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mercredi 23 avril 2014

Le journal Le Progrès accusé de "xénophobie" par une eurodéputée PS, mais Le Monde en sort indemne

Une eurodéputée PS fustige les "relents xénophobes" du journal Le Progrès classant les délinquants par nationalités

La liberté de la presse est une légende hexagonale



"Les Rom sont des citoyens européens", insiste l'eurodéputée PS Sylvie Guillaume. 

L'accès à l'emploi des Roumains et des Bulgares a été élargi à 291 métiers, contre 150 auparavant


Les réseaux sociaux sont en effet des vecteurs de censure en France
"Délinquance : à chacun sa spécialité" est une enquête qui est reprochée au quotidien "Le Progrès". Depuis le mardi 22 avril, le journal de Lyon est stigmatisé par la bien-pensance dominante de gauche pour avoir eu l'audace d'informer en dressant un palmarès des "principales nationalités impliquées" dans des actes de délinquance dans le Rhône.

On y apprend notamment que les "Rom et gens du voyage" sont les premiers auteurs des vols de ferraille, tandis que les braquages seraient plutôt l'oeuvre de "locaux (groupes des cités, toxicomanes et autres)"
Or, la vérité n'est pas bonne à dire. Que les Français soient particulièrement racistes est un mythe tenace colporté par certains qui y trouvent leur compte en se décernant des brevets de bonne éthique, et une vérité officielle que nul ne se permet de contester, car elle sert à l'étiquetage et la discrimination de l'autre partie de la population, victorieuse aux municipales, faut-il le leur rappeler.... 

"Le journal Le Progrès porte bien mal son nom", estime ce mardi 22 avril, une députée européenne PS dont on entend parler tous les cinq ans, Sylvie Guillaume. En campagne après un mandat unique de 2009, elle fustige les "relents xénophobes" du quotidien qui publie une infographie des principaux types de délinquance par nationalités, dans le Rhône où elle est candidate.
Dans un communiqué qu'elle a en outre tweeté, pour plus d'impact, Sylvie Guillaume, en deuxième position sur la liste menée par Vincent Peillon dans le Sud-Est pour les élections européennes de mai 2014, indique avoir découvert "avec stupeur la Une du journal Le Progrès ce jour et le dossier consacré à la délinquance".
La vice-présidente du groupe socialiste au Parlement européen écrit aussi :

"Cette ethnicisation confine au "délit de sale gueule" et à la discrimination. [...] La délinquance est certes condamnable, mais aujourd'hui, le journal Le Progrès porte bien mal son nom quand il donne libre cours à des relents xénophobes."

La réaction de l'eurodéputée, après celle du MJSprend prétexte d'une infographie explicite du journal lyonnais Le Progrès. Le document précise en clair quel type de population est spécialisé dans quel type de délinquance. Les Français ont ainsi la confirmation de leur vécu qu'on essaie de taire. Les gens du voyage sont effectivement experts dans le piratage de distributeurs de billets, le vol de ferraille ou les "petits vols".



Certains dénoncent des statistiques ethniques, illégales en France. 
Or, l'avocat Maître Eolas souligne qu'il n'est pas précisé qu'il s'agit de statistiques. Il y aurait donc diffamation raciale et incitation à la haine. Il est donc interdit d'informer...

Double jeu des fonctionnaires de l'Intérieur
Le Progrès explique qu'il a "interrogé les services de police, de gendarmerie et des douanes qui [leur] ont donné les grandes tendances basées sur leurs observations et les arrestations" pour constituer la base de données à l'origine de cette infographie qui n'apprend rien de neuf.

Mais les vertueux discriminent Le Progrès en protégeant Le Monde


En décembre, Mme Guillaume était restée les bras et la langue ballantes: elle n'était pas en campagne et Le Monde, propriété des hommes d'affaires milliardaires et socialistes Xavier Niel, Pierre Bergé et Matthieu Pigasse, a tous les droits.
Le Monde avait déjà publié une "carte du crime organisé" qui contournait l'omerta. Avant Le Progrès, mais plus sournoisement, il attribuait déjà des
nationalités et des appartenances ethniques aux organisations criminelles.
Les journalistes s'appuyaient à l'époque sur un rapport du Sirasco, le Service d'information, de renseignement et d'analyse stratégique sur la criminalité organisée de la Police judiciaire. Le Progrès, dans la version payante de son édition, indiquait également cette source de son infographie.

Non seulement Sylvie Guillaume nie systématiquement le problème de la délinquance étrangère et l'impose comme une fatalité aux Français, mais la socialiste s'en est prise à Christian Estrosi qui, en parlant de "délinquants", prenait pourtant en considération la population excédée par leurs exactions.

Pourquoi Sylvie Guillaume ménage-t-elle Le Monde?
Le parti-pris de la candidate du PS s'apparente à du conflit d'intérêts. 
Son occultation coupable de l'article discriminatoire du Monde aurait imposé le silence d'un acteur politique respectable sur la maladresse du Progrès, mais l'eurodéputée socialiste a nourri une vieille haine du Progrès, du seul fait qu'il fut la propriété du Groupe Hersant jusqu'en 2004, quand il fut racheté par le groupe Dassault et bien qu'il soit racheté par le groupe Crédit Mutuel en 2009. 

Ce n'est pas le métier d'un réseau bancaire coopératif et mutualiste de faire du journalisme, mais cette bizarrerie ne dérange ni la dame, ni son parti, si socialiste soit-il, car le groupe est désormais marqué à gauche: la Fondation du Crédit mutuel soutient en effet des actions dans le domaine de l’économie sociale. Alors, ce qui continue d'agacer l'élue socialiste, c'est qu'outre le CIC, le Crédit Mutuel -propriétaire du Progrès-  a acquis Citigroup, dixième plus grande entreprise financière mondiale.

Les eurodéputés S. Guillaume
et K. Zeribi (EELV) 
Les électeurs des eurodéputés devront garder à l'esprit que la liste de Vincent Peillon veut parier sur l'intégration de chaque délinquant et ne prétend plus envisager les délinquants venus d'ailleurs même sous l'angle décrié du communautarisme. Et cela en dépit des circonstances sociales liées à la crise économique, au chômage et à la hausse de la précarité qui posent un problème supplémentaire aux Français établis, au moment où le pouvoir leur impose des économies.
 
En juillet 2013, Sylvie Guillaume ne craignait déjà pas de se situer uniquement du point de vue des illégaux. Avant d'entrer en campagne, elle avait le sentiment que si "les populations locales et Rom ont de plus en plus de mal à cohabiter", c'est que se créent  "des situations extrêmement tendues, voire insupportables", dont les clandestins seraient les victimes et non pas les riverains. 

La liste Peillon-Guillaume est par ailleurs ambigue sur l'avenir d'ITER
Catherine Trautmann, présidente de la délégation socialiste au Parlement européen" soutient en effet qu’"il faut soutenir ITER, mais pas au détriment des autres programmes de recherche et d’innovation." Elle s'en prend à la stratégie de l’UMP Lamassoure, président de la commission des budgets du Parlement, affirmant qu' "il nous a menés dans un mur, avec au final un budget européen faible conforme à la contrainte des Etats." Le groupe socialiste assure "soutenir ITER à 100 %", mais le condamne en soutenant que le budget européen nécessaire à sa poursuite oblitère le financement de l’ensemble des priorités européennes. L'intégration des délinquants étrangers ?

Il appartient  aux électeurs de réaliser -avant l
e 25 mai-  que voter Peillon et Guillaume, c'est voter pour plus d' "organisations criminelles mondialisées".
A Lyon, Sylvie Guillaume n'est plus ni adjointe, ni conseiller municipal avec Gérard Collomb.

samedi 23 janvier 2010

La décapante Fadela Amara sort aussi le Kärcher

« Nettoyer cette violence qui tue nos enfants dans les cités »

"Oui, il faut 'nettoyer au Kärcher', nettoyer cette violence qui tue nos enfants dans les cités", a confirmé la secrétaire d'Etat à la Ville, issue de l'immigration, qui reprend ainsi l'image de Nicolas Sarkozy, dans Le Progrès .

Fadela Amara ne pratique pas la langue de bois.
Dans un entretien au Progrès, la secrétaire d'Etat à la Ville fait le bilan de sa politique dans les "quartiers". Vient alors l'inévitable question de la sécurité, surtout après la mort d'un jeune garçon dans la cité Mermoz de Lyon - Lire France Soir. "Il faut agir", répond-elle, se disant "scandalisée" d'entendre "que la sécurité est un discours de droite: l'ordre républicain est émancipateur". Et de rappeler la saillie de Nicolas Sarkozy en 2005 à La Courneuve sur le Kärcher. "On a oublié qu'il a dit cela alors qu'un jeune de 11 ans avait été tué en nettoyant la voiture de son père!, rappelle-t-elle. Oui, il faut 'nettoyer au Kärcher', nettoyer cette violence qui tue nos enfants dans les cités."

En mai 2009, quelque 300 personnes ont défilé en silence à Décines (banlieue de Lyon, Rhône) en hommage à Adrien, 20 ans, tué dans la nuit d'une balle dans la tête en pleine rue.

En janvier 2010

- Le 8, Hakim, 18 ans, frappé à coups de couteau par un élève de son lycée au Kremlin-Bicêtre, a succombé à ses blessures. Une scène d'une violence inouïe qui s'est déroulée sous les yeux de ses camarades impuissants.

- Trois jeunes adultes de 20 ans, 210 kilos sur un même scooter volé à Woippy (Moselle), préfèrent essayer d'échapper à la police. Un mort et deux blessés graves, Nabil, 19 ans et Joshua, 20 ans, victimes d'une « mentalité jeune » entretenue par des politiciens, sociologues et psychologues aussi démagogues qu'irresponsables. Ils soutiennent l'idée qu'une politique de prévention -dont ce groupe d'âge a justement pu « bénéficier » grâce au gouvernement Jospin- et rendent les gouvernements de droite responsables de leur politique passée, laxiste et criminelle. Ils se déchargent sur leurs successeurs, stigmatisant également la police, bouc émissaire que l'on peut bafouer sans vergogne, tout en transgressant la loi.

- On apprend aujourd'hui samedi 23 qu'une adolescente de 16 ans risque de perdre un oeil pour avoir chatté sur MSN avec son petit copain. Surprise sur son ordinateur en décembre, elle a été battue et enfermée, chez elle, dans la cité des Raguenets à Saint-Gratien (Val d'oise). Avec l’assentiment des parents, musulmans rigoureux, ses deux grands frères auraient corrigé la victime.
Un débat est-il superflu ?

Amara veut plus de sécurité dans les quartiers

Pour Fadela Amara, c'est d'abord une question d'égalité entre citoyens.
br> "Le droit à la sécurité n'est pas réservé aux bourgeois, il existe d'abord pour les plus pauvres", insiste-t-elle, stigmatisant les "voyous qui prennent en otages les habitants", dans "certains quartiers populaires".

Le vécu indiscutable de F. Amara sur le sujet de l'identité nationale
"Ce débat est nécessaire, pour créer les conditions du vivre ensemble", juge-t-elle. Et si, effectivement il y a eu des "des choses désagréables, des dérapages", elle soutient qu'il "faut libérer les non-dits, mettre des mots sur les souffrances". Plutôt que de fuir ce débat à la façon d'un Peillon, elle assure que la République "est assez solide pour supporter le débat".

Ce discours, venant en outre d'une personnalité issue de la gauche, n'est pas si étonnant venant de Fadela elle-même.
"Ne pensez-vous pas franchement qu'il faut en finir avec le baratin ministériel lorsque des incidents aussi dramatiques se multiplient ?", approuve Jack Lang, dans une lettre ouverte à la secrétaire d'Etat. "On attend d'un membre du gouvernement non pas des paroles verbales mais des actes qui assurent la protection réelle des élèves et des professeurs", ajoute l'ancien ministre de l'Education.


Si elle n'avait jamais jusque-là repris à son compte l'expression polémique utilisé en 2005 à La Courneuve par Nicolas Sarkozy, Mme Amara a souvent insisté sur la question de la sécurité dans les "quartiers". A l'époque de Ni putes ni soumises, certains lui reprochaient même de stigmatiser les jeunes des "quartiers".
Mais ces propos interpellent et participent du débat, sans tabous, comme lorsque Nicolas Sarkozy les a tenus il y a cinq ans, lorsqu'il les reprit d'une habitante saturée de violences autour d'elle.

mercredi 13 janvier 2010

Rhône: épreuve du lancer de couteau au brevet des collèges ?

Etude comparée du traitement d'une violence scolaire ordinaire
La version de l'A*P: simple banalisation

"Un élève de 14 ans a été légèrement blessé après un coup de couteau hier dans un collège de Rillieux-la-Pape, dans le Rhône, lors d'un "jeu qui a mal tourné", tandis que l'auteur des faits a été interpellé puis placé en garde à vue.

Les faits se sont déroulés en milieu d'après-midi dans l'enceinte du collège Maria-Casarès, classé en zone d'éducation prioritaire (ZEP), a précisé la gendarmerie, confirmant une information du Progrès.

"C'est un jeu ridicule qui a mal tourné entre deux gosses qui se connaissaient. On s'insulte, on joue les caïds et après, ça se termine mal. Les gamins n'ont pas conscience de ce qu'ils font", a précisé la gendarmerie.

Légèrement blessée à une cuisse et soignée à la polyclinique de la ville, la victime a bénéficié de deux jours d'arrêt maladie
." (133 mots)
Version LePost: banalisation lourde, pathétique et contradictoire

« Ils sont copains [c'est parti: le ton partisan est donné !].

"L'agresseur et la victime sont de très bons camarades" [et on remet ça, pour ceux qui n'ont pas compris], nous affirme la gendarmerie de Lyon ce mardi après-midi. [citation exacte ou litérature ?]

"Le gamin [sympathique, le porteur de couteau canif, non ?...] a reconnu les faits et il pleure [pathétique]. Il se rend compte maintenant de ce qu'il a fait [c'est un demeuré ?] au vu de l'écho que cela peut avoir au niveau national" [si au moins la scène a pu être filmée pour son blog !...], selon un responsable [c'est quoi: pas de grade ?] de la gendarmerie contacté par RTL.
[Mais pourquoi le compte-rendu de RTL n'est-il pas exactement et complètement copié-collé ?
"Le gamin a reconnu les faits et il pleure. Il se rend compte maintenant de ce qu'il a fait au vu de l'écho que cela peut avoir au niveau national" après la mort vendredi d'Hakim, 18 ans, poignardé dans son établissement scolaire du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), a ajouté un responsable de la gendarmerie. » A vous de juger... ] Lire PaSiDupes

"L'agresseur présumé, âgé de 14 ans [13 ans, selon Le Progrès], a titillé [à notre époque, les agresseurs titillent désormais leurs victimes] son ami avec un canif [sic] qu'il avait sur lui, avant de le blesser, sans en avoir l'intention", nous explique le procureur adjoint de Lyon [certainement pas à LePost, ou alors au téléphone...] ce mardi après-midi [une seule information semble avérée: la date !...]

Lundi après-midi, des élèves [combien d'autres encore dans ce collège sans histoires?] se sont bagarrés dans la cour du collège Maria-Casarès, à Rillieux-la-Pape, dans le Rhône.
[Question style, on va à la ligne à chaque phrase: est-ce pour faciliter la lecture -et la compréhension d'un public illéttré ?]

Au cours de cette bagarre, un collégien [forcément, puisqu'on le sait déjà, la démonstration d'amitié s'est déroulée collège Maria-Casarès, à Rillieux-la-Pape] de 14 ans [redondant] a blessé un de ses camarades du même âge, à la cuisse, selon Le Progrès.

Lors d'un jeu qui a mal tourné, précise RTL. [et que répète LePost, pour ceux qui auraient besoin qu'on leur précise que le maniement des couteaux en milieu scolaire est un jeu anodin mais qui ne tourne mal qu'en cas de pénurie de personnel d'encadrement ? Il ne nous manque donc plus que l'instrumentalisation politicienne de la FCPE et de la FSU.]

"On ne peut pas exactement parler d'un jeu" nuance toutefois la gendarmerie sur Le Post [qui pille RTL pour mieux contredire son confrère dans l'instant qui suit], sans toutefois en dire davantage pour l'instant.

Ajoutant [« sans toutefois en dire davantage pour l'instant» ?]: "Mais, contrairement à ce que nous avons pu entendre ou lire, il n'y a eu ni insulte ni regard de travers." [Pourtant, l'A*P citait à 11h51 la gendarmerie qui mène l'enquête ... Et on se file sans raison des coups de couteaux, par jeu.]

La jeune victime a été transportée à la polyclinique de Rillieux, où les médecins lui ont posé des points de suture. [titillement ou balafre ? A noter en outre que LePost ne retient pas l'information de RTL et de l'A*P: « la victime a bénéficié de deux jours d'arrêt maladie. »]

Le collégien auteur du coup de couteau [canif ou couteau? Les mots ont-ils un sens ?] a été interpellé par les gendarmes, précise Le Progrès.

Il a été placé en garde à vue dans les locaux de la brigade de gendarmerie de Rillieux-la-Pape."

"Cette histoire est particulièrement délicate", nous dit aussi un responsable du groupement de gendarmerie du Rhône. » [ 'délicate', mais « sans toutefois en dire davantage pour l'instant »]
(262 mots: deux fois plus que l'A*P)

Quelques incohérences de plus

Situation 'délicate', parce que paranormale?
Selon, le titre du Progrès, «Rhône : un collégien blessé par un coup de couteau », le collégien n'a pas été agressé par un collégien de 13 ans, mais par un coup de couteau...

Est-ce que ce type de violence scolaire apparaît dans les statistiques de l'Education Nationale?

Selon RTL, « le collège Maria-Casarès de Rillieux-la-Pape, qui n'est pas "un établissement à problème" selon les gendarmes, accueille quelque 500 élèves. » Ce collège tranquille où circulent les couteaux canifs, serait-il en ZEP s'il n'était pas "un établissement à problème" ?...

Ce copieux article de LePost n'est qu'une compilation sélective et partisane de deux sources (RTL et Le Progrès): une véritable enquête d'investigation...

samedi 2 janvier 2010

Un voleur à l'étalage meurt après son interception musclée

La presse fait son marché

"L’odieuse mise à mort du jeune voleur"


C'est le titre du Midi Libre.

Des vigiles ont pris un jeune homme de 25 ans en flagrant délit de vol à l’étalage dans un supermarché de la Part Dieu, à Lyon. Lien Le Figaro
Ils l'ont plaqué sur une table, parce qu'il se rebellait. Le voleur de bière est mort d' « asphyxie mécanique par compression de la cage thoracique ».

Les quatre agents de sécurité ont d'abord vu leur garde à vue prolongée pour "violences aggravées ayant entraîné la mort sans intention de la donner". La 'mise à mort ' n'est pas démontrée: c'est une sottise médiatique qui fait fi de la présomption d'innocence et juge de la culpabilité des vigiles. L'action est également qualifiée d' « assassinat » par une radio, France Info, prompte à condamner. C'est éventuellement un 'crime' passible de vingt ans de prison, quand le procès aura eu lieu. Les quatre hommes ont été déférés devant un juge d’instruction et deux d'entre eux devraient être mis en examen.

Ecrire que les deux premiers vigiles -employés d'une société privée de sécurité- sont soupçonnés d'avoir asphyxié un client qui venait de voler une canette de bière lundi dans un supermarché est un raccourci « très choquant », non seulement pour ce qui concerne le décès du voleur, mais aussi et d'autre part pour les termes 'soupçonnés d'avoir asphyxié' qui suggèrent une volonté délibérée, mais aussi pour la terminologie impropre, outrancière et injuste d' 'assassinat' et de 'mise à mort'.
Si les vigiles doivent être poursuivis pour "violences volontaires en réunion ayant entraîné la mort », la presse ne peut ignorer que c'est -jusqu'à preuve du contraire- "sans intention de la donner".
Pourtant, LePost titre: "Lyon : un homme est mort après avoir été arrêté par des vigiles"... A un détail près: l'homme est mort « après avoir volé » et s'être rebiffé.

Il est vrai que « mourir pour une canette de bière, ce n'est pas acceptable », comme l'indique Jean-Pierre Dages-Desgranges, procureur-adjoint de Lyon.
Mais pour ceux dont la faculté d'appréciation serait défaillante, le procureur-adjoint livre son sentiment personnel: la vidéo enregistrée dans le local où Michaël Blaise -marginal, SDF, ou sans domiciliation connue, selon les sources- a été conduit lundi, suite au flagrant délit, montre des violences « totalement disproportionnées ». Voilà pour les sans-coeur et les beaufs !

L'odieuse manipulation médiatique de l'opinion

Un abus de confiance, à vrai dire

  • Le Midi Libre passe les bornes lorsqu'à chaud il se livre à un procès à charge, passant rapidement sur certains détails. Il écrit que « la victime était calme, puis le ton est monté et les vigiles ont maîtrisé le jeune homme ». L'instruction menée par le journaliste anonyme est bâclée. Il ne fournit aucune information sur ce qui fait « monter le ton »: l'impasse sur un épisode le récit est manifestement suspecte de parti pris. Le voleur s'est-il montré violent ou grossier? A-t-il tenté de s'échapper? Il semblerait que la video ne livre aucune de ces réponses.
  • Or, le Progrès de Lyon rapporte que, selon la direction du magasin, il « volait et détériorait des marchandises », des bouteilles de bière en l'occurrence, ce qui est minoré par d'autres en une seule et malheureuse 'canette'...
    De plus, « trois agents de sécurité interviennent pour contrôler le jeune homme qui, selon des témoins, semble très nerveux. » Sous l'empire de l'alcool ?
    Des antécédents ? Le Progrès signale que « le 23 décembre, dans ce même magasin, il avait bousculé une caissière pour voler de l'argent dans sa caisse. » lien Le Progrès
  • Le 31 décembre au soir, le procureur-adjoint dément formellement la première version du journal (30 décembre).

    La presse démagogue se livre à sa désinformation habituelle

  • Elle sélectionne les informations. Ainsi, LePost ne cite Le Progrès qu'en fonction de ses partis pris. Ce qui fait sans doute partie du « décryptage » !
  • De plus, elle préjuge, d'une part, le jugement qui ne manquera pas de donner raison au SDF puisqu'il se trouve être à la fois voleur et victime, et, d'autre part, la réaction des braves gens qui prennent toujours fait et cause pour le plus faible.

    Quant à la CGT, elle accuse les ...patrons
    Gérard Polèse, responsable CGT Sécurité prévention : "La pression est de plus en plus forte pour les vigiles"
    Doit-on recruter les vigiles parmi les chercheurs d'emploi des crèches et des haltes-garderies ? Faut-il incriminer le manque d'effectifs dans la police nationale qui obèrerait la sécurité dans les espaces privés, tels les supermarchés ? Doit-on supprimer les vigiles ?

    Les avis sont divers
    « Emporter ou consommer sur place ? C'est parfois le dilemme. « On mange volontiers dans le magasin, observent les responsables. Parfois, en remettant même l'emballage à sa place... »

    Avec la bénédiction de certains
  • Un prêtre anglican britannique a déclaré dans un sermon controversé qu'il estimait que le vol à l'étalage pouvait se justifier dans le cas des plus démunis, mais seulement dans les grandes surfaces.
  • Les multinationales peuvent payer
    La fauche dans les magasins relève d'une délinquance à part entière et a un coût, tant pour le consommateur honnête que pour l'entreprise. Le secteur des jeux vidéos, objets de nouvelle technologie, DVD, consoles... pèse lourd économiquement. La rapine représente entre 1,5 et 3 % de perte de chiffre d'affaires et 1% du chiffre d'affaires des enseignes représente quelque 200 000 euros. Au final, le petit consommateur doit contribuer, de gré ou de force, riche ou pauvre, solidairement...

    Quand la presse cessera-t-elle de juger à la place des juges?

    Et d' « exciter » les foules ?
    Actuellement, la famille du SDF de couleur est encore sous le choc, mais très modérée.
    Pour combien de temps ? Sachant qu'elle ne peut ignorer la presse partisane ni rester insensible aux pressions des cabinets d'avocats qui font son siège pour qu'elle porte plainte.

    L'affaire d'Outreau n'a donc pas servi de leçon aux media qui se sont coalisés avec le juge autiste pour accabler des innocents ? Si les vigiles ne le sont vraisemblablement pas, n'ont-ils aucune circonstance atténuante ? Primitive, la presse a-t-elle tenté de comprendre et d'expliquer la faute, elle qui va droit à la condamnation ? Son éthique professionnelle exclut-elle la conscience professionnelle ?
    Ainsi, rapporter équitablement les faits ne suffirait pas aux lecteurs et auditeurs majeurs que nous sommes, incapables de ce fameux 'décryptage' auquel des journalistes se livrent sans réelle formation. Pour se faire une opinion, le Français moyen aurait donc besoin qu'on lui dise ce qu'il faut penser.

    Plutôt que la liberté de la presse, PaSiDupes demande que soient garanties le devoir d'objectivité des journalistes et la liberté de penser du citoyen.
  • samedi 1 novembre 2008

    CAMIF - Révolte des clients qui ont payé et n’ont rien reçu

    CAMIF : la gauche oublie les clients, mais se mobilise pour les employés

    Sa Cynique Majesté Royal ne connaissait pas la CAMIF (Lire PaSiDupes), dont le siège est pourtant situé à Niort, dans la région dont elle est la présidente et dans les Deux-Sèvres, dont elle fut la députée (avant que sa suivante ne les mène en bateau...) La candidate socialiste battue de 5 points à la présidentielle confondait d’ailleurs cette ex-coopérative d’instituteurs (qui ont massivement voté pour elle !), avec la MACIF, une mutuelle d'assurances...
    Mais, alors que la mise en liquidation est déjà prononcée, Désirdavenir Royal a finalement pressenti quel parti elle pouvait tirer du malheur qui a fondu sur la CAMIF et du licenciement des salariés de sa zone. En ‘bonne’ responsable socialiste, l'amère Royal a défilé avec les employés qu’elle avait ignorés jusqu’alors et abandonnés à leur sort. Ils ont accepté sa présence : pour médiatiser leur situation ?

    Les salariés de la CAMIF sont-ils tellement à plaindre ?
    A qui profite donc ce vol organisé ?
    Aucune perte d’emploi n’est acceptable. Des témoignages émergent pourtant de ce naufrage, comme autant d’objets personnels resurgis des flots.

  • Les licenciés d’aujourd’hui ignoraient-ils que leur sort était scellé depuis plus d’un an ? Alors pourquoi ont-ils accepté de recevoir des commandes, dont ils savaient qu’elles ne pourraient être honorées ?
  • Fin septembre, à trois semaines de la liquidation, n’ont-ils pas encore ouvert des crédits Véronèse auprès de C2C, la boîte de crédit de la CAMIF ? Ne savaient-ils pas que leurs clients (coopérateurs !) ne reverraient jamais leur argent et qu’ils pourraient servir à financer la liquidation de la CAMIF ?
    Témoignage sur Internet:
  • « Mais on parle PEU des milliers de clients véritablement ESCROQUéS d'une partie de leurs économies. » Je suis de ceux-là : 8'060 € partis en fumée dans une cuisine CAMIF dont je ne verrais jamais la couleur. Paiement de 100% exigés à la commande et encaissé de suite, le 15 octobre alors que le bateau chavirait (cf. l'article de la Nouvelle République du 15.10 - lien ICI:

  • Or, ne dit-on pas que les salariés ont devant eux 8 mois pour se refaire ?
  • Ne signale-t-on pas le pillage des bureaux et des hangars ?

    Et les clients, alors ?
    CAMIF Particuliers est en cessation de paiements.
    Ses clients recevront-ils leurs commandes de canapés devenus introuvables ailleurs qu’aux domiciles des habitants de la région ? Tombés du camion ou pris sur la bête ? Ainsi, la société n’appartiendrait pas à ses actionnaires, mais à ses salariés…
    Mais les clients trompés s’organisent
  • Sans le soutien de Désirdavenir Royal et des media qui prônent le développement de l’économie sociale, mais ignorent ses victimes. La « république du respect », ce n’est encore pas le respect des petites gens.
  • Le journal « Le Progrès » avait révélé mercredi les dommages financiers subis par des particuliers. Un informaticien de Rhône-Alpes, Xavier Caron, vient de créer un collectif national. Entretien :
    >Quand avez-vous décidé d’agir?
    Lundi soir, dès que j’ai appris la liquidation de la « Camif particuliers ». J’ai d’abord créé une adresse électronique et très vite, j’ai été submergé par les mails. D’où l’idée de mettre en place un collectif et un blog, pour regrouper les messages des clients lésés. Le fait que je sois informaticien a facilité les choses.
    > Vous étiez client de la « Camif Particuliers » ?
    Oui. J’avais acheté une cuisine 8000 euros le 8 octobre, au magasin d’Annecy, en Haute-Savoie. Elle a été réglée en totalité par chèque le 14 octobre. Je n’ai pas été livré. On se sent trompés! Quelques semaines avant, l’entreprise demandait seulement des acomptes. Mon sentiment est qu’il y avait une volonté de leur part de se faire le plus de trésorerie possible. Des livraisons ont été repoussées sous des prétextes fallacieux.
    >
    Avez-vous une estimation du préjudice global?
    600 clients de toute la France sont déjà membres de notre blog et ça continue! À l’heure où je vous parle, le montant cumulé du préjudice atteint 800000 euros. En moyenne, les personnes ont perdu 1500 euros. Mais j’ai le cas d’un client de Haute-Savoie qui a [subi un préjudice de] 17 200 euros!
    >
    Ont-ils des chances d’être livrés?
    On s’organise pour retrouver les fournisseurs, mais c’est difficile. Une première liste d’entreprises sera publiée très rapidement sur notre site internet. Un client qui aurait acheté un salon 5000 euros, pourrait le récupérer en payant une seconde fois au fournisseur la somme initiale, déduite de la marge de la Camif particuliers, soit environ 3500 euros. Au total, il aura certes dépensé 8500 euros. Mais c’est mieux que rien. Certains ont pu aussi ouvrir auprès de leur banque un dossier de remboursement quand ils avaient payé par carte.
    >
    Vous ne croyez pas à une indemnisation par le mandataire judiciaire?
    Personne n’y croit.
    > Que demandez-vous?
    Que la « Camif SA » – qui n’a pas été liquidée – rembourse les clients : ils n’ont pas à faire les frais de ce qui s’est passé. On va laisser s’écouler quelques jours pour voir la tournure prise par les événements. Puis nous contacterons des associations de consommateurs pour réfléchir à des actions collectives devant la justice."

    Des électeurs de Désirdavenir Royal en appellent aux ...pouvoirs publics : logique ?
    Ulysse91 écrit :
    « si nous ne faisons pas pression au niveau de :1/ du Président de la République 2/ du Premier Ministre 3/ du Secrétaire d'état à l'industrie , à la consommation et porte-parole du Gouvernement, nous ne seront jamais remboursés .Ensuite l'autre possibité est de faire une action collective en justice , afin de prouver la faillite ou mise en liquidation frauduleuse. »
    Il n’a pas pensé à mettre en cause la Présidente de Région ?… Faut-il être désespéré ! Ou conscient de l’incapacité de l’amère de Melle.

    L'UFC- Que Choisir? a-t-elle fait le bon choix ?
    Les clients malheureux de la CAMIF sont au 5ème et dernier niveau en ce qui concerne les créances, ils n’ont pour ainsi dire aucune chance d'être remboursés.
    Si vos paiements datent de moins de 70 jours les banques doivent vous les rembourser, selon les Articles L132-2 et L131-35 du code monétaire et financier. Mais pour faire opposition au prélèvement automatique, il faut payer…


    Pourquoi Que Choisir? faillit-il à sa mission ?
    Que Choisir ? est une publication de l'Union Fédérale des Consommateurs - Que Choisir ou UFC - Que Choisir (233, boulevard Voltaire, 75011 Paris.). C’est une association (loi de 1901), mais aussi un groupe de pression militant créée en 1951 qui a pour objectif de défendre les intérêts des consommateurs, des usagers, des contribuables et de défense de l'environnement.
    Pourtant, à ce jour, rien depuis un article du 27/10/08
    METHODE DE VENTE - ABUS Brève 27/10/08

    Camif Les commandes en sursis
  • 60Millions a choisi les victimes.
    Son lien pour s’adresser au liquidateur judiciaire : ICI
  • Les clients abusés qui ne sont pas décidés à se laisser voler se retrouvent à SOS CAMIF, ICI

  • Luc Chatel s'adresse aux clients par video (à partir de la minute 1:45)

  • Les conseils de la DGCCRF :
    D'après un article de la Nouvelle République, la répression des fraudes (DGCCRF) commence à s'intéresser à l'affaire; un numéro mis en place par l'Etat est à la disposition des clients ICI

    Le président de la CAMIF l’assure dans Libération ICI

    Intox du président, le 24/10/08:
    «'Une dizaine de partenaires potentiels'
    Camif Particuliers n’aura pas réussi à temps la mutation de son modèle économique, en particulier sur internet. D'après Louis Mallet, «la vente par correspondance sous sa forme traditionnelle sera marginale à l’avenir».
    Les prévisions économiques de Camif SA, la maison-mère, s’annoncent moins alarmantes, du moins à en croire son président. Louis Mallet affirme que le groupe qui détient quatre filiales — Camif Collectivités, Camif Habitat, Club Camif et Léon Fargues — sera «bénéficiaire en 2008». Camif SA, explique-t-il, «est uniquement touchée parce que Camif Particuliers est en difficulté». Une relative bonne santé économique qui aurait déjà suscité l’intérêt de plusieurs groupes: «Il y a eu des contacts importants avec une dizaine de partenaires potentiels, des fonds (d’investissement), des industriels. Ces contacts ont eu lieu en France et à l’étranger.»

    La loi permet-elle à Camif SA, la maison-mère, de laisser ses petits sans soins ?