Inutiles ? Pas d'avocats pour les justiciables en garde à vue
Le citoyen-bâtonnier ne laisse pas le choix à ses victimesDans les Deux-Sèvres, le shériff entend faire sa loi et refuse d'appliquer la réforme de la garde à vue !
Le bâtonnier de l'ordre des avocats du barreau des Deux-Sèvres a bien fait savoir samedi qu' il a fait pression sur les avocats de permanence ce week-end pour qu'ils n'appliquent pas le nouveau régime de la garde à vue, arguant notamment du "principe de la séparation des pouvoirs".
Laurent Di Raimondo tente de justifier son coup politico-médiatique
Le bâtonnier estime que la décision de la Cour de cassation percute la loi parue au journal officiel, qui prévoit l’entrée en vigueur du texte au 1er juin 2011... Le petit maître du marais poitevin se fonde sur "une analyse légaliste des choses".
Le jour où entre en vigueur la réforme de la garde à vue, qui prévoit la présence de l’avocat dès la première heure, le bâtonnier refuse de plier devant la Cour de cassation. “Etant donné l’incertitude de la situation, j’ai prescrit aux deux avocats de permanence ce week-end de s’en tenir aux textes anciens”.
Me Laurent Di Raimondo s’explique : “on a hier deux normes qui se sont entrechoquées : un arrêt de la cour de cassation”, qui décide donc des nouvelles règles de la garde à vue, applicables immédiatement, et “de l’autre une loi parue au journal officiel portant réforme de la garde à vue qui prévoit l’entrée en vigueur de ce texte au 1er juin 2011”.
Seul bâtonnier de France actuellement saisi d'un doute, le militant zélé préfère bloquer le système. “>Le pouvoir judiciaire, représenté par la Cour de cassation, ne peut pas décider contre la loi adoptée par l’Assemblée et ne peut pas décider d’anticiper l’entrée en vigueur d’un texte,” décide-t-il de son propre chef. Qui fait les lois, le juge ou le Parlement ? interroge Me Laurent Di Raimondo qui répond qu' on ne peut pas “laisser au pouvoir judiciaire le soin de détricoter ce que le pouvoir législatif a tricoté; c’est un non-sens.”.
La reine est morte, vive le roi
Ce démocrate de 42 ans,Laurent Di Raimondo , est bâtonnier du barreau des Deux-Sèvres depuis le 14 décembre 2010 seulement. Aucun autre candidat n'avait osé braver la bâtonnière sortante, Me Patricia Guillaume-Ennouchi qui avait co-opté son « dauphin».
=> Me Patricia Guillaume-Ennouchi, une lilloise en terre segogole, est devenue bâtonnier de Niort, vingt-deux ans après sa prestation de serment à la Cour d’Appel de Douai. L'époux de la notable niortaise, David Ennouchi, est médecin cardiologue à Niort.
=> Me Laurent Di Raimondo est détenteur d'un DEA, a prêté serment en 1994, s'est inscrit au Barreau de Niort le 1er janvier 1995, a succédé à Me Poinson (2000).
Cette
Cette succession s'était effectuée dans un climat tendu peu propice aux bons choix: les avocats de ce département étaient engagés dans une grève affectant toutes les procédures pénales. Ils protestaient contre le projet de réforme de la garde à vue, à la veille de la première lecture de ce projet à l'Assemblée nationale.
Me Di Raimondi, visage cerclé
Me P. Guillaume-Ennouchi, marquée d'une croix
Les incohérences des avocats rebelles de Poitou-Charentes
Le bâtonnier donneur de leçons est avocat à Niort ...
La seule fausse note à la mise en place de la réforme se situe à Niort qui se situe dans les Deux-Sèvres. Et les Deux-Sèvres sont en Région Poitou-Charentes !
La malveillance Royal déteint-elle sur les robes noires ?
Les avocats deux-sévriens ont manifesté en octobre 2010 contre le projet de loi sur la garde à vue, présenté par le gouvernement. Cette réforme a été rendue obligatoire par une décision du conseil constitutionnel qui invalide le système actuel. Lien Nouvelle République
« Mais ces nouvelles propositions sont également anticonstitutionnelles, estimait la bâtonnière Patricia Guillaume-Ennouchi, il y a quatre mois : elles n'assurent pas la présence de la défense lors de la mesure de garde à vue, le procureur pouvant différer le passage de l'avocat. », affirmait-elle
Aujourd'hui, Me Di Raimondo n'est plus disposé à appliquer les revendications de son prédécesseur.
Baver sur une participation des contribuables - à hauteur de 80 millions d'euros, cette année, au lieu des 15 millions acceptés lors des négociations de l'an dernier - n'est pas "social", de la part des avocats militants de la Région Poitou-Charentes aux mains de Sa Cynique Majesté Royal.

Il faut laisser crever la Camif









