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dimanche 28 mai 2017

Débauchage : Sarnez (MoDem) fait de la retape auprès de NKM (LR)

Kosciusko a "bien sûr" sa place dans la majorité, estime Sarnez

Toute autre que Nathalie Kosciusko-Morizet en serait outragée...

"Elle a sa place dans la majorité présidentielle si elle le souhaite", a estimé dimanche la ministre chargée des Affaires européennes, Marielle de Sarnez.

Candidate du parti Les Républicains aux législatives de juin à Paris, l'ancienne ministre de l'Ecologie aurait même sa place "au sein du gouvernement", selon Marielle de Sarnez sur Radio J : "C'est à elle de nous le dire, bien sûr qu’elle pourrait le soutenir, je n'en doute pas."

Sarnez et NKM, ticket la 'République en marche' sur Paris ?

"Nous avons cinq ans et dans ces cinq années nous avons une obligation absolue de réussite", a poursuivi la vice-présidente du MoDem et bras droit de François Bayrou, elle aussi candidate dans une circonscription parisienne.

"Pour réussir, il faut être unis, il faut être rassemblés. Une majorité d'abord parlementaire, et ensuite, oui, si on pouvait sortir de la guerre de tranchées, ce serait bien", a-t-elle ajouté, préparant l'avenir.

Les prochaines municipales à Paris sont pour dans trois ans, en 2020
Ex-candidate à la primaire de droite, Nathalie Kosciusko-Morizet (44 ans en 2017) avait signé un appel à "répondre à la main tendue" d'Emmanuel Macron, avec plus de 170 élus Les Républicains de second rang.

lundi 1 décembre 2014

Municipales du PS: rejet des comptes de campagne de l'ex-ministre M.-A.Carlotti à Marseille

Tous les candidats socialistes en infraction... 

Les comptes de campagne de Marie-Arlette Carlotti ont été rejetés
 
La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP). Première des huit candidats ayant conduit la liste PS-EELV dans les huit secteurs de la ville à faire connaître la décision de la Commission, la députée (PS) de Marseille, tête de liste dans le 3e secteur aux municipales en mars, a été avisée lundi 1er décembre

L'expert comptable chargé des comptes du PS marseillais avait opéré, le 10 juin, un second dépôt de comptes rectifiés, soit après la date limite du 30 maiC’est l’importance de l’écart entre les deux comptes qui a motivé la décision de la CNCCFP, entraînant le non-remboursement de 47,5% des dépenses engagées. 

Le tribunal administratif est saisi afin de statuer sur une éventuelle mesure d'inéligibilité pouvant aller jusqu'à trois ans. 

Mme Carlotti, ex-ministre déléguée à la lutte contre l'exclusion du gouvernement Ayrault, pourrait perdre ses deux mandats au conseil municipal et à la communauté de communes gagnés en mars.

Six candidats PS sur huit voient leurs comptes de campagne rejetés


Seuls les comptes de la tête de liste aux municipales Patrick Mennucci et ceux de Samia Ghali ont été validés. Contrairement à l'annonce du magazine Le Point, ce ne sont donc pas quatre des huit candidats socialistes aux élections municipales de Marseille qui ont vu leurs comptes de campagne rejetés par la CNCCFP, mais six. Une décision à la hausse qui provoque quelques remous.  

Le rapporteur de la commission avait pointé des dépôts de comptes en deux fois et hors du délai légal. Entre les deux dépôts, il existait des différences notables, dont, par exemple, un différentiel de plus de 25 % avait été remarqué s'agissant de Karim Zéribi ou de près de 20 % pour d'autres candidats.

Sur la Canebière, la "famille" socialiste risque de se déchirer de nouveau. 
Déjà jeudi soir, une violente bataille de chiffonniers entre Marie-Arlette Carlotti et Patrick Mennucci s'est déroulée sous les yeux ébahis des militants. En cause : la validation des comptes de campagne de l'ancienne tête de liste alors que les autres ont été rejetés. "Juridiquement, ce n'est pas possible que la tête de liste soit validée, et pas nous", s'indigne-t-on dans l'entourage des recalés.

Le tribunal administratif de Marseille devra dire si aux rejets des comptes s'ajoutent une amende et/ou une peine d'inéligibilité.

jeudi 21 août 2014

Poitou-Charentes n'a plus envie de revoir Ségolène Royal !

La ministre est à Paris; qu'elle y reste !

Ségolène Royal s'est faite rare en Poitou-Charentes ces derniers mois
et les habitants se sentent soulagés. 

À tel point que l'ancienne présidente de région pourrait sécher l'université d'été 2014 du Parti socialiste à La Rochelle. 

"Elle n'est pas sûre d'y avoir un bon accueil"
, explique le député et président  UMP du Conseil général de la Charente-Maritime, Dominique Bussereau. En effet, en s'éloignant, la ministre de l'Écologie a laissé le champs libre à ses nombreux détracteurs, jusque dans son propre camp. Elle avait fait une brève apparition à l'université d'été l'année dernière, mais son impopularité n'a cessé de croître et, cette année, elle pourrait renoncer. 

Les "camarades" qu'elle a maltraités se trouvent à La Rochelle. Il s'agit du maire de La Rochelle, Jean-François Fountaine, à qui elle refusait la parole au Conseil régional, et du député de la Charente-Maritime, Olivier Falorni, le candidat socialiste légitime que Paris avait tenté d'écarter au profit de Ségolène Royal, qui  a été préféré à la parachutée dans les urnes en 2012. Or, l'usage veut que le maire de La Rochelle ouvre l'université d'été du PS: même l'ex-maire PRG Michel Crépeau le faisait en son temps. Solférino a sollicité Fountaine, bien qu'il ait été exclu du parti lors des municipales: il s'était également présenté à la mairie en dissident face à la candidate officielle du parti, Anne-Laure Jaumouillié. Cette désignation parisienne avait provoqué la colère de la fédération socialiste de Charente-Maritime. Olivier Falorni critiqua la réaction des militants locaux : "C'est une volonté de revanche des ségolénistes", estima-t-il, qui chercheraient à isoler le tandem qu'il forme avec Fountaine. Dans son viseur, Mickaël Vallet, à la tête de la fédération PS de Charente-Maritime et soutien de Ségolène Royal. Pour ce dernier, Falorni et Fountaine jouent trop sur "l'effet répulsion" qu'inspire de plus en plus souvent la personnalité de Ségolène Royal.
VOIR et ENTENDRE ce qu'est la "démocratie participative, selon S. Royal:

"Tous lui en veulent terriblement"

Ségolène Royal perd de plus en plus de soutiens. La polémique autour du projet de construction d'un tronçon d'autoroute entre Fontenay-le-Comte et Rochefort, sur lequel elle a tenté d'opposer son veto, l'a grandement isolée. "Elle a mis tout le conseil général en porte à faux", souligne Jean-François Fountaine. "Tous lui en veulent terriblement", ajoute un élu UMP du Conseil général de la Charente-Maritime. Et ils n'ont pas manqué de le lui faire savoir. Des personnalités locales, dont de nombreux socialistes, ont demandé à Manuel Valls de trancher, requête à laquelle le Premier ministre a répondu... à la défaveur de Ségolène Royal.

Dans les Deux-Sèvres aussi, le terrain est miné pour la ministre. Dans la circonscription de son ancienne protégée Delphine Batho, devenue sa rivale, elle s'est trouvé une nouvelle ennemie : la socialiste Geneviève Gaillard, députée et ex-maire de Niort, dont la défaite aux municipales face à un candidat centriste - soutenu par l'UMP - n'a pas spécialement ému Ségolène Royal, qui a salué le soir même "la victoire d'une liste de large rassemblement sur une liste de divisions et de cumul des mandats". Une pique adressée directement à Geneviève Gaillard, qui crie, en retour, à une cabale. 
D'importantes villes de gauche ont basculé aux dernières municipales et la déclaration de l'ex-présidente de Poitou-Charentes a de quoi étonner, elle qui a pourtant besoin de s'attirer des soutiens. Angoulême a été remportée par la droite, alors qu'elle avait été raflée en 2008 par Philippe Lavaud, proche de Royal. Unique petite consolation, le nouveau président du Grand Angoulême, le socialiste Jean-François Dauré - qui a succédé à Philippe Lavaud -, a confié son cabinet à un ancien chargé de mission de Royal, Aurélien Tricot.

Avis de gros temps 

Angoulême : près de 600 personnes ont manifesté
pour le rattachement des Charentes à l'Aquitaine
La ministre de l'Écologie tente de conserver son leadership en Poitou-Charentes. Ainsi, pendant le feuilleton de la réforme territoriale elle a suggéré un rapprochement avec les Pays de la Loire plutôt qu'avec l'Aquitaine, provoquant la colère d'élus locaux, droite et gauche confondues en juin dernier. Peut-être, avec une telle proposition, entend-elle éviter une rivalité avec le président de la région Aquitaine, Alain Rousset, un socialiste localement influent, qui risquerait de lui asséner le coup de grâce en région.  "Rousset pèse lourd au niveau des fédérations", estime Olivier Falorni. 
Jean-François Macaire, successeur de Royal à la tête de la région Poitou-Charentes, prétend en revanche que proposer de se rapprocher des Pays de la Loire est, au contraire, une "prise de risque électorale" pour Royal, un rapprochement avec l'Aquitaine lui paraissant beaucoup plus bénéfique électoralement : "Lorsqu'il a plutôt été question de se rapprocher de l'Aquitaine, on nous a même accusés de faire des arrangements électoraux pour établir une région forteresse pour la gauche !" raconte-t-il à qui veut l'entendre. 

Malgré tout, à l'approche des sénatoriales, les derniers royalistes affichent de la confiance. Ils sont convaincus que la tête de liste en Charente-Maritime Bernard Lalande, étiqueté "ségoléniste", va rafler son siège à la droite sortante. Pour cela, ils comptent beaucoup sur le vote des élus ruraux, qui apprécieraient particulièrement la ministre, surtout quand ils appartiennent à la Confédération paysanne qu'elle a favorisé au détriment de la FNSEA. Bernard Lalande, décrit par un de ses soutiens comme un "ultra-ultra-rural", pense que le label "Royal" est un réel avantage. "Elle respecte les ruraux, lorsqu'elle vient dans les petites communes, il y a toujours beaucoup de monde pour l'accueillir," affirme-t-il.
Pour le maire de La Rochelle, Jean-François Fountaine, à l'inverse, si Lalande espère remporter les sénatoriales, le candidat socialiste devra "ratisser large": "Il faudra qu'il prenne des distances avec son image ségoléniste." 
On l'a compris, tout se jouera autour du rejet -ou non- de Ségolène Royal. Et le malaise est cette fois plus profond que les décolletés que la ministre de l'Écologie a tenté d'imposer en avril dernier par le biais d'un code vestimentaire.

mercredi 25 septembre 2013

Roms: Bruxelles tire les oreilles de Valls

Viviane Reding, l'Anglaise qui gronde à l'oreille des Français

L
a libre circulation est un droit fondamental des citoyens européens, a rappelé à  la France la Commission européenne

Arrestation de Rom au pays de V. Reding
"Les Roms ont vocation à retourner dans leur pays et à s'intégrer là-bas", a répété mercredi Manuel Valls après des propos similaires la veille, jugés "excessifs" par son collègue Arnaud Montebourg qui lui avait demandé de les corriger. "Je n'ai rien à corriger", a-t-il riposté.

Pour le ministre de l'Intérieur de Hollande, "c'est en Roumanie, et en Bulgarie dans une moindre mesure, que les projets d'insertion doivent être menés"

La France a adhéré à "une stratégie nationale d'intégration des Rom, or l'argent n'arrive pas là où il devait l'être, dans les communes, chez les maires, là où il y a des installations illégales qui doivent être démantelées", a rétorqué la commissaire sur France Info.

Viviane Reding y a clairement dénoncé des propos électoralistes
S'agissant des propos de Manuel Valls, elle a dit qu'elle les "classe dans la catégorie campagne électorale", à six mois des élections municipales. "Si je ne me trompe, il y a de l'élection en l'air en France. A chaque fois qu'on ne veut pas parler de choses importantes comme le budget ou les dettes, on trouve les Roms" a attaqué Viviane Reding.

Citoyens européens à part entière, 
les Rom 
et un jour les Turcs, ont le droit de circuler librement dans tous les Etats-membres de l'UE, a rappelé la commissaire européenne à la justice, aux droits fondamentaux et à la citoyenneté. 
"La libre circulation comme la liberté de résider dans un autre pays sont des droits fondamentaux pour tous les citoyens, qu'ils soient Roumains, Bulgares ou Français (...) 
Nous voulons travailler avec les Etats membres qui ont présenté des stratégies d'intégration, la France en fait partie", a insisté le porte-parole coordinateur de la Commission, Olivier Bailly. 

Mieux, elle dénonce une confusion, "volontaire ou involontaire"
 dans les propos de Manuel Valls sur les Rom, ce mardi"Si ces principes inscrits dans les Traités ne sont pas respectés, la Commission utilisera tous les moyens à sa disposition" pour rappeler à la France ses obligations, a mis en garde Olivier Bailly. 

Plus tôt ce matin, la vice-présidente de la Commission européenne Viviane Reding a accusé la France de ne pas mettre en oeuvre sa "stratégie nationale" d'intégration des Rom.

La France a adhéré à "une stratégie nationale d'intégration des Rom, or l'argent n'arrive pas là où il devait l'être, dans les communes, chez les maires, là où il y a des installations illégales qui doivent être démantelées", a rétorqué la commissaire sur France Info.
Pour la vice-présidente chargée de la Justice, "l'UE a pris ses responsabilités" en mettant 50 milliards d'euros à la disposition des Etats membres pour l'insertion des Rom. Mais "cet argent n'est pas utilisé, n'est pas investi pour résoudre les problèmes" et "nous sommes déçus que certains Etats ne fonctionnent pas en ce sens", a-t-elle insisté. 


L'argent de PACA n'arrivait pas non plus dans les quartiers nord de Marseille: l'élue marseillaise Sylvie Andrieux (PS) détournait l'argent des contribuables au profit des associations de sa circonscription qui oeuvraient pour elle.
Reportage dans un camps de Roms près de Paris 


 
Record d'expulsions et de réactions socialistes

Inflexible, Manuel Valls estime que "la majorité [des Rom] doit être reconduite à la frontière, il n'y a pas d'autre solution". "Nous ne sommes pas là pour accueillir ces populations", a-t-il martelé.

Soutenu par le patron des députés socialistes Bruno Le Roux ou la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem, le ministre le plus médiatisé du gouvernement a toutefois semé le trouble jusqu'au sommet du Parti socialiste.

Tout en soulignant la "responsabilité des pays d'origine", le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, a déclaré ne pas croire "aux théories selon lesquelles certaines populations ne pourraient pas être intégrées".

Les propos de Manuel Valls ont aussi été jugés "alarmants" par la Cimade, une ONG association protestante de solidarité avec les étrangers, "inquiétants" par l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) et "nauséabonds" par le mouvement antiraciste européen Egam (Aline Le Bail-Kremer) qui appelle le président François Hollande à "arrêter l'actuel emballement de haine contre les Rom". 


De gauche à droite : J.Bérès, Aline Le Bail-Kremer et B.Schalscha,
 à un rassemblement de soutien aux Kurdes (17/11/2011) à Paris,
quand ce n'est pas pour les rebelles islamistes de Syrie

Début juillet,
SOS racisme annonçait par la voix d'Aline Le Bail-Kremer, également responsable de la communication de l’association: "On va déposer plainte [contre Christian Estrosi] pour incitation à la haine raciale, les avocats sont dessus", suite à la libre expression du maire de Nice sur les gens du voyage. C’est le comité de SOS racisme des Alpes-Maritimes qui va déposer la plainte, avait-elle précisé. 

2011: 1ère édition
Aujourd'hui, non seulement
la même ne poursuit pas Manuel Valls pour "haine raciale", mais organise une petite ...Roma Pride ou Marche pour la dignité du monde du voyage !

Selon un rapport d'Amnesty international rendu public mercredi, le nombre de Rom expulsés de leurs campements est "en augmentation et des records ont été atteints pour l'année 2012 et l'été 2013".
"En 2012, 11.982 migrants rom [des migrants illégaux] ont été chassés des squats et bidonvilles où ils habitaient", un chiffre qui "a très fortement augmenté pendant les deux premiers trimestres 2013, atteignant 10.174 personnes, un nombre jamais atteint depuis le début des recensements en 2010", souligne Amnesty.

Ces chiffres semblent indiquer que l'arrivée de la gauche au pouvoir en 2012 n'a pas modifié la situation: sur le sujet comme sur les autres, le changement est synonyme d'aggravation.

mardi 23 juillet 2013

Séparation des pouvoirs: Valls souhaite que Bourdouleix soit "lourdement sanctionné"

La présomption d'innocence, c'est le privilège des prévenus de gauche

Valls fait pression sur la justice: 
Propos obscènes
s'ils ne sont respectés
et n'engagent pas les ministres
il juge que les propos du député-maire UDI de Cholet sur les Rom devaient être "lourdement sanctionnés" !

Ce matin,
le ministre de l'Intérieur a réclamé aux juges de n'accorder aucune présomption d'innocence ni circonstance atténuante. 
Le député-maire (membre fondateur de l'UDI de Jean-Louis Borloo) de Cholet, Gilles Bourdouleix, réagissait pourtant aux accusations de pédophilie et saluts hitlériens adressés au député-maire par les gens du voyage en situation illégale en France et sur un terrain privé, sont "inadmissibles", a jugé mardi matin le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, estimant qu'il devait être "sanctionné très lourdement par la justice". 

La gauche fait de propos marmonnés une apologie des crimes nazis
Le préfet du Loire-et-Maine a annoncé lundi soir qu'il va saisir le procureur de la République, à la demande du ministère de l'Intérieur, pour apologie de crime contre l'Humanité à la suite de ces propos. 
"Ce n'est pas une dérive, ce n'est pas un dérapage, ce sont des mots qui sont inadmissibles et la justice a été saisie parce que ces propos, c'est de l'apologie de crime de la deuxième guerre mondiale, de l'apologie du nazisme et dans la bouche d'un maire, d'un parlementaire, c'est tout à fait insupportable", a déjà jugé Manuel Valls sur i-télé.
Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

"On ne peut pas accepter de tels propos", a-t-il insisté, soulignant que cet élu venait de les "nier, contre toute évidence", quelques minutes plus tôt sur la même antenne. "Il doit être sanctionné très lourdement par la justice", a ajouté Valls. 

Valls dénonce la femme qui l'a interpellé à Trappes:
VOIR et ENTENDRE la mise en cause de la "gauche sociale":
Lors de leur face à face sous l'oeil des caméras, le ministre lui donnait du "chère madame " et la qualifiait de "citoyenne respectable", avant de stigmatiser, de loin, cette fille d'une musulmane menacée d'expulsion de son logement social.

La gauche cherche à abattre le maire de Cholet 
Il avait été réélu député avec 56,30 % des voix aux législatives de 2007 et 51,07 % en juin 2012. 
Elu maire en juin 2002 avec 61 %  des suffrages, il fut réélu en 2007 avec 56 %. Ces courbes alimentent des espoirs à gauche... Il lui reste à persévérer dans le pilonnage.

Les réactions des politiques dans le zapping des matinales du 23 juillet 

Le député-maire de Cholet, où des gens du voyage s'étaient installés illégalement dimanche sur un terrain privé
, a provoqué de vives réactions après la publication lundi par Le Courrier de l'Ouest de ses propos sur les tziganes, l'élu disant qu'"Hitler n'en a peut-être pas tué assez".

VOIR et ENTENDRE Valls se mettre à Evry dans la situation 
d'être "sanctionné très lourdement par la justice":

Dans quelle colère noire Valls se serait-il mis s'il avait été accueilli par des saluts nazis?

dimanche 11 novembre 2012

Conclusions du rapport Jospin sur la rénovation et la déontologie de la vie publique

Jospin a présenté le rapport de la commission de rénovation et de déontologie de la vie publique 

Hollande a déjà voulu imposer une charte de la déontologie à ses ministres 

Contre toute tentation oligarchique, la déontologie devait être à l'honneur sous le président Hollande et par cette charte du 17 mai 2012 les membres du gouvernement s'engageaient à être "irréprochables", à se consacrer à plein temps à l’exercice de leurs fonctions ministérielles et, de ce fait, à  "renoncer aux mandats exécutifs locaux" et se couper du quotidien des Français.
 
 
Elle visait également à prévenir les conflits d’intérêt et à améliorer l’information des citoyens sur l’action gouvernementale. Or, elle s'est  trouvée aussitôt "salie" par des ministres de premier plan qui ne se sont pas embarrassés de morale, ni même d'exemplarité dans l'affaire de la BPI.

Simple mélange des genres ou véritable conflit d'intérêts ? 
Mise en cause à peine voilée
de Moscovici

La banque d'affaires Lazard, dirigée par Matthieu Pigasse (également propriétaire des Inrocks et co-actionnaire du journal "indépendant" Le Monde), a été choisie par Bercy pour conseiller le gouvernement sur le projet de création de la future Banque publique d'investissement (BPI). Problème : Lazard aurait décroché le contrat au moment même où Pigasse nommait à la tête des Inrocks Audrey Pulvar, concubine d'Arnaud Montebourg en charge du redressement productif... à Bercy. 

Montebourg a non seulement démenti être à l'origine du choix de la banque (twwet ci-dessus), mais condamné ce choix. En l'espèce, ni Moscovici et ni Montebourg n'a voulu endosser la responsabilité de ce "parrainage" : ainsi la transparence voulue par la "gauche molle" n'a-t-elle donc guère joué dans la désignation collégiale, solidaire et vertueuse de Matthieu Pigasse, ce camarade de combat...


Et Hollande recommence à bluffer les Français


L'ancien premier ministre socialiste prône le non-cumul des mandats et une part de proportionnelle aux législatives et la réforme du statut pénal du président.

Vendredi 9 novembre 2012,
 Lionel Jospin a remis à François Hollande le rapport de la commission de rénovation et de déontologie de la vie publique qu'il préside depuis juillet. L'ancien premier ministre socialiste y formule de nombreuses préconisations qui, si elles sont mises en œuvre, auront d'importantes conséquences.


• Cumul des mandats: le tour de vis.

La commission Jospin préconise d'interdire le cumul d'un mandat parlementaire et d'une fonction exécutive locale (maire, maire adjoint, président ou vice-président de conseil général, président ou vice-président de conseil régional). François Hollande avait lui-même promis cette réforme lors de sa campagne présidentielle. Une fois élu, il a annoncé une loi "au printemps 2013", c'est-à-dire avant les élections municipales et sénatoriales de 2014. Si cet engagement est tenu - ce qui exigerait de modifier la loi, mais pas la Constitution -, les très nombreux maires, présidents de conseil général et présidents de conseil régional qui siègent à l'Assemblée et au Sénat seront contraints à un choix de conscience: démissionner de leurs fonctions exécutives locales pour rester parlementaires, ou l'inverse.

• Un mandat local possible, mais bénévole.

Jospin suggère qu'un député ou un sénateur puisse conserver un mandat local non exécutif (conseiller municipal, conseiller général, conseiller régional), mais à la condition que ce mandat local soit bénévole. 
Grincements de dents assurés chez certains parlementaires de droite comme de gauche, qui jugent souvent démagogique qu'on prétende diminuer leurs indemnités. Pourtant, l'exemple de l'Allemagne d'Angela Merkel retrouve grâce à gauche en fonction des besoins et il est donc opportunément rappelé que le ministre-président d'un Land ne peut siéger au Bundestag qu'à la condition d'abandonner son indemnité parlementaire.

• Une part de proportionnelle aux législatives.

L'ancien premier ministre battu à la présidentielle 2002 recommande que 10 % des 577 députés soient élus à la proportionnelle. Pendant sa campagne présidentielle, Hollande avait déjà pris l'engagement d'instituer "une part de proportionnelle" aux législatives. Il s'était même, ensuite, déclaré favorable à ce qu' "environ 15 %" des 577 députés soient élus ainsi. Son expérience de l'alliance tumultueuse avec les activistes écolos d'Europe Ecologie-les Verts pourrait rafraîchir ses velléités... Le PS a sacrifié des candidats socialistes tranquilles pour offrir 63 circonscriptions socialistes à EELV qui, au final, a obtenu 18 élus ingrats et contestataires...

• La possibilité de poursuivre le président en fonction.

N'est pas délinquant urbain
qui veut, M. Hollande
Jospin recommande de rendre moins protecteur l'actuel statut pénal du président de la République. Il est partisan d'autoriser des poursuites contre le chef de l'État pendant son quinquennat pour des délits détachables de sa fonction et qui auraient été commis tant avant qu'après son élection. 
Pour éviter toutefois que le président ne soit l'objet d'un harcèlement judiciaire, une instance réunissant des hauts magistrats et des élus sera chargée de filtrer les plaintes et de ne transmettre au ministère public que celles qui lui paraîtraient fondées, sur le modèle de l'actuelle Cour de justice de la République. 
Une telle réforme exigerait une révision constitutionnelle, avant de pouvoir l'égorger ou le lapider...

• Parrainage des candidats à la présidentielle

Le rapport préconise également un
parrainage des candidats à la présidentielle par 150.000 citoyens et la fermeture de tous les bureaux de vote à 20h00 en métropole, lors d'une élection présidentielle.

• Les ex-présidents français ne seraient plus membres de droit du Conseil constitutionnel.

jeudi 8 décembre 2011

RTL - Pour ou contre le droit de vote des étrangers aux élections locales ?

Voulons-nous être gérés par des étrangers à l'Union Européenne ?

Débat de commentateurs sur RTL, ce 08 décembre 2011:


Depuis le début de l'année 2010, RTL vous propose un rendez-vous le jeudi matin dès 8h35 : le "face à face Aphatie-Duhamel". Les deux spécialistes s'affrontent sur leur terrain de jeu favori : l'actualité politique, mais également les grands débats de société.


La gauche française, désormais majoritaire au Sénat, ressuscite une proposition de loi sur le droit de vote et d'éligibilité des étrangers non ressortissants de l'Union européenne aux élections municipales, ce qui promet une rude bataille avec la droite.

VOIR et ENTENDRE "Le Face à face Aphatie- Alain Duhamel":

Etes-vous pour le droit de vote des étrangers aux élections locales ?
Approuvez-vous l'introduction de ce cheval de Troie dans l'espace national ?
Prenez-vous le risque de l'extension d'un droit d'abord restreint à un droit ensuite illimité ?
Croyez-vous démocratique de donner un vote double aux bi-nationaux ?
Vous prenez-vous, Européen(ne)s pour des citoyens de second ordre ?

A votre tour, donnez votre avis en votant ci-contre en colonne de droite.

dimanche 28 novembre 2010

Municipale: le socialiste Valls se laisse intimider à Corbeil-Essonnes

Valls soutenait le candidat PCF de l'union de la gauche

La version partisane des faits

Manuel Valls, a été «violemment agressé verbalement» et «menacé physiquement par un bande de voyous», affirme le candidat socialiste aux primaires de son parti en vue de la prochaine présidentielle. Il était venu samedi soutenir la gauche sur un marché de Corbeil-Essonnes à une semaine d'une élection municipale tendue. Il a assuré qu'il déposerait plainte.

Un raid socialiste

Le député-maire PS (Essonne), Manuel Valls, était venu d'Evry, ville nouvelle à quelques kilomètres, au marché des Tarterêts, un quartier sensible de la commune, avec deux élus, Francis Chouat (vice-président socialiste du Conseil général de l'Essonne, premier adjoint au maire ...d'Evry et secrétaire national adjoint chargé de la coordination) et Michel Nouaille (ancien candidat PCF à Corbeil), soutenir la liste de Bruno Piriou (PCF), « toujours fidèle aux méthodes de Staline » et tête de liste d'union de la gauche pour cette élection, la troisième depuis 2008.
Vers 11 heures, «une quinzaine d'individus nous ont bousculés», s'est-il plaint.

Le contexte politique

Corbeil-Essonnes est confrontée aux enjeux du renouvellement urbain, de l’insécurité persistante dans certains quartiers difficiles et des difficultés économiques d’organismes privés comme publics.
Des «insultes et menaces de mort» ont été proférées, et des oeufs ont également été jetés (ont-ils atteint leur objectif?), a précisé l'élu d'Evry. Visiblement montant les 'menaces' en épingles (à tricoter une polémique), il s'est plaint. «On a reçu une demande express de quitter le quartier des Tarterêts». C'est d'une violence inuoïe ! «On n'interdit à personne, un citoyen comme un député, de venir dans un lieu public !», a-t-il pontifié.
L'union de la gauche n'est pas irréprochable: lien PaSiDupes

Valls s'en est pris aux témoins de la scène

Manuel Valls a monté la rencontre en neige. Il en outre nommément accusé « une cinquantaine de militants de la campagne de Jean-Pierre Bechter (maire UMP, candidat à sa succession) qui n'ont pas bougé.»
Joint par téléphone, Jean-Pierre Bechter, qui n'était pas présent sur le marché, s'est déclaré «consterné». «Je déplore vivement ces incidents. Ce n'est pas normal».
Quant à une éventuelle absence de réaction des militants, en fait, « il semble que personne n'ait réagit», note le maire, aussi bien à gauche qu'à droite. « Cela aurait pu m'arriver de la même façon », a-t-il fait valoir.

Valls stigmatise le «climat» de la campagne

Le socialiste fait des généralités
Dans un communiqué relatant l'incident, Manuel Valls considère que « ces actes intolérables révèlent une nouvelle fois, le climat régnant sur cette ville ».

Or, le député-maire socialiste n'est pas étranger à la radicalisation de la campagne, puisque il est venu en voisin soutenir la liste d'opposition au maire UMP sortant et que les élus de gauche multiplient les coups contre le «système Dassault» qu'ils veulent abattre à Corbeil.

La gauche est dans la reconquête

Commune relativement « populaire » et traditionnellement industrielle, Corbeil-Essonnes est réputée à gauche. Or, en 1995, avec 55% des voix, Serge Dassault prit pourtant la ville au PCF (successeur de la SFIO en 1959).

- Élections municipales de 2001 : 51,63 % pour Serge Dassault (RPR) élu au premier tour, 19,53 % pour Bruno Piriou (PCF), ? % de participation.
- Élections municipales de 2008 :50,65 % pour Serge Dassault (UMP), 49,35 % pour Bruno Piriou (PCF), 63,48 % de participation.
- Élections municipales partielles de 2009 : 50,13 % pour Jean-Pierre Bechter (UMP), 49,87 % pour Michel Nouaille (PCF), 50,70 % de participation.
Lien PaSiDupes: 2009 - Corbeil conserve son équipe UMP
Lien PaSiDupes

Trois listes s'affrontent pour le scrutin prévu les 5 et 12 décembre 2010 :
- la liste UMP, dirigée Jean-Pierre Bechter, avec Serge Dassault en dernière position,
- celle de la gauche unie derrière Bruno Piriou (PCF),
- et une troisième conduite par Jean-François Bayle (sans étiquette). Le troisième homme est en fait un dissident, ancien adjoint au maire Serge Dassault (1995-2010), puis Jean-Pierre Bechter, maire sortant (élu en 2009 mais dont l’élection a été invalidée: le maire Jean Delannoy, n'est que le président de la délégation spéciale), dont il est l'adjoint chargé des transports, de l’environnement, de l’eau et de l’assainissement (1996-2010).

Valls n'est ni neutre ni désintéressé

Refus d'absorption
« Les corbeil-essonnois ne veulent pas que leur ville devienne secondaire », déclara Jean-François Bayle à Essonne-ville, du 16 novembre 2010, refusant tout projet qui diluerait sa ville dans le giron d’...Évry.
La campagne ne fait donc que commencer. »
Manuel Valls était venu à Corbeil-Essonnes faire son marché politique.

jeudi 14 janvier 2010

55% des Français consentiraient au vote des non-européens

Les étrangers à l'Europe pourraient-ils être également éligibles ?

Une majorité de Français ne serait plus xénophobe

Un sondage CSA pour Le Parisien-Aujourd'hui en France assure que 55% des Français seraient favorables au vote des étrangers aux élections locales.
Contrairement aux idées reçues, les Français ne seraient pas opposés au vote des étrangers (hors UE) aux élections locales.

Ce sondage conforte pourrait être complétée lors du débat parlementaire, pour s’étendre éventuellement aux autres scrutins locaux (cantonales et régionales). le voeu apparent de la gauche.
Il intervient opportunément, avant même que le débat ne soit véritablement sur la place publique et seulement quelques jours après que Martine Aubry, lors de ses voeux à la presse, ait annoncé qu'elle proposerait une loi qui permette aux étrangers de voter.
Ce serait la bétonnière de la rénovation du PS. Elle permettrait en effet au PS de gonfler ses effectifs.
Mais enraillerait-elle ou l'amplifierait-elle la fuite des militants ?

La polémique ne dégonfle plus depuis les propos d'Eric Besson

  • Le pavé socialiste dans la mare est destiné à perturber le ministre de l'Immigration, Eric Besson, qui avait préconisé, dimanche 10 janvier, le vote des étrangers "dans les dix ans à venir".
  • La veille encore, Eric Woerth, ministre du Budget, disait pourtant qu'à titre personnel il n'était "pas favorable" encore à un tel vote, car, selon lui et la Ch'tite Aubry, "la population française n'y est pas favorable".
  • Le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer (UMP) a également estimé que "les Français n'étaient pas mûrs".
  • Le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand lui avait alors rétorqué sèchement qu'il n'était "pas favorable au droit de vote des étrangers aux élections municipales", ni même au débat sur ce sujet, car cela "détournerait l'attention des priorités des Français".

  • Même son de cloche pour Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP et Jean-François Copé, patron des députés de la majorité. Le droit de vote étant, selon eux, "indissolublement lié à la nationalité française". Et de conclure qu'"il n'est pas question de mettre en place le vote des étrangers aux élections locales".
  • Le ministre de l'Agriculture Bruno Lemaire, s'est déclaré mercredi opposé au droit de vote aux étrangers aux élections locales et jugé ce débat "pas responsable", estimant nécessaire de garder "le lien avec la citoyenneté". "Je crois que c'est très important et que c'est la sagesse que s'en tenir au lien entre citoyenneté et droit de vote", a déclaré M. Lemaire sur France 2.
  • François Fillon, le premier ministre, a affirmé aujourd'hui qu'il était "totalement défavorable" au droit de vote des étrangers aux élections locales, rappelant que cette proposition "ne figurait pas dans le projet" du candidat Nicolas Sarkozy et "ne sera donc pas retenue".
    "Dans le cadre de ce débat [sur l'identité nationale] le Parti socialiste a ressuscité, une fois encore, une fois de plus, l'idée du vote des étrangers aux élections locales", a déclaré le Premier ministre lors de la cérémonie de voeux à la presse dans les salons de Matignon. "Pour des gens qui n'ont pas cessé de nous suspecter de lier la question de l'identité de la France à celle de l'immigration... J'y suis totalement défavorable parce que j'estime que le droit de vote est fondamentalement lié à la citoyenneté," a-t-il lancé.

  • Si "l'homme le plus détesté de France" cherche non pas seulement à alimenter le débat dans le pays, mais à faire sortir les opposants du bois, il parvient parfaitement à ses fins.

    Est bien prise qui croyait prendre

    L'objectif socialiste apparent
  • A droite, et selon la presse militante, "Besson a voulu sauver son débat sur l'identité nationale en générant une idée de gauche, afin que cela n'apparaisse pas comme un débat hémiplégique". C'est du moins ce qu'aurait expliqué un haut responsable anonyme de l'UMP, à en croire l'A*P qui ne fait pas parler une personnalité des « milieux autorisés »...
  • A gauche, l'ensemble de la classe politique semble se ranger derrière l'initiative du premier secrétaire du PS, selon la même agence de presse. Mais c'est aller un peu vite en besogne, car aucun sondage ne peut le confirmer. Il faudrait pourtant y regarder de plus près. La donne des véléitaires socialistes n'est pas si claires.

    =>
    Devoir de mémoire
    Lire l'article de PaSiDupes intitulé : "Droit de vote aux étrangers: sept maires de grandes villes contre, en 1999".

    L'objectif socialiste réel
  • Si Martine Aubry voulait couper l'herbe verte sous les pieds d'Europe Ecologie et du Parti de Gauche, elle se trouve marrie. Le droit de vote des étrangers est en effet dans la campagne des Verts et de l'extrême gauche un élément de rupture avec la gauche plus modérée. Qu'est-ce qui les distinguera désormais les uns des autres de manière décisive ?
    Cette proposition de loi est un signe fort de la volonté du PS de s'ancrer plus nettement à gauche et de marginaliser davantage le Parti de gauche.

  • Dégât collatéral de cette proposition de loi de Martine Aubry: vouloir faire monter le FN aux régionales en annonçant une proposition de loi à quelques semaines. «Cela fait 30 ans que le PS nous fait le coup. [...] Son objectif est clair: chercher à faire remonter le FN désespérément.»
    «Après avoir plaidé pour une régularisation massive des étrangers, Aubry nous ressort cette question. C’est une manipulation pour attirer l’extrême gauche et exciter l’extrême droite», observe Frédéric Lefebvre à Libération.fr.

    -> Parmi les 110 propositions de François Mitterrand en 1981
    figurait déjà le droit de vote des étrangers aux élections locales et le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a beau jeu de fustiger «les bonnes vieilles méthodes de Mitterrand»: «faire surgir ce chiffon rouge» avant une élection.

    Un train peut en cacher plusieurs

    => Le groupe SRC (socialistes et apparentés) à l'Assemblée nationale a officiellement déposé jeudi 14 une proposition de loi visant à accorder, pour les élections municipales, le droit de vote et d'éligibilité aux étrangers non-communautaires installés en France.
    ->
    Cette proposition pourrait d'ailleurs être complétée lors du débat parlementaire et éventuellement étendue aux autres scrutins locaux (cantonales et régionales).

    => Aborder la question du droit de vote des étrangers en le dissociant de son corollaire, l'éligibilité d'extra-communautaires, relève de la désinformation et de la manipulation. En effet, l'opinion est prise par surprise dans la mesure où le débat sur la burqa occulte celui sur lequel les sondés sont interrogés et où les Français n'ont pas été informés sur les conséquences de leur préférence actuelle.

    La polémique sur le voile serait-il un rideau de fumée dressé devant l'éligibilité des étrangers à la communauté européenne ?