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samedi 12 janvier 2019

Soupçons de fraude : le site "vente-privee.com", épinglé par Bercy

Sur le banc des accusés, un proche de Macron...

Le site est soupçonné d'avoir falsifié le prix de référence de ses articles pour donner l'illusion d'une bonne affaire


Janvier 2016 : GRANJON, PDG et fondateur de Vente-privée.com 
accueille Emmanuel MACRON pour l'inauguration 
du nouveau bâtiment de vente-privée à Saint-Denis

La DGCCRF soupçonne le groupe français de commerce en ligne d'avoir falsifié le prix de référence des articles,
à partir duquel est calculé le taux de réduction pratiqué.
Les réductions trop avantageuses sont parfois une arnaque...
"Il est reproché à l'entreprise d'avoir cherché à donner à ses clients l'illusion de faire une bonne affaire en mettant en place différentes stratégies frauduleuses visant à construire un 'prix de référence' fictif", indique le communiqué de l'organisme. 

Les conclusions de son enquête sur vente-privée.com ont été transmises à la procureure de la République de Bobigny, a annoncé ce jeudi la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.
Trop rose pour être honnête...



La vente en ligne surveillée de près

Des enquêtes régulières pour lutter contre ce type de pratiques commerciales frauduleuses ont notamment conduit la DGCCRF à ouvrir récemment des procédures contentieuses à l'encontre de 19 enseignes d'e-commerce, qui ont donné lieu au paiement de plusieurs millions d'euros d'amendes dans le cadre de transactions pénales.

L'enquête s'est appuyée sur des constatations effectuées sur le site internet de l'entreprise et sur l'analyse de documents saisis au cours de perquisitions, menées dans ses locaux, en juin 2016, il y a 18 mois, pendant la campagne présidentielle de Macron. "Des 'prix de référence' qui ne correspondaient dans les faits à aucune réalité économique étaient utilisés pour afficher des taux de promotion particulièrement attractifs", a constaté la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. 

La vente à distance sur internet, tout particulièrement sous forme de vente "événementielle", fait l'objet d'une "attention particulière" de la part des services de la DGCCRF, précise le communiqué. En effet, "des pratiques déloyales consistant à annoncer des réductions de prix trompeuses construites à partir de prix de référence illusoires biaisent les choix des consommateurs et perturbent le bon fonctionnement des marchés en induisant une concurrence déloyale", souligne l'organisme, qui contrôle la loyauté des prix affichés et des pratiques promotionnelles. 

Un entrepôt de vente-privée à Montagny-les-Beaune, le 17 avril 2015.
Un entrepôt de vente-privée à Montagny-les-Beaune, le 17 avril 2015
Granjon a les dents longues et la morale courte 

Le PDG à succès de Vente-privee.com investit dans le marché de la culture
Il vient d'acheter son troisième théâtre parisien. Ce n'est pas un hasard: il veut faire du spectacle et de la billetterie sur Internet l'un des axes de diversification de son entreprise.

Sa longue chevelure grasse, ses tee-shirts ouverts sur son poitrail velu et ses bagouzes de mac n'ont de lunaire que le look. Il ne faut pas se fier à ses airs de chanteur de rock des années 1970. Jusqu'au fond de ses poches, Jacques- Antoine Granjon reste un capitaliste de coeur. Si sa société-mère vient de mettre la main sur les Bouffes-Parisiens, Paris 2e, après avoir acheté le Théâtre de Paris (9e) - depuis 2013 - et celui de La Michodière, en 2014 -qu'on est en droit de boycotter tous, c'est  le fruit d'une stratégie mûrement réfléchie et d'une étude de marché. 

Que vient faire en effet le roi du "déstockage événementiel" sur Internet dans le spectacle vivant? Quel rapport entre les chaussures et la culture? En quoi un vendeur de meubles de jardin, de blousons et de poêles à frire est-il légitime pour programmer des "artistes" et des "auteurs" dans de grandes salles parisiennes? "Quand un spectacle ne fait pas salle pleine, que font en général les producteurs? interroge Granjon. Ils tentent de vendre les places restantes moins cher. Cela s'appelle du 'yield management" (avant lui, la SNCF et l'hôtellerie ont pratiqué ce type de gestion fondée sur la flexibilité tarifaire qui permet d'optimiser au maximum l'occupation des trains ou des chambres et le chiffre d'affaires des sociétés) et c'est exactement notre savoir-faire." 
 
Vente-privee.com est une réussite rapide. En quelques années, cette société surgie du néant est devenue un poids lourd de la vente sur Internet, avec 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires, 2.800 salariés et 30 millions de clients à travers l'Europe. C'est parce qu'il cherchait à étendre son champ d'activité que Granjon s'est intéressé à la culture, même si, comme souvent, l'idée est née d'un concours de circonstances. 
"Il y a quelques années, raconte-t-il, Alain Chamfort a annoncé dans un de ses clips qu'il n'avait plus de producteur - il venait de se faire sortir d'Universal. Je l'ai appelé, nous nous sommes rencontrés et je lui ai proposé de distribuer un nouvel album sur notre site. Nous en avons vendu 20.000 !" 
Très vite, Johnny Hallyday, Michel Polnareff et Patricia Kaas bénéficient à leur tour de la force de vente de Vente-privee.com. Pour ses 50 ans, Florent Pagny donne 32 concerts, vendus uniquement sur le site de Granjon. Quant à M. Pokora, il remplit quatre Bercy, dépassant les rêves les plus fous de son producteur. La participation de ces artistes à des "divertissements" télévisés a toutefois largement contribué à ce succès.

Car l'ambition de Granjon ne se limite pas à la gestion de ses seuls théâtres. A travers sa nouvelle filiale, Venteprivee Entertainment, c'est l'ensemble du secteur du spectacle vivant qui lui fait retrousser les babines. Son premier objectif consiste à devenir un géant de la vente de billets sur Internet. Mais il voit plus loin ou, plus exactement, plus large. Il propose aussi à des établissements et à des festivals d'éviter les commissions empochées par Carrefour ou TickeTac, en maîtrisant leur billetterie grâce à une société dont il est devenu actionnaire, Weezevent : curieusement, "les Vieilles Charrues" ont déjà topé avec le capitaliste. 
Il peut également jouer les producteurs ou les coproducteurs dans n'importe quelle salle de France et de Navarre (Dirty Dancing au Palais des Sports, par exemple). Enfin, il trouve en ce monde de paillettes une jolie publicité gratuite - le disque de chansons d'amour d'Iggy Pop, qu'il a produit, lui a valu d'innombrables retombées dans les media. 

Acheter la Michodière ou les Bouffes parisiens a donc pour lui un ultime intérêt. Ces investissements lui attirent  la ...confiance en lui apportant la notoriété, la crédibilité et les réseaux qui lui manquaient auprès des artistes et des producteurs. La rentabilité de ses théâtres ne lui est pas indifférente - "Ce n'est pas du tout une danseuse !" insiste-t-il, mais elle est relative. 

Soucieux de ne pas perdre d'argent, le fripier a toutefois pris soin de s'entourer de professionnels reconnus (Richard Caillat, Dominique Dumond, Stéphane Hillel) et fixe la ligne générale de la programmation : "Du divertissement intelligent. Quand vous voulez attirer 800 ou 1000 personnes chaque soir pendant quatre ou cinq mois, il n'y a pas de mystère: il vous faut de la qualité et du talent partout, des auteurs aux acteurs." A la rentrée, les Bouffes parisiens programmeront 'Acting', une pièce écrite par Xavier Durringer pour Niels Arestrup et Kad Merad. Il ne prend pas de risques : la pièce de 2012 a déjà tourné en régions. 

La suite? Le quinquagénaire a un autre objectif priorité désormais. "Il nous faudrait une salle de musique, plus polyvalente, un domaine où nous ne sommes pas présents." Officiellement, aucune transaction n'est en cours, mais il regarde tous les dossiers qui se présentent. Connaissant le personnage, le coup de théâtre aurait pu être retentissant, si la justice n'avait pas mis de la moralité dans son ascension... 

Granjon a pour un paradis fiscal une attirance fatale 

Ce promoteur du 'Made in France' ne boude pas le Luxembourg.
Comme d'autres dirigeants de ses filiales, notre Jacques- Antoine y a plusieurs actifs, à la fois à titre personnel, mais aussi pour le compte de la société, rapporte le site d'information Les Jours.
"Avec le concours de l'entreprise de domiciliation United Trust, il (Granjon) a créé au Luxembourg, à partir de 2009, une dizaine de Soparfi, des sociétés de participations financières. Certaines sont des filiales de Vente-privee.com, d'autres ont une vocation patrimoniale", explique le site.

Parmi elles, Orefa, propriété conjointe de Jacques-Antoine Granjon et de l'un de ses associés, Julien Sorbac, crée en 2009.
Elle a été fondée par Orefi, holding de contrôle de la société Vente-privée et a "pour objet l'acquisition et l'aliénation d'une collection d'oeuvres d'art" et ..."d'avions", ainsi que leur gestion et valorisation, peut-on lire  sur Legilux, le Journal officiel du Luxembourg.
Elle "a en outre pour objet l'acquisition, la gestion, la mise en valeur et l'aliénation de participations, de quelque manière que ce soit, dans d'autres sociétés luxembourgeoises et étrangères", précise Legilux.

Interrogé, Granjon a juré par mail "ne pas avoir de holding personnelle au Luxembourg". "Ma holding personnelle Orefi (...) est franco-française, mais elle dispose d'une filiale au Luxembourg, la société Orefa, consacrée aux investissements étrangers, dont les murs qui abritent nos sièges sociaux et tous nos bureaux à Luxembourg", a-t-il assuré, dénonçant un "article à charge destiné à nous porter préjudice"...

Or, selon Les Jours, Orefa s'est porté acquéreur d'un immeuble entier au Luxembourg, qui abrite une galerie d'art, mais Orefa sert surtout de "boite aux lettres" à plusieurs autres "holdings utilisées par les associés de Vente-privee.com, ainsi que celui de Jacques-Antoine Granjon".

Les Jours souligne qu'Orefa comme toutes les autres sociétés de l'immeuble "n'ont aucune activité, et ne comptent aucun salarié". Leur principal actif est une participation dans la SAS française Oredis, la maison-mère de Vente-Privée, ajoute l'article.
Enfin, le site luxembourgeois a pour fonction "d'abriter des filiales de Vente-privee.com pour lui permettre de se développer à l'international "sans frottements fiscaux" ", est-il écrit.

Granjon reconnaît que Vente-privée "dispose de plusieurs filiales dans l'Union Européenne, ainsi qu'au Luxembourg" et que "l'une d'elle a été utilisée pour les investissements" de la société aux USA.
Mais il souligne également que "toutes les activités de Vente-privee.com sont centralisées à St Denis en France où nous payons nos charges sociales et nos impôts sur l'intégralité de nos bénéfices et chiffre d'affaires". 

Nos start-ups sont à bonne école

Résultat de recherche d'images pour "Station F Macron  Niel"En 2011, ce proche de Macron a lancé l'Ecole européenne des métiers de l'Internet (EEMI) avec Xavier Niel (dirigeant du fournisseur d'accès à Internet Free, copropriétaire du groupe Le Monde et actionnaire principal de plusieurs start-ups, dont 'Tipeee', avec Laurent Ruquier, en novembre 2015, pour la rémunération des vidéastes), Marc Simoncini (site web de rencontre par internet Meetic) et Alain Malvoisin (Cours Fides, etc).

En octobre 2014, dans les media,est annoncée avec tapage la création du plus grand incubateur de jeunes pousses au monde, dans le treizième arrondissement parisien, à la Halle Freyssinet, Xavier Niel annonce. 
Le 29 juin 2017 à Paris, il inaugure en présence du président Emmanuel Macron le campus 'Station F' (ci-dessus). Et, parmi ses partenaires, on note l'entreprise Vente-privee.com...

mardi 16 avril 2013

Patrimoine: Najat Vallaud-Belkacem, pas franche du collier ou petite tête de linotte

Les petits mensonges de Najat Vallaud-Belkacem 
On lui donnerait le bon dieu sans confession...
Si certains ministres zélés avaient anticipé la date limite du 15 avril pour appliquer les nouvelles règles vertueuses de transparence imposées par un Elysée dans la tourmente, certains ont fait dans la presse des déclarations  quelque peu sous-estimées le montant de leur patrimoine.

C'est notamment le cas de la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem. La semaine dernière, la petite menteuse en col Claudine se prévalait d'un patrimoine de seulement 25.000 euros. Un chiffre avancé à plusieurs reprises -avec autant de candeur que d'aplomb, mais que la déclaration de patrimoine officielle de la ministre est venue quelque peu contredire.
VOIR et ENTENDRE quel est, à l'en croire, "les yeux dans les yeux", le petit "patrimoine" de Najat Vallud-Belkacem :

La ministre des Droits des femmes y déclare plusieurs comptes en banque - en France - à la Banque postale, dont l'un affiche le solde de 54.980,02 euros. Soit plus du double de ce qu'elle avait déclaré quelques jours auparavant. 

Négligence bien naturelle de la part d'une ministre ou simple oubli? 
Toujours est-il que le patrimoine global réél de Najat Vallaud-Belkacem, estimé à 106.000 euros, est donc le double de ce qu'elle affiche. "Le problème c'est que quand on s'engage dans la transparence, il faut tout dire ou alors on vous accuse d'omission, "  admet la petite rouée a postériori, ce mardi 16 avril sur BFMTV

Mais on ne sait toujours rien de ses avoirs au Maroc.

Najat Vallaud-Belkacem est-elle donc la bonne personne pour porter la parole du gouvernement ? 

L'affaire Cahuzac donne à penser qu'elle est tout à fait adaptée, voire prédisposée.

Elle annonce une "liste noire" des métiers incompatibles avec un mandat
Sur BFMTV, elle revient sur cette vaste opération "transparence" (sic) du gouvernement.
"Oui, on peut être de gauche et riche", répond-elle mardi matin sur BFMTV après la publication du patrimoine, parfois estomaquant, de l'ensemble des ministres du gouvernement.

"Ce qui compte, ce n'est pas l'argent qu'on possède, c'est comment on l'a obtenu. La question qui se pose c'est le rapport éthique (c'est bien le moment d'e parler de morale !) que l'on a avec l'argent: comment cet argent a été acquis [De ses mains ou en héritage?] et y a-t-il eu un enrichissement inexpliqué [honnête et légal] et inexplicable, issu de privilèges lié à sa fonction ?", a-t-elle disserté sur BFMTV.

Mais la publication du patrimoine des élus n'est "qu'un premier pas". 
"L'étape suivante concerne le contrôle de ses déclarations", a souligné Najat Vallaud-Belkacem, évoquant la création d'un Parquet financier, et des emplois qui vont avec, avec "50 enquêteurs, 50 magistrats et 50 administrateurs fiscaux" et la mise en place d'un office central de répression des fraudes, deux mesures annoncées par François Hollande mercredi dernier. A noter qu'à l'annonce de ces deux créations correspond déjà la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), une administration misérable relevant du ministère de l'Économie et des Finances.

VOIR et ENTENDRE Najat Vallaud-Belkacem pontifier

"Une liste noire des métiers"

Dans la série de mesures annoncée par le chef de l'Etat pour moraliser la vie politique, l'une concerne des métiers qui pourraient être interdits par la loi aux parlementaires. Interrogée à ce sujet, Najat Vallaud-Belkacem a précisé que des métiers jugés incompatibles avec la fonction de parlementaire seraient bien  blacklistés par la loi. Une "liste noire" avec la suspicion, voire l'opprobre qui y seront attachés? "En quelque sorte", répond-elle avec légèreté sur BFMTV.
"Il est extrêmement problématique pour un parlementaire d'exercer le métier d'avocat d'affaires", développe Najat Vallaud-Belkacem, une élue de fraîche date, à qui rien de la fonction n'échappe... quand il s'agit notamment de défendre le gouvernement de toute chasse aux sorcières
"Il ne s'agit pas d'interdire un métier. Ce qu'il faut, c'est établir une règle dans laquelle une liste de métiers problématiques, parce qu'ils induisent un risque de conflit d'intérêts, seront incompatibles avec le métier de parlementaire", a soutenu Najat Vallaud-Belkacem. 
"Ce qui ne signifie pas que l'on va interdire d'exercer toute profession dans le privé", a-t-elle tempéré, soulignant que cette "incompatibilité" ne durerait que le temps d'un mandat électif. 
Personne n'a toutefois sollicité de la porte-parole qu'elle cite quelques critères objectifs d'appréciation...

Bien qu'elle se compromette avec la politique au point que plusieurs ministres y soient intimément unis, la presse échappe à la "liste noire" des métiers, sans discrimination, ni privilèges...

mercredi 7 septembre 2011

Bouches-du-Rhône: un premier condamné socialiste pour corruption

L'information a minima et à l'arrache

La Provence titre sobrement...


"Corruption : Bernard Granié condamné à deux ans de prison ferme"

Les Provençaux ne sauront pas qui est Granié

Il faut aller chercher dans l'article du 07 septembre 2011 à 14H21:
Le président socialiste du San Ouest Provence et adjoint au maire de Fos, Bernard Granié, a été condamné cet après-midi à deux ans de prison ferme et 100 000 euros d'amende par la Cour d'Appel d'Aix pour favoritisme et corruption.

A cette peine, les magistrats ont ajouté une
inéligibilité de 5 ans
.

Le président s'était fait excuser

Granié qui n'était pas présent lors du délibéré à cinq jours pour se pourvoir en cassation. Un recours qui est suspensif de toutes les peines.

En Bretagne, Le Télégramme est moins laconique...

Il titre en clair:
Bouches-du-Rhône. Corruption : deux ans ferme pour un élu PS

Condamné en appel par la justice à deux ans de prison ferme, 100.000 € d'amende, et cinq ans d'inéligibilité.

Lui-aussi, comme le frère de Jean-Noël Guérini, président du CG des Bouches-du-Rhôen), il était poursuivi pour corruption dans le cadre d'un marché public de collecte des déchets. Il fallait le rappeler pour la bonne compréhension des électeurs du département socialiste.
Lien PaSiDupes: Corruption du PS: les réseaux internationaux de l'affaire Guérini

On apprend ensuite que cette condamnation en appel est plus sévère qu'en première instance où il avait été condamné le 20 janvier 2010 à un an de prison ferme, cinq ans d'inéligibilité et 100.000 euros d'amende.
Lien PaSiDupes: l'étau se resserre sur les frères Guérini

On apprend enfin que Granié se pourvoit en cassation
Bernard Granié a indiqué cet après-midi dans un communiqué qu'il allait se pourvoir en Cassation. " Je ne critiquerai pas la décision rendue, même si elle semble avoir ignoré mes arguments. J'attends avec confiance que la cour de Cassation sanctionne cette curieuse procédure qui a été organisée sur la seule foi de déclarations mensongères et intéressées."

300.000 € en liquide

Combien de fois le SMIC ?

Bernard Granié est condamné pour avoir perçu, entre 2003 et 2006, 300.000 euros en liquide de la société Provence Recyclage, en échange d'informations sur un marché de collecte des déchets attribué par la collectivité. Les malversations avaient été révélées à l'issue d'une enquête des services de la répression des fraudes (DGCCRF), réalisée en 2005.

Un complot ?
Quoi qu'il en soit, les Provençaux auraient avantage à prendre leurs informations auprès du Télégramme...de Brest !

Ils y liront que François Bernardini, actuel maire d'Istres (Bouches-du-Rhône) et ancien président du Conseil général des Bouches-du-Rhône (mars 1998-juin 1998), a justement repris sa carte du PS.
Or, le 25 octobre 2000, le premier secrétaire de la fédération PS des Bouches-du-Rhône de 1990 à 2000 fut condamné à 18 mois de prison avec sursis, 200 000 francs d'amende et 2 ans d'inéligibilité, puis en appel, le 27 juin 2001, à une peine portée à dix-huit mois de prison avec sursis, 400 000 francs d'amende et cinq ans d'inéligibilité. Pour ingérence, détournement de fonds publics, abus de confiance et abus de biens sociaux.

Aurait-il aussi des vues sur les ordures déchets ?

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jeudi 10 mars 2011

Halal: le kebab tue une adolescente

Sanction divine sur une adolescente anonyme ?

Le halal n'est-il donc pas sûr ?

La victime ne semble avoir aucune identité, pas même un prénom
, mais Le Point a réussi à apprendre qu'elle a 16 ans.

La seule faute de cette adolescente décédée d'une intoxication alimentaire, lundi au centre hospitalier de Chartres (Eure et Loir), aura été d'avoir pris un repas dans un kebab de la ville, fermé le jour même par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Sa belle-soeur, qui s'était plainte aussi de maux de ventre, de nausées et de vomissements, avait partagé deux repas en commun avec la victime, dans un kebab mercredi dernier et l'autre chez un ami, a-t-on précisé de même source.

L'autopsie a livré son verdict

"L'autopsie pratiquée mercredi après-midi sur le corps de la jeune fille a permis de déterminer que la victime avait subi un choc multiviscéral et que le décès faisait suite à une intoxication alimentaire", a confirmé le procureur de la République de Chartres, Philippe Peyroux. La justice a dépêché la DGCCRF dans ce restaurant halal pour y effectuer un contrôle en urgence. "Ce contrôle a révélé des normes d'hygiène insuffisantes et de nombreuses anomalies. L'établissement a donc été aussitôt fermé pour raisons sanitaires et par principe de précaution, d'autant qu'il se trouve à proximité d'un lycée", a précisé Philippe Peyroux.

Quel sera le verdict de 20Minutes ?

Le quotidien à capital norvégien envisage-t-il de continuer à accepter la pub religieuse halal?
Lien PaSiDupes sur les préférences sectaires de 20 Minutes

Les résultats des prélèvements en attente

Des prélèvements ont été effectués dans le restaurant halal et chez le particulier suspects, afin de les comparer à ceux retrouvés dans le corps de la victime. " Sur la base des éléments actuellement en notre possession, nous ne sommes pas en mesure d'établir un lien vérifié sur le plan médical et biologique entre le décès de la jeune femme et les conditions d'hygiène du restaurant", a affirmé le procureur de la République, qui attend le résultats des différents prélèvements. "Si un lien était établi, je saisirais un juge d'instruction pour homicide involontaire", a ajouté Philippe Peyroux.

Des victimes en nombre

Trois lignes dans le Midi Libre...
Pourquoi tant de prudence?

Le 22 janvier 2011, un Avignonnais de 14 ans était décédé à la suite d'un dîner pris la veille dans un restaurant de la chaîne de restauration rapide Quick qui propose aussi des repas halal.
Lien PaSiDupes: plainte contre le halal de Roubai
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L'ancien gérant de ce Quick est poursuivi pour "homicide involontaire par violation manifestement délibérée d'une obligation particulière de sécurité ou de prudence, prévue par la loi ou le règlement".

Le propriétaire est placé sous la tutelle du Parlement...

En 2009, le Quick d'Albi fut déjà fermé pour manquement d'hygiène.

La belle-soeur de la jeune fille a été placée sous surveillance médicale au centre hospitalier de Chartres .

PaSiDupes avait alerté sur le risque sanitaire présenté par le halal
Dans les Bouches-du-Rhône, la qualité sanitaire de la filière halal a été pointée
Pourtant, sur la commune communiste de Martigues (Bouches-du-Rhône), tout le monde se met au hallal. La propagande musulmane incite les chrétiens à consommer hallal: lien PaSiDupes On constate aujourd'hui les risques que l'on fait courir à la population, au nom de la tolérance.

Les consommateurs y réfléchiront sans doute désormais à deux fois. Evidemment, les plus vertueux et radicaux d'entre eux sont toujours libres de se montrer solidaires.
Acheter halal, c'est aussi financer le terrorisme islamiste: lien PaSiDupes

Les terroristes choisissent leur mort, mais la petite n'était probablement pressée de rejoindre le paradis d'Allah...

mercredi 1 juillet 2009

Restauration : baisse de la TVA à partir du 1er juillet

Coup d’envoi de la campagne de dénigrement

Affichette signalant le respect des engagements

L’accord de l’Union Européenne pour la baisse du taux de TVA en faveur de la restauration et des Français prend effet ce jour

Il n'a pas encore commencé à prendre vraiment effet que déjà Libération jette le doute (LIRE l’article précédent de PaSiDupes) sur l’efficacité de cette autorisation arrachée de haute lutte par le gouvernement Fillon.

Quoi qu’en pense la coalition politico-médiatique d’opposition par ailleurs désunie aux Européennes comme à Hénin-Beaumont, la consommation et l’emploi devraient bénéficier du nouveau taux de TVA dans la nuit de mardi à mercredi, tombé de 19,6 à 5,5% à minuit dans le secteur de la restauration (sauf pour les alcools) et devrait se traduire par des baisses de prix et un petit plus, bon à prendre, pour le pouvoir d’achat.

Mesure en faveur des prix

Cette baisse des prix à la consommation est l'une des contreparties de la réduction de la TVA demandées par le président de la République dans la restauration à partir du 1er juillet. 2,35 milliards d'euros en année pleine.
Le coût de cette mesure est chiffré. Le manque à gagner pour les caisses de l'Etat est de 3 milliards d'euros, auxquels il faut retrancher environ 650 millions d'euros d'aides, supprimées au 1er juillet, soit un coût net de 2,35 milliards d'euros.

Dans un Contrat d'avenir signé fin avril avec le gouvernement, les syndicats professionnels se sont engagés à réduire de 11,8% les prix d'une partie de la carte dans les 180.000 établissements.

Mesure en faveur des salaires

Il s'agit de répercuter l'intégralité de la baisse de la TVA sur environ 1/3 de l'activité. L'objectif étant que le restaurateur conserve sur les 2/3 restants une marge plus importante qu'auparavant, afin d'augmenter les salaires, d'embaucher et d'investir pour se moderniser. Ce qui fait baisser de 20 centimes le café vendu en moyenne jusqu'ici 1,70 euro, et de 2,50 euros un menu à 20 euros.

Donc, mesure en faveur du pouvoir d’achat

Cette baisse doit permettre de redonner du pouvoir d'achat aux clients, de relancer un secteur de l'économie particulièrement touché par la crise.

  • Pour la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, "le marché donnera tort" à ceux qui ne baisseront pas les prix. Le consommateur aura vite fait "d'identifier ceux (les restaurateurs) qui jouent le jeu et ceux qui éventuellement seraient tenté de ne pas jouer le jeu". La seule attitude citoyenne qui vaille.

    - Les chaînes de restaurants ont toutes mis en place de nouvelles cartes avec des baisses pouvant aller jusqu'à moins 20% et concerner souvent la moitié et même la totalité de la carte.
    Mais tous les cafés, bars, brasseries et restaurants ne joueront pas le jeu, affirment les cassandre, qui insistent sur la résistance de certains restaurants indépendants à l'idée d’une baisse les prix. Ceux-là dénoncent certainement les compagnies pétrolières qui traînent les pieds pour répercuter à la pompe les baisses du prix du baril…

    - La plupart affirment d’ailleurs leur volonté de privilégier les hausses de salaires et les embauches. Le consommateur se verra-t-il toujours facturer la carafe d’eau ?

    L’esprit civique viendra-t-il aux restaurateurs

    La tendance est plutôt à la résistance citoyenne : c’est jeune, c’est responsable !
    Alors, même s'il n'y a aucune obligation légale pour un cafetier ou un restaurateur à baisser ses prix, Christine Lagarde a souligné que ces engagements figuraient dans un "contrat" (d'avenir) que doit respecter la profession. Ce n'est pas ce qu'on appelle de l'autoritarisme...
    Et, ce qui peut être légalement poursuivi comme étant une "information trompeuse", c'est le fait d'annoncer des baisses qui se révèlent fictives, a prévenu Christine Lagarde. Ou d'apposer l'autocollant officiel jaune et bleu "la TVA baisse, les prix aussi" sans respecter les engagements de la profession, à savoir une baisse de 11,8% sur au moins sept produits choisis sur une liste de 10.

    Soyons positifs et concrets

    -> Les prix vont-ils baisser ?
    Les syndicats professionnels se sont engagés à ce que cafés, brasseries et restaurants baissent les prix de 11,8% sur plusieurs plats et/ou boissons parmi les plus consommés.
    Mais les patrons de ces établissements sont libres de baisser ou de ne pas baisser les prix, de choisir les produits sur lesquels ils appliqueront la baisse. Une baisse de 11,8%, cela veut dire qu'un menu à 15 euros passera à 13,20 euros, qu'un café à 1,70 euro sera payé 1,50 euro, qu'un consommateur pourra économiser 40 centimes sur un soda à 3,50 euros. Une famille de trois appréciera la multiplication.
    Les boissons alcoolisées resteront taxées à 19,6% au nom de la lutte contre l'alcoolisme.

    -> Quels établissements bénéficient de cette baisse de TVA ?
    Tous, qu'ils soient cafés, bars, brasseries, casinos, cafétérias, petits restaurants, mais aussi les adresses plus gastronomiques.
    La restauration rapide va également en bénéficier, mais dans une moindre mesure, puisqu’elle bénéficiait jusqu’ici d’avantages inéquitables. Les 'fast-food' étaient déjà taxés à 5,5% sur les seules ventes à emporter, soit 60% de leur activité. Pour les autres 40%, ils reversaient 19,6% à l'Etat pour tout ce qui était consommé sur place. En revanche, les restaurants d'entreprises et d'écoles étaient déjà assujettis à la TVA réduite, en raison de leur vocation sociale.

    Les fraudeurs sont prévenus

    Qui va contrôler la baisse des prix ?
    Les services de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, la consommation et la répression des fraudes) ont effectué ces dernières semaines des relevés de prix en vigueur avant la baisse et en feront de nouveau après, pour comparer les prixassure Bercy.
    -> Les agents ne pourront pas sanctionner les établissements qui ne baissent pas, mais seulement ceux dont les affichages sont inexacts.
    -> Un comité de suivi vérifiera en outre le respect des engagements en matière d'emploi et d'investissement et publiera ses observations tous les 6 mois.
  • samedi 21 mars 2009

    Luc Chatel annonce la fin des numéros surtaxés des hotlines

    Les centres d'appels demandent un délai d'un an depuis bientôt 8 mois...
    Leur facturation était insupportable et les Français étaient impatients de voir les hotlines alignées sur les tarifs des communications ordinaires. Ce sera fait, mais l'Association française de la relation client (AFRC) a demandé au secrétaire d'Etat à l'Industrie, Luc Chatel, un délai d'un an pour supprimer les numéros surtaxés pour les hotlines

    Le chantage à la protection de l’emploi
    L’AFRC demande un délai, arguant que 10.000 emplois dans les centres d'appels sont menacés par cette réforme. Argument galvaudé en période de crise.
    "Cette loi peut détruire 10.000 emplois", a mis en garde vendredi Eric Dadian, président de l'AFRC, qui regroupe la majorité des centres d'appels, un secteur employant quelque 210.000 personnes,.

    Par courrier datant tout de même de quatre mois (12 novembre), l'AFRC fait part de son "besoin d'aménager une période de transition d'un an minimum pour permettre aux entreprises françaises, très souvent délocalisées et exploitant des services téléphoniques de relation avec la clientèle, de mettre en oeuvre ces dispositions dans des conditions techniques et économiques efficaces et viables".
    Cette mesure, votée le 4 août 2008 dans le cadre de la Loi de modernisation de l'économie (LME), prévoit que "le numéro de téléphone destiné à recueillir l'appel d'un consommateur en vue d'obtenir le bonne exécution d'un contrat conclu avec un professionnel ou le traitement d'une réclamation ne peut pas être surtaxé". Elle est entrée en vigueur le 1er janvier.

    L'AFRC tire sur le cable téléphonique la ficelle
    Elle pointe les difficultés techniques pour mettre en place cette nouvelle tarification, qui en outre, selon elle, "entraînera indéniablement des effets pervers en favorisant des appels parasites ou intempestifs". Et ce n’est pas ce qu’on appelle un argument « à la graisse d’oie » !…

    L'AFRC ne veut pas changer de ‘cochon de payeur’
    De plus "ces dispositions imposent de financer autrement les services clients, ce qui représente un coût direct de plus de 100 millions d'euros pour le secteur".
    "Il faut du temps pour trouver un nouveau modèle économique", larmoie Eric Dadian, qui suggère de s'inspirer de pays étrangers où le coût du service client est inclus dans l'abonnement ou le prix du produit.

    Depuis le 4 août 2008, l’AFRC n’a toujours pas anticipé
  • L’association parle de "bouleversement brutal - car non anticipé ni accompagné - (...) qui constitue à l'évidence une menace grave pour l'emploi dans le secteur des centres d'appels téléphoniques en France", poursuit le courrier, comme si les services étaient implantés principalement en France. Les clients devront-ils donc financer les difficultés de compréhension et les cours de langue du pays d’implantation du service ?
  • Dans sa réponse, datée du 8 décembre, Luc Chatel soulignait que "depuis plusieurs années déjà, les consommateurs manifestent une certaine incompréhension face à la généralisation des numéros surtaxés" et assure qu'"en la matière l'intérêt des consommateurs ne s'oppose pas à celui des professionnels". C'est à vérifier...
  • Le secrétaire d'Etat avait alors proposé, "afin d'évoquer le sujet en toute transparence", une "réunion d'échange" avec la Direction générale de la concurrence (DGCCRF), les représentants des entreprises et des consommateurs, "avant la mi-décembre". Selon M. Dadian, aucune réunion n'a depuis été organisée. Et l’association a laissé courrir…
    Interrogé, Bercy dément et assure qu'une réunion a bien été organisée, le 10 décembre, avec le MEDEF, une vingtaine de représentants d'entreprises du secteur et des associations de consommateurs.
    Cette réunion "s'est bien déroulée" et le "climat de compréhension réciproque" a incité M. Chatel à "demander à ses services de faire preuve de compréhension" s'ils constatent un manquement dans l'application de la loi durant les premiers mois, mais refuse l'idée d'un moratoire d'un an, ajoute Bercy.

    L’AFRC n’aurait-elle pas besoin d’une incitation forte ?

  • samedi 1 novembre 2008

    CAMIF - Révolte des clients qui ont payé et n’ont rien reçu

    CAMIF : la gauche oublie les clients, mais se mobilise pour les employés

    Sa Cynique Majesté Royal ne connaissait pas la CAMIF (Lire PaSiDupes), dont le siège est pourtant situé à Niort, dans la région dont elle est la présidente et dans les Deux-Sèvres, dont elle fut la députée (avant que sa suivante ne les mène en bateau...) La candidate socialiste battue de 5 points à la présidentielle confondait d’ailleurs cette ex-coopérative d’instituteurs (qui ont massivement voté pour elle !), avec la MACIF, une mutuelle d'assurances...
    Mais, alors que la mise en liquidation est déjà prononcée, Désirdavenir Royal a finalement pressenti quel parti elle pouvait tirer du malheur qui a fondu sur la CAMIF et du licenciement des salariés de sa zone. En ‘bonne’ responsable socialiste, l'amère Royal a défilé avec les employés qu’elle avait ignorés jusqu’alors et abandonnés à leur sort. Ils ont accepté sa présence : pour médiatiser leur situation ?

    Les salariés de la CAMIF sont-ils tellement à plaindre ?
    A qui profite donc ce vol organisé ?
    Aucune perte d’emploi n’est acceptable. Des témoignages émergent pourtant de ce naufrage, comme autant d’objets personnels resurgis des flots.

  • Les licenciés d’aujourd’hui ignoraient-ils que leur sort était scellé depuis plus d’un an ? Alors pourquoi ont-ils accepté de recevoir des commandes, dont ils savaient qu’elles ne pourraient être honorées ?
  • Fin septembre, à trois semaines de la liquidation, n’ont-ils pas encore ouvert des crédits Véronèse auprès de C2C, la boîte de crédit de la CAMIF ? Ne savaient-ils pas que leurs clients (coopérateurs !) ne reverraient jamais leur argent et qu’ils pourraient servir à financer la liquidation de la CAMIF ?
    Témoignage sur Internet:
  • « Mais on parle PEU des milliers de clients véritablement ESCROQUéS d'une partie de leurs économies. » Je suis de ceux-là : 8'060 € partis en fumée dans une cuisine CAMIF dont je ne verrais jamais la couleur. Paiement de 100% exigés à la commande et encaissé de suite, le 15 octobre alors que le bateau chavirait (cf. l'article de la Nouvelle République du 15.10 - lien ICI:

  • Or, ne dit-on pas que les salariés ont devant eux 8 mois pour se refaire ?
  • Ne signale-t-on pas le pillage des bureaux et des hangars ?

    Et les clients, alors ?
    CAMIF Particuliers est en cessation de paiements.
    Ses clients recevront-ils leurs commandes de canapés devenus introuvables ailleurs qu’aux domiciles des habitants de la région ? Tombés du camion ou pris sur la bête ? Ainsi, la société n’appartiendrait pas à ses actionnaires, mais à ses salariés…
    Mais les clients trompés s’organisent
  • Sans le soutien de Désirdavenir Royal et des media qui prônent le développement de l’économie sociale, mais ignorent ses victimes. La « république du respect », ce n’est encore pas le respect des petites gens.
  • Le journal « Le Progrès » avait révélé mercredi les dommages financiers subis par des particuliers. Un informaticien de Rhône-Alpes, Xavier Caron, vient de créer un collectif national. Entretien :
    >Quand avez-vous décidé d’agir?
    Lundi soir, dès que j’ai appris la liquidation de la « Camif particuliers ». J’ai d’abord créé une adresse électronique et très vite, j’ai été submergé par les mails. D’où l’idée de mettre en place un collectif et un blog, pour regrouper les messages des clients lésés. Le fait que je sois informaticien a facilité les choses.
    > Vous étiez client de la « Camif Particuliers » ?
    Oui. J’avais acheté une cuisine 8000 euros le 8 octobre, au magasin d’Annecy, en Haute-Savoie. Elle a été réglée en totalité par chèque le 14 octobre. Je n’ai pas été livré. On se sent trompés! Quelques semaines avant, l’entreprise demandait seulement des acomptes. Mon sentiment est qu’il y avait une volonté de leur part de se faire le plus de trésorerie possible. Des livraisons ont été repoussées sous des prétextes fallacieux.
    >
    Avez-vous une estimation du préjudice global?
    600 clients de toute la France sont déjà membres de notre blog et ça continue! À l’heure où je vous parle, le montant cumulé du préjudice atteint 800000 euros. En moyenne, les personnes ont perdu 1500 euros. Mais j’ai le cas d’un client de Haute-Savoie qui a [subi un préjudice de] 17 200 euros!
    >
    Ont-ils des chances d’être livrés?
    On s’organise pour retrouver les fournisseurs, mais c’est difficile. Une première liste d’entreprises sera publiée très rapidement sur notre site internet. Un client qui aurait acheté un salon 5000 euros, pourrait le récupérer en payant une seconde fois au fournisseur la somme initiale, déduite de la marge de la Camif particuliers, soit environ 3500 euros. Au total, il aura certes dépensé 8500 euros. Mais c’est mieux que rien. Certains ont pu aussi ouvrir auprès de leur banque un dossier de remboursement quand ils avaient payé par carte.
    >
    Vous ne croyez pas à une indemnisation par le mandataire judiciaire?
    Personne n’y croit.
    > Que demandez-vous?
    Que la « Camif SA » – qui n’a pas été liquidée – rembourse les clients : ils n’ont pas à faire les frais de ce qui s’est passé. On va laisser s’écouler quelques jours pour voir la tournure prise par les événements. Puis nous contacterons des associations de consommateurs pour réfléchir à des actions collectives devant la justice."

    Des électeurs de Désirdavenir Royal en appellent aux ...pouvoirs publics : logique ?
    Ulysse91 écrit :
    « si nous ne faisons pas pression au niveau de :1/ du Président de la République 2/ du Premier Ministre 3/ du Secrétaire d'état à l'industrie , à la consommation et porte-parole du Gouvernement, nous ne seront jamais remboursés .Ensuite l'autre possibité est de faire une action collective en justice , afin de prouver la faillite ou mise en liquidation frauduleuse. »
    Il n’a pas pensé à mettre en cause la Présidente de Région ?… Faut-il être désespéré ! Ou conscient de l’incapacité de l’amère de Melle.

    L'UFC- Que Choisir? a-t-elle fait le bon choix ?
    Les clients malheureux de la CAMIF sont au 5ème et dernier niveau en ce qui concerne les créances, ils n’ont pour ainsi dire aucune chance d'être remboursés.
    Si vos paiements datent de moins de 70 jours les banques doivent vous les rembourser, selon les Articles L132-2 et L131-35 du code monétaire et financier. Mais pour faire opposition au prélèvement automatique, il faut payer…


    Pourquoi Que Choisir? faillit-il à sa mission ?
    Que Choisir ? est une publication de l'Union Fédérale des Consommateurs - Que Choisir ou UFC - Que Choisir (233, boulevard Voltaire, 75011 Paris.). C’est une association (loi de 1901), mais aussi un groupe de pression militant créée en 1951 qui a pour objectif de défendre les intérêts des consommateurs, des usagers, des contribuables et de défense de l'environnement.
    Pourtant, à ce jour, rien depuis un article du 27/10/08
    METHODE DE VENTE - ABUS Brève 27/10/08

    Camif Les commandes en sursis
  • 60Millions a choisi les victimes.
    Son lien pour s’adresser au liquidateur judiciaire : ICI
  • Les clients abusés qui ne sont pas décidés à se laisser voler se retrouvent à SOS CAMIF, ICI

  • Luc Chatel s'adresse aux clients par video (à partir de la minute 1:45)

  • Les conseils de la DGCCRF :
    D'après un article de la Nouvelle République, la répression des fraudes (DGCCRF) commence à s'intéresser à l'affaire; un numéro mis en place par l'Etat est à la disposition des clients ICI

    Le président de la CAMIF l’assure dans Libération ICI

    Intox du président, le 24/10/08:
    «'Une dizaine de partenaires potentiels'
    Camif Particuliers n’aura pas réussi à temps la mutation de son modèle économique, en particulier sur internet. D'après Louis Mallet, «la vente par correspondance sous sa forme traditionnelle sera marginale à l’avenir».
    Les prévisions économiques de Camif SA, la maison-mère, s’annoncent moins alarmantes, du moins à en croire son président. Louis Mallet affirme que le groupe qui détient quatre filiales — Camif Collectivités, Camif Habitat, Club Camif et Léon Fargues — sera «bénéficiaire en 2008». Camif SA, explique-t-il, «est uniquement touchée parce que Camif Particuliers est en difficulté». Une relative bonne santé économique qui aurait déjà suscité l’intérêt de plusieurs groupes: «Il y a eu des contacts importants avec une dizaine de partenaires potentiels, des fonds (d’investissement), des industriels. Ces contacts ont eu lieu en France et à l’étranger.»

    La loi permet-elle à Camif SA, la maison-mère, de laisser ses petits sans soins ?
  • mercredi 27 août 2008

    Entremont : le lait breton tourne à l’aigre

    Les extrémistes bloquent d’abord et discutent ensuite…
    La méthode suivie est immuable et rappelle d’autres actions extrémistes. Le débat participatif proposé par Sa Cynique Majesté Royal doit donc faire des progrès dans la gauche anti-républicaine.
    Curieusement, le durcissement des actions des producteurs de lait bretons correspond à l’annonce hier soir de la condamnation de Bové à 8 mois fermes pour violences anti-OGM (Lire PaSiDupes): est-ce une indication assez claire sur l’orientation politique des paysans en pays breton ? Après les hospitaliers de Carhaix et les pêcheurs du Guilvinec, la Bretagne se révèle noyautée par la gauche extrême.

    Les producteurs de lait ont durci leurs actions mercredi soir, en bloquant démocratiquement l'ensemble des sites du groupe en Bretagne pour réclamer un meilleur prix d'achat du lait, font savoir des syndicats.

    Quelque 400 producteurs ont été mobilisés par les syndicats pour bloquer les sites de transformation et de collecte de …Carhaix, Quimper, Guingamp, Loudéac, Mautauban de Bretagne, Malestroit et la base logistique de Brécé, en Ille-et-Vilaine, déjà bloquée depuis dimanche, par où transite 40% de la production du groupe. Quelle idée pour Entremont de s’établir sur certaines communes !

    "Tout ce que nous demandons, c'est qu'Entremont revienne à une situation normale en payant le lait le même prix que les autres entreprises. La levée des blocages dépendra de la rencontre de ce matin", a déclaré Yves Bazy, l'un des représentants de la section laitière de la FRSEA. Au même prix que les autres entreprises : il ne veut pas dire ‘européennes’, mais ‘françaises’, car il sait où est son intérêt…
    Depuis environ deux semaines les producteurs de lait bretons dénoncent le prix payé par Entremont qui a décidé, pour rester compétitif, de limiter l'augmentation prévue en juillet à 30,10 euros pour mille litres de lait, alors que les autres transformateurs ont accordé aux éleveurs une augmentation de 49 euros comme le demandait la FNSEA.

    Lors d'une rencontre avec la presse mercredi le président du groupe Entremont-Alliance, Christian Mazuray, a justifié la décision de l'entreprise par un "retournement des marchés" des produits laitiers en 2008, aussi "sévère" que les gains avaient été importants en 2007. Les autres entreprises de transformateurs risquent donc de s’aligne sur Entremont. Mais si Entremont est contraint de se soumettre, c’est tout le secteur qui sera bientôt amené à se soumettre et sera fragilisé.
    "La cotation de la poudre de lait a baissé de 30% en trois mois. Nous sommes confrontés à un marché des produits laitiers plus volatile. Il faut davantage de réactivité dans la fixation des prix. On ne peut rester sur un décalage de douze mois", a t-il affirmé. Mais la ‘volatilité’ fonctionne dans les deux sens : à la baisse et aux beaux jours succèdent la hausse et les mauvais.
    Le président du groupe a aussi estimé que le prix payé par chaque entreprise aux producteurs ne pouvait pas être "homogène", chaque production - produits laitiers de grande consommation, lait UHT, fromages frais, etc. - étant soumise à des contraintes économiques et de marchés différentes.
    "Nous avons dû augmenter ces derniers mois nos prix de vente et nous avons perdu des parts de marché en France qui ont été pris par nos concurrents allemands et irlandais", a indiqué le président d'Entremont, dont l'emmental représente 80% de la production. Les syndicats n’entrent pas dans ces considérations et exposent les salariés à des lendemains qui déchantent.
    Le prix payé aux producteurs de lait suivait jusqu'à présent les recommandations de l'interprofession réunissant producteurs, transformateurs et coopératives. Ce système a été remis en cause au printemps dernier par la Direction Générale de la Concurrence de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) du ministère de l'Economie.
    Une délégation de producteurs doit rencontrer la direction du groupe Entremont-Alliance ce jeudi matin à Rennes.

    Eléments de réflexion

    Entremont Alliance est une société familiale française de transformation du lait. Alliance de la société Entremont et de la branche produits laitiers d'UNICOPA, cette société fabrique essentiellement de l'emmental et des produits dérivés comme par exemple le fromage à raclette.
    Le groupe Entremont est une des grandes sociétés industrielles françaises du secteur secondaire. Le groupe, une société par action simplifiée (S.A.S.), emploie plus de 4000 personnes sur l’ensemble de la France.

    L’existence de ce groupe français, numéro un mondial du fromage à pâte pressée cuite et pourvoyeur d’emplois, est-elle sous la menace de ses propres fournisseurs ? Ceux-ci, qui trouvent auprès d’elle la sécurité pour l’écoulement de leur production, cherchent-ils l’insécurité ?
    Pourquoi en Bretagne et non pas ailleurs en France ?