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mercredi 20 novembre 2019

La probité de Ségolène Royal mise en cause par deux enquêtes journalistiques

Royal règle ses comptes avec le journaliste qui a diligenté les enquêtes sur ses pratiques

Soupçonnée d'utiliser des fonds publics à des fins personnelles, Ségolène Royal nie en bloc

Ivalo, Finlande, le 16 novembre 2017. Ségolène Royal, nouvelle ambassadrice des Pôles Arctiques et Antarctiques, pose au milieu d’un lac gelé avec deux chiens de traineau appartenant à l’explorateur français Gilles Elkaim pour le magazine Paris Match.
Passage Royal dans l'Arctique, le temps d'une paire de photos
Dans le cadre de sa mission d'ambassadrice des pôles, Royal utiliserait les collaborateurs mis à sa disposition par Bercy, mais pour faire la promotion de son livre ou pour sa fondation pour l'Afriquerévèlent deux enquêtes journalistiques menées par la cellule investigation de Radio France pour l'utilisation de son poste d'ambassadrice à des missions ayant peu à voir avec ses engagements diplomatiques. 
Nommée par Macron ambassadrice chargée de la négociation internationale sur les pôles arctique et Antarctique, en septembre 2017, Ségolène Royal a fait l'objet d'une enquête par la cellule investigation de Radio France dont les journalistes, selon elle, ne sont que des "gratteurs".
Pour cette mission, Ségolène Royal n'est pas rémunérée, mais un budget de 100.000 euros lui est toutefois octroyé par l'ex-ministre socialiste de Hollande, Jean-Yves Le Drian, en charge du ministère des Affaires étrangères dont elle dépend. Bercy finance également trois collaborateurs pour la seconder dans sa mission d'ambassadrice. Sur RMC vendredi, Ségolène Royal a dénoncé des accusations calomnieuses.
Ségolène Royal s'est fait inviter par le 7/9 de France Inter ce mercredi matin et elle a eu tout loisir de contester, point par point, l'enquête de la cellule investigation de Radio France la concernant.


L'ancienne ministre de François Hollande nie en bloc.
"J'ai été surprise d'être mise en cause de façon diffamatoire et très violente sur Radio France", a-t-elle déclaré ce matin.
VOIR et ENTENDRE Ségolène Royal, outragée, répondre sèchement à la journaliste Léa Salamé, compagne de Raphaël Glucksmann, candidat de Place publique, du Parti socialiste et de Nouvelle Donne (co-président Pierre Larrouturou) aux Européennes de 2019, une liste arrivée en sixième position et qui totalisa 6,2 % des suffrages exprimés et six élus (dont Thomas Porcher - collectif Les économistes atterrés - et l'hystérique Claire Nouvian) :

En refusant d'aller "se balader" au pôle, le souci premier de cette ambassadrice bénévole est d'économiser les deniers de l'Etat, comme son bilan carbone... De vertueuses motivations de la part de Ségolène Royal, l'ex-présidente de région que la Cour des comptes a épinglée pour sa gestion de Poitou-Charentes (2004-2014). Le rapport de la chambre régionale des comptes a pointé la gestion des années 2011-2015, des accusations déjà diffamatoires, selon elle, de la part de détracteurs qui rivalisent de critiques sur sa "mauvaise gestion"

La dette que Royal a laissée derrière elle avait bondi de "51,4%" sur la période et il faudra 19 ans, un record, pour la résorber. Le seuil d'alerte est de 8 ans et, passé le cap des 15 ans, on peut officiellement parler de "surendettement". Royal avait "développé avant 2010 une pratique d'endettement plus risquée, intégrant des produits dits structurés: en clair, des emprunts toxiques...
Les élus de l'opposition avaient intenté une action en justice contre la mauvaise gestion financière (impayés, dette) de Royal. Mais le tribunal administratif de Bordeaux a débouté le groupe d'opposition LR/CPNT de la région Nouvelle-Aquitaine, laquelle, présidée par le socialiste Alain Rousset, endossa la dette et le scandale de la gestion de l'ex-région Poitou-Charentes restera donc impuni.
Ségolène Royal conteste le "secret des sources"

Paris Match avait prétendu l'avoir suivie 
en Laponie et avoir reçu de l'ex-ministre 
socialiste qu'elle raconte sa vie 
d'ambassadrice des pôles
Elle n'a pas hésité en effet à mettre en cause la liberté d'informer des la presse, s'en prenant même avec virulence au journaliste de la cellule investigation de Radio France qui a mené l'enquête. 
Sur France Inter, elle admet n'avoir pas voulu répondre à certaines des questions qui lui étaient posées avant la publication de l'enquête. Selon elle, " ces questions étaient déjà diffamatoires en tant que telles: elles s'appuyaient sur une information de ce journaliste investigateur délateur qui faisait état de témoignages ou de documents en sa possession. J'ai écrit à la présidence de Radio France pour avoir connaissance de ces éléments d'information", explique l'ancienne ministre. 
Et de poursuivre : "Mon premier métier, c'est magistrat. Malheureusement, pour ce journaliste - s'il mérite ce nom - je connais la procédure : lorsqu'on est mis en accusation, puisqu'il se prend pour un procureur, on a communication des pièces"

Aux accusations selon lesquelles elle ne se serait rendue à aucun des Conseils de l'Arctique depuis sa nomination, l'ancienne candidate malheureuse à la présidentielle de 2017 répond : "Je ne vais pas faire du tourisme : je ne vais pas aux réunions où la France n'a pas la parole. En accord avec l'ambassadeur, c'est l'ambassadeur de France qui y va". Ces conseils de l'Arctique sont un forum intergouvernemental qui traite des problèmes rencontrés par les gouvernements des Etats ayant une partie de leur territoire dans l'espace arctique et par les peuples autochtones de la région et promeut le développement durable dans la région en matières sociales, économiques et environnementales. Mais cette mission est une sinécure: la France n'y tient qu'un rôle d'observateur.

L'ancienne ministre de l'Ecologie de son ex-compagnon, François Hollande, s'est encore cabrée lorsque Léa Salamé l'a interrogée sur l'enveloppe de 100.000 euros qui lui serait allouée par le Quai d'Orsay pour sa mission. Catégorique, elle a nié : "Je ne touche pas d'enveloppe de 100.000 euros, a-t-elle joué sur les mots, avant de globaliser le sujet en affirmant qu' "aucun fonctionnaire ne touche une enveloppe. Comme pour tout service administratif, il y a une limite, utilisée déplacement par déplacement, remboursée". Voilà pour la règle...
Pas de déplacement, pas d'enveloppe ! Le problème serait d'accepter une enveloppe à chaque déplacement non effectué...

mercredi 4 janvier 2017

Gestion de S. Royal en Poitou-Charentes: des conseillers régionaux UDI portent plainte

Des pétitionnaires se déchaînent contre Ch. Lagarde, alors que la Cour des Comptes de Nouvelle Aquitaine envoie la facture Royal aux contribuables

Des conseillers régionaux de l'UDI (opposition centriste) ont déposé une plainte contre X mardi 

Les chiffres de la "dérive financière" de l'ex-Poitou-Charentes
ont conduit Rousset et Royal à l'affrontement
Coup de sang chez les Centristes qui se respectent, suite à la publication en décembre d'un rapport de la Chambre régionale des comptes de Nouvelle Aquitaine sur la gestion financière d'abord qualifiée de "désastreuse" de l'ex-région Poitou-Charentes, présidée pendant dix ans par Ségolène Royal.

"Il faut que l'on sache qui sont les responsables. Quand on a une entreprise, on a des comptes à rendre. Et bien aujourd'hui, c'est aussi ça le rôle des élus", a déclaré Christelle Chassagne, élue centriste des Deux-Sèvres lors d'un point presse à Poitiers. Les conseillers UDI, soutenus notamment par des élus Les Républicains, ont déposé plainte dans l'après-midi au commissariat.

La chambre régionale des comptes (CRC) avait publié en décembre un rapport confirmant les impayés à hauteur de 111 millions d'euros, que les contribuables de la région Nouvelle-Aquitaine (Aquitaine, Limousin, Poitou-Charente) ont réglé, et la dette laissée par l'ex-présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, dont 46 millions d'emprunts toxiques que les travailleurs de la nouvelle région doivent aujourd'hui rembourser.

Une pétaudière Royal étendue à la nouvelle grande région 

"Un directeur financier signait, contractait des prêts sans délégation de signature ni délibération du Conseil régional pour le faire. Donc, pour nous [à la différence des godillots socialistes], c'est reprendre ni plus ni moins ce qui est écrit dans le rapport de la chambre régionale des comptes qui dit que cette procédure n'est pas légale", a expliqué l'élu centriste de Charente-Maritime, Bruno Drapron, adjoint au maire Divers Droite de Saintes, en charge des sports.
Lors de l'assemblée plénière du Conseil régional à Bordeaux le 19 décembre, de nombreux élus de différents partis avaient demandé à la Région "d'établir les responsabilités" sur cette gestion financière. Et puis plus rien... 

"Au nom du groupe UDI, nous vous demandons de porter plainte contre Daniel Parizot", directeur financier de l'ex-Poitou-Charentes, avait déclaré le président de ce groupe, Jean Dionis du Séjour, en s'adressant au président du Conseil régional Alain Rousset (PS). 

Ne souhaitant pas passer la mandature "à regarder dans le rétroviseur", Alain Rousset s'était bravement retranché derrière la CRC. Or, celle-ci - libre de toute tutelle et souveraine autant que juste -  n'avait pas jugé bon de mécontenter la coquecigrue du marais poitevin - aujourd'hui ministre, au vu de ses immenses compétences - et de saisir la Cour de discipline budgétaire, seule habilitée à poursuivre pénalement. 
Dans l'oeil du cyclone depuis le mois de mars, Jean-François Monteils, conseiller maître à la Cour des comptes et président de la chambre régionale des comptes, devrait être bientôt récompensé de son "intégrité"...

Le 8 décembre, toute honte bue et "les yeux dans les yeux", Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, avait estimé que le rapport de la CRC validait la gestion de l'ex-région Poitou-Charentes dont elle a  été présidente de 2004 à 2014. Moralité socialiste..."Il n’y a pas d’insincérité, c’est clair et net," a fait valoir Monteils.

  Une notion... intéressante que ne vaut pas pour Christine Lagarde ?



Une pétition réclamant un "vrai procès" pour Christine Lagarde récolte plus de 140.000 signatures de vertueux quand aucun procès n'a perturbé la Royal ministre.  La pétition a été lancée par un Manceau, Julien Cristofoli, syndicaliste SNUipp-FSU comme instituteur à l'Education nationale, quand sa décharge syndicale de co-secrétaire départemental  lui en laisse le temps. Il établit ce parallèle :

"Le 13 mai 2016 dernier une personne sans domicile fixe de 18 ans, qui s'était introduite dans une maison de Figeac pour y voler du riz et des pâtes "par nécessité" - car les Restos du Coeur de la ville (12 Avenue Casimir Marcenac) seraient inactifs - a été condamnée à 2 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Cahors - où le Secours populaire est également défaillant (460 avenue des FTPF). Ce 19 décembre 2016, Madame Christine Lagarde vient d'être jugée coupable par la Cour de Justice de la République tout en étant dispensée de peine. Quelle honte pour notre "démocratie"! Qu'est-ce donc sinon un tribunal d'exception qui vient d'appliquer une décision incompréhensible et injuste au vu de la gravité des faits reprochés!»

Une des pétitions les plus virales depuis 2012



N'en déplaise à Caroline de Haas, cette pétition (200.000) enterre la sienne visant la Loi Travail de Manuel Valls
dont la mère-porteuse a été la féministe Myriam El Khomri. 
Adressée au président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone, au premier président de la Cour de Cassation Bertrand Louvel, à François Hollande et au président du Sénat Gérard Larcher, elle exige "que le droit s'applique à Madame Christine Lagarde comme il s'applique à n'importe lequel des citoyens ordinaires de ce pays". "L'ancienne Ministre de l'Économie doit répondre de ses actes devant un tribunal correctionnel ordinaire et en assumer les conséquences", jugent les signataires, invoquant la fameuse phrase issue de la fable de La Fontaine, "Les Animaux malades de la peste": "Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir."

La décision de la Cour - où siègent 12 parlementaires - de déclarer la dirigeante du FMI coupable de négligence sans la condamner à une quelconque peine a suscité l'ire de nombre de citoyens sur les réseaux sociaux, jugeant incompréhensible le "deux-poids, deux-mesures" de cette décision de justice.
Caroline de Haas, féministe haineuse et vulgaire, a fait la limande pendant ces jours-là mais refait entendre sa voix partisane: pour tempêter contre son ancienne patronne ?  Voyons si l'honnête femme est de ceux et celles qui se flattent d'une haut degré de moralité. 
Qui sont les pétitionnaires ?
Le trotskiste Edwy Plenel ou Henri Maler, maître de conférences en Science politique et fondateur d'Acrimed, Jacques Krabal, député PRG de l'Aisne ou Maxime Cochard, mairie de Paris avec Ian Brossat, responsable de la com' du PCF Paris. syndiqué CGT, Christophe Grébert élu à Puteaux avec le soutien du MoDem et des Verts (journaliste RFM & blogueur, catho & "laïque", sic), ou un autre journaliste, Frédéric Martel (FranceCulture), Bernard Pivot, poussent "un cri de colère citoyen"...


La peste Ségolène Royal a été déclarée coupable
de gestion "désastreuse"

par la Cour Régionale des Comptes, mais avait menacé Rousset de procès en diffamation: elle a été dispensée de peine ! "L'actuelle Ministre de l'Environnement doit répondre de ses actes devant un tribunal correctionnel ordinaire"... 
Sa peine s'appliquera démocratiquement aux salariés assujettis à l'impôt de Nouvelle Aquitaine. "Ils ne mourront pas tous, mais tous seront frappés".

Le FMI renouvelle sa "pleine confiance dans la capacité de la directrice générale de continuer d'assumer ses fonctions efficacement" malgré sa condamnation, cette misérable pétition partisane et la mobilisation des réseaux sociaux par ailleurs vilipendés par la presse. 
Le conseil d'administration du FMI représente ses 189 Etats membres.

jeudi 21 août 2014

Poitou-Charentes n'a plus envie de revoir Ségolène Royal !

La ministre est à Paris; qu'elle y reste !

Ségolène Royal s'est faite rare en Poitou-Charentes ces derniers mois
et les habitants se sentent soulagés. 

À tel point que l'ancienne présidente de région pourrait sécher l'université d'été 2014 du Parti socialiste à La Rochelle. 

"Elle n'est pas sûre d'y avoir un bon accueil"
, explique le député et président  UMP du Conseil général de la Charente-Maritime, Dominique Bussereau. En effet, en s'éloignant, la ministre de l'Écologie a laissé le champs libre à ses nombreux détracteurs, jusque dans son propre camp. Elle avait fait une brève apparition à l'université d'été l'année dernière, mais son impopularité n'a cessé de croître et, cette année, elle pourrait renoncer. 

Les "camarades" qu'elle a maltraités se trouvent à La Rochelle. Il s'agit du maire de La Rochelle, Jean-François Fountaine, à qui elle refusait la parole au Conseil régional, et du député de la Charente-Maritime, Olivier Falorni, le candidat socialiste légitime que Paris avait tenté d'écarter au profit de Ségolène Royal, qui  a été préféré à la parachutée dans les urnes en 2012. Or, l'usage veut que le maire de La Rochelle ouvre l'université d'été du PS: même l'ex-maire PRG Michel Crépeau le faisait en son temps. Solférino a sollicité Fountaine, bien qu'il ait été exclu du parti lors des municipales: il s'était également présenté à la mairie en dissident face à la candidate officielle du parti, Anne-Laure Jaumouillié. Cette désignation parisienne avait provoqué la colère de la fédération socialiste de Charente-Maritime. Olivier Falorni critiqua la réaction des militants locaux : "C'est une volonté de revanche des ségolénistes", estima-t-il, qui chercheraient à isoler le tandem qu'il forme avec Fountaine. Dans son viseur, Mickaël Vallet, à la tête de la fédération PS de Charente-Maritime et soutien de Ségolène Royal. Pour ce dernier, Falorni et Fountaine jouent trop sur "l'effet répulsion" qu'inspire de plus en plus souvent la personnalité de Ségolène Royal.
VOIR et ENTENDRE ce qu'est la "démocratie participative, selon S. Royal:

"Tous lui en veulent terriblement"

Ségolène Royal perd de plus en plus de soutiens. La polémique autour du projet de construction d'un tronçon d'autoroute entre Fontenay-le-Comte et Rochefort, sur lequel elle a tenté d'opposer son veto, l'a grandement isolée. "Elle a mis tout le conseil général en porte à faux", souligne Jean-François Fountaine. "Tous lui en veulent terriblement", ajoute un élu UMP du Conseil général de la Charente-Maritime. Et ils n'ont pas manqué de le lui faire savoir. Des personnalités locales, dont de nombreux socialistes, ont demandé à Manuel Valls de trancher, requête à laquelle le Premier ministre a répondu... à la défaveur de Ségolène Royal.

Dans les Deux-Sèvres aussi, le terrain est miné pour la ministre. Dans la circonscription de son ancienne protégée Delphine Batho, devenue sa rivale, elle s'est trouvé une nouvelle ennemie : la socialiste Geneviève Gaillard, députée et ex-maire de Niort, dont la défaite aux municipales face à un candidat centriste - soutenu par l'UMP - n'a pas spécialement ému Ségolène Royal, qui a salué le soir même "la victoire d'une liste de large rassemblement sur une liste de divisions et de cumul des mandats". Une pique adressée directement à Geneviève Gaillard, qui crie, en retour, à une cabale. 
D'importantes villes de gauche ont basculé aux dernières municipales et la déclaration de l'ex-présidente de Poitou-Charentes a de quoi étonner, elle qui a pourtant besoin de s'attirer des soutiens. Angoulême a été remportée par la droite, alors qu'elle avait été raflée en 2008 par Philippe Lavaud, proche de Royal. Unique petite consolation, le nouveau président du Grand Angoulême, le socialiste Jean-François Dauré - qui a succédé à Philippe Lavaud -, a confié son cabinet à un ancien chargé de mission de Royal, Aurélien Tricot.

Avis de gros temps 

Angoulême : près de 600 personnes ont manifesté
pour le rattachement des Charentes à l'Aquitaine
La ministre de l'Écologie tente de conserver son leadership en Poitou-Charentes. Ainsi, pendant le feuilleton de la réforme territoriale elle a suggéré un rapprochement avec les Pays de la Loire plutôt qu'avec l'Aquitaine, provoquant la colère d'élus locaux, droite et gauche confondues en juin dernier. Peut-être, avec une telle proposition, entend-elle éviter une rivalité avec le président de la région Aquitaine, Alain Rousset, un socialiste localement influent, qui risquerait de lui asséner le coup de grâce en région.  "Rousset pèse lourd au niveau des fédérations", estime Olivier Falorni. 
Jean-François Macaire, successeur de Royal à la tête de la région Poitou-Charentes, prétend en revanche que proposer de se rapprocher des Pays de la Loire est, au contraire, une "prise de risque électorale" pour Royal, un rapprochement avec l'Aquitaine lui paraissant beaucoup plus bénéfique électoralement : "Lorsqu'il a plutôt été question de se rapprocher de l'Aquitaine, on nous a même accusés de faire des arrangements électoraux pour établir une région forteresse pour la gauche !" raconte-t-il à qui veut l'entendre. 

Malgré tout, à l'approche des sénatoriales, les derniers royalistes affichent de la confiance. Ils sont convaincus que la tête de liste en Charente-Maritime Bernard Lalande, étiqueté "ségoléniste", va rafler son siège à la droite sortante. Pour cela, ils comptent beaucoup sur le vote des élus ruraux, qui apprécieraient particulièrement la ministre, surtout quand ils appartiennent à la Confédération paysanne qu'elle a favorisé au détriment de la FNSEA. Bernard Lalande, décrit par un de ses soutiens comme un "ultra-ultra-rural", pense que le label "Royal" est un réel avantage. "Elle respecte les ruraux, lorsqu'elle vient dans les petites communes, il y a toujours beaucoup de monde pour l'accueillir," affirme-t-il.
Pour le maire de La Rochelle, Jean-François Fountaine, à l'inverse, si Lalande espère remporter les sénatoriales, le candidat socialiste devra "ratisser large": "Il faudra qu'il prenne des distances avec son image ségoléniste." 
On l'a compris, tout se jouera autour du rejet -ou non- de Ségolène Royal. Et le malaise est cette fois plus profond que les décolletés que la ministre de l'Écologie a tenté d'imposer en avril dernier par le biais d'un code vestimentaire.

vendredi 27 juin 2014

Poitou-Charentes conteste l'échec du projet Royal de voiture électrique régional

La chambre régionale des comptes (CRC) d'Aquitaine a révélé vendredi le gouffre financier creusé par la voiture écolo 

Le Monde est impayable ! Il titre que "la région Poitou-Charentes défend le projet de voiture électrique de Ségolène Royal"...

Ségolène Royal pose au volant d'un prototype de véhicule électrique, en octobre 2008, lors de la présentation de voitures "propres" à bas coût développées par des entreprises de la région Poitou-Charentes.
Photo d'archives montrant l'ex-présidente de Poitou-Charentes,
Ségolène Royal, prenant la pose
pour promouvoir un projet de voiture électrique qui a depuis capoté

Le journal gouvernemental ne tarde pas à expliciter 
Comme présidente PS du Conseil régional de 2004 à avril 2014 avant d'entrer au gouvernement, Ségolène Royal avait lancé la production des voitures SimplyCity en novembre 2009 à Chauvigny (Vienne). Développées par la société Eco & Mobilité, la présidente claironnait  qu'il s'agissait "d'une première en Europe, la production du premier véhicule électrique de nouvelle génération, c'est-à-dire un véhicule à bas coût, grand public, disposant de batteries rechargeables chez soi". Pas étonnant que son successeur défende le projet, si indéfendable qu'il puisse être. Il était alors vice-président de région et particulièrement mouillé puisque chargé de l'Economie.

Lancé en 2008, ce projet visait à construire un véhicule électrique écologiquement conçu et fabriqué entièrement en Poitou-Charentes. Finalement, quelque 1.000 exemplaires ont été essentiellement achetés par des collectivités locales avant que la société ne soit liquidée en mai 2012.
Extrait Le Monde-27 juin 2014
En 2013, il était affirmé que quatre repreneurs potentiels étaient intéressés par la société Heuliez SAS, placée en redressement judiciaire depuis le 11 avril. Le 31 octobre 2013, le tribunal de commerce de Niort autorisa la reprise par une SEM, dont la région Poitou-Charentes est encore actionnaire majoritaire (associée à un ensemble de sociétés privées : EURL La Charpenterie, Groupe Millet Industrie, Onex, SA Libner, SBCA, SAS Aphelie, Laboratoire Science et Nature et le député PS Jean Grellier, responsable du groupe socialiste pour le projet de loi relatif à l'économie sociale et solidaire)

Conflit d'intérêt
Une "Traban" électrique et éphémère
En 2010, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) s'était déconsidérée en accordant son aide à l'achat à deux autres véhicules électriques commercialisés en France, pour un montant de 3 000 euros pour le SimplyCity Pick-Up et de 2 000 euros pour la Ligier Be Sun Proline.
C'est la société française Heuliez qui produit en série cette année le pick-up électrique SimplyCity d'Eco&Mobilité dans l'usine de Cerisay (Deux-Sèvres). 
Or, l'ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) est un établissement public présidé par un syndicaliste CFDT.
Vendredi, la CRC a notamment épinglé le "soutien important et inconditionnel " de la région dans ce projet éphémère.

Le successeur de Mme Royal tente de démonter les reproches

Macaire nie que beaucoup d'argent a été gaspillé.
"Important oui, mais inconditionnel non", a estimé Jean-François Macaire, le nouveau président du Conseil régional, qui estime à 7 millions d'euros "le concours de la région et l'apport à la société de capital-risque".
Le successeur de Royal défend le droit de la région de perdre l'argent du contribuable
"Tout ce qui a été acté a été fait. Il n'y a pas eu d'argent de gaspillé", tente-t-il de faire croire, en dépit de la liquidation de l'entreprise. "Le modèle de lancement d'un véhicule innovant, c'est de perdre de l'argent et la CRC ne rentre pas dans ces détails", a-t-il expliqué, jugeant que la société n'était " pas si loin que ça de réussir".
"Le rôle des collectivités locales est aussi de soutenir des filières locales et de prendre des risques comme ceux que rencontre toute entreprise innovante. Nous avons accepté ces risques et les assumons"
En Poitou-Charentes, on accuse les autres
Selon le socialiste qui était alors vice-président de la région, la suspension d'une aide de 6.000 euros par voiture décidée par le gouvernement Fillon "quelque temps après le lancement du projet a pénalisé la société" Eco & Mobilité. Avec cette aide, le véhicule, vendu 11.000 euros, revenait finalement à 5.000 euros au constructeur. Le dispositif, mis en place en 2008 pour soutenir l'achat de véhicules propres au détriment de ceux plus polluants, était déficitaire et coûtait de plus en plus cher à l'Etat.

Nombre insuffisant de bornes: 
8.000 sont en service 
ou en cours d'installation
Cependant, Jean-François Macaire considère qu'avec "deux constructeurs de bornes électriques de recharge et deux constructeurs de voitures électriques", JDM et Noon Electric [mais une densité extrêmement faible du réseau de bornes  électriques de recharge en France: Montebourg promet de les développer de même qu'il rétablit le bonus à 6.300 euros], sans compter le problème de la viabilité de la Mia Electric, qui doit être tranché mercredi par le tribunal de Commerce de Niort avec quatre repreneurs potentiels, "la filière existe dans la région", si bancale soit-elle. "Nous avons perdu le premier étage de la fusée, mais la fusée a décollé quand même", a-t-il raconté.

jeudi 3 avril 2014

Pavé dans le marais poitevin: Royal ne veut pas lâcher prise en région

Ségolène Royal ne veut plus lâcher sa région pour le ministère de l'Ecologie

Royal veut garder une poire pour la soif et son retour au désert
S.Royal, présidente de Poitou-Charentes, admet la cessation d'activité
d'Heuliez à Cerizay dans les Deux-Sèvres, le 31 octobre 2013.
Sa région y a englouit plus de 2,5 millions d'euros.
Le Poitou-Charentes comme la moule à son rocher 
Royal veut imposer sa région au gouvernement... Elle souhaiterait cumuler son nouveau titre avec le mandat de présidente de région.

Ségolène Royal a vanté son bilan écologique dans la région Poitou-Charentes, lors de son discours d'installation au ministère de l'Ecologie ce mardi. Elle compte ainsi ouvrir régulièrement la vitrine de sa présidence de région qu'elle présente partout comme positive...

Ségolène Royal ne veut plus lâcher Poitou-Charentes, lieu de parachutage en souplesse après plusieurs échecs politiques.  Elle y fait de nombreuses allusions, dont la plus récente au fil de son discours d'installation au ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie. Et il ne semble pas que Manuel Valls, son nouveau chef de gouvernement,  puisse la faire renoncer à ce lieu d'ancrage sécurisant après tant d'échec accumulés
"On continue comme avant", lance Maryline Simoné, porte-parole de la région et vice-présidente du Conseil régional, interrogée par Sud-Ouest.  France Bleu La Rochelle l'a encore confirmé dans la journée. 

VOIR  et ENTENDRE le retour de Ségolène Royal décrypté par Marcelo Wesfreid, journaliste à L'Express: 


François Hollande commencera-t-il par un accroc à la règle du non-cumul en faveur de son ex-compagne?
"Moi, président de la République, les ministres ne pourraient pas cumuler leurs fonctions avec un mandat local (...) parce que je considère qu'ils devraient se consacrer pleinement à leurs tâches", avait proclamé le président de la République lors du débat de l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2012.

Le non-cumul des mandats relève de la "morale politique", avait souvent souligné Ségolène Royal... avant d'entrer au gouvernement. 
Au ministère du Travail, François Rebsamen est un autre rebelle et une exception en faveur de l'ex-concubine du premier secrétaire du PS serait la porte ouverte à la débandade de l'exécutif.
   
"Gouvernement de combat: ministres à plein temps?", s'est aussitôt interrogé Jean-Pierre Raffarin, sénateur UMP de la Vienne, sur Twitter. 

"Je demande à Madame Royal d'être cohérente avec sa ligne de conduite du non cumul de mandat! J'espère qu'elle se respectera !", a renchéri la conseillère régionale UMP de Poitou-Charentes Sally Chadjaa

Marais poitevin et Mia Electric

La pétroleuse a dû laisser sa Mia au garage
La nouvelle ministre a aussi profité de son discours pour faire la promotion du Poitou-Charentes. En déroulant son CV écologique local, la coquecigrue a notamment évoqué la préservation du marais poitevin et le secteur de la voiture électrique made in France... sans citer nommément la Mia Electric, fabriquée dans sa région et invendable.

Pourtant, le constructeur, liquidé le 12 mars dernier, est toujours à la recherche d'un repreneur. Ce qui fait dire à Dominique Bussereau, député UMP de Charente-Maritime, sur Twitter: "La médiocre politique écologique de Ségolène Royal en Poitou-Charentes illustrée par l'échec de la Mia électrique sera-t-elle transposée?" Et d'ajouter sur France Bleu La Rochelle: "J'avoue que le bilan écologique de me Royal en Poitou-Charentes me laisse dubitatif. La région est classée 18ème sur 23".
Royal avait pourtant promis d'arriver en Mia à son ministère, dans l'hôtel du 246, boulevard Saint Germain... "J'arriverai en Mia Electric", avait-elle lancé à La Nouvelle République dans la matinée. Mais elle a finalement laissé sa merveille technologique au garage au profit d'une Berline Renault plus banale, mais en état de marche. 

Acceptera-t-elle un deuxième renoncement en deux jours à propos de la présidence de la région Poitou-Charentes pour éviter un premier couac au nouveau gouvernement de François Hollande ?

mardi 25 mars 2014

Municipales 2014 à Niort : Ségolène Royal, mauvais génie de la défaite, accusée de cabale

La présidente socialiste de la région Poitou-Charentes accusée de cabale

L'univers impitoyable des socialistes 
La maire PS de Niort accuse l'ancienne candidate PS à la présidentielle d'être en partie à l'origine de sa défaite. Un vif échange s'en est suivi opposant l'amère Royal et Geneviève Gaillard sèchement battue dès le premier tour. Élue en 2008, la fille de l'ancien maire PS de Niort (1971-1985), René Gaillard, a été largement battue dimanche par Jérôme Baloge, un centriste de droite qui compte sur sa liste Alain Baudin, ex-maire socialiste de Niort et ancien adversaire de Geneviève Gaillard en 2008Jérôme Baloge, qui menait une liste sans étiquette, a totalisé 54,3 % des voix, contre à peine 20,3 % à Geneviève Gaillard, par ailleurs députée des Deux-Sèvres.


Le vainqueur, un professeur de l'enseignement supérieur,
membre du Parti radical de Jean-Louis Borloo, se présentait "sans étiquette" avec le soutien de l'UMP.

Drôle de crêpage de chignons

Les bonnes camarades
Dans un communiqué diffusé dimanche soir après la proclamation des résultats, Ségolène Royal a nié la réalité: "la ville de Niort n'a pas basculé à droite" et évoqué "la victoire d'une liste de large rassemblement sur une liste de divisions et de cumul des mandats".

Lundi, Geneviève Gaillard a répliqué sèchement
sur France 3 Poitou-Charentes, dénonçant, "de la part de la capitale régionale", Poitiers, siège du conseil régional, "une vaste opération qui s'est montée au sein du Parti socialiste depuis déjà plus d'un an. Cette opération a bien marché", a-t-elle dénoncé, pointant le communiqué de Ségolène Royal.
Geneviève Gaillard a estimé que c'est "la victoire de la droite qui ne dit pas son nom, adoubée de revanchards".

La socialiste battue a également regretté la division de la gauche 

Le nouveau maire est
à Niort pour longtemps
Le Front de gauche et les écologistes, "avec lesquels on a un bilan extraordinaire", ont présenté chacun une liste, "ce qui n'a rien arrangé". La liste Front de gauche a recueilli 10,3 %, Europe Écologie-Les Verts (EELV) rassemblant 7,6 %, dans la région de la présidente socialiste, ancienne ministre de l'Environnement de Mitterrand.

La gauche dirigeait Niort depuis près de 60 ans, une ville de 60.000 habitants, capitale des mutuelles d'assurance, bas de laine du PS, avec un rapport de force gauche-droite traditionnellement autour de 60-40 %. Niort avait voté à 64,56 % pour François Hollande en 2012...
Geneviève Gaillard, députée-maire de Niort, avait intégré l’équipe présidentielle de François Hollande. L’élue niortaise avait accepté de participer aux groupes thématiques et devait plancher  sur les questions environnementales et au sein du pôle pour l’économie sociale et solidaire. Solidarité socialiste, vaste programme...
La conquête de Niort est emblématique du rejet de l'équipe Hollande.

jeudi 11 avril 2013

Echec de la Mia d'Heuliez : le débat Royal-Raffarin s'envenime

Poitou-Charentes: clash Royal-Raffarin sur Twitter

Ségolène Royal est en train de perdre son combat personnel en Poitou-Charentes

Le coup de bluff de la présidente socialiste du Conseil régional sur le dossier Heuliez est en mauvaise passe. La lutte de l'équipementier automobile de Cerizay (Deux-Sèvres) en grande difficulté financière depuis sept ans devait pourtant être le fleuron de son prétendu laboratoire régional, mais la société a déposé le bilan et a été placée en redressement judiciaire cette semaine. 

La modernisation de la vie politique a éclipsé ce revers
Le sénateur UMP de la Vienne ne manque pas de lui demander des comptes sur sa gestion médiatique du dossier et Jean-Pierre Raffarin demande à celle qui, depuis fin février, est la nouvelle vice-présidente de la Banque publique d'investisement (BPI), ce qu'elle envisage de faire pour relancer la machine.

Ségolène Royal impuissante

Quel est le retour sur investissement
des 31% de la Région engagés dans Heuliez ?

«Que peut faire la Banque Publique d'Investissement pour aider les salariés d'Heuliez à sortir de cette crise qui n'a que trop duré ?» s'interrogeait lundi sur Twitter l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac. Son inquiétude est d'autant plus grande qu'il sait depuis toujours que la «nouvelle banquière» n'est «pas particulièrement qualifiée» à la tête de l'établissement public comme
il l'avait fait savoir au moment de sa nomination.


La BPI est en effet restée impuissante face à l'énième chute du site de Cerizay. Chargée d'apporter un soutien financier à certaines entreprises en difficiculté (PME et entreprises de taille intermédiaire), sa proposition d'accorder des fonds à sa holding, BGI, n'a jamais abouti et il y a peu de chance que les efforts se poursuivent. Au risque d'être taxée de favoritisme politique, la banque ne peut pas prendre le risque d'intervenir directement auprès de l'entreprise.


Raffarin réclame «la vérité» sur le dossier Heuliez

Dans un autre tweet, posté deux jours plus tard, le sénateur a sollicité la transparence de la Cour régionale des comptes sur la responsabilité de la présidente de Poitou-Charentes au sujet de son action dans le dossier Heuliez. «La Chambre régionale des comptes dira sans doute la vérité», a-t-il écrit. 

Après le deuxième dépôt de bilan de l'équipementier en 2010, la région Poitou-Charentes était entrée dans le capital de l'entreprise à hauteur de 5 millions d'euros. Elle a également participé au lancement de la «Mia», la petite voiture électrique, promettant d'en vendre 12 000 exemplaires, alors qu'elle n'a finalement trouvé que 800 clients.

VOIR et ENTENDRE Ségolène Royal mettre en scène du lancement de la MIA:


Royal : «Heuliez peut compter sur moi»

«Je ne regrette rien de ce que la région a fait pour Heuliez SAS. Je ne baisse pas les bras. Il faut soutenir les entreprises sérieuses et une main d'oeuvre de grande qualité», a rétorqué Sa Cynique Majesté Royal ce jeudi lors d'une rencontre avec la presse régionale en Poitou-Charentes. Réagissant aux critiques de son rival, dont elle a fustigé les «attaques vipérines» sur Twitter, elle a polémiqué, estimant malgré sa débacle personnelle que la droite «ferait mieux de faire des propositions pour Heuliez, plutôt que d'exploiter de manière politicienne, comme sait si bien le faire Monsieur Raffarin, des sujets aussi graves»... 
«Des politiques regardent couler les entreprises, d'autres comme moi, se retroussent les manches», a-t-elle assuré, puisque les socialistes n'ont jamais d'obligation de réussite. Elle ajouta même qu' «Heuliez peut compter sur (elle)». Loin de plancher sur une aide de la BPI, elle dit garder «espoir» au sujet d'une éventuelle commande du constructeur allemand Volkswagen, qui, si elle aboutissait, «assurerait la pérennité d'Heuliez». 
Pourquoi pas : on peut toujours rêver, sauf que les familles d'Heuliez qui seront frappées par les suppressions d'emplois ne se contentent plus de volontarisme et de contes du marais poitevin pour s'endormir.

Vieux dossiers

La vipère, comme sa rivale de l'Elysée, est une  adepte du réseau social Twitter.
Elle a menacé l'élu viennois de l'obliger à rembourser à la région Poitou-Charentes les «loyers et charges d'un appartement en face du Sénat» dont il aurait profité aux frais de la région. Une accusation qui anime les bisbilles locales depuis cinq ans déjà et que l'intéressé a déjà eu l'occasion de démentir. «Pour masquer son échec industriel, Ségolène Royal pratique l'injure», a-t-il rétorqué sur Twitter. «Je rappelle à notre «banquière» qu'on attend d'elle des résultats», a-t-il conclu.


VOIR et ENTENDRE la coquecigrue du marais et Heuliez aux Guignols: