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vendredi 4 mai 2018

Près de 60% des Français sont mécontents de Macron

Près de six Français sur 10 mécontents de Macron, un an après 

Avec 57% de mauvaises opinions contre 43% de bonnes

Macron fait mieux que ses deux prédécesseurs, selon l'AFP, à l'issue d'une année de pouvoir, mais moins bien que Jacques Chirac et François Mitterrand, indique ce sondage réalisé par BVA pour RTL, Orange, La Tribune et la presse régionale.
 
Au total, l'auteur du hold-up de mai 2017 a perdu près de 20 points en un an, durant lequel se sont succédées cinq séquences de hausse et de baisse de popularité. 
84% des personnes interrogées déclarent ne pas avoir bénéficié personnellement de la politique mise en place depuis mai 2017. 
Seulement 43% indiquent disent bien vouloir attendre de voir quels seront les résultats avant de se prononcer définitivement. 
Seulement 39% des Français, moins de quatre sur dix, ont le sentiment que le gouvernement mène les réformes au "bon rythme", tandis que 19% estiment qu'il ne va "pas assez loin" et 35% qu'il va au contraire "trop loin", selon le sondage. 

Les réformes économiques et sociales ne passent pas dans l'opinion
Parmi les décisions prises, les plus populaires sont sociétales la loi sur les violences sexuelles (76%) et le dédoublement des classes de CP (72%), mais aussi la réduction du nombre de parlementaires et des mandats consécutifs (78%).
Les plus contestées sont l'augmentation de la CSG (82%) ou  le remplacement de l'ISF par l'IFI (70%), mais aussi la réduction de la vitesse à 80 km/h (76%)
Parmi les qualités d'Emmanuel Macron proposées par les sondeurs, dominent "les convictions profondes", "l'autorité" et la "stature présidentielle" : les sondés n'étaient pas interrogés sur son entêtement, son autoritarisme et sa posture présidentielle
Il est d'ailleurs jugé peu "rassembleur" et peu "proche des gens"

Enquête réalisée par internet auprès de 1.011 personnes de 18 ans et plus les 18 et 19 avril (méthode des quotas), avant ses échecs auprès de Trump qui le ridiculisa à Washington, puis à Sofia où les ministres européens résistèrent aux velléités fiscales de Bruno Le Maire à l'encontre des GAFA et cette semaine encore en Australie, un voyage blanc dont on ne retiendra que sa gaffe à l'encontre de la 'delicious' épouse du Premier ministre et son surnom de 'Pépé-le-putois' (image ci-dessus, à gauche).

Macron a ainsi renouvelé la gaffe de François Hollande qui, en novembre 2012,  conclut une lettre à Obama d'un"Friendly" ('amical' et non 'amicalement') tout aussi révélateur d'une connaissance superficielle de l'anglais. (lien PaSiDupes)

jeudi 8 novembre 2012

Hollande n'est pas non plus "English friendly"

Hollande ridiculise la France dans son message de sympathie à Obama

Le président s'est planté dans un courrier adressé au président réélu

A sa  signature au stylo, "Son Excellence le Président des bisous"ajouté de sa blanche main un "friendly, François Hollande" , ce  qui signifie "Le sympathique, François Hollande"... MDR

Les réseaux sociaux internationaux se gaussent !
La lettre de félicitations de François Hollande adressée à Barack Obama est source de commentaires hilares sur la toile. En effet, cette incorrection, un "faux ami" basique en anglais, a fait le tour du web en quelques heures pour railler l'auto-satisfaction du vaniteux président, à la façon ostentatoire des parvenus, des nouveaux ...riches. LOL


Certains media évoquent Sarkozy aussi sec
La presse  éperdue par tant de "bulles" du "capitaine de pédalo" en six mois n'a pas manqué de rappeler qu'en janvier 2010, la langue de Nicolas Sarkozy avait fourché en déclarant à Hillary Clinton - sous la pluie et non pas dans le confort de son bureau - "sorry for the time", au lieu de "sorry for the weather".



Hollande en fait encore trop pour être honnête


Les media "indépendants" n'osent plus parler plus de "couac"...
Dans ce courrier publié sur le compte Twitter de l'Elysée, le président de la République a cru bon de personnaliser lourdement ses "sentiments amicaux" en revendiquant une amitié présumée avec redondance, plutôt que de s'en tenir à un "Yours sincerely", plus correct, mais surtout plus protocolaire et ...sincère.

Malencontreusement, France 2 venait de souligner les progrès des Français en anglais

La propagande grossière a succédé en mai au dénigrement systématique

Emmanuel Davidenkoff, le chroniqueur éclairé de France Info et de Libération, un cumulard (également directeur de la rédaction de l'Etudiant, groupe L'Express), assure que le label Sciences-Po fait toujours rêver le monde entier:  à Paris, la fourchette des prix des études s'étale de 9000 à 0 euro,  suivant les revenus des parents,sachant que 30% des étudiants ne paient rien pendant cinq ans. De quoi susciter un authentique engouement...

Ainsi, Elise Lucet, la grande prêtresse du SNJ au 13h de France 2 (service public!) , a présenté lundi un reportage qui assure que nos étudiants français deviendraient meilleurs en anglais. Elle prend Sciences-Po comme exemple pour assurer que les étudiants sortent parfaitement bilingues !


L'ironie de cette malencontreuse démonstration, c'est non seulement que Sciences-Po serait représentative de notre niveau universitaire, mais aussi que nos élites de la haute administration et de la politique maîtriseraient les langues. On avait déjà de forts doutes sur le français, mais, sur l'anglais, notre président ne fait rien pour redresser le niveau ! 


jeudi 6 janvier 2011

Renault, victime d'espionnage industriel

A qui profite le crime: Heuliez, en Poitou-Charentes ?

Le privé, comme la fonction publique, a des 'fuites'


On le sait, le journalisme d'investigation consiste souvent à attendre devant son téléphone que 'fuite' un syndicaliste zélé ou un fonctionnaire aigri... C'est ce qu'ils appellent une 'source anonyme' et qui explique qu'ils tiennent autant au 'secret des sources'. Mais, depuis l'effondrement du Mur de Berlin et de l'empire soviétique, l'espionnage industriel semblerait moins constant.

Or,
des activités d'espionnage ont été découvertes chez Renault
Trois hauts cadres du constructeur automobile Renault, dont un membre du comité de direction, sont soupçonnés d'espionnage industriel. Les éléments à disposition sont qualifiés de "graves" par la direction et le ministre de l'Industrie.

Les trois suspects ont été mis à pied lundi à titre conservatoire, mais sont menacés de licenciement. Le constructeur ne fait encore état d'aucune plainte pénale et, pendant plusieurs jours, est resté muet sur la nature exacte des faits.

Il est toutefois permis de savoir que les trois personnes auraient des liens avec le programme véhicules électrique, une technologie sur laquelle Renault mise beaucoup et dans laquelle il a décidé d'investir quatre milliards d'euros avec son partenaire Nissan.
"Ça paraît probable, tel que je le comprends, puisque c'était au technocentre de Guyancourt", a déclaré le ministre de l'Industrie, Eric Besson, à des journalistes en marge du colloque Nouveau Monde, Nouveau capitalisme, au ministère de l'Economie.
Ce dernier a ajouté que la direction générale de Renault, avec laquelle il s'était entretenu, s'était montrée préoccupée. " Les faits qu'ils ont cités, s'ils sont avérés, sont des faits sérieux, sont des faits graves ", a-t-il dit.

En effet, "c'est toute la question de la protection de notre secret industriel, de notre innovation qu'il faut renforcer", a-t-il ajouté, précisant que les conventions passées entre l'Etat et les entreprises qui demandent des aides à l'innovation devront comprendre des engagements de protection des secrets.
" C'est un péril globalement pour l'industrie française. L'expression 'guerre économique', là pour le coup, parfois outrancière, est adaptée", a-t-il ajouté.

Les entreprises ne peuvent plus faire confiance en leurs cadres

"Il est probable que nous aurons d'autres mesures à prendre, je vais y travailler dans les jours qui viennent", a assuré le ministre. "J'ai l'intention de faire de ce dossier un dossier majeur."

Christian Husson, directeur juridique de Renault, a expliqué de son côté que la mise à pied visait à protéger les actifs stratégiques, intellectuels et technologiques de notre entreprise" de l'entreprise.
"Cette enquête, qui a duré plusieurs mois [déclenchée fin août par le comité interne de déontologie mis en place en 2007], nous a permis d'identifier un faisceau d'éléments convergents attestant que les agissements de ces trois collaborateurs (...) mettaient en risque consciemment et délibérément des actifs de l'entreprise", a-t-il affirmé.

" Renault entend respecter et préserver l'identité des trois cadres concernés " par les mesures de mise à pied "et ceci conformément aux dispositions du Code du Travail. La procédure avance, mais à ce stade, Renault ne souhaite pas faire davantage de commentaires ", conclut Christian Husson, dans sa déclaration.

Une source proche de Renault a estimé de son côté que les personnes mises en cause pourraient être licenciées d'ici la semaine prochaine.
" L'enquête interne continue, mais la décision devrait être prise dans les jours à venir ", a-t-elle déclaré. " Dans neuf cas sur dix, une mise à pied à titre conservatoire est suivie d'un licenciement. "
" Une mise à pied conservatoire ne dure jamais très longtemps ", a expliqué une autre source proche du groupe. "Je pense que malheureusement dans les jours à venir, la semaine prochaine, il risque d'y avoir effectivement des sanctions qui tombent, si tant est qu'il y a des sanctions."


Reste la question de savoir à qui profite le crime

L'enquête s'oriente du côté chinois, dont on nous dit que l'espionnage industriel est dans leur culture, comme il l'était déjà au temps de l'Union soviétique: on s'en rappelle dans la rade de Brest, par exemple. Pourtant, la Chine produit déjà un véhicule capable de parcourir 300 kilomères sur une seule charge électrique. On en souhaite autant à Renault.
A titre indicatif, et si on exclut donc provisoirement la concurrence étrangère, plusieurs entreprises françaises sont sur le même créneau.

Les deux premières Fluence Z.E. viennent de sortir des lignes de production de l’usine de Renault de Bursa, en Turquie.
Berline familiale cinq places, la Fluence ZE peut rouler jusqu'à 135 km/h grâce à un moteur électrique de 70 kW. Son autonomie de 160 km est assurée par un pack batteries lithium-ion. Elle sera également la première voiture électrique de série à être équipée du système Quickdrop permettant d'échanger le pack batteries en moins de 3 minutes grâce à des stations spécialisées.
Annoncée 21.300 € TTC, bonus de 5.000 € déduit et hors batteries, la Renault Fluence Z.E sera commercialisée dans l'hexagone en septembre 2011.

Fin décembre 2010, le constructeur japonais Nissan-Renault a remis à Lisbonne les clés de 10 voitures électriques Leaf au consortium portugais Mobi.E. Celui-ci est constitué d'entreprises comme Siemens, EDP... et compte également la participation du gouvernement portugais.
"Ces voitures vont changer nos villes et les transports dans toute l'Europe", a déclaré le Premier ministre portugais José Socrates.

Le constructeur français Goupil Industrie dévoile à Pollutec à Lyon son nouvel utilitaire bi-mode G5, associant motorisation électrique et thermique, prouvant ainsi sa capacité à innover avec un produit unique sur le marché. Le Goupil G5 se classe dans la catégorie des quadricycles lourds et reprend la motorisation électrique du G3.
Mais la liste est longue: voir les véhicules électriques disponibles -
Lien ADEME

Où en est la MIA ? Et la Friendly ?

La sortie de la MIA d'Heuliez est prévue pour juin 2011 (particuliers : 2012), mais sera-t-elle prête ?
Nous apprenons en effet que c'est le lancement de la production de la Mia électrique, dans l'usine de Cerizay, qui interviendra en Juin 2011 et que les livraisons pour les pros et collectivités interviendront dans la foulée. Dans le meilleurs des cas, les particuliers devront attendre 2012...
Les ingénieurs de Poitou-Charentes auraient-ils du retard à l'allumage ? Ont-ils besoin d'un petit coup de pouce ? D'autant que Heuliez, qui devait produire quatre modèles, dont la Renault Clio electric et la Citroën AX electric, a abandonné celle de la Citroën Saxo electric et de la Peugeot 106 electric .













Quant à la Heuliez Friendly (ci-dessus), qui avait été présentée en 2008 au salon automobile de Paris, elle devait être commercialisée en 2010...

Pour nous ôter d'un doute, il faudrait que Heuliez 'fuite'...

jeudi 1 avril 2010

Dossier Heuliez: l'amère Royal fait fuir les investisseurs

Estrosi doit rassurer les repreneurs qu'elle dissuade

Sa direction tire vers le fossé

Royal fait capoter la voiture électrique

Le ministre de l'Industrie Christian Estrosi a observé jeudi la présidente de région, Désirdavenir Royal, de "faire peur" au lieu de rassurer les investisseurs éventuellement intéressés par l'équipementier automobile Heuliez, dans un entretien à Radio Classique.
"Mme Royal est en train de faire peur et d'inquiéter", a déclaré M. Estrosi, répondant à des attaques dont il avait été lui-même la cible peu auparavant de la part de la présidente PS de Poitou-Charentes.

Heuliez "n'est pas une entreprise publique », rappelle Estrosi

« Que le ministère de l'Industrie se soit autant mobilisé - avec l'ensemble du gouvernement, sur ce dossier - on n'a pas toujours vu ça par le passé », a souligné Christian Estrosi. Lire PaSiDupes
"Je dis à Mme Royal : prenez de la hauteur. Soyez une responsable d'une présidence de région qui soit digne de ce nom, qui démontre que les 5 millions d'euros qu'elle a promis sont bien au rendez-vous, en même temps que les 10 millions d'euros de l'Etat, et qu'ensemble nous apportions une attitude rassurante à un certain nombre d'industriels et d'investisseurs potentiels", a-t-il dit.
Peu auparavant, Sa Cynique Majesté Royal avait mené une campagne de dénigrement partout où on a accepté de la recevoir. Comme à son habitude, elle s'est dédouanée de toute responsabilité. Elle a accusé le ministère de l'Industrie de "se moquer des salariés d'Heuliez", sur RMC et BFM TV.

Le ministre n'accepte pas plus que le PS de la subir

Mme Royal "n'a cessé de tricher, de mentir, sur ce dossier", lui a rétorqué Christian Estrosi. "Moi je n'ai jamais rien promis. Le problème c'est qu'elle, elle a promis, (...) c'est que Mme Royal s'est promenée bras dessus, bras dessous dans des assemblées générales avec (l'ex-repreneur potentiel Louis) Petiet, qui n'a jamais apporté un million d'euros à Heuliez", a-t-il fait observer.
Lire PaSiDupes sur les fanfaronnades de l'amère de Melle.

Avec respect
La présidente de région continue à se pavaner, faire illusion et accuser l'autre.

Les déçus de la picto-charentaise: lire PaSiDupes

dimanche 10 janvier 2010

Régionales: Raffarin juge Royal prenable en Poitou-Charentes

La campagne de la gelée Royal part en vrille

L'ancien Premier ministre (UMP) Jean-Pierre Raffarin, a estimé dimanche que "la défaite de Mme Royal" (PS) aux élections régionales en Poitou-Charentes "est tout à fait possible".

"La campagne de Mme Royal est en peu en vrille parce qu'elle souffre de divisions", alors que celle du candidat UMP, Dominique Busserau, le ministre des Transports, "est en train de prendre de la force", a observé Jean-Pierre Raffarin, également sénateur de la Vienne, qui était l'invité du "Forum" Radio J.
Le sentiment de saturation arrive à point nommé à son paroxysme avec les régionales. Malgré les efforts de la candidate pour se recentrer sur la région, les picto-charentais gardent d'elle une image numérique, lointaine et hautaine à la télévision nationale. Après avoir consacré toute son énergie à se construire un destin national, le temps du bilan régional est venu. Les électeurs ne se satisferont pas d'un mirage médiatique.

La campagne de la majorité sur de bons rails

Outre le Poitou-Charentes avec Dominique Bussereau (ci-contre), dans plusieurs régions, "nous pouvons avoir des surprises significatives", a pronostiqué J.-P. Raffarin en citant également la Franche-Comté, l'Ile-de-France et les Pays-de-la-Loire, à titre d'exemples.

J.-P. Raffarin compte en effet sur une forte mobilisation de l'électorat UMP parce qu'il y a "union, et des difficultés à gauche parce qu'il y a division".

  • Une "division structurelle parce que la montée de l'écologie protestataire est historique. Dans dix ans, les Verts seront devant les roses. Le PS vit très mal ce déclin. Mme Aubry s'ancre dans ce passé et va se faire doubler sur la voie verte à côté d'elle", a-t-il prédit.
  • Les Verts, chauffés à blanc par leurs enivrantes européennes, feront bande à part. Marie Legrand, vice-présidente à l’Environnement répète à qui veut l'entendre: «Nous sommes capables de proposer un programme écologique plus ambitieuxAutre défection, celle des communistes, qui partiront avec le Parti de gauche.

    Pour lui, l'écologie n'est pas seulement radicale
    "L'écologie devient la première valeur politique du XXIème siècle avec une lecture de gauche, une écologie protestataire, et une lecture plus libérale, le développement durable".
    Il a approuvé "la logique de Nicolas Sarkozy de s'engager nationalement pour mobiliser les électeurs de l'UMP" car c'est lui qui "a la clé de la mobilisation".
    Par ailleurs, selon le sénateur UMP "le triptyque pour gagner ces élections, c'est d'avoir des propositions fortes sur l'emploi, la mobilité et la formation". En revanche, le débat sur l'identité nationale ne "doit pas être inscrit dans un calendrier électoral".

    Dominique Bussereau peut être confiant

    On n'est pas au pays de Candy !

    La sortante est une exécrable présidente autoritaire et cassante
    : elle malmène et maltraite tout le monde; tout ceux qui l'approchent ont appris à se méfier de ses sourires: ils rampent, mais la détestent.
    Ses collaborateurs n'en peuvent plus.
    «Le climat devient tendu et rugueux», dit une habituée. «On a vu des salariés pleurer», ajoute un autre. Une proche de Royal plaide la culture du résultat : «Elle passe son temps à faire la guerre pour ne pas être suspendue au ronronnement administratif. » Elle assure que ce que veulent les gens, c'est « une région dirigée, un commandement. » Si on est militariste.
    Des collaboratrices (cf. libellé E. Pathouot) ont du poursuivre leur patronne anti-sociale pendant de longues années devant les tribunaux avant d'obtenir leur dû.

  • Les élus n'ont pas voix au chapître.
    Ainsi, l'ancien vice-président PS aux Finances, Jean-François Fountaine, un proche de Lionel Jospin, s'est fait limoger et dépouiller de sa délégation pour s'être opposé publiquement. Lire PaSiDupes (cf. libellé à son nom, ci-dessous)

  • Et son ministre de tutelle, Claude Allègre, ne pouvait plus la souffrir: Lien

  • Les déclarations parisiennes de Désirdavenir Royal ne correspondent en rien à la réalité locale.

    Dominique Bussereau dénonce d'ailleurs «beaucoup d’emphase et beaucoup de vent, mais une région qui s’est mise aux abonnés absents sur les grands projets».

    C'est ainsi que sa politique environnementale est bidon.
    Sous les objectifs des photographes et des caméras, elle a fait un barouf monstre autour d'Heuliez et de sa Friendly, un prototype de véhicule électrique, mais aujourd'hui on mise sur les énergies renouvelables (6% en France) plutôt que sur les énergies thermique et nucléaire, dont l'électricité: sa production est en effet consommatrice d'eau et source de pollution de l'air (dont les pluies acides et les gaz à effet de serre). Pour plus de crédibilité en matière de dynamisme et d'innovation, qu'elle branche sa région sur la voiture hybride...

    Mais dire que la victoire du consensuel Dominique Bussereau est dans la poche est pourtant prématuré.
    Pourtant, les coups médiatiques de Sa Cynique Majesté Royal n'impressionnent plus personne, ni à Paris, ni nulle part en France: seulement ceux qui, souples, sans convictions et tapis dans son ombre, espèrent en tirer quelqu'avantage. La mobilisation des bafoués socialistes et des militants UMP aura donc raison de cette insupportable présidente autoritaire. Bussereau ne peut miser uniquement sur le coefficient d'antipathie que dégage la sortante, mais, à voir l'énergie qu'elle déploie sur place, il est clair qu'elle se sait sur un siège éjectable.
    L'imposture a vécu.

    dimanche 12 juillet 2009

    Heuliez sauvé de la casse par le groupe Bernard Krief Consulting

    Sa Cynique Majesté Royal se pousse du col

    Seul candidat en lice, le groupe Bernard Krief Consulting a été désigné par le tribunal de commerce de Niort pour reprendre l'équipementier automobile Heuliez. Le repreneur conservera 600 emplois sur un millier, mais s'est engagé à réembaucher près de 100 salariés par an. La prise de possession interviendra le 24 août prochain.

    Et qui s’en attribue le mérite ? Désirdavenir Royal, présidente socialiste de la région Poitou-Charentes qui l'a recueillie après bien des vicissitudes électorales.

    La sournoise arriviste communique sonne de la ‘trompe

    Seule au monde et avec une superbe insolence, MoiMoiMoi ignore les partenaires principaux du sauvetage d'Heuliez.
    Son apport royal de 5 des 80 millions nécessaires donne à l'impudique la priorité sur quiconque, croit l'ancienne députée des Deux-Sèvres. "C'est aussi la démonstration qu'un autre modèle économique est possible, comme ici pour la voiture électrique et propre", a-t-elle ajouté.
    "C'est une belle victoire, la victoire des salariés et de leurs dirigeants, parce qu'ils ont toujours été au coude à coude dans cette entreprise", a clamé Sa Cynique Majesté Royal,
    la première…, lors d'une
    conférence de presse …à Paris.

    Outre qu'elle s'attribue tous les mérites des réussites locales tout en rejettant ses échecs sur les autres, prendre de vitesse Jean-Pierre Raffarin et Dominique Bussereau semble être l'un des moteurs de l'électrique ancienne député aux abois qui craint de passer au rang des locomotives à vapeur aux prochaines Régionales.

  • Autre coup de klaxon, celui du délégué CFDT
    Pour sa part, Emile Bregeon a estimé que "c'est la fin d'une histoire". "L'entreprise connue n'existe plus, on appartient à BKC. C'est un nouvel Heuliez. On revient de loin puisque depuis le début, on risquait la liquidation", a-t-il admis.

    =>
    Heuliez, qui employait 1.074 personnes à Cerizay (Deux-Sèvres), avait été placé en redressement judiciaire le 15 avril. BKC était le seul candidat à la reprise après le retrait la semaine dernière de France Industrie Participations.
    Le nouveau groupe sera constitué d'une holding présidée par Emilio Gallucio et qui, selon l'avocate de BKC, Me Catherine Boulanger, se nommera Heuliez Capital. Il comprendra deux sociétés,
    Heuliez New World
    et Heuliez Véhicules Electriques.

    Deux fois plus de bruit que l’Etat, pour deux fois moins de capitaux…

    Le capital annoncé est d'un million d'euros, dont 80% détenus par BKC et 20% par l'équipe dirigeante.
    Louis Petiet, président de BKC, avait annoncé le 2 juillet que le plan de reprise pourrait atteindre de 50 à 80 millions d'euros - dont pour les fonds propres 16 millions d'euros apportés par BKC avec des partenaires émiratis et 10 à 20 millions d'euros d'investissements asiatiques.

    L'Etat s'est engagé à apporter dix millions d'euros au titre du Fonds stratégique d'investissement (FSI) et la Région Poitou-Charentes, cinq millions d'euros. Le reste est constitué d'emprunts pour le financement de l'exploitation.

    La ‘Friendly’ pourrait voir le jour en 2010

    L'usine familiale Heuliez, fondée en 1920, s'est tournée vers la voiture 100% électrique, la "Friendly", dont les premiers prototypes doivent sortir en avril 2010. Or, Heuliez manquait de liquidités pour préparer ce qui devait devenir son produit phare. Avec la création d’Heuliez Véhicules Electriques elle conserve de bonnes chances de sortir des cartons.
    Recueillie par les Deux-Sèvres après ses échecs répétés en Normandie, Sa Cynique Majesté Royal a abandonné la CAMIF et la présidente absente dans sa région ne pouvait se représenter devant les électeurs en 2010 sur un nouveau fiasco avec Heuliez.
  • Sa Cynique Majesté Royal s’est donc emparée de tous les micros, a accaparé toutes les caméras et s’est présentée en sauveteuse vertueuse du navire amiral des Deux Sèvres que, elle n’a pas vu couler pendant qu’elle guerroyait pour son propre compte et essuyait deux bérézina électorales successives.
    Se saisissant d’une corne de brume, elle souffla pourtant sur les antennes que c’était un nouveau départ, un "message d'espoir" [pour elle, au premier chef], pour toutes les entreprises françaises et "les PME qui sont imaginatives" comme Heuliez.
    Pourtant, dès septembre 2008, Luc Chatel, secrétaire d'État chargé de l'Industrie et de la Consommation, et Hubert Falco, secrétaire d'État chargé de l'Aménagement du territoire, ont visité l'entreprise. En effet, le constructeur automobile, repris par le groupe indien Argentum Motors en 2007, se positionnait désormais sur le marché des voitures électriques. Il présenta même un prototype lors du Mondial de l'automobile du 4 au 19 octobre. Sans un merci pour Bernard Krief Consulting: pardon à BKC !
  • "La voiture électrique, ça va marcher", a-t-elle promis, comme si elle y était pour grand chose. La responsable socialiste a cependant polémiqué sur la "timidité", selon elle, de l'Etat dans ce dossier et le refus de Renault et de Peugeot de se joindre au tour de table.
    Heuliez a produit 450.000 véhicules depuis 1985, dont des cabriolets pour Renault et Peugeot. Au début de l'année, il lui manquait 45 millions d'euros pour pouvoir poursuivre son activité.
  • "Le plus important c'est qu'Heuliez vive", a souligné Paul Quéveau, ancien P-DG et descendant du fondateur, qui devient vice-président dans la nouvelle structure.
    "C'est l'aboutissement de plusieurs mois d'efforts. Il faut se remettre au travail pour préparer le lancement de nos produits l'an prochain", a-t-il revendiqué.
  • Pour Me Boulanger, tout est prêt désormais pour faire d'Heuliez une société mondialement leader sur le marché de la voiture non polluante.
    "La voiture électrique verra bien le jour en 2010 comme prévu", a-t-elle déclaré, confirmant de grands projets avec le premier constructeur privé chinois Chery concernant des véhicules "low cost" à moteur atmosphérique.
  • Il est pourtant d'ores et déjà possible de réserver sa voiture, mais elles seront disponible qu'en 2012 pour les particuliers.

    => Bernard Krief Consulting, un habitué des sociétés en difficulté

    A la tête de BKC depuis 1995, « Louis Petiet, âgé de 52 ans, n'en est pas à son coup d'essai. Depuis cinq ans, lorsqu'il a décidé de prendre des participations majoritaires dans des entreprises en difficulté, il a procédé à douze acquisitions. «Nous sommes un consultant qui est son propre client», explique-t-il. […]
    Louis Petiet ne précise pas les fonds propres dont il dispose. Ils sont estimés à 400 000 euros par un spécialiste de la reprise d'entreprises.

    Une des opérations les plus connues a été son rachat du groupe de textile en difficulté DMC l'année dernière. […] Il s'associe généralement avec des investisseurs minoritaires ou des entreprises de pays émergents. Il s'est ainsi associé à un Pakistanais pour racheter DMC. […]

    Bernard Krief Consulting est présent dans des activités aussi diverses que le tissu, la vente à distance, l'aéronautique et l'immobilier, mais son président estime qu'il y a des synergies entre chacune des entreprises de son holding.

    Louis Petiet n'est pas plus disert sur la provenance des fonds dont il dispose. […] Comme il n'a jamais distribué de résultats, au fil des ans, il aurait accumulé de quoi financer une partie de ses opérations, le solde provenant de ses partenaires. Son mode de gestion est lui aussi original, fondé sur une organisation « low-cost, écrasant le management». Les quatre holdings de Bernard Krief Consulting n'emploient que douze personnes.

    (Source Le Figaro)

    =>La voiture décarbonée
    LIRE un prochain article de PaSiDupes

    vendredi 3 avril 2009

    Magic Royal: "avec moi, Gandrange, Caterpillar et Heuliez seraient sauvées"

    Qu’ajouter à çà ? C’est une déclaration du 1er avril ?…

    Mémorial du Titanic

    "Avec moi, ces entreprises seraient sauvées"

    La Gelée Royal l’a affirmé mercredi à propos d’Arcelor-Mittal à Gandrange, Caterpillar à Grenoble (PS) et Heuliez (Deux-Sèvres), mais la liste de ses exploits exclut la CAMIF, laissée pour compte, à Niort…
    Elle accuse pourtant sans vergogne: "Gandrange existerait encore parce que des projets de mutation industrielle du futur existaient dans l'entreprise et n'ont pas été écoutés".


    Caterpillar : quand la Gelée Royal remue les lèvres

    Caterpillar, le constructeur américain d'engins de chantier, qui emploie 2.500 personnes dans ses deux usines françaises de Grenoble et d’Echirolles (Isère), a annoncé le 13 février dernier la suppression de 733 emplois en France pour faire face à la baisse des commandes d'équipements dans les secteurs du BTP et des mines. Au total, le groupe américain, qui emploie 113.000 personnes dans le monde, a annoncé 24.000 suppressions d'emploi depuis l'automne. Caterpillar licencie 814 salariés aux Etats-Unis.
    « Quand Nicolas Sarkozy dit que les commandes ont baissé de 80%, ce n'est pas une fatalité », estime l’amère Royal après coup, en soutien à son collègue concerné, Michel Destot (1946, PS), maire delanoëiste de Grenoble. "Au moment où on relance les grands travaux dans le cadre de la lutte contre la crise économique, il y a des grands travaux considérables à lancer sur les transports publics, les bâtiments publics sur les énergies renouvelables".

    Mais c’est sans Désirdavenir Royal que le chantier actuel des négociations entre représentants du personnel et direction de Caterpillar France se poursuit à la Direction départementale du travail et de l'emploi à Grenoble autour du plan de sauvegarde des emplois menacés. Les discussions, qui pourraient durer une semaine, sont axées sur les primes et indemnités de licenciement, précisait-on.

    L’intervention de Sa Cynique Majesté Royal arrive, mais un peu tard...
    "La direction a répondu favorablement à notre demande, à savoir le paiement des trois jours de grève quelque soit la décision des salariés à poursuivre la grève", a annoncé Pierre Piccarreta, le délégué CGT, lors d'une AG jeudi 2 avril à l'usine de Grenoble. En contrepartie, les salariés grévistes se sont engagés à ne pas bloquer les accès aux deux sites de production.

    Quand la Gelée Royal se recentre sur le Poitou-Charentes


    Elle a bien parlé.
    "Ce qui est en jeu aujourd'hui est de réussir la mutation économique de l'industrie dans la croissance verte", explique-t-elle.

    Heuliez (2000 emplois dont 1000 dans les Deux-Sèvres -dont elle fut députée- , en Poitou-Charentes) pourrait, selon la présidente de région, "être leader mondial du véhicule électrique". Son "carnet de commande est plein" et les villes de la région "ont commandé 600 voitures". Mais voilà, la présidente de Poitou-Charentes est absente de sa région : le siège social d’Heuliez se situe à Cerizay … Elle a bien parlé !

  • Mais il y a un mais…
    Les 435 salariés du site de Rorthais (Mauléon dans les Deux-Sèvres) fabrique les bus Heuliez Bus (117.3 millions € de chiffre d'affaires en 2006, qui ne sont verts que par la couleur de la carrosserie.

    Alors, Sa Cynique Majesté Royal appelle le gouvernement au secours.
    Elle rencontrera Christine Lagarde, la ministre de l’Economie, pour s’attribuer le mérite du sauvetage de l’entreprise. Car elle demande que "toutes les administrations publiques commandent des voitures électriques françaises. On a montré l'exemple dans la région, il devrait y avoir un sursaut national des citoyens et des entreprises".

    Certes, 'il faut "réussir la mutation économique de l'industrie dans la croissance verte". C'est bien dit, çà !
  • Mais il y a encore un mais
    L'entreprise a certes annoncé un véhicule urbain électrique, la Friendly, laquelle n’en est qu’au stade de projet d’étude, ce qui jette un gros doute sur l’affirmation éhontée de la présidente de région qui assure : «On a montré l'exemple dans la région » Heuliez n’est donc pas bénéficiaire de ce volontarisme médiatique.

  • Et un autre mais
    Puisque la région montre l’exemple, ses habitants et les personnels territoriaux roulent probablement en cabriolet. Puisque l'Opel Tigra se vend mal, depuis octobre 2007, Heuliez s'est placé en procédure de sauvegarde, malgré l’activisme de la p’tite présidente qui ne reste pas les « bras ballants », à l’en croire. Et qui sait le playboy André Hadjez, au bras duquel Paris Match nous l'a montrée, l'emporte-t-elle cheveux au vent à Marbella.

    Pourtant, elle a bien dû peser sur Argentum Motors qui en juillet 2008 s'engagea à verser 10 millions d'euros et 10 millions supplémentaires au cours des 5 années à venir en échange de 60% du capital d'Heuliez. Or, l’accord qui n'a pas aboutis. Etonnant, non ?


    Est-ce bien la peine d’avoir un tel « produit d’appel » en "tête de gondole" régionale ?
  • mercredi 25 mars 2009

    Que font les collectivités territoriales pour les emplois menacés de Heuliez à Amora ?

    A quoi servent Rebsamen et Désirdavenir Royal ?

    Au-delà des effets d’annonce
    Combien les huit régions socialistes ont-elles versé en 2007 pour entrer au capital d’EADS et sauver Airbus ?
    Voilà à peine plus de deux ans, en mars 2007, Sa Cynique Majesté Royal était une candidate pleine d’illusion à l’Elysée. L’esbroufe semblait devoir faire recette et elle se faisait la porte-parole de la proposition de Martin Malvy de faire entrer les huit régions socialistes concernées d’entrer au capital d’EADS, à hauteur de 150 millions d’euros (lien L'Express).
    Elle déclarait alors que “tout le monde doit faire bloc” en France face au plan de restructuration d’Airbus, sujet qu’elle évoqua avec Angela Merkel, et proposa un plan d’action. “Au-delà des sensibilités politiques, en Allemagne, tout le monde a fait bloc. Donc, en France, tout le monde doit faire bloc dans la situation actuelle pour sauver l’aéronautique”, plaida-t-elle la candidate socialiste lors d’un point de presse à son QG de campagne, au terme d’une réunion des huit présidents PS des régions concernées par les suppressions d’emplois (dont sa région Poitou-Charentes).

    Pas de politique politicienne quand Désirdavenir est dépassée
    Encore une déclaration à sens unique: “Ce sujet ne mérite pas de politique politicienne. Il faut savoir dépasser les antagonismes politiques pour travailler ensemble dans l’intérêt général”, précha-t-elle alors, invitant l’Etat à “tendre la main” à l’initiative des régions socialistes !Face au plan Power 8, elle présenta un plan d’action en quatre volets qui resta lettre morte.

    La grève, la réponse socialiste à tout

    Les salariés menacés ont théoriquement sous la main une Présidente de région qui fut candidate, certes malheureuse, de l’ensemble de la gauche, et qu’est-ce que ça change ?
    Frère François était numéro 2 du PS, rien de moins ! Il est toujours maire de Dijon. Sachant que les socialistes ont une solution à tout, voire plusieurs, comment expliquer que 244 emplois y soient encore menacés ?

    N’est-ce qu’une question d’argent ?

    Les sites d’Amora-Maille de Dijon (dont le maire socialiste, François Rebsamen, fut un proche de François Hollande, puis de l'amère Royal) et d’Appoigny (près d'Auxerre dont le maire est Ferraz, un socialiste), dans l’Yonne, restent en effet fermés. Une fermeture pour l’instant due à la grève menée depuis dix jours par les salariés mais qui sera bientôt définitive : Amora-Maille s’est vendu en 2000 au groupe Unilever, qui l’a décidée. En tout, près de la moitié des emplois pourraient être supprimés (sur un effectif de 453). Le site de Chevigny-Saint-Sauveur (Côte-d’Or), que la direction veut développer, était bloqué mercredi 25 mars, les grévistes affirmant détenir un stock de 22 000 palettes de produits Amora.

  • Mercredi soir, la pression était énorme. La direction a promis de verser 40 000 euros à chaque salarié, en plus des indemnités légales (avec un plafond de 90 000 euros d’indemnités au maximum). Mais les syndicats réclament 125 000 à 140 000 euros. La direction leur a donné jusqu’à ce soir minuit pour accepter la proposition. Sinon, les strictes indemnisations légales s’appliqueront.
  • «Inacceptable, estime Jean-Pierre Cordier, de FO, le syndicat majoritaire. Quand on sait qu’ Unilever a fait 5,3 milliards de bénéfices nets en 2008…» Quant à la proposition de sauver 32 postes de plus en rapatriant une ligne de production de vinaigrette, produite en République tchèque : «Du flan. Je ne les vois pas démonter une ligne toute neuve [en Tchéquie] pour réimplanter en France une vinaigrette qui de toute façon ne se vend plus depuis qu’on a changé son emballage…»
    «Entre les mesures d’âge, les projets personnels et les reclassements, je peux déjà présenter autant de solutions que de salariés concernés», confiait au contraire la semaine passée Hervé Laureau, le président d’Amora-Maille. Notamment grâce à la création de 150 emplois chez FM logistic, qui s’est vu confier l’activité de distribution et où les ex-Amora seraient prioritaires. Hier soir, la CFDT espérait convaincre les autres syndicats d’organiser un vote des salariés sur les propositions de la direction. A main levée ?

    Mieux que l’invective à la Royal, le président aux « bras ballants »

    C’est acquis, la présidente de la région Poitou-Charentes est une incapable. Après EADS et la CAMIF pour lesquels elle n’a apporté que des déclarations, elle ne peut davantage pour Heuliez, sur son territoire.

    Pour Heuliez, les "cadeaux" deviennent possibles…
  • L’amère de Melle n’a que 5 millions à offrir: il faudra que les Français mettent 10 millions d’euros dans le sous-traitant automobile Heuliez.
    Si l’entreprise familiale se plie aux exigences du gouvernement, le Fonds d’investissement stratégique (FSI) contribuera à son sauvetage en rentrant au capital, après s’y être d’abord refusé. Dans le cas contraire, les 10 millions seront quand même versés, mais sous la forme d’un «traitement social d’entreprise en restructuration». Autrement dit, la cessation de paiement ne serait pas évitée et elle interviendrait dès le 10 avril.

    Temps mort dans les invectives

    L’entreprise a besoin de 45 millions d’euros et «la moitié n’est pas trouvée», a dit hier Luc Chatel, secrétaire d’Etat à l’Industrie, qui exige que la famille Quéveau, propriétaire d’Heuliez, mette la main à la poche. Selon Luc Chatel, seules les contributions de la région Poitou-Charentes présidée par Désirdavenir Royal (5 millions), de l’Etat (10 millions) et du fonds d’investissement Demeter (7 millions) sont acquises. Reste à trouver 23 millions auprès de banques ou d’industriels. Des partenariats pourraient être noués. Avec des bénéficiaires du bouclier fiscal ?

    Le gouvernement exige aussi que le sous-traitant lui soumette «un vrai projet industriel».

    Ce qui suppose de renoncer aux activités en déclin telles que l’emboutissage ou la carrosserie. Actuellement, les 1 014 salariés sont au chômage partiel un tiers de leur temps. Le gros de l’activité réside dans la production de l’Opel Tigra Twin-Top, qui cesse en juillet.

    Heuliez fait valoir son projet de véhicule électrique Friendly, prévu pour 2010. «Ce projet n’occupe que 45 salariés», oppose Chatel. Et les développements attendus paraissent inatteignables. «L’objectif de coût de production est extrêmement ambitieux compte tenu d’un prix de vente de la Friendly très bas, de même que celui d’accaparer 25 % du marché en deux ans alors même qu’il n’y a pas de client confirmé», liste le directeur du FSI, Gilles Michel, qui reconnaît qu’il «faudra une forme de réorganisation ou de restructuration».

    Les licenciés sont-ils "inreclassables"?
    Les salariés, reçus hier par le secrétaire d’Etat, craignent des licenciements. «Le gouvernement ne nous le dit pas clairement mais il nous demande d’expliquer en quoi notre projet tient la route entre septembre 2009 et avril 2010», confie Emile Bregeon, délégué CFDT. Il souligne qu’avec les contrats futurs, comme celui de fabrication de portes d’hélicoptères pour Eurocoptère, «150 personnes ne seront pas affectées sur des projets». Et souhaite que ce sureffectif soit géré via du chômage partiel : «Dans le contexte actuel, les gens sont inreclassables».

    Aujourd’hui , Luc Chatel doit se rendre dans le fief de Sa Cynique Majesté Royal, au siège du groupe, à Cerizay (Deux-Sèvres), pour expliquer la démarche du gouvernement.
    L'opposition "qui fait bloc" lui enverra-t-elle des syndicalistes survoltés? SUD se distinguera-t-il ?
    Qu’au moins la gauche ne fasse pas du blocage !...