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mardi 24 mai 2016

Pas de pénurie, selon le pouvoir; toutes les raffineries pourtant en grève, selon la CGT

Blocages de dépôts de carburant sans pénurie ?

Manuel Valls a de nouveau haussé le ton, hier soir

Rupture d'approvisionnement,
mais pas de pénurie ?
Depuis Jérusalem où il se trouve en déplacement, le Premier ministre a encore pris la parole dans la foulée d'une intervention musclée des forces de l’ordre à 4h00 du matin à Fos-sur-Mer. "Je veux une nouvelle fois rassurer les Français, leur dire que l'État fait preuve d'une grande fermeté pour qu'il n'y ait pas de pénurie de carburants", a-t-il affirmé, bien que la pénurie s'étende vers le sud depuis le grand ouest et le nord. 

Lundi matin, six des huit raffineries françaises étaient "à l'arrêt ou en cours d'arrêt" et elles sont maintenant toutes bloquées, ainsi que plusieurs dépôts de carburants, principalement dans le Nord-Ouest de la France, soit par une grève de leurs salariés soit par des actions extérieures de chauffeurs routiers ou de militants CGT étrangers aux raffineries venus en renfort.

Ces blocages ont lieu en protestation contre l'absence de débat et le passage en force du projet de loi contesté de réforme du Code du Travail. 

Mêmes débloquées, toutes les raffineries de France sont désormais en grève

Les militants CGT des Bouches-du-Rhône ont résisté aux forces de l'ordre dans un climat très tendu et le syndicat confirme ce matin le durcissement du mouvement, assurant que l'intervention du gouvernement est responsable de l'extension des blocages et de l'expansion de la pénurie.

07h - Les forces de l'ordre sont intervenues à 04h15 pour débloquer la raffinerie Esso ainsi qu'au dépôt de carburants de Fos-Sur-Mer (Bouches-du-Rhône),bloqués depuis la nuit dernière par plusieurs centaines de militants CGT. "Les gardes mobiles sont arrivés vers 04h30 et ont fait usage de canon à eau et de gaz lacrymogène pour faire partir les militants", a déclaré Olivier Mateu, secrétaire de la CGT des Bouches-du-Rhône. "Les militants se sont repliés sur l'Union Locale de Fos-sur-Mer", a-t-il ajouté. Le blocage du port pétrolier et du dépôt de Fos-sur-Mer avait entraîné une pénurie de carburant dans plusieurs centaines de stations du Sud-Est.

08h - La CGT annonce que les huit raffineries de France sont en grève sans donner plus de précisions pour le moment.

08h15 – Selon la CGT, la grève est désormais votée dans les huit raffineries que compte la France. "Une grève a été votée ce matin à Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime) en réaction à la charge des forces de l'ordre à Fos-sur-Mer", (…) "A Fos, la grève a aussi été votée. Plus aucun produit ne sort. Il y a maintenant huit raffineries sur huit en grève", a déclaré aux agences de presse Emmanuel Lépine, secrétaire fédéral du secteur pétrole de la CGT.

08h30 – Depuis Jérusalem, le chef du gouvernement promet que “d'autres sites seront libérés”, ajoutant : "il n'y aura pas de retrait" du projet de loi travail" et "la CGT est dans une impasse".

08h35 : La préfecture de la zone de défense et de sécurité de l'Ouest a appelé hier soir les automobilistes à cesser les "approvisionnements de précaution" en carburant. Car, comme le montre ce reportage, la réalité de la pénurie est telle que les automobilistes sont poussés à courir les stations-service pour faire le plein et la consommation serait plus élevée qu'à l'ordinaire.

Carburants : la peur de la pénurie

Si le ministre des Finances se veut ferme et rassurant. Aux abords des dépots de carburants et des raffineries les blocages se poursuivent. Ce soir au moins six des huit raffineries de pétrole implantées dans l'Hexagone sont touchées par la grève.. Alors à quoi faut-il s'attendre dans les prochaines heures ? Les stocks seront ils suffisant pour éviter la pénurie ?
08h45 - "Il ne faut pas inverser la hiérarchie des responsabilités. Qui est à l'origine des hostilités ? Ni les automobilistes privés de carburant et pointés du doigt, ni les salariés des compagnies pétrolières. C'est le gouvernement avec la manière et le fond du projet de loi réformant le code du travail, 130 pages qui débarquent un beau matin sans aucune concertation avec les organisations syndicales", a déclaré ce matin Bernard Thibault, ancien secrétaire général de la CGT et retraité (depuis juin 2014, à 55 ans) au poste d'administrateur du Bureau international du Travail (BIT), et qui reprend du service, sur Europe 1.

L'exécutif socialiste nie la pénurie de carburants



Toutes les raffineries de France sont déclarées en grève par la CGT ce matin, peu après 8h. La grève a été votée dans les huit raffineries du pays, alors que six étaient déjà bloquées hier par les opposants à la loi travail. La pénurie d'essence est désormais inévitable dans toute la France, alors que les stations service étaient déjà sous tension depuis une semaine et que les salariés du terminal pétrolier du Havre avaient eux aussi décidé de se mettre en grève hier soir.

La pénurie d'essence, niée par le gouvernement mais constatée par de nombreux automobilistes de l'Ouest et du Nord du pays depuis plusieurs jours, est donc en passe d'aggravation ce mardi 24 mai 2016.

Les difficultés d'approvisionnement en carburant persistaient lundi dans les stations-service avec de nouveaux blocages d'opposants au projet de loi travail. Selon les opérateurs, la situation devrait s'améliorer en fin de journée. Sur le terrain, comme ici aux pompes à essence du centre commercial Carrefour à Pontault-Combault, nous avons rencontré des automobilistes qui ont dû se rendre dans 4 stations avant d'en trouver une ouverte.

VOIR et ENTENDRE le vécu des automobilistes pris en otage que Valls dénonce, depuis le Proche Orient :

Face à la pénurie de carburants qui s'étend
peu à peu sur l'ensemble du territoire, les prix des produits pétroliers ont-ils tendance, oui ou non, à augmenter? Pour le moment, les professionnels répondent qu'il n'y pas de majoration senssible, mais "sur le terrain, la situation est plus nuancée, répond un bon connaisseur du secteur. Cela dépend en réalité de la marge de manœuvre dont disposent les gérants de stations-service. Certains disposent d'une latitude pour faire rapidement bouger les prix, d'autres pas. Cela dépend du réseau de distribution en question, selon qu'il soit affilié à un pétrolier, une enseigne de la grande distribution ou à un indépendant."
Et une huitième journée nationale de grèves et de manifestations est en outre programmée jeudi 26, à l'appel de l'intersyndicale CGT-FO-Solidaires-FSU-Unef-Fidl-UNL.

lundi 24 décembre 2012

Tapie à Marseille, une menace pour Mennucci (PS)

Mennucci (PS) vise la mairie UMP et  donc Tapie

 Combien de condamnés
autour de Mennucci ?
Le candidat PS demande une enquête parlementaire sur le rachat de La Provence



Patrick Mennucci cherche à jeter le soupçon sur le rachat de La Provence par Tapie
Le député et maire de secteur de Marseille a demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le rachat par Bernard Tapie des journaux du Pôle sud du groupe Hersant Médias (GHM), dont fait partie la Provence, avec Nice Matin et quelques autres.



L'élu marseillais cherche à faire partager ses doutes quant aux conditions du rachat des titres par Bernard Tapie, à parité avec la famille Hersant, dans une lettre ouverte adressée au président du groupe socialiste à l'Assemblée.


Bruno Le Roux, sans se prononcer dès à présent sur la constitution d'une commission d'enquête, a aussitôt estimé lundi qu'il serait "nécessaire" d'apporter des réponses aux "questions très sérieuses" que pose P. Mennucci.

Mennucci insinue que "cette prise de contrôle suscite bien des questions sur les conditions dans lesquelles cette transaction a pu avoir lieu". Le député fait notamment allusion à GHM qui s'apprête à investir 25 millions d'euros dans ce rachat malgré sa situation financière difficile.
Le rachat des titres du Sud et d'Outre-mer de GHM était soumis à un accord entre le groupe, les repreneurs et les 17 banques créancières, menées par BNP Paribas, à qui GHM doit déjà 215 millions d'euros, mais qui font visiblement confiance à l'entreprise de relance menée par B. Tapie.

Le socialiste distille le doute

Faute d'éléments, Mennucci s'interroge sur GHM...
"Dans quelles conditions (...) GHM a pu atteindre un endettement aussi important auprès de 17 banques ? (...) Comment est-il possible que ces prêts aient pu être consentis sans qu'aucune garantie n'ait été prise sur les biens personnels des membres de la famille Hersant, par ailleurs richissime ?", s'interroge le député.

Mennucci met nommément en cause l'administrateur judiciaire
Le porteur des valises de Désirdavenir Royal durant la présidentielle de 2007 se demande encore si " l'ensemble des groupes qui se sont intéressés à la reprise de GHM ont été traités également par l'administrateur judiciaire, M. Thévenot ". 

Il évoque aussi "des articles de presse laissant penser que l'administrateur judiciaire serait lié à Me Lantourne, l'avocat de Bernard Tapie et de GHM". L'une de ces sources est La Tribune, journal économique dont la PDG, Valérie Decamp, qui débuta dans la lingerie Chantelle puis au groupe NRJ, est la directrice Générale du journal gratuit Metro et administratrice de l’ONG Europanova, un think-tank visant à mobiliser et informer sur la construction européenne avec Sergio Coronado (EELV), Nicolas Véron, passé par le cabinet de Martine Aubry alors ministre PS, ou Gaëtane Ricard-Nihoul, membre du think tank Notre Europe, fondé par Jacques Delors (PS), le père de la Ch'tite Aubry (et Olivier Ferrand, homme politique (PS), fondateur et ex-président de Terra Nova, avant son décès cet été) au comité d'orientation.


Mennucci incite la commission à se pencher sur d'éventuelles manoeuvres qui, "limitant la concurrence, ont fait diminuer le prix d'acquisition": toutes éventuelles qu'elles aient pu être, ces supposées manoeuvres ont eu des effets, accuse-t-il avec assurance.


Ce malencontreux emplacement
est indécent pour
la plaque apposée
 

En conclusion de sa lettre, le député des Bouches-du-Rhône, ci-contre en feutre mou à la Defferre (c'est un ancien conseiller municipale sous Gaston Defferre), qui vise la mairie de Marseille en 2014, estime que cette proposition "fera oeuvre utile pour la liberté de la presse et la clarté des transactions devant les tribunaux"...


D'après Bruno Le Roux, "Patrick Mennucci pose des questions très sérieuses sur le groupe Hersant, sur le tribunal de commerce, sur l'action de Bernard Tapie qui méritent des réponses". L'ex-député de Seine-Saint-Denis qui s'apitoya sur le sort de la parachutée, Sa Cynique Majesté Royal,   après sa défaite de La Rochelle, préside depuis 2000 la Fédération Léo Lagrange, réseau d'associations d'éducation populaire appartenant à la nébuleuse d'associations socialistes proches de la FSU.

"Dès la rentrée parlementaire [à la mi-janvier], j'en discuterai avec les responsables du groupe socialiste. On verra si la réponse est la constitution d'une commission d'enquête", a-t-il indiqué.


Mennucci cherche aussi à faire main basse sur Ouest Etang de Berre

Il fut le premier en avril 2007 à proposer l'extension de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) vers l'ouest de l'étang de Berre.

Et la ministre Lebranchu s'intéresse au filon et - malgré l'hostilité farouche des habitants du triangle Fos, Martigues et Istres - "offre" de fusionner avec le SAN Ouest Provence et de récupérer la taxe professionnelle générée par la zone industrialo-portuaire, située sur le territoire de la commune de Fos-sur-Mer.

N.B. Les photos 1 et surtout 3 (la plus marrante!) sont, semble-t-il, l'oeuvre  revendiquée (mais documentée par PaSiDupes) d'un sympathique vigilant malveillant, Jojomigrateur (un obsédé du copyright, Georges Robert), qui nous fait un caca nerveux, légitime ou non, bien qu'elle soit non signée dans les moteurs de recherche
En revanche, malgré leurs hautes teneurs idéologique, littéraire et artistique, tous nos documents sont en accès libre : nous n'avons aucun sens de la propriété !
Ce qui est sûr (néanmoins), c'est que les groupies de Mennucci n'aiment pas  notre travail. Ca arrive et nous réjouit !
Il peut maintenant baisser les bras, ci-contre: la fin du monde, c'est passé...



Pour Noël et entretenir l'amitié, nous lui offrons cette photo aérienne de la misérable demeure de l'élue PS, Samia Ghali, dans les quartiers défavorisés du nord de Marseille, puisqu'à coup sûr elle manque à sa collection. 

jeudi 6 décembre 2012

Florange : Hollande s'engage à tenir les engagements

Alors que les syndicats durcissent le ton, Hollande sort de sa réserve

Jeudi, Fos-sur-Mer bloqué, appel à la grève à Basse-Indre, menaces à Florange


Le conflit se radicalise et s'étend. Les salariés de l'une usine ArcelorMittal de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) bloquent l'entrée des camions approvisionnant le site, en solidarité avec leurs collègues de Florange, a constaté un huissier.  Par ailleurs, un appel à la grève pour lundi prochain a été lancé sur le site de Basse-Indre (Loire-Atlantique). Et les métallos de Florange (Moselle) vont occuper les hauts fourneaux du site sidérurgique lorrain, a annoncé jeudi 6 décembre le syndicaliste CFDT Edouard Martin devant la presse. "A partir d'aujourd'hui, on prend possession de l'usine, on va dans les hauts fourneaux", a déclaré le leader syndical, visiblement ému, entouré d'une quinzaine de militants. "Il n'y en a pas un qui touchera aux vannes de gaz", qui permettent de maintenir les installations en veille, a-t-il ajouté.
"Nous avons maintenant deux ennemis : le gouvernement et Mittal", a tonné Edouard Martin de la CFDT, syndicat pourtant réformiste et proche du PS. 

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo



L'annonce par la Commission européenne qu'ArcelorMittal a retiré une première version du projet expérimental Ulcos a mis le feu aux poudres. Le gouvernement fondait de grands espoirs de salut du site sidérurgique. "On est tous écoeurés, on a été trahis", a réagi Edouard Martin, fer de lance de la lutte syndicale des ouvriers de Florange. "On a deux ennemis: on va se battre contre Mittal et contre le gouvernement", a poursuivi le syndicaliste, qui a appelé François Hollande à reprendre "le dossier en main".


L'exécutif joue la montre


Le président Hollande est sorti de sa retraite pour parler jeudi soir.
 

Concernant l'avenir des hauts fourneaux, le chef de l'Etat, en marge d'un déplacement chez Emmaüs, a fait "la promesse" de faire en sorte que "ce qui a été engagé aussi pour faire que (le) projet Ulcos voit le jour auprès de l'Europe s(oit) mené à bien".

"Le gouvernement a pris des décisions, elles ne sont jamais faciles, ce sont des décisions courageuses qui permettent d'éviter un plan social à Florange, d'obliger l'actuel industriel Mittal à faire des investissements qui n'ont que trop tardé et à engager un plan Ulcos qui doit permettre qu'il y ait un avenir pour la filière chaude", a déclaré François Hollande visiblement impuissant

"Je peux dire ici que ces engagements seront tenus et j'en serai, avec le gouvernement, le garant", a-t-il certifié soulignant qu'il connaîit "les inquiétudes, les doutes". "Compte tenu du passé, des manquements, j'ai vu la détresse et la colère, j'en mesure aussi les causes", a-t-il encore polémiqué, après sept mois de pouvoir.

Et de poursuivre sur le ton empathique des déclarations redondantes et creuses: "Mais ma responsabilité est de faire qu'il y ait un avenir pour Florange et tous les engagements qui ont été pris seront tenus. Ce qui a été engagé aussi pour faire que ce projet Ulcos voie le jour auprès de l'Europe sera mené à bien, j'en fais ici la promesse", a assuré le président potiche.

Venu avec des élus de Lorraine rencontrer à Matignon le premier ministre sur l'accord passé avec Mittal sur Florange, le député PS Michel Liebgott (Moselle), lui a dit jeudi de son sentiment de se "faire entuber" par le groupe sidérurgiste.
Matignon et le groupe sidérurgique ont affirmé qu'il ne s'agissait que d'un contretemps, expliquant qu'Ulcos n'est pas mûr pour demander un financement européen

VOIR et ENTENDRE le député socialiste local accabler Mittal pour épargner le pouvoir PS:



Ils confirment qu'ils cherchent à gagner du temps. 
Ils affirment en effet que cela était prévu dans leur accord passé la semaine dernière sur l'avenir de Florange. Le compromis entre ArcelorMittal et le gouvernement prévoit que les installations de la filière liquide (ou chaude) -dont les hauts fourneaux nécessaires à la réalisation d'Ulcos- ne soient pas démontés pendant six ans et mis "sous cocon". Et dans six ans, Hollande repasserait le mistigri au suivant...

76% des Français ne font pas confiance au gouvernement pour obtenir les engagements pris par ArcelorMittal, ajoute un sondage Opinion Way-LCI.

mardi 9 octobre 2012

Emploi: Hollande fait déchanter la CGT

Pour l'emploi, des milliers de salariés ont repris le chemin de la rue

Des dizaines de milliers de salariés sont descendus dans la rue mardi à l'appel de la CGT

Tandis que le Redresseur productif prétend avoir déjà sauvé 15.000 emplois, l'organisation syndicale d'extrême gauche a pris le pari d'organiser seule une mobilisation visant le gouvernement socialo-écolo qu'elle enjoint de protéger l'emploi, sans céder aux sirènes du patronat.  

Sur fond de plans sociaux en cascade et d'envolée du chômage, la CGT a appelé à des arrêts de travail et à des manifestations, sa première initiative depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir.La centrale s'est félicitée de cette forte mobilisation qui, selon elle, a réuni 90.000 manifestants dans tout le pays.

Partout, dans les défilés, les salariés victimes de plans sociaux -PSA, Florange, Fralib, Doux... - étaient en première ligne.
Cette journée est "une réussite", clame Bernard Thibault, numéro un de la centrale, au départ du défilé parisien place d'Italie. La CGT a annoncé 25.000 participants dans la capitale, la police 11.000.
Cette journée est "un avertissement", à la fois aux "pouvoirs publics et au patronat" et "une mobilisation pour obtenir des négociations qui sécurisent l'emploi", a lancé B. Thibault.



L'autre grande centrale, la CFDT, épaule le gouvernement 

Elle compte sur les négociations en cours avec le patronat pour obtenir des avancées, alors que la CGT prône l'affrontement et clame qu'il ne faut "pas s'en remettre au seul terrain de la négociation", a prévenu le leader cégétiste pour qui il faut faire pression sur le gouvernement afin qu'il adopte rapidement la loi promise empêchant les licenciements abusifs.



"Hollande, qu'est ce qu'il glande ?", lançaient au mégaphone plusieurs dizaines de salariés d'ArcelorMittal montés à Paris. Les métallurgistes et sidérurgistes lorrains , qui forment le gros bataillon du cortège parisien, faisaient éclater pétards et fumigènes. Nono "Montebourg bricolo", renchérissaient leurs camarades des sites de Dunkerque (PS) et Fos-sur-Mer (PS), fumigènes en main.



Les usines en sursis "ne peuvent attendre trois mois une loi", déclarait  Sébastien Thomas, délégué CGT à Fos.

Les villes socialistes particulièrement visées

Au Mondial de l'automobile, des incidents ont éclaté
Des centaines de salariés d'entreprises, dont PSA, qui tentaient, à l'appel de la CGT et d'autres syndicats, de pénétrer dans le salon, en ont été empêchés par les forces de l'ordre usant de gaz lacrymogènes.

L'appel de la CGT a été aussi entendu par les 2.400 dockers et les 1.200 agents du port UMP du Havre, fortement perturbé, selon la CGT. 
Grévistes et militants - quelque 3.000- ont défilé dans les rues pour dire que "cette Europe-là on n'en veut pas", alors que l'Assemblée nationale a adopté mardi le traité budgétaire européen voulu par Nicolas Sarkozy.

Quelque 30% des effectifs du grand port PS de Nantes-Saint Nazaire et une partie de la manutention avaient aussi observé une grève, selon la direction.

A Rennes, les salariés de Doux, de PSA, des chantiers navals, d'EDF, des hôpitaux, venus de toute la Bretagne et des Pays de la Loire se sont rassemblés en un cortège de 5.500 personnes, selon la CGT, la moitié selon la police. 

Des salariés de Technicolor à Angers, dont l'usine est menacée, étaient aussi là. 

Un cortège à Bourges, a rassemblé 310 salariés, selon la police, 400 selon le syndicat.

Les patrons "plus rapaces que pigeons"

Ils étaient 3.500 selon la police, 7.000 selon le syndicat, à Bordeaux (UMP). "On veut lancer un signal d'alerte au gouvernement et au MEDEF. Les grands patrons, pas tous mais la plupart, sont plus des rapaces que des pigeons", lance Philippe Mediavilla, secrétaire régional Aquitaine de la CGT.

A Lyon (PS), 10.000 manifestants, selon la CGT, 3.300 selon la préfecture, ont défilé, venant des huit départements de la région Rhône-Alpes. Une centaine d'arrêts de travail ont été enregistrés, dans la métallurgie et la chimie, a indiqué la CGT.

Une délégation des ouvriers de Fralib dans les Bouches-du-Rhône socialistes a défilé aux côtés de quelque 2.000 salariés à Marseille: "On est là pour défendre nos emplois", disaient-ils. Un éléphant géant emblème de la marque Lipton était installé sur un camion tandis que des haut-parleurs rythmaient le cortège: "A bas les profiteurs, les patrons, les voleurs, vivent les travailleurs !".

Quelque 9.000 personnes selon la CGT, 2.500 selon la police, ont défilé à Toulouse, parmi eux de nombreux salariés de Sanofi, Freescale, le fabriquant de crème glacée Pilpa de Carcassonne (PS), en butte à des fermetures d'entreprise.

A Epinal, 3.000 manifestants venus du Grand Est selon la CGT, la moitié selon la police, sont descendus dans la rue. Dans les cortèges des salariés de deux sous-traitants de PSA - TRW et Cimest - placés en redressement judiciaire et de Bihr, leader français de la corderie agricole.

A Besançon, le service des transports en commun de l'agglomération était assuré à 55% et plus d'une centaine de personnes ont défilé.



mercredi 4 juillet 2012

Menaces sur ArcelorMittal de Fos-sur-Mer, selon la CGT

Le flamboyant Montebourg saura-t-il maintenir la flamme allumée ?



Février 2012: interpellé par les leaders CFDT, CGT, FO, CGC, le candidat F. Hollande s'était dit heureux d'être parmi ces sidérurgistes. L'un d'eux avait salué le "courage" du candidat PS d'être venu sur place.

L'un des hauts fourneaux de l'aciérie ArcelorMittal de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) est menacé d'une mise à l'arrêt de plus d'un an, a dit mardi le syndicat CGT, qui craint pour l'avenir d'un site employant plus de 2.800 personnes.

Alain Audier, secrétaire général de la CGT d'ArcelorMittal Fos-sur-Mer, a tenu une conférence de presse pour annoncer de futurs problèmes supplémentaires et promettre des actions.

"Des cadres et des ingénieurs ont été convoqués par la direction pour leur demander une réduction des coûts fixes de 50 euros par tonne d'acier d'ici octobre, faute de quoi l'un des hauts fourneaux du site serait arrêté pour une période de 12 à 15 mois", a-t-il expliqué.

"Le site produit actuellement plus de 4,5 millions de tonnes d'acier annuellement. Si l'un des hauts fourneaux est à l'arrêt, nous ne pourrons pas faire plus de 2,5 millions de tonnes. Le site de Fos-sur-Mer ne serait alors plus rentable. L'arrêt du haut fourneau conduira à la fermeture de l'usine", a-t-il ajouté.

La direction conteste cette interprétation 

"
Contrairement à ce qui a pu être dit, aucune annonce de mise à l'arrêt d'une installation de fabrication n'a été faite", a-t-elle déclaré.

Mais la presse belge fait également état d'un plan de réduction d'effectifs dans ses fonctions administratives en Europe, qui pourrait concerner un poste sur trois. L'objectif est d'économiser 25% supplémentaires dans la zone. Le plan, baptisé "Lean" (qui pourrait se traduire par "allégé", ou "maigre") devrait concerner les branches aciers plats au carbone dans plusieurs pays européens, dont la France, la Belgique, le Luxembourg et l'Espagne. 

La CGT va demander la réunion d'un comité central d'entreprise extraordinaire pour y faire valoir un droit d'alerte.

Le syndicat entend saisir le gouvernement sur l'avenir de cette aciérie, inaugurée en 1974.

ArcelorMittal a déjà annoncé le 1er juin que
les deux hauts fourneaux de son usine lorraine de Florange (Moselle) resteraient éteints au moins jusqu'à la fin de l'année, et on craint aussi pour le maintien de l'activité en Lorraine.
L'aciérie de Fos-sur-Mer emploie 2.600 personnes en CDI et 250 intérimaires.

Dans les entreprises sous-traitantes, plus de 2.000 foyers pourraient être en outre frappés par les destructions d'emplois.
On arrive à 4.600 menaces de suppressions d'emplois en région socialo-communiste (Fos, Port-de-Bouc et Martigues).


Vers un nouveau Florange ?

Depuis février, à Florange (Moselle), les  d'ArcelorMittal demandent le rallumage des deux hauts-fourneaux, à l'arrêt depuis l'automne 2011. 

La direction, qui assure qu'il s'agit, comme à Fos-sur-Mer, d'une mise en veille temporaire imposée par une demande insuffisante, a annoncé le 1er juin une prolongation de six mois de l'arrêt.

Selon Sébastien Thomas, délégué CGT du site de Fos, les coûts de production du site sont élevés en raison de l'état de "délabrement de l'usine".

La direction a demandé à tous les salariés de prendre l'intégralité de leurs congés cet été, mais "cela ne permet une réduction des coûts que de deux euros", a encore précisé le syndicaliste, qui a ajouté qu'un tel "chantage" avait déjà été fait à l'encontre des sous-traitants de l'usine, avec le même objectif de réduction des coûts.




mercredi 7 septembre 2011

Bouches-du-Rhône: un premier condamné socialiste pour corruption

L'information a minima et à l'arrache

La Provence titre sobrement...


"Corruption : Bernard Granié condamné à deux ans de prison ferme"

Les Provençaux ne sauront pas qui est Granié

Il faut aller chercher dans l'article du 07 septembre 2011 à 14H21:
Le président socialiste du San Ouest Provence et adjoint au maire de Fos, Bernard Granié, a été condamné cet après-midi à deux ans de prison ferme et 100 000 euros d'amende par la Cour d'Appel d'Aix pour favoritisme et corruption.

A cette peine, les magistrats ont ajouté une
inéligibilité de 5 ans
.

Le président s'était fait excuser

Granié qui n'était pas présent lors du délibéré à cinq jours pour se pourvoir en cassation. Un recours qui est suspensif de toutes les peines.

En Bretagne, Le Télégramme est moins laconique...

Il titre en clair:
Bouches-du-Rhône. Corruption : deux ans ferme pour un élu PS

Condamné en appel par la justice à deux ans de prison ferme, 100.000 € d'amende, et cinq ans d'inéligibilité.

Lui-aussi, comme le frère de Jean-Noël Guérini, président du CG des Bouches-du-Rhôen), il était poursuivi pour corruption dans le cadre d'un marché public de collecte des déchets. Il fallait le rappeler pour la bonne compréhension des électeurs du département socialiste.
Lien PaSiDupes: Corruption du PS: les réseaux internationaux de l'affaire Guérini

On apprend ensuite que cette condamnation en appel est plus sévère qu'en première instance où il avait été condamné le 20 janvier 2010 à un an de prison ferme, cinq ans d'inéligibilité et 100.000 euros d'amende.
Lien PaSiDupes: l'étau se resserre sur les frères Guérini

On apprend enfin que Granié se pourvoit en cassation
Bernard Granié a indiqué cet après-midi dans un communiqué qu'il allait se pourvoir en Cassation. " Je ne critiquerai pas la décision rendue, même si elle semble avoir ignoré mes arguments. J'attends avec confiance que la cour de Cassation sanctionne cette curieuse procédure qui a été organisée sur la seule foi de déclarations mensongères et intéressées."

300.000 € en liquide

Combien de fois le SMIC ?

Bernard Granié est condamné pour avoir perçu, entre 2003 et 2006, 300.000 euros en liquide de la société Provence Recyclage, en échange d'informations sur un marché de collecte des déchets attribué par la collectivité. Les malversations avaient été révélées à l'issue d'une enquête des services de la répression des fraudes (DGCCRF), réalisée en 2005.

Un complot ?
Quoi qu'il en soit, les Provençaux auraient avantage à prendre leurs informations auprès du Télégramme...de Brest !

Ils y liront que François Bernardini, actuel maire d'Istres (Bouches-du-Rhône) et ancien président du Conseil général des Bouches-du-Rhône (mars 1998-juin 1998), a justement repris sa carte du PS.
Or, le 25 octobre 2000, le premier secrétaire de la fédération PS des Bouches-du-Rhône de 1990 à 2000 fut condamné à 18 mois de prison avec sursis, 200 000 francs d'amende et 2 ans d'inéligibilité, puis en appel, le 27 juin 2001, à une peine portée à dix-huit mois de prison avec sursis, 400 000 francs d'amende et cinq ans d'inéligibilité. Pour ingérence, détournement de fonds publics, abus de confiance et abus de biens sociaux.

Aurait-il aussi des vues sur les ordures déchets ?

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mercredi 9 mars 2011

Gaudin, président du groupe de la majorité au Sénat

A Marseille, le sénateur-maire redore le blason souillé par Guérini

Jean-Claude Gaudin (1939) a été élu mardi président du groupe UMP du Sénat, poste devenu vacant après la récente nomination de Gérard Longuet au gouvernement comme ministre de la Défense, a annoncé le groupe.

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin remplacera ce dernier à la vice-présidence du Sénat
, aux termes d'un accord entre J-Claude Gaudin, Jean-Pierre Raffarin et le président du Sénat, Gérard Larcher, qui avait apporté publiquement son soutien au maire de Marseille.

Jean-Claude Gaudin devra partager son poste de président de la commission des investitures électorales de l'UMP
avec Brice Hortefeux, qui rejoint le Sénat.

La "priorité" du président Jean-Claude Gaudin

Il aura la lourde tâche de "conserver la majorité du Sénat, d'assurer la réélection du président Larcher et d'accroître notre potentialité dans la majorité présidentielle".
La moitié des sénateurs seront en effet renouvelés en septembre prochain, et la gauche se promet de faire basculer le Sénat pour la première fois de son côté.
Un défi que les socialistes des Bouches-du-Rhône lancent au PS

Les tribunaux s'occupent en effet des vertueux donneurs de leçons:
- François Bernardini, maire d'Istres: lien PaSiDupes
- Bernard Granié: lien PaSiDupes
- Sylvie Andrieux: lien PaSiDupes
- Alexandre Guérini est déjà en prison (lien PaSiDupes), mais a droit à un appartement HLM (lien PaSiDupes): ça fait 'peuple' ?
- Jean-Noël Guérini, impliqué dans les affaires, attend son tour (lien PaSiDupes)
et porte plainte contre le camarade Montebourg (PS) qui l'accuse pour sa gestion féodale du CG13 et de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône. (lien PaSiDupes)

Sans parler de Michel Vauzelle qui, dans un autre registre, se flatte d'être le président socialiste de la plus grande région musulmane de France: lien PaSiDupes