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vendredi 18 mars 2016

Ségolène Royal dézingue Valls en ciblant Stéphane Le Foll

Le porte-parole du gouvernement n'a-t-il pas droit à la parole dans le périmètre Royal ?  

La parole éclatée du gouvernement

La ministre de l'Environnement réclame l'exclusivité dans son domaine.
Jalouse de ses attributions, Ségolène Royal n'a pas apprécié que son homologue à l'Agriculture s'empare de ses sujets de prédilection et l'a méchamment rappelé à l'ordre sur BFMTV ce jeudi 17 mars, critiquant les prises de position de Stéphane Le Foll sur Notre-Dame-des-Landes et les pesticides.

A quelques heures d'intervalles, le 21 février 2016, les ministres Ayrault et Royal ont affiché leurs divergences sur le périmètre de la consultation locale sur lequel F. Hollande s'est engagé le 11 février dernier, qui sera organisé d'ici la fin de l'année et qui décidera de l'avenir de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Le ministre des Affaires étrangères, ancien Premier ministre et ex-député-maire de Nantes s'est déclaré en faveur d'une consultation limitée au département de la Loire-Atlantique. "Il faut que ce soit le périmètre le plus proche du territoire impacté", a déclaré Jean-Marc Ayrault sur France 3.
A l'inverse, Ségolène Royal s'est prononcée en faveur d'un référendum  élargi aux autres départements de la région. "Au départ, tout le monde était contre ce référendum et maintenant, ce référendum est réclamé", avait souligné la ministre de l'Environnement, faisant référence aux quatre départements limitrophes de la Loire-Atlantique qui avaient exigé d'être inclus dans cette consultation locale. "S'ils réclament de voter, on ne va pas s'en plaindre", avait-elle estimé, lors de l'émission Le Grand Rendez-Vous sur Europe 1/Le Monde/i-télé.

Le 15 mars, le premier ministre, Manuel Valls, a tranché en faveur d'une consultation en juin et limitée à la seule Loire-AtlantiqueUn arbitrage conforme au souhait des plus fervents partisans du projet, notamment le ministre des Affaires étrangères et ancien maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault.
"On a choisi ce périmètre pour que le oui l’emporte, c’est le seul critère", a tempêté le maire (sans étiquette) de Notre-Dame-des-Landes, Jean-Paul Naud, co-président de l’association des élus opposés à l’aéroport.

Royal fait du projet controversé d'aéroport en Loire-Atlantique son domaine réservé

L'ex-épouse répudiée a jugé que les ministres n'ont pas à "donner des indications" sur ce que serait leur vote au référendum local. "Ce n'est pas aux membres du gouvernement de se prononcer", a jugé la ministre de l'Environnement. Stéphane Le Foll venait en effet de prendre position en favorable du projet, tandis que le secrétaire d'État à la Réforme et à la Simplification, l'écologiste Jean-Vincent Placé, avait également fait de même, en appelant en revanche à voter contre. "On ne peut pas à la fois restreindre (la) consultation au département de Loire-Atlantique et ensuite, quand on n'est pas de ce département de Loire-Atlantique, commencer à donner des indications (de vote), surtout quand on est membre du gouvernement", gronde Ségolène Royal.

Le Premier ministre a indiqué mardi que le référendum aurait lieu "avant l'été, au mois de juin"  et qu'il serait limité au seul département de Loire-Atlantique. Or, les opposants le considèrent comme plus favorable à l'adoption du projet et dénoncent donc un arbitrage partisan de Manuel Valls. Interrogée sur les propos de Jean-Vincent Placé (voir Emmanuel Cosse, manifestant contre NDDL, ci-dessus, et actuelle ministre du gouvernement), Ségolène Royal explique : "ce n'est pas que ça me choque, mais c'est un peu incohérent avec l'ordonnance", prise jeudi, qui prévoit la consultation en Loire-Atlantique. "Ceux qui ne sont pas dans ce département normalement n'ont pas leur avis à donner", estime-t-elle.

Le ministre n'est pas sur la même ligne que sa collègue
Il était favorable à un référendum élargi aux départements limitrophes et souligne qu'en tant qu'"organisatrice" et "médiatrice", Ségolène Royal doit "garder une attitude impartiale par rapport à cette question-là et faire en sorte que l'organisation de la consultation se fasse dans les meilleures conditions".

L'ordonnance sur le référendum, qui modifie le code de l'Environnement, doit être transmise pour consultation au Conseil national de la transition écologique (CNTE) qui réunit représentants d'ONG, collectivités, syndicats, patronat et parlementaires. "Si au cours de cette consultation, il y a des idées qui émergent et qui peuvent permettre d'avoir un critère objectif de consultation au-delà du département, pourquoi pas ?", estime Ségolène Royal. "À ce moment-là, nous en rediscuterons avec le Premier ministre pour dire : 'voilà ce qui ressort de la consultation, voilà comment je vois les choses, on en parle et on reprend une décision'", explique-t-elle.

La ministre de l'Environnement a également défendu son pré carré sur les pesticides

L'amère Royal a réagi sèchement à la lettre adressée par Stéphane Le Foll aux parlementaires, leur demandant d'éviter "l'interdiction brutale" de certains insecticides. Alors que l'Assemblée examine le projet de loi sur la biodiversité, le ministre de l'Agriculture a adressé aux députés un courrier pour leur demander de ne pas "interdire en France ce que les autres pays (de l'UE) autorisent". Les parlementaires doivent notamment se prononcer sur l'avenir des insecticides néonicotinoïdes, "tueurs d'abeilles" déclarés toxiques pour l'environnement et la santé. Dans sa lettre datée du 11 mars, Stéphane Le Foll estime également que les voies "alternatives ne présentent aucune garantie supplémentaire pour les pollinisateurs, bien au contraire".

Un procédé qui a "un peu surpris" Ségolène Royal, qui assure toutefois n'être "par du tout en colère". "Ça fait parti du débat, plus rien ne m'étonne en politique", explique-t-elle. Mais la ministre a souligné sur BFMTV que les néonicotinoïdes sont "non seulement nuisibles pour les pollinisateurs [comme les abeilles], mais qu'on se rend compte maintenant que ça a des perturbations aussi sur le cerveau des êtres humains". 

La peste prend de haut le sujet et le grand escogriffe 
"Je comprend sa préoccupation au sens où il défend les agriculteurs qui lui disent qu'ils ne peuvent pas faire autrement. Moi, je connais beaucoup d'agriculteurs qui commencent à faire autrement", a souligné l'énarque, estimant sa qualification supérieure à celle de son collègue d' 1 m 89 mais bac +2 (titulaire d'un BTS en produits agricoles et pourtant chargé de cours à l'université de Nantes de 1998 à 1999). Et de préciser: "On sait que maintenant il y a des substituts aux néonicotinoïdes et au glyphosate", un autre produit phytosanitaire dont elle "espère que bientôt ce sera interdit aussi pour l'agriculture car les premières victimes ce sont les agriculteurs, leurs familles et leurs enfants".

"Il vaut mieux dire clairement les choses et ensuite que les décisions soient prises dans l'intérêt général et surtout en regardant le futur, pas le passé", a méchamment taclé Ségolène Royal fustigeant "les combats d'arrière-garde sur le maintien notamment des pesticides". "Aujourd'hui, il y une femme sur 10 qui est touchée par le cancer du sein et on continuerait à faire comme si de rien n'était par rapport aux pesticides ? c'est inacceptable".

dimanche 13 mars 2016

Ayrault redoute la confrontation avec ses électeurs de Nantes

A élection partielle, trouille partielle de Ayrault

Ayrault a peur des électeurs de 
son fief nantais

Son avenir est derrière lui
Chassé de Matignon en mars 2014, avec les Ecologistes radicaux, l'ex-premier ministre est revenu, en même temps que des écologistes modérés, au poste subalterne de ministre des Affaires étrangères en février 2016, ravi de revenir au pouvoir à Paris. Mais, à Nantes, Jean-Marc Ayrault doit maintenant se faire remplacer à l’Assemblée et affronter le verdict des électeurs de Loire-Atlantique. La mort de son suppléant en Loire-Atlantique le met en situation précaire: une législative partielle aura lieu les 17 et 24 avril, soit au beau milieu des préparatifs du référendum sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes qu'il défend et qui fracture la gauche. Avant sa nomination, personne n'y croyait: "Hollande et Valls ont bien assez de dossiers brûlants pour ne pas allumer un nouveau feu", estimait un dirigeant avisé de la majorité.  

Ayrault ne la sent pas du tout, cette élection. Il n'est plus fait mention de son bilan après deux ans à la tête du gouvernement et un dirigeant anonyme de la majorité nous fait croire que ses craintes seraient justifiées par le chaos sans nom du Parti socialiste, raison profonde et unique pour laquelle, malgré sa légendaire 'détermination', il ne va pas à la bataille.

Mais qui, sinon lui, devrait assumer cette candidature pour tirer la liste et laisser son nouveau suppléant siéger "au Palais Bourbon ? Celui qui est allé à Matignon sans aucune expérience gouvernementale et qui, à tout propos, s'y est déclaré "déterminé", n'est-il pas timoré, maintenant qu'à 66 ans il est chargé d'expérience ? 

Le contexte déliquescent n’a pas englouti les ambitions des prétendants

Ils étaient cinq à se présenter aux suffrages des militants socialistes jeudi soir. Le nom du premier adjoint (PS) au maire de Nantes, est rapidement sorti du chapeau, mais il n'a pas convaincu les militants PS, pas plus que Jérôme Sulim, 58 ans, salarié d’un organisme de Sécurité sociale (Brigitte Cestor, suppléante, également fonctionnaire, à l’INSEE), ni les Nantais Emmanuelle François et Riadh Brahim. 
Un deuxième tour doit départager la semaine prochaine Karine Daniel, 41 ans (ci-dessus à gauche), adjointe au maire de Nantes, chargée de l’Europe, de l’international et de l’université, vice-présidente à Nantes Métropole et enseignante à l’École supérieure d’agriculture d’Angers, et Jocelyn Bureau, 41 ans (ci-dessus à droite), ancien conseiller régional, conseiller municipal de la ville de Saint-Herblain, dont Ayrault fut le maire (1977-1989) et dont la suppléante serait Farida Rebouh, 49 ans, une adjointe, tous pensionnaires de l'écurie Ayrault.

Le prestigieux sortant fait défection.
Le message émis par cette reculade départementale est un mauvais signal dans ses nouvelles fonctions internationales. Pour sa première sortie "privée", le nouveau ­ministre des Affaires étrangères s'était rendu à Munich, au forum annuel sur la sécurité, suivi d'une réunion sur la Libye, entre patrons de la diplomatie européenne. A la différence de Hollande en Allemagne, les deux insignifiants ont alors été ignorés par la foudre sur leur avion. 
Observateur en région et transparent au Quai d'Orsay où on attend toujours une concrétisation forte de sa vision pour la France à l'étranger, Ayrault donnera sa première prestation publique en Côte d'Ivoire. Et ce sera, grandi par la présence de Bernard Cazeneuve, 1m65, à Abidjan en Côte d'Ivoire, frappée par un attentat islamiste qui a fait 16 morts. 
Sombre perspective pour les 14 mois à venir.

 

jeudi 6 décembre 2012

Florange : Hollande s'engage à tenir les engagements

Alors que les syndicats durcissent le ton, Hollande sort de sa réserve

Jeudi, Fos-sur-Mer bloqué, appel à la grève à Basse-Indre, menaces à Florange


Le conflit se radicalise et s'étend. Les salariés de l'une usine ArcelorMittal de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) bloquent l'entrée des camions approvisionnant le site, en solidarité avec leurs collègues de Florange, a constaté un huissier.  Par ailleurs, un appel à la grève pour lundi prochain a été lancé sur le site de Basse-Indre (Loire-Atlantique). Et les métallos de Florange (Moselle) vont occuper les hauts fourneaux du site sidérurgique lorrain, a annoncé jeudi 6 décembre le syndicaliste CFDT Edouard Martin devant la presse. "A partir d'aujourd'hui, on prend possession de l'usine, on va dans les hauts fourneaux", a déclaré le leader syndical, visiblement ému, entouré d'une quinzaine de militants. "Il n'y en a pas un qui touchera aux vannes de gaz", qui permettent de maintenir les installations en veille, a-t-il ajouté.
"Nous avons maintenant deux ennemis : le gouvernement et Mittal", a tonné Edouard Martin de la CFDT, syndicat pourtant réformiste et proche du PS. 

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L'annonce par la Commission européenne qu'ArcelorMittal a retiré une première version du projet expérimental Ulcos a mis le feu aux poudres. Le gouvernement fondait de grands espoirs de salut du site sidérurgique. "On est tous écoeurés, on a été trahis", a réagi Edouard Martin, fer de lance de la lutte syndicale des ouvriers de Florange. "On a deux ennemis: on va se battre contre Mittal et contre le gouvernement", a poursuivi le syndicaliste, qui a appelé François Hollande à reprendre "le dossier en main".


L'exécutif joue la montre


Le président Hollande est sorti de sa retraite pour parler jeudi soir.
 

Concernant l'avenir des hauts fourneaux, le chef de l'Etat, en marge d'un déplacement chez Emmaüs, a fait "la promesse" de faire en sorte que "ce qui a été engagé aussi pour faire que (le) projet Ulcos voit le jour auprès de l'Europe s(oit) mené à bien".

"Le gouvernement a pris des décisions, elles ne sont jamais faciles, ce sont des décisions courageuses qui permettent d'éviter un plan social à Florange, d'obliger l'actuel industriel Mittal à faire des investissements qui n'ont que trop tardé et à engager un plan Ulcos qui doit permettre qu'il y ait un avenir pour la filière chaude", a déclaré François Hollande visiblement impuissant

"Je peux dire ici que ces engagements seront tenus et j'en serai, avec le gouvernement, le garant", a-t-il certifié soulignant qu'il connaîit "les inquiétudes, les doutes". "Compte tenu du passé, des manquements, j'ai vu la détresse et la colère, j'en mesure aussi les causes", a-t-il encore polémiqué, après sept mois de pouvoir.

Et de poursuivre sur le ton empathique des déclarations redondantes et creuses: "Mais ma responsabilité est de faire qu'il y ait un avenir pour Florange et tous les engagements qui ont été pris seront tenus. Ce qui a été engagé aussi pour faire que ce projet Ulcos voie le jour auprès de l'Europe sera mené à bien, j'en fais ici la promesse", a assuré le président potiche.

Venu avec des élus de Lorraine rencontrer à Matignon le premier ministre sur l'accord passé avec Mittal sur Florange, le député PS Michel Liebgott (Moselle), lui a dit jeudi de son sentiment de se "faire entuber" par le groupe sidérurgiste.
Matignon et le groupe sidérurgique ont affirmé qu'il ne s'agissait que d'un contretemps, expliquant qu'Ulcos n'est pas mûr pour demander un financement européen

VOIR et ENTENDRE le député socialiste local accabler Mittal pour épargner le pouvoir PS:



Ils confirment qu'ils cherchent à gagner du temps. 
Ils affirment en effet que cela était prévu dans leur accord passé la semaine dernière sur l'avenir de Florange. Le compromis entre ArcelorMittal et le gouvernement prévoit que les installations de la filière liquide (ou chaude) -dont les hauts fourneaux nécessaires à la réalisation d'Ulcos- ne soient pas démontés pendant six ans et mis "sous cocon". Et dans six ans, Hollande repasserait le mistigri au suivant...

76% des Français ne font pas confiance au gouvernement pour obtenir les engagements pris par ArcelorMittal, ajoute un sondage Opinion Way-LCI.