Si le PS l'emportait, il le devrait à quelques figures de l'UMP qui se sont prononcées en faveur du candidat du Parti socialiste, tels Alain Juppé ou Nathalie Kosciusko-Morizet.

Le "ni-ni " – ni Front national, ni Parti socialiste - de Sarkozy n'est pas une surprise.


Dans un billet publié mercredi 4 février, Pierre Moscovici s'était offusqué de la stratégie du "ni-ni" adoptée par l'UMP pour l'élection législative partielle de dimanche dans le Doubs.

Les aléas de la reconstruction de l'UMP


Le choix du "ni-ni" de l’UMP signe de manière symbolique l’échec du retour de Nicolas Sarkozy. "Une stratégie du front républicain est mortifère", martèle Roger Karoutchi. Et à l'extérieur, la presse de gauche s'en prend à Nicolas Sarkozy qui incarne la seule fermeté face au PS et FN. Pour Nicolas Sarkozy, le début d'année avait déjà été compliqué. Bien malgré lui, les attentats de djihadistes français à Paris avait contraint le patron de l'UMP à laisser la main au pouvoir, le privant de la parole au profit d'un exécutif qui l'a accaparé sans aucune retenue. Il a finalement bien dû rompre le silence le 21 janvier au JT de 20 heures sur France 2 en déplorant les propos de Manuel Valls sur l'"apartheid" en... France.

Et la presse de gauche a récupéré l'esprit du 11 janvier à son profit 
C'est le cas de L'Obs, cette fois. Réélu en décembre dernier avec 64,5% des voix à la tête de l'UMP, s'agit-il "d'une épreuve pour Nicolas Sarkozy, d'une contre-performance, voire d'une Berezina", s'interroge l'hebdomadaire, sans considérer que la tête protéiforme du parti puisse être ébranlée ? Peu importe à L'Obs de savoir s'ils sont meilleurs que l'autre ceux ou celles qui en sont à appeler à voter pour l'un ou l'autre des deux partis arrivés au second tour? "Il faut se pincer pour être sûr d'entendre ce qu'on entend", raille un proche du patron de l'UMP qui s'ébahit du "tapage médiatique".

Une certaine presse a matraqué toute la semaine
Voulant à toute fin ignorer que le président de l’UMP plaide depuis plusieurs années pour la liberté de vote, tout en disant « non » au FN, la presse a déclenché un tir de barrage contre lui, alors que le bureau politique est revenu du « ni-ni » avec abstention ou vote blanc. Quelques voix personnelles divergentes ont suffi à la majorité présidentielle pour dénaturer ce concours de nuances à l'UMP.
La partielle du Doubs a donc relancé le débat pendant sur la doctrine du "ni-ni" (ni Front national, ni Front républicain) instaurée dès 2011 par Nicolas Sarkozy lorsqu'il était encore président de la République. Avant 2011, le front républicain avait presque toujours prévalu entre l'UMP et le Parti socialiste, le parti arrivant troisième se désistant en faveur du second pour faire battre le parti d'extrême droite. En 2011, l'UMP opère un virage à 180 degrés. Plombé par la crise économique et financière que la gauche minimisait et l'avènement de Marine Le Pen, le parti majoritaire avait été éliminé dès le premier tour dans plus de 200 cantons. Jean-François Copé avait donc passé le mot d'ordre salutaire du "ni-ni." En avril 2012, les électeurs de Nicolas Sarkozy sont, selon une enquête OpinionWay, 64% à se dire favorables à une alliance UMP-FN aux législatives en échange du soutien de Marine Le Pen à Nicolas Sarkozy. Une position qui dénote une écoute attentive des 67 % de sympathisants de l'UMP qui sont favorables à la posture du " ni-ni."

Quatre ans plus tard, les féaux de la majorité jouent l'étonnement


D'autant qu'elle serait la première bénéficiaire...


Libération, Le Point ou France Inter titrent le même élément de langage: "Sarkozy peine à s'imposer comme leader naturel de l'UMP." Libération le dépeignait en Bonaparte, mais assure aujourd'hui que "Nicolas Sarkozy s’évertue à rassembler l’UMP mais, apparemment mal à l’aise dans le costume de simple chef de parti." Et de gloser sur des amis anonymes qui "ne le reconnaissent plus"... Ils feraient parler les morts ! "Sarkozy est devenu l’homme de la synthèse à l’UMP, alors qu’avant, c’était un guide", déplorerait, à la faveur du "secret des sources," un élu francilien, soi-disant sarkozyste convaincu. Ainsi, Libération rapporterait-il fidèlement les confidences de "nombre de responsables UMP interrogés par l’AFP".
Et de citer les 30% des voix remportées par Bruno Le Maire à la présidence de l’UMP. 


Mais Libération omet de préciser que B. Le Maire s'est prononcé en faveur du "ni-ni"
Cela lui a valu une nouvelle agression verbale du patron coopté à la tête du PS. sur Radio J, le premier secrétaire du PS a estimé que l'UMP était «dans la grande difficulté". Et Cambadélis  a eu un mot presque tous les dirigeants du parti, dans une formule de préau d'école. Pour lui, Nicolas Sarkozy "fait flop", Alain Juppé "fait toc", alors que Bruno Le Maire est "le plus dangereux". De quoi construire un "front républicain" ? Sur France 3, le ministre-porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, s'était déjà alarmé d'une "radicalisation de la droite", montrant du doigt la "nouvelle génération", à savoir Laurent Wauquiez et Bruno Le Maire.

Libération fait aussi l'impasse sur le "ni-ni" de François Fillon. L'ancien Premier ministre s’est justifié devant le groupe UMP à l’Assemblée, jugeant "impossible de voter PS", ont pourtant rapporté plusieurs participants, de source AFP. Le quotidien des socialo-bobos en fait cinq lignes: "Pas de complaisance avec le FN, pas d’indulgence avec le PS", explique Fillon, pour qui il est "impossible de voter pour le PS".


En somme, se comportant en chef de  parti rassembleur, Sarkozy a bien changé et la presse partisane regrette qu'il ne soit pas aussi seul qu'elle voudrait.

Mais ceux qui à l'UMP font le jeu du PS croient-ils servir leur parti, les chômeurs et les victimes de la surfiscalisation directe et indirecte ?



dimanche 14 décembre 2014

Législative partielle à Troyes: l'UMP élimine le PS au 1er tour, puis le FN au 2e

Sarkozy salue "le rejet de la majorité présidentielle"

L'UMP  arrive en tête avec 63,85% % des suffrages


Gérard Menuel devance largement le candidat FN, Bruno Subtil qui a obtenu 36,15% des voix au second tour de la législative partielle de Troyes (Aube). Les Aubois votaient pour remplacer François Baroin, l'ex-député UMP devenu sénateur, dans la 3e circonscription. 

"La droite unie est la réponse face au danger du Front national"
, estime le nouveau député, rapporte Le Figaro. Il n'avait pas imaginé une hausse de la mobilisation au second tour Gérard Menuel avait reçu le soutien du l'UDI et du Modem a enregistré quelque 4.000 suffrages supplémentaires par rapport au premier tour

Nicolas Sarkozy, le patron de l'UMP, a adressé ses "chaleureuses félicitations à Gérard Menuel". 

"Cette victoire claire et large souligne le travail de terrain accompli par notre candidat, l'engagement de François Baroin, le rejet de la majorité présidentielle et l'espoir que notre famille politique a la responsabilité d'incarner".

Le maire UMP de Nice a souligné dans un tweet qu'il s'agiit là de la "13ème partielle où le gouvernement est mis en échec".
Christian Estrosi est le président de la commission nationale d'investiture.

Le président du groupe PS à l'Assemblée ne fait pas le lien avec le fiasco socialiste au pouvoir 

Bruno le Roux avait incriminé la gauche
. A l'issue du premier tour qui avait consacré la chute du PS derrière le Front national, il avait souligné que "quand la gauche est divisée, elle disparaît". Face au second tour qui voit s'affronter un UMP et un FN, le député a déclaré : "Je ne dis jamais: restez à la maison. Je ne me suis jamais senti mal quand il y avait un candidat Front national au deuxième tour, pour appeler à voter pour l'autre candidat, en l'occurrence le candidat UMP".

N'en déplaise à Le Roux, l'UMP fait la preuve par Troyes de son retour et si cette élection a été marquée par une forte abstention de 72,85% (75,37% au premier tour), elle est due à la faiblesse de la participation de l'électorat de gauche démotivé par l'élimination du candidat socialiste au 1er tour, Olivier Girardin (14, 08 % des suffrages). 
Le 7 décembre, Mediapart parlait d' "une nouvelle déroute" du PS. Et ce soir ?

lundi 8 décembre 2014

Législative partielle dans l'Aube: élimination du PS au premier tour

Le FN affrontera l'UMP au second tour

Le Parti socialiste laminé dans l'Aube
Le candidat PS n'a recueilli que 14,69% des suffrages lors du scrutin provoqué par la démission de François Baroin de son mandat de député de l'Aube.

L’UMP Gérard Menuel, (ci-contre) arrivé en tête du premier tour dimanche, a éliminé le candidat de la majorité présidentielle et affrontera le candidat Front national Bruno Subtil au second tour de la législative partielle dans la 3e circonscription de l’Aube pour la succession à François Baroin. 
Gérard Menuel a déjà été député de l'Aube de 1995 à 1997, de 2005 à 2007 et de 2010 à 2012, en remplacement de François Baroin devenu ministre. Il siège à la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire.

Avec 40,76% des suffrages, 
Gérard Menuel se trouve en ballotage très favorable
devant le candidat frontiste (27,64%). Agriculteur en retraite de 62 ans, le candidat UMP est adjoint aux finances à la mairie de Troyes et suppléant de François Baroin depuis 1993.

Président départemental du FN, Bruno Subtil, 59 ans, se qualifie facilement pour le second tour dimanche prochain face à une gauche divisée, augmentant de près de 10 points le score obtenu par son parti dans cette circonscription lors du premier tour des législatives en juin 2012.
Face à Jean-Jacques Bourdin ce matin, Najat Vallaud-Belkacem n'a pas voulu préciser qu'elle voterait pour l'UMP, si elle pouvait, au prétexte qu'elle ne connaît pas le candidat... Connaît-elle le frontiste?

La majorité n'a pas mobilisé:  l’abstention a atteint 75,37%

Le candidat PS a obtenu moitié moins de voix qu'au précédent scrutin. Devancé  par le FN dans tous les cantons, sauf dans celui de la Chapelle-Saint-Luc dont il est maire et où il arrive en tête, Olivier Girardin a fait 14,69%, chiffre en recul de 14 points pour le parti socialiste par rapport aux législatives de juin 2012, quand la candidate du PS, Lorette Joly, s'était qualifiée pour le second tour en réunissant 28,79% des suffrages.

La participation au premier tour de cette élection partielle a été très faible :
seuls 24,63% des inscrits se sont déplacés aux urnes.

Cinq autres candidats ont été éliminés après le premier tour : PCF (7,46%), EEVL (4,47%) DVG (2,49%), PCD (2,00%) et DVD (0,48%). 
Dans cette circonscription qui compte dix cantons, huit candidats étaient en lice au premier tour pour briguer le siège laissé vacant par François Baroin, maire de Troyes. Il avait été élu cinq fois consécutivement depuis 1993 à l’Assemblée avant de devenir sénateur en septembre.

Le sénateur François Baroin, ancien ministre de l'Économie et réélu maire de Troyes au premier tour avec 62,57 % des voix en 2014, a été élu à la présidence de l'Association des maires de France en novembre 2014. Après avoir annoncé lors du congrès pour la présidence de l'UMP en septembre 2012 qu'il soutenait François Fillon, le député sortanta "naturellement" apporté son soutien à Nicolas Sarkozy dès septembre 2014. 
Dans un entretien au Journal du Dimanche,  François Baroin déclara alors: "C'est probablement le manque le plus certain dans le paysage politique actuel. S'il décide de revenir, il [Sarkozy] apportera à droite, comme dans le débat public, un point d'équilibre important", ajoutait le député-maire de Troyes. 

samedi 10 mai 2014

Hollande recase ses "losers": Moscovici à l'Europe et Feltesse à l'Elysée

Vincent Feltesse nommé conseiller à l'Élysée

Les dépenses de Hollande, hors "pacte" de stabilité de Valls


Battu à la mairie de Bordeaux, l'ex-député PS de Gironde Vincent Feltesse, a été nommé vendredi conseiller "spécial" à l'Élysée. 
Vincent Feltesse, 47 ans, avait été le directeur de la campagne numérique de François Hollande en 2012. 
Il était devenu député mi-2012, étant le suppléant de la socialiste Michèle Delaunay, dont le patrimoine est (officiellement) évalué à 5,4 millions d'euros, sortie du gouvernement avec l'arrivée de Manolo Valls.
Feltesse lui a rendu son siège au Palais Bourbon le 2 mai et s'est retrouvé perdant de tous côtés, Gros-Jean comme devant.

L'Elysée devient un asile pour chiens battus

Feltesse ne fera pas d'ombre à Hollande. Battu aux dernières élections municipales à Bordeaux par le maire UMP sortant Alain Juppé, l'ancien maire de Blanquefort de 2001 à 2012 a perdu dans la foulée la présidence de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), qu'il détenait depuis 2007. "Il est très intelligent (et ça se voit aux photos), mais n'a pas tellement de réseau au sein du groupe socialiste", jugeait récemment un parlementaire anonyme du PS.

Salle d'attente pour Moscovici qui se fait attribuer une ..."mission" 

En dépit de son bilan calamiteux, l'ancien ministre de l'Économie vise un poste à la Commission européenne
En attendant, Hollande lui attribue une mission-bidon -et probablement bénévole - dont on ne sait encore rien. Ce n'est en fait qu'une astuce pour lui permettre de transmettre son siège à son suppléant sans passer par une législative partielle. Comme si l'ex-locataire de Bercy n'était pas demandeur, ceux qui mettent des mots dans la bouche de Hollande assurent qu'avant son départ du gouvernement François Hollande aurait "confié" à Pierre Moscovici: "Tu ne seras plus ministre, tu seras commissaire européen". Un échange que Pierre Moscovici confirme "à demi-mots" sur LCI lundi, évoquant des "responsabilités européennes" à venir, comme, justement, il le souhaitait.

L'ancien ministre de l'Économie retrouve aujourd'hui son fauteuil de député du Doubs.
 
Un fauteuil qu'il devrait logiquement remettre en jeu dans une élection législative partielle lors de son hypothétique départ pour Bruxelles, prévu en novembre. Le poste de commissaire européen ne rentre en effet pas dans les conditions lors desquelles un député peut transmettre son mandat à son suppléant (conditions énoncées dans l'article LO-176 du code électoral). 
Mais, au vu des résultats des élections municipales dans la circonscription de l'ancien ministre, tout porte à croire qu'une telle élection aurait été perdue par le PS. Or, avec le retour de Cécile Duflot à l'Assemblée, la majorité absolue du PS ne tient qu'à un siège: avec le départ de Moscovici, elle risquait donc d'être perdue.

Sachant que les ministres sortants sont nommés dans les commissions parlementaires, le changement de gouvernement ne leur imposera pas un retournement douloureux. Jean-Marc Ayrault siégera dans la commission des Affaires étrangères, Moscovici aux finances, Philippe Martin au Développement durable, sans les conflits d'intérêts assortis à un recyclage dans le privé, mais avec un bonus sur leur rémunération de représentant du peuple laborieux. 
Moscovici, ministre socialiste
en montre Jaeger Lecoultre,
a réussi sa vie...
Soit 7.100,15 € brut mensuel (quelques fois le SMIC), avec les avantages en nature, les indemnités (de fonction ou de résidence, par exemple), les prestations familiales et allocations diverses, les régimes spéciaux de sécurité sociale, de prêts et de retraite (à 62 ans en 2016: 2.700 euros nets par mois, en moyenne), et les budgets liés à la fonction.


Une misère par rapport au traitement du président de l'Assemblée nationale à hauteur de 14. 270,65 € brut. Et pour le socialiste Bartolone, représentant de la très défavorisée Seine-Saint-Denis, ce n'est pas le Pérou: ce n'est que "justice sociale"... Les dealers du 9.3 ne sont même pas envieux !